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Première sortie avec mon 100mm macro et mon 80d. Je suis très satisfaite du résultat. Le 80d monte bien mieux en iso que le 100d. Et l'objectif macro est un bond en avant en comparaison de mon 50mm + bagues d'allonge. Je suis très contente de cet investissement tout de même très coûteux.
First try with my new macro lens : canon 100mm and my new camera : canon 80d. Great improvement in comparison with my old stuff : canon 100d and 50mm with extension tubes. I really love what I can do now but I know I still have a lot to learn.
Cacatoès à huppe jaune - Sulphur-crested Cockatoo - Cacatua galerita
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Huile sur toile, 129 x 161 cm, 1927, Guggenheim museum, New-York.
Des représentations humoristiques cliniques d'événements érotiques de la période Dada, telles que de Petite machine construite de Minimax Dada en personne, Max Ernst est passé aux célébrations de la sexualité décomplexée dans ses œuvres surréalistes. Sa liaison et son mariage avec la jeune Marie-Berthe Aurenche en 1927 ont peut-être inspiré le sujet érotique de ce tableau et d'autres de cette année. Les principales lignes de composition de cette œuvre ont peut-être été déterminées par les configurations de cordes qu'Ernst a laissées tomber sur une surface préparatoire, une procédure conforme aux notions surréalistes de l'importance des effets du hasard. Cependant, Ernst a utilisé un système de grille de coordonnées pour transférer ses configurations de cordes sur toile, soumettant ainsi ces effets aléatoires à une manipulation consciente. Visuellement, la technique produit des rythmes calligraphiques ondulants, comme ceux tracés ici contre les couleurs rougeoyantes de la terre et du ciel.
Le groupement pyramidal centralisé et le geste d'embrassement de la figure supérieure du Baiser se prêtent à la comparaison avec les compositions de la Renaissance, en particulier la Vierge et sainte Anne de Léonard de Vinci (Collection Musée National du Louvre, Paris). L'œuvre de Léonard a été le sujet d'une interprétation psychosexuelle par Sigmund Freud, dont les écrits étaient importants pour Ernst et d'autres surréalistes. L'adaptation d'un sujet religieux ajouterait une pointe de blasphème à la lascivité exubérante de l'image d'Ernst (cf. Lucy Flint, Guggenheim museum).
LE LAROUSSE DU XXE SIÈCLE
Les prospectus Larousse constituent une source d'information historiques sur les conditions de lancement des grands dictionnaires et encyclopédies du début du XXe siècle.
Le Larousse du XXe siècle en 6 volumes a été édité de 1927 à 1933, un supplément paraîtra en 1953. La préface de cet ouvrage, de Paul Augé, nous indique quels mobiles ont guidé les éditeurs :
1° Offrir une nomenclature assez étendue (120 000 mots), sans prononcer des "arrêts", souvent inutiles ou arbitraires, et sans rejeter de mots admis par l'usage;
2° Rechercher la clarté en tous domaines (texte, illustrations, cartes, etc.);
3° Fournir des informations encyclopédiques rigoureuses;
4° Accorder une grande importance aux illustrations. L'illustration du Larousse du XXe siècle est encore plus abondante que celle de ces devanciers. Elle constitue, peut-on dire, un commentaire continu du texte par l'image, et tout a été mis en oeuvre pour en accroître la richesse et en rehausser la variété.
Dans l'ensemble, ce programme ambitieux a été satisfait en particulier en ce qui concerne les indications encyclopédiques et l'iconographie (dessins au trait précis à l'intérieur des articles, planches photographiques et cartes en noir et en couleurs).
La qualité de l'ouvrage est rehaussé par l'utilisation d'un papier couché très souple et résistant, agréable au touché et qui a bien résisté à l'usage jusqu'à ce jour.
DESCRIPTION PHYSIQUE DE L'OUVRAGE
Six volumes grands in-4°, 260 x 325 mm, véritable reliure demi-chagrin vert empire (ou rouge), fers spéciaux de Maximilien Vox (1), chasses de 4 mm, titres et décors estampés or, texte sur 3 colonnes, frontispice pour chacune des lettres de l'alphabet par Maximilien Vox, décor des plats style art déco. Principaux illustrateurs : Adolphe Millot, Maurice Dessertenne, Henri Faucher-Gudin, Louis Charles Bombled.
VALEUR EN EUROS
Le prix d'un volume pour les acheteurs qui ne s'engagent pas à prendre l'ouvrage complet est de 235 francs pour le volume relié demi-chagrin et de 185 francs pour le volume broché. Les prix sont respectivement de 220 francs et 170 francs pour les souscripteurs privilégiés qui s'engagent à prendre l'ouvrage complet (soit l'équivalent d'un à deux mois de salaire d'un ouvrier de l'époque).
Un franc de 1930 vaut approximativement 0,40 euros en 2006, ce qui fait un équivalent d'environ 94 euros pour le volume relié demi-chagrin. Le souscripteur des 6 volumes demi-chagrin a donc payé l'équivalent de 528 euros 2006.
A titre de comparaison le prix d'un kilo de pain à Paris en 1925 était de 1,58 francs.
Au début du XXe siècle, un ouvrier métallurgiste gagne 10 ou 11 francs par jour au Creusot, un mécanicien gagne 1 500 à 1 800 francs par an à Paris. Ils sont considérés comme des privilégiés. Un ouvrier agricole non nourri est payé 1,25 franc par jour en Touraine. En 1910, une bonne à tout faire est payée 50 francs par mois à Paris, 40 francs en province. Un chauffeur gagne 200 francs à Paris, 150 francs en province.
Aujourd'hui, le prix des six volumes plus le supplément est fixé par les bouquinistes entre 50 et 200 euros suivant l'état de conservation.
D'après André Rétif (2) cet ouvrage aura connu sensiblement la même diffusion que son prédécesseur immédiat (Le Nouveau Larousse illustré) soit environ 250 000 exemplaires.
Comparaison des comètes 46P/Wirtanen et 21P/Giacobini-Zinner à des focales comparables. La focale utilisée pour 46P est plus courte, et sa coma est pourtant très nettement plus grande que celle de 21P...
Données pour 21P/Giacobini-Zinner: Skywatcher Quattro (F=800mm, D=200mm) Suivi à l'aide d'une Skywatcher EQ6-R Pro. Nikon D5300 avec filtre clip in LPS-D1-N. Télécommande Twin1 ISR2
Assemblage dans IRIS (suivi sur la comète), cosmétique dans Photoshop CS4.
Données pour 46P/Wirtanen: Skywatcher Quattro (F=800mm, D=200mm)et un réducteur de focale (focale résultante sur un 24x36: environ 1000mm F/3.5) Suivi à l'aide d'une Skywatcher EQ6-R Pro. Nikon D5300 avec filtre clip in LPS-V4-N5. Télécommande Twin1 ISR2
64x 59s, 6100 ISO.
Assemblage dans IRIS , cosmétique dans Photoshop CS4.
Nimroz (Afghanistan), 7.2025
"Je ne vais pas m'extasier sur l'opium. Je ne dirai qu'une chose: c'est la drogue parfaite. Il n'existe rien de semblable. À notre époque où la plupart des gens se défoncent à coups de pilules, il donne tout ce que les drogues telles que le Prozac promettent. [...] Toutes ces pilules et toutes les saloperies psychotérapiques du monde ne sont rien en comparaison des antiques paroles coptes de l'évangile de Thomas: «Si vous faites advenir ce qui est à l'intérieur de vous, ce que vous ferez advenir vous sauvera. Si vous ne faites pas advenir ce qui est à l'intérieur de vous, ce que vous ne ferez pas advenir vous détruira.»"
>>> Nick Tosches.......in: Confessions d'un chasseur d'opium (2000)
"I'm not going to rave about opium. I'll just say one thing: it's the perfect drug. There's nothing like it. In an age when most people take pills to get high, it delivers everything that drugs like Prozac promise. [...] All these pills and all the psychotherapeutic crap in the world are nothing compared to the ancient Coptic words of the Gospel of Thomas: "If you bring about what is within you, what you bring about will save you. If you do not bring about what is within you, what you do not bring about will destroy you.""
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Les lignes de la main se forment bien longtemps avant la naissance, au deuxième mois de la grossesse. Tout au long de la vie, ces tracés sont amenés à évoluer, en fonction des choix de chacun. Au moment de la mort, il se dit même que les lignes pâliraient jusqu'à s'effacer... Votre destinée se trouve au creux de votre main, percez les secrets de la chiromancie.
Origine et évolution de la chiromancie
A plusieurs reprises, la Bible ferait allusion aux lignes de la main. Les origines de la chiromancie (du grec kheir, main et manteia, divination) se trouveraient en Inde, même si Aristote, le philosophe grec, aurait écrit le premier traité sur le sujet. Mais c'est au Moyen Age que la lecture des lignes de la main connaît son âge d'or, même si elle est pratiquée en cachette car interdite par l'Eglise.
Aujourd'hui, la chiromancie, l'art de lire dans les lignes de la main reste célèbre, même s'il est de moins en moins pratiqué, contrairement aux oracles ou au Tarot de Marseille. En effet, tirer les cartes est beaucoup plus simple que lire les lignes de la main. De plus, cartomancie et chiromancie ne sont pas utilisées pour les mêmes raisons : si les cartes répondent à une question ponctuelle et peuvent être interrogées assez souvent, nos mains nous donnent une idée de notre destin.
Les lignes n'évoluant pas régulièrement, il est inutile de les faire lire tous les 15 jours ! Toutefois, il faut savoir que la chiromancie intéresse les scientifiques depuis le XIXe siècle. Les travaux de Francis Galton autour de la dermatoglyphie posent les bases des empreintes digitales qu'utilise la police pour identifier les criminels. Quant aux médecins du XXe siècle, certains comparent les maladies déclarées à leur « annonce » dans les lignes de la main...
Originellement, la chiromancie désigne l'étude des lignes de la main. Pourtant, une main s'étudie aussi dans sa globalité. C'est pour cela qu'aujourd'hui, on parle également de chirologie (étude de la main) qui s'intéresse aux 2 mains.
Les mains de forme carrée, elle correspond aux métiers de l'artisanat ou de l'agriculture. C'est la main de Terre et on l'associe à la planète Mars.
Fine et ovale, c'est la main des écrivains, des psychologues, parfois des médecins. Elle est liée à l'élément Eau et à la planète Vénus ou à la Lune (si la peau est très blanche).
Charnue, c'est la main des commerçants, des kinésithérapeutes, mais aussi des professeurs qui transmettent avec passion tout leur savoir
Elle est représentée par le Feu et correspond à la planète Jupiter.
Longue et osseuse, la main d'Air est celle des chercheurs, des ingénieurs et de nombreux métiers intellectuels. Elle est caractérisée par la planète Saturne.
Avez-vous réussi à identifier votre main ? Pour bien étudier une main, il faut prendre en compte toutes sortes de caractéristiques comme la souplesse de la paume et sa température. Certaines personnes regardent aussi la couleur des veines qui apparaissent par transparence, la longueur des doigts les uns par rapport aux autres
On étudie également chaque doigt pour en savoir plus sur sa personnalité, son caractère ou encore sa maturité.
1. Observez la paume de la main
Après avoir étudié chaque aspect de votre main, regardez vos paumes. A partir de maintenant, la comparaison de vos deux mains est importante, car vous y verrez peut-être des différences. D'ailleurs, saviez-vous que tous vos doigts sont associés à une planète ? En voici la correspondance :
Pouce : Vénus, index : Jupiter, médius : Saturne, annulaire : Apollon, auriculaire : Mercure
Chaque doigt a une petite bosse située sous lui et appelée mont. Le pouce domine donc le Mont de Vénus et ainsi de suite. Une fois que vous avez bien observé ces monts (les monts principaux car il en existe d'autres), vous pouvez passer aux lignes.
2. Analysez les lignes principales :
Vous pouvez à présent regarder les lignes de votre paume. Elles vous indiqueront les grandes « lignes » de votre existence. Vous devez impérativement comparer les 2 mains car le tracé peut se révéler très différent. Certaines théories veulent que la main gauche montre votre potentiel et la main droite ce qui arrive, mais ce n'est qu'une opinion parmi d'autres
Ligne de vie : Elle trace le cheminement de la personne de la naissance à la mort. Sa longueur ne correspond pas à la durée de la vie, alors, pas d'inquiétude ! Une ligne de vie très marquée indique par exemple une nature sportive.
Ligne de tête : Collée ou non à la ligne de vie, elle nous renseigne sur notre manière d'agir et de penser. Par exemple, si la ligne de tête commence dans la ligne de vie, la personne manque d'indépendance.La ligne de vie est, selon cette pratique, la plus importante des lignes de la main. Elle représente la vie et les événements majeurs d'une existence. Elle commence entre le pouce et l'index, et se termine à la base du mont de Vénus. Une ligne de vie longue et nettement marquée est d'abord interprété comme le signe d'une vie stable. Quand elle est plus courte, le signe est celui de l'instabilité. Quand la ligne de vie est coupée en deux ou plusieurs segments, ce serait des indications de moment de l'existence où des risques pourraient se présenter. Pour déterminer à quel moment ces périodes délicates interviendront, il suffit de découper la ligne en tranche d'années et de repérer où se présente la rupture. La longueur n'indique pas nécessairement une vie plus longue.
Ligne de cœur : Elle nous informe sur nos sentiments et nos relations en général. Par exemple, si elle est très droite, elle indique une certaine objectivité voire de l'indifférence.La ligne de vie est l’une des trois lignes principales (les deux autres sont la ligne de tête et ligne de cœur) dans la chiromancie. Il commence à partir du bord de la paume entre le pouce et l’index et se prolonge jusqu’au bas du pouce. La plupart des gens peuvent penser que cette ligne est utilisée pour voir la longueur de sa vie, mais c’est partiel. En effet, elle reflète principalement la vitalité physique et l’énergie vitale d’une personne. En outre, on dit qu’elle montre si on aura des accidents ou des maladies graves pendant toute la vie. Si d’autres lignes de votre paume sont claires et que la ligne de vie en chiromancie est absente, ce n’est pas un bon signe. Elle indique une mauvaise santé et une vie courte. Vous tomberez malade facilement ou vous aurez des accidents pendant toute la vie. Une ligne de vie rose, longue, profonde et tendre est synonyme d’une grande résistance aux maladies. Au contraire, la ligne de vie courte montre que vous êtes sensibles à la maladie. Une ligne de vie épaisse et claire indique que vous êtes adapté à une vie de travail physique et vous êtes bons dans les sports. A l’inverse, une ligne peu profonde et vague montre que vous êtes bon à l’utilisation de l’esprit. Une ligne de vie semi-circulaire plongeante autour du bas du pouce montre que vous êtes plein de vigueur et d’énergie. Au contraire, si la ligne est étroite et colle tout droit à proximité du pouce, il prédit que vous avez l’énergie limitée et sont faciles à se lasser. Doublement : si vous avez une ligne secondaire en parallèle avec la ligne de vie en chiromancie, il montre que vous avez une vitalité très forte. Surtout, vous avez une bonne résistance aux maladies et une capacité d’auto récupération après la maladie. Une ligne de vie enchaînée indique que vous êtes né avec une mauvaise santé. Vous allez souffrir d’une mauvaise santé, surtout un système digestif faible. S’il y a une île sur la ligne de vie, elle indique la maladie, l’accident ou l’hospitalisation dans un certain temps. La taille de l’île montre la gravité et la durée de la maladie. Une ligne de vie brisée représente un accident inattendu, un danger, un désastre ou une maladie au cours de la vie. Plus l’intervalle est élevé, plus la maladie dure : Si les deux parties cassées se chevauchent, vous pouvez vous rétablir même après une maladie grave. Si une ligne courte est parallèle avec la ligne de vie brisée, soit au-dessus ou au-dessous de la ligne de vie ou d’un carré reliant les deux parties, vous pouvez généralement éviter le danger et vous rétablir pleinement même après une maladie grave. Des passages sur la ligne de vie en chiromancie ou de courtes lignes claires qui coupent la ligne de vie montre que vous aurez des dangers inattendus, des maladies ou des accidents pendant votre vie. Plus la croix est clair ou les lignes sont courtes, plus la situation est pire pour vous.
3. Avez-vous des lignes secondaires ?
Ligne de destinée. La seconde ligne la plus importante, elle serait en rapport avec les aptitudes mentales. Son dessin commence comme pour la ligne de vie, entre le pouce et l'index, puis elle coupe la paume de la main vers le mont de la lune. Quand la ligne est bien dessinée, l'esprit est jugé clair, si elle est moins régulière, l'esprit est confus. Quand elle est droite, ce serait le signe d'un esprit cartésien et communicant. Quand elle est moins rectiligne, on aurait affaire à un esprit plus intuitif, imaginatif mais aussi coupé du réel. Les ruptures dans cette ligne auraient également un sens similaire à celui de la ligne de vie : elles indiqueraient les périodes de l'existence où certains changements pourraient intervenir dans la vie professionnelle. (anciennement appelée ligne de chance) : Cette ligne est importante que nous l'ayons ou non
. Par exemple, un enfant qui naît avec cette ligne a besoin d'être particulièrement encadré par ses parents car il pourrait plus facilement faire des bêtises.La construction de la ligne de tête reflète le fonctionnement du cerveau. Il existe de nombreux types de lignes de tête, avec des effets variables. Les variations dépendent de la taille de la ligne, le parcours de la ligne suivante, le placement et la position de la ligne sur la paume. Les variations sont si nombreuses que chaque personne nécessite une étude intensive. Il n'y a aucune différence d'opinions en ce qui concerne le point de départ de la ligne de tête en chiromancie et sa fin. La ligne se trouve plus ou moins parallèle la ligne de cœur et sous cette dernière. La ligne de tête commence à mi-chemin entre le doigt Jupiter et le pouce. Toute anomalie dans la position de la ligne de tête indique une tendance anormale. Normalement, la ligne de tête commence sous le doigt de Jupiter, soit reliée à la ligne de vie ou un peu éloignée de celle-ci. Elle peut, cependant, commencer à partir d'un lieu à l'intérieur de la ligne de vie. Les personnes dont la ligne de la tête monte à l'intérieur de la ligne de vie sur la monture inférieure de Mars ont des qualités désignées par la planète Mars. Ils ont une tendance pour le combat argumentative et sont généralement d'une humeur querelleuse. Ces qualités seront intensifiées si la ligne de tête va tout droit à la monture supérieure de Mars. Si la ligne de tête, vers la fin, prend un tour vers le haut (la ligne de cœur), la personne concernée aura une nature querelleuse et irritable, voire des instincts meurtriers. Si la ligne de tête en chiromancie descend vers le bas, l’attitude querelleuse se réduit en raison de l'introspection. Dans une telle main, la ligne de cœur de l’individu est courte et pas de la même longueur que la ligne de tête, il sera sans cœur et ne se préoccupera pas de ses propres affaires. Alors que la ligne de tête droite indique une prédominance de la faculté pratique, une déviation basse de la ligne de tête reflète un départ de pratique et une entrée dans la sphère de l'imagination. Une ligne de tête cassée indique une interruption du courant passant à travers elle, ce qui influence la concentration de l'esprit et la maîtrise de soi. Ces fractures causent la maladie mentale et la blessure de la tête. Si les fractures forment une échelle, la personne en question souffre de maux de tête en permanence et une mauvaise santé.
Un dialogue de HUGUES Songe avec sa face...bouc émissaire
Mobilis in Mobile, que l'on trouve dans Vingt mille lieues sous les mers, c'est le mouvement dans le mouvement, alors....
Imaginons un peu que tu pousses un peu sur la pointe de tes pieds, tout doucement ? mais tu n'entend sûrement point te lever ce soir que la sélection des meilleurs joueurs du cœur, alors de quoi as-tu vraiment peur... t'es où Joueur ? ☄️Tu n'aimes pas ? Timide et sans rides , tu préfères ceux qui gèrent le Temps, il déroulent à recherche d'une poule, vas y coule sous le charme du régime passif du silence, rien à faire, c'est une galère☃️ pour la recherche d'une Ame Soeur , on alarme 💥ton cœur. Pour le meilleur des mondes 🔥
Une marmite suspendue dans la cheminée du Temps le repas du soir est en train de cuire à petit feu !Et si je m'en approchais en douce, allant et venant devant, comme si de rien n'était, avec le secret espoir de chiper un bon morceau nageant en surface ? Oui, je sais, je n'ai pas le droit, mais qui me surveillera et s'en apercevra si je tourne autour ou à proximité immédiate suffisamment longtemps pour diminuer l'attention du Temps passé ? Celui ou rien n'arrive d'autre qu'un mortel ennui?La solitude choisie s'est unie comme idéalisée,sans doute un préalable de l'autre, sa moitié tout en entier complémentaire et avec lequel nous pourrions former une bulle originelle, retrouvée ou assumée comme la matière première de l'amour intégral . Célibataires, celles qui se battent, errent sans doute et ne forcent leur destin sans risque de tromper leurs âmes avec quelques larmes ? La (Le) solitaire choisira librement les éléments d'un dialogue intérieur constituant la véritable individuation humaine, mais c'est quoi le processus d'individuation? Ah 🍀bien !!! c'est exactement ce qu'il faut pour être l'objet du désir des autres célibataires . L'individuation est précisément l'instant magique ou la solitude devient délicieuse parce que le bonheur total consiste à bien comprendre ce qu'il faut penser de soi pour séduire l'autre, cet enfer décrit par les existentialistes . Sans doute sommes-nous juste un écran de cinéma pour l'autre, peut-être même à l'extrême, l'autre n'est-il qu'un projectionniste acharné ? Juste un ouvrier de la mise en scène des pulsions de l'esprit du Temps ? Monsieur Nespresso avec ses tempes grises rassure même la jeune fille effarouchée, c'est bien le signe d'une époque ? Absence du rôles des pères, plus de repaires, masculinité de la femme dans un Monde anciennement machiste alors voilà l'homme féminisé qui revient pour équilibrer ? Finalement ce bon vieux macho de Nespresso ! Il ne veut rien d'autre ! La recette fonctionne bien, même qu'il est régulièrement dans le top des beaux mâles malgré ses 50 ans . C'est symptomatique de l'époque où les rôles s'inversent, la femme devient active , elle fait peur aux hommes ? Le néant actuellement est à la fois l'homme vidé de sa substance ou bien 😊 un remplacement des valeurs..,Chose infinie et éternelle, la solitude n'a pas de qualités puisqu'elle les possède toutes...Du coup le nombre de célibataires a complètement explosé et le mode d'emploi reste à télécharger ! Inventons l'appli nouveau mec ? Faut juste en profiter, la liberté c pour culpabiliser les autres et pas être en empathie avec le passé mais plutôt sympathisant du matin des nouvelles têtes . La liberté est un poison pour les nostalgiques du Temps des madeleines de Proust. Bien que sa philosophie pousse librement nos services. Abjecte connaissance. Est-ce prît ?...objets connectés aux esprits , hais ce prix connais que t'es exprès con naissant et con..nait esprit connexion de l'objet. Abjecte façon de draguer sur Facebook ou Meetic ... face de bouc ou mes tiques ? Finalement tu trouves toujours les mêmes types! Et les mêmes erreurs sans peur... le hasard de voir ou le destin n'y figurent point, c'est bien un algorithme pour le rythme du cœur sans peur... ma pauvre tu ne connais pas la joie de l'imprévu? Enfin ce que les horoscopes appellent ouverture du Ciel ?
☂️Poète, pauvre être qui s'entête dans la fête des mots💦 , celle des maux de tête, 💧du Reste il pleut l'essentiel, ☔️ Ciel 🌈...💦L'eau du Ciel tombe sur ma tête, ...🔫elle vient bénir la bête, ...💣dissoudre mes pensées en fêtes, ... 💎ici-bas il faut pas que j'y reste, ... monter sur l'orgueil et m'entête, ... ⚖️monter , descendre, un orage s'arrête, ... ⚔️il rend l'atmosphère bien nette .... 🔧et exaspère la médiocrité du poète .... ⛓avec des rimes trop bêtes ...Un ange protecteur viens de passer dans un Ciel chargé du plomb des nuages et de la condensation des métaux lourds, il voulait déverser toute la peine du Monde sur mon nez . Pendant que je creuse un trou pour échapper à l'éclair de la justice divine, voilà cet ange gardien apporter de ses mains un soutien et signer la fin d'un cours inopportun. Merci mon ange, il faut maintenant que je change et sorte de cet épisode étrange. Merci mille fois, sans toi! J'aurais perdu mon toit . Merci cent mille fois , ta présence est pleine sens, bien sûr il faudra être à la hauteur de ton geste et ne pas oublier la peur . Merci de bien vouloir me sortir d'un couloir, je veux croire et passer sur l'autre face du miroir , regarder le destin qui sourie enfin . Merci mon ange 😇
Butine mon cœur dans un corps à corps.
Ratisse les pensées comme Le jardinier;
Sur un long sillon impur et arrosé d'or,
Il coule un fluide vital dans cette saignée,
C'est le creuset d'une renaissance, elle dort,
Tranquillement, à la force de tes poignées .
Forcément endormi avec tous mes soucis
Folle solitude pleine d'ennui s'envole ici
Bassement, elle tourne autour du corps
Serrée sur l'échec, elle plante sa mort
Fluide et invisible comme un gros virus,
Accroché par ses faiblesses dans la ruse
Seúl l'espoir résiste á la pression forcée
Il ne digère pas pour nous faire trépasser
Et nous fait oublier qu'il ne reviendra plus
Le beau salut du destin ne pourra être lu
L'inconnu du Monde ne se partage jamais
Dommage pour les amis du Temps parfait
L'âge d'or reviendra sans la nostalgie
Il portera ses fruits à l'abris d'une magie
Rêve d'ange, tu déranges le Penseur
À force de retourner la vie du Gros 💓 cœur
Tout en Haut,un esprit libre plane sur ma difficulté de vivre avec des mots simples, ils n'expriment que les pulsions reptiliennes d'une Ame en peine, elle est pleine de haine envers le matérialisme du consumérisme vital. Le verbe léger est un produit de remplacement pour cacher mon esprit infantile, Le subtil vous plait-il ? Peu importe les raisons d'une leçon de psychologie pour fêter mes envies de rester cet après-midi enfant merveilleux, celui qui n'aura vécu que l'espace d'un rêve inache e vé, je me suis levé pour chasser ces mauvaises pensées sur la liberté d'expression. L'ex-pression est signe une ancienne pulsion, pour apprendre bien à l'école de la vie normative et punitive des rebelles. Le sel de la vie ressemble à ce grain de sable dans mes semelles de vents, j'entends résonner le chant des partisans, sa mélodie accompagne la courbure de mon échine. Je rechigne à accepter la médiocrité du langage utile et préfère le verbe futile. Fut-il beau ? Beaucoup, le pensent inutile, alors laisser le reptile en laisse bien docile, c'est un effort crois-tu ? Inutile...
Une correspondance explique pourquoi un état d'esprit relie nos pensées, au-dessus d'une masse informe de préjugés, mal informés qui pourraient nous rendre infirmes à leurs critères parce que l'intelligence flotte comme des gouttes de sainte onction sur l'horizontale pensée reptilienne.
La lumière intérieure, c'est bien la quête spirituelle d'un croyant face au laïque un peu étriqué ? La pensée ou la peinture expriment les lumières des visiteurs de l'esprit, ils seront les serviteurs de l'âme du Monde, souvent enivrés de l'amour universel pour l'exprimer verbalement.... À celui dont les yeux sont brûlés par la contemplation de sa face laïque et consumériste; la poésie est l'expression spontanée du ravissement, des mélodies et de la musique de l'âme qui a su rester en harmonie avec elle-même et avec le monde, conscient de son essence, de la pureté de son état primordial et de sa connexion et liaison intime préservée avec sa source de lumière interne. Esprit universel , ayant su échapper aux pièges de l'illusion et de l'attrait de la matière qui tentent à l'emprisonner, à l'obscurcir dans des voiles ténébreux afin empêcher son élévation dans l'éther plus subtil des âmes, vous plait-il ? Parler de Jésus c'est blasphémer , alors je le place tout en haut, il est la lumière. Je situe plus mon propos vers Saint Augustin ou Maître Eckart qui eux sont des simples mortels , comme moi avec mon humour adolescent. Le prana est nom sanscrit ( beaucoup de mots européen viennent de cette langue) de la la lumière interne. Ce qui pourrait nous rapprocher ? Plutôt que de nous éloigner ? C'est un combat commun contre l'obscurité, la baisse du QI dans le Monde et les laïques intégristes qui dominent la politique ?
Je dis juste que les peintres d'avant 1939 ont reçu une formation sur la maîtrise de la perspective et surtout sur l'ésotérisme car la civilisation d'avant 1939 était comme cela. Les finances continuent d'ailleurs à contrôler le marché de l'art comme ils ont contrôlé Picasso qui leur a fourni comme une Bonne vache Holstein des millions de litres de laid est-ce-Haut-terre-hic ? Mon discours n'est pas de mépriser ceux qui ne savent plus. Je constate que le QI a baissé gravement grâce au laid?
L’intervention de peintre n'as sûrement aucune relation avec mes recherches sur la compréhension du langage des peintres d'avant 1939. Les documents Français ont été jetés dans la Seine en 1968. Les documents allemands détruits par Hitler et ceux qui restaient volé par les Russes et les Américains. Les recherches sont donc uniquement possible sur les sites en Anglais.
Ce travail n'est en aucun point mis comparaison avec le travail des peintres glorieux du système , ni même j'aurais l'idée de chercher un lien.
J'ai parfaitement compris ce que les critiques officielles écrivent et je voulais dire maladroitement que aujourd'hui plus personne n'arrive à comprendre ce que les artistes d'avant 1939 ont voulus dire. Anselm Kieffer ou Helmut Lutz parlent encore ce vieux langage oublié. Les galeries d'art s'arrachent leurs productions pour cette raison.
Le fait de réaliser ce qui est un fait avéré ne m'implique pas mais je constate que cela existe et domine toujours le marché de l'art .
Les gens peuvent ensuite voir ce qu'ils veulent et d'ailleurs les critiques d'art comme les étudiants en art passent à côté de la vérité . Ceci est parfaitement volontaire.
Disney ou Tintin sont programmés pour la même chose, ils ont un fond ésotérique mais pas pour les gens. Juste un petit nombre d'initié peut comprendre le véritable message.
Je ne cherche d'ailleurs aucunement à influencer ou à dévoiler mes recherches. Elles sont en mode ami sur ma galerie Flickr. D'ailleurs la vérité n'intéresse personne même pire elle est source de conflit.
Je me suis endormi avec tous mes soucis
Ma solitude pleine d'ennui s'envole ici
Bassement, elle tourne autour du corps
Serrée sur l'échec, elle plante sa mort
Fluide et invisible comme un gros virus,
Accroché par ses faiblesses dans la ruse
Seúl l'espoir résiste á la pression forcée
Il ne digère pas pour nous faire trépasser
Et nous fait oublier qu'il ne reviendra plus
Le beau salut du destin ne pourra être lu
L'inconnu du Monde ne se partage jamais
L'issue de cette vie s'éloigne des sommets
Il faudra apprécier la valeur du presque rien
Enfin voir comment vivre avec peu de moyens
Silence dans la rue ça tue si j'agis
signifie donc le travail de l'énergie,
aussi bien que la maîtrise de l'énergie.
Si lance ?l'épanouissement individuel ,
Si lasse?
Si l'association des faits divers
Silence
Si l'ange est parti
Songe pour la nuit
Circule les rumeurs
D'un coup tu meures
Quand sert la tumeur
Elle déverse le cœur
Songe bénéfique p toi demain.
Mal dormi cette nuit en vain.
Pendent-ils sur mon temps Sava Bille hein ?
L'or taux grav de fendre pas motivée mais donne de l'amour pour s'entraîner vers le Haut . Faut juste en profiter, la liberté c pour culpabiliser les autres et pas être en empathie avec le passé mais plutôt sympathisant du matin des nouvelles têtes . La liberté est un poison pour les nostalgiques du Temps des madeleines de Proust. Bien que sa philosophie pousse librement nos services. Abjecte connaissance. Est-ce prît ?...objets connectés aux esprits , hais ce prix connais que t'es exprès con naissant et con..nait esprit connexion de l'objet symbolique? symbole lions---nous
Le symbolon était constitué des deux morceaux d'un objet brisé, de sorte que leur réunion, par un assemblage parfait, constituait une preuve de leur origine commune et donc un signe de reconnaissance très sûr. Le symbole est aussi un mot de passe. ...
Un Pays sage possède du rêves sur le bout de tes doigt et mesure la grandeur de son âme , le rêve revient au creux de ta main, il cultive son jardin au cœur du paysage ...En tête des sentiments, il s'entête sur les sentiers battus pour sentir son cœur du Monde battre comme une tête de cœur à corps, boire encore ? Ou croire.,. L'ésotérisme est une valeur d'avenir, bientôt viendra le temps des valeurs mystique du religieux , c'est un produit pour les Écrivains , c'est l'écrit en vain du Savoir Heureux...Dit à Logique de diable loger dans ton dialogue avec Le ventre , sert les veaux avec ton cerveau.
Relecture et surtout encore à réécrire car encore pas mûr pour être une loi divine,
La Porte des Etoiles
Fugue sur la prison de son corps
Si tu tire le rideau de l'apparence
Viens ta renaissance après sa mort,
Elle ouvre la porte de l'existence.
Son âme désire s’approcher du roi
Et de l'anneau d'or d’une lune en toi
Dans une vie trop emprisonnée
Par le destin d’une bête sauvage,
Prompt ravage sur son passage
Oubliant les préceptes enseignés
Et même l’ami qui te suit ce soir
Il t’attend près de la porte étoilé,
Un gardien d'âme à peine voilé
Il se peut, cher ami,
que vous soyez choisi
Laissez s’élever ici
Oubliez son ennemi
Appelle et franchit la porte des étoiles
Quitte pour toujours cette table garnie
Oublie l’attachement et rencontre l'ami,
Accroche son anneau et la couronne,
Ils sont le signe du roi avec lui réuni,
De sa ville écoute le glas qui sonne
Comme l’appétit voulu pour deux,
Alors faites bien attention pour eux.
Qui sont ils ? Il sont devenu deux
Pommiers d’or et leurs mangeurs?
Ils n’écoutent que les vainqueurs
Les portes du ciel se referment
Il se demande vraiment si à terme,
La confusion de genres du poème:
Volontaire ou accident que t’aime ?
Voulons taire l axe dans la peine .
Jeux de mot: plans ( faire un plan, c’est comme faire un projet; on dit « c’est un bon plan » pour parler d’une personne ou d’une idée de week-end. C’est aussi concernant un architecte un symbole inévitable: dessiner un plan. Enfin on peut imaginer qu’il achète ses plans vierges dans une papeterie... et que le papier est fabriqué avec des plantes... enfin si on aime les symboles au second degré. Ce qui n’est pas toujours un plaisir pour les yeux 👀
Dis moi pourquoi tu vois les lois et pourquoi t’y crois, unies vers le ciel, universelles lois des gravités terrestres pour que t’y restes sans cesse, l’espoir que tu caresses, d’échapper aux gens pour contempler le soleil, oui c’est ici que tout s’en mêle, dans la fabrication du miel, soit heureuse pour la ruche, soit heureux si t’y bûches.... ici bas les rayons sont vides, voyons ça de façon stupide; tout ce qui est en haut est aussi haut vu d’en bas et invisible dans l’eau...disons la solution d’une dissolution pour digérer la matière première du système légal. Mesure de pèse hauteur, tu dois à la pesanteur, le poids d’une dette, remboursable uniquement en fruits de la Terre. Serre la pente pour remonter au paradis, tu viendra déguster sur un compte hôte d’or, compote d’ors et déjà au crédit du compost à pommes d’or garantie production extra-terrestre.
Le mystère d’une langue vient aussi des sonorités, comme en peinture il est plus agréable d’avoir parfois un ciel vert même si en réalité le ciel est bleu . Loi rime avec voie et voix,,, liberté avec réalité. Malheureusement les textes que j’écoute ( j’écris pour être dans la réalité, mais en vérité j’écoute mes texte, du coup finalement personne ne me comprend. Sans doute mon écriture n’est pas adaptée pour les français terrestres. Donc réalité et simplicité pour mon écriture sont impossibles car la réalité des phrases ne m’amuse pas.
Les voix des lois ou les lois que tu vois ça sonne, c’est musical pour mon pauvre goût sans doute inadapté à la France.
La liberté c’est pas une loi universelle ni divine, c’est juste un concept abstrait pour ceux qui en dispose tout le temps mais qui n’ont pas le courage de l’assumer, comme mettre des points aux phrases. J’aime les virgules car elle permettent les digressions et la petite poésie qui caractérise ma toute petite âme .
Enfin je crois aux lois divines et aux lois unis vers le ciel, universelles et lois de la mécanique céleste. Finalement pour ma pauvre personnalité le divin et la loi sont bien plus difficile à atteindre que la liberté ou la fraternité et l’égalité
C’est mon humble point de vue compliqué pour répondre à ta réponse
Au fait, pour se résumer, ce que tu entends par loi , se nomme Liberté.
Les lois font partie de nos gênes. Nous Les ressentons inconsciemment ,tendons à les embrasser. A leur approche se déploient force , lumière et développement du 6ème sens. Maîtrise , prise de conscience du sujet à traiter au plus près de sa Vérité, etc... JOIE!
Parfois il s’agit de perdre le Nord, d’être déboussolé, d’oublier la Grande Ourse ou l’étoile polaire et de se plonger dans un autre monde, celui d’Aldebaran , ah il est des barrant c’est à dire qu’il se barre carrément loin des boussoles et des lois humaines, son corps est vide de sens réel parce qu’il n’a pas d’estomac pour digérer la loi physique et logique. Sa seule loi c’est la loi de Dieu
De l’appétit elles ont pour deux, faites bien attention pour eux.
No made on Earth ! Fluide rapide pour figer le jeu en mouvement perpétuel, un compas à son bras contrôle le bas et écœure son équerre avec une technique à main levée en haut, au sommet de son art, toujours en retard, le nomade s’évade des plans trop figés par la règle, il mesure le poids des valeurs unies vers un ciel bleu et peint dans le jus purifié des anges, enfin, ils guident la patte si sûre de Pas à pas, encore bien compris la vérité ? Poésie symbolique et forcément sacrée pour faire face aux esprits rationnels des philosophes ou des psychanalystes, hey... l’architecture c’est de la poésie sacrée et la philosophie ou psychanalyse serait la maçonnerie opérative 😅😂
Elle exprime la Régente céleste qui modèle la sensibilité profonde, moins la sensibilité des sens que cette sensibilité de l’âme, de l’être intime, qui se livre aux enchantements de son monde ou de son jardin secret, de l’impalpable chanson de l’anima, réfugiée dans le paradis de son enfance, repliée dans son chez soi, blottie dans le sommeil de la vie ou livrée à l’ivresse de l’instinct, abandonnée à la transe du frisson vital qui emporte et ravit l’âme capricieuse. Cette dernière phrase exprime comment un mystique a perçu son activité et son influence. Astre de la génération et de la manifestation de la Vie dans le monde transitoire, image de la Mère universelle, la Lune exprime les phases qui font fluctuer l’intensité électrique dans la terre, amplifiant les attitudes et les comportements pulsionnels des êtres vivants. C’est la Matrice vide qui donne une forme à l’Esprit solaire, illustrant le néant de l’inconscient et du subconscient où se logent les formes à l’Esprit solaire, illustrant le néant de l’inconscient et du subconscient où se logent les formes subtiles imprévues, secrètes et inachevées. Elle définit tous les aspects de la nature instinctive et sensible des divers règnes de la Nature, émettant une énergie ou une force subtile qui matérialise, densifie, cristallise, consolide, structure les énergies créatrices, qu’on appelle en Alchimie le «coagula». l 'âme n 'a pas de sexe .le choix du sexe ce fait par la revendication de s'élevée de nos faiblesse , ou masculine ou féminine.exemple si l'on a était un gougeas hommes dans une autre vie , on naitra femme.
Lune = Être céleste = {11D} Flux céleste
Soleil = Être solaire = [10D] = Flux cosmique
Nous avons tous accès au 2 Flux (en fonction de la place qu'on laisse à chacune des 2 facettes) TOUT EST encore une fois question de juste milieu et de tempérance...☺️
Si vous laisser une grande part à votre facette "masculin" alors vous serez solaire et inversement si vous laissez une grosse place à la part féminin vous serez alors un Être céleste... c'est des mathématiques LoOL
Étonnamment, en étant femme, je ne vois pas l'intérêt de discuter sûr féminisme et qui dit féminisme.......dit machisme.
Psyque est le mot magique pour comprendre.
Androgyne oui, pour celui ci, le féminin et masculin est en lui intégré, et en aucun cas le féminin ou masculin de la matière lui posse problème.
Psyché est la réponse pour passer l'examen a l'étape "androgyne"
oui 👍 c’est bien une contradiction parce que dans les grimoires alchimiques, la femme est représenté avec la lune 🌔
l 'âme n 'a pas de sexe .le choix du sexe ce fait par la revendication de s'élevée de nos faiblesse , ou masculine ou féminine.exemple si l'on a était un gougeas hommes dans une autre vie , on naitra femme
Symbole = géométrie sacré = le langage de l'univers ... compris par TOUS (consciemment ou non) et qui se trouve déjà dans notre ADN divin...😊
absolument !!! il s’agit d’une langue sacrée. Petite précision étymologique et symbolique : le mot symbole vient de symbolion ( deux morceaux d’un objet séparé volontairement pour signifier un accord harmonieux, leur réunion peut prouver sa véracité initiale) ; finalement tout comme androgyne, géométrie sacrée et signe de reconnaissance...
Est signe de "connaissance" tout simplement... c Comme refaire du vélo (cosmique AH AH!) 20 ans après... Ça ne s'oublie pas... mais c vrai qu'il y a tout un travail de fond pour faire remonter l'information de l'intérieur...☺️
L’idée du corps à l'envers est très belle parce qu’il faut mettre « du mouvement dans le mouvement » «mobilis in MOBILI » c’est le principe même du fonctionnement de la matière première 😇 la matière grise 😁
HUGUES Songe8
Impldoll Idol and Dragondoll Uncle bodies. The height is almost the same but the Impldoll Idol body is much more muscular than the Dragondoll Uncle body. The joints are similar exept the Impldoll body has one more joint in the up-part of the arm.
Lien vers le test :
www.nikonpassion.com/test-nikon-z6-deux-semaines-terrain-...
Les photos en pleine définition
Sapindacée de 25 m au maximum à écorce brun grisâtre foncé, d'abord lisse et pouvant ensuite s'exfolier. Grands bourgeons poisseux, marron foncé. Feuilles palmées à 5-7 folioles séparées, elliptiques et grossièrement dentées. Fleurs blanches de 9-11 mm à 4 pétales, chacun maculé de jaune ou de rose à la base, en grandes panicules érigées, coniques. Fruit globuleux et épineux de 6 cm maximum, vert jaunâtre à maturité, se fendant pour dévoiler 1-2 grandes graines brun foncé brillant, les marrons.
Autres noms français : Châtaigne de cheval (cf. nom d'espèce) ou de mer (comparaison avec l'Oursin). Originaire des Balkans, introduit à Paris en 1615, cette espèce s'immisce dans les boisement rudéraux, surtout périurbains et riverains. Le proche Marronnier rose (hybride horticole fertile), également planté, ne semble quant à lui jamais s'échapper (cf. M Blamey et C Grey-Wilson, P Fournier, P Jauzein et O Nawrot).
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L'éthologie est l'étude scientifique du comportement des espèces animales, incluant l'humain, dans leur milieu naturel ou dans un environnement expérimental, par des méthodes scientifiques d'observation et de quantification des comportements animaux.
Aristote étudiait déjà le comportement animal avant que le terme éthologie ne soit défini par le naturaliste Isidore Geoffroy Saint-Hilaire en 1854. Des scientifiques tels que Charles Darwin, Oskar August Heinroth, Jean-Henri Fabre, Charles Otis Whitman, Jakob von Uexküll ont ensuite marqué l'étude du comportement animal en biologie.
Les bases formelles de l'éthologie ont été posées à partir des années 1940 par les travaux des Autrichiens Karl von Frisch, Konrad Lorenz et du Néerlandais Nikolaas Tinbergen, considérés comme les fondateurs de l'éthologie moderne et récipiendaires du prix Nobel de physiologie ou médecine de 1973. Influencée par plusieurs courants de pensée scientifiques au cours du xxe siècle, dont un courant américain de psychologie behavioriste et un courant européen de naturalistes objectivistes, l'éthologie actuelle couple les approches à la fois naturalistes et expérimentales[réf. nécessaire] tout en s'enrichissant de techniques d'autres disciplines scientifiques en vue d'acquérir une approche intégrative[réf. nécessaire].
Cette branche zoologique de la biologie dispose de sous-disciplines, comme l'éthologie humaine, l'éthologie appliquée ou la neuroéthologie, et est également apparentée à d'autres champs de recherche, comme la biologie du comportement, l'écologie comportementale, la génétique du comportement, ainsi que la psychologie animale, et, pour le versant humain, la psychologie du développement, la psychologie cognitive, la psychologie sociale ainsi que l'anthropologie.
En France, les éthologues ou scientifiques du comportement animal, ont obligatoirement suivi une formation universitaire de 5 ans1 avec une licence scientifique, généralement en biologie ou psychologie, ainsi qu'un master d'éthologie. Les éthologues peuvent aussi être chercheurs2 à la suite d'un doctorat
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Sommaire
1Étymologie et définition
2Historique
2.1Prémices
2.2Naissance de l'éthologie classique ou objectiviste
3Objectifs
4Applications
5Scientifiques étudiant le comportement animal
6Notes et références
7Annexes
7.1Bibliographie
7.2Articles connexes
7.3Liens externes
Étymologie et définition[modifier | modifier le code]
Le terme « éthologie » signifie étymologiquement « étude des mœurs » dans le sens de « comportement »3. Les premières contributions qu'il est possible de verser au patrimoine de cette science datent du xviie siècle[réf. nécessaire]. Le nom n'est employé qu'en 1854 par le Français Isidore Geoffroy Saint-Hilaire (1805-1861) dans son sens actuel4.
L'éthologie se définit comme l'étude du comportement animal, ayant pour but d'étudier le comportement sous quatre aspects : sa fonction adaptative, ses mécanismes, son développement au cours de la vie d'un individu et son évolution au niveau phylogénétique5. Cette discipline fait appel à des méthodes d'observation et de mesure des comportements, notamment définies par Altmann (1974), ainsi qu'à des méthodes issues d'autres domaines permettant une approche intégrative6 (analyses génétiques, immunologie…). Les espèces étudiées peuvent être sauvages comme domestiques, et observées dans leur milieu naturel ou en captivité, que ce soit dans un environnement expérimental ou non.
Plusieurs sous-disciplines s'en détachent. Par exemple, l'éthologie appliquée vise à étudier les comportements afin d'améliorer les relations entre l'humain et l'animal, à conserver des espèces et à améliorer le bien-être animal. L'éthologie cognitive se concentre sur l'étude des facultés psychologiques animales, sur les états mentaux et les conduites, notamment en matière d'apprentissage, de reconnaissance, de discrimination, etc. La neuroéthologie se concentre sur les aspects neurologiques qui sont à l'origine des comportements. L'éthologie humaine consiste à étudier les êtres humains dans leur environnement selon les mêmes méthodes biologiques d'observation du comportement que celles employées pour les espèces animales non-humaines, que ce soit à l'échelle individuelle ou collective5,7,8. L'éthologie comparée ou comparative se concentre sur la comparaison des comportements entre différentes espèces. Ce terme n'est cependant plus utilisé en raison de l'approche comparative similaire déjà adoptée dans les autres disciplines biologiques8.
L'éthologie ne doit cependant pas être confondue avec le behaviorisme, courant de psychologie américain qui a marqué le début du xxe siècle et dont l'approche est centrée sur la thématique de l'apprentissage notamment via des expérimentations de laboratoire.
Historique[modifier | modifier le code]
Prémices[modifier | modifier le code]
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Le comportement animal fait déjà l'objet de descriptions dans l'Antiquité grecque, notamment par Aristote ainsi que par Théophraste9. Certaines œuvres d'Aristote sont même parfois qualifiées comme relevant de l'éthologie10. Dans sa série de livres intitulée L'Histoire des Animaux, Aristote décrit des comportements exprimés par certaines espèces animales dans un objectif de classification, réalisant la première taxonomie animale4. Il y fait également des rapprochements entre l'humain et les autres animaux. Pour Aristote, les humains et les autres animaux partagent une « âme sensible » tandis que seul l'humain dispose d'une « âme pensante »4. L'influence d'Aristote se poursuit au Moyen Âge ainsi que dans l'étude des sciences naturelles.
Plusieurs naturalistes, zoologues et philosophes s'intéressent entre autres au comportement animal et le décrivent. Au xviiie siècle, Buffon au sein de son Histoire naturelle décrit de nombreux comportements, en se penchant sur les capacités comportementales, l'intelligence, l'instinct et les prédispositions à la domestication de plusieurs espèces. Réaumur dans ses Mémoires pour servir à l'histoire des insectes décrit plus particulièrement les insectes sociaux. Leroy, dans Lettres sur les animaux, souhaite réaliser une description complète de chaque espèce animale, en décrivant et en discutant les comportements comme révélateurs de compétences, de capacités ou de fonctions spécifiques. Leroy distingue instinct et intelligence4.
Au xixe siècle, Lamarck introduit dans Philosophie zoologique la théorie du transformisme chez les espèces, idée selon laquelle l'usage et le non-usage de traits en modifient l'expression et selon laquelle les traits acquis se transmettent également de manière héréditaire à la descendance. Dans cette perspective, le comportement de l'animal s'adapte à l'environnement, ce qui influence directement l'évolution de l'espèce4.
Cependant, les premières véritables recherches dédiées au comportement animal datent du xixe siècle, bénéficiant de l'essor des travaux en sciences naturelles de cette époque[réf. nécessaire], et plus tard, des travaux en psychologie, l'éthologie ne devenant une discipline à part entière qu'au xxe siècle7. Gilbert White et Charles-Georges Leroy font partie des précurseurs11. Charles Darwin est parfois considéré comme le père de l'étude du comportement animal11. Il y dédie certains de ses ouvrages, comme The Expression of the Emotions in Man and Animals, dans lequel il fait des rapprochements entre les comportements humains et les comportements animaux, inscrivant l'humain dans une continuité évolutive11.
Parallèlement, le comportement animal est également étudié sous l'angle de la psychologie comparée, dont René Descartes fut un précurseur. Deux écoles s'affrontent[réf. nécessaire], les vitalistes comme George John Romanes face aux mécanistes tel Lloyd Morgan, qui introduit le principe de parcimonie ou « canon de Morgan ». L'étude du comportement animal bénéficie aussi des avancées de la physiologie animale, comme des travaux du russe Pavlov portant sur les réflexes conditionnés ou le conditionnement classique, puis à partir de la première moitié du xxe siècle de l'approche objective de l'école de psychologie behavioriste, courant fondé par John Watson qui influence de manière importante la psychologie américaine11. Les apports des behavioristes se concentrent principalement sur la thématique de l'apprentissage et des notions de stimulus-réponse, supposées expliquer les comportements plus complexes5. Ainsi, Skinner met en évidence le conditionnement opérant et les lois générales de l'apprentissage tandis que Thorndike démontre la loi de l'effet ainsi que la loi de l'exercice. Se basant sur une vision expérimentale et la plus objective possible, le behaviorisme consiste à étudier uniquement les comportements observables et non à interpréter des processus mentaux ou internes des animaux5. Cette approche est cependant critiquée par des éthologues européens à l'approche plus naturaliste comme Konrad Lorenz et Nikolaas Tinbergen11, Lorenz jugeant l'approche behavioriste trop éloignée des sciences de la nature et du comportement en milieu naturel5.
Naissance de l'éthologie classique ou objectiviste[modifier | modifier le code]
Nikolaas Tinbergen (gauche) et Konrad Lorenz (droite), 1978
L'éthologie moderne est l'héritière des travaux de Konrad Lorenz, Nikolaas Tinbergen et Karl von Frisch (qui reçurent le prix Nobel de physiologie ou médecine en 1973). Cette partie en présente les principes en suivant la démarche exposée par Konrad Lorenz dans son ouvrage Les fondements de l'éthologie.
L'éthologie est l'étude des comportements communs à une espèce, indépendants de l'apprentissage par imitation entre congénères de la même espèce.
À l'époque où il élabore sa théorie, Konrad Lorenz distingue deux grandes écoles de pensée qui s'opposent radicalement12 :
l'école behavioriste, qui insiste sur l'adaptation des animaux à leur environnement et l'acquisition de leurs comportements par l'apprentissage (certains behavioristes nient l'existence de comportements innés) ;
la pensée de l'éthologie naturaliste, selon laquelle les comportements des animaux sont entièrement instinctifs, ceux-ci poursuivant néanmoins un objectif « supra-naturel » fixé par un instinct infaillible.
Le point de départ de Konrad Lorenz est de faire une étude anatomique comparée du comportement des animaux (ce qui était inédit), tout comme on faisait à la même époque une étude des caractères morphologiques. Il constate alors qu'il existe des comportements moteurs (par exemple des mouvements de parades) dont les similitudes ou les différences d'une espèce à l'autre se présentent exactement de la même manière que les caractères morphologiques, en dépit des différences environnementales ou des effets de la vie en captivité. Selon Konrad Lorenz, ces comportements moteurs constituent des caractères spécifiques d'une espèce et leurs similitudes ou différences ne peuvent être expliquées autrement que par leur descendance d'une forme ancestrale commune.
Il en arrive donc à la conclusion que certains comportements sont inscrits dans le génome des animaux ; ils sont instinctifs, et même si l'animal est en mesure de poursuivre un certain objectif par un comportement adapté et variable (généralement la survie), cela n'a rien à voir avec une signification téléonomique telle que la concevaient les finalistes.
Mais il ne résume pas non plus le comportement d'un animal à un enchaînement de réflexes, qui seraient des réactions instinctives à des stimuli externes. Konrad Lorenz met en évidence le fait que les comportements ont un fondement physiologique indépendant. Selon lui, ils reposent sur un mécanisme de coordination centrale et une production endogène d'excitation, qui permettent de répondre sélectivement aux stimuli de l'environnement en les filtrant. Tant qu'un comportement n'est pas utilisé, il est inhibé par l'appareil physiologique, ce que l'on représente sous la forme d'un « seuil d'activation ». Un comportement ne se déclenche que par la conjonction d'une excitation interne élevée et d'un stimulus externe correspondant qui provoque le dépassement de ce seuil d'activation. C'est le mécanisme inné de déclenchement co-découvert avec Nikolaas Tinbergen.
À cela s'ajoutent des mécanismes d'apprentissage qui modifient ces seuils. Effectivement, Konrad Lorenz constate que les animaux parviennent à une amélioration adaptative de leurs mécanismes comportementaux. L'explication qu'il propose est que la réaction conditionnée à un stimulus fait partie d'un cycle régulateur, dans lequel la réussite ou l'échec du comportement conditionné agissent sur son facteur déclencheur, le seuil d'activation. Cela permet ainsi la vérification de sa valeur adaptative (est-il favorable ou non à la conservation de l'espèce ?) et par suite son encouragement ou sa suppression par modification du seuil d'activation.
Le comportement des animaux est donc très complexe et son étude ne doit pas se baser sur une opposition entre les notions d'inné (ce dont un être dispose à sa naissance) et d'acquis (ce qui est appris après la naissance) comme le supposaient la plupart des éthologistes, mais sur leur coexistence au sein du psychisme de l'animal.
Objectifs[modifier | modifier le code]
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Applications[modifier | modifier le code]
En plus de son aspect fondamental, l'éthologie est employée dans plusieurs contextes et dispose de plusieurs champs d'application, notamment en éthologie appliquée. Cette sous-discipline se concentre sur les relations entre l'humain et les animaux non humains, particulièrement les animaux domestiques, le bien-être animal des animaux sauvages, de rente et domestiques, ainsi que sur la conservation des espèces.
Les connaissances développées dans cette discipline permettent de prendre des mesures pour influencer le bien-être animal. Par exemple, l'amélioration des conditions d'élevage ont des conséquences sur les performances zootechniques des espèces domestiques13. Dans les parcs zoologiques ou animaliers, des enrichissements naturels ou instrumentaux adaptés à la biologie de l'espèce peuvent être mis en place dans l'environnement des animaux afin de stimuler leur activité, favoriser l'apparition de comportements naturels et limiter l'apparition ou la manifestation de stéréotypies.
Dans une optique de conservation, l'observation d'une espèce dans des conditions naturelles ou quasi-naturelles peut être effectuée afin d'optimiser sa réintroduction, comme dans le cas du cheval de Przewalski étudié à la station biologique de la Tour du Valat14. L'approche éthologique est également employée en écologie, comme dans l'étude de l'impact de la présence du loup sur les populations d'orignaux et de caribous au Canada15.
Des tests de personnalité chez le cheval sont élaborés dans le but d'optimiser l'adéquation entre le tempérament d'un cheval et son utilisation16.
Scientifiques étudiant le comportement animal[modifier | modifier le code]
Gerard Baerends
George Barlow
Patrick Bateson
Johan Bierens de Haan
Remy Chauvin
John H. Crook
Boris Cyrulnik (1937-)
Charles Darwin (1809-1882)
Richard Dawkins
Irenäus Eibl-Eibesfeldt
Dian Fossey (1932-1985)
Jean-Henri Fabre (1823-1915)
Karl von Frisch (1886-1982)
Étienne Geoffroy Saint-Hilaire (1772-1844)
Isidore Geoffroy Saint-Hilaire (1805-1861)
Jane Goodall
Temple Grandin
Hans Hass
Bernhard Hassenstein
Katharina Heinroth (1897 - 1989)
Oskar Heinroth (1871-1945)
Robert Hinde
Erich von Holst
Julian Huxley (1887-1975)
Thomas Henry Huxley (1825-1895)
Klaus Immelmann
Otto Koening
Henri Laborit (1914-1995)
Jacques Loeb (1859-1924)
Konrad Lorenz (1903-1989)
Desmond Morris
Ivan Pavlov (1849-1936)
Réaumur (1683-1757)
Wolfgang Schleidt
Douglas Alexander Spalding (1840-1877)
Edward Thorndike (1874-1949)
William Thorpe (1902-1986)
Nikolaas Tinbergen (1907-1988)
Jakob von Uexküll (1864-1944)
Frans de Waal
John Broadus Watson (1878-1958)
William Morton Wheeler (1865-1937)
Edward Osborne Wilson
Charles Otis Whitman (1842-1910)
Wolfgang Wickler
Hanna-Maria Zippelius
Notes et références[modifier | modifier le code]
↑ « Devenir éthologue » [archive], sur ethobiosciences.com, 1er janvier 2018 (consulté le 1er janvier 2018)
↑ « Ethologue » [archive], sur phosphore.com, 20 juin 2005 (consulté le 4 septembre 2010)
↑ (en) Irenaus Eibl-Eibesfeldt, Ethology, the biology of behavior, Holt, Rinehart and Winston, 1970 (ISBN 978-0030731303), p. 530.
↑ Revenir plus haut en : a b c d et e Raymond Campan et Félicita Scapini, Éthologie : Approche systémique du comportement, Bruxelles, De Boeck Université, coll. « Ouvertures psychologiques », 2002, 737 p. (ISBN 2-8041-3765-1).
↑ Revenir plus haut en : a b c d et e Darmaillacq et Lévy 2015, ch.1.
↑ Darmallaicq et Lévy 2015, ch.2.
↑ Revenir plus haut en : a et b Odile Petit, « ÉTHOLOGIE » [archive], Encyclopædia Universalis (consulté le 9 janvier 2017).
↑ Revenir plus haut en : a et b Klaus Immelmann (trad. Anne Ruwet), Dictionnaire de l'éthologie, Bruxelles, 1990 (ISBN 2-87009-388-8).
↑ Arnaud Zucker, Aristote et les classifications zoologiques, 2005 (ISBN 978-9042916609, lire en ligne [archive]), p. 318.
↑ Jean-Louis Labarrière, « Aristote et l'éthologie », Revue Philosophique de la France et de l'Étranger, Presses Universitaires de France, t. 183, no 2, 1993, p. 281-300 (lire en ligne [archive]).
↑ Revenir plus haut en : a b c d et e MacFarland 2009, ch. 1.
↑ Raymond Campan et Felicita Scapini, Éthologie: approche systémique du comportement, De Boeck, 2002 (lire en ligne [archive]), p. 26-27.
↑ Bien-être et zootechnie [archive].
↑ « Martine Hausberger » (sur l'Internet Archive).
↑ « L’importance du facteur éthologique dans les fonctionnements des systèmes écologiques » [archive].
↑ Tempérament du cheval et utilisation [archive].
Annexes[modifier | modifier le code]
Sur les autres projets Wikimedia :
éthologie, sur le Wiktionnaire
Bibliographie[modifier | modifier le code]
Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
(en) John Alcock, Animal behavior : An evolutionary approach, Sinauer, 2013, 522 p. (ISBN 0-87893-009-4, présentation en ligne [archive])
Alain Boissy, Minh-Hà Pham-Delègue et Claude Baudoin, Éthologie appliquée : Comportements animaux et humains, questions de société, Versailles, Éditions Quæ, coll. « Synthèses », 2009, 264 p. (ISBN 9782759201914, DOI 10.3917/quae.boiss.2009.01, présentation en ligne [archive])
Document utilisé pour la rédaction de l’article Anne-Sophie Darmaillacq et Frédéric Lévy, Éthologie animale : Une approche biologique du comportement, Louvain-la-Neuve, De Boeck, coll. « Ouvertures Psychologiques », juin 2015, 1re éd., 247 p. (ISBN 978-2-8041-9092-7, présentation en ligne [archive])
J.-C. Guyomarc'h, Éthologie, Masson, 1995, 180 p. (ISBN 2-225-84661-8)
Klaus Immelmann, Dictionnaire de l'éthologie, éd. Mardaga, 1982, (ISBN 2-87009-388-8)
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Document utilisé pour la rédaction de l’article David MacFarland (trad. Jacqueline d'Huart), Le comportement animal : Psychobiologie, éthologie et évolution, Louvain-la-Neuve, De Boeck, coll. « Ouvertures Psychologiques », 2009, 3e éd., 613 p. (ISBN 978-2-8041-0709-3, présentation en ligne [archive])
Renck Jean-Luc et Véronique Servais, L'éthologie : Histoire naturelle du comportement, Le Seuil, coll. « Points Sciences », 2002 (ISBN 2-0203-9277-1)
Articles connexes[modifier | modifier le code]
Comportement animal | agressivité chez les animaux | comportements relatifs à la reproduction chez les animaux
Communication animale | Intelligence animale | Tromperie animale
Socialité
Culture (éthologie)
Comportementaliste
Comportement émergent
Conflit sexuel
Zoosémiotique
Éthologie équine
Liens externes[modifier | modifier le code]
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Société française pour l'étude du comportement animal [archive] (SFECA)
fr.wikipedia.org/wiki/Éthologie
Les recherches menées en éthologie sur la sociabilité et la culture dans le monde animal ont connu un vif essor depuis un demi-siècle. Pourtant, elles restent à ce jour relativement méconnues en sciences sociales. Il n’en a pas toujours été ainsi. Les sciences sociales se sont en effet développées, à leur naissance, en lien étroit avec les réflexions menées par les naturalistes sur les sociétés animales, comme l’illustrent les œuvres d’Auguste Comte, Herbert Spencer, Alfred Espinas ou encore Émile Durkheim (Stark, 1962 ; Guillo, 2003). Toutefois, à partir du tournant du siècle, elles ont pris peu à peu nettement leurs distances avec cette thématique de recherche et avec les pans des sciences de la vie dans lesquels elle est désormais explorée [2]
[2]
Même si quelques œuvres majeures ont fait référence à…. On peut même aller jusqu’à considérer, sans excès, que depuis lors, les recherches menées en sciences de la vie sur la société et la culture animales ont été, soit assez largement ignorées – souvent au nom de l’autonomie épistémologique des sciences sociales – soit vivement rejetées, en tant que vues porteuses d’un réductionnisme naturaliste fallacieux [3]
[3]
Comme ce fut le cas, avec acuité, dans les années 1970 et 1980,…. Pourtant, les réflexions sur ces deux thèmes ont été conceptuellement révolutionnées depuis les années 1960, et ont donné lieu à des investigations prodigues en découvertes empiriques.
2 L’objectif du présent article est d’exposer de manière synthétique ces recherches en restituant le plus fidèlement possible les faits qu’elles ont permis de mettre au jour, la manière dont elles posent la question de la sociabilité et de la culture chez les animaux, ainsi que les particularités conceptuelles qui leur sont propres, au regard de la façon dont les sciences sociales conçoivent traditionnellement les faits socio-culturels. On tentera de montrer, en guise de préambule, que la catégorie d’« animal-machine », volontiers utilisée aujourd’hui dans certains courants des sciences sociales pour caractériser de manière critique les modèles proposés par l’éthologie, est beaucoup trop vague et flottante pour rendre compte avec une précision suffisante des perspectives propres à cette discipline. Ensuite seront présentées de manière synthétique les deux thématiques principales, relativement autonomes, quoique connectées l’une avec l’autre, autour desquelles se sont développées les recherches éthologiques sur la sociabilité animale, au sens le plus large, durant le dernier demi-siècle : le comportement social stricto sensu, d’une part ; les phénomènes culturels, d’autre part. Enfin, nous proposerons de revenir de manière synthétique sur la façon dont cette éthologie conçoit le social, le culturel, et l’agentivité animale, pour esquisser les conditions sous lesquelles un débat critique croisé avec les sciences sociales est susceptible d’être fécond.
L’éthologie considère-t-elle l’animal comme une « machine » ?
3 Les recherches qui visent aujourd’hui à réhabiliter l’agentivité animale en sciences sociales ou en philosophie décrivent volontiers l’éthologie comme une discipline fondée sur une conception de l’animal comme « machine » [4]
[4]
Depuis une trentaine d’années, un ensemble de recherches…. Ce modèle de « l’animal-machine » et l’épistémologie qui l’accompagne feraient peser des conditions telles pour la reconnaissance d’une subjectivité animale qu’ils conduiraient nécessairement le chercheur à s’interdire d’atteindre celle-ci et d’en mettre au jour le contenu. Toutefois, une telle qualification du programme de l’éthologie peut s’avérer fort trompeuse tant que l’on ne précise pas en quel sens précis cette discipline formule et déploie cette conception jugée « mécanique » du vivant. La notion de « machine » est en effet une entité trop vague et polysémique pour rendre compte avec suffisamment de rigueur des questionnements propres à une discipline, encore moins de ses inflexions historiques.
4 On ne saurait prétendre ici proposer une analyse de l’épistémologie qui sous-tend l’éthologie, fût-ce sur la période récente. L’objectif sera simplement de porter le regard par-delà la qualification « d’animal-machine », pour opérer quelques distinctions importantes dans la perspective d’un dialogue avec les sciences sociales. Dans cette perspective, il est essentiel de distinguer fermement au moins cinq partis pris, d’une part, et cinq niveaux de questionnements, d’autre part. Chacun des partis pris peut suggérer que les éthologues qui l’adoptent adhèrent en quelque mesure à une forme de « mécanisme ». Mais ces partis pris portent sur des problèmes différents et peuvent être adoptés, ou rejetés, indépendamment les uns des autres, ce que masque nécessairement l’usage d’une catégorie unitaire comme celle d’« animal-machine ». Ces partis pris sont : le refus de l’usage du vocabulaire mentaliste ; la nécessité de retenir, toujours, l’explication qui minimise la complexité des compétences psychologiques de l’animal (principe nommé généralement le « Canon de Morgan » (Morgan, 1903)) ; l’usage de la méthode expérimentale ; l’explication des comportements au moyen du schéma stimulus / réponse ; l’explication du comportement par des schémas innés. Les cinq niveaux de questionnements que l’on peut distinguer renvoient, quant à eux, à une typologie classique fondamentale de l’éthologie [5]
[5]
Les quatre dernières tâches constituent, depuis Nikolaas… : la description du comportement étudié, la détermination des causes immédiates qui le pro-- duisent chez un animal, celle de sa fonction, celle de son ontogenèse et enfin celle de sa phylogenèse.
5 Ces distinctions sont fort importantes, car elles permettent de montrer en quoi le qualificatif d’« animal-machine » conduit à des confusions conceptuelles qui interdisent de saisir les différences entre les paradigmes éthologiques et, plus largement, la manière dont les courants propres à cette discipline conçoivent l’agentivité animale. Car ces différents paradigmes peuvent être qualifiés de « mécanistes » sur tel ou tel de ces questions ou parti pris et, dans le même temps, « non-mécaniste » à propos des autres.
6 Le béhaviorisme, par exemple, est fermement opposé à l’usage du vocabulaire mentaliste en matière de description des comportements : aux yeux des savants qui s’inscrivent dans ce courant, ce vocabulaire renvoie à des entités non observables – esprit, instinct, pensée, volonté, etc. – qui ne peuvent, par conséquent, faire l’objet d’un traitement scientifique. Toutefois, ils appliquent exactement le même traitement à la description du comportement humain. Dans le béhaviorisme, le « mécanisme » n’est pas réservé à l’animal. Ce paradigme ne trace donc pas de « Grand partage » entre humains et non-humains sur ce point. Par ailleurs, dans ce courant, ce parti pris sur la description a été largement associé à des vues inspirées par Pavlov sur le conditionnement pour expliquer les causes proximales du comportement. Dans un tel cadre, le comportement est conçu comme une réponse proportionnée à un stimulus typique, l’ensemble de ce schéma étant le produit d’un processus d’apprentissage par conditionnement, autrement dit d’acquisition au cours de l’ontogenèse : les chiens, comme le montre l’exemple classique de Pavlov, peuvent apprendre à saliver sous l’effet d’un signal sonore ou visuel, si celui-ci a été associé de façon répétée à la présentation de nourriture. L’animal n’apparaît donc pas ici comme un être répondant à des schémas inscrits « mécaniquement » dans des instincts innés.
7 L’éthologie classique, qui se dessine à partir des années 1930, notamment avec les travaux de Nikolaas Tinbergen et Konrad Lorenz, rompt radicalement, quant à elle, avec une bonne partie de ces principes. Lorenz, en particulier, multiplie les exemples destinés à réfuter la conception du comportement comme « assemblage de réflexes conditionnés ». Ainsi fait-il valoir l’existence de « coordinations de mouvements innés et hautement spécialisés ». Abordant la question de l’ontogenèse des comportements complexes, il soutient que ces derniers se forment à travers un feuilletage complexe de séquences, dont certaines sont innées, tandis que d’autres comportent des lacunes, « constituant, à la place d’un acte instinctif, une «faculté d’acquérir» » (Lorenz, 1970, p. 20) [6]
[6]
Lorenz illustre notamment ce point avec sa célèbre théorie de…. Ainsi montre-t-il, dans une étude célèbre, que les oisons des oies cendrées sont portés, durant une courte et très précise période de leur développement, à s’attacher à un être de leur environ-- nement doté de caractéristiques définies – possédées par leurs mères, mais il est possible de leurrer l’oison, jusqu’à un certaine point – qui leur servira ensuite d’image étalon pour reconnaître à l’âge adulte les membres de leur espèce et déclencher alors des comportements sexuels innés [7]
[7]
S’inscrivant dans un modèle théorique proche, Tinbergen montre,…. En somme, pour Lorenz, les comportements fonctionnellement homogènes des animaux supérieurs ne sont pas simplement acquis par des stimulations répétées, comme le soutiennent les béhavioristes : ils sont programmés, de façon innée, pour être acquis. Cette réhabilitation de la base innée des comportements a conduit ce courant éthologique à aborder la question de leur fonction : il faut en effet expliquer pourquoi ces actes instinctifs se sont installés dans l’espèce. Dans un tel cadre, la fonction est alors considérée sous un angle phylogénétique : elle est ici donnée par l’utilité du comportement pour la survie de l’espèce. Au total, cette réhabilitation de l’instinct, d’une part, et cet intérêt porté à la fonction des comportements, d’autre part, ont conduit cette étho-- logie classique à relâcher considérablement l’exigence d’une description physicaliste stricte, et à lever ainsi partiellement l’interdit qui frappait, dans le béhaviorisme, l’usage d’un vocabulaire mentaliste ou sociologique épais, comme l’atteste chez Lorenz l’emploi de notions comme l’instinct ou le rituel. Par ailleurs, cette posture, qui n’est plus fondamentalement centrée sur la mesure quantitative des rapports entre stimulus et réponse, a conduit ces savants à réhabiliter la collecte de données en milieu naturel, soulignant ainsi les limites de la méthode expérimentale.
8 Dans l’éthologie actuelle, le vocabulaire non-physicaliste – mentaliste ou social – est assez largement accepté – du moins toléré – pour décrire les comportements au moyen de leur fonction, lorsque celle-ci est jugée évidente pour l’observateur. Par exemple, comme l’écrit l’auteur d’un ouvrage méthodologique de référence, on pourra accepter de décrire l’envol d’un oiseau à l’approche d’un prédateur comme un comportement de « fuite », plutôt que comme une « alternance rapide de contraction et de relaxation du muscle pectoral » (Lehner, 1996, p. 82). De la même façon, l’usage de catégories sociologiques, aux accents anthropomorphiques, comme la « coopération », la « dominance », l’« altruisme » ou encore la « réconciliation » (de Waal, 1990) est jugé aujourd’hui acceptable par beaucoup d’éthologues lorsque ces catégories sont utilisées en un sens clairement fonctionnel et/ou pour expliquer les forces évolutives qui ont pesé sur la sélection des comportements qu’elles désignent. Ainsi, comme le souligne l’éthologue Adam Miklósi :
9
Les animaux vivant en groupe peuvent avoir des problèmes similaires à résoudre (dominance, coopération) ou des forces évolutives similaires peuvent les avoir sélectionnés pour leur vie en groupe.
(Miklósi, 2007, p. 15).
10 Telle est la raison pour laquelle une partie des éthologues considèrent qu’une forme d’ « anthropomorphisme fonctionnel » est acceptable (Miklósi, 2007, p. 15).
11 En revanche, la très grande majorité des éthologues sont aujourd’hui très réticents – et certains extrêmement réticents –, à utiliser ce vocabulaire lorsqu’il s’agit de rendre compte des causes proximales du comportement, en d’autres termes des mécanismes organico-psychiques qui le sous-tendent. À leurs yeux, des comportements décrits dans des termes fonctionnels identiques – altruisme, réconciliation, coopération, par exemple – peuvent être exécutés sous l’effet de mécanismes organico-psychiques très différents suivant les espèces, de la même façon qu’une fonction comme la « fuite » peut être réalisée par des organes fort différents, morphologiquement et phylogénétiquement (les ailes des mouches et celle des oiseaux, par exemple). Ainsi la conduite du chien vis-à-vis des membres de la famille humaine auprès de laquelle il vit présente, dans les sociétés occidentales, des similitudes très fortes avec celles des enfants : jeu, soumission relative, etc [8]
[8]
Sur le « babymorphisme » de ce type de chiens, voir les études…. Mais les états mentaux du chien, selon ces éthologues, n’ont rien à voir avec ceux des enfants. Sur cette question – celle des mécanismes proximaux impliqués dans le déclenchement et le déroulement du comportement –, ainsi que sur la question de l’ontogenèse des comportements, la plupart des éthologues actuels adhèrent au canon de Morgan, même si certains d’entre eux, comme les éthologues cognitifs, en font une application moins stricte et radicale que d’autres.
12 Comme on peut en juger, on ne saurait donc jeter quelque lumière sur la façon dont l’éthologie conceptualise aujourd’hui le comportement animal en se contentant de soutenir qu’elle traite l’animal comme une « machine ». Du moins est-il impératif de préciser à propos de quel ordre de questions, et en quel sens défini, elle s’appuie sur un tel « modèle ».
13 Concentrons-nous maintenant plus spécifiquement sur le regard que l’éthologie porte sur le comportement social. Comme on va le voir, cette question a longtemps constitué une énigme, y compris dans le cadre de l’éthologie classique. À partir des années 1960, un cadre paradigmatique révolutionnaire va résoudre cette énigme, avec d’importantes conséquences conceptuelles pour tout un pan de l’éthologie, qui sera désormais fermement arrimée à la théorie néo-darwinienne de l’évolution.
L’explication du comportement social des animaux : le succès des modèles évolutionnaires néo-darwiniens
Le modèle de la sélection de parentèle (kin selection)
14 Il n’est pas excessif de dire qu’aux yeux des éthologues classiques, le comportement social ne constituait pas un objet soulevant des difficultés théoriques profondément différentes de celles que posent les autres comportements animaux. Comme on l’a souligné plus haut, la plupart d’entre eux se concentraient sur la description et l’étude des mécanismes proximaux impliqués dans la structure, le déclenchement et le déroulement du comportement, ainsi que dans son ontogenèse. L’explication phylogénétique n’était pas absente. Mais elle était renvoyée à l’« utilité pour la survie de l’espèce » du comportement, jugée le plus souvent suffisamment évidente pour ne pas justifier davantage d’investigations.
15 Or, s’agissant des comportements sociaux, cette explication ne pouvait guère satisfaire les partisans de la « théorie synthétique de l’évolution », qui commence à occuper une place dominante en biologie à partir des années 1930 (voir Mayr, 2001). En effet, cette théorie accorde un rôle explicatif capital au mécanisme de sélection naturelle. Celle-ci est définie, dans un tel cadre, comme une reproduction différentielle entre les individus d’une même population porteurs de variantes d’un même trait, qui sont héritables et n’ont pas la même « valeur adaptative ». En d’autres termes, ces différentes variantes ne donnent pas aux individus qui les portent la même probabilité d’avoir une descendance. Par exemple, une légère différence de couleur de peau héritable entre deux soles vivant dans une même niche géographique donne à chacune d’entre elles une probabilité différente d’être dévorée par un prédateur, et donc une probabilité différente d’avoir une descendance. Ce différentiel de reproduction peut donc donner lieu, au fil des générations de descendants de ces deux individus, à un processus de sélection au sein de la population dans laquelle ils vivent.
16 Or, comme Darwin lui-même l’avait souligné (Darwin, 1999, pp. 291-292), nombre de comportements qualifiés usuellement de sociaux dans le monde vivant constituent de véritables défis pour une telle explication. Comment expliquer, en effet, que des conduites à travers lesquelles des individus diminuent leur probabilité de se reproduire, au profit des autres – par exemple, les ouvrières qui, chez les fourmis et les abeilles, travaillent ou sont prêtes à défendre leur société contre les intrus jusqu’à la mort – aient pu être retenues par la sélection naturelle ? Imaginons ce que pouvaient être les ancêtres de ces insectes avant que cette division du travail complexe et les comportements sociaux qui l’accompagnent ne se répandent dans les populations formées par leurs descendants. Et imaginons qu’un des traits au moyen desquels cette vie sociale est aujourd’hui réalisée survienne chez un de ces ancêtres par mutation – par exemple, une disposition à ramener de la nourriture pour une sœur, à défendre la ruche contre les intrus au risque de perdre sa vie, une ébauche de dard dont l’usage tue celui qui s’en sert, etc. Cet individu « altruiste » [9]
[9]
Nous reviendrons plus loin sur cette notion, fort importante…, par définition, aura en probabilité moins de descendants que ses congénères de la même population, car non seulement ce trait diminue ses propres chances de survie, mais il augmente celles de congénères qui ne le possèdent pas : ceux-ci bénéficient en effet de l’aide de cet « altruiste ». Ce différentiel reproductif voue de tels traits à disparaître de la population presque aussitôt qu’ils sont apparus, dès la génération suivante, tout au plus au bout de quelques générations.
17 Tel est l’argument que les défenseurs du néo-darwinisme ont longtemps opposé aux explications mobilisant le principe de « l’utilité pour l’espèce » : montrer simplement en quoi un trait peut être utile pour une population ou une espèce ne suffit pas à expliquer pourquoi et comment il a été sélectionné. Pour contourner cette difficulté, certains chercheurs ont proposé à partir des années 1960 une version élaborée du principe de l’utilité pour l’espèce : la « sélection de groupe ». Dans un ouvrage aujourd’hui classique, le naturaliste écossais Vero Copner Wynne-Edwards évoque le cas des lagopèdes d’Écosse, dont certains individus de sexe masculin paraissent, dans des situations de surpopulation, se résigner à quitter le territoire où ils vivent, renonçant ainsi à se reproduire (Wynne-Edwards, 1962). Un tel comportement « altruiste », « social » – au sens où l’individu adopte une conduite manifestement bénéfique pour le reste de la population, et désavantageuse pour lui en termes reproductifs – a pu s’installer dans cette espèce, dit Wynne-Edwards, parce que la sélection s’est opérée ici non pas au niveau des gènes ou des individus, mais au niveau des groupes ou des populations de cette espèce. Les groupes dans lesquels de tels comportements existaient ont mieux résisté à la concurrence intergroupe que les autres, lesquels ont disparu.
18 Contre ce modèle, une cohorte de chercheurs, notamment William Hamilton, John Maynard Smith ou encore George Christopher Williams ont fait valoir que le principe de la « sélection de groupe », malgré les apparences, ne permet pas de résoudre l’énigme évoquée plus haut. En effet, quelle que soit l’utilité de tels traits pour le groupe, il reste, ici encore, à expliquer comment, une fois apparus chez un individu, ils ont pu se répandre au fil des générations successives sachant qu’ils diminuent chez ceux qui les portent la probabilité de reproduction, tout en augmentant celle des individus qui ne les portent pas. Dans le sillage de cette critique, les mêmes chercheurs vont alors bâtir un modèle évolutionnaire compatible avec le principe de sélection naturelle, tel qu’il est compris dans le cadre du néo-darwinisme. Cette explication va révolutionner le regard porté par la biologie sur le comportement social dans le monde vivant. Elle est formulée en toute netteté par Hamilton au début des années 1960 dans un article (Hamilton, 1964) [10]
[10]
Voir également Maynard Smith, 1964. portant sur les hyménoptères, ordre d’insecte composé majoritairement d’espèces sociales, notamment les abeilles et les fourmis.
19 Pour résoudre l’énigme évoquée plus haut, Hamilton élargit la formalisation classique de la valeur adaptative (fitness) – ou, si l’on veut, reproductive (la probabilité de reproduction) – d’un trait, plus exactement du gène qui le commande, en incluant dans le calcul non seulement les effets du trait sur la capacité de l’individu qui le porte à avoir des descendants directs, comme les chercheurs le faisaient ordinairement, mais également ses effets sur le nombre de descendants que peuvent avoir les proches parents – sœur, frère, père, mère par exemple – de cet individu. À travers le calcul de cette « adéquation adaptative globale » (inclusive fitness), l’objectif est de tenir compte d’un fait essentiel : certains gènes peuvent se propager par d’autres moyens que la voie directe de la reproduction de l’individu qui les porte. Ils peuvent se répandre dans des populations à travers les effets positifs qu’ils peuvent avoir sur la reproduction d’individus qui ont une bonne probabilité de posséder le même gène – en l’occurrence, les apparentés. En d’autres termes, les gènes peuvent envahir les populations au fil des générations successives par deux voies : l’une, directe, classiquement évoquée, est la contribution à l’augmentation de la probabilité de reproduction de l’individu qui les possède ; l’autre, indirecte, est la contribution à l’augmentation de la probabilité de reproduction de proches parents de l’individu qui les porte.
20 Le second mécanisme correspond à un type de sélection naturelle bien particulier, nommé « sélection de parentèle » (kin selection) (Hamilton, 1964). Ce modèle de la « sélection de parentèle », souligne Hamilton, permet de donner une explication évolutive darwinienne solide de beaucoup de comportements sociaux, qu’il nomme « altruistes » [11]
[11]
Dans cette littérature, depuis ces premiers modèles, sont…. Un gène qui commande un comportement altruiste, dit ainsi Hamilton, peut se répandre dans une population au fil des générations si les bénéfices reproductifs que ce comportement procure à des individus qui possèdent ce gène avec une bonne probabilité (les apparentés, notamment), contrebalancent ses coûts – la diminution de la probabilité pour l’individu qui le porte de se reproduire, parfois même la stérilité, comme chez les abeilles ouvrières.
21 Hamilton a formalisé cet argument à travers une « règle » qui porte aujourd’hui son nom. Soit C le coût du comportement altruiste en terme de fitness pour l’individu qui le porte ; soit B le bénéfice du même comportement en terme de fitness pour les individus qui en bénéficient ; et soit r le coefficient de proximité génétique entre le premier individu et les autres. Le comportement altruiste peut envahir une population au fil des générations si :
22 C/B < r
23 Cette règle implique, par exemple, que dans une population animale dont les frères et sœurs ont un coefficient de proximité génétique de ½ – ils ont en probabilité la moitié de leurs gènes en commun, comme chez les mammifères, par exemple – un comportement altruiste peut être sélectionné par un mécanisme de kin selection, toutes choses égales par ailleurs, s’il permet au frère ou à la sœur d’un individu intégralement altruiste d’augmenter l’effectif total de leurs descendants d’un nombre supérieur au double du nombre de descendants directs que cet individu aurait eu en l’absence de ce comportement altruiste, autrement dit s’il avait consacré toute son énergie à sa propre reproduction. En résumé, si ce comportement diminue d’une unité la progéniture qu’un individu peut espérer avoir par voie de descendance directe, il faut, pour que le gène qui le commande soit sélectionné par cette voie, qu’il permette à cet individu d’avoir au moins deux neveux ou nièces en plus.
24 Cette « règle d’Hamilton » prédit, pour les mêmes raisons, que les comportements « altruistes » ont d’autant plus de chances de se répandre dans une espèce vivante par cette voie que les individus de cette espèce ont une proximité génétique élevée. Or cette prédiction va recevoir une confirmation éclatante, livrée par Hamilton lui-même, avec les hyménoptères, ordre d’insectes qui comprend notamment les abeilles, les guêpes, les fourmis et les bourdons. La socialité est apparue, semble-t-il, treize fois chez les insectes dans leur ensemble, dont douze fois chez les seuls hyménoptères. Or, dans ces espèces, la reproduction obéit à des phases de dévelop-- pement dites « haplodiploïdes », qui donnent au coefficient de relation génétique entre les individus des propriétés très particulières : les sœurs possèdent en moyenne 75 % de gènes en commun – elles n’en partagent que 50 % dans les espèces à phases de développement diploïdes, comme les espèces de mammifères – ; les mâles, quant à eux, partagent 100 % de leurs gènes – 50 % dans les espèces à phases de développement diploïdes. L’existence d’une telle propriété abaisse donc considérablement le montant des bénéfices reproductifs que le comportement altruiste doit entraîner indirectement chez les apparentés – en augmentant leur probabilité de reproduction – pour contrebalancer le coût de l’abstention partielle ou totale de reproduction qu’il entraîne chez l’individu qui le possède. Elle rend donc beaucoup plus probable l’apparition de la socialité dans ces espèces. Remarquablement confirmée par cette particularité des hyménoptères sociaux, la théorie de la « kin selection » est devenue depuis lors l’un des piliers des explications de l’apparition de la socialité dans le monde animal.
D’autres voies vers la vie sociale
25 Dès les années 1960, et surtout 1970, d’autres modèles néo- darwiniens sont venus s’ajouter au mécanisme de kin selection pour rendre compte des diverses voies évolutives qui ont pu mener à la vie sociale dans le monde vivant. Le modèle de « l’altruisme réciproque » (reciprocal altruism), tout d’abord, proposé par Robert Ludlow Trivers (Trivers, 1971) a permis de montrer que, sous certaines conditions, un gène commandant des comportements altruistes peut avoir une valeur sélective positive – autrement dit être retenu par la sélection naturelle –, y compris lorsque ces comportements bénéficient à des non apparentés. Pour cela, il suffit, fait valoir Trivers, que l’individu bénéficiant de la conduite altruiste soit disposé de son côté à aider en retour ceux qui l’ont aidé par le passé. Dans ces conditions, le coût individuel de la coopération ne constitue pas un obstacle évolutif à l’accès aux bénéfices que celle-ci peut prodiguer. Ce mécanisme ne vaut toutefois que dans des cas très particuliers, comme l’a fait remarquer notamment Hamilton. En effet, pour qu’il puisse opérer, il faut impérativement que la réciprocité soit effective : si l’animal aide des ingrats, les gènes qui le disposent à de telles conduites vont rapidement disparaître de la population, pour les raisons évoquées plus haut. En d’autres termes, cette forme d’altruisme ne peut guère apparaître que dans des espèces dont les individus sont capables de reconnaître ceux qui les ont aidés, et ceux qu’ils ont aidés, afin d’éviter les free-riders. Une telle hypothèse n’a paru, à ce jour, plausible, semble-t-il, que dans quelques espèces de mammifères, comme les babouins olive de Tanzanie (Packer, 1977), les vampires – qui partagent le sang (Wilkinson, 1984) – et, surtout, à un très haut degré selon ces biologistes, chez l’homme.
26 À partir des années 1970, la théorie des jeux est également mobilisée pour bâtir des explications néo-darwiniennes de l’évolution des conduites sociales animales, sous l’impulsion, notamment, de Maynard Smith [12]
[12]
La théorie des jeux, en général, va se trouver, à son tour,…. Celui-ci propose de modéliser l’évolution des comportements sociaux en les considérant comme autant de stratégies dans un jeu où les gains se mesurent en probabilité de survie pour les individus qui les endossent, et donc ultimement en nombre de descendants. Dans un tel cadre formel, les effectifs de chaque stratégie peuvent se modifier à chaque tour – chaque cycle reproductif – lorsque le jeu est répété. On peut alors mesurer l’évolution, au sens darwinien, dans une population, au fil des générations, des effectifs respectifs de deux ou plusieurs stratégies concurrentes – deux variantes, ou « allèles », d’un même gène –, par exemple, coopérer ou être hostile lorsque l’on rencontre un congénère. Ainsi est-il possible d’évaluer sous quelles conditions un gène commandant de tels comportements peut se répandre dans une population. Cette « théorie des jeux évolutionniste » (evolutionary game theory) a conduit à des résultats théoriques importants et contre-intuitifs pour certains d’entre eux. En particulier, elle a permis de montrer que la sélection naturelle, loin de toujours conduire à l’élimination d’une stratégie, au profit d’une autre, peut mener à des équilibres dans lesquels les deux stratégies concurrentes coexistent, avec des effectifs toutefois très différents, l’une étant largement dominante [13]
[13]
Des débats fort importants se sont également noués autour des….
27 Ces différents modèles, avec d’autres du même type [14]
[14]
Voir, par exemple, le modèle de la « manipulation parentale »…, ont servi d’ossature à partir des années 1970 à un paradigme présenté par son fondateur, l’entomologiste Edward Osborne Wilson, comme une « synthèse » (Wilson, 1987) de ces perspectives éthologiques nouvelles sur le comportement social : la sociobiologie. Dans cette synthèse, Wilson a proposé d’étendre directement à l’homme les principes sociobiologiques, en ajoutant qu’avec ces modèles, les sciences de la vie allaient bientôt « phagocyter » les sciences sociales. Ces extensions sommaires à l’homme ont entraîné dans leur sillage une vive polémique, à forte résonnance idéologique, qui a considérablement obscurci les lignes de questionnements réelles, les modèles et les concepts évoqués plus haut, désormais réunis indistinctement sous l’étiquette imposée par Wilson.
28 À partir des années 1980, ces polémiques s’estompent assez largement. Les modèles explicatifs néo-darwiniens connaissent depuis lors un vif essor. Ils ont servi à la collecte et à l’interprétation d’un volume considérable de données sur les conduites sociales dans le monde animal. Toutefois, ce paradigme s’est étendu en éthologie, le plus souvent, sous une autre dénomination que celle de la « socio-biologie » – en particulier la « behavioral ecology » – bien que les perspectives théoriques recouvertes par ces différentes bannières soient les mêmes. Et il s’est perpétué principalement, sous sa forme originelle, à propos d’espèces, ou de questionnements, qui restent relativement éloignés des interrogations épineuses et polémiques soulevées par la sociabilité humaine. Sur l’homme, et sur les espèces réputées proches de lui – en particulier les primates non-humains, ou encore les chiens – les recherches sur la sociabilité qui se réclament du néo-darwinisme ont connu un recentrage théorique progressif, qui a profondément renouvelé, encore une fois, le regard éthologique sur ces thématiques.
Les recherches sur les espèces proches de l’homme : l’influence grandissante des sciences cognitives
29 Dès la fin des années 1980, une partie des investigations menées sur ces espèces se focalisent sur le niveau psychologique [15]
[15]
C’est le cas, tout particulièrement, de la psychologie…, quand la sociobiologie établissait le plus souvent – comme son nom l’indique – un lien direct entre le gène, d’une part, et les traits socio-culturels, d’autre part. Ce recentrage s’explique largement par l’essor considérable, à la même époque, des sciences cognitives – essor qui n’a pas cessé depuis lors. Une bonne partie des questionnements explorés dans un tel cadre se déploient autour du thème de la cognition sociale et plus largement des capacités et des mécanismes cognitifs qui rendent possible la culture humaine (sur ce dernier point, voir la partie 3 du présent article), au premier rang desquels la « théorie de l’esprit », c’est-à-dire la disposition à interpréter le comportement d’autrui en attribuant à celui-ci des états mentaux – croyances, désirs, notamment – plutôt qu’en mobilisant, comme pour n’importe quel phénomène naturel, le schème cognitif de la causalité physique ordinaire (Wellman, 1990 ; Premack, Woodruff, 1978 ; Tomasello, 1999).
30 Dans une telle perspective, la comparaison entre les compétences des singes, des enfants et également des chiens [16]
[16]
De nombreuses études menées depuis une vingtaine d’années sur…, a occupé une place centrale. À partir de l’âge de trois à quatre ans, les enfants commencent ainsi, selon ces éthologues et psychologues, à interpréter le comportement d’autrui en termes de désirs et de croyances, ce que les autres animaux, y compris les singes, ne semblent pas faire, du moins avec le même degré de complexité [17]
[17]
Il y a toutefois de vifs débats autour de cette question, jugée…. Pour certains chercheurs, aujourd’hui fort influents, la théorie de l’esprit serait la compétence qui permettrait l’acquisition du langage ainsi que le développement de la culture au sens fort du terme (Tomasello, 1999). Et cette compétence jouerait un rôle clé dans l’explication évolutive d’une différence entre l’homme et les autres primates que beaucoup d’éthologues ont considérée comme centrale durant les vingt dernières années, même si elle est aujourd’hui l’objet de discussions dans le détail : l’être humain aurait ceci de particulier, parmi les primates, qu’il constitue une espèce dont les individus sont assez spontanément « coopératifs », quand les autres primates sont davantage « compétitifs », hormis avec leurs proches parents (Hare, Tomasello, 2004).
31 Ces recherches se sont développées depuis les années 1990 en lien étroit avec des investigations davantage classiques en primatologie – notamment les nombreuses études sur la dominance, la hiérarchie et l’agression intraspécifique – et en psychologie du développement, renouvelant en profondeur les questionnements et les débats qui animent ces disciplines. Ce faisant, elles ont entraîné un déplacement du noyau conceptuel des parties les plus théoriques de l’éthologie. L’association étroite de ces éthologues avec les sciences cognitives, ainsi que les réflexions sur la fonction phylogénétique – évolutive – des comportements sociaux, ont ainsi conduit à considérablement relâcher l’interdit que le béhaviorisme a longtemps fait peser sur l’usage du vocabulaire mentaliste. Toutefois, si l’usage de ce vocabulaire paraît admis – avec cependant de fortes réserves chez une partie des éthologues les plus classiques – à propos de la phylogenèse et de la fonction des conduites sociales, il reste l’objet de vifs débats à propos de la causalité immédiate et des mécanismes cognitifs qui sous-tendent ces conduites, certains éthologues défendant une interprétation beaucoup plus radicale du canon de Morgan que d’autres, comme Frans de Waal chez les primatologues (de Waal, 1990). Plus largement, une bonne partie des éthologues restent quelque peu à l’écart de ces recherches marquées par les sciences cognitives, cantonnant l’essentiel de leur activité à la tâche descriptive classique qui consiste à dresser l’éthogramme des conduites sociales propres à chaque espèce.
La question de la culture dans le monde animale
32 Parallèlement à ces recherches sur les comportements sociaux stricto sensu – mais en interactions constantes avec elles –, un vaste champ de réflexions théoriques et d’investigations empiriques s’est développé en éthologie sur le thème des « cultures animales ». À la différence du terme « social », qui est très rarement, en lui-même, l’objet de définitions ou de débats précis en éthologie – la question « sociale » est généralement débattue à travers d’autres notions, comme l’altruisme, la réciprocité, la coopération ou la hiérarchie –, la notion de « culture », comme on va le voir, va directement constituer le concept central d’un champ de recherches consacré à l’étude des conduites qui se répandent dans les populations d’êtres vivants sous l’effet d’un « apprentissage social » (social learning).
Deux études pionnières : les mésanges et les macaques
33 Deux travaux sont aujourd’hui considérés comme inauguraux dans ce champ d’investigation. Le premier porte sur le comportement de populations de mésanges charbonnières, observées au Royaume-Uni dans les années 1920 à 1940 (Fisher, Hinde, 1949). Durant cette période, l’on remarqua au fil des ans que, dans certaines régions, de plus en plus de mésanges charbonnières se nourrissaient du lait contenu dans les bouteilles déposées le matin devant les maisons, en faisant sauter ou en perçant l’opercule qui les ferme. James Fisher et Robert Hinde montrèrent que ce comportement est apparu indépendamment – a été « inventé » – en plusieurs points du Royaume-Uni par certaines mésanges, et qu’il s’est ensuite propagé à un rythme régulier dans de nombreuses populations de mésanges du pays. La diffusion de ce trait était beaucoup trop rapide pour s’expliquer par l’apparition d’une mutation génétique disposant l’oiseau qui la porte à adopter ce type de conduite. Par ailleurs, ce trait s’est diffusé en cercles concentriques de plus en plus larges autour des foyers d’« invention », autrement dit suivant un profil semblable à celui d’une épidémie. Ainsi, ont fait valoir Fisher et Hinde, tout suggère que ce comportement s’est répandu de proche en proche à travers un mécanisme de transmission de mésange à mésange.
34 La seconde recherche volontiers considérée comme fondatrice de ce champ d’investigation porte sur les macaques Macaca fuscata de l’île de Koshima au Japon (Itani, Nishimura, 1973). En 1952, des chercheurs observèrent dans une troupe de macaques qu’ils approvisionnaient régulièrement en patates douces, qu’une femelle, qu’ils dénommèrent Immo, avait inventé une technique qui consistait à laver dans l’eau de mer le sable dont ces légumes étaient recouverts. Cette technique – ou, si l’on veut, ce trait comportemental – s’est ensuite répandue peu à peu auprès des individus qui composaient la troupe, jusqu’à être adoptée par 80 % d’entre eux, cinq ans après l’innovation opérée par Immo. Ici encore, le rythme relativement rapide de la propagation du trait interdisait que l’on y voie un caractère ancré dans des gènes spécifiques, et suggérait une diffusion par un mécanisme de transmission d’individu à individu.
Des phénomènes répandus dans de nombreuses espèces animales
35 Durant les décennies suivantes, les recherches sur de semblables traits « culturels » ou « cultures animales » – car tel était le nom que l’on s’autorisait désormais à leur donner – se sont multipliées. Ainsi de nombreux comportements de ce type ont-ils été mis au jour chez les chimpanzés. Dans une vaste synthèse, des primatologues de renom ont associé leurs efforts pour recenser 39 traits obéissant à un tel mécanisme de diffusion dans des populations de chimpanzés Pan troglodytes (Whiten et al., 1999) : par exemple, utiliser des bouts de bois adaptés pour extraire des termites des endroits où ils nichent, les capturer avec la nervure centrale d’une feuille, casser les noix entre deux morceaux de bois ou en les frappant avec un bout de bois sur un support de pierre, se servir de feuilles pour panser les plaies, etc.
36 Comme l’indique l’exemple des mésanges, on trouve ce type de traits dans une gamme fort variée d’espèces, et non simplement chez celles qui sont réputées les plus proches de l’homme. Les rats, par exemple, semblent se fier aux choix opérés par des congénères en matière de recherche de nourriture et de préférence alimentaire (Laland, Plotkin, 1993). Des dauphins captifs ont montré de grandes capacités à reproduire une action effectuée par un expérimentateur devant eux (Kuczaj, Yeater, 2006), de même que les chiens (Kubinyi, Pongracz, Miklósi, 2009). De nombreuses variantes « culturelles » ont été également recensées dans les chants de certaines espèces d’oiseaux (Slater, 2003), ou encore dans leur manière de chercher la nourriture (Lefebvre, 1986). Dans certaines espèces de poissons, la préférence pour telle ou telle route migratoire paraît se transmettre d’individu à individu (Helfman, Schultz, 1984) [18]
[18]
Pour une revue des recherches et des découvertes éthologiques…. Certains insectes manifestent également de telles capacités de transmission : les bourdons en quête de nourriture, par exemple, abandonnent plus rapidement une fleur qui s’avère pauvre en ressources lorsqu’ils sont accompagnés par un individu expérimenté (Leadbeater, Chittka, 2007).
La culture comme ensemble de traits transmis par social learning
www.cairn.info/revue-l-annee-sociologique-2016-2-page-351...
Construit en 1971 par l'architecte bordelais Pierre Cauly, ce bâtiment fut l'un des premiers du quartier Mériadeck à être dessiné. Conséquence directe, en comparaison des autres bâtiments de typologie barre ou tour en étoile, cet immeuble est très différent.
Entre octobre 1999 et février 2004, l'agence bordelaise Lacrouts et Massicault restructure le bâtiment, sous le commandement de la Direction Nationale de l'Immobilier, le gratifiant notamment de nouvelles façades de verre et de marbre.
Coût de l'opération de restructuration : 38 M€ T.T.C.
meriadeck.free.fr/Meriadeck/Poste.html
www.pss-archi.eu/immeubles/FR-33063-21037.html
www.docomomo.fr/sites/default/files/2018-10/poste-meriade...
Bernache de Hutchins / Cackling Goose / Branta hutchinsii
DRUMMONDVILLE - Plage municipale - Blv Allard
Bernache de Hutchins (marche et envol) et Bernache du Canada. Comparaison des 2 espèces.
Huile et crayon noir sur toile, 100 x 81 cm, 1926, Scottish National Gallery of Art, Edimbourg.
Les significations précises de nombreuses peintures d'Ernst sont intentionnellement obscures. Il s'intéressait beaucoup plus à la suggestion poétique, au mystère et à l'ambiguïté qu'aux interprétations littérales. Cette peinture se rapporte à une autre œuvre intitulée "L'inquisiteur : à 7h07, justice sera rendue". Une comparaison entre les deux tableaux montre que l'homme au chapeau melon tient une figure féminine, dont les seins sont clairement visibles, mais dont la tête s'est développée en une forme incurvée. Tandis que l'homme émerge d'une imposante structure en forme de bloc, la petite forme féminine qu'il tient doucement ressemble à un métronome. Sur la gauche du tableau, Ernst a utilisé la technique du grattage pour créer de la texture (cf. Scottish National Gallery of Art).
You can almost guess where the clerk would be standing, kindof spooky. Anyhow, this is the secound peice I did in that petrol station, wanted to play with the opening on this one aswell but there was a puddle of greasy shit with weird ass double headed mosquitos flying about in that backroom that made me change my mind.
Weird thing happenend while I was painting this: a black limo showed up with a bunch of body guards looking all tough emerging from everywhere as these two middleage men got out and headed to the adjascent bank. Probably a high ranking official with a "generous" businessman. Anyhow the guards gave me the eye for 30min then everyone was off.
Once again a simple letter peice, didn't want to spend too much time in that spot, Roids got me back into using fluo, really does work well on forcefields ... had stopped using them in 2003 after a periode of doing silver blocks with Djuk around Paris. Dunno why I stopped actualy, really does help make the peice pop especialy from far. My red starlight seams all dark now in comparaison.
Shooting réalisé dans une ancienne fabrique de meubles désaffectée prêt d'Antibes.
!! NO HDR !!
Modèle: Alex
Material: EOS 5D Mark II + 85mm F1.4
Treatment: Photoshop CS5
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Comme on peut le constater, si vous faites la comparaison (voir sur mon blog), la version non traitée est nettement surexposée. Il s'agit d'une méthode de prise de vue visant à récupérer un maximum de détail sur l'image, les capteurs de appareils numériques étant relativement plus efficace dans le domaine des hautes lumières. On parle souvent à ce sujet « d'exposition à droite » (droite de l'histogramme). Vous l'aurez compris par contre, la méthode implique deux choses : premièrement, maîtriser sa surexposition pour ne pas « brûler » les zones de hautes lumières et demeurer juste à la limite. Enfin cela demande un travail nécessairement plus important d'ajustement pour ramener l'image à la perception d'origine que l'on avait.
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As you can notice if you do the comparison (see on my blog), the non-adjusted version is clearly over-exposed. In fact, it's a photography technic where you help your camera to grab as much details as possible, because camera sensor are way mor efficient on highlight. It's also called to “expose on the right” (meaning right of histogram). For sure, this technic implies two thing: you must master your exposure to be sure not burning highlight and permanently loose details by keeping your settings to the limit. Also, the shot will require more time on adjustments to post-prod your picture back to your original feeling when taking the shot.
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www.twitter.com/Memoire2cite le Logement Collectif* 50,60,70's dans tous ses états..Histoire & Mémoire de l'Habitat / Rétro-Villes / HLM / Banlieue / Renouvellement Urbain / Urbanisme URBANISME S’imaginer Paris et le Grand Paris @ URBANISME S’imaginer Paris et le Grand Paris @ Les 50ans d'Apur 50ans.apur.org/#intro @ Les films du MRU @ les AUTOROUTES - Les liaisons moins dangereuses 1972 la construction des autoroutes en France - Le réseau autoroutier 1960 Histoire de France Transports et Communications - dailymotion.com/video/xxi0ae?playlist=x34ije … Trente ans d’histoire de l’habitat : de la
Reconstruction à l’urbanisation intensive, puis raisonnée. La région parisienne connaît alors un développement
exceptionnel façonnant le paysage de l’Îlede-France actuelle.
Réalisée à l’initiative de la DRAC Île-deFrance, une exposition regroupant une quarantaine de photographies d’ensembles de logements édifiés en Île-de-France entre 1945 et 1975 et sélectionnés pour la qualité de leur forme urbaine, leur valeur d’usage ou leurs spécificités techniques, a été présentée, du 5 juillet au 15 septembre 2011, à La Maison de l’architecture en Île-de-France. Cette exposition a fait l’objet d’une publication dans la revue Beaux Arts Editions. @ Où en est l'histoire urbaine des sociétés contemporaines ? Cet ouvrage, inspiré par Annie Fourcaut, qui contribua de manière décisive à son développement, propose un état des lieux de ce champ et explore des pistes de recherche ouvrant l'histoire urbaine à une variété de " genres ".où en est l'histoire urbaine des sociétés contemporaines ? Cet ouvrage, inspiré par Annie Fourcaut, qui contribua de manière décisive à son développement, propose un état des lieux de ce champ. De Femmes à l'usine (1981), Bobigny, banlieue rouge (1986), à La banlieue en morceaux (2000), en passant par les publications collectives qu'elle a coordonnées et les travaux qu'elle a encadrés, la trajectoire de cette historienne a conduit l'histoire sociale et politique – telle qu'on la pratiquait dans les années 1970 – vers une histoire urbaine renouvelée. Le livre revient sur cette évolution et explore des pistes de recherche ouvrant l'histoire urbaine à une variété de " genres ". Les auteurs, historiennes et historiens, sociologues, politistes, géographes, architectes, urbanistes et décideurs politiques proposent une histoire urbaine à la fois interdisciplinaire et ancrée dans la fabrique de la ville et ses représentations, portant la marque de sa dédicataire. Les quatre sections de l'ouvrage dessinent les chantiers qu'Annie Fourcaut a investis : " Du social à l'urbain " met en avant la conviction qu'étudier l'histoire des villes, c'est toujours faire de l'histoire sociale ; " Qu'elle était belle la banlieue " est centré sur les banlieues, son territoire d'étude de prédilection ; " Les habits neufs des politiques de la ville " interroge les politiques urbaines successives et leur transformation ; enfin, " Banc d'essai des modernités " propose une analyse historique de l'urbanisme, comme discipline et comme pratique.Le thème du logement. « Il s’agit du premier label Patrimoine XXe siècle attribué en Île-de-France. La DRAC, qui l’a mise en œuvre, a choisi de s’intéresser en tout premier lieu à cette production de
logements de masse d’une ampleur inégalée construits dans notre région après la guerre. Ce sont des créations emblématiques d’une architecture contemporaine dépréciée ; à ce titre, elles sont au premier chef concernées par les recommandations du Conseil de l’Europe. De plus, par l’ampleur des programmes, les étendues qu’ils recouvrent, ces ensembles sont sont plus éloignés du champ
traditionnel des monuments historiques. L’outil label a semblé approprié. Le choix de labelliser les ensembles de logements est donc audacieux : nous espérons que le regard porté sur ces immeubles Change. » Valérie Gaudard, Conservation régionale des monuments historiques, DRAC-Île-de-France.
(extrait d’un entretien publié dans Beaux Arts éditions « 1945-1975, Une histoire de l’habitat – 40 ensembles « patrimoine du XXe siècle »). Créé en 1999 par le ministère de la Culture et de la Communication, le label Patrimoine du XXe siècle
vise à signaler au public, aux décideurs et aux aménageurs, "les édifices et ensembles urbains qui sont autant de témoins matériels de l’évolution technique économique, sociale, politique et culturelle de notre société". Liens Le label patrimoine XXe - www.culturecommunication.gouv.fr/Regions/DRAC-Ile-de-Fran... La Maison de l'architecture - www.maisonarchitecture-idf.org/spip.php
www.twitter.com/Memoire2cite www.beauxarts.com/produit/une-histoire-de-lhabitat/ @ LES GRANDS ENSEMBLES @ L EXEMPLE DE DIJON «LE BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE»Sylvain TABOURY, sociologue, enseignant à l’école d’architecture de Versailles. Co-auteur avec Karine Gougerot, photographe, de Billardon, histoire d’un grand ensemble, paru aux éditions Créaphis en 2004. Texte communiqué à partir de la rencontre-débat du 20 mai 2005 Organisée par le Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne en partenariat avec Maison de Banlieue et de l’Architecture, le CAUE 91 et CINEAM dans le cadre de l’exposition «Des ensembles assez grands: mémoire et projets en Essonne». Cet ouvrage retrace l’histoire de la cité Jean-Billardon, barre de 14 étages et de 250 logements, à Dijon, premier grand ensemble de la ville, construit entre 1953 et 1955, démoli en 2003. Sélectionné parmi les immeubles significatifs de l’architecture du XXe siècle par la direction de l’Architecture et du Patrimoine (DAPA) du ministère de la Culture, Billardon était un symbole incontournable de l’histoire du quartier des Grésilles et de l’agglomération dijonnaise, ainsi qu’un formidable témoin de l’architecture novatrice de l’après-guerre. Sollicités par le service Inventaire de la Direction régionale des affaires culturelles de Bourgogne (Drac) et par l’Office public d’aménagement et de construction de Dijon (Opac), dans le cadre de l’opération de renouvellement urbain (ORU) du quartier des Grésilles, nous avons collecté et rassemblé, de janvier à juillet 2003, les traces de cette histoire, les archives, mais aussi les témoignages, recomposant des trajectoires familiales, professionnelles, des documents iconographiques et sonores. La restitution auprès des habitants et des partenaires du projet en octobre 2004, accompagnée d’une table ronde avec différents intervenants et acteurs du quartier, a été un moment fort, inscrit dans le processus de transformation engagé sur le quartier des Grésilles. Une exposition, intitulée «Mémoires de Billardon, fragments de vies», a également été présentée dans les locaux prestigieux du musée de la Vie bourguignonne de Dijon, du 14 octobre 2004 au 31 janvier 2005.Garder une trac De fait, la démolition de la Cité Billardon, le 4 juillet 2003, restera sans aucun doute un événement sensible dans la mémoire de nombre d’habitants de l’agglomération dijonnaise. Cette barre fut la première construction d’un tout nouveau quartier – le quartier des Grésilles –, à Dijon, où près de 4000 logements ont été construits Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne entre 1953 et 1966 – 14970 habitants en 1968, 8263 en 2003 – sur un terrain agricole demeuré nu, à l’est du territoire communal. Les 14 étages et 250 logements de l’immeuble, élevés au milieu des champs et des jardins familiaux, où un écriteau «Chasse interdite» était encore visible quelques années auparavant, faisaient alors l’admiration des très nombreux badauds venus visiter cette toute nouvelle Cité radieuse, construite tel un
Meccano de béton et d’acier. « Immeuble révolutionnaire», «Meccano géant à l’échelle du monde moderne», les titres de la presse de l’époque donnent un aperçu de l’impact national et international de l’événement. «Des visiteurs étaient venus de toute la France et même de l’étranger, jeter un coup d’œil au chantier», rappelait un article de la presse locale le jour de la démolition. Cette « barre » de 14 étages et de 250 logements, desservis par des coursives placées tous les trois niveaux, était une déclinaison appauvrie du modèle de la Cité radieuse du Corbusier, inaugurée le 14 octobre 1952. Les appartements étaient de deux types: les uns de deux et trois pièces, situés dans les ailes, de disposition traditionnelle, orientés au sud et pourvus de loggias; les autres, de cinq pièces, situés au centre du bâtiment, du type « duplex ». Huit espaces commerciaux avaient été aménagés en rez-dechaussée. Cependant, en dépit des ressemblances et de la qualité architecturale de l’édifice, l’immeuble n’était pas une unité d’habitation au sens où Le Corbusier l’entendait. L’originalité de la Cité Billardon tient en réalité au procédé constructif qui fut utilisé lors de son édification. Elle fut la toute première à expérimenter en France le procédé de préfabrication Estiot, réutilisé par la suite pour la construction de plusieurs grands ensembles, comme le Noyer-Renard à AthisMons, la Cité des 4000 à la Courneuve, la Grâce-de-Dieu à Caen, la Croixdes-Oiseaux et Champ-Fleury à Avignon, le Gros Buisson à Épinay, SainteBarbe à Metz, le Haut-du-Lièvre à Nancy, les tours du Lancy à Genève ou encore des bâtiments d’habitation à Alger. Le mode constructif, repris sur celui des gratte-ciel américains, associait l’acier en ossature et le béton en pré-enrobage avec une majeure partie réalisée en atelier. Le procédé donnait des résultats évidents: précision remarquable, rapidité d’exécution, peu ou pas d’installations de chantier – suppression des coffrages, des étayages, des échafaudages – et surtout économie considérable de main-d’œuvre. Il s’agissait des prémices d’industrialisation dite lourde du bâtiment. Forte de cette première expérience, la commune avait ensuite réalisé deux autres cités de même type, Épirey, puis Lochères. Mais le modèle de Billardon fut perverti: dans une logique de réduction des coûts de production et de rapidité d’exécution, tous les espaces peu productifs comme les logements en duplex, les cellules commerciales, ou les très grands halls, ont été supprimés. Les deux cités comprennent 348 logements, relativement mal desservis et sans attrait, des petits logements sur un seul niveau La démolition de Billardon n’a donc évidemment pas la même signification, Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne « BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE » Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne ni les mêmes conséquences que celles d’Épirey ou des Lochères, déjà démolies en 1992 et 2000. Cet immeuble possédait une fonction symbolique incontestable, une place à part dans la vie des résidents qui s’y sont succédé, comme dans la mémoire des habitants du quartier. Les récits que nous avons pu recueillir auprès d’une trentaine d’anciens résidents de l’immeuble nous offrent différentes représentations de l’histoire de
Billardon, et des personnes qui y ont vécu ou travaillé d’avril 1955 à décembre 2002. Les témoignages des plus anciens, arrivés parmi les premiers, en 1955, répondent aux histoires des plus jeunes, derniers occupants du rafiot, aujourd’hui démoli. Ils sont venus d’horizons divers, de Côte-d’Or, de Bretagne, d’Alsace, de la région parisienne, du Maroc, d’Algérie, du Portugal, du Cambodge ou d’ailleurs et leurs paroles traduisent l’enracinement profond de leurs souvenirs de Billardon, que certains n’auraient jamais voulu quitter. Bien sûr, la mémoire n’est pas «objective». Le discours s’élabore toujours à partir d’un présent et la disparition engendre certainement une nostalgie conduisant à magnifier les bons moments et à tempérer les plus pénibles. Mais en faisant imploser Billardon, c’est bien tout un pan de leur vie que l’on a réduit en poussière. Chaque témoin traduit avec ses mots ces petits faits de la vie quotidienne, souvent jugés sans importance, petits riens ou traumatismes, anecdotes ou événements tragiques, qui ont marqué leur sensibilité.« Une verrue dans le quartier»C’est pour ces différentes raisons esthétiques, historico-culturelles – témoignage de l’histoire des villes – et socio-symboliques – mémoire des hommes – que la Direction de l’Architecture et du Patrimoine (DAPA) du ministère de la
Culture avait décidé de répertorier la Cité Billardon parmi les immeubles représentatifs de l’architecture du XXe siècle. L’immeuble avait reçu le label «Patrimoine du XXe siècle» à la fin des années 1990. Or, ce processus de «patrimonialisation» était inconcevable pour de nombreuses personnalités locales, voire de nombreux habitants du quartier. Stigmatisé comme une «verrue» dans le quartier, l’immeuble était devenu un véritable cauchemar: dégradations, violence, difficultés et «mal-vivre» constituaient le quotidien de locataires excédés, souvent «assignés à résidence». Bagarres, agressions, cambriolages, drogue, vitres brisées, ascenseurs en panne, alimentaient manchettes de journaux et témoignages, décrivant le naufrage d’un immeuble à la dérive, devenu symbole de tous les maux. La démolition paraissait donc inéluctable, comme une délivrance, la promesse d’un avenir meilleur. Les partenaires institutionnels se devaient de mettre en scène leur capacité à changer la vie des habitants du quartier, réparer les erreurs d’une période de l’urbanisation contemporaine, dont Billardon était l’un des symboles les plus représentatifs. L’idée d’une enquête ethnographique sur l’édifice et ses locataires avait donc « BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE » Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne du mal à passer dans la réflexion de certains décideurs. La mise en œuvre du projet, initié par le service Inventaire de la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) de Bourgogne, sur les budgets de l’opération de renouvellement urbain du quartier, fut bloquée administrativement pendant plusieurs mois. Entre-temps, tous les locataires de l’immeuble avaient été relogés… (la dernière famille quitte son logement le 23 décembre 2002).
Une histoire des grands ensembles? Le travail de recherche historique sur les grands ensembles est rendu aujourd’hui d’autant plus difficile à faire comprendre que la ville issue des Trente Glorieuses est souvent considérée, avec la politique publique qui l’a programmée, comme une vaste erreur collective (A. Fourcaut). L’architecture des «tours» et des «barres», du «chem« BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE » Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne. Photographie, histoire et sociologie, de monographies locales – Saint-Étienne, Villeurbanne, etc. – publiés ces dernières années sur ce thème en témoigne clairement.Cependant, on est encore loin du compte. Si plusieurs urbanistes, historiens, géographes ou sociologues1 ont récemment contribué à une meilleure connaissance du sujet au niveau national et international, l’histoire de ces quartiers d’habitat collectif reste un terrain largement méconnu, à peine exploré par les historiens locaux. En Essonne, à quelques exceptions près – Draveil, Viry-Châtillon, les Ulis, Athis-Mons ou Grigny –, rares sont les monographies ou les études locales à accorder une place de choix à l’analyse et à la présentation de ces bouleversements. Les mauvaises volontés, auxquelles nous avons parfois été confrontés dans le cadre de nos recherches dans le département témoignent des réticences que continue de susciter toute démarche d’enquête et d’analyse sur la mémoire et le devenir des grands ensembles.
La transformation en cours ou à venir d’une vingtaine de sites en Essonne dans le cadre du Programme national de rénovation urbaine, institué par la loi Borloo du 1er août 2003, et la priorité donnée à la démolition-reconstruction,
sur fond de crise du logement social, devraient pourtant poser avec plus d’acuité la question de l’appréciation de ce patrimoine départemental. De nombreuses communes mobilisées dans des programmes d’intervention n’ont qu’une vision très partielle de l’histoire de ces quartiers, de leurs évolutions, dont les conséquences ne sont envisagées le plus souvent qu’à travers le prisme d’une crise sociale impossible à juguler. Or, n’est-il pas singulier, voire dangereux, d’entreprendre des opérations de transformation urbaine aussi radicales, sans même commencer par chercher à comprendre comment, par qui et pour quelles raisons ces espaces ont été construits ou transformés, sans évaluer dans certains cas l’impact des politiques précédemment engagées?Richesse patrimoniale ou héritage encombrant, définir une nouvelle vision de la ville exige un travail d’enquête, d’expertise, une capitalisation des expériences, rarement mis en œuvre.Et c’est sans doute là le talon d’Achille d’une politique de transformation
urbaine menée dans l’urgence, qui ne peut se nourrir de capitalisation critique, et occulte le rôle crucial de l’accompagnement qualitatif et de la sensibilisation et/ou de la formation des élus, des services de l’État et des collectivités, des opérateurs et des aménageurs, des bailleurs.Ces images devenues presque ordinaires de parpaings, pans de bétons fracassés, vitres brisées laissent songeur: quel regard les résidents – et notamment
les plus jeunes – pourront-ils bien porter à l’avenir sur un environnement si violemment rejeté? Pourquoi respecter ce qui n’est bon qu’à être démoli?
Pour n’en citer que quelques-uns : FORTIN J-P., Grands ensembles. L’espace et ses raisons, Plan Urbanisme Construction Architecture (PUCA), 1997 ; PEILLON P., Utopie et désordre urbains. Essai sur les grands ensembles d’habitation, La Tour d’Aigues, Editions de l’Aube, 2001 ; DUFAUX F., FOURCAUT A., SKOUTELSKY R., Faire l’histoire des grands ensembles. Bibliographie 1950-1980, ENS éditions, 2003 ; TOMAS F., BLANC J-N., BONILLA M., Les grands ensembles, une histoire qui continue…, Publications de l’université de Saint-Etienne, 2003 ; DUFAUX F., FOURCAUT A. (dir.), Le monde des grands
ensembles, Créaphis, 2004.« Pour une histoire des grands ensembles en Essonne », Les Cahiers de la Maison de Banlieue et de l’Architecture, n° 11, mai 2005« BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE »
Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne
Les enjeux du projet
À Dijon, le projet a mis de long mois à se concrétiser. L’enjeu de ce travail était double:
■ Un enjeu de connaissance et d’analyse de l’histoire et des différentes étapes de l’évolution urbaine et sociale de l’immeuble et du quartier, des vécus, trajectoires résidentielles et familiales des habitants de la cité. Il a été réalisé à travers:
– une recherche historique dans les archives du bailleur, de la commune, des journaux locaux, de l’agence d’urbanisme, etc., replaçant l’étude dans le contexte général de l’histoire de la France de la Reconstruction et des quarante dernières années;– une écoute, dévoilant les différentes représentations de ce quartier, non plus
à partir de critères ou de théories de spécialistes, mais en suivant pas à pas(mot à mot) les trajets, les images qu’y déposent les habitants et les acteursdu quartier. Le travail artistique – photographies, textes – ayant alors pour fonction de réintroduire ces regards croisés dans la circulation de la ville,d’en faire des éléments de partage, de réflexio« BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE »Centre de Ressources Politique de la Ville en EssonneCes recherches ont permis de retracer les différentes étapes de construction et de transformation de cet immeuble dans son territoire, ainsi que l’évolution d sa composition socio-démographique. Une iconographie importante a pu être collectée et répertoriée sur CD-Rom. Une présence longue – deux à trois jours par semaine pendant cinq mois – a été assurée sur le terrain, favorisant notre immersion et l’observation du quotidien des habitants du quartier, le recueil d’une parole informelle, permettant d’expliciter notre démarche, ses objectifs, son intérêt, l’instauration d’une quotidienneté, de relations de confiance. Pour cela, une présence régulière aux différentes manifestations, aux réunions et aux événements publics liés au quartier et une fréquentation de lieux de rencontre et d’échanges préalablement identifiés ont été nécessaires.Des rencontres collectives et individuelles ont été organisées avec les partenaires – associations, structures et personnes-relais sur le quartier – nous permettant d’être rapidement identifiés et de baliser précisément notre rôle – le rôle de chacun – dans le projet, de recueillir leur connaissance du terrain, leurs représentations et leurs réflexions sur le projet. Les ateliers avec les techniciens, les élus et les associations concernées devaient définir précisément: ● les objectifs à court, moyen et, le cas échéant, long terme;
● les actions à court, moyen et long terme;
● les modalités de leur déroulement.
Ces rencontres avaient également pour objectif de faire fonctionner le«bouche-à-oreille», qui demeure bien souvent le principal vecteur d’information pour ce type de démarche. Elles nous permettaient également de nouer des premiers contacts avec les habitants et les personnes-relais impliqués dans la vie du quartier. Ont été mis en œuvre:
● un moment de rencontre-discussion avec les habitants sous la forme d’une soirée projection-débat: présentation du travail de recueil de mémoire, personnes et structures porteuses, méthodes, finalités; définition en commundes modalités de leur participation au projet.
● sollicitation et information de la presse locale (journaux, radio, télévision), des bulletins associatifs, de la communication institutionnelle (ville, communauté
d’agglomération, bailleur, etc.) pour relayer et présenter le plus précisément possible la démarche entreprise et les personnes en charge de ce travail;
● des entretiens compréhensifs, individuels, en couple ou en petits groupes sous la forme d’entretiens semi-directifs de type «récits de vie(s)», recueillisauprès d’habitants ou d’anciens habitants du quartier, de professionnels travaillant ou ayant exercé leur activité dans le quartier, d’élus ou de responsables associatifs.
« BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE »
Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne
Les entretiens ont été enregistrés et traités sur support numérique – mini-disc –, et les documents et les objets soigneusement inventoriés et/ou scannés.Ces entretiens avaient pour objectifs d’enregistrer non pas l’histoire de ce quartier, mais la manière qu’avaient nos interlocuteurs de dire leur propre histoire, cequi faisait mémoire pour ces personnes en contact étroit avec le quartier, natifs ou de passage, enracinés ou nouveaux venus. Il s’agissait de souvenirs, d’impressions d’enfance, de petits faits de la vie quotidienne parfois jugés sans importance, d’événements heureux ou tragiques, qui ont marqué leur sensibilité. Cela supposait donc que l’on prenne le temps, précisément de parler et d’écouter. Les entretiens se sont déroulés de préférence au domicile des personnes, pas dans la rue ou une salle impersonnelle, mais dans la sphère privée plus à même de laisser subvenir ces épopées de l’intime. L’objectif n’était pas de faire une archéologie du quartier, ni même d’enfermer nos interlocuteurs dans la norme de la personne-type qui habite un grand ensemble, mais bien de montrer que cet immeuble était composé de fragmentsde vies, de destins d’hommes et de femmes singuliers. Il s’agissait de montrer
comment, à un moment donné, ces personnes, venues parfois d’horizons lointains, se sont arrêtées là et ont enrichi ce lieu de leurs histoires et de leurs trajectoires particulières.
Nous avons donc insisté sur les trajectoires familiales et professionnelles de chacun: origines, parcours résidentiels, étapes et ruptures de vies – mariage, naissances, emplois successifs, divorces, décès, etc. –, points de repères autour desquels chacun construit «son temps», étapes qui organisent la durée, le vécu familial, domestique, les faits d’une vie et les événements de l’histoire. Le souvenir trouve également un support concret dans l’espace et les multiplesbouleversements du bâti et du cadre de vie. Démolitions, reconstructions,aménagements, suscitent une perte de repères, et invitent d’autant plus à faireun travail de mémoire. Dans cette perspective, ont été évoqués les souvenirs attachés plus précisément au quartier des Grésilles et à l’immeuble Billardon.Les personnes interrogées ont été invitées à s’appuyer le plus largement possible sur des descriptions détaillées (déménagement, logements successifs, accessibilité au travail ou aux équipements et services, nombre et identité des commerces, relations de voisinage, espaces collectifs), leurs pratiques (loisirs, vie scolaire, pratiques commerciales, etc.), les événements (fêtes, accidents, etc.) ou personnes marquantes; leurs perceptions du quartier et de son évolution – qu’ils y habitent toujours ou pas –, leurs projections éventuelles dans l’avenir (liste de thèmes non exhaustive).De février à juin 2003, une quinzaine d’entretiens ont pu être réalisés auprès d’une trentaine d’anciens locataires de l’immeuble, des premiers résidents de
Billardon dans les années 1950 aux derniers occupants, récemment relogés. « BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE » Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne Des outils pour l’action: la restitution Tout au long de l’étude, nous avons rencontré et consulté régulièrement l’ensemble des institutions et des partenaires concernés par la démarche, afin de leur soumettre les premiers éléments de notre travail, recueillir leurs commentaires, leurs suggestions et critiques. Ces rencontres ont été l’occasion de partager une réflexion, d’élaborer des propositions de restitution aux différents publics.Malgré nos craintes initiales, une restitution de qualité a pu être proposée aux habitants, grâce à l’implication très forte de l’Opac de Dijon, véritable porteur du projet, et dans une moindre mesure du service Inventaire de la Direction régionale des affaires culturelles de Bourgogne. Leur implication a permis de trouver différents partenaires financiers, comme la Caisse des Dépôts et Consignations ou la communauté d’agglomération.
De notre côté, sur la base du rapport et du reportage photographique que nous avions remis à nos commanditaires, nous avons pu convaincre les éditions
Créaphis, reconnues pour la qualité de leurs publications de documents d’histoire, de sciences sociales et de photographie, de formuler une proposition éditoriale de qualité. Sur la base de nos recommandations, deux pistes de restitution ont été privilégiées:
● une exposition, événement fort et fédérateur, pouvant susciter des échanges,des moments de rencontre entre habitants du quartier et résidents extérieurs,
dans une optique d’ouverture du quartier au reste de la ville, les productions de certains groupes d’habitants pouvant être également valorisées, ainsi que les objets ou films recueillis dans le cadre du projet;
● une publication, associant textes et documents d’archives sur l’histoire du quartier, une sélection de témoignages et de photographies professionnelles
et amateurs, et accompagnant cette exposition, pour une diffusion plus large des résultats de l’opération, et une appropriation durable du projet par les habitants du quartier et les autres résidents de l’agglomération.Cette restitution avait également pour objectif de mettre en lumière les différentes préoccupations des habitants, permettant aux acteurs de terrain de disposer d’une base de connaissances pour définir et programmer leurs interventions, à court, moyen et long terme. Un tel travail fait émerger des représentations collectives, des divergences, des tensions qu’il faut savoir analyser et traiter pour améliorer les rapports sociaux et les conditions de vie des habitants.Encore faut-il que ces paroles soient prises en compte pour permettre aux institutions de redéfinir leurs modes d’intervention sur la ville: vaste chantier… Sylvain TABOURY,sociologue, enseignant à l’école d’architecture de Versailles Les 30 Glorieuses . com et la carte postale.. Il existe de nos jours, de nombreux photographes qui privilégient la qualité artistique de leurs travaux cartophiles. A vous de découvrir ces artistes inconnus aujourd’hui, mais qui seront peut-être les grands noms de demain. Jérôme (Mémoire2Ville) #chercheur #archiviste #maquettiste dans l #histoire des #logementssociaux #logement #HLM #logementsocial #Patrimoine @ Les films du MRU -Industrialiser la construction, par le biais de la préfabrication.Cette industrialisation a abouti, dans les années 1950, à un choix politique de l'Etat, la construction massive de G.E. pour résoudre la très forte crise du logement dont souffrait la France www.youtube.com/watch?v=zR_jxCANYac&fbclid=IwAR2IzWlM... … Le temps de l'urbanisme, 1962, Réalisation : Philippe Brunet www.dailymotion.com/video/xgj2zz?playlist=x34ije … … … … -Les grands ensembles en images Les ministères en charge du logement et leur production audiovisuelle (1944-1966) MASSY - Les films du MRU - La Cité des hommes, 1966, Réalisation : Fréderic Rossif, Albert Knobler www.dailymotion.com/video/xgiqzr?playlist=x34i - Les films du MRU @ les AUTOROUTES - Les liaisons moins dangereuses 1972 la construction des autoroutes en France - Le réseau autoroutier 1960 Histoire de France Transports et Communications - www.dailymotion.com/video/xxi0ae?playlist=x34ije … - A quoi servaient les films produits par le MRU ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme ? la réponse de Danielle Voldman historienne spécialiste de la reconstruction www.dailymotion.com/video/x148qu4?playlist=x34ije … -les films du MRU - Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : la préfabrication en usine, le coffrage glissant... www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije … - TOUT SUR LA CONSTRUCTION DE NOTRE DAME LA CATHEDRALE DE PARIS Içi www.notredamedeparis.fr/la-cathedrale/histoire/historique... -MRU Les films - Le Bonheur est dans le béton - 2015 Documentaire réalisé par Lorenz Findeisen produit par Les Films du Tambour de Soie içi www.dailymotion.com/video/x413amo?playlist=x34ije Noisy-le-Sec le laboratoire de la reconstruction, 1948 L'album cinématographique de la reconstruction maison préfabriquée production ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme, 1948 L'album cinématographique içi www.dailymotion.com/video/xwytke archipostcard.blogspot.com/search?updated-max=2009-02-13T... - - PRESQU'ILE DE GENNEVILLIERS...AUJOURD'HUI...DEMAIN... (LA video içi parcours.cinearchives.org/Les-films-PRESQU-ILE-DE-GENNEVI... … ) Ce film de la municipalité de Gennevilliers explique la démarche et les objectifs de l’exposition communale consacrée à la presqu’île, exposition qui se tint en déc 1972 et janvier 1973 - le mythe de Pruitt-Igoe en video içi nextcity.org/daily/entry/watch-the-trailer-for-the-pruitt... … - 1964, quand les loisirs n’avaient (deja) pas le droit de cité poke @Memoire2cite youtu.be/Oj64jFKIcAE - Devenir de la ZUP de La Paillade youtu.be/1qxAhsqsV8M v - Regard sur les barres Zum' youtu.be/Eow6sODGct8 v - MONTCHOVET EN CONSTRUCTION Saint Etienne, ses travaux - Vidéo Ina.fr www.ina.fr/video/LXF99004401 … via - La construction de la Grande Borne à Grigny en 1969 Archive INA www.youtube.com/watch?time_continue=12&v=t843Ny2p7Ww (discours excellent en seconde partie) -David Liaudet : l'image absolue, c'est la carte postale" phothistory.wordpress.com/2016/04/27/david-liaudet-limage... … l'architecture sanatoriale Histoire des sanatoriums en France (1915-1945). Une architecture en quête de rendement thérapeutique..
passy-culture.com/wp-content/uploads/2009/10/Les-15-Glori... … … & hal.archives-ouvertes.fr/tel-01935993/document Gwenaëlle Le Goullon (LAHRA), auteur du livre "la genèse des grands ensembles",& Danièle Voldman (CHS, Centre d'Histoire Sociale), expliquent le processus qui a conduit l'Etat, et le ministère de l'urbanisme &de la reconstruction à mener des chantiers exp www.youtube.com/watch?v=zR_jxCANYac&fbclid=IwAR2IzWlM... mémoire2cité & l'A.U.A. - Jacques Simon (1929 - 26 septembre 2015) est un architecte paysagiste formé à l'École des beaux-arts de Montréal et à l'École nationale supérieure du paysage de Versailles. Fasciné par la campagne qui témoigne d'une histoire de labeur, celle des agriculteurs "ses amis", "les génies de la terre", Jacques SIMON, paysagiste dplg, Premier Grand Prix du Paysage en 1990*, réalise avec eux des installations paysagères éphémères principalement dans des champs et visibles du ciel. Avec sa palette d'artiste, Jacques SIMON réinvente des paysages comme les agriculteurs eux-aussi à leur façon les créent et les entretiennent. Le CAUE du Rhône vous invite à venir découvrir ses travaux au travers d'un kaléidoscope de photographies empreintes de spontanéité, de fraîcheur et d'humour. Cette exposition nous interpelle sur le caractère essentiel d'une nature changeante, fragile, sur l'importance d'une activité agricole diversifiée et sur la nécessaire évolution du métier de paysan. Elle nous amène aussi à voir et à interpréter ce que l'on voit, elle éveille en nous le sens de la beauté du paysage en conjuguant les différentes échelles de perception et de lecture; à pied et à vol d'oiseau, à la fois l'échelle humaine, terrestre, géologique, forestière, hydrologique, biologique mais aussi esthétique et symbolique. Jacques Simon, paysagiste cosmopolite est l'un des principaux acteurs du renouveau de la pensée paysagère en France dans les années 60 et 70 conjuguant avec cohérence sa pratique de paysagiste, de voyageur, d'éditeur, d'enseignant avec son approche plus artistique du paysage, subtile, sensible et humaine de la nature avec la réalisation de "performances". Ses projets paysagers comme ses interventions paysagères éphémères sont marqués par la mobilité, la fragilité, une empathie avec le lieu, par la dualité même du voyage : découverte / évanouissement, création / disparition. Jacques Simon dessine, écrit sur le paysage, "une surface", un peu à la manière du land'art avec les techniques et les outils du jardinier, du cultivateur. Il ne s'agit plus de représenter la nature mais de l'utiliser en créant avec et dans le paysage. L'intention de Jacques Simon n'est pas d'apposer sa marque sur le paysage mais de travailler instinctivement avec lui afin que ses travaux-installations manifestent même brièvement un contact en harmonie avec le monde naturel. "On dit qu'il a bouleversé l'esprit du paysage, il a remis les choses essentielles à leur place. Il rit de l'importance qu'on veut bien lui donner, fils de l'air, il ne veut rien de plus que passer dans les cerveaux pour les ventiler, les rafraîchir et non pour les modeler; son "importance", il l'a ailleurs et autrement; il est historique parce que dans son temps, dans celui qui s'écoule et non dans celui qui passe". Extrait de "Jacques Simon, tous azimuts", Jeanne-Marie Sens et Hubert Tonka, Pandora Editions, 1991. Il a introduit une nouvelle conception de l'art du paysage proche du Land art, Jacques Simon est l'auteur d'une série d'ouvrages sur différents aspects du paysage et abordés d'un point de vue technique. Il a travaillé de 1964 à 1966 en collaboration avec Michel Corajoud. Il a conçu le Parc de la Deûle (qui lui a valu le Grand Prix national du Paysage en 2006, après l'avoir reçu une première fois en 19901).
Il est mort le 29 septembre 20151 et a été incinéré à Auxerre Le paysagiste Jacques Simon s'est éteint le 26 septembre dernier à l'âge de 86 ans. Diplômé de Versailles en 1959, il fut sans doute l'une des figures les plus emblématiques, les plus géniales et les plus originales du paysagisme contemporain. Premier grand prix du paysage et prix du Conseil de l'Europe pour le parc de la Deule, on lui doit des principes de compositions très forts, autour du nivellement, du traitement du végétal ou de la place laissée au vide. Ses intuitions comme ses travaux ont inspiré tous les paysagistes avec lesquels il a travaillé, à commencer par Michel Corajoud ou Gilles Vexlard. On lui doit un profond renouvellement dans la composition des grands ensembles, ses réalisations -comme le parc Saint-John Perse à Reims- restant des modèles pour tous les professionnels. Jacques Simon développa également une production d'œuvres plus éphémères, attentif aux mouvements et aux transformations. Pédagogue talentueux et généreux, il le fut autant par les documents techniques et la revue qu'il publia, que par ses interventions en atelier devant plusieurs générations d'étudiants de l'école. Les paysagistes perdent un de leurs plus féconds inspirateurs. L'ENSP s'associe au deuil de sa famille et de ses proches. Témoignages à la mémoire de Jacques Simon
Dans les années 1990 à l'école du Paysage de Versailles, lorsque nous entrions en première année, la première satisfaction était d'acquérir du nouveau matériel d'expression plastique. Encre, feutres, supports en grand format et sur papier calque...mais aussi découvrir des livres de notre professeur Jacques Simon : des carnets de dessins et de croquis, des photomontages découpés aux ciseaux.
En amphithéâtre lors de conférences et séances de projections de diapositives, Jacques Simon évoquait surtout sa capacité à piloter un hélicoptère. Je viens de retrouver un extrait d'un article à ce sujet..« (...) Car depuis une dizaine d'années, le Bourguignon a trouvé une solution à son imagination en bourgeonnement permanent. Jacques Simon crée ‘pour lui tout seul'. Ni commande ni concours. Mais des messages géants écrits dans les champs et seulement visibles d'avion ou d'hélicoptère. Un art éphémère et privé dont il s'amuse, les veilles de moissons, tout autour de sa ferme de Turny, dans l'Yonne.Et là, plus rien ne l'arrête. Les agriculteurs du coin ont pris l'habitude de le voir faucher des allées entières de luzerne. De l'apercevoir écraser d'interminables chemins de phacelia, un graminé californien qui existe en trois couleurs (blanc, bleu, rouge). De l'observer dans son hélicoptère photographiant le résultat. Ses messages sont des hommages ou des avertissements. L'un prévient : ‘Hé, si tu n'as plus de forêt t'es foutu.' Un autre : 'Sans les paysans, je m'emmerde. Signé : la Terre.' Même l'hiver, Jacques Simon s'adonne à cette calligraphie paysagère. (...) ».Extrait paru dans La Croix l'événement du dimanche 11 et lundi 12 juin 1995, par Frédéric Potet, rubrique Culture. son site simonpaysage.free.fr/
file:///C:/Users/user/Downloads/B_Blanchon_AUA.pdf Interview to Jacques Simon incleded on the dvd that accompanies book "Metropoles en Europe", from the exhibition "Lille - Metropoles en Europe". The French landscape architect Jacques Simon's love for nature first developed on his father's tree farm and then deepened when he traveled as a young man to Sweden and then Canada, where he attended art school in Montreal while working as a lumberjack. Between 1957 and 1959, Simon studied at the École Nationale de Horticulture. He has since become an important link in the renewal of French landscape architecture, combining the Anglo-Saxon and Scandinavian garden cultures he absorbed in his travels with classic Latin structures. He works as often as possible in situ, and does not shy away from driving the tractor himself.
www.youtube.com/watch?v=OyBnqrUlK9U turny.chez.com/A0archives/jSIMMON.htm Jacques Simon, Il crée la revue Espaces verts en 1968, l’anime jusqu’en 1982, publie des cahiers spéciaux dédiés à « l’Aménagement des espaces libres ». Même l'hiver, il s'adonne à cette calligraphie paysagère».La Croix dimanche 11 et lundi 12 juin 1995, simonpaysage.free.fr/ Jacques Simon écrit ses premiers articles dès la fin des années 1950 pour des revues comme Maison et Jardin et Urbanisme. En 1965, il signe l’un de ses premiers livres, L’Art de connaître les arbres. strabic.fr/Jacques-Simon-Gilles-Vexlard … jacques simon & Le parc des Coudrays - Élancourt-Maurepas, 1970 strabic.fr/Jacques-Simon-Gilles-Vexlard … simonpaysage.free.fr/ Jacques Simon - Espaces verts n° 27, avril-mai-juin 1971, p. 44-45 Fasciné par la campagne qui témoigne d'une histoire de labeur, celle des agriculteurs "ses amis", "les génies de la terre" paysagiste dplg, Premier Grand Prix du Paysage en 1990*, www.youtube.com/watch?v=OyBnqrUlK9U …ici es EDITIONS DU CABRI PRESENTE PARIS LA BANLIEUE 1960-1980 -La video Içi www.youtube.com/watch?v=lDEQOsdGjsg ,
A partir des années 1950, le trafic de la banlieue parisienne suit l’urbanisation galopante et les dessertes ferroviaires doivent s’adapter et se moderniser.Quelques amateurs ont su immortaliser un monde ferroviaire qui était alors en voie de disparition. Dans ce film, nous retrouvons les dessertes 750 volts par troisième rail en rames « Standard » sur les lignes de Versailles-RD, sur la ligne d’Auteuil et entre Puteaux et Issy-Plaine mais aussi les derniers trains à vapeur à St Lazare, à La Bastille et sur le Nord et quelques ultimes voyages sur les lignes de Ceinture --------------De la révolution industrielle à aujourd’hui, un décryptage minutieux de la course au développement qui a marqué le point de départ de l’ère de l'anthropocène (ou l'ère de l'Homme) et de la déterioration continue de la planète. www.arte.tv/fr/videos/073938-000-A/l-homme-a-mange-la-terre/ Quelque 1 400 milliards de tonnes de CO2 sont aujourd’hui prisonnières de la basse atmosphère. Réchauffement climatique, déforestation, inondations, épuisement des ressources, pollutions, déchets radioactifs... : en deux siècles, la course au progrès et à la croissance a durablement altéré la planète, la crise environnementale se doublant d’une rupture géologique, avec l’avènement de l’ère anthropocène. Portée par l’exploitation des énergies fossiles – du charbon de la révolution industrielle en Angleterre au tout-pétrole de la domination économique des États-Unis –, l’industrialisation et ses corollaires, taylorisme et colonialisme, entraînent une exponentielle production de masse. Un processus qu’accélère la Première Guerre mondiale, les firmes chimiques mobilisées pour tuer l’ennemi se reconvertissant dans la destruction du vivant avec les herbicides, insecticides et fertilisants de l’agriculture intensive. Alors que l’urbanisation s’étend, la voiture, qui sonne le glas du tramway, se généralise, et l’Amérique s’inspire du modèle autoroutier nazi. La Seconde Guerre mondiale engendre une nouvelle organisation du travail, laquelle devient la norme, et annonce l’ère nucléaire de la guerre froide. Dans sa démesure, l’homme rêve déjà d’usages civils de l’atome (y compris pour l’abattement de montagnes et la dissolution des calottes glaciaires !). Le plastique et le béton deviennent les piliers de la consommation de masse, dévoreuse de matières premières et antidote à la contestation sociale, jusqu’à la révolution numérique. Liaisons dangereuses
En balayant, avec de formidables archives issues du monde entier, deux siècles de progrès jusqu’à l’ère du big data, le film remonte aux sources de la crise écologique, en interrogeant avec précision les enjeux scientifiques, économiques et politiques qui y ont conduit. Fourmillant d’informations, il éclaire l’histoire de cette marche folle, et les liaisons dangereuses entre industries militaire et civile. Entre capitalisme et mondialisation imposés par les grandes puissances, un décryptage passionnant du basculement dans l’anthropocène, funeste asservissement de la nature par l’homme. le Logement Collectif* 50,60,70's dans tous ses états..Histoire & Mémoire de l'Habitat / Rétro-Villes / HLM / Banlieue / Renouvellement Urbain / Urbanisme URBANISME S’imaginer Paris et le Grand Paris @ Les 50ans d'Apur (link: 50ans.apur.org/#intro) 50ans.apur.org/#intro @ Où en est l'histoire urbaine des sociétés contemporaines ? Cet ouvrage, inspiré par Annie Fourcaut, qui contribua de manière décisive à son développement, propose un état des lieux de ce champ et explore des pistes de recherche ouvrant l'histoire urbaine à une variété de " genres ". Où en est l'histoire urbaine des sociétés contemporaines ? Cet ouvrage, inspiré par Annie Fourcaut, qui contribua de manière décisive à son développement, propose un état des lieux de ce champ. De Femmes à l'usine (1981), Bobigny, banlieue rouge (1986), à La banlieue en morceaux (2000), en passant par les publications collectives qu'elle a coordonnées et les travaux qu'elle a encadrés, la trajectoire de cette historienne a conduit l'histoire sociale et politique – telle qu'on la pratiquait dans les années 1970 – vers une histoire urbaine renouvelée. Le livre revient sur cette évolution et explore des pistes de recherche ouvrant l'histoire urbaine à une variété de " genres ". Les auteurs, historiennes et historiens, sociologues, politistes, géographes, architectes, urbanistes et décideurs politiques proposent une histoire urbaine à la fois interdisciplinaire et ancrée dans la fabrique de la ville et ses représentations, portant la marque de sa dédicataire.Les quatre sections de l'ouvrage dessinent les chantiers qu'Annie Fourcaut a investis : " Du social à l'urbain " met en avant la conviction qu'étudier l'histoire des villes, c'est toujours faire de l'histoire sociale ; " Qu'elle était belle la banlieue " est centré sur les banlieues, son territoire d'étude de prédilection ; " Les habits neufs des politiques de la ville " interroge les politiques urbaines successives et leur transformation ; enfin, " Banc d'essai des modernités " propose une analyse historique de l'urbanisme, comme discipline et comme pratique. www.benjamingibeaux.fr/portfolio/petite-histoire-de-lhabi... Le Label « Patrimoine du XXe siècle » créé en 1999 par le ministère de la Culture et de la Communication a pour but de faire connaître l’architecture de cette période. La comparaison des labellisations réalisées par les DRAC d’Île-de-France et d’Occitanie (ex Languedoc-Roussillon et de Midi-Pyrénées) montre la variété des méthodes employées pour rendre compte soit de l’importance numérique des édifices remarquables soit de la difficulté à établir ce corpus et de la nécessité de s’appuyer sur les inventaires ou études thématiques ou monographiques. Si l’attribution du label, désormais appelé "Architecture contemporaine remarquable" s’est faite depuis vingt ans de façon très diverse selon les régions, elle est toujours l’occasion de mettre en lumière et de porter à la connaissance du public des œuvres architecturales remarquables, notamment via une augmentation impressionnante des publications de qualité sur l'architecture du XXe siècle. En 1999, le ministère de la Culture et de la Communication propose la mise en place d’un nouvel outil pour permettre la reconnaissance et la sauvegarde des constructions élevées au cours du siècle qui s’achève. Le label « Patrimoine du XXe siècle » est une déclinaison nationale de la recommandation du conseil de l’Europe sur la prise en compte de l’architecture du XXe siècle. Ce dernier évoque, pour la conservation de ce patrimoine « moins reconnu », une absence d’intérêt « en raison de sa proximité dans l’Histoire, de l’abondance de ses témoignages et de son caractère hétérogène » et sa crainte de « pertes irréparables »2 . Le label mis en place par la France vise à appeler « l’attention des décideurs, des aménageurs, mais aussi et surtout de ses usagers et du public sur les productions remarquables de ce siècle » Chargées de mettre en place le label, les directions régionales des affaires culturelles (Drac), services déconcentrés du ministère de la Culture, ont à cette date déjà construit, chacune à sa manière, leur approche de la préservation du patrimoine du XXe siècle. Elles s’emparent alors diversement du label, appliquant de facto des labellisations aux immeubles de ce siècle déjà protégés au titre des monuments historiques4 ou mettant en place de véritables stratégies pour répondre pleinement aux attendus de la directive nationale. À partir de nos expériences, il nous a paru intéressant de montrer la diversité de la mise en place du label dans trois Drac parmi d’autres, l’Île-de-France ainsi que Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées qui composent aujourd’hui la région Occitanie5. Pour chacune de ces Drac, il s’agit de montrer comment la connaissance de ce patrimoine, mais aussi ses particularités territoriales ont joué un rôle important dans le choix des méthodologies de sélection des œuvres à labelliser ainsi que la détermination de critères, et de présenter les résultats et les actions de valorisation menées pour faire connaître et apprécier ces créations architecturales récentes. Le label « Patrimoine du XXe siècle » en Île-de-France : gérer l’abondance La Drac Île-de-France s’est emparée tardivement du label « Patrimoine du XXe siècle », pour plusieurs raisons. Parmi les freins à l’action, il faut citer la question du pilotage de la mise en place du label entre différents services de la Drac, les interrogations liées à l’opportunité de ce nouveau dispositif et un relatif scepticisme quant à son efficacité, l’ampleur de la tâche au vu du corpus concerné, le plus important de France en quantité et sans doute en qualité, mais surtout l’engagement pris de longue date par cette Drac et les membres de sa commission régionale du patrimoine et des sites (CRPS) en faveur du patrimoine du XXe siècle. En effet, c’est sans doute dans cette région que l’on protège le plus grand nombre d’édifices contemporains au titre des monuments historiques : dans la première décennie du XXIe siècle, selon les années, 50 à 70 % des protections concernent des édifices construits au siècle précédent. Ainsi, ce nouveau dispositif, dépourvu de dispositions contraignantes, étranger à la culture de la conservation régionale des monuments historiques (CRMH) dont l’action est liée à la protection, peinait à démontrer son intérêt au regard de ce qu’offre la législation sur les monuments historiques. Cependant, au vu de l’enjeu que constitue la préservation de l’architecture contemporaine en Île-de-France, lié à la fois à l’ampleur de la production et aux évolutions urbaines et réglementaires constantes engageant sa conservation, la question de la mise en place du label était régulièrement posée à la Drac. Pilotée par la CRMH, la première expérience de labellisation y fut menée en 2004. Elle s’inscrivait dans la suite de l’étude menée par le groupe d’experts dirigé par Bernard Toulier, conservateur du Patrimoine au département du pilotage de la recherche et de la politique scientifique du ministère de la Culture, qui avait produit une liste d’édifices du XXe siècle repérés en bibliographie, inventaire devant servir de base à la constitution de propositions de labellisations. Selon la méthode suivie par ce groupe d’experts, on fit le choix de présenter tous les immeubles concernés regroupés par larges typologies. Les membres de la CRPS, devant lesquels fut présentée cette liste d’édifices, rejetèrent en bloc la sélection où voisinaient l’aérogare 1 de l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle et la modeste mairie du 17e arrondissement de Paris présentée à la demande de son maire, arguant de l’impossibilité à valider le choix d’édifices que rien ne rapprochait. De plus, nombre des immeubles retenus étaient candidats à la protection au titre des monuments historiques, brouillant de fait l’identité du label et réfutant du même coup la conception un temps énoncée du label comme « antichambre » de la protection. En effet, si la grande qualité de la plupart des édifices sélectionnés montrait toute la richesse des créations contemporaines franciliennes, la seule présentation des plus remarquables d’entre eux résultait d’une absence de sélection argumentée, selon l’esprit du label. La présentation de cette première liste en CRPS tourna donc court. - La question des critères de sélection a été débattue à la lumière de l’expérience de la labellisa (...) En 2008, toujours sous l’impulsion du service des monuments historiques, une nouvelle orientation fut prise. Un pilotage, un groupe de travail, un objectif furent mis en place. Trois orientations furent définies : selon les recommandations de la CRMH de la région PACA, procéder par thématiques typologiques, méthode propice à l’élaboration de critères de sélection ; cibler un patrimoine déprécié ou en danger, pour répondre parfaitement aux attendus de la directive européenne ; pour cette première campagne de labellisation, choisir un champ vierge de reconnaissance patrimoniale, éloigné de la protection au titre des monuments historiques afin d’éviter toute confusion entre les édifices labellisés et les édifices protégés. Le thème des ensembles de logements, nombreux dans cette région, s’est naturellement dégagé. À géométrie variable, le groupe de travail dirigé par la cellule protection était formé d’un premier cercle pérenne, garant de la cohérence de la démarche de labellisation et des choix des thématiques, et d’un second, composé de spécialistes de chaque thématique retenue. Le premier cercle était constitué d’agents de la Drac (conservation des monuments historiques, service architecture, un architecte des bâtiments de France, chargé de faire le lien avec l’ensemble des services départementaux de l’architecture et du patrimoine de la région), de représentants du monde universitaire et de la recherche dans le domaine de l’architecture du XXe siècle.
Pour les ensembles de logements, le second cercle du groupe de travail a permis d’associer des acteurs de terrain, des représentants des bailleurs sociaux, des experts. Le sujet fut restreint chronologiquement (1945-1975), son acception précisée (habitat collectif et individuel) et le corpus, basé sur les inventaires existants et la bibliographie, fut établi à partir des critères élaborés par le groupe de travail : histoire, forme urbaine, valeur d’usage, technique, style - Composée d’environ un tiers de ses membres, la délégation permanente est une émanation de la CRPS (...) De façon exceptionnelle, la liste des ensembles de logements fut en premier lieu présentée devant les membres de la délégation permanente de la CRPS7 pour en valider les orientations et s’assurer de l’adhésion des membres, à la fois pour ne pas risquer de réitérer l’expérience malheureuse de 2004 mais surtout pour interroger la commission sur le bien-fondé à distinguer ces ensembles de logements d'après-guerre, constructions parmi les plus décriées du XXe siècle.
La méthodologie proposée a conduit à la labellisation d’une première série d’immeubles, quarante ensembles de logements en 2010 (fig. 2, 3), puis d’une seconde série de soixante-quinze lieux de culte en 2011 (fig. 4, 5). Les critères peuvent être adaptés ou précisés selon le thème retenu : pour les édifices religieux, la qualité et l’originalité du décor furent ajoutés et la valeur d’usage exclue.La méthode choisie a été vertueuse : elle a permis de labelliser un grand nombre d’édifices, d’associer largement les services patrimoniaux de l’État et des collectivités, de créer des synergies avec l’université et les chercheurs, de valoriser l’action de l’État par des présentations en CRPS, des publications, des journées d’études, des expositions, actions relayées par la presse généraliste et spécialisée8 (fig. 6 et 7). Un partenariat pérenne s’est développé avec l’éditeur Beaux-Arts pour la publication de chaque campagne de labellisation, avec diffusion en kiosque au plus près du public concerné pour un prix inférieur à 15 €. Elle a également permis d’impliquer les acteurs de terrain, répondant ainsi à l’objectif visé de sensibilisation du public à cette architecture mal aimée Depuis 2016, la Drac Île-de-France a conduit trois nouvelles campagnes, toutes thématiques, fondées sur des partis méthodologiques diversifiés, adaptés aux sujets d’étude.
- Note méthodologique « Étude du patrimoine du XXe siècle de la métropole du Grand Paris », La manu (...) - La loi relative à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine (LCAP) promulguée (...) Une campagne vise à identifier les édifices et ensembles contribuant à structurer le territoire de la récente métropole du Grand Paris. L’établissement d’une critériologie et la sélection ont été confiés à un bureau d’études, la Manufacture du patrimoine, associé à un groupe de travail conduit par la Drac. Des critères dits généraux, divisés en critères primaires et complémentaires, ont été retenus. Pour la thématique étudiée, se sont ajoutés sept critères spécifiques répondant aux enjeux de « l’émergence et du rayonnement de la métropole »10. Les grands travaux présidentiels ont été concernés dans un premier temps, aboutissant à la labellisation de dix édifices en novembre 2016, avant une présentation plus large d’édifices emblématiques, retenus pour l’obtention d’un label « Architecture contemporaine remarquable »11 en juin 2018.
- Introduite par la loi relative à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine (LC (...) De façon innovante, la Drac a conclu un partenariat avec l’école nationale supérieure d’architecture (ENSA) Paris-Belleville avec laquelle elle s’est associée dès l’élaboration du premier label (colloque, exposition, travaux avec l’IPRAUS). Le thème choisi, inscrit dans la droite ligne du précédent, s’attache à l’étude des villes nouvelles. Par son caractère récent et spécifique dans l’histoire de la planification urbaine, cet objet d’étude implique une nouvelle approche, menée dans le cadre d’une convention triennale de chaire partenariale avec l’ENSA Paris-Belleville. La méthodologie s’appuie sur la grille d’analyse habituellement employée par la Drac, enrichie pour inclure davantage l’espace public. Des édifices de la ville d’Évry (Essonne), qui manifesta en 2016 son souhait de voir son patrimoine labellisé, ont été présentés en novembre 2018 aux membres de la commission régionale de l’architecture et du patrimoine (CRPA)12 en vue d’une labellisation.- Valérie Gaudard remercie vivement Mmes Agnès Chauvin, cheffe du bureau de la protection, et Maria (...)Enfin, le champ de l’architecture scolaire est abordé dès 2010. Au vu de l’immensité du corpus, la Drac a choisi en 2016 de s’attacher dans un premier temps aux lycées, en lien avec le service de l’Inventaire de la région Île-de-France13.
Le label en Languedoc-Roussillon : une succession d’opportunités V- La Poste Art Nouveau de Tuchan, l’hôtel du Belvédère à Cerbère. - Certains construits vers 1900 relèvent davantage d’une esthétique encore XIXe comme la villa Las (...) - Le 3 octobre 2001, une CRPS dédiée a examiné onze propositions de protection, dont deux seulement (...)
14Dans ce territoire riche en monuments anciens, l’attention pour l’architecture du XXe siècle s’observe dès les années 1980 avec la décentralisation. La commission régionale du patrimoine historique archéologique et ethnologique (Corephae) du 15 décembre 1986 a examiné les premiers dossiers14. Parmi des édifices de la première moitié du siècle, bénéficiant du recul et bien documentés, plus faciles à appréhender15, on peut citer les cliniques Saint-Charles à Montpellier, exemple d’architecture des années 1930, ornées des sculptures monumentales de Joachim Costa et des verrières d’Émile Brière, sauvées in extremis de la démolition. En l’an 2000, une campagne de protection thématique est lancée16, distinguant des bâtiments majeurs de l’entre-deux-guerres, comme le théâtre municipal de Carcassonne, le Palais des Arts et du Travail de Narbonne, le lycée technique Dhuoda à Nîmes, l’église Sainte-Thérèse à Montpellier mais également le centre d’apprentissage pour garçons, actuel lycée Mermoz à Béziers, œuvre de Pierre Jeanneret, à laquelle ont collaborés Jean Prouvé et Charlotte Perriand.
- Monument inscrit MH en 2009 Toujours à Odeillo, un petit collectif de maisons solaires, initiativ (...) Plus récemment ont été inscrits au titre des monuments historiques, le centre de vol à voile de la Montagne Noire, à Labécède-Lauragais, haut lieu de formation des pilotes entre 1932 et 1980 ou des installations solaires en Cerdagne, liées à la personnalité de Félix Trombe dont les recherches aboutissent à la construction entre 1962 et 1968 par le CNRS du four solaire d’Odeillo à Font-Romeu-Odeillo-Via Pourtant, cette architecture du XXe siècle, représentant un nombre de réalisations jamais atteint, restait mal appréciée, mal aimé.
www.twitter.com/Memoire2cite le Logement Collectif* 50,60,70's dans tous ses états..Histoire & Mémoire de l'Habitat / Rétro-Villes / HLM / Banlieue / Renouvellement Urbain / Urbanisme URBANISME S’imaginer Paris et le Grand Paris @ URBANISME S’imaginer Paris et le Grand Paris @ Les 50ans d'Apur 50ans.apur.org/#intro @ Les films du MRU @ les AUTOROUTES - Les liaisons moins dangereuses 1972 la construction des autoroutes en France - Le réseau autoroutier 1960 Histoire de France Transports et Communications - dailymotion.com/video/xxi0ae?playlist=x34ije … Trente ans d’histoire de l’habitat : de la
Reconstruction à l’urbanisation intensive, puis raisonnée. La région parisienne connaît alors un développement
exceptionnel façonnant le paysage de l’Îlede-France actuelle.
Réalisée à l’initiative de la DRAC Île-deFrance, une exposition regroupant une quarantaine de photographies d’ensembles de logements édifiés en Île-de-France entre 1945 et 1975 et sélectionnés pour la qualité de leur forme urbaine, leur valeur d’usage ou leurs spécificités techniques, a été présentée, du 5 juillet au 15 septembre 2011, à La Maison de l’architecture en Île-de-France. Cette exposition a fait l’objet d’une publication dans la revue Beaux Arts Editions. @ Où en est l'histoire urbaine des sociétés contemporaines ? Cet ouvrage, inspiré par Annie Fourcaut, qui contribua de manière décisive à son développement, propose un état des lieux de ce champ et explore des pistes de recherche ouvrant l'histoire urbaine à une variété de " genres ".où en est l'histoire urbaine des sociétés contemporaines ? Cet ouvrage, inspiré par Annie Fourcaut, qui contribua de manière décisive à son développement, propose un état des lieux de ce champ. De Femmes à l'usine (1981), Bobigny, banlieue rouge (1986), à La banlieue en morceaux (2000), en passant par les publications collectives qu'elle a coordonnées et les travaux qu'elle a encadrés, la trajectoire de cette historienne a conduit l'histoire sociale et politique – telle qu'on la pratiquait dans les années 1970 – vers une histoire urbaine renouvelée. Le livre revient sur cette évolution et explore des pistes de recherche ouvrant l'histoire urbaine à une variété de " genres ". Les auteurs, historiennes et historiens, sociologues, politistes, géographes, architectes, urbanistes et décideurs politiques proposent une histoire urbaine à la fois interdisciplinaire et ancrée dans la fabrique de la ville et ses représentations, portant la marque de sa dédicataire. Les quatre sections de l'ouvrage dessinent les chantiers qu'Annie Fourcaut a investis : " Du social à l'urbain " met en avant la conviction qu'étudier l'histoire des villes, c'est toujours faire de l'histoire sociale ; " Qu'elle était belle la banlieue " est centré sur les banlieues, son territoire d'étude de prédilection ; " Les habits neufs des politiques de la ville " interroge les politiques urbaines successives et leur transformation ; enfin, " Banc d'essai des modernités " propose une analyse historique de l'urbanisme, comme discipline et comme pratique.Le thème du logement. « Il s’agit du premier label Patrimoine XXe siècle attribué en Île-de-France. La DRAC, qui l’a mise en œuvre, a choisi de s’intéresser en tout premier lieu à cette production de
logements de masse d’une ampleur inégalée construits dans notre région après la guerre. Ce sont des créations emblématiques d’une architecture contemporaine dépréciée ; à ce titre, elles sont au premier chef concernées par les recommandations du Conseil de l’Europe. De plus, par l’ampleur des programmes, les étendues qu’ils recouvrent, ces ensembles sont sont plus éloignés du champ
traditionnel des monuments historiques. L’outil label a semblé approprié. Le choix de labelliser les ensembles de logements est donc audacieux : nous espérons que le regard porté sur ces immeubles Change. » Valérie Gaudard, Conservation régionale des monuments historiques, DRAC-Île-de-France.
(extrait d’un entretien publié dans Beaux Arts éditions « 1945-1975, Une histoire de l’habitat – 40 ensembles « patrimoine du XXe siècle »). Créé en 1999 par le ministère de la Culture et de la Communication, le label Patrimoine du XXe siècle
vise à signaler au public, aux décideurs et aux aménageurs, "les édifices et ensembles urbains qui sont autant de témoins matériels de l’évolution technique économique, sociale, politique et culturelle de notre société". Liens Le label patrimoine XXe - www.culturecommunication.gouv.fr/Regions/DRAC-Ile-de-Fran... La Maison de l'architecture - www.maisonarchitecture-idf.org/spip.php
www.twitter.com/Memoire2cite www.beauxarts.com/produit/une-histoire-de-lhabitat/ @ LES GRANDS ENSEMBLES @ L EXEMPLE DE DIJON «LE BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE»Sylvain TABOURY, sociologue, enseignant à l’école d’architecture de Versailles. Co-auteur avec Karine Gougerot, photographe, de Billardon, histoire d’un grand ensemble, paru aux éditions Créaphis en 2004. Texte communiqué à partir de la rencontre-débat du 20 mai 2005 Organisée par le Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne en partenariat avec Maison de Banlieue et de l’Architecture, le CAUE 91 et CINEAM dans le cadre de l’exposition «Des ensembles assez grands: mémoire et projets en Essonne». Cet ouvrage retrace l’histoire de la cité Jean-Billardon, barre de 14 étages et de 250 logements, à Dijon, premier grand ensemble de la ville, construit entre 1953 et 1955, démoli en 2003. Sélectionné parmi les immeubles significatifs de l’architecture du XXe siècle par la direction de l’Architecture et du Patrimoine (DAPA) du ministère de la Culture, Billardon était un symbole incontournable de l’histoire du quartier des Grésilles et de l’agglomération dijonnaise, ainsi qu’un formidable témoin de l’architecture novatrice de l’après-guerre. Sollicités par le service Inventaire de la Direction régionale des affaires culturelles de Bourgogne (Drac) et par l’Office public d’aménagement et de construction de Dijon (Opac), dans le cadre de l’opération de renouvellement urbain (ORU) du quartier des Grésilles, nous avons collecté et rassemblé, de janvier à juillet 2003, les traces de cette histoire, les archives, mais aussi les témoignages, recomposant des trajectoires familiales, professionnelles, des documents iconographiques et sonores. La restitution auprès des habitants et des partenaires du projet en octobre 2004, accompagnée d’une table ronde avec différents intervenants et acteurs du quartier, a été un moment fort, inscrit dans le processus de transformation engagé sur le quartier des Grésilles. Une exposition, intitulée «Mémoires de Billardon, fragments de vies», a également été présentée dans les locaux prestigieux du musée de la Vie bourguignonne de Dijon, du 14 octobre 2004 au 31 janvier 2005.Garder une trac De fait, la démolition de la Cité Billardon, le 4 juillet 2003, restera sans aucun doute un événement sensible dans la mémoire de nombre d’habitants de l’agglomération dijonnaise. Cette barre fut la première construction d’un tout nouveau quartier – le quartier des Grésilles –, à Dijon, où près de 4000 logements ont été construits Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne entre 1953 et 1966 – 14970 habitants en 1968, 8263 en 2003 – sur un terrain agricole demeuré nu, à l’est du territoire communal. Les 14 étages et 250 logements de l’immeuble, élevés au milieu des champs et des jardins familiaux, où un écriteau «Chasse interdite» était encore visible quelques années auparavant, faisaient alors l’admiration des très nombreux badauds venus visiter cette toute nouvelle Cité radieuse, construite tel un
Meccano de béton et d’acier. « Immeuble révolutionnaire», «Meccano géant à l’échelle du monde moderne», les titres de la presse de l’époque donnent un aperçu de l’impact national et international de l’événement. «Des visiteurs étaient venus de toute la France et même de l’étranger, jeter un coup d’œil au chantier», rappelait un article de la presse locale le jour de la démolition. Cette « barre » de 14 étages et de 250 logements, desservis par des coursives placées tous les trois niveaux, était une déclinaison appauvrie du modèle de la Cité radieuse du Corbusier, inaugurée le 14 octobre 1952. Les appartements étaient de deux types: les uns de deux et trois pièces, situés dans les ailes, de disposition traditionnelle, orientés au sud et pourvus de loggias; les autres, de cinq pièces, situés au centre du bâtiment, du type « duplex ». Huit espaces commerciaux avaient été aménagés en rez-dechaussée. Cependant, en dépit des ressemblances et de la qualité architecturale de l’édifice, l’immeuble n’était pas une unité d’habitation au sens où Le Corbusier l’entendait. L’originalité de la Cité Billardon tient en réalité au procédé constructif qui fut utilisé lors de son édification. Elle fut la toute première à expérimenter en France le procédé de préfabrication Estiot, réutilisé par la suite pour la construction de plusieurs grands ensembles, comme le Noyer-Renard à AthisMons, la Cité des 4000 à la Courneuve, la Grâce-de-Dieu à Caen, la Croixdes-Oiseaux et Champ-Fleury à Avignon, le Gros Buisson à Épinay, SainteBarbe à Metz, le Haut-du-Lièvre à Nancy, les tours du Lancy à Genève ou encore des bâtiments d’habitation à Alger. Le mode constructif, repris sur celui des gratte-ciel américains, associait l’acier en ossature et le béton en pré-enrobage avec une majeure partie réalisée en atelier. Le procédé donnait des résultats évidents: précision remarquable, rapidité d’exécution, peu ou pas d’installations de chantier – suppression des coffrages, des étayages, des échafaudages – et surtout économie considérable de main-d’œuvre. Il s’agissait des prémices d’industrialisation dite lourde du bâtiment. Forte de cette première expérience, la commune avait ensuite réalisé deux autres cités de même type, Épirey, puis Lochères. Mais le modèle de Billardon fut perverti: dans une logique de réduction des coûts de production et de rapidité d’exécution, tous les espaces peu productifs comme les logements en duplex, les cellules commerciales, ou les très grands halls, ont été supprimés. Les deux cités comprennent 348 logements, relativement mal desservis et sans attrait, des petits logements sur un seul niveau La démolition de Billardon n’a donc évidemment pas la même signification, Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne « BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE » Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne ni les mêmes conséquences que celles d’Épirey ou des Lochères, déjà démolies en 1992 et 2000. Cet immeuble possédait une fonction symbolique incontestable, une place à part dans la vie des résidents qui s’y sont succédé, comme dans la mémoire des habitants du quartier. Les récits que nous avons pu recueillir auprès d’une trentaine d’anciens résidents de l’immeuble nous offrent différentes représentations de l’histoire de
Billardon, et des personnes qui y ont vécu ou travaillé d’avril 1955 à décembre 2002. Les témoignages des plus anciens, arrivés parmi les premiers, en 1955, répondent aux histoires des plus jeunes, derniers occupants du rafiot, aujourd’hui démoli. Ils sont venus d’horizons divers, de Côte-d’Or, de Bretagne, d’Alsace, de la région parisienne, du Maroc, d’Algérie, du Portugal, du Cambodge ou d’ailleurs et leurs paroles traduisent l’enracinement profond de leurs souvenirs de Billardon, que certains n’auraient jamais voulu quitter. Bien sûr, la mémoire n’est pas «objective». Le discours s’élabore toujours à partir d’un présent et la disparition engendre certainement une nostalgie conduisant à magnifier les bons moments et à tempérer les plus pénibles. Mais en faisant imploser Billardon, c’est bien tout un pan de leur vie que l’on a réduit en poussière. Chaque témoin traduit avec ses mots ces petits faits de la vie quotidienne, souvent jugés sans importance, petits riens ou traumatismes, anecdotes ou événements tragiques, qui ont marqué leur sensibilité.« Une verrue dans le quartier»C’est pour ces différentes raisons esthétiques, historico-culturelles – témoignage de l’histoire des villes – et socio-symboliques – mémoire des hommes – que la Direction de l’Architecture et du Patrimoine (DAPA) du ministère de la
Culture avait décidé de répertorier la Cité Billardon parmi les immeubles représentatifs de l’architecture du XXe siècle. L’immeuble avait reçu le label «Patrimoine du XXe siècle» à la fin des années 1990. Or, ce processus de «patrimonialisation» était inconcevable pour de nombreuses personnalités locales, voire de nombreux habitants du quartier. Stigmatisé comme une «verrue» dans le quartier, l’immeuble était devenu un véritable cauchemar: dégradations, violence, difficultés et «mal-vivre» constituaient le quotidien de locataires excédés, souvent «assignés à résidence». Bagarres, agressions, cambriolages, drogue, vitres brisées, ascenseurs en panne, alimentaient manchettes de journaux et témoignages, décrivant le naufrage d’un immeuble à la dérive, devenu symbole de tous les maux. La démolition paraissait donc inéluctable, comme une délivrance, la promesse d’un avenir meilleur. Les partenaires institutionnels se devaient de mettre en scène leur capacité à changer la vie des habitants du quartier, réparer les erreurs d’une période de l’urbanisation contemporaine, dont Billardon était l’un des symboles les plus représentatifs. L’idée d’une enquête ethnographique sur l’édifice et ses locataires avait donc « BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE » Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne du mal à passer dans la réflexion de certains décideurs. La mise en œuvre du projet, initié par le service Inventaire de la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) de Bourgogne, sur les budgets de l’opération de renouvellement urbain du quartier, fut bloquée administrativement pendant plusieurs mois. Entre-temps, tous les locataires de l’immeuble avaient été relogés… (la dernière famille quitte son logement le 23 décembre 2002).
Une histoire des grands ensembles? Le travail de recherche historique sur les grands ensembles est rendu aujourd’hui d’autant plus difficile à faire comprendre que la ville issue des Trente Glorieuses est souvent considérée, avec la politique publique qui l’a programmée, comme une vaste erreur collective (A. Fourcaut). L’architecture des «tours» et des «barres», du «chem« BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE » Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne. Photographie, histoire et sociologie, de monographies locales – Saint-Étienne, Villeurbanne, etc. – publiés ces dernières années sur ce thème en témoigne clairement.Cependant, on est encore loin du compte. Si plusieurs urbanistes, historiens, géographes ou sociologues1 ont récemment contribué à une meilleure connaissance du sujet au niveau national et international, l’histoire de ces quartiers d’habitat collectif reste un terrain largement méconnu, à peine exploré par les historiens locaux. En Essonne, à quelques exceptions près – Draveil, Viry-Châtillon, les Ulis, Athis-Mons ou Grigny –, rares sont les monographies ou les études locales à accorder une place de choix à l’analyse et à la présentation de ces bouleversements. Les mauvaises volontés, auxquelles nous avons parfois été confrontés dans le cadre de nos recherches dans le département témoignent des réticences que continue de susciter toute démarche d’enquête et d’analyse sur la mémoire et le devenir des grands ensembles.
La transformation en cours ou à venir d’une vingtaine de sites en Essonne dans le cadre du Programme national de rénovation urbaine, institué par la loi Borloo du 1er août 2003, et la priorité donnée à la démolition-reconstruction,
sur fond de crise du logement social, devraient pourtant poser avec plus d’acuité la question de l’appréciation de ce patrimoine départemental. De nombreuses communes mobilisées dans des programmes d’intervention n’ont qu’une vision très partielle de l’histoire de ces quartiers, de leurs évolutions, dont les conséquences ne sont envisagées le plus souvent qu’à travers le prisme d’une crise sociale impossible à juguler. Or, n’est-il pas singulier, voire dangereux, d’entreprendre des opérations de transformation urbaine aussi radicales, sans même commencer par chercher à comprendre comment, par qui et pour quelles raisons ces espaces ont été construits ou transformés, sans évaluer dans certains cas l’impact des politiques précédemment engagées?Richesse patrimoniale ou héritage encombrant, définir une nouvelle vision de la ville exige un travail d’enquête, d’expertise, une capitalisation des expériences, rarement mis en œuvre.Et c’est sans doute là le talon d’Achille d’une politique de transformation
urbaine menée dans l’urgence, qui ne peut se nourrir de capitalisation critique, et occulte le rôle crucial de l’accompagnement qualitatif et de la sensibilisation et/ou de la formation des élus, des services de l’État et des collectivités, des opérateurs et des aménageurs, des bailleurs.Ces images devenues presque ordinaires de parpaings, pans de bétons fracassés, vitres brisées laissent songeur: quel regard les résidents – et notamment
les plus jeunes – pourront-ils bien porter à l’avenir sur un environnement si violemment rejeté? Pourquoi respecter ce qui n’est bon qu’à être démoli?
Pour n’en citer que quelques-uns : FORTIN J-P., Grands ensembles. L’espace et ses raisons, Plan Urbanisme Construction Architecture (PUCA), 1997 ; PEILLON P., Utopie et désordre urbains. Essai sur les grands ensembles d’habitation, La Tour d’Aigues, Editions de l’Aube, 2001 ; DUFAUX F., FOURCAUT A., SKOUTELSKY R., Faire l’histoire des grands ensembles. Bibliographie 1950-1980, ENS éditions, 2003 ; TOMAS F., BLANC J-N., BONILLA M., Les grands ensembles, une histoire qui continue…, Publications de l’université de Saint-Etienne, 2003 ; DUFAUX F., FOURCAUT A. (dir.), Le monde des grands
ensembles, Créaphis, 2004.« Pour une histoire des grands ensembles en Essonne », Les Cahiers de la Maison de Banlieue et de l’Architecture, n° 11, mai 2005« BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE »
Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne
Les enjeux du projet
À Dijon, le projet a mis de long mois à se concrétiser. L’enjeu de ce travail était double:
■ Un enjeu de connaissance et d’analyse de l’histoire et des différentes étapes de l’évolution urbaine et sociale de l’immeuble et du quartier, des vécus, trajectoires résidentielles et familiales des habitants de la cité. Il a été réalisé à travers:
– une recherche historique dans les archives du bailleur, de la commune, des journaux locaux, de l’agence d’urbanisme, etc., replaçant l’étude dans le contexte général de l’histoire de la France de la Reconstruction et des quarante dernières années;– une écoute, dévoilant les différentes représentations de ce quartier, non plus
à partir de critères ou de théories de spécialistes, mais en suivant pas à pas(mot à mot) les trajets, les images qu’y déposent les habitants et les acteursdu quartier. Le travail artistique – photographies, textes – ayant alors pour fonction de réintroduire ces regards croisés dans la circulation de la ville,d’en faire des éléments de partage, de réflexio« BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE »Centre de Ressources Politique de la Ville en EssonneCes recherches ont permis de retracer les différentes étapes de construction et de transformation de cet immeuble dans son territoire, ainsi que l’évolution d sa composition socio-démographique. Une iconographie importante a pu être collectée et répertoriée sur CD-Rom. Une présence longue – deux à trois jours par semaine pendant cinq mois – a été assurée sur le terrain, favorisant notre immersion et l’observation du quotidien des habitants du quartier, le recueil d’une parole informelle, permettant d’expliciter notre démarche, ses objectifs, son intérêt, l’instauration d’une quotidienneté, de relations de confiance. Pour cela, une présence régulière aux différentes manifestations, aux réunions et aux événements publics liés au quartier et une fréquentation de lieux de rencontre et d’échanges préalablement identifiés ont été nécessaires.Des rencontres collectives et individuelles ont été organisées avec les partenaires – associations, structures et personnes-relais sur le quartier – nous permettant d’être rapidement identifiés et de baliser précisément notre rôle – le rôle de chacun – dans le projet, de recueillir leur connaissance du terrain, leurs représentations et leurs réflexions sur le projet. Les ateliers avec les techniciens, les élus et les associations concernées devaient définir précisément: ● les objectifs à court, moyen et, le cas échéant, long terme;
● les actions à court, moyen et long terme;
● les modalités de leur déroulement.
Ces rencontres avaient également pour objectif de faire fonctionner le«bouche-à-oreille», qui demeure bien souvent le principal vecteur d’information pour ce type de démarche. Elles nous permettaient également de nouer des premiers contacts avec les habitants et les personnes-relais impliqués dans la vie du quartier. Ont été mis en œuvre:
● un moment de rencontre-discussion avec les habitants sous la forme d’une soirée projection-débat: présentation du travail de recueil de mémoire, personnes et structures porteuses, méthodes, finalités; définition en commundes modalités de leur participation au projet.
● sollicitation et information de la presse locale (journaux, radio, télévision), des bulletins associatifs, de la communication institutionnelle (ville, communauté
d’agglomération, bailleur, etc.) pour relayer et présenter le plus précisément possible la démarche entreprise et les personnes en charge de ce travail;
● des entretiens compréhensifs, individuels, en couple ou en petits groupes sous la forme d’entretiens semi-directifs de type «récits de vie(s)», recueillisauprès d’habitants ou d’anciens habitants du quartier, de professionnels travaillant ou ayant exercé leur activité dans le quartier, d’élus ou de responsables associatifs.
« BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE »
Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne
Les entretiens ont été enregistrés et traités sur support numérique – mini-disc –, et les documents et les objets soigneusement inventoriés et/ou scannés.Ces entretiens avaient pour objectifs d’enregistrer non pas l’histoire de ce quartier, mais la manière qu’avaient nos interlocuteurs de dire leur propre histoire, cequi faisait mémoire pour ces personnes en contact étroit avec le quartier, natifs ou de passage, enracinés ou nouveaux venus. Il s’agissait de souvenirs, d’impressions d’enfance, de petits faits de la vie quotidienne parfois jugés sans importance, d’événements heureux ou tragiques, qui ont marqué leur sensibilité. Cela supposait donc que l’on prenne le temps, précisément de parler et d’écouter. Les entretiens se sont déroulés de préférence au domicile des personnes, pas dans la rue ou une salle impersonnelle, mais dans la sphère privée plus à même de laisser subvenir ces épopées de l’intime. L’objectif n’était pas de faire une archéologie du quartier, ni même d’enfermer nos interlocuteurs dans la norme de la personne-type qui habite un grand ensemble, mais bien de montrer que cet immeuble était composé de fragmentsde vies, de destins d’hommes et de femmes singuliers. Il s’agissait de montrer
comment, à un moment donné, ces personnes, venues parfois d’horizons lointains, se sont arrêtées là et ont enrichi ce lieu de leurs histoires et de leurs trajectoires particulières.
Nous avons donc insisté sur les trajectoires familiales et professionnelles de chacun: origines, parcours résidentiels, étapes et ruptures de vies – mariage, naissances, emplois successifs, divorces, décès, etc. –, points de repères autour desquels chacun construit «son temps», étapes qui organisent la durée, le vécu familial, domestique, les faits d’une vie et les événements de l’histoire. Le souvenir trouve également un support concret dans l’espace et les multiplesbouleversements du bâti et du cadre de vie. Démolitions, reconstructions,aménagements, suscitent une perte de repères, et invitent d’autant plus à faireun travail de mémoire. Dans cette perspective, ont été évoqués les souvenirs attachés plus précisément au quartier des Grésilles et à l’immeuble Billardon.Les personnes interrogées ont été invitées à s’appuyer le plus largement possible sur des descriptions détaillées (déménagement, logements successifs, accessibilité au travail ou aux équipements et services, nombre et identité des commerces, relations de voisinage, espaces collectifs), leurs pratiques (loisirs, vie scolaire, pratiques commerciales, etc.), les événements (fêtes, accidents, etc.) ou personnes marquantes; leurs perceptions du quartier et de son évolution – qu’ils y habitent toujours ou pas –, leurs projections éventuelles dans l’avenir (liste de thèmes non exhaustive).De février à juin 2003, une quinzaine d’entretiens ont pu être réalisés auprès d’une trentaine d’anciens locataires de l’immeuble, des premiers résidents de
Billardon dans les années 1950 aux derniers occupants, récemment relogés. « BILLARDON, HISTOIRE D’UN GRAND ENSEMBLE » Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne Des outils pour l’action: la restitution Tout au long de l’étude, nous avons rencontré et consulté régulièrement l’ensemble des institutions et des partenaires concernés par la démarche, afin de leur soumettre les premiers éléments de notre travail, recueillir leurs commentaires, leurs suggestions et critiques. Ces rencontres ont été l’occasion de partager une réflexion, d’élaborer des propositions de restitution aux différents publics.Malgré nos craintes initiales, une restitution de qualité a pu être proposée aux habitants, grâce à l’implication très forte de l’Opac de Dijon, véritable porteur du projet, et dans une moindre mesure du service Inventaire de la Direction régionale des affaires culturelles de Bourgogne. Leur implication a permis de trouver différents partenaires financiers, comme la Caisse des Dépôts et Consignations ou la communauté d’agglomération.
De notre côté, sur la base du rapport et du reportage photographique que nous avions remis à nos commanditaires, nous avons pu convaincre les éditions
Créaphis, reconnues pour la qualité de leurs publications de documents d’histoire, de sciences sociales et de photographie, de formuler une proposition éditoriale de qualité. Sur la base de nos recommandations, deux pistes de restitution ont été privilégiées:
● une exposition, événement fort et fédérateur, pouvant susciter des échanges,des moments de rencontre entre habitants du quartier et résidents extérieurs,
dans une optique d’ouverture du quartier au reste de la ville, les productions de certains groupes d’habitants pouvant être également valorisées, ainsi que les objets ou films recueillis dans le cadre du projet;
● une publication, associant textes et documents d’archives sur l’histoire du quartier, une sélection de témoignages et de photographies professionnelles
et amateurs, et accompagnant cette exposition, pour une diffusion plus large des résultats de l’opération, et une appropriation durable du projet par les habitants du quartier et les autres résidents de l’agglomération.Cette restitution avait également pour objectif de mettre en lumière les différentes préoccupations des habitants, permettant aux acteurs de terrain de disposer d’une base de connaissances pour définir et programmer leurs interventions, à court, moyen et long terme. Un tel travail fait émerger des représentations collectives, des divergences, des tensions qu’il faut savoir analyser et traiter pour améliorer les rapports sociaux et les conditions de vie des habitants.Encore faut-il que ces paroles soient prises en compte pour permettre aux institutions de redéfinir leurs modes d’intervention sur la ville: vaste chantier… Sylvain TABOURY,sociologue, enseignant à l’école d’architecture de Versailles Les 30 Glorieuses . com et la carte postale.. Il existe de nos jours, de nombreux photographes qui privilégient la qualité artistique de leurs travaux cartophiles. A vous de découvrir ces artistes inconnus aujourd’hui, mais qui seront peut-être les grands noms de demain. Jérôme (Mémoire2Ville) #chercheur #archiviste #maquettiste dans l #histoire des #logementssociaux #logement #HLM #logementsocial #Patrimoine @ Les films du MRU -Industrialiser la construction, par le biais de la préfabrication.Cette industrialisation a abouti, dans les années 1950, à un choix politique de l'Etat, la construction massive de G.E. pour résoudre la très forte crise du logement dont souffrait la France www.youtube.com/watch?v=zR_jxCANYac&fbclid=IwAR2IzWlM... … Le temps de l'urbanisme, 1962, Réalisation : Philippe Brunet www.dailymotion.com/video/xgj2zz?playlist=x34ije … … … … -Les grands ensembles en images Les ministères en charge du logement et leur production audiovisuelle (1944-1966) MASSY - Les films du MRU - La Cité des hommes, 1966, Réalisation : Fréderic Rossif, Albert Knobler www.dailymotion.com/video/xgiqzr?playlist=x34i - Les films du MRU @ les AUTOROUTES - Les liaisons moins dangereuses 1972 la construction des autoroutes en France - Le réseau autoroutier 1960 Histoire de France Transports et Communications - www.dailymotion.com/video/xxi0ae?playlist=x34ije … - A quoi servaient les films produits par le MRU ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme ? la réponse de Danielle Voldman historienne spécialiste de la reconstruction www.dailymotion.com/video/x148qu4?playlist=x34ije … -les films du MRU - Bâtir mieux plus vite et moins cher 1975 l'industrialisation du bâtiment et ses innovations : la préfabrication en usine, le coffrage glissant... www.dailymotion.com/video/xyjudq?playlist=x34ije … - TOUT SUR LA CONSTRUCTION DE NOTRE DAME LA CATHEDRALE DE PARIS Içi www.notredamedeparis.fr/la-cathedrale/histoire/historique... -MRU Les films - Le Bonheur est dans le béton - 2015 Documentaire réalisé par Lorenz Findeisen produit par Les Films du Tambour de Soie içi www.dailymotion.com/video/x413amo?playlist=x34ije Noisy-le-Sec le laboratoire de la reconstruction, 1948 L'album cinématographique de la reconstruction maison préfabriquée production ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme, 1948 L'album cinématographique içi www.dailymotion.com/video/xwytke archipostcard.blogspot.com/search?updated-max=2009-02-13T... - - PRESQU'ILE DE GENNEVILLIERS...AUJOURD'HUI...DEMAIN... (LA video içi parcours.cinearchives.org/Les-films-PRESQU-ILE-DE-GENNEVI... … ) Ce film de la municipalité de Gennevilliers explique la démarche et les objectifs de l’exposition communale consacrée à la presqu’île, exposition qui se tint en déc 1972 et janvier 1973 - le mythe de Pruitt-Igoe en video içi nextcity.org/daily/entry/watch-the-trailer-for-the-pruitt... … - 1964, quand les loisirs n’avaient (deja) pas le droit de cité poke @Memoire2cite youtu.be/Oj64jFKIcAE - Devenir de la ZUP de La Paillade youtu.be/1qxAhsqsV8M v - Regard sur les barres Zum' youtu.be/Eow6sODGct8 v - MONTCHOVET EN CONSTRUCTION Saint Etienne, ses travaux - Vidéo Ina.fr www.ina.fr/video/LXF99004401 … via - La construction de la Grande Borne à Grigny en 1969 Archive INA www.youtube.com/watch?time_continue=12&v=t843Ny2p7Ww (discours excellent en seconde partie) -David Liaudet : l'image absolue, c'est la carte postale" phothistory.wordpress.com/2016/04/27/david-liaudet-limage... … l'architecture sanatoriale Histoire des sanatoriums en France (1915-1945). Une architecture en quête de rendement thérapeutique..
passy-culture.com/wp-content/uploads/2009/10/Les-15-Glori... … … & hal.archives-ouvertes.fr/tel-01935993/document Gwenaëlle Le Goullon (LAHRA), auteur du livre "la genèse des grands ensembles",& Danièle Voldman (CHS, Centre d'Histoire Sociale), expliquent le processus qui a conduit l'Etat, et le ministère de l'urbanisme &de la reconstruction à mener des chantiers exp www.youtube.com/watch?v=zR_jxCANYac&fbclid=IwAR2IzWlM... mémoire2cité & l'A.U.A. - Jacques Simon (1929 - 26 septembre 2015) est un architecte paysagiste formé à l'École des beaux-arts de Montréal et à l'École nationale supérieure du paysage de Versailles. Fasciné par la campagne qui témoigne d'une histoire de labeur, celle des agriculteurs "ses amis", "les génies de la terre", Jacques SIMON, paysagiste dplg, Premier Grand Prix du Paysage en 1990*, réalise avec eux des installations paysagères éphémères principalement dans des champs et visibles du ciel. Avec sa palette d'artiste, Jacques SIMON réinvente des paysages comme les agriculteurs eux-aussi à leur façon les créent et les entretiennent. Le CAUE du Rhône vous invite à venir découvrir ses travaux au travers d'un kaléidoscope de photographies empreintes de spontanéité, de fraîcheur et d'humour. Cette exposition nous interpelle sur le caractère essentiel d'une nature changeante, fragile, sur l'importance d'une activité agricole diversifiée et sur la nécessaire évolution du métier de paysan. Elle nous amène aussi à voir et à interpréter ce que l'on voit, elle éveille en nous le sens de la beauté du paysage en conjuguant les différentes échelles de perception et de lecture; à pied et à vol d'oiseau, à la fois l'échelle humaine, terrestre, géologique, forestière, hydrologique, biologique mais aussi esthétique et symbolique. Jacques Simon, paysagiste cosmopolite est l'un des principaux acteurs du renouveau de la pensée paysagère en France dans les années 60 et 70 conjuguant avec cohérence sa pratique de paysagiste, de voyageur, d'éditeur, d'enseignant avec son approche plus artistique du paysage, subtile, sensible et humaine de la nature avec la réalisation de "performances". Ses projets paysagers comme ses interventions paysagères éphémères sont marqués par la mobilité, la fragilité, une empathie avec le lieu, par la dualité même du voyage : découverte / évanouissement, création / disparition. Jacques Simon dessine, écrit sur le paysage, "une surface", un peu à la manière du land'art avec les techniques et les outils du jardinier, du cultivateur. Il ne s'agit plus de représenter la nature mais de l'utiliser en créant avec et dans le paysage. L'intention de Jacques Simon n'est pas d'apposer sa marque sur le paysage mais de travailler instinctivement avec lui afin que ses travaux-installations manifestent même brièvement un contact en harmonie avec le monde naturel. "On dit qu'il a bouleversé l'esprit du paysage, il a remis les choses essentielles à leur place. Il rit de l'importance qu'on veut bien lui donner, fils de l'air, il ne veut rien de plus que passer dans les cerveaux pour les ventiler, les rafraîchir et non pour les modeler; son "importance", il l'a ailleurs et autrement; il est historique parce que dans son temps, dans celui qui s'écoule et non dans celui qui passe". Extrait de "Jacques Simon, tous azimuts", Jeanne-Marie Sens et Hubert Tonka, Pandora Editions, 1991. Il a introduit une nouvelle conception de l'art du paysage proche du Land art, Jacques Simon est l'auteur d'une série d'ouvrages sur différents aspects du paysage et abordés d'un point de vue technique. Il a travaillé de 1964 à 1966 en collaboration avec Michel Corajoud. Il a conçu le Parc de la Deûle (qui lui a valu le Grand Prix national du Paysage en 2006, après l'avoir reçu une première fois en 19901).
Il est mort le 29 septembre 20151 et a été incinéré à Auxerre Le paysagiste Jacques Simon s'est éteint le 26 septembre dernier à l'âge de 86 ans. Diplômé de Versailles en 1959, il fut sans doute l'une des figures les plus emblématiques, les plus géniales et les plus originales du paysagisme contemporain. Premier grand prix du paysage et prix du Conseil de l'Europe pour le parc de la Deule, on lui doit des principes de compositions très forts, autour du nivellement, du traitement du végétal ou de la place laissée au vide. Ses intuitions comme ses travaux ont inspiré tous les paysagistes avec lesquels il a travaillé, à commencer par Michel Corajoud ou Gilles Vexlard. On lui doit un profond renouvellement dans la composition des grands ensembles, ses réalisations -comme le parc Saint-John Perse à Reims- restant des modèles pour tous les professionnels. Jacques Simon développa également une production d'œuvres plus éphémères, attentif aux mouvements et aux transformations. Pédagogue talentueux et généreux, il le fut autant par les documents techniques et la revue qu'il publia, que par ses interventions en atelier devant plusieurs générations d'étudiants de l'école. Les paysagistes perdent un de leurs plus féconds inspirateurs. L'ENSP s'associe au deuil de sa famille et de ses proches. Témoignages à la mémoire de Jacques Simon
Dans les années 1990 à l'école du Paysage de Versailles, lorsque nous entrions en première année, la première satisfaction était d'acquérir du nouveau matériel d'expression plastique. Encre, feutres, supports en grand format et sur papier calque...mais aussi découvrir des livres de notre professeur Jacques Simon : des carnets de dessins et de croquis, des photomontages découpés aux ciseaux.
En amphithéâtre lors de conférences et séances de projections de diapositives, Jacques Simon évoquait surtout sa capacité à piloter un hélicoptère. Je viens de retrouver un extrait d'un article à ce sujet..« (...) Car depuis une dizaine d'années, le Bourguignon a trouvé une solution à son imagination en bourgeonnement permanent. Jacques Simon crée ‘pour lui tout seul'. Ni commande ni concours. Mais des messages géants écrits dans les champs et seulement visibles d'avion ou d'hélicoptère. Un art éphémère et privé dont il s'amuse, les veilles de moissons, tout autour de sa ferme de Turny, dans l'Yonne.Et là, plus rien ne l'arrête. Les agriculteurs du coin ont pris l'habitude de le voir faucher des allées entières de luzerne. De l'apercevoir écraser d'interminables chemins de phacelia, un graminé californien qui existe en trois couleurs (blanc, bleu, rouge). De l'observer dans son hélicoptère photographiant le résultat. Ses messages sont des hommages ou des avertissements. L'un prévient : ‘Hé, si tu n'as plus de forêt t'es foutu.' Un autre : 'Sans les paysans, je m'emmerde. Signé : la Terre.' Même l'hiver, Jacques Simon s'adonne à cette calligraphie paysagère. (...) ».Extrait paru dans La Croix l'événement du dimanche 11 et lundi 12 juin 1995, par Frédéric Potet, rubrique Culture. son site simonpaysage.free.fr/
file:///C:/Users/user/Downloads/B_Blanchon_AUA.pdf Interview to Jacques Simon incleded on the dvd that accompanies book "Metropoles en Europe", from the exhibition "Lille - Metropoles en Europe". The French landscape architect Jacques Simon's love for nature first developed on his father's tree farm and then deepened when he traveled as a young man to Sweden and then Canada, where he attended art school in Montreal while working as a lumberjack. Between 1957 and 1959, Simon studied at the École Nationale de Horticulture. He has since become an important link in the renewal of French landscape architecture, combining the Anglo-Saxon and Scandinavian garden cultures he absorbed in his travels with classic Latin structures. He works as often as possible in situ, and does not shy away from driving the tractor himself.
www.youtube.com/watch?v=OyBnqrUlK9U turny.chez.com/A0archives/jSIMMON.htm Jacques Simon, Il crée la revue Espaces verts en 1968, l’anime jusqu’en 1982, publie des cahiers spéciaux dédiés à « l’Aménagement des espaces libres ». Même l'hiver, il s'adonne à cette calligraphie paysagère».La Croix dimanche 11 et lundi 12 juin 1995, simonpaysage.free.fr/ Jacques Simon écrit ses premiers articles dès la fin des années 1950 pour des revues comme Maison et Jardin et Urbanisme. En 1965, il signe l’un de ses premiers livres, L’Art de connaître les arbres. strabic.fr/Jacques-Simon-Gilles-Vexlard … jacques simon & Le parc des Coudrays - Élancourt-Maurepas, 1970 strabic.fr/Jacques-Simon-Gilles-Vexlard … simonpaysage.free.fr/ Jacques Simon - Espaces verts n° 27, avril-mai-juin 1971, p. 44-45 Fasciné par la campagne qui témoigne d'une histoire de labeur, celle des agriculteurs "ses amis", "les génies de la terre" paysagiste dplg, Premier Grand Prix du Paysage en 1990*, www.youtube.com/watch?v=OyBnqrUlK9U …ici es EDITIONS DU CABRI PRESENTE PARIS LA BANLIEUE 1960-1980 -La video Içi www.youtube.com/watch?v=lDEQOsdGjsg ,
A partir des années 1950, le trafic de la banlieue parisienne suit l’urbanisation galopante et les dessertes ferroviaires doivent s’adapter et se moderniser.Quelques amateurs ont su immortaliser un monde ferroviaire qui était alors en voie de disparition. Dans ce film, nous retrouvons les dessertes 750 volts par troisième rail en rames « Standard » sur les lignes de Versailles-RD, sur la ligne d’Auteuil et entre Puteaux et Issy-Plaine mais aussi les derniers trains à vapeur à St Lazare, à La Bastille et sur le Nord et quelques ultimes voyages sur les lignes de Ceinture --------------De la révolution industrielle à aujourd’hui, un décryptage minutieux de la course au développement qui a marqué le point de départ de l’ère de l'anthropocène (ou l'ère de l'Homme) et de la déterioration continue de la planète. www.arte.tv/fr/videos/073938-000-A/l-homme-a-mange-la-terre/ Quelque 1 400 milliards de tonnes de CO2 sont aujourd’hui prisonnières de la basse atmosphère. Réchauffement climatique, déforestation, inondations, épuisement des ressources, pollutions, déchets radioactifs... : en deux siècles, la course au progrès et à la croissance a durablement altéré la planète, la crise environnementale se doublant d’une rupture géologique, avec l’avènement de l’ère anthropocène. Portée par l’exploitation des énergies fossiles – du charbon de la révolution industrielle en Angleterre au tout-pétrole de la domination économique des États-Unis –, l’industrialisation et ses corollaires, taylorisme et colonialisme, entraînent une exponentielle production de masse. Un processus qu’accélère la Première Guerre mondiale, les firmes chimiques mobilisées pour tuer l’ennemi se reconvertissant dans la destruction du vivant avec les herbicides, insecticides et fertilisants de l’agriculture intensive. Alors que l’urbanisation s’étend, la voiture, qui sonne le glas du tramway, se généralise, et l’Amérique s’inspire du modèle autoroutier nazi. La Seconde Guerre mondiale engendre une nouvelle organisation du travail, laquelle devient la norme, et annonce l’ère nucléaire de la guerre froide. Dans sa démesure, l’homme rêve déjà d’usages civils de l’atome (y compris pour l’abattement de montagnes et la dissolution des calottes glaciaires !). Le plastique et le béton deviennent les piliers de la consommation de masse, dévoreuse de matières premières et antidote à la contestation sociale, jusqu’à la révolution numérique. Liaisons dangereuses
En balayant, avec de formidables archives issues du monde entier, deux siècles de progrès jusqu’à l’ère du big data, le film remonte aux sources de la crise écologique, en interrogeant avec précision les enjeux scientifiques, économiques et politiques qui y ont conduit. Fourmillant d’informations, il éclaire l’histoire de cette marche folle, et les liaisons dangereuses entre industries militaire et civile. Entre capitalisme et mondialisation imposés par les grandes puissances, un décryptage passionnant du basculement dans l’anthropocène, funeste asservissement de la nature par l’homme. le Logement Collectif* 50,60,70's dans tous ses états..Histoire & Mémoire de l'Habitat / Rétro-Villes / HLM / Banlieue / Renouvellement Urbain / Urbanisme URBANISME S’imaginer Paris et le Grand Paris @ Les 50ans d'Apur (link: 50ans.apur.org/#intro) 50ans.apur.org/#intro @ Où en est l'histoire urbaine des sociétés contemporaines ? Cet ouvrage, inspiré par Annie Fourcaut, qui contribua de manière décisive à son développement, propose un état des lieux de ce champ et explore des pistes de recherche ouvrant l'histoire urbaine à une variété de " genres ". Où en est l'histoire urbaine des sociétés contemporaines ? Cet ouvrage, inspiré par Annie Fourcaut, qui contribua de manière décisive à son développement, propose un état des lieux de ce champ. De Femmes à l'usine (1981), Bobigny, banlieue rouge (1986), à La banlieue en morceaux (2000), en passant par les publications collectives qu'elle a coordonnées et les travaux qu'elle a encadrés, la trajectoire de cette historienne a conduit l'histoire sociale et politique – telle qu'on la pratiquait dans les années 1970 – vers une histoire urbaine renouvelée. Le livre revient sur cette évolution et explore des pistes de recherche ouvrant l'histoire urbaine à une variété de " genres ". Les auteurs, historiennes et historiens, sociologues, politistes, géographes, architectes, urbanistes et décideurs politiques proposent une histoire urbaine à la fois interdisciplinaire et ancrée dans la fabrique de la ville et ses représentations, portant la marque de sa dédicataire.Les quatre sections de l'ouvrage dessinent les chantiers qu'Annie Fourcaut a investis : " Du social à l'urbain " met en avant la conviction qu'étudier l'histoire des villes, c'est toujours faire de l'histoire sociale ; " Qu'elle était belle la banlieue " est centré sur les banlieues, son territoire d'étude de prédilection ; " Les habits neufs des politiques de la ville " interroge les politiques urbaines successives et leur transformation ; enfin, " Banc d'essai des modernités " propose une analyse historique de l'urbanisme, comme discipline et comme pratique. www.benjamingibeaux.fr/portfolio/petite-histoire-de-lhabi... Le Label « Patrimoine du XXe siècle » créé en 1999 par le ministère de la Culture et de la Communication a pour but de faire connaître l’architecture de cette période. La comparaison des labellisations réalisées par les DRAC d’Île-de-France et d’Occitanie (ex Languedoc-Roussillon et de Midi-Pyrénées) montre la variété des méthodes employées pour rendre compte soit de l’importance numérique des édifices remarquables soit de la difficulté à établir ce corpus et de la nécessité de s’appuyer sur les inventaires ou études thématiques ou monographiques. Si l’attribution du label, désormais appelé "Architecture contemporaine remarquable" s’est faite depuis vingt ans de façon très diverse selon les régions, elle est toujours l’occasion de mettre en lumière et de porter à la connaissance du public des œuvres architecturales remarquables, notamment via une augmentation impressionnante des publications de qualité sur l'architecture du XXe siècle. En 1999, le ministère de la Culture et de la Communication propose la mise en place d’un nouvel outil pour permettre la reconnaissance et la sauvegarde des constructions élevées au cours du siècle qui s’achève. Le label « Patrimoine du XXe siècle » est une déclinaison nationale de la recommandation du conseil de l’Europe sur la prise en compte de l’architecture du XXe siècle. Ce dernier évoque, pour la conservation de ce patrimoine « moins reconnu », une absence d’intérêt « en raison de sa proximité dans l’Histoire, de l’abondance de ses témoignages et de son caractère hétérogène » et sa crainte de « pertes irréparables »2 . Le label mis en place par la France vise à appeler « l’attention des décideurs, des aménageurs, mais aussi et surtout de ses usagers et du public sur les productions remarquables de ce siècle » Chargées de mettre en place le label, les directions régionales des affaires culturelles (Drac), services déconcentrés du ministère de la Culture, ont à cette date déjà construit, chacune à sa manière, leur approche de la préservation du patrimoine du XXe siècle. Elles s’emparent alors diversement du label, appliquant de facto des labellisations aux immeubles de ce siècle déjà protégés au titre des monuments historiques4 ou mettant en place de véritables stratégies pour répondre pleinement aux attendus de la directive nationale. À partir de nos expériences, il nous a paru intéressant de montrer la diversité de la mise en place du label dans trois Drac parmi d’autres, l’Île-de-France ainsi que Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées qui composent aujourd’hui la région Occitanie5. Pour chacune de ces Drac, il s’agit de montrer comment la connaissance de ce patrimoine, mais aussi ses particularités territoriales ont joué un rôle important dans le choix des méthodologies de sélection des œuvres à labelliser ainsi que la détermination de critères, et de présenter les résultats et les actions de valorisation menées pour faire connaître et apprécier ces créations architecturales récentes. Le label « Patrimoine du XXe siècle » en Île-de-France : gérer l’abondance La Drac Île-de-France s’est emparée tardivement du label « Patrimoine du XXe siècle », pour plusieurs raisons. Parmi les freins à l’action, il faut citer la question du pilotage de la mise en place du label entre différents services de la Drac, les interrogations liées à l’opportunité de ce nouveau dispositif et un relatif scepticisme quant à son efficacité, l’ampleur de la tâche au vu du corpus concerné, le plus important de France en quantité et sans doute en qualité, mais surtout l’engagement pris de longue date par cette Drac et les membres de sa commission régionale du patrimoine et des sites (CRPS) en faveur du patrimoine du XXe siècle. En effet, c’est sans doute dans cette région que l’on protège le plus grand nombre d’édifices contemporains au titre des monuments historiques : dans la première décennie du XXIe siècle, selon les années, 50 à 70 % des protections concernent des édifices construits au siècle précédent. Ainsi, ce nouveau dispositif, dépourvu de dispositions contraignantes, étranger à la culture de la conservation régionale des monuments historiques (CRMH) dont l’action est liée à la protection, peinait à démontrer son intérêt au regard de ce qu’offre la législation sur les monuments historiques. Cependant, au vu de l’enjeu que constitue la préservation de l’architecture contemporaine en Île-de-France, lié à la fois à l’ampleur de la production et aux évolutions urbaines et réglementaires constantes engageant sa conservation, la question de la mise en place du label était régulièrement posée à la Drac. Pilotée par la CRMH, la première expérience de labellisation y fut menée en 2004. Elle s’inscrivait dans la suite de l’étude menée par le groupe d’experts dirigé par Bernard Toulier, conservateur du Patrimoine au département du pilotage de la recherche et de la politique scientifique du ministère de la Culture, qui avait produit une liste d’édifices du XXe siècle repérés en bibliographie, inventaire devant servir de base à la constitution de propositions de labellisations. Selon la méthode suivie par ce groupe d’experts, on fit le choix de présenter tous les immeubles concernés regroupés par larges typologies. Les membres de la CRPS, devant lesquels fut présentée cette liste d’édifices, rejetèrent en bloc la sélection où voisinaient l’aérogare 1 de l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle et la modeste mairie du 17e arrondissement de Paris présentée à la demande de son maire, arguant de l’impossibilité à valider le choix d’édifices que rien ne rapprochait. De plus, nombre des immeubles retenus étaient candidats à la protection au titre des monuments historiques, brouillant de fait l’identité du label et réfutant du même coup la conception un temps énoncée du label comme « antichambre » de la protection. En effet, si la grande qualité de la plupart des édifices sélectionnés montrait toute la richesse des créations contemporaines franciliennes, la seule présentation des plus remarquables d’entre eux résultait d’une absence de sélection argumentée, selon l’esprit du label. La présentation de cette première liste en CRPS tourna donc court. - La question des critères de sélection a été débattue à la lumière de l’expérience de la labellisa (...) En 2008, toujours sous l’impulsion du service des monuments historiques, une nouvelle orientation fut prise. Un pilotage, un groupe de travail, un objectif furent mis en place. Trois orientations furent définies : selon les recommandations de la CRMH de la région PACA, procéder par thématiques typologiques, méthode propice à l’élaboration de critères de sélection ; cibler un patrimoine déprécié ou en danger, pour répondre parfaitement aux attendus de la directive européenne ; pour cette première campagne de labellisation, choisir un champ vierge de reconnaissance patrimoniale, éloigné de la protection au titre des monuments historiques afin d’éviter toute confusion entre les édifices labellisés et les édifices protégés. Le thème des ensembles de logements, nombreux dans cette région, s’est naturellement dégagé. À géométrie variable, le groupe de travail dirigé par la cellule protection était formé d’un premier cercle pérenne, garant de la cohérence de la démarche de labellisation et des choix des thématiques, et d’un second, composé de spécialistes de chaque thématique retenue. Le premier cercle était constitué d’agents de la Drac (conservation des monuments historiques, service architecture, un architecte des bâtiments de France, chargé de faire le lien avec l’ensemble des services départementaux de l’architecture et du patrimoine de la région), de représentants du monde universitaire et de la recherche dans le domaine de l’architecture du XXe siècle.
Pour les ensembles de logements, le second cercle du groupe de travail a permis d’associer des acteurs de terrain, des représentants des bailleurs sociaux, des experts. Le sujet fut restreint chronologiquement (1945-1975), son acception précisée (habitat collectif et individuel) et le corpus, basé sur les inventaires existants et la bibliographie, fut établi à partir des critères élaborés par le groupe de travail : histoire, forme urbaine, valeur d’usage, technique, style - Composée d’environ un tiers de ses membres, la délégation permanente est une émanation de la CRPS (...) De façon exceptionnelle, la liste des ensembles de logements fut en premier lieu présentée devant les membres de la délégation permanente de la CRPS7 pour en valider les orientations et s’assurer de l’adhésion des membres, à la fois pour ne pas risquer de réitérer l’expérience malheureuse de 2004 mais surtout pour interroger la commission sur le bien-fondé à distinguer ces ensembles de logements d'après-guerre, constructions parmi les plus décriées du XXe siècle.
La méthodologie proposée a conduit à la labellisation d’une première série d’immeubles, quarante ensembles de logements en 2010 (fig. 2, 3), puis d’une seconde série de soixante-quinze lieux de culte en 2011 (fig. 4, 5). Les critères peuvent être adaptés ou précisés selon le thème retenu : pour les édifices religieux, la qualité et l’originalité du décor furent ajoutés et la valeur d’usage exclue.La méthode choisie a été vertueuse : elle a permis de labelliser un grand nombre d’édifices, d’associer largement les services patrimoniaux de l’État et des collectivités, de créer des synergies avec l’université et les chercheurs, de valoriser l’action de l’État par des présentations en CRPS, des publications, des journées d’études, des expositions, actions relayées par la presse généraliste et spécialisée8 (fig. 6 et 7). Un partenariat pérenne s’est développé avec l’éditeur Beaux-Arts pour la publication de chaque campagne de labellisation, avec diffusion en kiosque au plus près du public concerné pour un prix inférieur à 15 €. Elle a également permis d’impliquer les acteurs de terrain, répondant ainsi à l’objectif visé de sensibilisation du public à cette architecture mal aimée Depuis 2016, la Drac Île-de-France a conduit trois nouvelles campagnes, toutes thématiques, fondées sur des partis méthodologiques diversifiés, adaptés aux sujets d’étude.
- Note méthodologique « Étude du patrimoine du XXe siècle de la métropole du Grand Paris », La manu (...) - La loi relative à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine (LCAP) promulguée (...) Une campagne vise à identifier les édifices et ensembles contribuant à structurer le territoire de la récente métropole du Grand Paris. L’établissement d’une critériologie et la sélection ont été confiés à un bureau d’études, la Manufacture du patrimoine, associé à un groupe de travail conduit par la Drac. Des critères dits généraux, divisés en critères primaires et complémentaires, ont été retenus. Pour la thématique étudiée, se sont ajoutés sept critères spécifiques répondant aux enjeux de « l’émergence et du rayonnement de la métropole »10. Les grands travaux présidentiels ont été concernés dans un premier temps, aboutissant à la labellisation de dix édifices en novembre 2016, avant une présentation plus large d’édifices emblématiques, retenus pour l’obtention d’un label « Architecture contemporaine remarquable »11 en juin 2018.
- Introduite par la loi relative à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine (LC (...) De façon innovante, la Drac a conclu un partenariat avec l’école nationale supérieure d’architecture (ENSA) Paris-Belleville avec laquelle elle s’est associée dès l’élaboration du premier label (colloque, exposition, travaux avec l’IPRAUS). Le thème choisi, inscrit dans la droite ligne du précédent, s’attache à l’étude des villes nouvelles. Par son caractère récent et spécifique dans l’histoire de la planification urbaine, cet objet d’étude implique une nouvelle approche, menée dans le cadre d’une convention triennale de chaire partenariale avec l’ENSA Paris-Belleville. La méthodologie s’appuie sur la grille d’analyse habituellement employée par la Drac, enrichie pour inclure davantage l’espace public. Des édifices de la ville d’Évry (Essonne), qui manifesta en 2016 son souhait de voir son patrimoine labellisé, ont été présentés en novembre 2018 aux membres de la commission régionale de l’architecture et du patrimoine (CRPA)12 en vue d’une labellisation.- Valérie Gaudard remercie vivement Mmes Agnès Chauvin, cheffe du bureau de la protection, et Maria (...)Enfin, le champ de l’architecture scolaire est abordé dès 2010. Au vu de l’immensité du corpus, la Drac a choisi en 2016 de s’attacher dans un premier temps aux lycées, en lien avec le service de l’Inventaire de la région Île-de-France13.
Le label en Languedoc-Roussillon : une succession d’opportunités V- La Poste Art Nouveau de Tuchan, l’hôtel du Belvédère à Cerbère. - Certains construits vers 1900 relèvent davantage d’une esthétique encore XIXe comme la villa Las (...) - Le 3 octobre 2001, une CRPS dédiée a examiné onze propositions de protection, dont deux seulement (...)
14Dans ce territoire riche en monuments anciens, l’attention pour l’architecture du XXe siècle s’observe dès les années 1980 avec la décentralisation. La commission régionale du patrimoine historique archéologique et ethnologique (Corephae) du 15 décembre 1986 a examiné les premiers dossiers14. Parmi des édifices de la première moitié du siècle, bénéficiant du recul et bien documentés, plus faciles à appréhender15, on peut citer les cliniques Saint-Charles à Montpellier, exemple d’architecture des années 1930, ornées des sculptures monumentales de Joachim Costa et des verrières d’Émile Brière, sauvées in extremis de la démolition. En l’an 2000, une campagne de protection thématique est lancée16, distinguant des bâtiments majeurs de l’entre-deux-guerres, comme le théâtre municipal de Carcassonne, le Palais des Arts et du Travail de Narbonne, le lycée technique Dhuoda à Nîmes, l’église Sainte-Thérèse à Montpellier mais également le centre d’apprentissage pour garçons, actuel lycée Mermoz à Béziers, œuvre de Pierre Jeanneret, à laquelle ont collaborés Jean Prouvé et Charlotte Perriand.
- Monument inscrit MH en 2009 Toujours à Odeillo, un petit collectif de maisons solaires, initiativ (...) Plus récemment ont été inscrits au titre des monuments historiques, le centre de vol à voile de la Montagne Noire, à Labécède-Lauragais, haut lieu de formation des pilotes entre 1932 et 1980 ou des installations solaires en Cerdagne, liées à la personnalité de Félix Trombe dont les recherches aboutissent à la construction entre 1962 et 1968 par le CNRS du four solaire d’Odeillo à Font-Romeu-Odeillo-Via Pourtant, cette architecture du XXe siècle, représentant un nombre de réalisations jamais atteint, restait mal appréciée, mal aimé.
Parfois il est l'heure de faire un peu de rangement dans ses dossiers et photos et l'on redécouvre des photos d'une autre époque !
Pour commencer cette petite série souvenir comparaison, ces deux photos de 13 ans d’écart, même fauteuil, il manque juste ma copine !
Les filles profitez de la vie et vivez la à font cela passe si vite !
Bises Bety
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Une exposition de deux minutes dont le traitement n'a pas demandé beaucoup de travail :
Légère sous-exposition, légère saturation, suppression de déchets au sol et d'une barrière sur le mur de droite.
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This is a two minutes exposure with a simple adjustments work:
Slight underexposure and saturation, removal of some ground dusts, and also a fence along the right wall.
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Duel Sigma 135mm f/1.8 ART / FX DX
Sigma 135mm f/1.8 ART avec le Nikon D600 (Equiv. 135mm) 24MP FX
Sigma 135mm f/1.8 ART avec le Nikon D500 (Equiv. 200mm) 21MP DX
Prise de vue en contre-jour, mesure d'exposition moyenne pondérée au centre pour exposer en priorité les teintes sombres (le bâtiment), avoir ainsi plus de qualité et de détail dans ces zones critiques, tandis que le rattrapage des surexpositions présentes dans le ciel sera plus aisé du fait de la sensibilité du capteur à « droite ».
For this backlighting shot, I use the Center-Weighted Average metering mode to mainly expose shadows (the building), get more detail and quality on this critical areas, while the over-exposure on the sky will be easily handheld thanks to the great highlights (“to the right”) sensibility of the sensor.
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C'était un instant très agréable à tous niveaux, juste après une pluie. La lumière réapparaissait et générait des prises de lumière formidables. Mais je vous le confie, la photo a été terriblement agaçante à travailler tant le contraste entre hautes et basses lumières était important ! Comparez pour vous rendre compte…
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This was a very nice moment, just after some rain, the light was coming out again giving us beautiful reflexions and feelings. Anyway, I've to admit this picture have been a pain to post-process because of a so important contrast between highlights and shadows! Take a look to the non-processed one to get an idea…
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August Wilhelm (later: von) Schlegel (September 8, 1767 – May 12, 1845) was a German poet, translator, critic, and a foremost leader of German Romanticism. His translations of Shakespeare made the English dramatist's works into German classics.
Schlegel was born in Hanover, where his father, Johann Adolf Schlegel, was a Lutheran pastor. He was educated at the Hanover gymnasium and at the University of Göttingen. At the University of Göttingen, he received a thorough philological training under Heyne and became an admirer and friend of Bürger, with whom he was engaged in an ardent study of Dante, Petrarch and Shakespeare. From 1791 to 1795, Schlegel was tutor in a Dutch banker's family at Amsterdam.
In 1796, soon after his return to Germany, Schlegel settled in Jena, following an invitation of Schiller. That year he married Karoline, the widow of the physician Böhmer. She assisted Schlegel in some of his literary productions, and the publication of her correspondence in 1871 established for her a posthumous reputation as a German letter writer. She separated from Schlegel in 1801 and became the wife of the philosopher Schelling soon after.
In Jena, Schlegel made critical contributions to Schiller's Horen, to that author's Musenalmanach, and to the Jenaer Allgemeine Litteratur-Zeitung. He also did translations from Dante and Shakespeare. This work established his literary reputation and gained for him in 1798 an extraordinary professorship at the University of Jena. His house became the intellectual headquarters of the “romanticists,” and was visited at various times between 1796 to 1801 by Fichte, Friedrich Schlegel, Schelling, Tieck, Novalis and others.
With his brother Friedrich, Schlegel founded Athenaeum (1798–1800), the organ of the Romantic school, in which he dissected disapprovingly the immensely popular works of the sentimental novelist August Lafontaine.[4] He also published a volume of poems, and carried on a rather bitter controversy with Kotzebue. At this time the two brothers were remarkable for the vigour and freshness of their ideas, and commanded respect as the leaders of the new Romantic criticism. A volume of their joint essays appeared in 1801 under the title Charakteristiken und Kritiken.
In 1802 Schlegel went to Berlin, where he delivered lectures on art and literature; and in the following year he published Ion, a tragedy in Euripidean style, which gave rise to a suggestive discussion on the principles of dramatic poetry. This was followed by Spanisches Theater (2 vols, 1803/1809), in which he presented admirable translations of five of Calderon's plays; and in another volume, Blumensträusse italienischer, spanischer und portugiesischer Poesie (1804), he gave translations of Spanish, Portuguese and Italian lyrics; his translations included works by Dante and Camoens.
Schlegel's translation of Shakespeare, begun in Jena, was ultimately completed, under the superintendence of Ludwig Tieck, by Tieck's daughter Dorothea and Wolf Heinrich Graf von Baudissin. This rendering is considered one of the best poetical translations in German, or indeed in any language Schlegel's sister-in-law (his brother Friedrich's wife) was an aunt of composer Felix Mendelssohn.[5] In 1826, Mendelssohn, at the age of 17, was inspired by August Wilhelm's translation of Shakespeare's A Midsummer Night's Dream to write his concert overture for A Midsummer Night's Dream.
After divorcing his wife Karoline, in 1804, Schlegel traveled in France, Germany, Italy and other countries with Madame de Staël, as tutor to her sons and adviser in her literary work. She owed to him many of the ideas which she embodied in her work, De l'Allemagne. In 1807 he attracted much attention in France by an essay in the French language, Comparaison entre la Phèdre de Racine et celle d'Euripide, in which he attacked French classicism from the standpoint of the Romantic school. His lectures on dramatic art and literature (Über dramatische Kunst und Literatur, 1809–1811), which have been translated into most European languages, were delivered at Vienna in 1808.
From 1813 to 1817, he acted as secretary of the crown prince of Sweden, through whose influence the right of his family to noble rank was revived. After this, he joined again the household of Mme. de Staël until her death in 1817. Schlegel was made a professor of literature at the University of Bonn in 1818, and during the remainder of his life occupied himself chiefly with oriental studies. He founded a special printing office for Sanskrit. As an orientalist, he was unable to adapt himself to the new methods opened by Bopp.
He continued to lecture on art and literature, in 1827 published On the Theory and History of the Plastic Arts, and in 1828 issued two volumes of critical writings (Kritische Schriften). In 1823-1830 he published the journal Indische Bibliothek and edited (1823) the Bhagavad Gita with a Latin translation, and (1829) the Ramayana. This was followed by his 1832 work Reflections on the Study of the Asiatic Languages.
After the death of Madame de Staël, Schlegel married (1818) a daughter of Professor Paulus of Heidelberg, but this union was dissolved in 1821.
In 1835, Schlegel became head of the committee organising a monument to Ludwig van Beethoven in Bonn. He died in Bonn in 1845,[2] three months before the official unveiling of the Beethoven Monument.
3618 Wolff5 August Wilhelm von Schlegel Stahlstuck v. Carl Mayer in Nürnberg Paul Busch Eigenthum von Chr.E. Kollmann Property of Chr. E. Kollmann Leipzig Conversations-Lexicon Dr. Oscar Ludwig Bernhard Wolff
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Les photos en pleine définition
Ref. V4268.
Simca 1500 Break "Police Pie" (1964).
Escala 1/43.
La Compagnie Européene des collectioneurs (CEC) / Eligor.
France.
Made in China.
Anée parution: ?.
Paris CEC Limited Edition made by Eligor Autos (Ref. 100761).
CEC : "Sous cette abréviation signifiant Compagnie Européenne des collectionneurs, on retrouve une entreprise française spécialisée dans la vente de collections par correspondance…"
Sources:
www.autos-minis.com/listings/recherche-mot-cle.php?nb_art...
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Simca 1300/1500
From Wikipedia, the free encyclopedia
"Simca 1300 and Simca 1500 were large family cars manufactured by the French automaker Simca in its Poissy factory from 1963 to 1966, and between 1966 and 1975 in revamped versions, as Simca 1301 and Simca 1501."
More info: en.wikipedia.org/wiki/Simca_1300/1500
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Simca 1300 / 1500
"Au début des années soixante, l’Aronde a du mal à soutenir la comparaison pour ce qui du confort et de l’habitabilité avec les plus récentes berlines européennes de moyenne gamme.
Sa conception remonte au tout début des années cinquante et il est temps de lui trouver une remplaçante pour le marché européen.
Ce sera chose faite le 22 mai 1963 avec la Simca 1300, une voiture au dessin équilibré et racé qui correspond tout à fait aux orientations esthétiques de la nouvelle décennie : lignes tendues, surface vitrée généreuse, habitabilité en net progrès, elle bénéficie d'un style de carrosserie très italien, auquel on peut cependant reprocher une certaine « timidité » esthétique : la voiture connaîtra une importante refonte esthétique après à peine trois ans de carrière (versions 1301 et 1501).
Si les choix techniques qui président à sa réalisation sont empreints d’un certain conservatisme (propulsion, pont arrière rigide), son style fait mouche. Son « moteur Rush » 1300 hérité de la dernière Aronde P60, est très fiable et relativement nerveux. La « 1300 » est bientôt épaulée par la « 1500 » reconnaissable extérieurement à sa calandre légèrement différente et à ses pare-chocs prolongés latéralement. Le moteur 1500 allie nervosité et couple.
Fin 1966 (pour le millésime 1967), ces deux modèles cèdent le pas aux « 1301 » et « 1501 », des voitures plus longues qui seront déclinées en de nombreuses versions."
(...)
"Production de 1963 à 1967 (modèles 1300 et 1500 confondus) : 712.239 exemplaires."
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Simca 1300 / 1500
Marque
Simca
Années de production
1963 - 1966
Classe
Familiale
Énergie
Essence
Moteur(s)
4 cylindres en ligne
Position du moteur
Longitudinale avant
Cylindrée
1 290 ou 1 475 cm3
Puissance maximale
54 ou 69 ch DIN
Transmission
Propulsion
Boîte de vitesses
Manuelle 4 rapports
Vitesse maximale
132 ou 146 km/h
Carrosserie(s)
Berline tricorps
Freins
Tambours
Chronologie des modèles
Précédent
Simca Aronde
Suivant
Simca 1301 / 1501
Une photo parmi les premières réalisées avec le Canon EF 85mm ƒ/1.2L II USM.
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One of the first picture made with my new Canon EF 85mm ƒ/1.2L II USM.
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Le château de Kumamoto en mai 2015, moins d'un an avant la série de séismes qui l'ont fortement endommagé : deux des tourelles d'angle se sont effondrées (dont celle-ci), tout comme certaines fondations et pans de murs. Beaucoup de tuiles sont à terre.
La reconstruction du monument le plus célèbre de la ville sera lente et coûteuse, mais ce n'est rien en comparaison des milliers d'habitants de la région qui ont perdu beaucoup plus que cela.
Courage !
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Kumamoto castle northwest turret, as seen in May 2015, months before the 2016 earthquakes that damaged badly Kumamoto city and prefecture. This turret and the surrounding walls partly collapsed, as well as many other parts of the castle.
It will take time to recover from the disaster. My thoughts to the people of Kumamoto in these harsh times.
頑張れ!
En comparaison avec la nef, l'élévation du chevet marque une nouvelle étape dans le traitement raffiné et l'effacement de la paroi. En effet, le dessin des baies et du triforium, aux ouvertures pourvues de gâbles, se complique. Mais surtout le triforium est entièrement ajouré afin d'effacer le mur par de subtiles combinaisons de lumière.
Les grandes arcades du premier niveau laissent filtrer un éclairage indirect (non visible ici) provenant du déambulatoire et l'abondante lumière des deux derniers niveaux n'est pas disposée sur le même plan. La vitrerie des fenêtres hautes est à l'aplomb du mur tandis que celle du triforium est rejetée vers le fond. A l'origine, ces effets d'illusion devaient notamment être accentués par l'ensemble coloré des vitraux du XIIIème siècle (cf. Edition du patrimoine).
En comparaison des scènes présentées dans les églises alentour, plusieurs vitraux présentent une iconographie peu usitée telle que la Multiplication des pains ou la Communion de la Vierge.
1) Volks MSD boy NS
2) Doll Chateau Bella boy PS
The dolls are original and not yellowed.
Photography with flash.
(Non guardate la mutandine da ragazza di Cain XD né io né lui abbiamo bizzarre perversioni, è solo che la sua biancheria non è ancora arrivata e mi son dovuta arrangiare >__>)
Huile sur toile, 153 x 118 cm, 1953, Art Center, Des Moines (Iowa).
Ce tableau est un travail dérivé du portrait d'Innocent X de Diego Vélasquez et fait partie d'une série de 45 variantes sur la peinture de Diego Vélasquez que Francis Bacon a exécutées tout au long des années 1950 et au début des années 1960. Gilles Deleuze a décrit cette œuvre comme un exemple de réinterprétation créative des classiques.
Lorsqu'on lui a demandé pourquoi il éprouvait le besoin de revisiter ce sujet aussi souvent, Francis Bacon a répondu qu'il n'avait rien contre les papes et qu'il ne cherchait qu' "une excuse pour utiliser ces couleurs, on ne peut pas donner cette couleur violette à des vêtements ordinaires sans tomber dans une sorte de fausse technique fauve".
Dans la version de Francis Bacon du chef-d'œuvre de Diego Velázquez, le pape est montré en train de crier. Sa voix est néanmoins "assourdie" par les tentures environnantes et des couleurs riches et sombres. Cette obscurité donne un ton grotesque et cauchemardesque à la toile. Les rideaux plissés environnants sont rendus de façon transparente et tombent en avant de la figure du pape.
Une interprétation qui remet en question l'invention d'un pape criant a été proposée en 2014 par Alessandro Zinna. Selon cette hypothèse, le cri se trouverait déjà dans le tableau d'Innocent X de Vélasquez. La variante de 1953 ne serait ainsi que l'explicitation d'une image latente cachée dans le rideau de l'original. À son tour et par la même technique, Bacon composerait une image latente dans sa variante la plus connue. Le pape, en apparence solitaire, serait en train de crier à la figure d'un adolescent nu disposée devant lui et cachée dans le rideau. Par la comparaison avec la toute dernière variante, Étude pour un Pape rouge 1961 (seconde version) de 1971, l'auteur montre que l'image de l'adolescent est un autoportrait de Bacon. Le mystère qui domine l'atmosphère du tableau relèverait alors d'une expérience autobiographique (cf. wikipédia).