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Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
Source wikipedia
Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
Source wikipedia
Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
Source wikipedia
Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
Source wikipedia
Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
Source wikipedia
Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
Source wikipedia
Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
Source wikipedia
Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
Source wikipedia
Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
Source wikipedia
Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
Source wikipedia
Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
Source wikipedia
Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
Source wikipedia
Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
Source wikipedia
Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
Source wikipedia
Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
Source wikipedia
Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
Source wikipedia
Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
Source wikipedia
Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
Source wikipedia
Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
Source wikipedia
Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
Source wikipedia
Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
Source wikipedia
Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
Source wikipedia
Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
Source wikipedia
Orvieto è un comune italiano di 21.053 abitanti della provincia di Terni in Umbria.
La città di Orvieto si trova nella parte sud-occidentale dell'Umbria, in provincia di Terni, al confine con la provincia di Viterbo nel Lazio. Orvieto è insediata su una rupe di tufo, a 325 m s.l.m., che domina la valle sottostante dove scorrono i fiumi Paglia e Chiani poco prima di confluire nel Tevere. Questa enorme piattaforma in tufo vulcanico brunastro, che si solleva dai venti ai cinquanta metri dal piano della campagna, fu creata dall'azione eruttiva di alcuni vulcani, che depositarono un'enorme quantità di materiali.
Con 281 km² di superficie, è uno dei cinquanta comuni più estesi d'Italia. Il punto più alto è il monte Peglia (837 m s.l.m.), al confine con il comune di San Venanzo. Il territorio di Orvieto è parte della Comunità Montana Monte Peglia e Selva di Meana e parte di esso insiste nel Parco fluviale del Tevere, parco regionale dell'Umbria nato come area protetta del WWF nel 1990.
Periodo etrusco
Le testimonianza archeologiche di epoca etrusca, fornite da campagne di scavo e studi condotti negli ultimi anni, offrono un quadro abbastanza attendibile, anche se ancora incompleto, della città antica, identificata dopo molte incertezze e polemiche tra etruscologi, nella città di Velzna. Denominata, probabilmente, Volsinii Veteres (la disputa sul nome di questa città etrusca non si è ancora conclusa, ma questo sembra il più attendibile) sorgeva nei pressi di un famoso santuario etrusco, Fanum Voltumnae, meta ogni anno degli abitanti dell'Etruria che vi confluivano per celebrare riti religiosi, giochi e manifestazioni. La città ebbe, dall'VIII al VI secolo a.C., un notevole sviluppo economico, di cui beneficiavano principalmente ricche famiglie in un regime fortemente oligarchico, e un incremento demografico che, nella composizione della popolazione, mostra l'apertura ad una città multietnica; di tutto ciò si ha riscontro dai resti della città sulla rupe e principalmente dalle vicine necropoli. La città raggiunse il massimo splendore tra il VI e il IV secolo a.C., diventando un fiorente centro commerciale e artistico, con una supremazia militare garantita dalla sua posizione strategica che le dava l'aspetto di una fortezza naturale.
Periodo romano
Tra la fine del IV e l'inizio del III secolo a.C. l'equilibrio sociale che aveva permesso la crescita della città, si incrinò. I ceti subalterni conquistarono il governo della cosa pubblica, il dissidio tra le classi divenne violento, finché i nobili non chiesero aiuto ai Romani. Questi, nel 264 a.C., colsero l'occasione per inviare l'esercito a Volsinii e, invece di sottometterla, la distrussero e deportarono gli abitanti scampati all'eccidio sulle rive del vicino lago di Bolsena, dove sorse Volsinii Novi. Non si conosce il motivo di tale accanimento dei Romani nei confronti della città che, secondo le notizie letterarie, trasportarono a Roma oltre duemila statue razziate dai santuari orvietani, ed evocarono nell'Urbe il dio Vertumnus, la principale divinità degli Etruschi. La traslazione della città fisica della Orvieto antica da un sito all'altro si ripeterà in senso inverso provocata ancora da altre invasioni. Fu rifondata allora sulla rupe orvietana la cittadella altomedievale di Ourbibentos che, nell'arco di qualche secolo, diverrà una nuova città con il nome di Urbs Vetus (città vecchia).
Libero Comune
Dopo il crollo dell'Impero Romano d'Occidente, Orvieto divenne dominio dei Goti fino al 553 quando, dopo una cruenta battaglia e un assedio, fu conquistata dai Bizantini di Belisario. Successivamente, dopo l'istituzione del Ducato di Spoleto, divenne longobarda. Poco prima dell'anno Mille la città, posta sulla linea di confine dell'Italia bizantina, di cui costituiva un importante nodo strategico, tornò a rifiorire, espandendo il suo tessuto urbanistico con la costruzione di fortificazioni, palazzi, torri e chiese. Si costituì in Comune, ma anche se non faceva parte ufficialmente del patrimonio di San Pietro, si trovava sotto il suo controllo; per essere riconosciuto governo comunale ebbe bisogno di una dichiarazione di consenso da parte di papa Adriano IV nel 1157. Nel XII secolo Orvieto, forte di un agguerrito esercito, iniziò ad ampliare i propri confini che, dopo vittoriose battaglie contro Siena, Viterbo, Perugia e Todi, la videro dominare su un vasto territorio che andava dalla Val di Chiana fino alle terre di Orbetello e di Talamone sul mar Tirreno. In questa sua espansione, Orvieto si era fatto un potente alleato: Firenze (rivale di Siena) che ne aveva appoggiato l'ascesa. I secoli XIII e XIV furono il periodo di massimo splendore per Orvieto che, con una popolazione di circa trentamila abitanti (superiore perfino a quella di Roma), divenne una potenza militare indiscussa, e vide nascere nel suo territorio urbano splendidi palazzi e monumenti.
Le lotte interne
Ma paradossalmente questa epoca vide anche il nascere di furibonde lotte interne nella città. Due famiglie patrizie, la guelfa Monaldeschi e la ghibellina Filippeschi, straziarono la città con cruenti battaglie che, insieme alle lotte religiose tra i Malcorini, filoimperiali, ed i Muffatti, papalini, indebolirono il potere comunale favorendo, nel 1364, la conquista da parte del cardinale Egidio Albornoz. In questo lasso di tempo altri avvenimenti, degni di nota, si erano registrati ad Orvieto:Papa Innocenzo III, dai pulpiti della chiesa di Sant'Andrea, aveva proclamato la IV crociata; nel 1281, nella stessa chiesa, alla presenza di Carlo I d'Angiò, veniva elevato al pontificato Papa Martino IV e, nel 1297, nella chiesa di San Francesco, avveniva la canonizzazione di Luigi IX di Francia, presente papa Bonifacio VIII. Dopo il cardinale Albornoz, Orvieto venne assoggettata a varie signorie: Rinaldo Orsini, Biordo Michelotti, Giovanni Tomacello e Braccio Fortebraccio per ritornare poi, nel 1450, definitivamente a far parte dello Stato della Chiesa, divenendone una delle province più importanti e costituendo l'alternativa a Roma per molti pontefici, vescovi e cardinali che vi venivano a soggiornare. I secoli XVII e XVIII furono periodi di tranquillità per la città. Sotto l'Impero Napoleonico assurse a cantone e più tardi, nel 1831, sotto la Chiesa, venne elevata a delegazione apostolica. Nel 1860, liberata dai Cacciatori del Tevere, fu annessa al Regno d'Italia.
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Orvieto é uma comuna italiana da região da Umbria, província de Terni, com cerca de 20.692 habitantes. Estende-se por uma área de 281 km2, tendo uma densidade populacional de 74 hab/km2. Faz fronteira com Allerona, Bagnoregio (VT), Baschi, Bolsena (VT), Castel Giorgio, Castel Viscardo, Castiglione in Teverina (VT), Civitella d'Agliano (VT), Ficulle, Lubriano (VT), Montecchio, Porano, San Venanzo, Todi (PG).
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Orvieto is a city and comune in southwestern Umbria, Italy situated on the flat summit of a large butte of volcanic tuff. The site of the city is among the most dramatic in Europe, rising above the almost-vertical faces of tuff cliffs that are completed by defensive walls built of the same stone.
Etruscan era
The ancient city (urbs vetus in Latin, whence "Orvieto"), populated since Etruscan times, has usually been associated with Etruscan Velzna, but some modern scholars differ. Orvieto was certainly a major centre of Etruscan civilization; the Archaeological Museum (Museo Claudio Faina e Museo Civico) houses some of the Etruscan artifacts that have been recovered in the immediate neighbourhood. An interesting survival that might show the complexity of ethnic relations in ancient Italy and how such relations could be peaceful, is the inscription on a tomb in the Orvieto Cannicella necropolis: mi aviles katacinas, "I am of Avile Katacina", with an Etruscan-Latin first name (Aulus) and a family name that is believed to be of Celtic ("Catacos") origin.
[edit] Roman and post-Roman eras
Orvieto was annexed by Rome in the third century BC. After the collapse of the Roman Empire its defensible site gained new importance: the episcopal see was transferred from Bolsena, and the city was held by Goths and by Lombards before its self-governing commune was established in the 10th century, in which consuls governed under a feudal oath of fealty to the bishop. Orvieto's relationship to the papacy has been a close one; in the tenth century Pope Benedict VII visited the city of Orvieto with his nephew, Filippo Alberici, who later settled there and became Consul of the city-state in 1016.
[edit] Middle Ages
Orvieto, sitting on its impregnable rock controlling the road between Florence and Rome where it crossed the Chiana, was a large town: its population numbered about 30,000 at the end of the 13th century.[1] Its municipal institutions already recognized in a papal bull of 1157,[2] from 1201 Orvieto governed itself through a podestà, who was as often as not the bishop, however, acting in concert with a military governor, the "captain of the people". In the 13th century bitter feuds divided the city, which was at the apogee of its wealth but found itself often at odds with the Papacy, even under interdict. Pope Urban IV stayed at Orvieto in 1262-1264.
Some of the families traditionally associated with major roles in Orvieto’s history are: Monaldeschi, Filippeschi, Alberici and Gualterio, of whom only the Alberici and the Gualterio have survived to the present day. The city became one of the major cultural attractions of its time when Thomas Aquinas taught at the Studium. A small university (now part of the University of Perugia), had its origins in a studium generale that was granted to the city by Pope Gregory XI in 1736.
[edit] Papal rule
The territory of Orvieto was under papal control long before it was officially added to the Papal States (various dates are quoted); it remained a papal possession until 1860, when it was annexed to newly unified Italy.
Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
Source wikipedia
Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
Source wikipedia
Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
Source wikipedia
Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
Source wikipedia
Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
Source wikipedia
PérigueuxPérigueux (prononcé [pe.ʁi.gø] ; est une commune française, la plus peuplée du Périgord, située dans le centre-est de la région Nouvelle-Aquitaine. Chef-lieu du département de la Dordogne depuis 1791, la commune compte 30 060 habitants en 2018, pour une aire urbaine totalisant plus de 102 000 habitants la même année.
Labellisée « 4 fleurs », Périgueux est la capitale culturelle et touristique du Périgord blanc, dans la vallée de l'Isle. La ville offre aux touristes un patrimoine historique gallo-romain, médiéval et de la Renaissance. Reconnue ville d'art et d'histoire, Périgueux possède 44 monuments historiques inscrits ou classés, et trois musées labellisés Musées de France, dont deux municipaux. La ville conserve et met en valeur son riche patrimoine civil, militaire et religieux, dont sa cathédrale Saint-Front, classée au titre des monuments historiques ainsi qu'au patrimoine mondial de l'UNESCO.
La cité date du Ier siècle av. J.-C., pendant l'occupation romaine en Gaule : les Romains s'installent dans la plaine de l'Isle et créent la ville de Vesunna, à l'emplacement de l'actuel quartier sud. Celle-ci était la capitale romaine de la cité des Pétrocores. La ville de Périgueux naît en 1240 de l'union de « la Cité » (l'antique Vesunna) et du « Puy-Saint-Front ». Depuis, elle reste le centre du Périgord, subdivision historique de l'Aquitaine, puis est la préfecture du département français de la Dordogne. Elle s'agrandit encore en 1813 avec l'ancienne commune de Saint-Martin.
En matière économique, Périgueux, centre du principal bassin d'emploi du département, abrite le siège social de plusieurs entreprises régionales. La commune compte un employeur de quelque 500 salariés, le Technicentre (les ateliers du Toulon) de la SNCF. Bénéficiant du tourisme pour son patrimoine, elle est de plus une étape gastronomique notable au cœur du Périgord. Différentes festivités culturelles et compétitions sportives sont organisées afin d'animer la région.
Ses habitants sont appelés les Périgourdins, parfois les Pétrocoriens, nom tiré du peuple qui avait pour capitale Vesunna.
Géographie
Localisation
Périgueux est située dans le sud-ouest de la France, au centre du département de la Dordogne.
La ville se trouve, en distances orthodromiques, à 109 km de Bordeaux, 68 km d'Angoulême, 83 km de Limoges, 64 km de Brive-la-Gaillarde, 100 km de Cahors et 109 km d'Agen2. Topographie
Périgueux est localisée dans le Périgord central, sur la carte traditionnelle du Périgord.
Périgueux est située dans le Périgord central, l'une des régions naturelles de France. Le Périgord central est entouré au nord par le Nontronnais, à l'est par le bassin de Brive, au sud par le Périgord noir et le Bergeracois et à l'ouest par le Landais, la Double et le Ribéracois3. La commune fait partie du pays touristique du Périgord blanc, qui se présente comme un grand ensemble de collines boisées séparées par les vallées de l'Isle, de la Beauronne, de la Loue et du Vern. Les prairies alternent avec les bois de châtaigniers, de chênes ou de pins.
S'étendant sur 9,82 km2, la commune est établie autour d'un vaste méandre de l'Isle, dans la vallée et sur les pentes douces qui montent jusqu'à 200 m, aux plateaux de Champcevinel au nord et de Coulounieix au sud, le territoire communal s'étageant entre 75 et 189 mètres4. L'altitude minimale se trouve à l'ouest, au confluent de l'Isle et de la Beauronne, là où l'Isle quitte la commune et continue sur celle de Marsac-sur-l'Isle. L'altitude maximale est localisée au nord du lieu-dit les Jaures, situé à quelques dizaines de mètres de la commune de Champcevinel5.
Géologie
D'un point de vue géologique, comme les quatre cinquièmes sud et ouest du département, la commune de Périgueux appartient au Bassin aquitain, et la roche sous-jacente est calcaire. Le socle cristallin est à une profondeur de 1 000 m6.
La majeure partie de la surface communale correspond au Crétacé supérieurNote 1. Il affleure principalement sur le versant nord de la vallée de l'Isle. On trouve le Turonien (ou Angoumien) à l'ouest (la Monzie et en limite de la commune de Chancelade) et le Coniacien sur tout le reste du versant, au nord de la ville ancienne. De petites failles, d'axe nord-ouest - sud-est, fissurent le versant de la vallée de l'Isle à l'ouest de la Monzie, au pied de Beaupuy.
Les hauteurs, sur la partie nord de la commune (le Grand Puy Bernard, la Croix-Ferrade, etc.), sont couvertes de colluvions calcaires, sableuses et argileuses, issues de la décomposition du Coniacien et du Santonien lors du Cénozoïque.
La ville ancienne est construite sur une basse terrasse, sur la rive droite de l'Isle, composée de sable et galets issus de la glaciation de Riss au Quaternaire. On retrouve aussi cette terrasse sur la rive gauche, au sud du quartier des Barris. Le fond de la vallée proprement dit (partie inondable) est composé d'alluvions récentes d'origine fluviatile ou issues des versants7.
Climat
Périgueux est soumise à un climat océanique dégradé. En raison de l'altitude, de la disposition des vallées et de l'exposition des forêts, le climat varie fréquemment8, tant au cours d'une saison que d'une année à l'autre. Le tableau suivant donne une idée du climat bergeracois en comparaison avec la moyenne nationale et quelques communes représentant différents climats existant en France.
Périgueux est traversée d'est en ouest par l'Isle, principal affluent de la Dordogne. Cette rivière est longue de 255,3 km12, dont 87 sont navigables (actuellement en plusieurs sections). Elle rejoint la Dordogne à Libourne. Sa pente moyenne est de 1,56 m/km. L’ensemble du bassin appartient au climat océanique aquitain. L'Isle prend sa source dans le Massif central. Son affluent, la Beauronne, marque sur quelques centaines de mètres la limite ouest du territoire communal, séparant le quartier du Gour de l'Arche du golf de Saltgourde à Marsac-sur-l'Isle.
Dans le quartier du Toulon, la source de l'Abîme déverse en moyenne quotidiennement 35 000 m3 et alimente en eau potable Périgueux et plusieurs autres communes13.
Risques naturels
Périgueux fait partie de la zone inondable de l'Isle ainsi que de celle de la Beauronne. Les atlas des zones inondables correspondants sont diffusés le 5 avril 2000 et le 1er janvier 200114.
L'arrêté du 15 mai 2008, portant reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle, inclut Périgueux au titre de mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols de janvier à mars 200515. Deux plans de prévention sont élaborés par la ville : l'un pour les cas d'inondations de l'Isle, prescrit le 15 mars 1989 et approuvé le 1er février 2000 ; l'autre en cas de mouvements de terrain ou de tassements différentiels, prescrit le 25 mai 2004 et approuvé le 28 juillet 200616. Quatorze catastrophes naturelles ont eu lieu depuis 1982 à Périgueux, dont six inondations et coulées de boues, une tempête et sept mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et/ou à la réhydratation des sols16.
La localité est située dans une zone de sismicité très faible de niveau 1 sur une échelle de 1 à 516.
Voies de communication et transports
Voies routières
Depuis le début des années 1990, Périgueux est contournée au sud par une rocade de la route nationale 8917. Par la suite, ce tronçon a été intégré à l'autoroute A89 reliant Bordeaux à Lyon, ouvrant trois des principaux accès routiers à Périgueux.
À l'ouest et à l'est, les deux échangeurs Périgueux-Ouest et Périgueux-Est (nos 14 et 16) permettent d'accéder à la commune par le biais de la route départementale 6089 (l'ancienne route nationale 89). Périgueux est aussi accessible au sud par l'échangeur no 15, Périgueux-Centre, puis par la route départementale 6021 (tronçon déclassé de la route nationale 21 qui vient de Lourdes et qui continue au nord jusqu'à Limoges).
Au nord-ouest, la route départementale 939 (ancienne route nationale 139) mène à Angoulême et La Rochelle. Deux autres importantes routes départementales quittent Périgueux vers le nord et le nord-est de la Dordogne, la RD 3 (route d'Agonac) qui conduit à Nontron via Agonac et Villars et la RD 8 (route de Paris, également appelée route des Piles) qui rejoint la RN 21 près de Sorges.
La circulation routière à Périgueux et dans son agglomération provoque quotidiennement d'importants embouteillages matin et soir. Cela est dû à la conjonction de plusieurs causes18 : un nombre limité de ponts franchissant l'Isle (six ponts au total sur douze kilomètres de rivière depuis la route nationale 221 à la Feuilleraie à Trélissac jusqu'à celui de la route départementale 710E à Marsac-sur-l'Isle ; un bassin d'emploi très important à Périgueux même, alors que 60 % des personnes qui y travaillent viennent de l'extérieur de la ville ; une concentration de lycées, collèges et écoles ; l'absence de rocade entraînant un transit important par le centre-ville, une seule déviation ayant été créée à l'ouest en 1991.
En 2016, pour l'ensemble de la commune, le nombre de places de stationnement gratuites des véhicules est estimé à 13 000 dont 370 en zone bleue19. S'y ajoutent au centre-ville ou à proximité des places payantes sur la voirie (600), dans trois parkings souterrains (1 685) et trois parkings de surface (335)19.
Voie verte
La voie verte qui longe l'Isle et traverse l'agglomération de Trélissac à Marsac-sur-l'Isle en passant par Périgueux a reçu le 2e prix européen des voies vertes en 2007 dans la catégorie « Mobilité »20.
Transport ferroviaire
Le 26 mars 1853, Jean Étienne Joseph Estignard, maire de la commune à l'époque, et son conseil municipal décident de faire le nécessaire pour que la future ligne de chemin de fer devant relier Lyon à Bordeaux passe par Périgueux. Un mois plus tard, le 21 avril 1853, le décret donnant satisfaction aux Périgourdins est signé par Napoléon III. Le 20 juillet 1857, le premier train entre en gare de Périgueux, bâtiment qui n'est à l'époque qu'un assemblage provisoire de planches21.
Les travaux de la gare définitive commencent le 12 septembre 186021, cinq jours avant l'inauguration de la section de Périgueux à Brive, mise en service le 17 septembre 1860 par la Compagnie du PO. Le 3 août 1863, la mise en service de la ligne à voie unique de Niversac à Agen par la Compagnie du PO, permet les relations entre Périgueux et Agen22, ligne sur laquelle se trouve une gare secondaire, Périgueux-Saint-Georges, peu desservie.
La gare de Périgueux fait partie du réseau de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) et est desservie par des trains Intercités et TER Nouvelle-Aquitaine. La ville est également reliée, par des liaisons TER, à Bordeaux, Limoges, Brive et Agen ; par trains grandes lignes à Paris, Lyon et, par le Ventadour, à Clermont-Ferrand.
Fin 2013, un contrat devait être signé entre la région Aquitaine et la communauté d'agglomération pour intensifier le nombre de trains entre Mussidan et Niversac par une navette ferroviaire urbaine23. En 2019, le Grand Périgueux relance les négociations avec la Nouvelle-Aquitaine. Le projet pourrait voir le jour en 202124, avec la création de deux arrêts supplémentaires dans le quartier de Vésone et dans la zone industrielle de Boulazac25.
Parallèlement, en avril 2019, la ville a inuaugré son nouveau pôle d'échanges multimodal derrière la gare (accès facilité aux bus, piétons, vélos et TER)26. D'ici 2021, une nouvelle passerelle piétonne surplombera les quais de la gare pour relier cette dernière et le pôle d'échanges27.
Transports urbains
L'agglomération périgourdine est desservie par le réseau Péribus. Depuis janvier 2012, il se compose de onze lignes principales et d'un réseau de quatorze lignes secondaires à basse fréquence, qui dessert une partie de l'aire urbaine. De plus, depuis décembre 2011, une navette électrique gratuite fonctionnait en centre-ville les mercredis et samedis, jours de marché. À partir de septembre 2018, cette navette est assurée du lundi au samedi par un bus de nouvelle génération « Businova », sur un nouveau trajet qui dessert dans un premier temps la gare de Périgueux puis, à dater du 29 avril 2019 le pôle d'échanges multimodal (PEM) situé derrière la gare28.
Péribus est un réseau de transports urbains créé en 1987 pour desservir les communes membres du SIVOM (Boulazac, Coulounieix-Chamiers, Champcevinel, Chancelade, Marsac-sur-l'Isle, Notre-Dame-de-Sanilhac, Périgueux et Trélissac). Le SIVOM est devenu district de l'agglomération périgourdine en 1994, puis a évolué en communauté d'agglomération périgourdine (CAP) en 1999. De nouvelles communes sont entrées dans la CAP : Antonne-et-Trigonant, La-Chapelle-Gonaguet, Château-l'Évêque, Coursac, Escoire, Razac-sur-l'Isle en janvier 2003, Agonac, Cornille et Sarliac-sur-l'Isle en janvier 2012, puis Annesse-et-Beaulieu et Mensignac en janvier 2013, entraînant l'agrandissement du réseau Péribus. La CAP disparaît le 31 décembre 2013, remplacée au 1er janvier 2014 par une nouvelle intercommunalité élargie : Le Grand Périgueux.
Alors que les travaux en vue de transformer une partie du réseau en bus à haut niveau de service (BHNS) avec couloirs de circulation dédiés devaient débuter en 201629, les aménagements ne sont présentés en réunion publique qu'en juin 201730. La première phase des travaux débute en 201831 et le BHNS est officiellement mis en service le 20 décembre 201932,33.
Transport aérien
Article détaillé : Aéroport Périgueux-Bassillac.
L'aéroport Périgueux-Bassillac est situé sur la commune de Bassillac, à 9 km de Périgueux. Il disposait d'une liaison directe vers Paris entre mars 2008 et juin 2018, avec deux vols journaliers du lundi au vendredi. La ligne était opérée par la compagnie aérienne Twin Jet34,35,36.
Transport fluvial
En 1820, un projet important prévoit de rendre navigable l'Isle de Périgueux à Libourne. À Saint-Astier, commune située en bordure de la rivière à vingt kilomètres en aval de Périgueux, trois écluses et un canal de dérivation de 1 300 mètres sont établis ; un grand pont la traversant est construit vers 1830. Depuis Coutras jusqu'à l'entrée de la ville de Périgueux, 41 écluses et barrages en pierre y sont construits ou rénovésG 1. À cette époque, les transports se font par charrettes et de nombreuses marchandises stockées encombrent les axes de Périgueux. Le préfet de la Dordogne, en accord avec le maire de Périgueux, décide donc la création d'un port en bordure de l'Isle dans le quartier de la Cité. Les travaux commencent vers 1830. Un chantier portuaire est installé non loin de la grande écluse. Le port de Périgueux est inauguré le 30 octobre 1837G 1. De nombreuses marchandises y arrivaient : bois, charbon, fer, fonte, chaux, barriques de vin, huile, noix, châtaignes, tuiles, poteries, farine, etc.. Un projet de canal est étudié entre le port de la Cité et un port à établir en centre ville. Le chantier du canal est ouvert le 6 mars 1857 le long de la rive droite de l'Isle. Il est ouvert à la navigation le 12 mai 1860 jusqu'aux abattoirs Sainte-Claire construits par Louis Catoire37 (emplacement actuel du poste de secours des pompiers). À cette occasion, on met au jour les anciens thermes38. Après 1920, le trafic du port baisse considérablement avec le développement du rail. Mais c'est surtout le transport routier qui stoppe brutalement le trafic du port vers 1949. En 1957, l'Isle est officiellement fermée à la navigation39.
Urbanisme
Typologie
Périgueux est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'InseeNote 3,40,41,42. Elle appartient à l'unité urbaine de Périgueux, une agglomération intra-départementale regroupant 7 communes43 et 65 208 habitants en 2017, dont elle est ville-centre44,45.
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Périgueux, dont elle est la commune-centreNote 4. Cette aire, qui regroupe 49 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants46,47.
Morphologie urbaine
Fondée en 1240G 2, la ville a connu plusieurs extensions au XIXe siècle. La ville s'étend avec des faubourgs, comme celui des Barris, aménagé sur la rive gauche de l'Isle.
En 1813, la commune de Saint-Martin fusionne avec Périgueux48. En 1862, tandis que les faubourgs de Saint-Georges, de l'Arsault et celui de la Cité se développent assez rapidement, le faubourg du Toulon semble abandonné, avec une population peu dense. Il se peuple de plus en plus par des ouvriers lors de l'apparition des lignes du chemin de fer et des ateliers de construction ferroviaires49.
Le baby boom et l'exode ruralNote 5 accroissent fortement les besoins en logement. Le tissu actuel est dense et composé d'immeubles et de pavillons résidentiels.
Arrondissements de la ville
Depuis le 10 juillet 2020, la ville est organisée en six arrondissements : Centre-ville et Hôpital, Clos-Chassaing - La Grenadière, Le Gour de l'Arche, Saint-Georges, Le Toulon - La Gare, et Vésone50. Ils ont été définis en tenant compte de la répartition démographique et des bassins de vie de la ville. La municipalité a pour projet de créer des conseils d'arrondissement ; leur fonctionnement sera précisé ultérieurement51.
Logement
En 2017, le nombre total de logements dans la commune était de 20 183, alors qu'il était de 19 628 en 201252.
Parmi ces logements, 84,0 % étaient des résidences principales, 3,3 % des résidences secondaires ou des logements occasionnels et 12,6 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 30,5 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 69,2 % des appartements53.
Sur les 16 961 résidences principales occupées en 2017, 3 874 ménages, soit 22,8 % vivent à Périgueux depuis moins de deux ans, 4 244 ménages, soit 25,0 % vivent ici depuis deux à quatre ans, 2 742 ménages, soit 16,2 % vivent dans cette commune depuis cinq à neuf ans, et 6 101 ménages soit 36,0 % vivent à Périgueux depuis dix ans ou plus54.
des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 35,2 %, en légère hausse par rapport à 2012 (35,0 %) pour 62,5 % de locataires (en baisse par rapport à 2012 (65 %) et 2,3 % des habitants étaient logés gratuitement55.
En 2020, la commune dispose de 23 % de logements sociaux, taux inférieur au « seuil de 25 % fixé par la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) »56. Plusieurs chantiers sont en cours à cette date : 48 logements collectifs impasse de la Grenadière, livrables en 2021 ; 68 logements dans le quartier Saint-Georges, rue Lavoisier ; dans le quartier du Gour de l'Arche qui a vu la destruction récente de 220 logements, il est prévu la construction d'une trentaine de logements pour 2022 ; 14 autres logements sont également prévus près du campus Périgord56.
Projets d'aménagements
Cette section contient des informations sur des projets d'aménagement prévus par l'ancienne municipalité de Périgueux (2014-2020).
Il se peut que ces informations soient de nature spéculative et que leur teneur change considérablement alors que les événements approchent. La dernière modification de cette page a été faite le 3 avril 2021 à 11:58.
Les travaux d'aménagement du Quartier Montaigne ont commencé en juillet 2018, et sont prévus jusqu'à la mi-novembre 201957. Après plusieurs mois de manifestations organisées par des commerçants de la ville opposés au projet, la majorité municipale vote le 14 juin 2019 en faveur de la vente de la dalle à JMP Expansion, promoteur immobilier. Les travaux du nouveau centre commercial, qui sera composé de trois îlots séparés et situé à la place du parking qui fait face au palais de justice, n'ont pas encore commencé58,59. Les places de parking supprimées ont été recréées en 2018 au parking Tourny58. Entre le 27 juin et le 30 août 2019, une des phases du réaménagement de ce quartier concerne le rond-point Yves-Guéna : le giratoire est redessiné pour notamment déplacer l'axe central, élargir les trottoirs et réguler la circulation60.
En 2014, le maire Antoine Audi a également commencé à porter le projet d'une Manufacture gourmande. Le chef Philippe Etchebest assure la présidence de l'association de préfiguration de l'établissement depuis 201761. En décembre 2018, l'agence d'ingénierie culturelle Scarabée, mandatée par la ville, rend ses préconisations pour définir le programme du projet62. Même s'il semble être mis en sommeil en 2019, le projet est toujours d'actualité63. D'ici novembre 2021, la Manufacture gourmande devrait remplacer le parking de la place Mauvard61.
Prévention des risques
Un plan de prévention du risque inondation (PPRI) a été approuvé en 2000 pour l'Isle à Périgueux, impactant la commune d'est en ouest, jusqu'à une largeur pouvant atteindre 500 mètres dans le quartier des Barris, ainsi que pour son affluent la Beauronne qui sert de limite communale avec Marsac-sur-l'Isle à l'ouest64,65. Ce PPRI a été révisé et intégré en 2014 dans le territoire à risques importants d'inondation (TRI) de la vallée de l'Isle autour de Périgueux66,67.
Un plan de prévention des risques naturels (PPRN) a été approuvé en 2014 pour Périgueux, dont la quasi-totalité du territoire est exposée aux risques de mouvements de terrain et de retrait-gonflement des sols argileux68,69.
Toponymie
Périgueux est un nom d'origine celte très ancien provenant de « pétrocores » ou « pétrucores », qui a pour signification « quatre clans »70,G 3, ou « peuple aux quatre (petro-) armées (corii) »71,72,73.
En occitan, la commune porte le nom de Perigüers74, prononcé [pe.ri.ˈgʏ:], ou Peireguers, prononcé [pej.re.ˈgʏ:].
Histoire
Antiquité
Vers 200 av. J.-C., « les Pétrocoriens habitaient la région située entre la Dordogne et la Vézère », selon Venceslas Kruta75. Ils s'installent pendant cette période sur les hauteurs en rive gauche de l'Isle et créent, sur l'actuel territoire de Coulounieix-Chamiers, un camp fortifié à la Boissière, également connu sous le nom de « camp de César à la Curade »G 4. Les Pétrocores étaient en Gaule et non en Aquitaine, car avant la conquête romaine, ces deux territoires étaient séparés par la rivière Garumna, comme l'a écrit Jules César76.
En 52 av. J.-C., ils fournissent à Vercingétorix environ 5 000 guerriers, pour l'aider à affronter les légions romaines de Jules César77.
En 27 av. J.-C., lors de l’organisation administrative de la Gaule effectuée par Auguste, Périgueux est placée dans la province aquitaine78,79. Le camp de la Boissière est abandonné et la Vesunna gallo-romaine, future Périgueux, est créée entre 25 et 16 av. J.-C.G 5 et développée par les habitants romanisés, ayant conservé leurs divinités gauloises80. Aux IIe et IIIe siècles, cette cité romaine prospère et s'embellit avec temples, bains, amphithéâtre, forum, etc. On attribue à Vesunna 15 000 à 20 000 habitants81. Celle-ci devint à la fin du IIIe siècle la capitale de la cité des Pétrocores80. À la fin du IIIe siècle, à la suite de l'invasion attribuée aux Alamans, la cité romaine se rétrécit sur cinq hectares et demiG 6, en se retirant sur un petit plateau derrière des remparts82. Intégrant la moitié nord-ouest de l'amphithéâtre de VesunnaG 6, ces murailles sont construites par remploi d'éléments des monuments de la ville (des vestiges subsistent de ces remparts) et cette troisième cité prend le nom de Civitas Petrucoriorum (« cité des Pétrocores »)G 5, lieu qui va devenir « la Cité »G 2.
Vésone est détruite vers l'an 410 par les barbares, favorisant l'apparition aux VIe et VIIe siècles du Puy-Saint-Front83.
Moyen Âge
Au IXe siècle, les Normands, remontant l'Isle, pillent à plusieurs reprises la CitéG 7. Vers la fin du Xe siècleG 8, au nord-est et en bordure de l'Isle, autour d'un monastère que l'évêque Frotier avait fait construire en l'honneur de saint Front, se développe un nouveau centre fortifié, nommé à cette époque le « bourg du Puy-Saint-Front »D 1. Pour se protéger des envahisseurs, les deux villes voisines édifient des muraillesG 6,G 8.
Vers 1040D 2, Périgueux est perturbée par des troubles ayant pour cause la monnaie frappée par le comte de Périgord, Hélie IID 2. Peu de temps après, l'évêque Girard de Gourdon, la considérant défectueuse et de mauvaise qualité et l'ayant interdite, le comte Aldebert II, fils d'Hélie II, décide de prouver, les armes à la main, qu'elle lui convientD 2,D 3. De ce fait, la Cité doit prendre part à une guerre longue et meurtrière contre le comteD 3. Les quelques habitations placées sous la protection du nouvel établissement religieux du Puy-Saint-Front sont incendiées vers 1099 ; le couvent et le bourg ne tardent pas à être reconstruitsD 1.
De nombreux pèlerins viennent se recueillir sur le lieu où sont conservées les reliques de saint Front84 ; au XIIe siècle, le nombre de maisons s'accroît et l'agglomération est de plus en plus ampleD 1. Cependant, au fil du temps, les habitants du bourg se désunissent ; vers 1130, dans une querelle avec le couvent, une partie des bourgeois du Puy-Saint-Front s'allie avec le comte Hélie-RudelD 4. Cette situation attise sa convoitise, persuadé qu'après avoir conquis le Puy-Saint-Front, il lui serait plus facile de soumettre enfin la Cité, ce qu'aucun de ses ancêtres n'a réussi à faireD 4. À la même époque, les comtes dominent le Puy-Saint-FrontD 4.
Vers 1150, Boson III, dit de Grignols, fait ériger une grande et forte tour, destinée à commander et surveiller la Cité, dont il vient de s'emparerD 5. Mais cette tentative d'oppression lui est fatale, ainsi qu'à ses descendants, car elle excite la colère du roi Henri II d'Angleterre, devenu duc d'Aquitaine par allianceD 5. La tour est détruite en 1182, époque à laquelle, à la suite d'un traité avec le comte Hélie V, le Puy-Saint-Front est remis entre les mains du fils d'Henri II d'Angleterre, Richard, qui fait détruire toutes les fortifications construites par lui et son prédécesseurD 5. C'est à la même période, à la fin du XIIe siècle, que le « bourg du Puy-Saint-Front » s'organise en municipalitéG 9.
Après avoir confisqué le duché d'Aquitaine à Jean sans Terre et l'avoir réuni à la couronne de France, Philippe Auguste exige que les peuples et les grands de ce duché lui rendent hommage. Hélie V et les habitants de la future ville de Périgueux prêtent alors serment de fidélité au monarque français en 1204D 6.
Pendant de longues années, le Puy-Saint-Front et les comtes vivent en bonne intelligenceD 7. L'organisation municipale de cette ville est depuis longtemps reconnue et constituée par l'autorité royaleD 7. Quant à la Cité, elle ne rencontre aucune difficulté avec les comtesD 7. L'état de paix dure jusqu'en 1239 ; une certaine confiance existe même entre le comte Archambaud II et la ville car, à cette époque, cette dernière lui verse 50 livres en échange de l'abandon de la rente annuelle de 20 livres, qu'elle lui devait à chaque NoëlD 7.
Pour assurer sauvegarde et assistance mutuelles, et pour que les rivalités s'éteignent, Périgueux naît en 1240, d'un traité d'union85,86 des deux bourgs implantés à quelques centaines de mètres l'un de l'autreD 8 : la Cité — issue de la Vésone gallo-romaine —, ville de l'évêque et du comte de PérigordG 2, et la ville bourgeoise du Puy-Saint-FrontG 8.
Entre les comtes de Périgord et la nouvelle ville, diverses hostilités durent jusqu'en 1250, date à laquelle la discorde est apaisée par l'évêque Pierre III de Saint-AstierD 9. Au XIIIe siècle, de nouveaux bourgeois s'installent à Périgueux afin d'augmenter leur patrimoine foncier, en achetant des parcelles qui se libèrent, tout en profitant des rapports privilégiés qu'ils entretiennent avec leurs paroisses d'origine, où ils gardent encore des propriétésM 1. Revenant dans la région de leurs ancêtres, des marchands drapiers viennent également se fixer à Périgueux, acquérant de nombreuses rentes et terres dans un large rayon autour de la villeM 1. Le comte Archambaud III a d'autres démêlés avec Périgueux : en 1266, c'est à propos de la fabrication de la monnaie, et en 1276 au sujet de sa valeurD 9. Cette lutte de pouvoir continue de génération en générationD 10. Sur le principe, les comtes affectent la puissance souveraine, se prétendant seuls possesseurs du bourg du Puy-Saint-Front depuis le XIIe siècle, puis en allant chercher, au XIVe siècle, l'obtention de la faveur royaleD 10. Ces longs conflits prennent fin au XIVe siècle, lorsque le comte de Périgord, Roger-Bernard, fils d'Archambaud IVD 11, devient le vassal des Anglais qui confirment les bourgeois de Périgueux (« Maires, Consuls & Citoyens de la Cité ») dans leurs possessions et leur juridiction87.
Depuis le milieu du XIVe siècle, les campagnes autour de Périgueux connaissent une période de crise grave, marquée notamment par une très forte chute de la population due aux effets dévastateurs de la peste noire et de la guerre de Cent AnsD 12. Pendant celle-ci, Périgueux reste fidèle au royaume de France, même lorsqu'elle est occupée par les Anglais entre 1360 et 1363D 13. Durant cette période, les comtes et leurs descendances, résidant le plus souvent dans leur château de Montignac, font allégeance au royaume d'Angleterre. Charles VI leur confisque terres et titres au profit de son frère Louis d'Orléans. Par cession ou par mariage avec la famille d'Orléans, le Périgord passe en 1437 aux mains de la maison de Châtillon, puis dans la maison d'Albret en 1481.
Pendant le Moyen Âge tardif, partout le manque de bras entraîne une contraction de l'espace cultivé : au cœur même du vignoble de la paroisse Saint-Martin, apparaissent des « déserts »M 2.
Époque moderne
En mai 1472, par ses lettres patentes, le roi Louis XI confirme les privilèges de la ville, à la suite de la mort de Charles, duc de Guyenne, son frère88.
Les guerres de religion sont plus meurtrières pour Périgueux que ne l'a été la guerre de Cent Ans. Périgueux est prise le 6 août 1575 par les calvinistes89,G 7, commandés par Favas et Guy de Montferrand, puis pillée et occupée. Cette même année, au Puy Saint-Front, la châsse et le reliquaire contenant les restes du saint évêque sont volés, transportés au château de Tiregand où les ossements du saint sont jetés dans la DordogneG 10. Périgueux reste entre les mains des protestants jusqu'en 1581G 11, année où le capitaine Belsunce, gouverneur de la ville, se la laisse enlever par le catholique Jean de Chilhaud. Le Périgord rejoint la couronne de France en 1589, lorsque son avant-dernier comte, fils de Jeanne d'Albret, devient roi de France sous le nom de Henri IV, tout en laissant le comté en apanage à sa sœur Catherine de Bourbon. Celle-ci, décédée en 1604, sera l'ultime comtesse en titre de Périgord90.
Au XVIIe siècle, sous le règne de Louis XIII, la ville est à la frontière d'une région soumise aux rebelles, qui s'étend jusqu'au sud du territoire correspondant à l'actuel département de la DordogneM 3. Périgueux subit donc des révoltes paysannes mais ne fait pas partie des villes ou châteaux, comme Grignols, Excideuil puis Bergerac, qui ont été pris par les paysans durant cette époqueM 3. En octobre 1651, lors de la Fronde, Périgueux accueille les troupes du prince de CondéG 12. En août 1653, elle reste la seule ville du Sud-Ouest hostile au roi, situation qui dure jusqu'au 16 septembre suivant, lorsque ses habitants mettent dehors les frondeursG 12. C'est en 1669 que le siège cathédral passe de Saint-Étienne-de-la-Cité, ruinée, à la cathédrale Saint-Front, ancienne église de l'abbaye du même nomG 13. En automne 1698, la misère des dernières années, devenue insupportable, amène l'évêque de Périgueux à en appeler à « la bonté du Roy »M 4.
En mars 1783, la ville connait une des plus importantes crues de l'Isle, l'eau noyant la chaussée du pont Saint-GeorgesG 14 et s'élevant jusqu'à 5,21 mètres, record de crue enregistré pour Périgueux91. Le clergé, la noblesse et le tiers état viennent de toute la province afin d'élire leurs députés aux États généraux de 1789. Après la création des départements en 1790, l'assemblée départementale se réunit alternativement à Bergerac, Périgueux et Sarlat. Périgueux devient définitivement le chef-lieu de la Dordogne en septembre 179192.
Époque contemporaine
Sous le Premier Empire, la ville, siège de la préfectureG 15, s'agrandit en 1813 en fusionnant avec l'ancienne commune de Saint-MartinG 16. En 1857, Périgueux voit l'arrivée du chemin de fer venant de Coutras21 et à partir de 1862, l'installation des ateliers de réparation des locomotives et des voitures de la Compagnie du Paris-OrléansG 17. Cette activité survit encore au début du XXIe siècle dans le quartier du Toulon. C'est aussi au XIXe siècle que deux architectes œuvrent à Périgueux. Louis Catoire construit le Palais de justice, le marché couvert du Coderc et le Théâtre — aujourd'hui disparu — et divers immeubles de la place Bugeaud93. Paul Abadie restaure la cathédrale Saint-Front94.
Seconde Guerre mondiale
En 1939, à la suite de l'avancée des forces allemandes en Alsace et en Lorraine, les habitants de ces deux régions sont évacués et répartis dans le Centre-Ouest et le Sud-Ouest de la France95. Périgueux accueille ainsi, dès le 5 septembre 1939, des milliers de Strasbourgeois ; la mairie de Strasbourg s'installe au 2 rue Voltaire, dans les locaux de la Chambre de commerceG 18,O 1. Les services administratifs repartent à Strasbourg en juillet 1940, mais le maire, Charles Frey, reste à Périgueux jusqu'au 28 novembre 1944G 18.
Les régiments dissous sur le territoire français sont autorisés à organiser l'Armée d'armistice en zone libre, pour maintenir l'ordre. Le 26e régiment d'infanterie devient donc le nouveau régiment de la Dordogne, en août 1940, à PérigueuxO 2. Progressivement, la Résistance apparaît dans la ville : mouvements et réseaux se créent, pour la confection et la diffusion, par exemple, de faux-papiers ou de journaux clandestins. Les résistants, engagés dans l'armée, organisent des sabotages et des attentatsO 3. Après avoir servi de dépôt de munitions pour la Résistance, l'Institution Saint-Joseph servit de lieu de réunion où, en juin 1942, a été fondé le mouvement de résistance Combat qui a organisé le maquis A.S., formé le 50e et le 26e R.I.96,97,98. Les fondateurs sont André Boissière 99, Gabriel de Choiseul-Praslin, Georgette Claude-Gérard, Raymond Faro, H. Hortala, Edmond Michelet, Jean Sigala et J. VillotNote 6. Le 3 octobre 1942, le premier attentat par explosif endommage le kiosque de la Légion française des combattants de la ville, situé place Bugeaud, et provoque une fracture entre les gaullistes et les pétainistes. Les effets de la politique collaborationniste de Vichy finissent par dégrader la popularité de Philippe Pétain, entraînant un certain nombre de poilus dans la RésistanceO 4.
Le 11 novembre 1942, les troupes allemandes envahissent la zone libre. Les convois allemands entrent dans la ville et s'installent dans le quartier Daumesnil, contraignant le 26e régiment d'infanterie à se dissoudre six jours plus tardO 5. La Gestapo emménage sur l'actuelle place du Général de Gaulle et fait partie de l'administration locale de l'époque, aidée par Paul Lapuyade, délégué départemental de la Légion des volontaires français, qui collecte de nombreux renseignements pour les nazisO 5.
La Résistance s'intensifie en 1943, provoquant un attentat à la bombe le 9 octobre, qui vise pour la première fois les Allemands, en choisissant comme cible le siège de la Gestapo. Mais des représailles sont immédiatement déclenchées, entraînant l'arrestation de dix-sept résistants et la déportation de la plupart d'entre eux. Le 9 novembre, un nouvel attentat, dirigé contre les Allemands au bureau principal de la gendarmerie, occasionne de nombreux dégâts matériels et des blessés. Une opération répressive est aussitôt organisée, visant majoritairement les Juifs, dont 1 672 sont recensés dans l'arrondissement et 700 dans la ville mêmeO 6. Un important sabotage impulsé par le comité régional des Francs-tireurs et partisans, réalisé par des hommes du Camp Wodli, met hors d'usage, le 13 décembre 1943, une des plus puissantes grues de levage de France, stationnée pour réparation aux ateliers de la SNCF de PérigueuxNote 7,O 7.
Le 10 mai 1944, la milice et la police de Vichy arrêtent et regroupent 211 personnes dans la salle du Palace, puis les transfèrent vers les chantiers du mur de l'Atlantique, pour y effectuer des travaux forcés, les internent dans la Haute-Vienne ou les déportent vers l'Allemagne100. Le jour J, les Alliés débarquent en Normandie. Les résistants périgourdins s'attaquent alors à des objectifs militaires afin de paralyser l'ennemi. Les Allemands contre-attaquent en tuant plus de 500 civils. Face à cette situation, l'état-major des Forces françaises de l'intérieur, nouvellement constitué, fixe aux Allemands un ultimatum au 17 août, mais il n'obtient aucune réponse. Le 18 août, un plan d'encerclement de Périgueux est en cours. Dans le même temps, le débarquement de Provence provoque un dénouement soudain pour la ville : Hitler décide le retrait de ses troupes basées dans le sud de la France. Après avoir fusillé, dans un premier temps, 35 résistants101, puis 14 autres qui avaient été internés, les Allemands abandonnent la ville, sans destruction ni combat, le 19 août 1944O 8. Le 24 août 1944, a lieu le défilé de libération auquel Roger Ranoux, Yves Péron, Édouard Valéry participent, avec de nombreux autres résistants102.
Depuis la fin de la guerre
Après de fortes pluies entraînant une fonte des neiges accélérée, l'Isle entre en crue centennale et atteint son maximum à 4,50 mètres le 8 décembre 1944, faisant 7 000 sinistrés et inondant un tiers de Périgueux91.
En 1945, Hans Kowar, un prisonnier de guerre allemand travaille en Bergeracois, à Nastringues, dans une ferme appartenant à la famille du prêtre Henri Cellerier, qui enseigne la langue allemande à PérigueuxG 19. Les deux hommes se lient d'amitié et, revenu chez lui, Kowar fait découvrir sa ville, Amberg, à Cellerier. Dès 1961, une délégation municipale périgourdine se rend à Amberg et le jumelage est officialisé le 2 octobre 1965G 19. L'association des amis d'Amberg est créée en 1993 pour donner lieu jusqu'à aujourd'hui à de nombreux échanges entre étudiants103, comme celui qui a lieu chaque année encore, entre le collège Clos-Chassaing et l'Erasmus Gymnasium104.
En 1964, le 5e régiment de chasseurs à cheval s'installe dans le quartier Daumesnil. Rattaché à la 15e division d'infanterie en 1977, il intervient au Liban entre 1986 et 1993 et en Yougoslavie de 1992 à 1994, année où il est dissous et quitte donc PérigueuxG 20.
Pendant les années 1950 à 1970, le faubourg des Barris se développe89 sur la rive gauche de l'Isle. Le pont du même nom relie le faubourg et la ville.
À la suite de l'évacuation de 1939 des 80 000 Alsaciens en Dordogne et principalement à Périgueux pour les Strasbourgeois, 20 % restent en Périgord. De ce fait, des relations naissent ; Périgueux et Strasbourg concluent un accord de coopération en 2008, après délibération par le conseil municipal de Périgueux103,105. Située dans le parc, en face du lycée Bertran-de-Born, une stèle marque la reconnaissance de Strasbourg à Périgueux pour l'accueil des réfugiés pendant la Seconde Guerre mondialeO 9.
Intercommunalité
Articles détaillés : Le Grand Périgueux et Communauté d'agglomération périgourdine.
Périgueux a fait partie, en 1993, du district de l'agglomération périgourdine, puis de la communauté d'agglomération périgourdine, lorsque celle-ci a été créée le 20 décembre 1999 à partir de sept communes appartenant à l'ancien district (Champcevinel, Chancelade, Coulounieix-Chamiers, Marsac-sur-l'Isle, Notre-Dame-de-Sanilhac, Périgueux et Trélissac). La communauté d'agglomération périgourdine prend effet au 1er janvier 2000. Le 27 décembre 2002, elle s'ouvre à six autres communes (Antonne-et-Trigonant, Château-l'Évêque, Coursac, Escoire, La Chapelle-Gonaguet et Razac-sur-l'Isle). Par arrêté préfectoral no 111720 du 28 décembre 2011, les communes d'Agonac, Cornille et Sarliac-sur-l'Isle, qui étaient rattachées à la communauté de communes des Villages truffiers des portes de Périgueux dissoute le 31 décembre 2011, rejoignent la communauté d'agglomération périgourdine au 1er janvier 2012139. Au 1er janvier 2013, les communes d'Annesse-et-Beaulieu et de Mensignac ont quitté la communauté de communes Astérienne Isle et Vern pour rejoindre la communauté d'agglomération périgourdine140. Cette dernière disparaît le 31 décembre 2013, remplacée au 1er janvier 2014 par une nouvelle intercommunalité élargie : Le Grand Périgueux, qui intègre les quinze communes de la communauté de communes Isle Manoire en Périgord141. En 2017, après le rattachement de trois autres communes, l'extension de l'intercommunalité à la communauté de communes du Pays vernois et du terroir de la truffe (hormis deux communes)142, et la création de quatre communes nouvelles, Le Grand Périgueux compte quarante-trois communes.
Arrondissement et cantons
La commune de Périgueux a été rattachée, dès 1790, au canton de Périgueux (typographié Perigueux dans un premier temps) qui dépendait du district de Perigueux. Les districts sont supprimés en 1795. Le canton est rattaché à l'arrondissement de Périgueux en 1800. Celui-ci est scindé en trois en 1973 (cantons de Périgueux-Centre, Périgueux-Nord-Est et Périgueux-Ouest), de même que la commune143.
Périgueux, préfecture de la Dordogne, est le chef-lieu de l'arrondissement de Périgueux et de ces trois cantons.
Au 1er janvier 2012, la commune regroupait une population municipale de 29 906 habitants144 se répartissant comme suit :
Alors que Périgueux-Centre correspondait uniquement à une fraction du territoire de la commune, les deux autres cantons associaient chacun une partie de Périgueux à trois autres communes.
Pour les élections départementales de mars 2015, le nombre de cantons du département est divisé par deux, passant de 50 à 25. Les trois cantons de Périgueux disparaissent et la commune est alors divisée en deux cantons145 : Périgueux-1 (partie ouest) et Périgueux-2 (partie est), représentant à eux deux l'intégralité de la commune de Périgueux. Selon l'Insee, les populations légales 2012 des nouveaux cantons en vigueur à compter du 1er janvier 2015146 sont les suivantes :
Population et société
Démographie
Les habitants de Périgueux sont appelés les Périgourdins, parfois les PétrocoriensNote 13, nom tiré du peuple qui avait pour capitale Vesunna.
Seuil de comptabilisation
En 2017, Périgueux est la commune la plus densément peuplée du département, avec plus de 3 000 habitants au kilomètre carré.
Sous l'angle régional, sa population peut être perçue sous différents critères :
•la population municipale en 2018 : 30 060 habitants, ce qui la place en 18e position parmi les communes de Nouvelle-Aquitaine, derrière Bordeaux, Limoges, Poitiers, Pau, La Rochelle, Mérignac, Pessac, Niort, Bayonne, Brive-la-Gaillarde, Talence, Angoulême, Anglet, Villenave-d'Ornon, Agen, Châtellerault et Saint-Médard-en-Jalles ;
•la population de l'unité urbaine en 2017 : 65 208 habitants172, soit la douzième unité urbaine la plus peuplée de Nouvelle-Aquitaine en 2017, derrière celles de Bordeaux, Bayonne, Pau, Limoges, Poitiers, La Rochelle, Angoulême, Agen, Brive-la-Gaillarde, Niort et La Teste-de-Buch-Arcachon, ou encore la 99e de France en 2007173 ;
•la population de la communauté d'agglomération en 2017 : 103 576 habitants174, soit la dixième intercommunalité la plus peuplée de Nouvelle-Aquitaine, derrière celles de Bordeaux Métropole, de la Côte Basque-Adour, de Limoges Métropole, du Grand Poitiers, de La Rochelle, de Pau-Pyrénées, du Grand Angoulême, du Niortais et du Bassin de Brive ;
•la population de l'aire urbaine en 2017 : 102 934 habitants175, soit la dixième aire urbaine la plus peuplée de Nouvelle-Aquitaine, derrière Bordeaux, Bayonne, Limoges, Poitiers, Pau, La Rochelle, Angoulême, Niort et Agen.
Évolution
Articles connexes : Histoire du recensement de la population en France et Démographie de la France.
Après avoir dépassé les 40 000 habitants dans les années 1940 et 1950, avec un maximum de 40 865 habitants en 1946, la population communale a ensuite décru de façon continue jusqu'à passer sous le seuil des 30 000 habitants au XXIe siècle. En 2017, la commune occupe le premier rang au niveau départemental sur 505 communes, et le 269e au niveau national en 2010, alors qu'elle était 243e en 1999.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans176,Note 14
L'agglomération et l'aire urbaine de Périgueux
L'unité urbaine de Périgueux (l'agglomération) comprend sept communes appartenant au Grand Périgueux : Boulazac Isle Manoire, Champcevinel, Chancelade, Coulounieix-Chamiers, Marsac-sur-l'Isle, Périgueux et Trélissac181. Elle est peuplée de 65 208 habitants en 2017172.
L'aire urbaine, plus étendue, regroupe au total 43 communes182, soit 102 934 habitants en 2017175.
Économie
Revenus de la population
En juin 2018, l'Insee a publié les données relatives aux revenus des ménages pour l'année 2015258. En 2015, la commune de Périgueux comptait 15 293 ménages fiscaux comprenant au total 27 181 personnes correspondant à 20 543 UI de consommation dans ces ménages. Emploi
En 2015, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 18 956 personnes, parmi lesquelles on comptait 71,5 % d'actifs dont 56,6 % ayant un emploi et 14,8 % de chômeurs259.
La même année, on comptait 21 441 emplois dans la commune, contre 22 788 en 2010. Le nombre d'actifs ayant un emploi et résidant dans la commune étant de 10 907, l'indicateur de concentration d'emploiNote 21 est de 196,6 %, ce qui signifie que la commune offre quasiment deux emplois pour un habitant actif, ce qui est exceptionnel260.
En 2015, parmi tous les actifs de Périgueux âgés de 15 ans ou plus ayant un emploi, 62,1 % soit 6 775 personnes travaillent à Périgueux, et les 37,9 % restants, soit 4 126 recensés, travaillent dans une autre commune261.
En 2015, sur la population active des 15 à 64 ans, on comptait à Périgueux 2 808 chômeurs, soit 20,7 % des actifsNote 22.
Chômage des 15 à 64 ans265
2015 2010
Nombre de chômeurs 2 8082 213
Taux de chômage 20,7 %15,9 %
Taux de chômage des hommes 22,3 %16,1 %
Taux de chômage des femmes 19,1 %15,7 %
Part des femmes parmi les chômeurs 45,6 %49,5 %
Tourisme
Commune touristique280, située en plein cœur du Périgord, et pouvant accueillir les touristes dans dix hôtels en centre-ville281, Périgueux est classée station de tourisme282, ville d'art et d'histoire (depuis 1987)Note 25,283 et compte un important secteur sauvegardé depuis 1980284. Périgueux accueille les visiteurs de la vallée de l'Isle et les pèlerins des chemins de Saint-Jacques de Compostelle depuis 2 000 ans285. Des promenades urbaines sont organisées par l'office de tourisme pour faire découvrir l'histoire de la ville, et sont commentées par des guides agréés par le ministère de la Culture et de la Communication286, tout ceci en plus des musées, des monuments historiques et du parcours de 4,5 km du petit train, afin de faire découvrir la ville aux touristes287. De plus, il existe depuis 2015 un sentier nautique sur l'Isle pour observer les monuments de la ville depuis Vesunna I, un rabaska réservé à cet effet288. Pour trouver les sites périgourdins à visiter, l'office de tourisme a développé des applications mobiles, notamment « Périgueux Tour » en 2011, qui renseigne à propos des activités organisées par la ville289.
Culture locale et patrimoine
Article connexe : Liste des monuments historiques de Périgueux.
Périgueux appartient au réseau national des Villes et pays d'art et d'histoire.
Équipement culturel
Musées
La ville compte trois musées qui ont tous trois l'appellation musée de France en raison de la qualité de leurs collections. Le musée d'art et d'archéologie du Périgord, premier musée du département, est créé en 1835. Le musée militaire du Périgord est créé en 1911 pour garder en mémoire l'héroïsme de la Garde Nationale de Périgueux et du 22e régiment des mobiles de la Dordogne de 1870 et de 1871. Le musée gallo-romain Vesunna est une création récente de l'architecte Jean Nouvel290. Ils permettent ensemble d'appréhender l'histoire locale à travers des collections archéologiques depuis la préhistoire jusqu'à nos jours. Le premier possède aussi de très belles collections d'Afrique et d'Océanie, pièces rapportées par les Périgourdins lors de leurs voyages depuis le milieu du XIXe siècle.
Théâtres, cinéma et salles de concerts
Périgueux dispose d'un cinéma CGRNote 26,291 ; de deux théâtres, Le Palace et L'OdysséeNote 27,292 ; du Centre départemental de la communicationNote 28 ; et d'une salle de musiques amplifiées affiliée au réseau Fédurok, le Sans RéserveNote 29,293.
Bibliothèques
Créée en 1809, la médiathèque Pierre-Fanlac (anciennement bibliothèque municipale de Périgueux) se compose d’un établissement central et de trois annexes : le Gour de l’Arche, Saint-Georges et le Toulon. Ses collections comptent plus de 50 000 documents patrimoniaux, et elle propose plus de 130 000 ouvrages au prêt294,295,296. Périgueux compte également l'espace culturel François-Mitterrand et la bibliothèque départementale de prêt.
Centres culturels
•Centre culturel de la Visitation297 dans l'ancien couvent de la Visitation298 : ce centre culturel municipal comprend des salles d'exposition, de musique, de danse, de spectacles dans l'ancienne chapelle. Ce lieu reçoit aussi le conservatoire de musique et de danse ainsi que l'école d'arts plastiques.
•Centre culturel François-Mitterrand dépendant du Conseil départemental de la Dordogne présentant des expositions sur des artistes contemporains : cet espace culturel reçoit la Direction départementale de la Culture et de l’Éducation299.
Architecture civile et militaire
La ville de Périgueux recèle les vestiges gallo-romains de l'ancienne cité de Vésone : les restes de la domus des Bouquets (villa gallo-romaine) au-dessus desquels l'architecte Jean Nouvel a construit le musée Vesunna300. Ces vestiges sont classés monuments historiques depuis 1963301. Le jardin des Arènes est entouré par les vestiges de l'amphithéâtre romain du IIe siècle, classés en 1840302. La tour de Vésone, classée en 1846303, reste le seul vestige d'un fanum dédié à Vésone, déesse tutélaire de la ville. Cette tour correspond à la cella, c'est-à-dire, la partie centrale sacrée où seuls les prêtres avaient accès. Différents vestiges de la citadelle gallo-romaine de Vésone ont fait l'objet de classements successifs en 1886, 1889 et 1942. En 2018, la ville fait peindre au sol un tracé rouge d'un kilomètre reliant différents lieux de l'architecture gallo-romaine dont sept sont munis de panneaux d'information historique304.
La ville a conservé de nombreux bâtiments médiévaux et Renaissance : le château Barrière, du XIIe au XVIe siècle, classé monument historique depuis 1862305, est bâti sur l'enceinte antique construite au début du IIIe siècle. À côté se trouve un bâtiment construit au-dessus de l'enceinte gallo-romaine et qui était appelé château d'Angoulême au XVe siècle306.
Sur vingt hectares s'étend le secteur sauvegardé du centre-ville médiéval et Renaissance, dont la rue Limogeanne, avec notamment l'hôtel Fayard dit « maison Estignard » et aux nos 1, 3 et 5 un groupe de maisons d'époque Renaissance. La tour Mataguerre, dernière tour existante du rempart, est accessible en visite. Elle est classée depuis 1840307. En bord de rivière, à proximité de la cathédrale, les maisons des Quais forment un ensemble architectural composé de trois demeures mitoyennes, l'hôtel Salleton inscrit en 1938308, la maison des Consuls et la maison Lambert, toutes deux classées depuis 1889309,310.
Également au bord de l'Isle, un étrange bâtiment en torchis et à pans de bois, l'eschif. Bien que n'ayant jamais servi comme moulin, l'eschif est appelé à tort « Vieux moulin » ou « moulin du Chapitre » ou encore « moulin de Saint-Front ». La confusion vient du proche moulin de Saint-Front qui se trouvait au milieu de l'Isle et qui a été démoli en 1860311, semble tenir miraculeusement sur sa base. C'est un poste de guet qui va permettre au Moyen Âge la surveillance du pont de Tournepiche. Il est classé depuis 1977312.
Rue Aubergerie, l'hôtel de Sallegourde est inscrit depuis 1931 pour sa tour et sa tourelle313.
L'hôtel de préfecture de la Dordogne, bâti au XIXe siècle, présente une façade Second Empire ; ses salons sont de véritables œuvres d'art. Il est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1975314. Le palais de justice de style néoclassique est inscrit en partie depuis 1997315. Au bord de l'Isle, 200 mètres au nord-est de la cathédrale, l'hôtel de Fayolle du XVIIe siècle est inscrit depuis 1970 pour son porche316. À moins de cent mètres de la cathédrale, la loge maçonnique, inscrite en 1975 pour ses façades et ses toitures, offre des façades de style mauresque balkanique317.
En plus des édifices inscrits et classés au titre des monuments historiques, Périgueux possède plusieurs édifices insolites : l'hôtel des Postes réalisé sur les plans de l'architecte Paul Cocula et inauguré en 1930 par Georges Bonnet, 1 rue du 4-septembre, la maison Labasse, immeuble de rapport de type haussmannien, 2 rue Gambetta, les anciens bains-douches de la Caisse d'Épargne, 39-41 rue Louis-Mie, la succursale départementale de la Banque de France, 1 place du président-Roosevelt, la villa mauresque318, 15 rue Jules-Michelet, l'école municipale de dessin et d'art décoratif, aujourd'hui école Britten, 3 rue de Varsovie, la maison Goudeau réalisée dans les années 1860 par Émile Goudeau, 6 place du général-Leclerc, l'immeuble Lacrousille, 12 rue Saint-Front, le gymnase Secrestat, 3 rue du gymnase319.
Périgueux compte quatre cimetières320 : le cimetière Saint-Georges, boulevard du Petit-Change ; le cimetière de l'Ouest, rue Louis-Blanc ; le cimetière du Nord, avenue Georges-Pompidou et le cimetière Saint-Augûtre, avenue de l’Amiral-Pradier, sur la commune voisine de Coulounieix-Chamiers.
Architecture religieuse
jusqu'à dix-huit églises, dont seulement cinq subsistent actuellement.
La cathédrale Saint-Front, place de la Clautre, est bâtie dans le centre-ville de Périgueux, sur le tombeau de saint Front de PérigueuxG 8, l'évangélisateur légendaire du Périgord, qui a donné son nom au quartier central de la ville (« Puy-Saint-Front ») au Moyen ÂgeG 8. Simple église à l'origine (aux débuts du Ve siècle), elle a subi plusieurs destructions et reconstructions, pour devenir, à partir de 1669, la cathédrale du diocèse de Périgueux322. Elle est classée monument historique en 1840322, érigée aussi en basilique mineure en 1897322, et inscrite au patrimoine de l'humanité au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en 1998323. Cette cathédrale à coupoles a été presque entièrement reconstruite lors de la restauration entreprise par Paul Abadie au XIXe siècleG 13. Par la suite, cet architecte s'en inspira pour la construction du Sacré-Cœur à Paris. Le chemin de croix peint vers 1850 par Jacques-Émile Lafon a été restauré en 2002324.
Outre la cathédrale, la ville comprend quatre autres églises catholiques.
L'église Saint-Étienne de la Cité, place de la Cité, ancienne cathédrale du diocèse de Périgueux jusqu'en 1669325, devient simple église paroissiale en 1673G 26. Cette église romane, des XIe et XIIe sièclesG 26, était coiffée de quatre coupoles, et fut ruinée par les Huguenots en 1577325. De fait, il n'en reste plus aujourd'hui que les deux travées orientalesG 26. L'édifice est classé en 1840325.
En remplacement d'une ancienne église située à une centaine de mètres, l'église Saint-Georges, place Saint-Georges, dans le quartier du même nom, fut construite entre 1852 et 1870, selon les plans des architectes Paul Abadie, Antoine Lambert et E. VauthierG 27,326. Elle est érigée en paroisse dès 1854, la messe s'effectuant dans une chapelle provisoireG 27.
L'actuelle église Saint-Martin, place Saint-Martin, (quatrième du nom), d'abord construite entièrement en bois de 1868 à 1870, fut rebâtie en maçonnerie, entre 1870 et 1875, selon les plans d'Antoine Lambert, validés par Paul AbadieG 28. Elle devient paroisse en 1863G 28.
L'église Saint-Jean-Saint-Charles, rue de l'Abîme, dans le quartier du Toulon, bâtie entre 1879 et 1892, était à l'origine une chapelle annexe de l'église Saint-MartinG 29. Elle fut érigée en paroisse en 1907 et son clocher fut ajouté en 1911G 29. Outre la cathédrale et les églises paroissiales, Périgueux abrite également un couvent, dédié à sainte Marthe, et dont la chapelle Saint-Jean-Baptiste de l'ancien évêché de PérigueuxG 30 est classée depuis 1888, datant du XVIe siècle avec des voûtes ornées d'arabesques de la Renaissance327. Le couvent des Dames de la Foi est également classé328.
Patrimoine religieux disparu
Jean Secret a donné une liste avec un historique sommaire de 80 églises et chapelles de Périgueux existantes ou disparues dans un article du Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord paru en 1973329.
Au fil des siècles, pas moins de dix-huit églises, toutes situées en rive droite de l'Isle à l'exception de l'église Saint-Georges, ont disparu de Périgueux.
En rive gauche de l'Isle, une première église Saint-Georges apparaît dans les textes au XIIIe siècle. Reconstruite en 1460 sur l'ordre du cardinal Hélie de Bourdeilles, elle fut vendue comme bien national en 1791 avant d'être transformée en maison d'habitation et détruite au siècle suivantG 27. À une centaine de mètres de distance fut érigée de 1852 à 1870 l'actuelle église Saint-GeorgesG 27.
Dans le quartier de la Cité, on en compte deux, et peut-être trois. L'église Notre-Dame de LeydrouseW 1 était un édifice probablement d'époque romane, situé rue Romaine, au sud-ouest de l'ancienne cathédrale Saint-ÉtienneG 31. Mesurant 14 × 7 m, trois de ses travées voûtées subsistaient encore en 1905G 31. Il pourrait s'agir du même édifice que l'église Sainte-Marie qui se situait sur une portion importante de la place de la Cité, avec une rue qui en évoque encore le souvenir, dans le prolongement de l'ancienne cathédrale Saint-ÉtienneG 32. Les deux bâtiments n'étaient séparés que de quelques mètres. L'église Saint-Astier était située dans la rue du même nom, près de l'actuelle église Saint-Étienne-de-la-Cité, et à l'ouest de l'église Notre-Dame de LeydrouseW 1.
Trois églises ont disparu dans le quartier de Vésone. L'église Saint-Pierre-ès-Liens330, était située à l'angle du boulevard de Vésone et à l'emplacement du no 33 de la rue Saint-Pierre-ès-Liens. Datant du XIe siècle, elle, était le siège d'une paroisse et fut démolie en 1889W 2. L'église Saint-Jean-l'Évangéliste puis Saint-Cloud était située à l'angle sud du boulevard de Vésone et de la rue Saint-Pierre-ès-Liens, tout près de l'église ayant ce dernier nomW 3. C'était un édifice roman qui fut vendu comme bien national en 1791 ; il servit de forge puis d'entrepôt, et fut démoli en juillet 1899G 33. L'église Saint-Pierre-l'Ancien ou Saint-Pé-Laneys était située à l'ouest de la tour de Vésone et au sud-est de la cité administrative - ancienne caserne Bugeaud - et sur l'emplacement d'une ancienne villa gallo-romaine, dite villa de Vésone, au centre du cimetière Saint-Pierre, dit cimetière des Pendus, aujourd'hui disparu. C'était l'une des plus vieilles églises de la ville, qui servait de départ à toutes les processions d'intronisation des évêquesG 34. Elle fut détruite avant 1726G 34.
À proximité de l'Isle, on en compte six autres. L'église Saint-Jacques puis Sainte-Claire était située à l'emplacement de l'actuelle caserne des pompiersW 1. Elle mesurait 24 m x 11 et datait du XIIe siècle. L'église s'installa entre 1279 et 1290 dans un monastère de clarisses et dura jusqu'à la Révolution. Le monastère fut ruiné par les Huguenots en 1575, puis rebâti en 1590. Il devint un hôpital en 1793, puis une prison et une caserne au début du XIXe siècleG 35 ; en 1828, c'est de nouveau une caserne à côté de laquelle sont installés des abattoirs lors de la décennie suivante. Enfin en 1973, les locaux sont transformés en caserne des pompiersG 35. L'église Saint-Hilaire se situait non loin de l'église Saint-Jacques. Elle devint, à partir de 1699, la chapelle des pénitents grisW 4. Ancienne chapelle, l'église Saint-Gervais a été une église paroissiale située près de l'actuel pont de la CitéW 5. Puis une autre chapelle du même nom, connue au XVIIe siècle, était située à l'actuel emplacement de la rue homonyme ; devenue une étable en 1826, elle fut rasée en 1858G 36. L'église Saint-Eumais, dite aussi Saint-Chamassy ou Saint-Yomay, était une ancienne église paroissiale aux XIIIe et XIVe siècles, devenue une simple chapelle au XVIIe siècle. Elle était située près du moulin du Rousseau, dans la rue du Rousseau, tout près de l'IsleW 6. L'église Sainte-Eulalie était une église paroissiale fort ancienne qui n'existait déjà plus en 1389G 32. Elle a donné son nom à une rue devenue ensuite la rue LittréW 6. Sur son emplacement approximatif fut construite, au milieu du XIXe siècle, la chapelle Sainte-Eulalie du lycée Bertran-de-BornG 37. Sur l'emplacement de ce lycée existait depuis le XVIe siècle l'église Saint-Benoît, érigée par les moniales de l'abbaye de LigueuxG 38. Elle a disparu, transformée successivement en chapelle, en pensionnat, puis en collège et enfin en lycée en 1848G 37.
Dans le reste de la ville, six autres églises ont aussi disparu. L'église Saint-Silain était située sur l'actuelle place de l'Hôtel-de-Ville, face à la mairie. Église fort ancienne qui mesurait 31 à 32 mètres de long sur 10 à 18 m de large et qui avait un cloître accolé côté sudW 2, elle était le siège de la paroisse du Puy-Saint-Front et fut détruite pendant la Révolution, entre 1793 et 1798331. L'église Saint-Louis, bâtie à la fin du XVIIe siècle à côté de l'hôpital de la Manufacture (actuellement rue Wilson), mesurait 27 m x 8. Elle fut démolie en 1851 et remplacée en 1854 par la chapelle Saint-Louis, détruite en 1950G 39. L'église Saint-Martin (deuxième du nom) succéda à un premier édifice du même nom, dévasté par les Normands en 849G 16. Elle était située vers l'angle des rues Wilson et Antoine-Gadaud, les Dominicains en firent la chapelle de leur infirmerie. Elle mesurait 11 m x 32 et devint par la suite la chapelle Sainte-Ursule. Elle fut démolie au XIXe siècle par les Ursulines qui firent rebâtir une nouvelle chapelle, aujourd'hui elle aussi disparue, au même emplacementW 7. L'église Saint-Martin (troisième du nom), située à l'angle des rues Gambetta et Maleville, était le siège de la paroisse Saint-Martin et de la commune du même nom. Elle mesurait 15 m × 20 et le culte y était encore célébré en 1871W 7. L'église Charles, dans le quartier du Toulon, se trouvait près du gouffre du Toulon, au-delà de la ligne de chemin de fer Limoges - Périgueux, non loin d'un ancien passage à niveau. Elle mesurait 12 m x 16
Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
Source wikipedia
Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
Source wikipedia
Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
Source wikipedia
Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
Source wikipedia
Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
Source wikipedia
Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
Source wikipedia
Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
Source wikipedia
Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
Source wikipedia
Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
Source wikipedia
Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
Source wikipedia
Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
Source wikipedia
Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
Source wikipedia
Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
Source wikipedia
Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
Source wikipedia
Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
Source wikipedia
Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
Source wikipedia
Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
Source wikipedia
Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
Source wikipedia
Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
Source wikipedia
Quimper, ou Kemper en breton (le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons) est une commune française, antique capitale de la Cornouaille, préfecture du département du Finistère et la région Bretagne.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitant de la région, le Pays Glazik).
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
La cité gallo-romaine semble avoir subsisté, mais sans laisser de traces historiques après le VIe, puisqu'une civitas aquilonia (la cité du Nord?) mentionnée dans un acte du XIe siècle par le nom d'un lieu de culte Sancta Maria in aquilonia civitate existait autour de l'église abbatiale de Locmaria comme semble le confirmer un autre acte de 1124 par lequel l'abbaye devient un prieuré de Saint-Sulpice de Rennes et, par là, sous la protection du comte de Bretagne Hoël Ier, qui était comte de Cornouaille avant son intronisation.
Vers la fin du IXe apparaît la mention d'un évêque de saint Corentin, premier évêque selon la tradition, pour l'un des ses successeurs. Le nom de Kemper ou de Quempercorentin apparaît à la fin du XIe siècle. On trouve ensuite les termes latins Confluentia et C(h)orisopitum que l'on croit être une cacographie de Curiosolitum (l'ancienne cité gauloise des Coriosolites, chef-lieu « Fanum Martis »/Corseul, prés de Dinan. On trouve à Locmaria quelques traces d'un culte de saint Tudy (voir à ce propos l'équivalence avec Saint Tugdual) et la mention d'un très ancien monastère qui aurait suivi les usages celtiques. Une pierre Maen Tudi existe en effet sur le minihi du prieuré de Locmaria. Mais rien encore de probant sur la préhistoire du siège épiscopal qui n'est pas donné comme d'origine ultramarine comme d'autres en Bretagne.
Une légende vivace fait de saint Corentin un protégé de Gradlon, roi de Cornouaille ayant échappé à la submersion de la ville d'Ys, à qui le prince aurait fait don de son château pour établir son palais épiscopal. Le proche entourage de la cathédrale était appelé autrefois "le Tour-du-Chastel".
Le Haut-Moyen Âge montre, de façon plus certaine, une confusion du pouvoir comtal et épiscopal sous un certain Binidic, fils de Budic de Châteaulin. Cette situation contestable est dénouée par l'attribution du Comté de Cornouaille à Alain Canhiart (ou Cainhart), fils de Binidic, et celle de l'évêché successivement à ses deux frères, Orscant et Binidic. Il en restera le fait que l'évêque gardera jusqu'en 1791 la possession de la ville fortifiée entre l'Odet, le Steïr et le Frout, le duc de Bretagne gardant le faubourg ouest connu sous le nom de la Terre-au-Duc.
Deux seigneuries se partagent l'essentiel du pouvoir économique (marchés, moulins, fours banaux, octrois, péages), celle de l'évêque en sa ville close de murailles entre l'Odet, le Steïr et le Frout et le prieuré bénédictin féminin de Locmaria qui contrôle les entrées et sorties maritimes, mais, dans ce qui reste, les possessions sont enchevêtrées et matières à d'innombrables querelles et procès.
En 1210, le duc est contraint de détruire la maison forte qu'il avait édifié sur le fief de l'évêque et seul l'arbitrage du pape permettra la construction, au confluent, d'un petit château en 1453, dont fort peu de traces subsistent. Dans le même état d'esprit, les évêques s'opposent à la levée des impôts par l'État ducal qui s'affirme. Choisis dans l'entourage ducal, ils doivent accepter l'impôt, mais refusent pourtant garnison et atelier monétaire.
En 1239, l'évêque Raynaud décide de reconstruire sur place la cathédrale romane (commencée en 1128?) et, malgré le fait que la construction ait duré 254 ans, le nouveau sanctuaire gothique, privé de flêches sur ses deux tours jusqu'en 1856, montre une homogénéité remarquable. Le chantier aura subi un arrêt prolongé aux XIVs, années noires pour la Cornouaille (guerre de Succession de Bretagne, épidémies).
Le vieux Quimper
La ville se développant, le duc de Bretagne, qui voit son pouvoir politique se renforcer et ne manque pas de l'exprimer par l'apposition de son blason sur les remparts et sur les églises, est amené à tenir compte des notables et à leur octroyer des privilèges pour favoriser l'économie locale et donc ses propres rentrées fiscales. Le mouvement s'amorce par un acte de Jean IV en 1387, mais, si des réunions du « corps de ville » sont attestées dans l'une des chapelles de la ville close, le Guéodet (d'un mot breton proche de "cité"), il n'a pas de traces de luttes pour ériger une « commune » en opposition avec l'autorité ducale ou épiscopale. Un procureur des bourgeois est nommé en vers 1430, mais ce n'est qu'en 1704 que la création d'un office de maire est décidée. Quimper est une ville dont les notables, nobles, chanoines ou commerçants se font construire des « hostels » à pan de bois et aux façades savamment sculptées en bois et en pierre et les terres rurales proches sont parsemées des manoirs nobles dont certains sont des résidence d'été comme celui de Lanniron à Locmaria pour l'évêque.
La ville attire des ordres religieux qui s'installent dans et hors de la ville close, les franciscains cordeliers étant mal acceptés et objets de saccages, malgré le renom de charité de Jean Discalceat, le "petit saint noir", mort en soignant les habitants de la peste en 1349. En 1490 éclate une insurrection paysanne appelée « La commune de Cornouaille » et décrite par le chanoine Jean Moreau : des milliers de paysans mal armés assiègent la ville, mais sont repoussés et massacrés.
La période des guerres de religion est plutôt agitée, car la ville, alliée de la Sainte-Ligue, se rend après avoir été assiégée en 1595 par l'armée royale commandée par le maréchal d'Aumont au nom d'Henri IV dont la conversion au catholicisme reste suspecte aux yeux de beaucoup. L'imprimerie n'est venue que vers 1525, mais son essor sera, comme partout, limité par la politique de contrôle absolu de Louis XIV qui ne fait autoriser qu'un imprimeur par ville placé sous la censure de l'évêque qui est son premier client. La maison la plus ancienne de Quimper, datée du début du XVe siècle, fût justement le siège de l'imprimerie diocésaine.
Quimper bénéficie de la réforme judiciaire de 1552 qui renforce son rôle en en faisant le siège d'un présidial dont le ressort coïncide grossièrement avec le territoire du futur département du Finistère, sauf Quimperlé subordonnée à Vannes.
Le XVIIIe siècle apporte à Quimper l'exploitation, qui durera peu, du charbon de la Terre-Noire à Penhars et surtout le développement de la faïencerie initiée dès 1708 par un entrepreneur provençal, Pierre Bousquet suivi du Rouennais Pierre Clément Caussy. Ne disposant pas de terre à faïence, ils l'importent soit de Fronsac (Bordeaux), soit de Rouen. Plus tard, l'argile gréseuse extraite à quelques km au Sud de Locmaria permettra de fabriquer du grès (à partir de 1775-80). La Révolution sera bien accueillie, mais les excès de la Gauche montagnarde et hébertiste en 1793 susciteront des oppositions telles que les Chouans seront près de contrôler toute la campagne environnante en 1799. Le « brûlis des Saints », le 11 et 12 décembre 1792, journées de pillage et de destruction des églises, marquera les esprits : la municipalité a laissé faire les extrémistes antireligieux avant de s'apercevoir que la Convention avait demandé d'éviter de tels excès.
La ville est fermement tenue en main par les adeptes du changement, alors même que, sous le Directoire, la Chouannerie est maîtresse, la nuit venue, de la campagne proche. En octobre 1800, l'évêque de Quimper, Yves Marie Audrein, est intercepté dans sa diligence dans une paroisse voisine, Kerfeunteun, et est assassiné par des chouans qui seront pris et exécutés quelque temps plus tard.
Le blocus continental mis en place par la Marine britannique en 1805 profite un temps au port de Quimper bien abrité au fond de sa ria et libre d'accès, car c'est surtout Brest qui est surveillée.
Au XIXe siècle, les fonctions administratives fuient Quimper, qui ne les réunira aux religieuses qu'à la fin du siècle, renforçant enfin le rôle de Quimper. L'augmentation lente de la population déborde peu à peu sur les communes voisines, car son territoire est exigu et les autres agglomérations très proches.
C'est aussi une ville garnison qui héberge le 118e régiment d'infanterie de ligne sous la 3e république (colonel Philippe Pétain au commandement en 1907).
L'arrivée du chemin de fer en 1863 prolongé ultérieurement jusqu'à Douarnenez et le développement du port pour l'exportation et l'importation de denrées agricoles augmente l'activité économique avec une accélération après 1880 du fait des progrès de la productivité agricole et d'une industrialisation réelle quoique modérée symbolisée par l'arrivée du gaz de houille produit et exploité par la compagnie Lebon qui installe des gazomètres sur le port.
Celui-ci reste actif malgré la limitation en largeur d'un chenal étroit et soumis aux marées. Le charbon, le sable et le vin sont parmi les importations emblématiques.
L'amélioration des communications permet les débuts du tourisme qui entraîne le développement des hôtels et des entreprises de transport. Quimper attire, par le charme de son site fluvial et de ses vieux quartiers et est une plaque tournante pour l'accès aux stations balnéaires dont le succès s'affirme (notamment Bénodet et les petits ports de pêche du Cap Sizun et du Pays Bigouden).
Les industries agro-alimentaires deviennent pour longtemps un des piliers économiques (conserves de poisson, de légume et de fruits, confitures). Le textile et la mécanique légère, ainsi que la production de faïence contribuent aussi à une expansion importante dans la première moitié du XXe siècle.
L'occupation allemande pèse sur une ville qui est le théâtre de hauts faits de la Résistance (première émission de radio clandestine vers la Grande-Bretagne, vol des dossiers du STO) et celle-ci sera assez forte pour harceler l'ennemi qui se retire à la nouvelle de l'arrivée des Alliés. La fusion de 4 communes pour former le Grand Quimper en 1960 favorise l'essor de la construction et des équipements pour faire de la ville une agglomération où les transports se développent par la création de voies nouvelles, de rocades, de ponts et par l'arrivée de liaisons rapides par avion (liaison vers Paris), par train (TGV) et par route (voie express vers Paris et Brest).
Vue sur la cathédrale depuis l'Odet
Si Brest est choisie en 1962 comme siège de l'Université de Bretagne occidentale (UBO), Quimper accueille finalement un IUT, un collège universitaire étendu en un pôle universitaire dépendant de l'UBO en 1998 et différentes formations supérieures, le tout concernant plus de 4 000 étudiants.
L'habitat collectif est implanté par planification nationale à Penhars et Ergué-Armel[3], tandis que les hauteurs se couvrent de milliers de pavillons aux murs blancs et aux toits d'ardoise sombres. De moins de 44 000 habitants avant 1960, Quimper passe à 64 700 en 2006, loin des 120 000 imaginés en 1970, mais continuant à accueillir quelques centaines de nouveaux habitants chaque année. De grandes zones industrielles à l'Est et à l'Ouest s'ajoutent à la zone centrale de l'Hippodrome.
En 2001 a été achevé un programme de rénovation du pavage complet dans la zone semi-piétonne, confortant l Le pôle agroalimentaire garde un socle d'activités solide à Kéradennec (centre Sud) et à Troyallac'h (sur la commune proche de Saint-Évarzec), malgré des baisses conjoncturelles et la construction immobilière reste florissante. La zone d'activité de Créac'h-Gwenn bénéficie d'une extension pour les entreprises et du renforcement des installations universitaires. L'équipe de basket-ball, UJAP, s'est hissée au niveau national, tandis qu'une véritable base nautique est installée sur l'Odet maritime.
Un réseau souterrain de 70 kilomètres a été créé pour accueillir une fibre optique qui offre un très haut débit de données, facteur d'attraction pour certaines entreprises. La desserte des zones rurales du Nord et de l'Ouest est assurée par un système radio dénommé Wimax.
Quimper est classée ville d'art et d'histoire.
* Cathédrale Saint-Corentin (style gothique - XIIIe-XIXe - flèches néo-gothiques de 77 m)
* Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman - XIe-XIIe)
* Église Saint-Mathieu (XIXe - style néo-gothique)
* Église de Kerfeunteun (style gothique tardif - XVIe)
* Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
* Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
* Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
* Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
* Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l'ancien palais épiscopal
* Musée de la Faïence [2]
* Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
* Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
* Faïenceries HB-Henriot [3]
* Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
* Gorges boisées de l'estuaire de l'Odet (visite en vedettes touristiques)
* Statues:
-la plus connue, œuvre en bronze d'Eugène Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; [4] Le grand médecin, inventeur de l'auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l'hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
-Place La Tour d'Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d'Auvergne, "premier grenadier de l'Empire", né en 1743 , tué au combat d'Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d'estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
-A l'angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s'agit d'un monument érigé à l'origine sous l'égide du souvenir français en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n'est qu'en 1951 qu'il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu'on dit parfois, un des glorieux marins de l'amiral Ronarc'h. Il s'agit en fait de la copie conforme de l'un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d'un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l'origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
-Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d'années une stèle surmontée d'un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n'a rien qui attire l'attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
* La ville a été récompensée par quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
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