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La pluie s'infiltre à travers le sol bien structuré. Ce qui ne se stocke pas dans l'humus ou l'argile ruisselle lentement sur la couche imperméable. Les nutriments lessivés sont perdus.
Marie-Christine
J'ai faim !
Dans cette cave, murs humides sur terre battue prédisposaient à la culture des champignons. J'imaginais un rayon de soleil inonder le lieu et ce serait la catastrophe assurée. Coloration immédiate des chapeaux blancs, évaporation instantanée de l'eau de ruissellement, assèchement de l'humus, arrêt de croissance. Bref, la mort des êtres vivants dont je faisais partie.
Au début de mon incarcération, je criais et pleurais, criais et riais, criais et criais mais jamais n'obtenais de réponses. Mes plaintes s'évaporaient aussi vite que la buée qui sortait de ma bouche.
— J'ai soif !
La faim m'avait abandonnée.
Une chanson grésillait dans le jukebox de mes souvenirs.
Depuis combien de temps,
Depuis combien de jours,
Que tu es reparti....
J'en oubliais les paroles.
Il pleut...
Et si j'ai de l'eau dans les yeux
C'est qu'il me pleut sur le visage.
Avant visage il devait y avoir une rime comme rivage. Oui, rivage.
Il pleut sur le rivage
Et si j'ai de l'eau dans les yeux
C'est qu'il me pleut sur le visage.
Cette chanson égarée était revenue comme par enchantement.
Encore un effort de mémoire et je déclamerais les poésies de mes auteurs favoris.
— J'ai mal !
Mes suppliques ne portaient pas plus loin que le mur qui me renvoyait à moi-même. Nous étions seuls, l'écho et moi. Aucune échappatoire possible de ce trou à rats creusé dans la roche, si ce n'était le puits de lumière perçant le plafond. De là tombait le seul lien avec l'extérieur, un panier en osier qui butait contre une ferraille au faîte du plafond, déversait son contenu à même le sol. Au début, j'avais pensé le saisir, l'agripper, le tirer pour entraîner vers moi le manipulateur tenant l'autre bout de la corde.
Trop petite. Ce défaut physique s'amusait à consolider mon complexe d'infériorité. Dans l'équipe de basket mon mètre cinquante au milieu des géantes paraissait ridicule.
Trop petite. Voilà que se pointait à nouveau la sentence de l'entraineuse. Trop petite pour saisir un panier.
— J'ai froid !
Pleurer, oui mais pour quoi faire ? Évacuer ma colère ? Non, inutile.
Enragée, je devais me concentrer pour consolider ma détermination légendaire. Je comptabilisais les passages du noir à la clarté. Les intervalles correspondaient au rythme des journées. Je gravais avec un caillou de petits traits délimités par le blanc salpêtre.
Voilà combien de temps,
Voilà combien de jours,
Que tu es reparti...
Anne Vanderlove. J'étais persuadée que c'était elle, la chanteuse. Barbara, Gréco auraient pu l'interpréter tout autant. Ici, lorsqu'il pleuvait, l'eau suintait des murs, stagnait un moment sur le sol avant de s'écouler dans un regard obturé par une grille solidement scellée dans du ciment.
— Y'a quelqu'un ?
J'aurais du papier, je dessinerais l'endroit. J'aurais un stylo j'écrirais cette histoire. La mine de plomb noircirait quelques taches contre le mur. Elles illustreraient bien les cavités petites mais solides que j'avais pu réaliser jour après jour. Le premier caillou que j'avais utilisé comme outil n'était pas plus gros qu'un ongle, mais contenait toute l'énergie de mon désespoir. Jamais je n'aurai pu imaginer avoir la patience de gratter centimètre après centimètre le joint des pierres. L'idée de m'évader avait germé dès la première seconde où j'avais ouvert les yeux.
À quatre mètres du sol, le puits de lumière débouchait sur le plafond. Cheminée.
— J'ai soif !
Je devais attendre ma livraison quotidienne. Sitôt le riz dévoré, sitôt l'eau avalée, je calculais mentalement le nombre de secondes exactes pour atteindre l'ouverture.
Les gestes précis cent fois répétés pour se positionner dans le puits, le pied gauche calé poussant fort contre la paroi tandis que le droit replié sous les fesses assurerait la poussée vers le haut, jusqu'à atteindre la sortie estimée à six mètres. Vu du bas, les longueurs semblaient tronquées.
Mes séjours à Argentière avec mon éducateur Grangeard, m'avaient permis de connaître les rudiments de l'escalade. Guide de profession première, il m'enseigna vite et bien. Mon attitude de rebelle débrouillarde lui permit de me qualifier dans la catégorie des garçons manqués. Plus tard, à tort ou à raison, je n'en manquais pas de garçons.
— J'ai soif !
L'attente réserve de drôle de surprise, la non-action. Concentrer son énergie pour s'échapper d'une mauvaise passe. Tout contrôler, le temps, les mouvements, les gestes précis. Bien répéter dans sa tête le chemin à suivre. J'avais tout organisé dans les moindres détails, repéré les pierres saillantes jusqu'à la trouée du puits de lumière, la progression dans cette cheminée, lente mais solide. Ne jamais flancher, pour ne pas riper, déraper.
Sept mouvements me seraient nécessaires : quatre prises pour le pied gauche, autant pour le droit, les mains seront mises à forte contribution lorsque je devrai m'emparer du piton scellé dans la roche. Le passage dans la cheminée sera des plus délicats. Il consistera à rester suspendu avec les bras collés au corps tout en provoquant un mouvement de balancier pour me permettre de projeter les pieds contre la paroi opposée. Fixation. Rétablissement. Le reste semblait un jeu d'enfant. J'avais connu épreuve autrement plus ardue dans les Grandes Jorasses avec mon référent. Nous partions du refuge de Leschaux de bonne heure le matin pour effectuer nos courses. Si le matériel me semblait peser lourd dans mon sac à dos, j'appréciais sa présence pendant l'ascension. Grangeard le montagnard connaissait l'indispensable, pas le superflu. Les charges inutiles se retrouvaient bien souvent abandonnées sur le parcours par les apprentis grimpeurs. Dans cette cave, je n'aurais ni matériel, ni charge à transporter. Seule mes muscles seraient sollicités pour dégager ma carcasse hors de cette prison.
Demain je pars.
— J'm'en fous !
J'avais bien organisé mon évasion. Le panier devait déverser ma ration quotidienne. L'esprit de liberté m'occupait à présent à chacune de mes respirations. J'observais mon souffle qui prenait de la hauteur puis disparaissait comme aspiré par la cheminée. C'était donc bien là le chemin à suivre pour m'échapper. Je me gardais bien de parler fort, de peur de trahir mes intentions. Je me chuchotais les encouragements. De la place où je me situais, je ne pouvais voir le sommet de la cheminée. Pas de porte. Pas de fenêtre. Le solide mur en forme de citerne était constuit en pierre de taille.
Demain je pars.
— Ah ! Ah ! Ah !
Chaque panier déversait une boule de riz enveloppé dans un film transparent. Une bouteille plastique d'un demi-litre d'eau devait contenter mes besoins quotidiens. Je m'en contentais. Au début de mon incarcération, j'avais jeté les bouteilles vides, empilé, explosé. Elles se transformaient tantôt en défouloir, tantôt en objet créatif, récréatif. Depuis un certain temps, j'avais décidé d'aligner les bouchons restés à ma portée. Sagement ordonnés par paquets de sept, les 428 bouchons comptabilisaient mes journées enfermées ici.
Demain je pars.
— Même pas peur.
Le piton scellé ne bougeait pas de place. Je me voyais prendre appui dessus pour me hisser vers la sortie. Quatre mètres de mur, six mètres de cheminée. Facile pour une grimpeuse comme moi.
— Fastoche ! Un jeu de mioche. Fastoche et si je décroche ? Ah ! les mots terrestres avec leurs gros sabots sont bien malhabiles...
Un jeu d'enfant sauf que là, le jeu virait à la partie sans fin. J'avais soif de lumière, de vent, de paroles, de bruits, de tourbillons, de toucher une peau étrangère ou familière, de goûter la fraîcheur d'un baiser, de me sentir bercée entre les bras protecteurs de mon ami, le dernier en date, celui qui m'avait redonné goût à la vie. Le fait qu'il soit riche m'avait offert la possibilité de ne manquer de rien. Riche, très riche, il était.
Depuis que j'avais vu les champignons me pousser entre les doigts de pied, j'avais l'impression d'appartenir à la terre.
Noir.
Au jugé, minuit se pointait.
Depuis combien de temps mon sang ne rougissait-il plus la rigole ?
Avec lui, mes repères avaient pris le large. Dans repères il y a père deux fois.
Mon premier biologique avait cru bon de me confier à un autre homme et de se faire la malle.
Mon second, adoptif, confondit les vrais câlins aux épanchements d'un vieux mâle.
Mon troisième ne se racontait pas. Tant de bonheur.
Mon tout ressemblait à un puzzle mal emboîté, un non-être recouvert d'une enveloppe non distribuée. L'institution tenta plusieurs placements au rythme de mes rébellions.
Noir.
Précisément, j'avais peur, non pas du noir mais de moi.
Ma certitude peinait à garder le cap.
Un doute s'installait puis disparaissait. Un autre prenait sa place.
Je me réunirai une fois encore.
Je pouvais me permettre de pisser debout. Plus rien n'était tabou, ni sale, ni vivant. Pas même moi.
Si un jour je ne me lève plus, je préférerais être enterrée vivante.
Noir.
Demain je cogiterai ma future évasion pour la énième fois.
Rien ne troublera plus le silence qui m'enchaîne à ce mur de cave.
Bandeja de compostaje hecha con bandejas del Lidl de muslos de pollo. Tambien tengo otra con recipientes de helado, Ademas tienen tapa.
Son muy faciles de hacer. Se corta un rectangulo con una simple cuchilla(cutter). No tiene que ser a ras de las paredes, la haria mas debil. y un agujero pequeño les sobra para que suban las lombrices.
La rejilla es plastico para vallado y la he pegado con pistola termo encoladora.
Hay compostadores para lombrices comerciales pero son carisimos. 120 o 200e
Lucía es un poquito fresca, porque en vez de estar redactando y leyendo documentos para un ensayo que debe entregar el jueves -y que mañana no pretende tocar en toda la tarde-, está editando fotos del humus que hizo para el almuerzo.
Pero tengo mis razones: elaborar un ensayo es aburrido, leer textos de más de 50 páginas que no me resultan interesantes es aburrido, y rememorar el lindo momento que pasé tomando fotos es mil veces mejor.
Ahora bien, quien mire esta foto y dude del sabor delicioso del humus no sabe lo que hace. Es de veras una de las mejores recetas y más saludables que he probado, además de divertida de hacer. Algún día le tendré que tomar fotos a mi librito de cocina en vias de expansión.
*La receta de humus la saqué de una recomendación que hizo Jackie Rueda, la fotógrafa que toma las fotos más bellas del mundo (el mio es un amor platónico), y yo sólo la adapté y le cambién unas cosas. Dentro de una o dos horas la receta estará en www.ilterra.com, porque ahora debo de seguir leyendo antes que llegue el miercoles por la noche!!
Tek-No-Mind présente les installations suivantes
Humus vidéo en relief stéréo-Virtuel
Another sky basik-réalité-virtuelle
Adapte toi à la mondialisation heureuse
Son laboratoire de nano création avec ses pneuma casse-tête
Flyers-générateur
Brainiac-planète-encyclopédie
Chaussure alter-no-Logo
Portrait : techno- créateur mutant
plus constellations argent intelligent etc..
Odimée présente sa série de corps théâtre: divagation d'une machine à coudre sur un corps, panne de la machine à coudre, cadre, hors cadre, unité corporel, sous tension, autoportrait, big pelotonneur, tissus de mes songes, crime laineux, quenouilles du mensonge, molécules du mensonges etc...
Afin de mieux connaître le travail des artistes un pdf est disponible au lien suivant
Hyper Humus
Sussex County, New Jersey
© DRB 2013 all rights reserved
Unauthorized use or reproduction for any reason is prohibited
Humus is more important than art, money, or success. Humanity depends on intact ecosystems and fertile soil. Humility and responsibility will help our species survive.
Credit: Juan Pablo Diaz
Marie-Christine
J'ai faim !
Dans cette cave, murs humides sur terre battue prédisposaient à la culture des champignons. J'imaginais un rayon de soleil inonder le lieu et ce serait la catastrophe assurée. Coloration immédiate des chapeaux blancs, évaporation instantanée de l'eau de ruissellement, assèchement de l'humus, arrêt de croissance. Bref, la mort des êtres vivants dont je faisais partie.
Au début de mon incarcération, je criais et pleurais, criais et riais, criais et criais mais jamais n'obtenais de réponses. Mes plaintes s'évaporaient aussi vite que la buée qui sortait de ma bouche.
— J'ai soif !
La faim m'avait abandonnée.
Une chanson grésillait dans le jukebox de mes souvenirs.
Depuis combien de temps,
Depuis combien de jours,
Que tu es reparti....
J'en oubliais les paroles.
Il pleut...
Et si j'ai de l'eau dans les yeux
C'est qu'il me pleut sur le visage.
Avant visage il devait y avoir une rime comme rivage. Oui, rivage.
Il pleut sur le rivage
Et si j'ai de l'eau dans les yeux
C'est qu'il me pleut sur le visage.
Cette chanson égarée était revenue comme par enchantement.
Encore un effort de mémoire et je déclamerais les poésies de mes auteurs favoris.
— J'ai mal !
Mes suppliques ne portaient pas plus loin que le mur qui me renvoyait à moi-même. Nous étions seuls, l'écho et moi. Aucune échappatoire possible de ce trou à rats creusé dans la roche, si ce n'était le puits de lumière perçant le plafond. De là tombait le seul lien avec l'extérieur, un panier en osier qui butait contre une ferraille au faîte du plafond, déversait son contenu à même le sol. Au début, j'avais pensé le saisir, l'agripper, le tirer pour entraîner vers moi le manipulateur tenant l'autre bout de la corde.
Trop petite. Ce défaut physique s'amusait à consolider mon complexe d'infériorité. Dans l'équipe de basket mon mètre cinquante au milieu des géantes paraissait ridicule.
Trop petite. Voilà que se pointait à nouveau la sentence de l'entraineuse. Trop petite pour saisir un panier.
— J'ai froid !
Pleurer, oui mais pour quoi faire ? Évacuer ma colère ? Non, inutile.
Enragée, je devais me concentrer pour consolider ma détermination légendaire. Je comptabilisais les passages du noir à la clarté. Les intervalles correspondaient au rythme des journées. Je gravais avec un caillou de petits traits délimités par le blanc salpêtre.
Voilà combien de temps,
Voilà combien de jours,
Que tu es reparti...
Anne Vanderlove. J'étais persuadée que c'était elle, la chanteuse. Barbara, Gréco auraient pu l'interpréter tout autant. Ici, lorsqu'il pleuvait, l'eau suintait des murs, stagnait un moment sur le sol avant de s'écouler dans un regard obturé par une grille solidement scellée dans du ciment.
— Y'a quelqu'un ?
J'aurais du papier, je dessinerais l'endroit. J'aurais un stylo j'écrirais cette histoire. La mine de plomb noircirait quelques taches contre le mur. Elles illustreraient bien les cavités petites mais solides que j'avais pu réaliser jour après jour. Le premier caillou que j'avais utilisé comme outil n'était pas plus gros qu'un ongle, mais contenait toute l'énergie de mon désespoir. Jamais je n'aurai pu imaginer avoir la patience de gratter centimètre après centimètre le joint des pierres. L'idée de m'évader avait germé dès la première seconde où j'avais ouvert les yeux.
À quatre mètres du sol, le puits de lumière débouchait sur le plafond. Cheminée.
— J'ai soif !
Je devais attendre ma livraison quotidienne. Sitôt le riz dévoré, sitôt l'eau avalée, je calculais mentalement le nombre de secondes exactes pour atteindre l'ouverture.
Les gestes précis cent fois répétés pour se positionner dans le puits, le pied gauche calé poussant fort contre la paroi tandis que le droit replié sous les fesses assurerait la poussée vers le haut, jusqu'à atteindre la sortie estimée à six mètres. Vu du bas, les longueurs semblaient tronquées.
Mes séjours à Argentière avec mon éducateur Grangeard, m'avaient permis de connaître les rudiments de l'escalade. Guide de profession première, il m'enseigna vite et bien. Mon attitude de rebelle débrouillarde lui permit de me qualifier dans la catégorie des garçons manqués. Plus tard, à tort ou à raison, je n'en manquais pas de garçons.
— J'ai soif !
L'attente réserve de drôle de surprise, la non-action. Concentrer son énergie pour s'échapper d'une mauvaise passe. Tout contrôler, le temps, les mouvements, les gestes précis. Bien répéter dans sa tête le chemin à suivre. J'avais tout organisé dans les moindres détails, repéré les pierres saillantes jusqu'à la trouée du puits de lumière, la progression dans cette cheminée, lente mais solide. Ne jamais flancher, pour ne pas riper, déraper.
Sept mouvements me seraient nécessaires : quatre prises pour le pied gauche, autant pour le droit, les mains seront mises à forte contribution lorsque je devrai m'emparer du piton scellé dans la roche. Le passage dans la cheminée sera des plus délicats. Il consistera à rester suspendu avec les bras collés au corps tout en provoquant un mouvement de balancier pour me permettre de projeter les pieds contre la paroi opposée. Fixation. Rétablissement. Le reste semblait un jeu d'enfant. J'avais connu épreuve autrement plus ardue dans les Grandes Jorasses avec mon référent. Nous partions du refuge de Leschaux de bonne heure le matin pour effectuer nos courses. Si le matériel me semblait peser lourd dans mon sac à dos, j'appréciais sa présence pendant l'ascension. Grangeard le montagnard connaissait l'indispensable, pas le superflu. Les charges inutiles se retrouvaient bien souvent abandonnées sur le parcours par les apprentis grimpeurs. Dans cette cave, je n'aurais ni matériel, ni charge à transporter. Seule mes muscles seraient sollicités pour dégager ma carcasse hors de cette prison.
Demain je pars.
— J'm'en fous !
J'avais bien organisé mon évasion. Le panier devait déverser ma ration quotidienne. L'esprit de liberté m'occupait à présent à chacune de mes respirations. J'observais mon souffle qui prenait de la hauteur puis disparaissait comme aspiré par la cheminée. C'était donc bien là le chemin à suivre pour m'échapper. Je me gardais bien de parler fort, de peur de trahir mes intentions. Je me chuchotais les encouragements. De la place où je me situais, je ne pouvais voir le sommet de la cheminée. Pas de porte. Pas de fenêtre. Le solide mur en forme de citerne était constuit en pierre de taille.
Demain je pars.
— Ah ! Ah ! Ah !
Chaque panier déversait une boule de riz enveloppé dans un film transparent. Une bouteille plastique d'un demi-litre d'eau devait contenter mes besoins quotidiens. Je m'en contentais. Au début de mon incarcération, j'avais jeté les bouteilles vides, empilé, explosé. Elles se transformaient tantôt en défouloir, tantôt en objet créatif, récréatif. Depuis un certain temps, j'avais décidé d'aligner les bouchons restés à ma portée. Sagement ordonnés par paquets de sept, les 428 bouchons comptabilisaient mes journées enfermées ici.
Demain je pars.
— Même pas peur.
Le piton scellé ne bougeait pas de place. Je me voyais prendre appui dessus pour me hisser vers la sortie. Quatre mètres de mur, six mètres de cheminée. Facile pour une grimpeuse comme moi.
— Fastoche ! Un jeu de mioche. Fastoche et si je décroche ? Ah ! les mots terrestres avec leurs gros sabots sont bien malhabiles...
Un jeu d'enfant sauf que là, le jeu virait à la partie sans fin. J'avais soif de lumière, de vent, de paroles, de bruits, de tourbillons, de toucher une peau étrangère ou familière, de goûter la fraîcheur d'un baiser, de me sentir bercée entre les bras protecteurs de mon ami, le dernier en date, celui qui m'avait redonné goût à la vie. Le fait qu'il soit riche m'avait offert la possibilité de ne manquer de rien. Riche, très riche, il était.
Depuis que j'avais vu les champignons me pousser entre les doigts de pied, j'avais l'impression d'appartenir à la terre.
Noir.
Au jugé, minuit se pointait.
Depuis combien de temps mon sang ne rougissait-il plus la rigole ?
Avec lui, mes repères avaient pris le large. Dans repères il y a père deux fois.
Mon premier biologique avait cru bon de me confier à un autre homme et de se faire la malle.
Mon second, adoptif, confondit les vrais câlins aux épanchements d'un vieux mâle.
Mon troisième ne se racontait pas. Tant de bonheur.
Mon tout ressemblait à un puzzle mal emboîté, un non-être recouvert d'une enveloppe non distribuée. L'institution tenta plusieurs placements au rythme de mes rébellions.
Noir.
Précisément, j'avais peur, non pas du noir mais de moi.
Ma certitude peinait à garder le cap.
Un doute s'installait puis disparaissait. Un autre prenait sa place.
Je me réunirai une fois encore.
Je pouvais me permettre de pisser debout. Plus rien n'était tabou, ni sale, ni vivant. Pas même moi.
Si un jour je ne me lève plus, je préférerais être enterrée vivante.
Noir.
Demain je cogiterai ma future évasion pour la énième fois.
Rien ne troublera plus le silence qui m'enchaîne à ce mur de cave.
Installation (2019)
Humus is more important than art, money, or success.
Humanity depends on intact ecosystems and fertile soil.
Humility and responsibility will help our species survive.
Credit: tom mesic
“Baba Ganoush”, una mena d’hummus d’albergínia de magnífic sabor (vegetal i brasejat), acompanyat de llesques de pa torrat amb flocs de sal, cabdells i poma. Excel·lent.
Tek-No-Mind présente les installations suivantes
Humus vidéo en relief stéréo-Virtuel
Another sky basik-réalité-virtuelle
Adapte toi à la mondialisation heureuse
Son laboratoire de nano création avec ses pneuma casse-tête
Flyers-générateur
Brainiac-planète-encyclopédie
Chaussure alter-no-Logo
Portrait : techno- créateur mutant
plus constellations argent intelligent etc..
Odimée présente sa série de corps théâtre: divagation d'une machine à coudre sur un corps, panne de la machine à coudre, cadre, hors cadre, unité corporel, sous tension, autoportrait, big pelotonneur, tissus de mes songes, crime laineux, quenouilles du mensonge, molécules du mensonges etc...
Afin de mieux connaître le travail des artistes un pdf est disponible au lien suivant
Extraordinarilt tasty humous - with mint- from the Moonlight restaurant and Pension. More details here; blogs.manchestereveningnews.co.uk/food/2008/06/foodiesara...
Humus in "Camel" in Haifa; delicious!!
Delicioso humus en "Camel" en Haifa..
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