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Les Voix boréales

  

(Extraits de poèmes de Josephine Bacon, autrice et réalisatrice autochtone, Nation Innu)

  

Tu parles d'étoiles

Je te parle de rivières.

  

Tu parles d'astres

Je te parle de lacs.

  

Tu parles de l'infini

Je te parle de la toundra.

  

Tu parles d'anges

Je te parle d'aurores boréales.

  

Tu parles des cieux

Je te parle de la Terre.

  

J’ai grandi avec l’espace.

Ici, dans la toundra, les voix sont simples.

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Josephine Bacon

  

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Boreal Voices

  

(Excerpts from poems by Josephine Bacon, Indigenous author and film director, Innu Nation)

  

You talk about stars

I'm talking to you about rivers.

  

You talk about celestial objects

I'm talking to you about lakes.

  

You talk about infinity

I'm talking to you about the tundra.

  

You talk about angels

I'm talking to you about the aurora borealis.

  

You talk about heavens

I'm talking to you about the earth.

  

I grew up in wide open spaces.

Here, in the tundra, the voices are simple.

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Josephine Bacon

Voix inchangées

c’était hier

le jour avant celui qui le précède

et pourtant ...

.

Je n’ai pas de problème avec l’autorité, mais avec le mensonge.

 

Ema Krusi (entrepreneuse et activiste suisse)

  

*

 

No tengo problemas con las autoeidaes, los tengo con las mentiras.

 

Ema Krusi (empresaria y activista suiza)

  

*

 

Photo: Performance du collectif « Les masques blancs » à Bagnères-de-Bigorre le samedi 20 mars. Comme dans beaucoup de villes de France. Le mouvement a commencé, paraît-il, en Belgique. Un groupe de 10 à 20 personnes, tout de blanc vêtues et avec des masque vénitiens, défilent d’un pas lent et martial, pendant qu’une voix off monocorde et obsédante scande des messages provocateurs : ceux-là mêmes répétés à l’envi par les autorités : « Mettez vos masques », « Restez chez vous », « Ne vous touchez pas »...

 

Foto: Actuación del colectivo "Mascarillas blancas" en Bagnères-de-Bigorre el sábado 20 de marzo, omo en muchas localidades de Francia. El movimiento comenzó, al parecer, en Bélgica. Un grupo de 10 a 20 personas, todas vestidas de blanco y con máscaras venecianas, desfilan con paso lento y marcial, mientras una voz entona, monótona e inquietante, mensajes provocativos: los mismos repetidos una y otra vez por las autoridades: "Ponte la mascarilla", "Quédate en casa ", " Guardar las distancias”...

 

Sois fidèle!

même la fleur sans voix

parle au creux de ton oreille

ONITSURA

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À Irina, mon amie

  

FACE À LA MER

  

C’était un jour tranquille

Face à la mer

Face à nos origines

Dont elle garde bien les secrets

  

J’ai suivi le rivage

Le visage fouetté par un vent chargé de brumes salées

Des odeurs familières pour tant de générations humaines

Qui ont reconnu, dans la voix rythmée des vagues qui se brisent sur le rivage,

Des sons primordiaux

  

C’était un jour tranquille

Aux abords de dunes protégées par leurs herbes folles

De modestes habitations

Souvent occupées par des écrivains et autres artistes

Chacun cherchant à retrouver au plus profond de soi, ces poussières de vie

qui deviendraient poèmes, romans, tableaux, photos ou musique

Comme autant d’harmonies de leurs voix intérieures

Inspirées par la magie de ces lieux

 

Je m’en souviens…

C’était un jour tranquille

Face à la mer

  

Patrice

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To Irina, my friend

  

IN FRONT OF THE SEA

  

It was a quiet day

In front of the sea,

Facing our origins

Whose she keeps the secrets.

 

I followed the shore

Face whipped by a wind loaded with salty mist;

Familiar smells for so many generations

Who recognized, in the rhythmic voice of the waves breaking on the shore, primordial sounds.

 

It was a quiet day;

On the edge of dunes protected by their weeds

Modest homes,

Often occupied by artists

Each seeking to find in the deepest of oneself, this dust of life

which would become poems, novels, paintings, photos or music

Like so many harmonies of their inner voices

Inspired by the magic of this place.

 

I remember…

It was a quiet day

In front of the sea

  

Patrice

Avec ses allures de forteresse austère et massive, la cathédrale Ste Cécile d'Albi et son clocher de 78 m de hauteur, dominent le Tarn et les toits albigeois.Mais passé le seuil de cette grande cathédrale de brique, le contraste est saisissant et laisse sans voix. Sur fond de bleu profond, 18500 m² de fresques et de décorations en font la plus grande cathédrale peinte d'Europe.

La Cité Épiscopale dont fait partie la Cathédrale d'Albi est classée Patrimoine Mondial de l'Unesco.

Master Fox perched on a tree ! Or the impostor syndrome

 

LE CORBEAU ET LE RENARD

 

Maître Corbeau, sur un arbre perché,

Tenait en son bec un fromage.

Maître Renard, par l'odeur alléché,

Lui tint à peu près ce langage :

Et bonjour, Monsieur du Corbeau,

Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !

Sans mentir, si votre ramage

Se rapporte à votre plumage,

Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois.

À ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie,

Et pour montrer sa belle voix,

Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.

Le Renard s'en saisit, et dit : Mon bon Monsieur,

Apprenez que tout flatteur

Vit aux dépens de celui qui l'écoute.

Cette leçon vaut bien un fromage sans doute.

Le Corbeau honteux et confus

Jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus

Jean de la Fontaine

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THE FOX AND THE CROW

 

Master Crow, perched on a tree,

Holding in its beak a cheese.

Master Fox, enticed by the smell,

He spoke to him more or less in this language:

And hello, Mr. Raven,

How pretty you are! you seem to me beautiful !

Without lying, if your prattling

Relates to your plumage,

You are the Phoenix of the hosts of these woods.

At these words the Raven feels no joy,

And to show his beautiful voice,

He opens his beak wide, lets his prey fall.

The Fox seizes it, and says: My good sir,

Learn that every flatterer

Lives at the expense of the listener.

This lesson is well worth a cheese no doubt.

The Ashamed and Confused Raven

Swore, but a little late, that we wouldn't take it anymore

Jean de la Fontaine

LA LEGENDE PRESQUE VRAIE

Il y a fort longtemps, Jean et son frère Pierre étaient bergers au fond de la vallée d'Ossau. A leurs heures perdues, qu'ils avaient nombreuses, ils étaient très bordéliques, ils exerçaient également le beau métier de douanier.

 

Un jour, ou peut-être une nuit, près du lac, Jean s'était endormi. Quand soudain, venant de nulle part, surgit un bouc noir. Lorsque Jean lui demanda son nom, l'animal dit "Barbara". Jean, qui avait fait des études, au moins jusqu'à l'école élémentaire, et qui n'était pas qu'à moitié con, sentit l'entourloupe. Et l'animal était sans papiers. Ça sentait mauvais, cette histoire. Et Jean avait du flair. Ni une, ni deux, encore moins trois, il voulut le reconduire à la frontière.

 

Le combat fut violent. Terrible. Féroce. Puissant. Titanesque. Après trois secondes, le bouc attrapa Jean et lui mordit les c...... Ce fut douloureux. Le cri se fit entendre jusqu'au port de Marseille. Ce qui rendit sourd la sardine, mais c'est une autre histoire. Ne mélangeons pas tout. Pierre, qui glandouillait non loin de là, accourut. Le bouc finit en méchoui.

 

Il y a fort longtemps, Barbara, réputée pour sa voix angélique, vivait dans les montagnes. Elle aimait énormément son bouc qui avait la fâcheuse habitude de s'égarer. A ses heures perdues, qu'elle avait nombreuses, elle était très désordonnée, Barbara était sorcière, ou brouche, comme on dit là-bas, ou là-haut, allez savoir. Quand elle apprit la nouvelle de son bouc cramoisi, servi aux petits légumes, son sang ne fit qu'un tour. Elle transforma les deux frères en un gros caillou afin que personne n'oublie cette histoire.

 

C'est ainsi que naquit le Pic du Midi d'Ossau.

 

Extrait des Chroniques de Jean le Charlatan

 

Il y a des paysages qui vous laisse sans voix...

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Les voix de Poësia

 

Le chant du vent dans les feuilles printanières donne une voix à cette forêt féérique où semble se déverser une rivière de lumière. De la même façon, le déferlement des vagues sur les rivages océaniques confère aussi une voix immémoriale à nos océans.

 

Le crépitement des pluies torrentielles et le silence pesant des brouillards sont aussi des voix de notre écosystème. Tout comme les rugissements volcaniques et bien d’autres.

 

Ce sont les voix primordiales, ces voix qui ont accompagné l’origine de notre espèce ainsi que de celles qui nous côtoient ou qui ont disparues.

 

Le monde de Poësia superpose à ces voix primordiales, la voix de l’âme humaine… Une voix qui s’exprime par la parole, les images, la littérature et la poésie, la musique et l’imaginaire des contes épiques et fantastiques. Cette voix est celle des émotions, du sens et de l’émerveillement.

 

Cette connexion des voix de la nature et de l’âme humaine nous aidera à retrouver, au plus profond de nous, l’émerveillement simple des premiers moments et, peut-être aussi, un peu d’espoir.

 

Patrice photographiste

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THE VOICES OF POËSIA

 

The song of the wind in the spring leaves gives a voice to this magical forest where a river of light seems to flow. Likewise, the breaking of the waves on ocean shores also gives an immemorial voice to our oceans.

The crackling of torrential rains and the heavy silence of fogs are also voices of our ecosystem. Just like the volcanic roars and many others.

These are the primordial voices; these voices that have accompanied the origin of our species as well as those that we encounter often or that have disappeared.

 

The world of Poësia superimposes on these primordial voices, the voice of the human soul ... A voice that expresses itself through words, images, literature and poetry, music and the imagination of epic and fantastic tales. This voice is the voice of emotions, meaning and wonder.

 

This connection of the voices of nature and the human soul will help us rediscover, deep down, the simple wonder of the first moments and, perhaps also, a little hope.

 

Patrice photographiste

 

... Or, ce qui fait surtout le charme de ces bois

C'est leur bruissement doux et long, c'est leur voix

Quand un souffle léger passe dans les ramures ;

Oh ! les grandes rumeurs ! oh ! les tendres murmures !

Non, nul arbre ne fait entendre un chant pareil ;

Oh ! luths éoliens pleins d'âme et de soleil,

Mes pins harmonieux, qu'il est doux à l'aurore

De marcher à pas lents sous votre ombre sonore !

 

Jean Aicard.

Héron Vert / Green Heron

Réserve nationale de faune du Lac-Saint-François

Secteur de la Digue-aux-Aigrettes

Dundee ( Québec )

 

Un trio de hérons vert fraîchement arrivé du Sud survolait le marais. Celui-ci était particulièrement en voix !

 

A trio of green herons recently arrived from the South was flying over the marsh. This voicy guy was aiming high !

www.youtube.com/watch?v=bgv_AHQN7Wg

 

Le téléphone ne sonne plus, ne sonnera plus jamais dans la maison désormais silencieuse. Le téléphone que nous n'avions pas durant l'enfance, tout comme la télévision que nous partions regarder parfois chez une voisine plus argentée.

Cétait alors le noir et le blanc à l'écran, ces voix vieillottes aujourd'hui, passablement nasillardes et rauques. L'époque des Tours de France aventureux, des informations couvertes de poussière, inféodées, provinciales à souhait.

Lorsque je passe devant la maison, je cherche derrière les fenêtres closes, l'écran lumineux à travers lequel nous rêvions si peu, lui préférant les randonnées à bicyclette ou les escapades en rase campagne.

Nous avons grandi dans la peur, la peur de tout.

Des maladies foudroyantes, de la misère irréversible, de l'accident saugrenu, imprévisible. Dans la peur d'être abandonnés, séparés, pourtant nous avons eu une enfance heureuse car la peur est le moteur, le brasier, la flamme.

La peur en effet, pousse au risque, à l'errance, au voyage vers l'inconnu.

La peur maintient l'appétence, le monde ouvert, et peut ne pas ruiner ce fou désir de vivre.

 

La peur nous dit que la durée de chaque instant est pure merveille.

J. vernet

  

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Réédition

 

Dans les profondeurs de la nuit

  

Dans les profondeurs de la nuit, même parmi les plus sombres, tout est paradoxalement plus clair, vibrant, vivant, signifiant. Et pas seulement dans le ciel étoilé. Nos voix intérieures, fébriles, s’entendent clairement…

 

Or, le jour venu, il n’en reste que des impressions évanescentes, fuyantes, insaisissables. Pourtant, ce sont impressions fugitives qui illumineront le chemin que nous emprunterons dans le torrent de notre vie...

 

Patrice photographiste, Le monde de Poësia, Chronique des Terres intérieures

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In the depths of the night (redux)

 

In the depths of the night, even among the darkest, everything is paradoxically clearer, vibrant, alive, and meaningful. And not just in the starry sky. Our feverish inner voices can be heard clearly...

 

But when the day comes, all that remains is evanescent, elusive, vanishing impressions. Even so, these are fleeting impressions that will illuminate the path we will take in the torrent of our life ...

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Patrice photographiste, The Lands of Poësia, InnerLands Chronicles

 

Le Tadorne de Belon Comme les autres espèces du genre Tadorna présente des caractéristiques intermédiaires entre celles des oies (faible dimorphisme sexuel, participation du mâle aux soins à la couvée) et celles des canards (morphologie, voix).

Cet oiseau mesure entre 58 et 67 cm de longueur et de 100 à 120 cm d'envergure.

Le mâle a la tête noir verdâtre, un bec rouge avec une caroncule de même couleur, caractère sexuel visuel important lors de la parade nuptiale. Il porte une bande pectorale rousse d'où part une raie ventrale sombre, des ailes blanches avec les scapulaires et les rémiges primaires noires et le reste du corps blanc. La femelle est presque aussi colorée que le mâle et n'a pas de caroncule sur le bec.

Source: fr.wikipedia.org/wiki/Tadorne_de_Belon

 

Keep this song on yr mind^^ will this song win the eurovision song contest 2009 in Russia? This is the Swedish winner^^ ;)

  

a better version Malena Ernman - La Voix with lyrics

Can you keep a secret

Can you keep a secret

I'm in love with you

Can you make a promise

Can you make a promise

Stay forever true

Then I'm forever yours

 

Je t'aime, amour, quand j'entends la voix

Je t'aime, ma vie, c'est jamais sans toi

Je vis ma vie pour toi, c'est l'universe pour moi

Je t'aime, amour, quand j'entends la voix

 

Tell me what you're feeling

Tell me what you're feeling

I just wanna know

Tell me what you're dreaming

Tell me what you're dreaming

Let your feelings show

Stay and don't let go

 

Je t'aime, amour, quand j'entends la voix

Je t'aime, ma vie, c'est jamais sans toi

Je vis ma vie pour toi, c'est l'universe pour moi

Je t'aime, amour, quand j'entends la voix

 

Je vis ma vie pour toi, c'est l'universe pour moi

Je t'aime, amour, quand j'entends la voix

 

J'entends la voix

La voix

 

Pic taken at Good Life The GL SL and the eyes are from Deviant art Tears by Lorelai82 ;)

Face à la maison aux volets bleus, assis sur le banc de pierre, je profite de l’ombre dense du noyer ; le soleil tape fort…

La voix de Maman ne me lâche pas :

« Jean-Pierre, combien de fois faudra-t-il te le dire ? Ne reste pas à l’ombre d’un noyer, tu vas attraper mille morts !!! »

« Mille morts ! Comme tu y vas, Maman ! Une seule suffira, tu le sais bien... »

(Nojde)

 

Nikon D610 - Nikkor 80-200mm f/2.8D Ed

Certains possèdent une petite voix intérieure, moi j'ai une Sirène.

...............................................

 

Ma sirène est bleue comme les veines où elle nage

Pour l’instant elle dort sur la nacre

Et sur l’océan que je crée pour elle

Elle peut visiter les grottes magiques des îles saugrenues

Là des oiseaux très bêtes

conversent avec des crocodiles qui n’en finissent plus

Et les oiseaux très bêtes volent au-dessus de la sirène bleue

Les crocodiles retournent à leur boire

Et l’île n’en revient pas

ne revient pas d’où elle se trouve

où ma sirène et moi nous l’avons oubliée

 

Ma sirène a des étoiles très belles dans son ciel

Des étoiles blondes aux yeux noirs

Des étoiles rousses aux dents étincelantes

et des étoiles brunes aux beaux seins

Chaque nuit trois par trois

alternant la couleur de leurs cheveux

Ces étoiles visitent ma sirène

Cela fait beaucoup d’allées et venues dans le ciel

Mais le ciel de ma sirène n’est pas un ciel ordinaire

 

Ma sirène a sept bateaux sur son océan

Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi

Samedi et Dimanche

Les uns à vapeur les autres à voiles

Les uns rapides les autres lents

Mais tous beaux mais tous charmants

avec des marins connaissant leur métier

 

Ma sirène a des savons de toutes formes et de toutes couleurs

C’est pour laver sa jolie peau

Ma sirène a beaucoup de savons

L’un pour les mains

L’autre pour les pieds

Un pour hier

Un pour demain

Un pour chacun des yeux

Et celui-là pour sa queue d’écailles

Et cet autre pour les cheveux

Et encore un pour son ventre

Et encore un pour ses reins

 

Ma sirène ne chante que pour moi

J’ai beau dire à mes amis de l’écouter

Personne ne l’entendit jamais

Excepté un, un seul

Mais bien qu’il ait l’air sincère

Je me méfie car il peut être menteur.

 

Dessin d'une artiste fantastique, Mélissa

dencreetdesel.fr/page-a-propos/

 

& Poème de Robert DESNOS

   

Mamiya Super DeLuxe/Sekor 1.7/48mm/Kodak Tri-X 400

Voix, voie, vois sans issue...

La lune blanche

Luit dans les bois;

De chaque branche

Part une voix

Sous la ramée…

 

Ô bien-aimée.

 

L’étang reflète,

Profond miroir,

La silhouette

Du saule noir

Où le vent pleure…

 

Rêvons, c’est l’heure.

 

Un vaste et tendre

Apaisement

Semble descendre

Du firmament

Que l’astre irise…

 

C’est l’heure exquise !

 

Paul Verlaine, la lune blanche.

  

@ Snow Falls (The Four Seasons)

by Elyjia

maps.secondlife.com/secondlife/Orinoco%20Valley/143/71/25

photo Festival en baie de Saint-Brieuc

 

les photos représentées sur le parvis de la gare de Saint-Brieuc sont de Julien Defourny, "sur les voix des Amériques"

 

(Inscrite aux monuments historiques en 2014)

 

juin 2021

[Exposition “ON AIR” Palais de Tokyo, Paris.]

Tomás Saraceno’s exhibition ON AIR is an ecosystem in becoming, hosting emergent choreographies and polyphonies across human and non-human universes, among which spiders’ webs. The artworks reveal the common, fragile and ephemeral rhythms and trajectories between these worlds.

//Tomás Saraceno, entouré d’une équipe d’araignées, d’architectes, d’astrophysiciens et de chercheurs, invite à repenser poétiquement notre manière d’être au monde. ON AIR se présente comme un écosystème en mouvement, accueillant une chorégraphie à plusieurs voix entre humains et non-humains, où les œuvres révèlent les rythmes et trajectoires communs, fragiles, et éphémères qui unissent ces mondes.

Mon œil rêveur suit la barque lointaine

Qui vient à moi, faible jouet des flots ;

J'aime à la voir déposer sur l'arène

D'adroits pécheurs, de joyeux matelots.

Mais à ma voix, nulle voix qui réponde !

La barque est vide, et je n'ose approcher.

Nacelle vagabonde,

A la merci de l'onde,

Pourquoi voguer sans rame et sans nocher ?

 

La mer paisible et le ciel sans nuage

Sont embellis des feux du jour naissant ;

Mais dans la nuit grondait un noir orage ;

L'air était sombre et le flot menaçant !...

Quand l'espérance, en promesses féconde,

Ouvrit l'anneau qui t'enchaîne au rocher,

Nacelle vagabonde,

A la merci de l'onde,

Pourquoi voguer sans rame et sans nocher ?

 

Oui, ton retour cache un triste mystère !

D'un poids secret il oppresse mon cœur.

Sur cette plage, errante et solitaire,

J'ai vu pleurer la femme du pêcheur !

Es-tu l'objet de sa douleur profonde ?

Ses longs regards allaient-ils te chercher ?

Nacelle vagabonde,

A la merci de l'onde,

Pourquoi voguer sans rame et sans nocher ?

 

Amable Tastu.

 

“La voix de la mer parle à l’âme. Le contact de la mer est sensuel, et enlace le corps dans une douce et secrète étreinte.”

Kate Chopin

 

Thank you very much for your comments and for your faves.

(Please do not use without my written permission.)

.

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant

D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime,

Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même

Ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend.

 

Car elle me comprend, et mon coeur transparent

Pour elle seule, hélas! cesse d’être un problème

Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,

Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

 

Est-elle brune, blonde ou rousse? Je l’ignore.

Son nom? Je me souviens qu’il est doux et sonore,

Comme ceux des aimés que la vie exila.

 

Son regard est pareil au regard des statues,

Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a

L’inflexion des voix chères qui se sont tues.

 

Paul Verlaine, Poèmes saturniens

Dédiée à Nathalie Vallet-Papathéodorou, pour qui la rue est son musée, afin de lui souhaiter la bienvenue au groupe Incredible Street Art (www.flickr.com/groups/3919326@N25/)!

 

- Fully colorful voice

 

Dedicated to Nathalie Vallet-Papathéodorou, for whom the street is her museum, in order to welcome her to the group Incredible Street Art (www.flickr.com/groups/3919326@N25/)!

 

"J'ai ainsi vécu seul, sans personne avec qui parler 'véritablement, jusqu'à une panne dans le désert du Sahara, il y a six ans. Quelque chose s'était cassée dans mon moteur. Et comme je n'avais avec moi ni mécanicien, ni passagers, je me préparai à essayer de réussir, tout seul, une réparation difficile. C'était pour moi une question de vie ou de mort. J'avais à peine de l'eau à boire pour huit jours,

 

Le premier soir je me suis donc endormi sur le sable à mille milles de toute terre habitée. J'étais bien plus isolé qu'un naufragé sur un radeau au milieu de l'Océan. Alors vous imaginez ma surprise, au lever du jour, quand une drôle de petite voix m'a réveillé. Elle disait :

 

- S'il vous plaît... dessine-moi un mouton !

 

- Dessine-moi un mouton...

 

J'ai sauté sur mes pieds comme si j'avais été frappé par la foudre. J'ai bien frotté mes yeux. J'ai bien regardé. Et j'ai vu un petit bonhomme tout à fait extraordinaire qui me considérait gravement. Voilà le meilleur portrait que, plus tard, j'ai réussi à faire de lui. Mais mon dessin, bien sûr, est beaucoup moins ravissant que le modèle. Ce n'est pas ma faute. J'avais été découragé dans ma carrière de peintre par les grandes personnes, à l'âge de six ans, et je n'avais rien appris à dessiner, sauf les boas fermés et les boas ouverts.

 

je regardai donc cette apparition avec des yeux tout ronds d'étonnement. N'oubliez pas que je me trouvais à mille milles de toute région habitée. Or mon petit bonhomme ne me semblait ni égaré, ni mort de fatigue, ni mort de faim, ni mort de soif, ni mort de peur. Il n'avait en rien l'apparence d'un enfant perdu au milieu du désert, à mille milles de toute région habitée. Quand je réussis enfin à parler, je lui dis :

- Mais... qu'est-ce que tu fais là ?

 

Et il me répéta alors, tout doucement, comme une chose très sérieuse :

 

- S'il vous plaît... dessine-moi un mouton...

 

Quand le mystère est trop impressionnant, on n'ose pas désobéir. Aussi absurde que cela me semblât à mille milles de tous les endroits habités et en danger de mort, je sortis de ma poche une feuille de papier et un stylographe. Mais je me rappelai alors que j'avais surtout étudié la géographie, l'histoire, le calcul et la grammaire et je dis au petit bonhomme (avec un peu de mauvaise humeur) que je ne savais pas dessiner. Il me répondit :

 

- ça ne fait rien. Dessine-moi un mouton.

 

Comme je n'avais jamais dessiné un mouton je refis, pour lui, l'un des deux seuls dessins dont j'étais capable. Celui du boa fermé. Et je fus stupéfait d'entendre le petit bonhomme me répondre :

 

- Non ! Non ! je ne veux pas d'un éléphant dans un boa. Un boa c'est très dangereux, et un éléphant c'est très encombrant. Chez moi c'est tout petit. J'ai besoin d'un mouton. Dessine-moi un mouton.

 

Alors j'ai dessiné.

 

Il regarda attentivement, puis

- Non! Celui-là est déjà très malade. Fais-en un autre.

 

Je dessinai :

Mon ami sourit gentiment, avec indulgence.

 

- Tu vois bien... ce n'est pas un mouton, c'est un bélier. Il a des cornes...

 

Je refis donc encore mon dessin.

Mais il fut refusé, comme les précédents.

 

- Celui-là est trop vieux. je veux un mouton qui vive longtemps.

 

Alors, faute de patience, comme j'avais hâte de commencer le démontage de mon moteur, je griffonnai ce dessin-ci.

 

Et je lançai :

 

- ça c'est la caisse. Le mouton que tu veux est dedans.

Mais je fus bien surpris de voir s'illuminer le visage de mon jeune juge :

 

- C'est tout à fait comme ça que je le voulais ! Crois-tu qu'il faille beaucoup d'herbe à ce mouton ?

 

- Pourquoi ?

 

- Parce que chez moi c'est tout petit...

 

- Ça suffira sûrement. je t'ai donné un tout petit mouton.

 

Il pencha la tête vers le dessin

 

- Pas si petit que ça... Tiens Il s'est endormi...

 

Et c'est ainsi que je fis la connaissance du petit prince."

 

[Le Petit Prince de Saint-Exupéry (Chap. II)]

  

youtu.be/ANchsQz11po

 

Au bout du téléphone, il y a votre voix

Et il y a des mots que je ne dirai pas

Tous ces mots qui font peur quand ils ne font pas rire

Qui sont dans trop de films, de chansons et de livres

 

Je voudrais vous les dire

Et je voudrais les vivre

Je ne le ferai pas,

Je veux, je ne peux pas

Je suis seule à crever, et je sais où vous êtes

J'arrive, attendez-moi, nous allons nous connaître

 

Préparez votre temps, pour vous j'ai tout le mien

Je voudrais arriver, je reste, je me déteste

Je n'arriverai pas,

Je veux, je ne peux pas

Je devrais vous parler,

Je devrais arriver

 

Ou je devrais dormir

J'ai peur que tu sois sourd

J'ai peur que tu sois lâche

J'ai peur d'être indiscrète

Je ne peux pas vous dire que je t'aime peut-être

 

Mais si tu crois un jour que tu m'aimes

Ne crois pas que tes souvenirs me gênent

Et cours, cours jusqu'à perdre haleine

Viens me retrouver

 

Si tu crois un jour que tu m'aimes

Et si ce jour-là tu as de la peine

A trouver où tous ces chemins te mènent

Viens me retrouver

 

Si le dégoût de la vie vient en toi

Si la paresse de la vie

S'installe en toi

Pense à moi

Pense à moi

 

Mais si tu crois un jour que tu m'aimes

Ne le considère pas comme un problème

Et cours et cours jusqu'à perdre haleine

Viens me retrouver

 

Si tu crois un jour que tu m'aimes

N'attends pas un jour, pas une semaine

Car tu ne sais pas où la vie t'emmène

Viens me retrouver

 

Si le dégoût de la vie vient en toi

Si la paresse de la vie

S'installe en toi

Pense à moi

Pense à moi

 

Mais si tu...

Rassemblement à Paris à l'occasion du 25 novembre, journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes.

Un tout petit rassemblement entre midi et deux en ce jour de semaine, il ne fallait pas habiter ou travailler trop loin de la place de la République pour pouvoir s'y rendre.

November 25 (the International Day for the Eradication of Violence Against Women)

Pour les singuliers, les fragiles, les nostalgiques, les inadaptés, les démunis, les indécis, les malmenés, les lucides, les blessés, les exilés, les terrifiés, les sans-voix, les sans-ailes, les oubliés, les échoués, les exclus, les errants, les justes, les poètes, les un peu ours, les meurtris, les trop timides, les lunaires, les écorchés, les névrosés, les abîmés, les révoltés, les naïfs, les maladroits, les mal à l'aise, les qui rêvent, les qui doutent, les libres, les égarés…

 

www.youtube.com/watch?v=nDLvbxz0jn4

The lead female singer for Àbájade, Diambar, remains a bit of mystery. She reveals little on social media. Based in France, but probably born in Senegal, she sings with verve and is a perfect singing partner for Cyprien Corgier. The cool venue of 'Fabrica des Artes' (FAC) on the westside of Havana provided a sophisticated atmosphere and audience. Àbájade is a group of musician from Paris and at this concert; they were even stronger with the participation of some Cuban musicians. It was a party from the first note! This was taken on the last day of the jazz festival and the atmosphere was electric. 'La Fabrica' is definitely worth to visit even when there are no concerts. La Fabrica has rotating exhibits of paintings, sculpture and photography.

 

293. Havana P1060778; Taken 2024-Jan 28. Upload 2024-Feb 21.

   

Radio Fréquence Paris Plurielle

Radio associative sans publicités depuis 1992

www.rfpp.net/

Pendant que la mer gronde et que les vagues roulent,

Et que sur l'horizon les tumultes s'écroulent,

Ce veilleur, le poète, est monté sur sa tour.

 

Ce qu'il veut, c'est qu'enfin la concorde ait son tour.

 

Jadis, dans les temps noirs comme ceux où nous sommes,

Le poète pensif ne se mêlait aux hommes

Que pour les désarmer et leur verser son coeur ;

Il aimait le vaincu sans haïr le vainqueur ;

Il suppliait l'armée, il suppliait la ville ;

Aux vivants aveuglés par la guerre civile

Il montrait la clarté du vrai, du grand, du beau,

Etant plus qu'eux tourné du côté du tombeau ;

Et cet homme, au milieu d'un monde inexorable,

Etait le messager de la paix vénérable.

Il criait : N'a-t-on point assez souffert, hélas !

Ne serons-nous pas bons à force d'être las ?

C'était la fonction de cette voix qui passe

De demander à tous, pour tous, Paix ! Pitié ! Grâce !

Les devoirs sont encor les mêmes aujourd'hui.

Le poète, humble jonc, a son coeur pour appui.

Il veut que l'homme vive, il veut que l'homme crée.

Le ciel, cette demeure inconnue et sacrée,

Prouve par sa beauté l'éternelle douceur ;

La poésie au front lumineux est la soeur

De la clémence, étant la soeur de l'harmonie ;

Elle affirme le vrai que la colère nie,

Et le vrai c'est l'espoir, le vrai c'est la bonté ;

Le grand rayon de l'art c'est la fraternité.

 

À quoi bon aggraver notre sort par la haine ?

Oh ! si l'homme pouvait écouter la géhenne,

Si l'on savait la langue obscure des enfers, —

De cette profondeur pleine du bruit des fers,

De ce chaos hurlant d'affreuses destinées,

De tous ces pauvres coeurs, de ces bouches damnées,

De ces pleurs, de ces maux sans fin, de ces courroux,

On entendrait sortir ce chant sombre : Aimons-nous !

 

L'ouragan, l'océan, la tempête, l'abîme,

Et le peuple, ont pour loi l'apaisement sublime,

Et, quand l'heure est venue enfin de s'épouser,

Le gouffre éperdu donne à la terre un baiser !

Car rien n'est forcené, terrible, effréné, libre,

Convulsif, effaré, fou, que pour l'équilibre ;

Car il faut que tout cède aux branches du compas ;

Car l'indignation des flots ne dure pas,

L'écume est furieuse et n'est pas éternelle ;

Le plus fauve aquilon demande à ployer l'aile ;

Toute nuit mène à l'aube, et le soleil est sûr ;

Tout orage finit par ce pardon, l'azur.

 

Victor Hugo.

 

S’accordant à merveille dans l’infinie palette de couleurs de la prairie fleurie, le plastron orange encadré de moustaches blanches du Tarier des prés est plus difficile à repérer que la jolie strophe ventriloque qu’il lance depuis la tige d’une ombellifère. Pour celui qui devine le drame qui guette sa nichée, ce crépitement joyeux s’assimile plutôt à un appel à l’aide.

Voix

  

Statut de menace

Espèce prioritaire pour une conservation ciblée

vulnérable (VU)

 

Voir :

www.vogelwarte.ch/fr/oiseaux/les-oiseaux-de-suisse/tarier...

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