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Padog, Snowdonia, North Wales

Can I be more clear? Wrote this with 200-foot tall letters using GPS graffiti, must've covered almost 2 miles!

 

Flickr, it's time to accept the inevitable and set a date for The Day of the Donut.

 

See the Google Map. Visit Donut HQ. More ambitious than the last time

Waterfall on the Afon Eidda at Padog, just before the river's confluence with the Conwy.

Waterfall on the Afon Eidda at Padog, just before the river's confluence with the Conwy.

Located in San Francisco’s beautiful Golden Gate Park.

mémoire2cité - La majeure partie du territoire de la commune des Ulis se trouve sur le plateau de Courtaboeuf, au

 

coeur du Hurepoix, cet ancien « pays » d’Île-de-France qui s’étend du sud de Paris à la Beauce

 

étampoise. Ce plateau ne présente que peu de variations de reliefs, avec une altitude moyenne

 

supérieure à 150 mètres. Seul le lieu-dit du Bois Marie, situé au nord-ouest, est implanté à une

 

altitude de 87 mètres, sur le versant sud de la vallée de l’Yvette. Aucun cours d’eau n’irrigue Les Ulis.

 

Le ruisseau du Rouillon, qui prend sa source dans la ville voisine de Villejust, matérialise la frontière

 

est de la commune. L’unique point d’eau d’importance est le vaste étang du Parc Nord, qui a été

 

aménagé en lisière de la forêt qui sépare Les Ulis de Bures-sur-Yvette. Il s’agit en réalité d’un bassin

 

de retenue.

 

Le sol du plateau est recouvert de limons loessiques très fertiles, ce qui explique sa mise en valeur

 

agricole précoce. Les études géologiques ont démontré que sous ces limons s’étendaient

 

successivement une couche d’argile sableuse à meulières, dite argile à meulière de Montmorency, et

 

une couche de sable et de grès de Fontainebleau.

 

La ville a paradoxalement été bâtie à l’écart du réseau de transports en commun, les gares les plus

 

proches étant celles d’Orsay et de Bures-sur-Yvette, sur la ligne B du RER. Des services

 

intercommunaux et départementaux d’autobus permettent de s’y rendre. Cependant, un dense

 

maillage de liaisons routières parcourt la commune et remédie à sa desserte : la route nationale 118

 

coupe le territoire du nord au sud et débouche, à proximité de Marcoussis, sur un échangeur

 

autoroutier avec la route nationale 104 (la Francilienne) et l’autoroute A 10. Elle est doublée sur sa

 

rive droite par la route départementale 446 et reliée au sud à la route départementale 35, qui fait

 

Carte postale des années 1970, présentant une vue générale du Parc Nord, avec son étang.

 

office de rocade pour l’accès à la ville et au centre commercial Ulis 2. Au nord, la route

 

départementale 188 emprunte l’ancien tracé de la voie de chemin de fer Paris-Chartres par

 

Gallardon. A l’intérieur de l’agglomération, de larges avenues complètent ce dispositif et prennent le

 

nom d’anciennes provinces françaises, en respectant leur position géographique d’origine, Provence

 

au sud-est, Guyenne au sud-ouest, Berry au centre, Alsace, Ardennes et Champagne au nord-est,

 

Normandie au nord-ouest.

 

Plan de la commune des Ulis, avec ses différents quartiers.

 

Le territoire de la commune adopte la forme d’un V, dont les deux branches sont séparées par le

 

quartier de Mondétour, qui dépend de la ville d’Orsay. En périphérie, au sud-est, se trouve une zone

 

résidentielle pavillonnaire, dénommée la Queue d’Oiseau, qui est isolée de la voie rapide par une

 

coulée verte ; tout en garantissant une continuité visuelle harmonieuse avec Mondétour, elle permet

 

de préserver la cité des nuisances causées par l’activité du parc de Courtaboeuf, sis à l’est. En

 

bordure de la rocade sud sont installés le centre commercial Ulis 2 et la chaufferie centrale qui

 

alimente toutes les résidences. Edifiée en 1972, elle a été raccordée en 1984 à l’incinérateur

 

d’ordures ménagères de Villejust, pour bénéficier d’une nouvelle source d’énergie et réduire le coût

 

de l’eau chaude. Le tissu urbain est ponctué de larges espaces verts apportant des respirations

 

paysagères : le parc Nord, avec ses équipements sportifs et son lac de 27 000 m2, auxquels répondent

 

un autre parc de dimensions plus modestes, au sud (baptisé Parc Urbain et agrémenté d’un théâtre

 

de verdure et de serres pédagogiques) et des jardins familiaux. Toute la partie ouest des Ulis est

 

occupée par une zone résidentielle formée de logements collectifs, de type barres d’immeubles ou

 

tours, construits sur des dalles, qui dissocient les bâtiments du niveau de la rue. Le cheminement

 

piéton est ainsi sécurisé et s’opère entre les quartiers par des passerelles ou des tunnels, qui

 

entremêlent le nom des résidences (Amelines, Courteraines) ou rendent hommage à des astres

 

(Lune, Soleil) et à des saisons (Automne, Printemps). Les résidences s’étagent du RDC + 2 au RDC+ 15

 

– les plus élevées étant localisées dans le centre de la commune (les Hautes Bergères, la Daunière,

 

les Hautes Plaines). Elles sont au nombre de 34, et abritent plus de 9500 logements, dont près de la

 

moitié en locatif.

 

2. LES ULIS…AVANT LES ULIS : LE PLATEAU AGRICOLE DE MONDETOUR

 

La plus ancienne occupation du site des Ulis remonte vraisemblablement à l’Âge du Bronze, comme

 

en témoigne la découverte, en 1977, d’une hache à talon en pierre polie à proximité de la ferme du

 

Grand Vivier, dans la Zone d’Activités de Courtaboeuf5. Les fouilles conduites au moment de

 

l’aménagement des fondations du lycée de l’Essouriau (vers 1980), au sud de la ville, ont mis à jour

 

une « fosse dépotoir », qui contenait des fragments de poteries, quelques objets de parure (fibules),

 

des monnaies, des pesons de tisserands, des perles de verre et des grains de blé carbonisés. Le

 

travail des archéologues a permis d’en déduire l’existence, à l’époque gallo-romaine, d’un petit

 

village situé non loin d’un carrefour routier.

 

Des seigneuries sont attestées aux lieux-dits de Courtaboeuf et du Grand Vivier dès le XIIe siècle, dans

 

le cartulaire du prieuré de Notre-Dame-de-Longpont. Le nom de la commune proviendrait du fief des

 

Ullys, mentionné, lui, dès le XIVe siècle et dont l’appellation dériverait d’un terme d’ancien français

 

5 Cette hache est aujourd’hui conservée au Musée d’Archéologie Nationale et du Domaine National de Saint-

 

Germain-en-Laye.

 

Panorama des Ulis depuis le nord de la commune.

 

signifiant brûler, défricher par écobuage. C’est sans doute cette pratique qui permit, dès le Moyen

 

Âge, de dégager le plateau boisé pour le mettre en culture.

 

Jusqu’au début du XXe siècle, en effet, le territoire de l’actuelle ville des Ulis est un plateau agricole

 

prospère, divisé entre les communes voisines de Bures-sur-Yvette et Orsay. Sa mise en valeur est

 

organisée par de grandes fermes, dont les principales sont celles de Courtaboeuf et du Grand Vivier,

 

aux vastes emprises. Elles pratiquent l’élevage (de bovins et d’ovins), ainsi que la culture du blé, de la

 

pomme de terre, de la fraise, du haricot et de la betterave à sucre.

 

A partir de 1920, cet équilibre est bouleversé par la construction du lotissement de Mondétour, sur

 

la partie orcéenne du plateau. Cependant, ce dernier conserve un aspect agricole marqué, jusqu’à la

 

création de la ZUP Bures-Orsay, en 1960.

 

Vue générale de la ferme de Courtaboeuf. Située à l’intersection des trois communes d’Orsay, de

 

Villejust et de Villebon-sur-Yvette, elle se trouve aujourd’hui cernée par la Zone d’Activités de

 

Courtaboeuf, à laquelle elle a donné son nom.

 

Le fief de Courtaboeuf apparaît dans les sources écrites dès la fin du XIIe siècle, dans le cartulaire du prieuré

 

de Notre-Dame-de-Longpont. Le bâtiment le plus ancien de ce remarquable ensemble pourrait être la longue

 

aile située au nord de la cour (ci-dessus), datée du XVIIe siècle. De plan rectangulaire régulier, elle se distingue

 

par sa belle maçonnerie en moellons de meulière, calcaire et silex, partiellement enduite, et par ses trois

 

hautes portes charretières à linteau de bois. Possession des seigneurs d’Orsay durant tout le XVIIIe siècle, la

 

ferme est vendue comme bien national sous la Révolution. Une distillerie d’alcool de betterave y est

 

mentionnée en 1899, dans la Monographie de l’Instituteur. L’élevage et la culture céréalière sont les

 

principales activités de la ferme jusqu’en 1960 – date de son rachat par la Caisse des Dépôts et Consignations,

 

dans le cadre de l’opération de la ZUP Bures-Orsay. Elle abrite aujourd’hui différents équipements de la Zone

 

d’Activités : médecine du travail, restaurant, salle des fêtes, ateliers et bureaux de la SAMBOE.

 

Vue générale de la ferme du Grand Vivier.

 

Le ruisseau du Rouillon

 

prend sa source non loin

 

de la cour de la ferme

 

de Courtaboeuf, qui

 

était autrefois entourée

 

de douves – dont

 

subsistent quelques

 

vestiges (ci-contre).

 

Egalement cernée par la Zone d’Activités, la ferme du Grand Vivier abrite depuis 1970 un centre de

 

secours des sapeurs-pompiers. Son appellation aurait pour origine la présence d’un étang à

 

carpes. Dans les années 1950, de grandes serres dévolues à l’horticulture avaient été installées

 

dans la ferme. Elles ont été transférées dans le Parc Urbain des Ulis, pour continuer à concourir au

 

fleurissement des espaces verts de la ville.

 

3. LES ULIS, UNE ZUP DEVENUE VILLE

 

La création de la ZUP Bures-Orsay

 

En 1958, le Plan d’Aménagement et d’Organisation de la Région Parisienne (PADOG), élaboré sous

 

l’égide de Paul Delouvrier, prévoit la création d’une dizaine de Zones à Urbaniser en Priorité (ZUP).

 

L’une d’entre elles, d’une surface de 265 hectares, doit voir le jour sur le plateau de Mondétour, à

 

cheval sur les communes de Bures-sur-Yvette et d’Orsay. A la fin des années 1950, le développement

 

industriel et scientifique de la vallée de Chevreuse et de ses environs (grandes écoles, Commissariat à

 

l’Energie Atomique, implantation d’une annexe de la Faculté des Sciences de Paris) attire de

 

nombreux enseignants, chercheurs et étudiants à la recherche d’un travail. Conjugué à la nécessité

 

de soulager la pression démographique de la Petite Couronne, il réclame la construction d’un vaste

 

parc de logements. Dès 1959, la Société Foncière de la Région Parisienne (SFRP), filiale de la Caisse

 

des Dépôts et Consignations, acquiert 350 hectares de terrain sur le plateau de Mondétour, dans le

 

but de lancer cette colossale entreprise. Très vite le projet évolue, et il est décidé d’édifier une

 

véritable ville, compte-tenu de l’éloignement des bourgs de Bures et d’Orsay, ne pouvant accueillir

 

que 40 000 à 50 000 habitants. Ce choix est guidé par la volonté d’orienter la croissance urbaine vers

 

des formes harmonieuses, étalées, pensées de manière plus globale et sur un temps long, en

 

supprimant au maximum les nuisances sonores et environnementales. Durant cette période sort de

 

terre le grand ensemble de Massy-Antony, qui sera vite contesté et servira de repoussoir idéologique

 

aux projets concomitants.

 

Malgré quelques réticences initiales, les communes de Bures et Orsay acceptent qu’une ZUP soit

 

définie sur leur territoire, pour assurer au futur chantier une unité d’action et des financements. Le

 

30 novembre 1960, un arrêté ministériel instaure la ZUP de Bures-Orsay. La maîtrise d’oeuvre des

 

travaux est confiée à une société d’économie mixte spécialement créée le 4 décembre 1962 et

 

baptisée Société d’Aménagement de Bures-Orsay (SAMBO). En plus d’acheter, de viabiliser et de

 

vendre les terrains aux promoteurs, cette dernière doit réfléchir à l’incorporation de la nouvelle ZUP

 

dans le contexte régional et établir un planning pour les opérations. Le fait que la ZUP s’étende sur

 

deux communes pose rapidement des problèmes de gestion. Afin de les résoudre, les municipalités

 

instituent en parallèle le district urbain de Bures-Orsay (DUBO), le 13 mars 1964. Il est composé de

 

22 délégués issus des conseils municipaux de Bures et d’Orsay. La présidence alterne annuellement

 

entre les maires des deux villes.

 

Le plan-masse : le projet d’une « ville humaine »

 

Les communes de Bures et d’Orsay acceptent le plan-masse de la ZUP en 1964. Il est fourni par les

 

architectes Robert Camelot (1903-1992) et François Prieur (1921-2002), qui ont respectivement

 

participé aux premiers plans du quartier de la Défense6 et dirigé l’atelier d’urbanisme du Service

 

d’Aménagement de la Région Parisienne7. Il prévoit la construction d’environ 10 000 logements

 

(5950 en location, 3050 en accession à la propriété, 350 logements individuels et 4 000 chambres

 

6 Grand Prix de Rome en 1933, Robert Camelot est l’un des co-auteurs du CNIT (Centre des Nouvelles Industries

 

et Technologies) de La Défense.

 

7 Qui deviendra en 1976 l’IAURIF (Institut d’Aménagement et d’Urbanisme de la Région Île-de-France),

 

rebaptisé en 2008 IAU.

 

d’étudiants équivalent à 1000 logements HLM). Ce plan-masse délimite les voies de circulation, les

 

principaux quartiers et les emplacements réservés aux équipements. Inspiré par la charte d’Athènes

 

et les leçons du Corbusier, il repose sur la dissociation des fonctions résidentielles et de circulation.

 

Plan de zonage extrait de « Les Ulis, une ville nouvelle aux portes de Paris ». Brochure conservée dans

 

le fonds documentaire d’Île-de-France (Domaine de Sceaux, Parc et Musée de l’Île-de-France). Janvier

 

1969.

 

Ce plan présente plusieurs axes forts. Les voies piétonnes, bordées de commerces, et les voies

 

automobiles sont strictement séparées et réparties sur deux niveaux superposés, afin que les

 

habitants puissent traverser la ville sans jamais rencontrer une voiture. Les garages sont enterrés.

 

Schéma de circulation. Les voies réservées aux piétons sont en gris foncé. Annales de l’Institut

 

technique du bâtiment et des travaux publics n°264 (décembre 1969).

 

Des passerelles enjambant les routes permettent de relier les différents quartiers, qui sont conçus

 

comme des unités indépendantes, bâtis sur une dalle ou autour d’un espace planté.

 

La passerelle de l’esplanade de la République à la résidence Millepertuis.

 

Les bâtiments sont concentrés au nord de la ZUP pour « apparaître à la vallée comme une ligne de

 

crête à travers bois ». Leur hauteur diminue à mesure que l’on s’éloigne du centre. Ce système de

 

dégradé progressif permet d’incorporer en douceur la nouvelle commune aux zones pavillonnaires

 

périphériques et à la campagne. Chaque quartier est prévu pour recevoir une forme architecturale

 

propre - ce qui permet de les distinguer les uns des autres et de leur conférer une identité. Une place

 

de choix est réservée aux espaces verts, avec des essences sélectionnées en fonction de la nature des

 

terrains. A travers ce plan-masse, véritable utopie, le souhait de Camelot et Prieur est d’édifier une

 

ville en harmonie avec la population, qui concilie la vie résidentielle et familiale avec la vie active et

 

sociale. Les deux architectes rejettent toute distorsion brutale de l’existant – l’appellation des

 

résidences provient ainsi des noms de terroirs mentionnés sur le cadastre napoléonien.

 

La construction des logements

 

La construction de la ZUP commence en 1965 et s’achève à la fin des années 1970. Le gros-oeuvre

 

des différents immeubles est réalisé en béton et la préfabrication lourde est le principal procédé

 

engagé. Les premiers promoteurs sont imposés par l’Etat. Sur le territoire d’Orsay interviennent la

 

RIVP (Régie Immobilière de la Ville de Paris), l’Office HLM de Seine-et-Oise (opération de

 

Chanteraine) et l’OCIL (Office Central Interprofessionnel de Logement – programme de

 

Courdimanche). La LOGIREP et la SCIC (Société Civile Immobilière de la Caisse des Dépôts) agissent

 

sur la commune de Bures-sur-Yvette. La SAMBO ne parvient à faire entendre ses choix pour les

 

promoteurs que dans les années 1970.

 

Dès le début des travaux, des modifications majeures sont apportées au projet soumis par les

 

architectes en chef. Les communes de Bures et d’Orsay, plutôt que d’élever des tours au milieu des

 

champs, débutent la construction de la ZUP par ses extrémités, à partir de leur propre

 

agglomération, pour assurer une continuité avec les espaces bâtis existants. Ce parti pris conduit à la

 

mise en place bien involontaire, entre leurs périmètres d’intervention respectifs, d’une zone de « no

 

man’s land », figée dans la boue et perpétuellement en chantier. Camelot et Prieur souhaitaient au

 

contraire que l’urbanisation des Ulis se développe à partir d’un noyau primitif central, qui ferait

 

ensuite tâche d’huile, de manière à ce que des quartiers puissent être livrés au fur et à mesure de

 

l’opération aux habitants. D’autre part, des trottoirs sont établis le long des routes, au mépris de la

 

séparation des voies piétonnes et automobiles qui devait être instaurée.

 

Plan-masse du premier quartier réalisé. Au nord se trouve la résidence des Bathes, inaugurée en 1968

 

et au sud, celle de Courdimanche. Annales de l’Institut technique du bâtiment et des travaux publics

 

n°264 (décembre 1969).

 

Les premiers bâtiments sortis de terre, entre 1966 et 1970, dans le prolongement immédiat de Bures

 

et d’Orsay, sont de taille moyenne. Les résidences des Bathes et de Courdimanche en offrent

 

l’exemple.

 

La résidence des Bathes, réalisée par l’architecte Emile Aillaud, regroupe 213 logements. Elle forme

 

un ensemble de 14 unités tripodes de type RDC + 4, dont les murs sont recouverts de mosaïque

 

satinée. La forme architecturale des immeubles, ainsi que les cours et les passages ménageant des

 

effets de surprise, doivent permettre aux habitants de constamment redécouvrir leur environnement

 

quotidien.

 

Vue générale de la résidence des Bathes. Les unités de logements sont en arc de cercle ; elles se

 

rejoignent sur un mur-pignon aveugle.

 

L’environnement paysager est très travaillé. Quant aux façades, elles sont animées par des placages

 

de mosaïque alternant avec des bandeaux de fenêtres. Les passages couverts aménagés au rez-dechaussée

 

des immeubles, avec leur structure sur pilotis, laissent tout loisir à la vue de se promener

 

librement d’un ensemble à un autre, pour éviter toute sensation d’enfermement.

 

La résidence de Courdimanche, construite sur une dalle, met en application le principe de séparation

 

des voies de circulations piétonnes et automobiles. Dans le but de créer un espace animé et

 

convivial, les immeubles ne sont pas dispersés, mais regroupés autour d’une rue (l’avenue de

 

Bourgogne).

 

Vue générale de la résidence de Courdimanche, caractérisée par l’articulation de volumes simples et

 

géométriques. Ses immeubles, de plan rectangulaire régulier, sont de type RDC + 5, sous toit-terrasse.

 

La monotonie est contrecarrée par les loggias rentrantes et la projection d’éléments plastiques vers

 

l’extérieur : balcons, gaines d’ascenseurs…qui forment autant de reliefs.

 

Ces deux résidences des Bathes et de Courdimanche accueillent les premiers habitants des Ulis en

 

1968, alors que l’eau courante n’est pas encore installée dans tous les immeubles et qu’il n’existe pas

 

de commerces pour se ravitailler. Cette même année, la SAMBO et le DUBO attribuent un nom issu

 

de la toponymie locale à la ZUP de Bures-Orsay : Les Ulis. Très vite, les autorités renoncent à réserver

 

les logements aux seuls étudiants ; ils sont proposés à des familles de classe moyenne, plutôt jeunes,

 

avec souvent des enfants en bas âge. Pour répondre à leurs préoccupations et augmenter le nombre

 

de structures d’accueil scolaires et de l’enfance (crèches, écoles, cantines), est institué en 1968

 

l’OGESE (Office de Gestion des Equipements Socio-éducatifs).

 

A la fin des années 1960 et au début des années 1970, des résidences de hautes dimensions

 

succèdent aux premiers ensembles de taille moyenne. Elles correspondent à une seconde phase

 

d’urbanisation des Ulis, au cours de laquelle la ville « se bâtit sur la ville », à la verticale, en

 

conquérant les cieux pour se donner l’image d’une cité élevée grâce à la prouesse technique. Les

 

Hautes Bergères, La Daunière, les Avelines et les Hautes Plaines surgissent du sol.

 

Carte postale des années 1970. Vue générale de la résidence des Hautes Plaines.

 

La résidence des Hautes Plaines, comportant 400 logements, est ainsi réalisée par les architectes

 

Georges-Henri Pingusson et François Prieur. Ses appartements, de grande taille (F5, F6, F7), sont

 

conçus pour accueillir des familles nombreuses. Tous traversants, ils possèdent deux salles de séjour,

 

l’une pour les parents et l’autre pour les enfants. Mais cette partition reste flexible, grâce à un

 

système de cloisons intérieures amovibles. Les décrochements de façade garantissent une certaine

 

intimité aux habitants et préservent de la transmission des bruits de voisinage. Les espaces

 

extérieurs, agrémentés d’aires de jeux et de surfaces boisées, respectent la séparation des voies

 

piétonnes et automobiles et proposent différents lieux de sociabilité pour les plus jeunes – dont par

 

exemple un théâtre de plein air. Le plan des immeubles exploite au maximum les dispositions du site,

 

à la jonction entre le quartier pavillonnaire de Montjay et le centre, en offrant des vues sur trois ou

 

quatre points cardinaux à la fois.

 

Plan-masse de la résidence des Hautes Plaines. Annales de l’Institut technique du bâtiment et des

 

travaux publics n°264 (décembre 1969).

 

Carte postale des années 1970. Vues générales de la résidence des Hautes Plaines.

 

A partir de 1970, l’urbanisation de la commune entre dans une nouvelle phase. Le contexte a

 

changé : le gigantisme des grands ensembles est de plus en plus contesté et la relance de la

 

construction individuelle est au coeur des discussions. Pour offrir une alternative aux hautes tours

 

d’une quinzaine d’étages élevées dans le centre ville, les dernières résidences construites, telles le

 

Mas Laurent ou La Vaucouleur, sont constituées de petits bâtiments de deux ou trois étages.

 

Vue générale de la résidence de La Vaucouleur. Outre l’échelle plus humaine, le choix d’une

 

construction semi-artisanale, avec toitures de tuile et matériaux bon marché, contraste avec les

 

barres et les tours de la période précédente.

 

Les disparités de hauteur et de taille, les retraits et les décrochements, ainsi que les terrasses et

 

loggias, évitent la monumentalisation des bâtiments et contribuent à individualiser les logements qui

 

apparaissent comme de petites maisons regroupées autour d’une place de village. La densité est ainsi

 

atteinte, mais sans les désagréments de la promiscuité.

 

En 1972-1973, en raison de l’engouement croissant des ménages pour la maison individuelle

 

permettant l’accession à la propriété, le périmètre de la ZUP est étendu vers le sud : la zone

 

pavillonnaire de la Queue d’Oiseau voit le jour, sur des terrains qui, par bonheur, avaient déjà été

 

viabilisés grâce à l’implantation du centre commercial Ulis 2. En 1975, les différents logements de la

 

ZUP Bures-Orsay accueillent 20 283 habitants.

 

Vue générale de la zone pavillonnaire de la Queue d’Oiseau.

 

La création de la zone d’activités et du centre commercial

 

En plus des logements, la ZUP de Bures-Orsay voit la construction de deux autres éléments majeurs

 

durant les années 1960 et 1970 : la zone d’activités de Courtaboeuf et le centre commercial Ulis 2.

 

L’aménagement d’une zone d’activités, en annexe de la zone d’habitation, est posé, dès l’origine,

 

comme une condition préalable à la naissance de la ZUP. Les responsables du projet souhaitent

 

accentuer la vocation scientifique de la région en créant une zone industrielle réservée aux

 

laboratoires et aux industries de recherche. Il s’agit aussi de favoriser la naissance d’un bassin

 

d’emploi destiné à stabiliser les nouveaux habitants et de collecter les recettes fiscales

 

indispensables au financement des équipements de la ZUP. La réalisation de cette zone d’activités de

 

210 hectares (dont 80 compris dans le périmètre des communes voisines de Villejust et Villebon-sur-

 

Yvette) est confiée à la SAMBO en mai 1964. En juillet 1967, un arrêté de déclaration d’utilité

 

publique est pris par le préfet de l’Essonne pour l’acquisition des terrains complémentaires. La zone

 

d’activités est entièrement implantée sur le plateau plat et dénudé situé à l’est de la ville ; elle prend

 

le nom de la grande ferme sise sur son territoire. Rapidement desservie par les transports (A10, RN

 

118, Francilienne, RER B et proximité de l’aéroport d’Orly), elle attire de nombreuses sociétés dès la

 

fin des années 1960. En 1967, Atochem s’y installe, suivie en 1968 par Hewlett-Packard. En 1973, les

 

entreprises de la zone d’activités de Courtaboeuf emploient 1 200 personnes. Très vite, le parc

 

devient un lieu important de l’industrie de pointe, bien qu’il ne fournisse en fait du travail qu’à peu

 

d’habitants de la ZUP.

 

Plan de situation de la zone d’activités de Courtaboeuf. Septembre 1979. Archives Départementales de

 

l’Essonne. La zone est organisée sur le modèle des parcs industriels américains, avec de larges

 

avenues, des infrastructures collectives (caserne de pompiers, centre de tri postal, agences bancaires,

 

médecine du travail…) et un paysage arboré.

 

A la différence de la zone d’activités, le centre commercial Ulis 2 n’était pas présent dans les

 

premiers projets de la ZUP. Son aménagement a représenté une évolution de taille par rapport au

 

plan-masse initial. Pour les architectes en chef Robert Camelot et François Prieur, les commerces

 

devaient s’installer le long des rues piétonnes, pour les rendre plus animées et se répartir entre un

 

centre principal, rayonnant sur l’ensemble de la ZUP et de petits centres secondaires au sein de

 

chaque quartier, situés à moins de 500 mètres des habitations les plus éloignées. Les « boutiques »

 

de Courdimanche, édifiées sur les plans de François Prieur, constituent un exemple de ces centres

 

secondaires. Elles voient le jour en 1968, alors que la résidence de Courdimanche vient d’être livrée.

 

Au nombre de seize, elles sont conçues comme un lieu de promenade agréable, avec des accès

 

piétons dans toutes les directions. Chaque boutique présente une toiture à deux pans, laissant libre

 

un important volume à l’intérieur, avec une ossature et une superstructure légères en béton

 

Vue générale des boutiques de Courdimanche.

 

En complément de ces centres satellites, un centre commercial principal avait été prévu dans le planmasse

 

de 1964, dans la partie centrale de la ZUP, le long d’un axe nord-sud, les Champs Lasniers, qui

 

aurait incarné l’épine dorsale de la ville. Mais dans les années 1968-1969, la SAMBO reconsidère ce

 

choix, notamment face à l’évolution des habitudes de consommation. Elle décide de bâtir un centre

 

commercial à vocation pluricommunale au sud de la ZUP, au lieu-dit La Folie-Bessin. Diverses

 

propositions sont examinées : c’est celle du consortium De Balkany, également auteur du projet de la

 

ZAC de Chevry 2, sur la commune de Gif-sur-Yvette, qui est retenue. Dérivant des conceptions

 

américaines, elle suggère d’implanter le grand magasin sur un noeud routier, pour drainer les clients

 

désireux de faire leurs courses en voiture. Le centre commercial Ulis 2 ouvre ses portes en novembre

 

1973. D’une surface de 42 000 m², il contient alors 65 magasins, 3 restaurants et 4 cinémas et

 

dispose de 3 000 places de parking. De par son importance et sa position charnière, il a totalement

 

modifié l’activité des petits centres prévus par Robert Camelot et François Prieur.

 

Vue générale du centre commercial Ulis 2.

 

Le problème des transports

 

Dans le même temps, et alors que la ZUP est en pleine phase de concrétisation, se pose avec acuité

 

le problème des transports. Les conseils municipaux de Bures et d’Orsay s’inquiètent, face à l’arrivée

 

d’une population si nombreuse, de la desserte des résidences, dans un secteur déjà soumis à

 

d’importants pics de circulation, avec la proximité de la RN 188 Paris-Chartres, grande voie de transit

 

nord-sud et de la Faculté d’Orsay. Diverses réponses sont envisagées et en 1969, un projet de

 

téléphérique reliant la vallée au plateau est mis à l’étude. Le trajet comporte trois stations : une gare

 

de départ au centre des Ulis (aux Champs Lasniers), une étape au sein du Parc Nord, puis une arrivée

 

à Bures.

 

Ce mode de transport apparaît alors avantageux en termes de régularité, de ponctualité, de gain de

 

temps et de confort. Le travail de prospective sera poussé très loin, mais le téléphérique, malgré un

 

concours d’idées lancé par le préfet de l’Essonne en 1973, ne verra finalement pas le jour, faute de

 

crédits. En l’absence d’une solution privilégiée, la fréquence des trains de la ligne Paris-Sceaux est

 

augmentée et les rames sont rallongées aux heures de pointe. En 1968 est mis en circulation le

 

premier autobus reliant Les Ulis à Orsay ; d’autres suivront. L’ouverture de l’A 10, en 1972, avec une

 

bretelle spécifique desservant la ZUP, reporte sur le trafic routier la question du désenclavement de

 

ce qui est d’ores et déjà considéré comme une nouvelle ville – et va bientôt le devenir.

 

Une ZUP devenue ville

 

Au début des années 1970, l’entrée en vigueur de la réglementation des Zones d’Aménagement

 

Concerté (ZAC), qui remplacent les anciennes ZUP, complique la situation des Ulis. Ces ZAC,

 

instaurées par la loi d’orientation foncière du 30 décembre 1967, rendent obligatoire l’établissement

 

d’un plan d’urbanisme, dénommé Plan d’Aménagement de Zone (PAZ). Mais ce document intervient

 

Préfiguration du téléphérique extraite de « Les

 

Ulis, une ville nouvelle aux portes de Paris ».

 

Brochure conservée dans le fonds documentaire

 

d’Île-de-France (Domaine de Sceaux, Parc et

 

Musée de l’Île-de-France). Janvier 1969.

 

alors que toute la partie nord des Ulis, soit 40 % de la ZUP, est déjà construite et figée dans son

 

évolution. La prévision d’environ 10 000 logements est maintenue, mais la proportion des HLM ne

 

doit pas excéder le tiers de la commune – pour se conformer, notamment, à la circulaire Guichard,

 

dite « barres et tours », de 1973 qui met fin à la construction des grands ensembles. Ces nouvelles

 

contraintes, combinées à une situation administrative de plus en plus inextricable (une ZUP à cheval

 

sur deux communes), conduisent les élus à débattre de l’avenir des Ulis. Après de nombreux

 

atermoiements, les habitants de Bures-sur-Yvette et d’Orsay sont appelés à voter le 14 mars 1976. Ils

 

doivent faire le choix entre trois possibilités : le maintien d’un district urbain qui posséderait des

 

compétences élargies, une fusion de Bures et Orsay englobant la ZUP, ou la création d’une nouvelle

 

commune autonome. La majorité des habitants de Bures et Orsay se prononcent en faveur de la

 

naissance d’une nouvelle ville, tandis que la plupart des résidents de la ZUP souhaitent la fusion. Pour

 

certains, et avec le recul, ce vote n’était pas motivé par la volonté de clarifier une situation

 

administrative complexe, mais résultait au contraire d’une manoeuvre politique. La création d’une

 

troisième commune a permis aux municipalités de Bures et d’Orsay de rester à droite. Le vote des

 

habitants de la ZUP, essentiellement de gauche, les aurait certainement fait basculer dans le camp

 

opposé Suite à ce vote, la ville des Ulis est instituée le 17 février 1977, par arrêté préfectoral. 196ème

 

commune d’Essonne, elle s’étend alors sur 526 hectares et compte 21 021 habitants. Les premières

 

élections municipales ont lieu les 13 et 20 mars 1977. Paul Loridant devient le premier maire de cette

 

nouvelle commune. Son mandat coïncide avec une autre phase du développement des Ulis : celle de

 

la réalisation du centre-ville, enfin doté de ses commodités (poste, médiathèque, marché, mairie) et

 

de la diversification. Le mot d’ordre répond à l’impératif de « dé- densifier » les quartiers et de leur

 

injecter le supplément d’âme dont ils semblent encore dépourvus. Dans ce contexte, l’équipe

 

municipale annule ainsi la construction de logements dans les résidences de La Vaucouleur et des

 

Champs Lasniers. L’esplanade de la République est inaugurée le 4 octobre 1981 : nouveau coeur

 

battant des Ulis, elle doit permettre de regrouper des équipements publics d’importance, dont

 

l’hôtel de ville, et de relier le centre aux quartiers périphériques en complétant le réseau des dalles

 

piétonnes. Son aménagement fait l’objet d’un concours ouvert aux jeunes architectes ulissiens ou

 

ayant habité aux Ulis : c’est l’agence ACAUR d’Orsay qui le remporte et se distingue par sa

 

proposition, celle d’édifier un donjon en meulière qui lui confère une identité visuelle, tout en

 

évoquant l’architecture locale. En 1984, l’esplanade de la République accueille le centre culturel Boris

 

Vian, puis en 1987 la médiathèque François Mitterrand. Le marché y est transféré ; des boutiques en

 

bois y sont édifiées et on y trouve l’hôtel de ville, la nouvelle poste (1981) et le centre socio-éducatif

 

Jacques Prévert (1974-1976) transformé en cinéma.

 

Le centre culturel Boris Vian, la mairie et le donjon en meulière.

 

Vue générale de l’esplanade de la République. A gauche, la mairie des Ulis et à droite, le donjon en

 

meulière, lieu de vie associatif.

 

Le centre cultuel Jean XXIII, achevé en 1977 et bâti sur des plans de François Prieur, sur la dalle où se

 

trouvent concentrés les équipements publics du centre-ville. Il a été réalisé grâce à la constitution, dès

 

1968, d’une association pour l’équipement cultuel des Ulis, fondée sous l’impulsion du père Havar,

 

responsable des Chantiers Diocésains. Les murs, en béton banché, sont revêtus de briques dites de

 

Vaugirard, utilisées en parement.

 

Le renouvellement urbain des Ulis

 

Depuis le recensement de 1982, la population des Ulis ne cesse de diminuer (voir infra : diagramme

 

d’évolution de la population communale) et elle se paupérise. Le sentiment d’insécurité grandit. Une

 

convention ville-habitat est signée avec l’Etat en 1992, et en 1993 un protocole d’occupation du

 

patrimoine social est établi entre la commune, le préfet et les bailleurs afin d’enrayer ces problèmes.

 

Ces actions ne parviennent néanmoins pas à remplir leurs objectifs, surtout en ce qui concerne la

 

diversification des habitants. En 1996, la moitié ouest de la zone d’habitation principale des Ulis est

 

classée zone urbaine sensible (ZUS).

 

En 2000, la situation ne s’est hélas pas améliorée. Le constat demeure le même (une population en

 

net recul et un niveau de vie bas), et la ville doit faire face à d’autres problèmes. L’urbanisme de

 

dalle, ainsi que le parc de logements, trop spécialisé, vieillissent. La commune, mal desservie par les

 

transports en commun, possède une organisation peu lisible. Les commerces du centre-ville sont en

 

déclin face au centre commercial Ulis 2. Pour remédier à cette situation, la municipalité signe un

 

contrat de ville avec l’Etat en 2000, et s’engage dans une opération de renouvellement urbain (ORU)

 

en 2002. Cette opération concerne les quartiers ouest, est, et le centre-ville des Ulis. Elle a pour but

 

de revaloriser le parc de logement, tout en le diversifiant et en le développant (le pavillonnaire ne

 

représente que 500 logements). Elle s’assigne également pour ambition de renforcer la qualité

 

urbaine et paysagère de la ville, en créant une véritable centralité, et en requalifiant le niveau de la

 

rue et les espaces extérieurs. Le soutien de l’appareil commercial de proximité et l’amélioration des

 

services publics font aussi partie de ses objectifs. Les résidences de la Daunière et des Hautes Plaines

 

ont été réhabilitées entre 2007 et 2010. Différents immeubles ont été détruits pour laisser place à de

 

nouveaux équipements et à des ensembles à taille plus humaine. La phase de réaménagement du

 

centre-ville s’étale, elle, de 2007 à 2014. Cette opération comprend aussi d’importants travaux de

 

démolition et de reconstruction. L’un des principaux projets est d’agrandir et d’entourer la place du

 

marché de commerces, et de mettre en valeur les différents services et équipements publics

 

existants (médiathèque, centre culturel, cinéma).

 

Travaux de la place du marché en mars 2013. A l’arrière-plan, la résidence des Hautes Bergères.

 

4. LES ULIS : FOCUS SUR QUELQUES REALISATIONS EMBLEMATIQUES

 

Les Hautes Bergères (architectes C-B. ALLAIN et F. PRIEUR ; architecte d’opération MOLINS)

 

La résidence des Hautes Bergères, construite à la fin des années 1960 et au début des années 1970,

 

se trouve au centre des Ulis.

 

Construction des tours de la résidence des Hautes Bergères. Annales de l’Institut technique du

 

bâtiment et des travaux publics n°264 (décembre 1969).

 

Vue générale du quartier des Hautes Bergères. Il se distingue par sa forte densité.

 

Constituée de 13 tours trifides, de 11 à 16 niveaux et de 27 immeubles de 4 niveaux, elle témoigne

 

de la volonté des architectes en chef de la ZUP de placer les plus hauts bâtiments au coeur de la

 

commune. Leur objectif était de signaler le centre-ville dans le paysage, de le rendre immédiatement

 

perceptible et de conférer un caractère urbain très marqué au quartier. L’idée directrice de la

 

séparation des circulations piétonne et automobile y est respectée. Les accès aux différents

 

ensembles de logements et aux équipements collectifs s’effectuent à partir de la dalle.

 

Vue de deux tours des Hautes Bergères. Les hauts volumes sont très décrochés pour accentuer le

 

caractère d’élancement du quartier. Les différentes tailles des immeubles sont conçues pour offrir de

 

multiples points de vue « à l’homme qui marche dans la ville ».

 

Les 13 tours trifides sont de type RDC + 10 à RDC + 15, mais elles ont toutes des structures porteuses

 

analogues. Les pignons sont en béton banché ; dans certains cas, leur surface extérieure est cannelée

 

ou a été laissée brute de décoffrage. Les murs de refend et les planchers ont été réalisés en béton

 

armé. Les façades se classifient en deux groupes : murs-rideaux ou panneaux préfabriqués en béton,

 

selon le procédé TRACOBA. Cette diversité de traitement limite le sentiment de monotonie.

 

Le groupe scolaire de Courdimanche (architecte F. PRIEUR ; architecte d’opération PICARD)

 

Le groupe scolaire de Courdimanche a été bâti entre 1967 et 1968. Il offre des volumes morcelés,

 

organisés autour de deux cours arborées et d’un préau. Il est formé de plusieurs pavillons de

 

dimensions modestes et de plan carré, surmontés d’un petit toit à quatre pans couvert d’ardoises.

 

Vue générale du groupe scolaire de Courdimanche.

 

Cette forme architecturale confère au groupe scolaire l’aspect intimiste d’un village, pour faire

 

tomber la frontière entre « la vie à l’école » et « la vie de quartier ». En plus de traduire la vocation

 

des bâtiments (chaque unité contient une salle de classe), elle est censée contribuer à l’éducation,

 

par sa valeur pédagogique. A travers ce type de construction, l’architecte François Prieur a en effet

 

cherché à donner à l’enfant « un cadre à sa mesure », en retrouvant son échelle. Le relief du site a

 

été préservé et les classes ouvrent sur la nature, pour sensibiliser les élèves à leur environnement.

 

Par leur structure modulaire, elles permettent aux enfants de prendre conscience de l’espace. Le

 

groupe scolaire des Hautes Bergères, édifié sur le modèle de celui de Courdimanche, présente les

 

mêmes caractéristiques.

Waterfall on the Afon Eidda at Padog, just before the river's confluence with the Conwy.

Pastiche of SideLong's photo www.flickr.com/photos/sidelong/31274979 with the same authors.

 

I reviewed The Fittest on my old web site:

 

The Fittest - J. T. McIntosh

(1955, UK Corgi 1961)

 

Quite a find, an English disaster novel in the Wells/Wyndham tradition. Experiments on animal intelligence produce the "Paggets": pamice, parats, pacats and padogs. The cunning little devils manage to destroy our fragile civilization almost overnight with their co-ordinated attacks, even though they also fight amongst themselves.

 

Reminiscent of Terry Nation's Survivors but with jarring fifties sexism in that every woman's appearance is minutely detailed, although to give the author his due most of the women turn out to be real characters. The hero is a visiting American, which makes me wonder whether this book was written for the US market or with a film in mind.

 

A good old-fashioned page-turner describing the breakdown of society well, with tense set-pieces.

SKA922

 

Stereobild, vy från Tennoji Padoga över Mikados största marknadsplatser, Osaka.

 

Stereo image. View from Tennoji Padoga over the market place of Mikados, Osaka.

 

Photo: Underwood & Underwood, 1904.

Waterfall on the Afon Eidda at Padog, just before the river's confluence with the Conwy.

Waterfall on the Afon Eidda at Padog, just before the river's confluence with the Conwy.

Enfin de retour avec quelques photos de mon dernier voyage au Cambodge, ne me demandez pas des exif de mes photos, ils n'existent pas pour le moment !

 

Je vais commencer ce petit tour par ce détail d'architecture.

 

La tête représentée au-dessus de l'édifice est celle de Brahma qui est un dieu de le cosmogonie khmère ( et donc bouddhiste), dieu hérité du...brahamisme.

 

Il y eut deux "palais royal". Le premier était situé à Oudong et construit en 1434 sous le règne du roi Ponhea Yat (1405-1467). Le second, celui qui nous intéresse fut construit en 1866 par le roi Norodom au bord du Tonle Chatomouk de Phnom Penh et s'appelait alors Preah Borane Reach Vang Chatomuk Mongkut. Son inauguration officielle eut lieu le 14 février 1870.

 

Les bâtiments dont la structure est inspirée par la sculpture khmère, sont orientés à l'est, selon les règles sacrées de la construction.

 

Parmi les plus visités la Padoge Royale ou Pagode du Bouddha d'Emeraude (wat preah Keo, plus connu sous le nom de Pagode d'Argent), est le sanctuaire des cendres royales. Depuis 1962 y scintillent 5329 carreaux d'argent de 1,125 k chacun. La pagode fut édifiée par le Roi Norodom de 1892 à 1902. On voit, dans la cour, sa statue équestre ou il est représenté habillé en général français. Il pourrait s'agir de la statue équestre de Napoléon III, dont la tête aurait été remplacée par celle du Roi Norodom.

A figure used in a lecture presented by Professor JR James of the Department of Town and Regional Planning at The University of Sheffield between 1967 and 1978.

Waterfall on the Afon Eidda at Padog, just before the river's confluence with the Conwy.

Pawb yn mwynhau’r parti a disgwyl am Sion Corn! Everyone has fun waiting for Santa Claus!

Bob pythefnos mae criw o blant o ardal Ysbyty Ifan a Padog yn dod at ei gilydd ar fore Sul er mwyn cynnal ysgol Sul. Rydym yn cael llu o weithgareddau megis celf a chrefft, cynnal cyngerdd nadolig, gwasanaeth diolchgarwch, chwarae gemau a dysgu Cristnogaeth drwy ffurf cyfoes.

Bob pythefnos mae criw o blant o ardal Ysbyty Ifan a Padog yn dod at ei gilydd ar fore Sul er mwyn cynnal ysgol Sul. Rydym yn cael llu o weithgareddau megis celf a chrefft, cynnal cyngerdd nadolig, gwasanaeth diolchgarwch, chwarae gemau a dysgu Cristnogaeth drwy ffurf cyfoes.

Waterfall on the Afon Eidda at Padog, just before the river's confluence with the Conwy.

Waterfall on the Afon Eidda at Padog, just before the river's confluence with the Conwy.

Y llygod a’r côr yn cymryd rhan yn y gwasanaeth Nadolig: Dawel Nos. The mice and choir take part in the Christmas service: Silent Night.

Dysgu drwy chwarae: gwneud amlinelliad o’i hunain ac ysgrifennu pam eu bod yn parchu eu hunain y tu mewn. Learning through play: drawing outlines of ourselves and writing why we respect ourselves from the inside out.

Old shed door covered in cobwebs.

Waterfall on the Afon Eidda at Padog, just before the river's confluence with the Conwy.

Waterfall on the Afon Eidda at Padog, just before the river's confluence with the Conwy.

Miyajima y una Pagoda.

Waterfall on the Afon Eidda at Padog, just before the river's confluence with the Conwy.

Loïc Vadelorge, professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris-Est Marne-la-Vallée, en pleine intervention sur le sujet : "La genèse de la carte universitaire francilienne : du Padog aux villes nouvelles (1960-1974)".

LE PALAIS ROYAL

 

Parmi les plus visités la Padoge Royale ou Pagode du Bouddha d'Emeraude (wat preah Keo, plus connu sous le nom de Pagode d'Argent), est le sanctuaire des cendres royales. Depuis 1962 y scintillent 5329 carreaux d'argent de 1,125 k chacun. La pagode fut édifiée par le Roi Norodom de 1892 à 1902. On voit, dans la cour, sa statue équestre ou il est représenté habillé en général français. Il pourrait s'agir de la statue équestre de Napoléon III, dont la tête aurait été remplacée par celle du Roi Norodom.

Maha Ant Htoo Kan Thar Pagoda, ausserhalb von Pyin Oo Lwin nahe bei Pwe Gauk - Myanmar

(Relativ neue Padoge - bei einem Transport neuer Buddha-Statuen kippte das Fahrzeug und die Buddhas

liessen sich nicht mehr aufladen. Die Buddha-Statuen fühlten sich hier wohl.

Kurzerhand wurde für sie eine Pagode erstellt.)

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