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Pentax 645D (2010)
Capteur MF (44x33 mm) CCD de 40 MP (7264 x 5440 )
Prix: $9,400 USD
Photos prise avec le Pentax FA 645 120mm f/4 Macro
(facteur de multiplication de 0.8) = 96mm
200-1000 (100-1600) ISO
Le Nikon D3s (2009)
Capteur FF (36x24mm) CMOS de 12.1 MP ( 4256 x 2832 )
Prix: $5,200 USD
Photos prise avec le nikkor AF-S VR 105mm f/2.8 G IF-ED
(facteur de multiplication de 1.0) FX
200-12800 (100-102400) H3 ISO
"Selon que vous serez médecins libéraux ou contrôleurs SNCF, les médias de cour vous rendront preneurs d'otages ou pas..."
(2022)
Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.
Jean de La Fontaine - Fables, Les Animaux malades de la peste
(1678).
www.frustrationmagazine.fr/greve-medecins-liberaux/
La grève des médecins libéraux est-elle vraiment légitime ?
par Rédaction | 1 Déc 2022 | Désintox
Une grève a commencé aujourd’hui, mais son traitement médiatique change totalement de l’ordinaire : pas de micro-trottoir d’usagers excédés, pas d’éditocrates donneurs de leçons, et une documentation pédagogique, par les médias, de ses motifs : Le Figaro a fait une belle vidéo qui donne la parole à la profession, sans contradiction, BFMTV un reportage complaisant, toujours sans contradiction, tandis que France info relaie les revendications des médecins libéraux sans donner la parole aux patients, qui ont pourtant déjà du mal, en temps normal, à obtenir un rendez-vous. Une grève sans « prise d’otage » ? ça alors ! Il faut dire que ce ne sont pas de vulgaires cheminots, des emmerdeurs de profs ou des ouvriers privilégiés de raffineries qui sont en grève, mais de respectables médecins libéraux. Et puisque nos journalistes sont majoritairement issus du même milieu que les médecins, la petite bourgeoisie, alors ils ont, pour une fois, un réel sens de l’empathie pour les raisons de la grève. C’est d’autant plus gênant que, ce coup-ci, la grille de lecture médiatique apportée habituellement à une grève – un groupe professionnel privilégié qui se bat avant tout pour sa corporation – aurait une certaine pertinence.
1 – Revenus très élevés, milieu privilégié mais horaires à rallonge : qui sont les médecins libéraux ?
La médecine libérale regroupe les praticiens, spécialistes comme généralistes, qui travaillent dans le secteur privé. Ils sont conventionnés par la sécurité sociale pour obtenir le remboursement aux patients des soins qu’ils délivrent et ainsi disposer d’une clientèle solvable. Sur 226 000 médecins en 2018, les libéraux représentent 57% des médecins exerçant dans tout le pays. La santé publique repose donc en grande partie sur eux.
Le conventionnement avec la sécurité sociale se fait soit en « secteur 1 », c’est-à-dire avec des honoraires conformes au tarif fixé par la sécurité sociale (25€ la consultation chez un médecin généraliste), soit en « secteur 2 », où les honoraires sont choisis par le médecin tandis que la sécurité sociale ne rembourse que son propre tarif, le reste à charge étant réglé par le patient ou sa complémentaire, si elle prévoit ce cas de figure. Un quart des médecins pratiquent le dépassement d’honoraires en “secteur 2” : en 2015, c’était le cas de 44% des spécialistes et 8,5% des généralistes, et cette proportion ne cesse d’augmenter.
En moyenne, en 2017, les médecins libéraux ont un revenu de 120 000€ annuels (on parle bien du revenu réel, après charges). Cela varie fortement entre les spécialistes en radiothérapie qui gagnent en moyenne 400 000€ par an et les psychiatres, qui touchent 89 000€ annuels. Les médecins généralistes, quant à eux, ont un revenu moyen de 93 000€, soit 7 750€ par mois tout de même. Pour comparaison, le revenu moyen annuel des salariés français est de 24 410€. C’est donc sans surprise que les médecins libéraux font partie des 2% des actifs les plus riches. Étrange que contrairement aux cheminots ou aux raffineurs, les éditocrates ne tournent pas en boucle sur la question de leurs privilèges et de leurs revenus ! Et ce, alors que les revenus des libéraux ont augmenté de façon constante et continue entre 2005 et 2017.
En moyenne, en 2017, les médecins libéraux ont un revenu de 120 000€ annuels. Le revenu moyen annuel des salariés français est de 24 410€
Selon une étude de Doctolib de 2017, la durée moyenne d’une consultation chez un généraliste est de 17 minutes. Pour le ministère de la Santé, la moyenne est plutôt de 16 minutes en 2019. Le temps de travail moyen des généralistes, comprenant les consultants ainsi que les tâches annexes (administratives, notamment), est de 50 heures par semaine (contre une moyenne de 39,1 heures pour l’ensemble des salariés français et 43,3 heures pour les cadres). Souvent, comme dans le mouvement de grève actuel, les médecins libéraux mettent en avant leur temps de travail pour démontrer qu’ils gagnent finalement peu. « Si on rapporte au quota horaire, je gagne très mal ma vie », explique ainsi un médecin gréviste à BFMTV.
“Si on rapporte au quota horaire, je gagne très mal ma vie” : non, ce n’est pas un ouvrier Amazon qui vous parle, mais un médecin libéral
Mais l’argument ultime de tout médecin libéral dans un débat sur sa profession, ses revenus et ses pratiques, reste celui-ci : ils ont fait 10 ans d’études. Et c’est effectivement vrai, avec une partie faite en internat fort mal rémunérée. Et cette durée d’étude explique aussi pourquoi l’origine sociale des étudiants en médecine est aussi homogène : 52% d’entre eux sont enfants de cadres et professions intellectuelles supérieures, contre 5% de filles et fils d’ouvriers. Il faut dire qu’en plus d’être longues et de nécessiter des ressources financières, ces études réclament une préparation elle aussi onéreuse : deux tiers des étudiants de première année auraient recours à une “prépa privée” pour se préparer au concours, selon l’association nationale des étudiants en médecine de France.
Les médecins libéraux sont représentés par des syndicats puissants et ont des relais politiques de choix : ils sont en effet une profession très représentée parmi les députés et sénateurs, et ce depuis des décennies.
2 – Une grève en réponse aux pressions que la société exerce sur les médecins
Les négociations entre l’assurance-maladie (la sécurité sociale) et les syndicats de médecins libéraux ont commencé pour établir les règles du conventionnement de ces derniers pour les prochaines années. C’est un grand round qui se déroule à intervalles réguliers et où les tarifs, les règles, les aides apportées, sont discutés entre la corporation médicale, via ses syndicats, et la sécu.
Or, la pression a augmenté sur les médecins libéraux. Face au problème des déserts médicaux, des associations et des députés se battent pour obtenir une contrainte sur l’installation des médecins. Déjà débattue plusieurs fois à l’Assemblée Nationale, cette mesure consisterait à limiter l’installation des médecins libéraux dans les zones déjà bien dotées pour les contraindre à aller vers les zones désertées.
La durée moyenne d’une consultation chez un généraliste est de 17 minutes
Ce problème de désertification médicale ne touche pas que le monde rural (dans la Sarthe, 90% des médecins généralistes ne prennent plus de nouveaux patients) mais aussi certains quartiers de métropoles. Pour résoudre ce problème, les gouvernements successifs ont jusqu’à présent privilégié l’incitation financière : des aides à l’installation pour pousser les libéraux à se rendre dans les zones qui en ont besoin. Mais ça n’a pas du tout marché, alors que ça a coûté très cher : 86,9 millions d’euros rien que sur l’année 2015, selon la Cour des comptes, ont été attribués aux professionnels de santé libéraux par l’assurance maladie et l’État (en plus des aides ponctuelles délivrées par des collectivités en recherche de médecins). Cette somme est pointée du doigt par la Cour des comptes dans un rapport de 2017 qui conclut que ces dispositifs sont coûteux et inefficaces.
Zéro proposition des grévistes pour mettre fin aux déserts médicaux
Le business des aides à l’installation provoque au passage des abus délirants, comme ce couple de médecins libéraux qui a quitté une zone sous-dotée pour s’installer dans une autre, en 2021, empochant 93 000€ d’aide de l’assurance-maladie ! Une manœuvre qui n’est pas illégale, puisque les conditions pour toucher ces aides sont minimales.
La pression a augmenté sur les médecins libéraux. Face au problème des déserts médicaux, des associations et des députés se battent pour obtenir une contrainte sur l’installation des médecins
C’est pourquoi des associations, comme UFC-Que Choisir, réclament une installation plus contrainte, pour rééquilibrer l’offre de soins sur tout le territoire. L’association de consommateurs propose « l’instauration d’un conventionnement territorial des médecins, afin de garantir une meilleure répartition des professionnels de santé sur le territoire, et qui ne permette plus aux médecins de s’installer en zones surdotées », mais aussi « la fermeture de l’accès au secteur 2 (à honoraires libres), à l’origine du développement incontrôlé des dépassements d’honoraires. Les nouveaux médecins ne devraient avoir le choix qu’entre un secteur 1 aux honoraires sans dépassements, mais revalorisés lorsque c’est nécessaire, et l’Optam, qui encadre les dépassements d’honoraires. ».
C’est aussi le cas de nombreux députés : 122 élus réunis dans une coalition inter-partisane, sous pression de leurs électeurs, réclamaient en octobre 2022 la contrainte de l’installation. Le gouvernement a répondu par une demi-mesure, l’obligation pour les étudiants en médecine d’effectuer leur 4e année d’internat dans un désert médical. Désormais adoptée, elle a suscité la vive opposition des syndicats de la profession.
La question des déserts médicaux n’est pas la seule qui interroge la probité et la pertinence de l’organisation de la profession médicale. Il faut citer aussi la surprescription de médicaments psychotropes (anxiolytiques et antidépresseurs), mais aussi le recours trop fréquent aux antibiotiques, qui est à l’origine d’un problème de santé publique d’ampleur dont les médecins sont largement la cause. Et on se doit d’évoquer les violences médicales, notamment envers les femmes, sujet dont on commence tout juste à parler et dont même des étudiants en médecine se font les lanceurs d’alerte.
C’est face à ce contexte qu’a émergé le mouvement à l’origine de la grève du 1er et 2 décembre : le collectif « Médecins pour demain » a été créé en août dernier et rassemble plus de 10 000 professionnels sur sa page Facebook. Libération en a fait un portrait très sympathique, relayant sans contradiction le « ras-le-bol » d’une profession « à bout de souffle », mais ne semble pas s’être rendu sur son site internet où les revendications sont bien plus politiques :
Doublement du tarif de la consultation remboursé par la sécurité sociale, de 25€ à 50€ (pour 17 minutes en moyenne, donc)
Mais aussi sanction des rendez-vous non honorés
Et sur tous leurs documents, maintien de la liberté d’installation et « refus de toutes les mesures coercitives »
3 – Des revendications délirantes
La revendication d’augmenter le tarif de la consultation de 25 à 50€ semble délirante et il est surprenant qu’aucun média ne l’ait traitée comme telle. Qui, durant une grève, demande un doublement de ses revenus ? Et, pire encore, un doublement de ces revenus lié à un remboursement de la sécu ?
Nous l’avons vu, un quart des médecins libéraux pratiquent le dépassement d’honoraires. Ils ont donc tout à fait le droit de fixer un tarif plus élevé s’ils le souhaitent. Mais ce qu’ils veulent, c’est une clientèle solvable et donc la prise en charge par l’assurance-maladie.
“La défense d’un soin de premier recours de qualité, accessible à toutes et tous ne saurait passer par des revendications corporatistes portant sur le tarif des actes de consultation et le chantage au déconventionnement”
Syndicat de la médecine générale, opposé à la grève
Et surtout : si les médecins mobilisés ne veulent pas pratiquer dans leur coin le tarif à 50€, c’est parce qu’ils sortiraient du “secteur 1” de l’assurance-maladie. Or, nous ne l’avons pas encore précisé : pratiquer le tarif réglementé permet aux médecins d’avoir une partie de leurs cotisations maladies et retraites prises en charge par la sécu. Libéraux, mais pas trop !
Si prompts à chiffrer les revendications « irréalistes » des syndicats, aucun éditocrate n’est pourtant venu chiffrer le coût exorbitant d’une telle revendication. Doubler le montant remboursé par consultation dans tout le pays ? Et qui paierait une telle évolution ? Les contribuables et assurés sociaux que nous sommes.
Selon UFC-Que Choisir, le frein financier est la première explication (29 % des cas) du renoncement aux soins des patients
L’existence d’une telle revendication montre que les professions médicales libérales qui prennent part à la grève font preuve d’un corporatisme hallucinant. Si elles voulaient vraiment améliorer le système de soins, comment pourrait-elle proposer une mesure aussi coûteuse ? Pourquoi ses syndicats ne proposent-ils rien pour favoriser l’équilibre de l’offre de soins dans tout le territoire ?
Plus inquiétant encore sur l’état de la profession : ils ne s’inquiètent apparemment pas de ce que représente l’avance de 50€ d’honoraires pour toute une partie de la population, alors même que le facteur financier est le premier facteur de renoncement aux soins en France. Pire encore : ces mêmes syndicats qui appellent à la grève pour faire avancer 50€ à leurs patients sont aussi ceux qui ont fait pression pour mettre fin au projet de généralisation du tiers-payant (c’est-à-dire le paiement direct de l’assurance-maladie aux médecins, sans que le patient n’ait à avancer la tarif de la consultation), au point que la mesure a été finalement abandonnée en 2017.
4 – Une profession médicale à réorganiser pour le bien des médecins comme des patients
Heureusement, tous les médecins n’adhèrent pas à une attitude aussi irresponsable de la corporation. Le Syndicat de la Médecine Générale (SMG) ne s’associe ainsi pas au mouvement de grève, déclarant dans un communiqué : “La défense d’un soin de premier recours de qualité, accessible à toutes et tous ne saurait passer par des revendications corporatistes portant sur le tarif des actes de consultation et le chantage au déconventionnement. En effet, ce sont encore une fois les assuré·es sociaux·ales qui in fine paieront la note, sans pour autant voir leur quotidien s’améliorer.”
L’exercice de la médecine libérale pose problème aux patients, qui n’ont pas accès à une offre répartie équitablement, qui se heurtent aux dépassements d’honoraires et à des professionnels parfois isolés et peu réflexifs sur leurs propres pratiques. Pour se défendre, médecins et patients ne peuvent compter que sur l’institution archaïque et notoirement réactionnaire (selon les termes du Syndicat national des jeunes médecins généralistes) qu’est l’Ordre des médecins. Tout le monde pâtit de cette situation. Les conditions de travail dégradées décrites par les médecins en grève, ce sont les patients qui les ressentent en premier : un rendez-vous de 15 minutes parfois bâclé en raison de l’impératif libéral d’enchaîner les consultations ne fait de bien à personne, surtout pas aux médecins qui ont le sentiment de ne pouvoir faire correctement leur travail.
On pourrait imaginer un système beaucoup plus confortable pour les médecins comme les patients, par exemple en généralisant l’exercice salarial au sein de maisons de santé publiques comme certaines municipalités en sont déjà dotées.
On pourrait imaginer un système beaucoup plus confortable pour les médecins comme les patients, par exemple en généralisant l’exercice salarial au sein de maisons de santé publiques comme certaines municipalités en sont déjà dotées. Je l’ai testé pour vous, il y a quelques années, à Saint-Ouen (93) qui dispose de deux grands centres de santé municipaux : toutes les spécialités sont disponibles, les consultations sont longues car les médecins peuvent prendre leur temps (ils ont moins d’administratif à gérer et leurs revenus ne dépendent pas du nombre de rendez-vous). Et, cerise sur le gâteau, le tiers-payant est pratiqué : il n’y a donc que quelques euros à régler…
Il faut dire et répéter que les conditions d’études en internat des jeunes médecins, où ils sont mal payés et souvent mal traités, est un problème qui doit être réglé urgemment. Ils sont utilisés comme variable d’ajustement budgétaire pour continuer à économiser sur le dos de l’hôpital public, et ce au mépris de leur santé physique et mentale. Aussi, n’importe qui peut se sentir solidaires des internes et de leur traitement, notamment pendant l’épidémie de Covid. Pour autant, cela ne justifie en rien qu’une fois installés, les médecins libéraux se permettent de déroger à la santé publique et de revendiquer des mesures dispendieuses, discriminatoires et corporatistes. Il est temps de briser ce cercle infernal où des études maltraitantes justifient ensuite le refus de travailler avec le public. Mais pour cela, il faut que le gouvernement prenne ses responsabilités et investisse largement dans la santé, ce qu’il se refuse évidemment à faire, nous menant dans cette situation bloquée.
Il faut dire et répéter que les conditions d’études en internat des jeunes médecins, où ils sont mal payés et souvent mal traités, est un problème qui doit être réglé urgemment.
La grève du 1er et 2 décembre 2022 ne va hélas rien apporter en la matière, car elle n’est qu’une étape dans la mobilisation préventive que les éléments les plus conservateurs de corporation libérale mènent pour éviter d’avoir à se réorganiser au service de la santé publique. Pour cela, elle est prête à revendiquer une mesure qui exclurait encore davantage les plus pauvres de notre système de santé. La complaisance médiatique envers ce mouvement de grève est liée à cette incapacité apparente qu’ont les journalistes à prendre en compte le contexte de rapport de force général dans laquelle elle se déroule. Derrière l’affichage médiatique des difficultés réelles de nombre de médecins généralistes, il y a la volonté politique de ne renoncer en rien aux privilèges et à l’impunité de cette profession, ce qui ne servira ni les médecins (sauf les plus riches et avares d’entre eux), ni la population.
Nicolas Framont
POUR LE PLAISIR !
Les échelles ne sont pas totalement respectées (c'est trop compliqué avec différentes photos de bien représenter les tailles, de plus en plein vol, donc ne pas trop s'y fier merci ! L'hirondelle est plus petite comme indiquée !
Martinets : (de gauche à droite)
Avril 2022 - Avril 2021 - Juin 2020
Hirondelles : Juin 2020 (les 3)
Toutes les photos ont été prises au même endroit à Ajaccio !
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PérigueuxPérigueux (prononcé [pe.ʁi.gø] ; est une commune française, la plus peuplée du Périgord, située dans le centre-est de la région Nouvelle-Aquitaine. Chef-lieu du département de la Dordogne depuis 1791, la commune compte 30 060 habitants en 2018, pour une aire urbaine totalisant plus de 102 000 habitants la même année.
Labellisée « 4 fleurs », Périgueux est la capitale culturelle et touristique du Périgord blanc, dans la vallée de l'Isle. La ville offre aux touristes un patrimoine historique gallo-romain, médiéval et de la Renaissance. Reconnue ville d'art et d'histoire, Périgueux possède 44 monuments historiques inscrits ou classés, et trois musées labellisés Musées de France, dont deux municipaux. La ville conserve et met en valeur son riche patrimoine civil, militaire et religieux, dont sa cathédrale Saint-Front, classée au titre des monuments historiques ainsi qu'au patrimoine mondial de l'UNESCO.
La cité date du Ier siècle av. J.-C., pendant l'occupation romaine en Gaule : les Romains s'installent dans la plaine de l'Isle et créent la ville de Vesunna, à l'emplacement de l'actuel quartier sud. Celle-ci était la capitale romaine de la cité des Pétrocores. La ville de Périgueux naît en 1240 de l'union de « la Cité » (l'antique Vesunna) et du « Puy-Saint-Front ». Depuis, elle reste le centre du Périgord, subdivision historique de l'Aquitaine, puis est la préfecture du département français de la Dordogne. Elle s'agrandit encore en 1813 avec l'ancienne commune de Saint-Martin.
En matière économique, Périgueux, centre du principal bassin d'emploi du département, abrite le siège social de plusieurs entreprises régionales. La commune compte un employeur de quelque 500 salariés, le Technicentre (les ateliers du Toulon) de la SNCF. Bénéficiant du tourisme pour son patrimoine, elle est de plus une étape gastronomique notable au cœur du Périgord. Différentes festivités culturelles et compétitions sportives sont organisées afin d'animer la région.
Ses habitants sont appelés les Périgourdins, parfois les Pétrocoriens, nom tiré du peuple qui avait pour capitale Vesunna.
Géographie
Localisation
Périgueux est située dans le sud-ouest de la France, au centre du département de la Dordogne.
La ville se trouve, en distances orthodromiques, à 109 km de Bordeaux, 68 km d'Angoulême, 83 km de Limoges, 64 km de Brive-la-Gaillarde, 100 km de Cahors et 109 km d'Agen2. Topographie
Périgueux est localisée dans le Périgord central, sur la carte traditionnelle du Périgord.
Périgueux est située dans le Périgord central, l'une des régions naturelles de France. Le Périgord central est entouré au nord par le Nontronnais, à l'est par le bassin de Brive, au sud par le Périgord noir et le Bergeracois et à l'ouest par le Landais, la Double et le Ribéracois3. La commune fait partie du pays touristique du Périgord blanc, qui se présente comme un grand ensemble de collines boisées séparées par les vallées de l'Isle, de la Beauronne, de la Loue et du Vern. Les prairies alternent avec les bois de châtaigniers, de chênes ou de pins.
S'étendant sur 9,82 km2, la commune est établie autour d'un vaste méandre de l'Isle, dans la vallée et sur les pentes douces qui montent jusqu'à 200 m, aux plateaux de Champcevinel au nord et de Coulounieix au sud, le territoire communal s'étageant entre 75 et 189 mètres4. L'altitude minimale se trouve à l'ouest, au confluent de l'Isle et de la Beauronne, là où l'Isle quitte la commune et continue sur celle de Marsac-sur-l'Isle. L'altitude maximale est localisée au nord du lieu-dit les Jaures, situé à quelques dizaines de mètres de la commune de Champcevinel5.
Géologie
D'un point de vue géologique, comme les quatre cinquièmes sud et ouest du département, la commune de Périgueux appartient au Bassin aquitain, et la roche sous-jacente est calcaire. Le socle cristallin est à une profondeur de 1 000 m6.
La majeure partie de la surface communale correspond au Crétacé supérieurNote 1. Il affleure principalement sur le versant nord de la vallée de l'Isle. On trouve le Turonien (ou Angoumien) à l'ouest (la Monzie et en limite de la commune de Chancelade) et le Coniacien sur tout le reste du versant, au nord de la ville ancienne. De petites failles, d'axe nord-ouest - sud-est, fissurent le versant de la vallée de l'Isle à l'ouest de la Monzie, au pied de Beaupuy.
Les hauteurs, sur la partie nord de la commune (le Grand Puy Bernard, la Croix-Ferrade, etc.), sont couvertes de colluvions calcaires, sableuses et argileuses, issues de la décomposition du Coniacien et du Santonien lors du Cénozoïque.
La ville ancienne est construite sur une basse terrasse, sur la rive droite de l'Isle, composée de sable et galets issus de la glaciation de Riss au Quaternaire. On retrouve aussi cette terrasse sur la rive gauche, au sud du quartier des Barris. Le fond de la vallée proprement dit (partie inondable) est composé d'alluvions récentes d'origine fluviatile ou issues des versants7.
Climat
Périgueux est soumise à un climat océanique dégradé. En raison de l'altitude, de la disposition des vallées et de l'exposition des forêts, le climat varie fréquemment8, tant au cours d'une saison que d'une année à l'autre. Le tableau suivant donne une idée du climat bergeracois en comparaison avec la moyenne nationale et quelques communes représentant différents climats existant en France.
Périgueux est traversée d'est en ouest par l'Isle, principal affluent de la Dordogne. Cette rivière est longue de 255,3 km12, dont 87 sont navigables (actuellement en plusieurs sections). Elle rejoint la Dordogne à Libourne. Sa pente moyenne est de 1,56 m/km. L’ensemble du bassin appartient au climat océanique aquitain. L'Isle prend sa source dans le Massif central. Son affluent, la Beauronne, marque sur quelques centaines de mètres la limite ouest du territoire communal, séparant le quartier du Gour de l'Arche du golf de Saltgourde à Marsac-sur-l'Isle.
Dans le quartier du Toulon, la source de l'Abîme déverse en moyenne quotidiennement 35 000 m3 et alimente en eau potable Périgueux et plusieurs autres communes13.
Risques naturels
Périgueux fait partie de la zone inondable de l'Isle ainsi que de celle de la Beauronne. Les atlas des zones inondables correspondants sont diffusés le 5 avril 2000 et le 1er janvier 200114.
L'arrêté du 15 mai 2008, portant reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle, inclut Périgueux au titre de mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols de janvier à mars 200515. Deux plans de prévention sont élaborés par la ville : l'un pour les cas d'inondations de l'Isle, prescrit le 15 mars 1989 et approuvé le 1er février 2000 ; l'autre en cas de mouvements de terrain ou de tassements différentiels, prescrit le 25 mai 2004 et approuvé le 28 juillet 200616. Quatorze catastrophes naturelles ont eu lieu depuis 1982 à Périgueux, dont six inondations et coulées de boues, une tempête et sept mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et/ou à la réhydratation des sols16.
La localité est située dans une zone de sismicité très faible de niveau 1 sur une échelle de 1 à 516.
Voies de communication et transports
Voies routières
Depuis le début des années 1990, Périgueux est contournée au sud par une rocade de la route nationale 8917. Par la suite, ce tronçon a été intégré à l'autoroute A89 reliant Bordeaux à Lyon, ouvrant trois des principaux accès routiers à Périgueux.
À l'ouest et à l'est, les deux échangeurs Périgueux-Ouest et Périgueux-Est (nos 14 et 16) permettent d'accéder à la commune par le biais de la route départementale 6089 (l'ancienne route nationale 89). Périgueux est aussi accessible au sud par l'échangeur no 15, Périgueux-Centre, puis par la route départementale 6021 (tronçon déclassé de la route nationale 21 qui vient de Lourdes et qui continue au nord jusqu'à Limoges).
Au nord-ouest, la route départementale 939 (ancienne route nationale 139) mène à Angoulême et La Rochelle. Deux autres importantes routes départementales quittent Périgueux vers le nord et le nord-est de la Dordogne, la RD 3 (route d'Agonac) qui conduit à Nontron via Agonac et Villars et la RD 8 (route de Paris, également appelée route des Piles) qui rejoint la RN 21 près de Sorges.
La circulation routière à Périgueux et dans son agglomération provoque quotidiennement d'importants embouteillages matin et soir. Cela est dû à la conjonction de plusieurs causes18 : un nombre limité de ponts franchissant l'Isle (six ponts au total sur douze kilomètres de rivière depuis la route nationale 221 à la Feuilleraie à Trélissac jusqu'à celui de la route départementale 710E à Marsac-sur-l'Isle ; un bassin d'emploi très important à Périgueux même, alors que 60 % des personnes qui y travaillent viennent de l'extérieur de la ville ; une concentration de lycées, collèges et écoles ; l'absence de rocade entraînant un transit important par le centre-ville, une seule déviation ayant été créée à l'ouest en 1991.
En 2016, pour l'ensemble de la commune, le nombre de places de stationnement gratuites des véhicules est estimé à 13 000 dont 370 en zone bleue19. S'y ajoutent au centre-ville ou à proximité des places payantes sur la voirie (600), dans trois parkings souterrains (1 685) et trois parkings de surface (335)19.
Voie verte
La voie verte qui longe l'Isle et traverse l'agglomération de Trélissac à Marsac-sur-l'Isle en passant par Périgueux a reçu le 2e prix européen des voies vertes en 2007 dans la catégorie « Mobilité »20.
Transport ferroviaire
Le 26 mars 1853, Jean Étienne Joseph Estignard, maire de la commune à l'époque, et son conseil municipal décident de faire le nécessaire pour que la future ligne de chemin de fer devant relier Lyon à Bordeaux passe par Périgueux. Un mois plus tard, le 21 avril 1853, le décret donnant satisfaction aux Périgourdins est signé par Napoléon III. Le 20 juillet 1857, le premier train entre en gare de Périgueux, bâtiment qui n'est à l'époque qu'un assemblage provisoire de planches21.
Les travaux de la gare définitive commencent le 12 septembre 186021, cinq jours avant l'inauguration de la section de Périgueux à Brive, mise en service le 17 septembre 1860 par la Compagnie du PO. Le 3 août 1863, la mise en service de la ligne à voie unique de Niversac à Agen par la Compagnie du PO, permet les relations entre Périgueux et Agen22, ligne sur laquelle se trouve une gare secondaire, Périgueux-Saint-Georges, peu desservie.
La gare de Périgueux fait partie du réseau de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) et est desservie par des trains Intercités et TER Nouvelle-Aquitaine. La ville est également reliée, par des liaisons TER, à Bordeaux, Limoges, Brive et Agen ; par trains grandes lignes à Paris, Lyon et, par le Ventadour, à Clermont-Ferrand.
Fin 2013, un contrat devait être signé entre la région Aquitaine et la communauté d'agglomération pour intensifier le nombre de trains entre Mussidan et Niversac par une navette ferroviaire urbaine23. En 2019, le Grand Périgueux relance les négociations avec la Nouvelle-Aquitaine. Le projet pourrait voir le jour en 202124, avec la création de deux arrêts supplémentaires dans le quartier de Vésone et dans la zone industrielle de Boulazac25.
Parallèlement, en avril 2019, la ville a inuaugré son nouveau pôle d'échanges multimodal derrière la gare (accès facilité aux bus, piétons, vélos et TER)26. D'ici 2021, une nouvelle passerelle piétonne surplombera les quais de la gare pour relier cette dernière et le pôle d'échanges27.
Transports urbains
L'agglomération périgourdine est desservie par le réseau Péribus. Depuis janvier 2012, il se compose de onze lignes principales et d'un réseau de quatorze lignes secondaires à basse fréquence, qui dessert une partie de l'aire urbaine. De plus, depuis décembre 2011, une navette électrique gratuite fonctionnait en centre-ville les mercredis et samedis, jours de marché. À partir de septembre 2018, cette navette est assurée du lundi au samedi par un bus de nouvelle génération « Businova », sur un nouveau trajet qui dessert dans un premier temps la gare de Périgueux puis, à dater du 29 avril 2019 le pôle d'échanges multimodal (PEM) situé derrière la gare28.
Péribus est un réseau de transports urbains créé en 1987 pour desservir les communes membres du SIVOM (Boulazac, Coulounieix-Chamiers, Champcevinel, Chancelade, Marsac-sur-l'Isle, Notre-Dame-de-Sanilhac, Périgueux et Trélissac). Le SIVOM est devenu district de l'agglomération périgourdine en 1994, puis a évolué en communauté d'agglomération périgourdine (CAP) en 1999. De nouvelles communes sont entrées dans la CAP : Antonne-et-Trigonant, La-Chapelle-Gonaguet, Château-l'Évêque, Coursac, Escoire, Razac-sur-l'Isle en janvier 2003, Agonac, Cornille et Sarliac-sur-l'Isle en janvier 2012, puis Annesse-et-Beaulieu et Mensignac en janvier 2013, entraînant l'agrandissement du réseau Péribus. La CAP disparaît le 31 décembre 2013, remplacée au 1er janvier 2014 par une nouvelle intercommunalité élargie : Le Grand Périgueux.
Alors que les travaux en vue de transformer une partie du réseau en bus à haut niveau de service (BHNS) avec couloirs de circulation dédiés devaient débuter en 201629, les aménagements ne sont présentés en réunion publique qu'en juin 201730. La première phase des travaux débute en 201831 et le BHNS est officiellement mis en service le 20 décembre 201932,33.
Transport aérien
Article détaillé : Aéroport Périgueux-Bassillac.
L'aéroport Périgueux-Bassillac est situé sur la commune de Bassillac, à 9 km de Périgueux. Il disposait d'une liaison directe vers Paris entre mars 2008 et juin 2018, avec deux vols journaliers du lundi au vendredi. La ligne était opérée par la compagnie aérienne Twin Jet34,35,36.
Transport fluvial
En 1820, un projet important prévoit de rendre navigable l'Isle de Périgueux à Libourne. À Saint-Astier, commune située en bordure de la rivière à vingt kilomètres en aval de Périgueux, trois écluses et un canal de dérivation de 1 300 mètres sont établis ; un grand pont la traversant est construit vers 1830. Depuis Coutras jusqu'à l'entrée de la ville de Périgueux, 41 écluses et barrages en pierre y sont construits ou rénovésG 1. À cette époque, les transports se font par charrettes et de nombreuses marchandises stockées encombrent les axes de Périgueux. Le préfet de la Dordogne, en accord avec le maire de Périgueux, décide donc la création d'un port en bordure de l'Isle dans le quartier de la Cité. Les travaux commencent vers 1830. Un chantier portuaire est installé non loin de la grande écluse. Le port de Périgueux est inauguré le 30 octobre 1837G 1. De nombreuses marchandises y arrivaient : bois, charbon, fer, fonte, chaux, barriques de vin, huile, noix, châtaignes, tuiles, poteries, farine, etc.. Un projet de canal est étudié entre le port de la Cité et un port à établir en centre ville. Le chantier du canal est ouvert le 6 mars 1857 le long de la rive droite de l'Isle. Il est ouvert à la navigation le 12 mai 1860 jusqu'aux abattoirs Sainte-Claire construits par Louis Catoire37 (emplacement actuel du poste de secours des pompiers). À cette occasion, on met au jour les anciens thermes38. Après 1920, le trafic du port baisse considérablement avec le développement du rail. Mais c'est surtout le transport routier qui stoppe brutalement le trafic du port vers 1949. En 1957, l'Isle est officiellement fermée à la navigation39.
Urbanisme
Typologie
Périgueux est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'InseeNote 3,40,41,42. Elle appartient à l'unité urbaine de Périgueux, une agglomération intra-départementale regroupant 7 communes43 et 65 208 habitants en 2017, dont elle est ville-centre44,45.
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Périgueux, dont elle est la commune-centreNote 4. Cette aire, qui regroupe 49 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants46,47.
Morphologie urbaine
Fondée en 1240G 2, la ville a connu plusieurs extensions au XIXe siècle. La ville s'étend avec des faubourgs, comme celui des Barris, aménagé sur la rive gauche de l'Isle.
En 1813, la commune de Saint-Martin fusionne avec Périgueux48. En 1862, tandis que les faubourgs de Saint-Georges, de l'Arsault et celui de la Cité se développent assez rapidement, le faubourg du Toulon semble abandonné, avec une population peu dense. Il se peuple de plus en plus par des ouvriers lors de l'apparition des lignes du chemin de fer et des ateliers de construction ferroviaires49.
Le baby boom et l'exode ruralNote 5 accroissent fortement les besoins en logement. Le tissu actuel est dense et composé d'immeubles et de pavillons résidentiels.
Arrondissements de la ville
Depuis le 10 juillet 2020, la ville est organisée en six arrondissements : Centre-ville et Hôpital, Clos-Chassaing - La Grenadière, Le Gour de l'Arche, Saint-Georges, Le Toulon - La Gare, et Vésone50. Ils ont été définis en tenant compte de la répartition démographique et des bassins de vie de la ville. La municipalité a pour projet de créer des conseils d'arrondissement ; leur fonctionnement sera précisé ultérieurement51.
Logement
En 2017, le nombre total de logements dans la commune était de 20 183, alors qu'il était de 19 628 en 201252.
Parmi ces logements, 84,0 % étaient des résidences principales, 3,3 % des résidences secondaires ou des logements occasionnels et 12,6 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 30,5 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 69,2 % des appartements53.
Sur les 16 961 résidences principales occupées en 2017, 3 874 ménages, soit 22,8 % vivent à Périgueux depuis moins de deux ans, 4 244 ménages, soit 25,0 % vivent ici depuis deux à quatre ans, 2 742 ménages, soit 16,2 % vivent dans cette commune depuis cinq à neuf ans, et 6 101 ménages soit 36,0 % vivent à Périgueux depuis dix ans ou plus54.
des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 35,2 %, en légère hausse par rapport à 2012 (35,0 %) pour 62,5 % de locataires (en baisse par rapport à 2012 (65 %) et 2,3 % des habitants étaient logés gratuitement55.
En 2020, la commune dispose de 23 % de logements sociaux, taux inférieur au « seuil de 25 % fixé par la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) »56. Plusieurs chantiers sont en cours à cette date : 48 logements collectifs impasse de la Grenadière, livrables en 2021 ; 68 logements dans le quartier Saint-Georges, rue Lavoisier ; dans le quartier du Gour de l'Arche qui a vu la destruction récente de 220 logements, il est prévu la construction d'une trentaine de logements pour 2022 ; 14 autres logements sont également prévus près du campus Périgord56.
Projets d'aménagements
Cette section contient des informations sur des projets d'aménagement prévus par l'ancienne municipalité de Périgueux (2014-2020).
Il se peut que ces informations soient de nature spéculative et que leur teneur change considérablement alors que les événements approchent. La dernière modification de cette page a été faite le 3 avril 2021 à 11:58.
Les travaux d'aménagement du Quartier Montaigne ont commencé en juillet 2018, et sont prévus jusqu'à la mi-novembre 201957. Après plusieurs mois de manifestations organisées par des commerçants de la ville opposés au projet, la majorité municipale vote le 14 juin 2019 en faveur de la vente de la dalle à JMP Expansion, promoteur immobilier. Les travaux du nouveau centre commercial, qui sera composé de trois îlots séparés et situé à la place du parking qui fait face au palais de justice, n'ont pas encore commencé58,59. Les places de parking supprimées ont été recréées en 2018 au parking Tourny58. Entre le 27 juin et le 30 août 2019, une des phases du réaménagement de ce quartier concerne le rond-point Yves-Guéna : le giratoire est redessiné pour notamment déplacer l'axe central, élargir les trottoirs et réguler la circulation60.
En 2014, le maire Antoine Audi a également commencé à porter le projet d'une Manufacture gourmande. Le chef Philippe Etchebest assure la présidence de l'association de préfiguration de l'établissement depuis 201761. En décembre 2018, l'agence d'ingénierie culturelle Scarabée, mandatée par la ville, rend ses préconisations pour définir le programme du projet62. Même s'il semble être mis en sommeil en 2019, le projet est toujours d'actualité63. D'ici novembre 2021, la Manufacture gourmande devrait remplacer le parking de la place Mauvard61.
Prévention des risques
Un plan de prévention du risque inondation (PPRI) a été approuvé en 2000 pour l'Isle à Périgueux, impactant la commune d'est en ouest, jusqu'à une largeur pouvant atteindre 500 mètres dans le quartier des Barris, ainsi que pour son affluent la Beauronne qui sert de limite communale avec Marsac-sur-l'Isle à l'ouest64,65. Ce PPRI a été révisé et intégré en 2014 dans le territoire à risques importants d'inondation (TRI) de la vallée de l'Isle autour de Périgueux66,67.
Un plan de prévention des risques naturels (PPRN) a été approuvé en 2014 pour Périgueux, dont la quasi-totalité du territoire est exposée aux risques de mouvements de terrain et de retrait-gonflement des sols argileux68,69.
Toponymie
Périgueux est un nom d'origine celte très ancien provenant de « pétrocores » ou « pétrucores », qui a pour signification « quatre clans »70,G 3, ou « peuple aux quatre (petro-) armées (corii) »71,72,73.
En occitan, la commune porte le nom de Perigüers74, prononcé [pe.ri.ˈgʏ:], ou Peireguers, prononcé [pej.re.ˈgʏ:].
Histoire
Antiquité
Vers 200 av. J.-C., « les Pétrocoriens habitaient la région située entre la Dordogne et la Vézère », selon Venceslas Kruta75. Ils s'installent pendant cette période sur les hauteurs en rive gauche de l'Isle et créent, sur l'actuel territoire de Coulounieix-Chamiers, un camp fortifié à la Boissière, également connu sous le nom de « camp de César à la Curade »G 4. Les Pétrocores étaient en Gaule et non en Aquitaine, car avant la conquête romaine, ces deux territoires étaient séparés par la rivière Garumna, comme l'a écrit Jules César76.
En 52 av. J.-C., ils fournissent à Vercingétorix environ 5 000 guerriers, pour l'aider à affronter les légions romaines de Jules César77.
En 27 av. J.-C., lors de l’organisation administrative de la Gaule effectuée par Auguste, Périgueux est placée dans la province aquitaine78,79. Le camp de la Boissière est abandonné et la Vesunna gallo-romaine, future Périgueux, est créée entre 25 et 16 av. J.-C.G 5 et développée par les habitants romanisés, ayant conservé leurs divinités gauloises80. Aux IIe et IIIe siècles, cette cité romaine prospère et s'embellit avec temples, bains, amphithéâtre, forum, etc. On attribue à Vesunna 15 000 à 20 000 habitants81. Celle-ci devint à la fin du IIIe siècle la capitale de la cité des Pétrocores80. À la fin du IIIe siècle, à la suite de l'invasion attribuée aux Alamans, la cité romaine se rétrécit sur cinq hectares et demiG 6, en se retirant sur un petit plateau derrière des remparts82. Intégrant la moitié nord-ouest de l'amphithéâtre de VesunnaG 6, ces murailles sont construites par remploi d'éléments des monuments de la ville (des vestiges subsistent de ces remparts) et cette troisième cité prend le nom de Civitas Petrucoriorum (« cité des Pétrocores »)G 5, lieu qui va devenir « la Cité »G 2.
Vésone est détruite vers l'an 410 par les barbares, favorisant l'apparition aux VIe et VIIe siècles du Puy-Saint-Front83.
Moyen Âge
Au IXe siècle, les Normands, remontant l'Isle, pillent à plusieurs reprises la CitéG 7. Vers la fin du Xe siècleG 8, au nord-est et en bordure de l'Isle, autour d'un monastère que l'évêque Frotier avait fait construire en l'honneur de saint Front, se développe un nouveau centre fortifié, nommé à cette époque le « bourg du Puy-Saint-Front »D 1. Pour se protéger des envahisseurs, les deux villes voisines édifient des muraillesG 6,G 8.
Vers 1040D 2, Périgueux est perturbée par des troubles ayant pour cause la monnaie frappée par le comte de Périgord, Hélie IID 2. Peu de temps après, l'évêque Girard de Gourdon, la considérant défectueuse et de mauvaise qualité et l'ayant interdite, le comte Aldebert II, fils d'Hélie II, décide de prouver, les armes à la main, qu'elle lui convientD 2,D 3. De ce fait, la Cité doit prendre part à une guerre longue et meurtrière contre le comteD 3. Les quelques habitations placées sous la protection du nouvel établissement religieux du Puy-Saint-Front sont incendiées vers 1099 ; le couvent et le bourg ne tardent pas à être reconstruitsD 1.
De nombreux pèlerins viennent se recueillir sur le lieu où sont conservées les reliques de saint Front84 ; au XIIe siècle, le nombre de maisons s'accroît et l'agglomération est de plus en plus ampleD 1. Cependant, au fil du temps, les habitants du bourg se désunissent ; vers 1130, dans une querelle avec le couvent, une partie des bourgeois du Puy-Saint-Front s'allie avec le comte Hélie-RudelD 4. Cette situation attise sa convoitise, persuadé qu'après avoir conquis le Puy-Saint-Front, il lui serait plus facile de soumettre enfin la Cité, ce qu'aucun de ses ancêtres n'a réussi à faireD 4. À la même époque, les comtes dominent le Puy-Saint-FrontD 4.
Vers 1150, Boson III, dit de Grignols, fait ériger une grande et forte tour, destinée à commander et surveiller la Cité, dont il vient de s'emparerD 5. Mais cette tentative d'oppression lui est fatale, ainsi qu'à ses descendants, car elle excite la colère du roi Henri II d'Angleterre, devenu duc d'Aquitaine par allianceD 5. La tour est détruite en 1182, époque à laquelle, à la suite d'un traité avec le comte Hélie V, le Puy-Saint-Front est remis entre les mains du fils d'Henri II d'Angleterre, Richard, qui fait détruire toutes les fortifications construites par lui et son prédécesseurD 5. C'est à la même période, à la fin du XIIe siècle, que le « bourg du Puy-Saint-Front » s'organise en municipalitéG 9.
Après avoir confisqué le duché d'Aquitaine à Jean sans Terre et l'avoir réuni à la couronne de France, Philippe Auguste exige que les peuples et les grands de ce duché lui rendent hommage. Hélie V et les habitants de la future ville de Périgueux prêtent alors serment de fidélité au monarque français en 1204D 6.
Pendant de longues années, le Puy-Saint-Front et les comtes vivent en bonne intelligenceD 7. L'organisation municipale de cette ville est depuis longtemps reconnue et constituée par l'autorité royaleD 7. Quant à la Cité, elle ne rencontre aucune difficulté avec les comtesD 7. L'état de paix dure jusqu'en 1239 ; une certaine confiance existe même entre le comte Archambaud II et la ville car, à cette époque, cette dernière lui verse 50 livres en échange de l'abandon de la rente annuelle de 20 livres, qu'elle lui devait à chaque NoëlD 7.
Pour assurer sauvegarde et assistance mutuelles, et pour que les rivalités s'éteignent, Périgueux naît en 1240, d'un traité d'union85,86 des deux bourgs implantés à quelques centaines de mètres l'un de l'autreD 8 : la Cité — issue de la Vésone gallo-romaine —, ville de l'évêque et du comte de PérigordG 2, et la ville bourgeoise du Puy-Saint-FrontG 8.
Entre les comtes de Périgord et la nouvelle ville, diverses hostilités durent jusqu'en 1250, date à laquelle la discorde est apaisée par l'évêque Pierre III de Saint-AstierD 9. Au XIIIe siècle, de nouveaux bourgeois s'installent à Périgueux afin d'augmenter leur patrimoine foncier, en achetant des parcelles qui se libèrent, tout en profitant des rapports privilégiés qu'ils entretiennent avec leurs paroisses d'origine, où ils gardent encore des propriétésM 1. Revenant dans la région de leurs ancêtres, des marchands drapiers viennent également se fixer à Périgueux, acquérant de nombreuses rentes et terres dans un large rayon autour de la villeM 1. Le comte Archambaud III a d'autres démêlés avec Périgueux : en 1266, c'est à propos de la fabrication de la monnaie, et en 1276 au sujet de sa valeurD 9. Cette lutte de pouvoir continue de génération en générationD 10. Sur le principe, les comtes affectent la puissance souveraine, se prétendant seuls possesseurs du bourg du Puy-Saint-Front depuis le XIIe siècle, puis en allant chercher, au XIVe siècle, l'obtention de la faveur royaleD 10. Ces longs conflits prennent fin au XIVe siècle, lorsque le comte de Périgord, Roger-Bernard, fils d'Archambaud IVD 11, devient le vassal des Anglais qui confirment les bourgeois de Périgueux (« Maires, Consuls & Citoyens de la Cité ») dans leurs possessions et leur juridiction87.
Depuis le milieu du XIVe siècle, les campagnes autour de Périgueux connaissent une période de crise grave, marquée notamment par une très forte chute de la population due aux effets dévastateurs de la peste noire et de la guerre de Cent AnsD 12. Pendant celle-ci, Périgueux reste fidèle au royaume de France, même lorsqu'elle est occupée par les Anglais entre 1360 et 1363D 13. Durant cette période, les comtes et leurs descendances, résidant le plus souvent dans leur château de Montignac, font allégeance au royaume d'Angleterre. Charles VI leur confisque terres et titres au profit de son frère Louis d'Orléans. Par cession ou par mariage avec la famille d'Orléans, le Périgord passe en 1437 aux mains de la maison de Châtillon, puis dans la maison d'Albret en 1481.
Pendant le Moyen Âge tardif, partout le manque de bras entraîne une contraction de l'espace cultivé : au cœur même du vignoble de la paroisse Saint-Martin, apparaissent des « déserts »M 2.
Époque moderne
En mai 1472, par ses lettres patentes, le roi Louis XI confirme les privilèges de la ville, à la suite de la mort de Charles, duc de Guyenne, son frère88.
Les guerres de religion sont plus meurtrières pour Périgueux que ne l'a été la guerre de Cent Ans. Périgueux est prise le 6 août 1575 par les calvinistes89,G 7, commandés par Favas et Guy de Montferrand, puis pillée et occupée. Cette même année, au Puy Saint-Front, la châsse et le reliquaire contenant les restes du saint évêque sont volés, transportés au château de Tiregand où les ossements du saint sont jetés dans la DordogneG 10. Périgueux reste entre les mains des protestants jusqu'en 1581G 11, année où le capitaine Belsunce, gouverneur de la ville, se la laisse enlever par le catholique Jean de Chilhaud. Le Périgord rejoint la couronne de France en 1589, lorsque son avant-dernier comte, fils de Jeanne d'Albret, devient roi de France sous le nom de Henri IV, tout en laissant le comté en apanage à sa sœur Catherine de Bourbon. Celle-ci, décédée en 1604, sera l'ultime comtesse en titre de Périgord90.
Au XVIIe siècle, sous le règne de Louis XIII, la ville est à la frontière d'une région soumise aux rebelles, qui s'étend jusqu'au sud du territoire correspondant à l'actuel département de la DordogneM 3. Périgueux subit donc des révoltes paysannes mais ne fait pas partie des villes ou châteaux, comme Grignols, Excideuil puis Bergerac, qui ont été pris par les paysans durant cette époqueM 3. En octobre 1651, lors de la Fronde, Périgueux accueille les troupes du prince de CondéG 12. En août 1653, elle reste la seule ville du Sud-Ouest hostile au roi, situation qui dure jusqu'au 16 septembre suivant, lorsque ses habitants mettent dehors les frondeursG 12. C'est en 1669 que le siège cathédral passe de Saint-Étienne-de-la-Cité, ruinée, à la cathédrale Saint-Front, ancienne église de l'abbaye du même nomG 13. En automne 1698, la misère des dernières années, devenue insupportable, amène l'évêque de Périgueux à en appeler à « la bonté du Roy »M 4.
En mars 1783, la ville connait une des plus importantes crues de l'Isle, l'eau noyant la chaussée du pont Saint-GeorgesG 14 et s'élevant jusqu'à 5,21 mètres, record de crue enregistré pour Périgueux91. Le clergé, la noblesse et le tiers état viennent de toute la province afin d'élire leurs députés aux États généraux de 1789. Après la création des départements en 1790, l'assemblée départementale se réunit alternativement à Bergerac, Périgueux et Sarlat. Périgueux devient définitivement le chef-lieu de la Dordogne en septembre 179192.
Époque contemporaine
Sous le Premier Empire, la ville, siège de la préfectureG 15, s'agrandit en 1813 en fusionnant avec l'ancienne commune de Saint-MartinG 16. En 1857, Périgueux voit l'arrivée du chemin de fer venant de Coutras21 et à partir de 1862, l'installation des ateliers de réparation des locomotives et des voitures de la Compagnie du Paris-OrléansG 17. Cette activité survit encore au début du XXIe siècle dans le quartier du Toulon. C'est aussi au XIXe siècle que deux architectes œuvrent à Périgueux. Louis Catoire construit le Palais de justice, le marché couvert du Coderc et le Théâtre — aujourd'hui disparu — et divers immeubles de la place Bugeaud93. Paul Abadie restaure la cathédrale Saint-Front94.
Seconde Guerre mondiale
En 1939, à la suite de l'avancée des forces allemandes en Alsace et en Lorraine, les habitants de ces deux régions sont évacués et répartis dans le Centre-Ouest et le Sud-Ouest de la France95. Périgueux accueille ainsi, dès le 5 septembre 1939, des milliers de Strasbourgeois ; la mairie de Strasbourg s'installe au 2 rue Voltaire, dans les locaux de la Chambre de commerceG 18,O 1. Les services administratifs repartent à Strasbourg en juillet 1940, mais le maire, Charles Frey, reste à Périgueux jusqu'au 28 novembre 1944G 18.
Les régiments dissous sur le territoire français sont autorisés à organiser l'Armée d'armistice en zone libre, pour maintenir l'ordre. Le 26e régiment d'infanterie devient donc le nouveau régiment de la Dordogne, en août 1940, à PérigueuxO 2. Progressivement, la Résistance apparaît dans la ville : mouvements et réseaux se créent, pour la confection et la diffusion, par exemple, de faux-papiers ou de journaux clandestins. Les résistants, engagés dans l'armée, organisent des sabotages et des attentatsO 3. Après avoir servi de dépôt de munitions pour la Résistance, l'Institution Saint-Joseph servit de lieu de réunion où, en juin 1942, a été fondé le mouvement de résistance Combat qui a organisé le maquis A.S., formé le 50e et le 26e R.I.96,97,98. Les fondateurs sont André Boissière 99, Gabriel de Choiseul-Praslin, Georgette Claude-Gérard, Raymond Faro, H. Hortala, Edmond Michelet, Jean Sigala et J. VillotNote 6. Le 3 octobre 1942, le premier attentat par explosif endommage le kiosque de la Légion française des combattants de la ville, situé place Bugeaud, et provoque une fracture entre les gaullistes et les pétainistes. Les effets de la politique collaborationniste de Vichy finissent par dégrader la popularité de Philippe Pétain, entraînant un certain nombre de poilus dans la RésistanceO 4.
Le 11 novembre 1942, les troupes allemandes envahissent la zone libre. Les convois allemands entrent dans la ville et s'installent dans le quartier Daumesnil, contraignant le 26e régiment d'infanterie à se dissoudre six jours plus tardO 5. La Gestapo emménage sur l'actuelle place du Général de Gaulle et fait partie de l'administration locale de l'époque, aidée par Paul Lapuyade, délégué départemental de la Légion des volontaires français, qui collecte de nombreux renseignements pour les nazisO 5.
La Résistance s'intensifie en 1943, provoquant un attentat à la bombe le 9 octobre, qui vise pour la première fois les Allemands, en choisissant comme cible le siège de la Gestapo. Mais des représailles sont immédiatement déclenchées, entraînant l'arrestation de dix-sept résistants et la déportation de la plupart d'entre eux. Le 9 novembre, un nouvel attentat, dirigé contre les Allemands au bureau principal de la gendarmerie, occasionne de nombreux dégâts matériels et des blessés. Une opération répressive est aussitôt organisée, visant majoritairement les Juifs, dont 1 672 sont recensés dans l'arrondissement et 700 dans la ville mêmeO 6. Un important sabotage impulsé par le comité régional des Francs-tireurs et partisans, réalisé par des hommes du Camp Wodli, met hors d'usage, le 13 décembre 1943, une des plus puissantes grues de levage de France, stationnée pour réparation aux ateliers de la SNCF de PérigueuxNote 7,O 7.
Le 10 mai 1944, la milice et la police de Vichy arrêtent et regroupent 211 personnes dans la salle du Palace, puis les transfèrent vers les chantiers du mur de l'Atlantique, pour y effectuer des travaux forcés, les internent dans la Haute-Vienne ou les déportent vers l'Allemagne100. Le jour J, les Alliés débarquent en Normandie. Les résistants périgourdins s'attaquent alors à des objectifs militaires afin de paralyser l'ennemi. Les Allemands contre-attaquent en tuant plus de 500 civils. Face à cette situation, l'état-major des Forces françaises de l'intérieur, nouvellement constitué, fixe aux Allemands un ultimatum au 17 août, mais il n'obtient aucune réponse. Le 18 août, un plan d'encerclement de Périgueux est en cours. Dans le même temps, le débarquement de Provence provoque un dénouement soudain pour la ville : Hitler décide le retrait de ses troupes basées dans le sud de la France. Après avoir fusillé, dans un premier temps, 35 résistants101, puis 14 autres qui avaient été internés, les Allemands abandonnent la ville, sans destruction ni combat, le 19 août 1944O 8. Le 24 août 1944, a lieu le défilé de libération auquel Roger Ranoux, Yves Péron, Édouard Valéry participent, avec de nombreux autres résistants102.
Depuis la fin de la guerre
Après de fortes pluies entraînant une fonte des neiges accélérée, l'Isle entre en crue centennale et atteint son maximum à 4,50 mètres le 8 décembre 1944, faisant 7 000 sinistrés et inondant un tiers de Périgueux91.
En 1945, Hans Kowar, un prisonnier de guerre allemand travaille en Bergeracois, à Nastringues, dans une ferme appartenant à la famille du prêtre Henri Cellerier, qui enseigne la langue allemande à PérigueuxG 19. Les deux hommes se lient d'amitié et, revenu chez lui, Kowar fait découvrir sa ville, Amberg, à Cellerier. Dès 1961, une délégation municipale périgourdine se rend à Amberg et le jumelage est officialisé le 2 octobre 1965G 19. L'association des amis d'Amberg est créée en 1993 pour donner lieu jusqu'à aujourd'hui à de nombreux échanges entre étudiants103, comme celui qui a lieu chaque année encore, entre le collège Clos-Chassaing et l'Erasmus Gymnasium104.
En 1964, le 5e régiment de chasseurs à cheval s'installe dans le quartier Daumesnil. Rattaché à la 15e division d'infanterie en 1977, il intervient au Liban entre 1986 et 1993 et en Yougoslavie de 1992 à 1994, année où il est dissous et quitte donc PérigueuxG 20.
Pendant les années 1950 à 1970, le faubourg des Barris se développe89 sur la rive gauche de l'Isle. Le pont du même nom relie le faubourg et la ville.
À la suite de l'évacuation de 1939 des 80 000 Alsaciens en Dordogne et principalement à Périgueux pour les Strasbourgeois, 20 % restent en Périgord. De ce fait, des relations naissent ; Périgueux et Strasbourg concluent un accord de coopération en 2008, après délibération par le conseil municipal de Périgueux103,105. Située dans le parc, en face du lycée Bertran-de-Born, une stèle marque la reconnaissance de Strasbourg à Périgueux pour l'accueil des réfugiés pendant la Seconde Guerre mondialeO 9.
Intercommunalité
Articles détaillés : Le Grand Périgueux et Communauté d'agglomération périgourdine.
Périgueux a fait partie, en 1993, du district de l'agglomération périgourdine, puis de la communauté d'agglomération périgourdine, lorsque celle-ci a été créée le 20 décembre 1999 à partir de sept communes appartenant à l'ancien district (Champcevinel, Chancelade, Coulounieix-Chamiers, Marsac-sur-l'Isle, Notre-Dame-de-Sanilhac, Périgueux et Trélissac). La communauté d'agglomération périgourdine prend effet au 1er janvier 2000. Le 27 décembre 2002, elle s'ouvre à six autres communes (Antonne-et-Trigonant, Château-l'Évêque, Coursac, Escoire, La Chapelle-Gonaguet et Razac-sur-l'Isle). Par arrêté préfectoral no 111720 du 28 décembre 2011, les communes d'Agonac, Cornille et Sarliac-sur-l'Isle, qui étaient rattachées à la communauté de communes des Villages truffiers des portes de Périgueux dissoute le 31 décembre 2011, rejoignent la communauté d'agglomération périgourdine au 1er janvier 2012139. Au 1er janvier 2013, les communes d'Annesse-et-Beaulieu et de Mensignac ont quitté la communauté de communes Astérienne Isle et Vern pour rejoindre la communauté d'agglomération périgourdine140. Cette dernière disparaît le 31 décembre 2013, remplacée au 1er janvier 2014 par une nouvelle intercommunalité élargie : Le Grand Périgueux, qui intègre les quinze communes de la communauté de communes Isle Manoire en Périgord141. En 2017, après le rattachement de trois autres communes, l'extension de l'intercommunalité à la communauté de communes du Pays vernois et du terroir de la truffe (hormis deux communes)142, et la création de quatre communes nouvelles, Le Grand Périgueux compte quarante-trois communes.
Arrondissement et cantons
La commune de Périgueux a été rattachée, dès 1790, au canton de Périgueux (typographié Perigueux dans un premier temps) qui dépendait du district de Perigueux. Les districts sont supprimés en 1795. Le canton est rattaché à l'arrondissement de Périgueux en 1800. Celui-ci est scindé en trois en 1973 (cantons de Périgueux-Centre, Périgueux-Nord-Est et Périgueux-Ouest), de même que la commune143.
Périgueux, préfecture de la Dordogne, est le chef-lieu de l'arrondissement de Périgueux et de ces trois cantons.
Au 1er janvier 2012, la commune regroupait une population municipale de 29 906 habitants144 se répartissant comme suit :
Alors que Périgueux-Centre correspondait uniquement à une fraction du territoire de la commune, les deux autres cantons associaient chacun une partie de Périgueux à trois autres communes.
Pour les élections départementales de mars 2015, le nombre de cantons du département est divisé par deux, passant de 50 à 25. Les trois cantons de Périgueux disparaissent et la commune est alors divisée en deux cantons145 : Périgueux-1 (partie ouest) et Périgueux-2 (partie est), représentant à eux deux l'intégralité de la commune de Périgueux. Selon l'Insee, les populations légales 2012 des nouveaux cantons en vigueur à compter du 1er janvier 2015146 sont les suivantes :
Population et société
Démographie
Les habitants de Périgueux sont appelés les Périgourdins, parfois les PétrocoriensNote 13, nom tiré du peuple qui avait pour capitale Vesunna.
Seuil de comptabilisation
En 2017, Périgueux est la commune la plus densément peuplée du département, avec plus de 3 000 habitants au kilomètre carré.
Sous l'angle régional, sa population peut être perçue sous différents critères :
•la population municipale en 2018 : 30 060 habitants, ce qui la place en 18e position parmi les communes de Nouvelle-Aquitaine, derrière Bordeaux, Limoges, Poitiers, Pau, La Rochelle, Mérignac, Pessac, Niort, Bayonne, Brive-la-Gaillarde, Talence, Angoulême, Anglet, Villenave-d'Ornon, Agen, Châtellerault et Saint-Médard-en-Jalles ;
•la population de l'unité urbaine en 2017 : 65 208 habitants172, soit la douzième unité urbaine la plus peuplée de Nouvelle-Aquitaine en 2017, derrière celles de Bordeaux, Bayonne, Pau, Limoges, Poitiers, La Rochelle, Angoulême, Agen, Brive-la-Gaillarde, Niort et La Teste-de-Buch-Arcachon, ou encore la 99e de France en 2007173 ;
•la population de la communauté d'agglomération en 2017 : 103 576 habitants174, soit la dixième intercommunalité la plus peuplée de Nouvelle-Aquitaine, derrière celles de Bordeaux Métropole, de la Côte Basque-Adour, de Limoges Métropole, du Grand Poitiers, de La Rochelle, de Pau-Pyrénées, du Grand Angoulême, du Niortais et du Bassin de Brive ;
•la population de l'aire urbaine en 2017 : 102 934 habitants175, soit la dixième aire urbaine la plus peuplée de Nouvelle-Aquitaine, derrière Bordeaux, Bayonne, Limoges, Poitiers, Pau, La Rochelle, Angoulême, Niort et Agen.
Évolution
Articles connexes : Histoire du recensement de la population en France et Démographie de la France.
Après avoir dépassé les 40 000 habitants dans les années 1940 et 1950, avec un maximum de 40 865 habitants en 1946, la population communale a ensuite décru de façon continue jusqu'à passer sous le seuil des 30 000 habitants au XXIe siècle. En 2017, la commune occupe le premier rang au niveau départemental sur 505 communes, et le 269e au niveau national en 2010, alors qu'elle était 243e en 1999.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans176,Note 14
L'agglomération et l'aire urbaine de Périgueux
L'unité urbaine de Périgueux (l'agglomération) comprend sept communes appartenant au Grand Périgueux : Boulazac Isle Manoire, Champcevinel, Chancelade, Coulounieix-Chamiers, Marsac-sur-l'Isle, Périgueux et Trélissac181. Elle est peuplée de 65 208 habitants en 2017172.
L'aire urbaine, plus étendue, regroupe au total 43 communes182, soit 102 934 habitants en 2017175.
Économie
Revenus de la population
En juin 2018, l'Insee a publié les données relatives aux revenus des ménages pour l'année 2015258. En 2015, la commune de Périgueux comptait 15 293 ménages fiscaux comprenant au total 27 181 personnes correspondant à 20 543 UI de consommation dans ces ménages. Emploi
En 2015, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 18 956 personnes, parmi lesquelles on comptait 71,5 % d'actifs dont 56,6 % ayant un emploi et 14,8 % de chômeurs259.
La même année, on comptait 21 441 emplois dans la commune, contre 22 788 en 2010. Le nombre d'actifs ayant un emploi et résidant dans la commune étant de 10 907, l'indicateur de concentration d'emploiNote 21 est de 196,6 %, ce qui signifie que la commune offre quasiment deux emplois pour un habitant actif, ce qui est exceptionnel260.
En 2015, parmi tous les actifs de Périgueux âgés de 15 ans ou plus ayant un emploi, 62,1 % soit 6 775 personnes travaillent à Périgueux, et les 37,9 % restants, soit 4 126 recensés, travaillent dans une autre commune261.
En 2015, sur la population active des 15 à 64 ans, on comptait à Périgueux 2 808 chômeurs, soit 20,7 % des actifsNote 22.
Chômage des 15 à 64 ans265
2015 2010
Nombre de chômeurs 2 8082 213
Taux de chômage 20,7 %15,9 %
Taux de chômage des hommes 22,3 %16,1 %
Taux de chômage des femmes 19,1 %15,7 %
Part des femmes parmi les chômeurs 45,6 %49,5 %
Tourisme
Commune touristique280, située en plein cœur du Périgord, et pouvant accueillir les touristes dans dix hôtels en centre-ville281, Périgueux est classée station de tourisme282, ville d'art et d'histoire (depuis 1987)Note 25,283 et compte un important secteur sauvegardé depuis 1980284. Périgueux accueille les visiteurs de la vallée de l'Isle et les pèlerins des chemins de Saint-Jacques de Compostelle depuis 2 000 ans285. Des promenades urbaines sont organisées par l'office de tourisme pour faire découvrir l'histoire de la ville, et sont commentées par des guides agréés par le ministère de la Culture et de la Communication286, tout ceci en plus des musées, des monuments historiques et du parcours de 4,5 km du petit train, afin de faire découvrir la ville aux touristes287. De plus, il existe depuis 2015 un sentier nautique sur l'Isle pour observer les monuments de la ville depuis Vesunna I, un rabaska réservé à cet effet288. Pour trouver les sites périgourdins à visiter, l'office de tourisme a développé des applications mobiles, notamment « Périgueux Tour » en 2011, qui renseigne à propos des activités organisées par la ville289.
Culture locale et patrimoine
Article connexe : Liste des monuments historiques de Périgueux.
Périgueux appartient au réseau national des Villes et pays d'art et d'histoire.
Équipement culturel
Musées
La ville compte trois musées qui ont tous trois l'appellation musée de France en raison de la qualité de leurs collections. Le musée d'art et d'archéologie du Périgord, premier musée du département, est créé en 1835. Le musée militaire du Périgord est créé en 1911 pour garder en mémoire l'héroïsme de la Garde Nationale de Périgueux et du 22e régiment des mobiles de la Dordogne de 1870 et de 1871. Le musée gallo-romain Vesunna est une création récente de l'architecte Jean Nouvel290. Ils permettent ensemble d'appréhender l'histoire locale à travers des collections archéologiques depuis la préhistoire jusqu'à nos jours. Le premier possède aussi de très belles collections d'Afrique et d'Océanie, pièces rapportées par les Périgourdins lors de leurs voyages depuis le milieu du XIXe siècle.
Théâtres, cinéma et salles de concerts
Périgueux dispose d'un cinéma CGRNote 26,291 ; de deux théâtres, Le Palace et L'OdysséeNote 27,292 ; du Centre départemental de la communicationNote 28 ; et d'une salle de musiques amplifiées affiliée au réseau Fédurok, le Sans RéserveNote 29,293.
Bibliothèques
Créée en 1809, la médiathèque Pierre-Fanlac (anciennement bibliothèque municipale de Périgueux) se compose d’un établissement central et de trois annexes : le Gour de l’Arche, Saint-Georges et le Toulon. Ses collections comptent plus de 50 000 documents patrimoniaux, et elle propose plus de 130 000 ouvrages au prêt294,295,296. Périgueux compte également l'espace culturel François-Mitterrand et la bibliothèque départementale de prêt.
Centres culturels
•Centre culturel de la Visitation297 dans l'ancien couvent de la Visitation298 : ce centre culturel municipal comprend des salles d'exposition, de musique, de danse, de spectacles dans l'ancienne chapelle. Ce lieu reçoit aussi le conservatoire de musique et de danse ainsi que l'école d'arts plastiques.
•Centre culturel François-Mitterrand dépendant du Conseil départemental de la Dordogne présentant des expositions sur des artistes contemporains : cet espace culturel reçoit la Direction départementale de la Culture et de l’Éducation299.
Architecture civile et militaire
La ville de Périgueux recèle les vestiges gallo-romains de l'ancienne cité de Vésone : les restes de la domus des Bouquets (villa gallo-romaine) au-dessus desquels l'architecte Jean Nouvel a construit le musée Vesunna300. Ces vestiges sont classés monuments historiques depuis 1963301. Le jardin des Arènes est entouré par les vestiges de l'amphithéâtre romain du IIe siècle, classés en 1840302. La tour de Vésone, classée en 1846303, reste le seul vestige d'un fanum dédié à Vésone, déesse tutélaire de la ville. Cette tour correspond à la cella, c'est-à-dire, la partie centrale sacrée où seuls les prêtres avaient accès. Différents vestiges de la citadelle gallo-romaine de Vésone ont fait l'objet de classements successifs en 1886, 1889 et 1942. En 2018, la ville fait peindre au sol un tracé rouge d'un kilomètre reliant différents lieux de l'architecture gallo-romaine dont sept sont munis de panneaux d'information historique304.
La ville a conservé de nombreux bâtiments médiévaux et Renaissance : le château Barrière, du XIIe au XVIe siècle, classé monument historique depuis 1862305, est bâti sur l'enceinte antique construite au début du IIIe siècle. À côté se trouve un bâtiment construit au-dessus de l'enceinte gallo-romaine et qui était appelé château d'Angoulême au XVe siècle306.
Sur vingt hectares s'étend le secteur sauvegardé du centre-ville médiéval et Renaissance, dont la rue Limogeanne, avec notamment l'hôtel Fayard dit « maison Estignard » et aux nos 1, 3 et 5 un groupe de maisons d'époque Renaissance. La tour Mataguerre, dernière tour existante du rempart, est accessible en visite. Elle est classée depuis 1840307. En bord de rivière, à proximité de la cathédrale, les maisons des Quais forment un ensemble architectural composé de trois demeures mitoyennes, l'hôtel Salleton inscrit en 1938308, la maison des Consuls et la maison Lambert, toutes deux classées depuis 1889309,310.
Également au bord de l'Isle, un étrange bâtiment en torchis et à pans de bois, l'eschif. Bien que n'ayant jamais servi comme moulin, l'eschif est appelé à tort « Vieux moulin » ou « moulin du Chapitre » ou encore « moulin de Saint-Front ». La confusion vient du proche moulin de Saint-Front qui se trouvait au milieu de l'Isle et qui a été démoli en 1860311, semble tenir miraculeusement sur sa base. C'est un poste de guet qui va permettre au Moyen Âge la surveillance du pont de Tournepiche. Il est classé depuis 1977312.
Rue Aubergerie, l'hôtel de Sallegourde est inscrit depuis 1931 pour sa tour et sa tourelle313.
L'hôtel de préfecture de la Dordogne, bâti au XIXe siècle, présente une façade Second Empire ; ses salons sont de véritables œuvres d'art. Il est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1975314. Le palais de justice de style néoclassique est inscrit en partie depuis 1997315. Au bord de l'Isle, 200 mètres au nord-est de la cathédrale, l'hôtel de Fayolle du XVIIe siècle est inscrit depuis 1970 pour son porche316. À moins de cent mètres de la cathédrale, la loge maçonnique, inscrite en 1975 pour ses façades et ses toitures, offre des façades de style mauresque balkanique317.
En plus des édifices inscrits et classés au titre des monuments historiques, Périgueux possède plusieurs édifices insolites : l'hôtel des Postes réalisé sur les plans de l'architecte Paul Cocula et inauguré en 1930 par Georges Bonnet, 1 rue du 4-septembre, la maison Labasse, immeuble de rapport de type haussmannien, 2 rue Gambetta, les anciens bains-douches de la Caisse d'Épargne, 39-41 rue Louis-Mie, la succursale départementale de la Banque de France, 1 place du président-Roosevelt, la villa mauresque318, 15 rue Jules-Michelet, l'école municipale de dessin et d'art décoratif, aujourd'hui école Britten, 3 rue de Varsovie, la maison Goudeau réalisée dans les années 1860 par Émile Goudeau, 6 place du général-Leclerc, l'immeuble Lacrousille, 12 rue Saint-Front, le gymnase Secrestat, 3 rue du gymnase319.
Périgueux compte quatre cimetières320 : le cimetière Saint-Georges, boulevard du Petit-Change ; le cimetière de l'Ouest, rue Louis-Blanc ; le cimetière du Nord, avenue Georges-Pompidou et le cimetière Saint-Augûtre, avenue de l’Amiral-Pradier, sur la commune voisine de Coulounieix-Chamiers.
Architecture religieuse
jusqu'à dix-huit églises, dont seulement cinq subsistent actuellement.
La cathédrale Saint-Front, place de la Clautre, est bâtie dans le centre-ville de Périgueux, sur le tombeau de saint Front de PérigueuxG 8, l'évangélisateur légendaire du Périgord, qui a donné son nom au quartier central de la ville (« Puy-Saint-Front ») au Moyen ÂgeG 8. Simple église à l'origine (aux débuts du Ve siècle), elle a subi plusieurs destructions et reconstructions, pour devenir, à partir de 1669, la cathédrale du diocèse de Périgueux322. Elle est classée monument historique en 1840322, érigée aussi en basilique mineure en 1897322, et inscrite au patrimoine de l'humanité au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en 1998323. Cette cathédrale à coupoles a été presque entièrement reconstruite lors de la restauration entreprise par Paul Abadie au XIXe siècleG 13. Par la suite, cet architecte s'en inspira pour la construction du Sacré-Cœur à Paris. Le chemin de croix peint vers 1850 par Jacques-Émile Lafon a été restauré en 2002324.
Outre la cathédrale, la ville comprend quatre autres églises catholiques.
L'église Saint-Étienne de la Cité, place de la Cité, ancienne cathédrale du diocèse de Périgueux jusqu'en 1669325, devient simple église paroissiale en 1673G 26. Cette église romane, des XIe et XIIe sièclesG 26, était coiffée de quatre coupoles, et fut ruinée par les Huguenots en 1577325. De fait, il n'en reste plus aujourd'hui que les deux travées orientalesG 26. L'édifice est classé en 1840325.
En remplacement d'une ancienne église située à une centaine de mètres, l'église Saint-Georges, place Saint-Georges, dans le quartier du même nom, fut construite entre 1852 et 1870, selon les plans des architectes Paul Abadie, Antoine Lambert et E. VauthierG 27,326. Elle est érigée en paroisse dès 1854, la messe s'effectuant dans une chapelle provisoireG 27.
L'actuelle église Saint-Martin, place Saint-Martin, (quatrième du nom), d'abord construite entièrement en bois de 1868 à 1870, fut rebâtie en maçonnerie, entre 1870 et 1875, selon les plans d'Antoine Lambert, validés par Paul AbadieG 28. Elle devient paroisse en 1863G 28.
L'église Saint-Jean-Saint-Charles, rue de l'Abîme, dans le quartier du Toulon, bâtie entre 1879 et 1892, était à l'origine une chapelle annexe de l'église Saint-MartinG 29. Elle fut érigée en paroisse en 1907 et son clocher fut ajouté en 1911G 29. Outre la cathédrale et les églises paroissiales, Périgueux abrite également un couvent, dédié à sainte Marthe, et dont la chapelle Saint-Jean-Baptiste de l'ancien évêché de PérigueuxG 30 est classée depuis 1888, datant du XVIe siècle avec des voûtes ornées d'arabesques de la Renaissance327. Le couvent des Dames de la Foi est également classé328.
Patrimoine religieux disparu
Jean Secret a donné une liste avec un historique sommaire de 80 églises et chapelles de Périgueux existantes ou disparues dans un article du Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord paru en 1973329.
Au fil des siècles, pas moins de dix-huit églises, toutes situées en rive droite de l'Isle à l'exception de l'église Saint-Georges, ont disparu de Périgueux.
En rive gauche de l'Isle, une première église Saint-Georges apparaît dans les textes au XIIIe siècle. Reconstruite en 1460 sur l'ordre du cardinal Hélie de Bourdeilles, elle fut vendue comme bien national en 1791 avant d'être transformée en maison d'habitation et détruite au siècle suivantG 27. À une centaine de mètres de distance fut érigée de 1852 à 1870 l'actuelle église Saint-GeorgesG 27.
Dans le quartier de la Cité, on en compte deux, et peut-être trois. L'église Notre-Dame de LeydrouseW 1 était un édifice probablement d'époque romane, situé rue Romaine, au sud-ouest de l'ancienne cathédrale Saint-ÉtienneG 31. Mesurant 14 × 7 m, trois de ses travées voûtées subsistaient encore en 1905G 31. Il pourrait s'agir du même édifice que l'église Sainte-Marie qui se situait sur une portion importante de la place de la Cité, avec une rue qui en évoque encore le souvenir, dans le prolongement de l'ancienne cathédrale Saint-ÉtienneG 32. Les deux bâtiments n'étaient séparés que de quelques mètres. L'église Saint-Astier était située dans la rue du même nom, près de l'actuelle église Saint-Étienne-de-la-Cité, et à l'ouest de l'église Notre-Dame de LeydrouseW 1.
Trois églises ont disparu dans le quartier de Vésone. L'église Saint-Pierre-ès-Liens330, était située à l'angle du boulevard de Vésone et à l'emplacement du no 33 de la rue Saint-Pierre-ès-Liens. Datant du XIe siècle, elle, était le siège d'une paroisse et fut démolie en 1889W 2. L'église Saint-Jean-l'Évangéliste puis Saint-Cloud était située à l'angle sud du boulevard de Vésone et de la rue Saint-Pierre-ès-Liens, tout près de l'église ayant ce dernier nomW 3. C'était un édifice roman qui fut vendu comme bien national en 1791 ; il servit de forge puis d'entrepôt, et fut démoli en juillet 1899G 33. L'église Saint-Pierre-l'Ancien ou Saint-Pé-Laneys était située à l'ouest de la tour de Vésone et au sud-est de la cité administrative - ancienne caserne Bugeaud - et sur l'emplacement d'une ancienne villa gallo-romaine, dite villa de Vésone, au centre du cimetière Saint-Pierre, dit cimetière des Pendus, aujourd'hui disparu. C'était l'une des plus vieilles églises de la ville, qui servait de départ à toutes les processions d'intronisation des évêquesG 34. Elle fut détruite avant 1726G 34.
À proximité de l'Isle, on en compte six autres. L'église Saint-Jacques puis Sainte-Claire était située à l'emplacement de l'actuelle caserne des pompiersW 1. Elle mesurait 24 m x 11 et datait du XIIe siècle. L'église s'installa entre 1279 et 1290 dans un monastère de clarisses et dura jusqu'à la Révolution. Le monastère fut ruiné par les Huguenots en 1575, puis rebâti en 1590. Il devint un hôpital en 1793, puis une prison et une caserne au début du XIXe siècleG 35 ; en 1828, c'est de nouveau une caserne à côté de laquelle sont installés des abattoirs lors de la décennie suivante. Enfin en 1973, les locaux sont transformés en caserne des pompiersG 35. L'église Saint-Hilaire se situait non loin de l'église Saint-Jacques. Elle devint, à partir de 1699, la chapelle des pénitents grisW 4. Ancienne chapelle, l'église Saint-Gervais a été une église paroissiale située près de l'actuel pont de la CitéW 5. Puis une autre chapelle du même nom, connue au XVIIe siècle, était située à l'actuel emplacement de la rue homonyme ; devenue une étable en 1826, elle fut rasée en 1858G 36. L'église Saint-Eumais, dite aussi Saint-Chamassy ou Saint-Yomay, était une ancienne église paroissiale aux XIIIe et XIVe siècles, devenue une simple chapelle au XVIIe siècle. Elle était située près du moulin du Rousseau, dans la rue du Rousseau, tout près de l'IsleW 6. L'église Sainte-Eulalie était une église paroissiale fort ancienne qui n'existait déjà plus en 1389G 32. Elle a donné son nom à une rue devenue ensuite la rue LittréW 6. Sur son emplacement approximatif fut construite, au milieu du XIXe siècle, la chapelle Sainte-Eulalie du lycée Bertran-de-BornG 37. Sur l'emplacement de ce lycée existait depuis le XVIe siècle l'église Saint-Benoît, érigée par les moniales de l'abbaye de LigueuxG 38. Elle a disparu, transformée successivement en chapelle, en pensionnat, puis en collège et enfin en lycée en 1848G 37.
Dans le reste de la ville, six autres églises ont aussi disparu. L'église Saint-Silain était située sur l'actuelle place de l'Hôtel-de-Ville, face à la mairie. Église fort ancienne qui mesurait 31 à 32 mètres de long sur 10 à 18 m de large et qui avait un cloître accolé côté sudW 2, elle était le siège de la paroisse du Puy-Saint-Front et fut détruite pendant la Révolution, entre 1793 et 1798331. L'église Saint-Louis, bâtie à la fin du XVIIe siècle à côté de l'hôpital de la Manufacture (actuellement rue Wilson), mesurait 27 m x 8. Elle fut démolie en 1851 et remplacée en 1854 par la chapelle Saint-Louis, détruite en 1950G 39. L'église Saint-Martin (deuxième du nom) succéda à un premier édifice du même nom, dévasté par les Normands en 849G 16. Elle était située vers l'angle des rues Wilson et Antoine-Gadaud, les Dominicains en firent la chapelle de leur infirmerie. Elle mesurait 11 m x 32 et devint par la suite la chapelle Sainte-Ursule. Elle fut démolie au XIXe siècle par les Ursulines qui firent rebâtir une nouvelle chapelle, aujourd'hui elle aussi disparue, au même emplacementW 7. L'église Saint-Martin (troisième du nom), située à l'angle des rues Gambetta et Maleville, était le siège de la paroisse Saint-Martin et de la commune du même nom. Elle mesurait 15 m × 20 et le culte y était encore célébré en 1871W 7. L'église Charles, dans le quartier du Toulon, se trouvait près du gouffre du Toulon, au-delà de la ligne de chemin de fer Limoges - Périgueux, non loin d'un ancien passage à niveau. Elle mesurait 12 m x 16
Lien vers le test :
www.nikonpassion.com/test-nikon-z6-deux-semaines-terrain-...
Les photos en pleine définition
Deux sapeurs du Corps of Royal Engineers (RE) abattent les pignons d'une villa en ruines, localisation inconnue.
Le Dozer blindé est un Caterpillar D6A avec équipement LaPlante-Choate et un treuil arrière Hyster. voir ici la comparaison entre D6A et D7A:
www.flickr.com/photos/mlq/35215169502/
A l'avant du dozer une combinaison d'inscriptions : mobilization/unit serial number et craft /ship serial number. voir ici:
www.flickr.com/photos/mlq/34539317594/
son numéro de série constructeur (1T3037) au format 1T3xxx (1T1xxx pour les D7A).
L'immatriculation militaire E2xxxx1 a été censurée.
Il appartient à la 59 Mechanical Equipment Section (Mobillisation Serial Number 35839) britannique qui fait partie des Beach Groups et devait débarquer sur MIKE RED Beach (La Valette, commune de Graye sur Mer) à H+135 minutes (soit 09H50) depuis le LCT Serial 1136, normalement le HMLCT(IV) 936.
voir la table de débarquement du 14 avril 1944:
www.flickr.com/photos/mlq/34541509144/
NB les Beach Groups même sur Juno (secteur canadien) étaient britanniques.
Bien qu'il soit décrit dans la Landing Table comme un "D 7 Bulldozer Armd", le dozer blindé est en fait un D6A.
A droite un sapeur avec une chaîne passée autour d'un pignon dangereux.
A l'extrême droite on peut lire " JUNO " sur une structure métallique (une passerelle ?)
An End-of-Winter Sky
Original:
www.flickr.com/photos/patrice_stg/5545170539/in/photostream/
Quelques mots sur le traitement ["How-to" - English follows]:
J'ai utilisé le fichier RAW (.PEF) comme HDR. Avec le logiciel "Luminance HDR" (anciennement Qtpfsgui), j'ai fait un "tonemapping" de type Mantiuk. En utilisant GIMP, j'ai séparé les canaux RVB et le canal rouge. J'ai ajusté les contrastes avec les outils courbes et niveaux.
Les fichiers RAW sont en fait des HDR, qui enregistrent une gamme dynamique beaucoup plus large que les JPEG. À titre d'exemple, le format RAW de Nikon enregistre ses nuances sur 14 bits, soit 16384 nuances pour une couleur, contre 256 en format JPEG, qui est sur 8 bits. De plus, le capteur numérique peut physiquement enregistrer un écart de 12 à 14 EV (crans de diaphragme), qui normalement devrait être rendus dans le fichier RAW lorsque la caméra est utilisée à son ISO le plus bas. En supposant que la gamme dynamique maximale de l'image en format RAW est "comprimée" dans le JPEG, entre chacune des 256 nuances enregistrées par le JPEG, le fichier RAW contient en théorie 64 nuances plus fines (16384 / 256). Le "tonemapping" d'un fichier RAW (comme celui d'un fichier HDR composé à partir de plusieurs JPEG) permet de faire ressortir ces nuances intercalaires. Il donne un modelé unique aux nuages ou à la neige, en étirant le contraste dans les zones où il est réduit.
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The picture was produced from a RAW file (.PEF) used as a HDR. I tonemapped the RAW file with the "Luminance HDR" program (previously called Qtpfsgui), using the Mantiuk algorithm, then, using GIMP, I extracted the RGB channels. Retaining the red one, I used the curves and levels tools to adjust the contrast.
RAW files are actually HDR files, recording a dynamic range which is a lot wider and deeper than JPEG files. For instance, a Nikon RAW file records 16384 values for a tone (14 bits), in comparaison with 256 values for a JPEG file (8 bits). Furthermore, the digital sensor can physically record a 12 to 14 EV range (aperture stops), which should be rendered in the RAW file when the camera is used at its lowest ISO setting. If this maximum dynamic range is "compessed" in a JPEG file, between each of the 256 values of the JPEG file, you have theorically 64 different tones (16384 / 256). When "tonemapping" a RAW file (like when you tone map a HDR composed from many JPEG) these in-between tones are rendered. This gives a unique relief to low-contrast clouds or snow pictures.
For tonemapping on snow, see:
Pour du tonemapping sur la neige, voir:
www.flickr.com/photos/patrice_stg/5524673385/ (the snow looks like whipped cream!)
www.flickr.com/photos/patrice_stg/5481304494/in/photostream/
www.flickr.com/photos/patrice_stg/5417835680/in/photostream/
Lien vers le test :
www.nikonpassion.com/test-nikon-z6-deux-semaines-terrain-...
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{Enaibi} Carmalyne
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Comparaison entre corps BJD girl MSD 1/4 : Fairyland minifee A-Line et Supiadoll Minisup (ou mini girls) . Double jointed body
Bernache de Hutchins / Cackling Goose / Branta hutchinsii
DRUMMONDVILLE - Plage municipale - Blv Allard
Bernache de Hutchins (1er plan) et Bernache du Canada. Comparaison des 2 espèces.
The figure shows MRI, and typical [18F]FDG images from a healthy volunteer and a Alzheimer Disease (AD) patient. The color scale express the rate of glucose utilization (from minimum to maximum). In these PET (Positron Emission Tomography) images (column 2 and 3), the white and red colors represent the regions of the brain with the highest glucose utilization rates while the green and blue represent the hypometabolic brain areas.
The arrows show the posterior temporo-parietal junction (lower row) and the posterior cingulate gyrus (top row).
PET SCAN d’un cerveau en santé en comparaison à un cerveau atteint d’Alzheimer à un stade précoce.