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Can I be more clear? Wrote this with 200-foot tall letters using GPS graffiti, must've covered almost 2 miles!
Flickr, it's time to accept the inevitable and set a date for The Day of the Donut.
See the Google Map. Visit Donut HQ. More ambitious than the last time
In the summer the A55 becomes so congested that I always drive to North Wales by the old route that we used take before the coast road was 'improved'. This means the last part of the journey is completed on the A5 with it's wonderful panorama of the mountains enticingly arranged ahead. After the Padog bends the road drops in sweeping wooded bends down to Betws, and after a particularly sharp bend is the lay-by with the beautiful view of the Lledr valley and Moel Siabod, which usually requires a stop and some photographs to capture the ever changing seasons.
mémoire2cité - La majeure partie du territoire de la commune des Ulis se trouve sur le plateau de Courtaboeuf, au
coeur du Hurepoix, cet ancien « pays » d’Île-de-France qui s’étend du sud de Paris à la Beauce
étampoise. Ce plateau ne présente que peu de variations de reliefs, avec une altitude moyenne
supérieure à 150 mètres. Seul le lieu-dit du Bois Marie, situé au nord-ouest, est implanté à une
altitude de 87 mètres, sur le versant sud de la vallée de l’Yvette. Aucun cours d’eau n’irrigue Les Ulis.
Le ruisseau du Rouillon, qui prend sa source dans la ville voisine de Villejust, matérialise la frontière
est de la commune. L’unique point d’eau d’importance est le vaste étang du Parc Nord, qui a été
aménagé en lisière de la forêt qui sépare Les Ulis de Bures-sur-Yvette. Il s’agit en réalité d’un bassin
de retenue.
Le sol du plateau est recouvert de limons loessiques très fertiles, ce qui explique sa mise en valeur
agricole précoce. Les études géologiques ont démontré que sous ces limons s’étendaient
successivement une couche d’argile sableuse à meulières, dite argile à meulière de Montmorency, et
une couche de sable et de grès de Fontainebleau.
La ville a paradoxalement été bâtie à l’écart du réseau de transports en commun, les gares les plus
proches étant celles d’Orsay et de Bures-sur-Yvette, sur la ligne B du RER. Des services
intercommunaux et départementaux d’autobus permettent de s’y rendre. Cependant, un dense
maillage de liaisons routières parcourt la commune et remédie à sa desserte : la route nationale 118
coupe le territoire du nord au sud et débouche, à proximité de Marcoussis, sur un échangeur
autoroutier avec la route nationale 104 (la Francilienne) et l’autoroute A 10. Elle est doublée sur sa
rive droite par la route départementale 446 et reliée au sud à la route départementale 35, qui fait
Carte postale des années 1970, présentant une vue générale du Parc Nord, avec son étang.
office de rocade pour l’accès à la ville et au centre commercial Ulis 2. Au nord, la route
départementale 188 emprunte l’ancien tracé de la voie de chemin de fer Paris-Chartres par
Gallardon. A l’intérieur de l’agglomération, de larges avenues complètent ce dispositif et prennent le
nom d’anciennes provinces françaises, en respectant leur position géographique d’origine, Provence
au sud-est, Guyenne au sud-ouest, Berry au centre, Alsace, Ardennes et Champagne au nord-est,
Normandie au nord-ouest.
Plan de la commune des Ulis, avec ses différents quartiers.
Le territoire de la commune adopte la forme d’un V, dont les deux branches sont séparées par le
quartier de Mondétour, qui dépend de la ville d’Orsay. En périphérie, au sud-est, se trouve une zone
résidentielle pavillonnaire, dénommée la Queue d’Oiseau, qui est isolée de la voie rapide par une
coulée verte ; tout en garantissant une continuité visuelle harmonieuse avec Mondétour, elle permet
de préserver la cité des nuisances causées par l’activité du parc de Courtaboeuf, sis à l’est. En
bordure de la rocade sud sont installés le centre commercial Ulis 2 et la chaufferie centrale qui
alimente toutes les résidences. Edifiée en 1972, elle a été raccordée en 1984 à l’incinérateur
d’ordures ménagères de Villejust, pour bénéficier d’une nouvelle source d’énergie et réduire le coût
de l’eau chaude. Le tissu urbain est ponctué de larges espaces verts apportant des respirations
paysagères : le parc Nord, avec ses équipements sportifs et son lac de 27 000 m2, auxquels répondent
un autre parc de dimensions plus modestes, au sud (baptisé Parc Urbain et agrémenté d’un théâtre
de verdure et de serres pédagogiques) et des jardins familiaux. Toute la partie ouest des Ulis est
occupée par une zone résidentielle formée de logements collectifs, de type barres d’immeubles ou
tours, construits sur des dalles, qui dissocient les bâtiments du niveau de la rue. Le cheminement
piéton est ainsi sécurisé et s’opère entre les quartiers par des passerelles ou des tunnels, qui
entremêlent le nom des résidences (Amelines, Courteraines) ou rendent hommage à des astres
(Lune, Soleil) et à des saisons (Automne, Printemps). Les résidences s’étagent du RDC + 2 au RDC+ 15
– les plus élevées étant localisées dans le centre de la commune (les Hautes Bergères, la Daunière,
les Hautes Plaines). Elles sont au nombre de 34, et abritent plus de 9500 logements, dont près de la
moitié en locatif.
2. LES ULIS…AVANT LES ULIS : LE PLATEAU AGRICOLE DE MONDETOUR
La plus ancienne occupation du site des Ulis remonte vraisemblablement à l’Âge du Bronze, comme
en témoigne la découverte, en 1977, d’une hache à talon en pierre polie à proximité de la ferme du
Grand Vivier, dans la Zone d’Activités de Courtaboeuf5. Les fouilles conduites au moment de
l’aménagement des fondations du lycée de l’Essouriau (vers 1980), au sud de la ville, ont mis à jour
une « fosse dépotoir », qui contenait des fragments de poteries, quelques objets de parure (fibules),
des monnaies, des pesons de tisserands, des perles de verre et des grains de blé carbonisés. Le
travail des archéologues a permis d’en déduire l’existence, à l’époque gallo-romaine, d’un petit
village situé non loin d’un carrefour routier.
Des seigneuries sont attestées aux lieux-dits de Courtaboeuf et du Grand Vivier dès le XIIe siècle, dans
le cartulaire du prieuré de Notre-Dame-de-Longpont. Le nom de la commune proviendrait du fief des
Ullys, mentionné, lui, dès le XIVe siècle et dont l’appellation dériverait d’un terme d’ancien français
5 Cette hache est aujourd’hui conservée au Musée d’Archéologie Nationale et du Domaine National de Saint-
Germain-en-Laye.
Panorama des Ulis depuis le nord de la commune.
signifiant brûler, défricher par écobuage. C’est sans doute cette pratique qui permit, dès le Moyen
Âge, de dégager le plateau boisé pour le mettre en culture.
Jusqu’au début du XXe siècle, en effet, le territoire de l’actuelle ville des Ulis est un plateau agricole
prospère, divisé entre les communes voisines de Bures-sur-Yvette et Orsay. Sa mise en valeur est
organisée par de grandes fermes, dont les principales sont celles de Courtaboeuf et du Grand Vivier,
aux vastes emprises. Elles pratiquent l’élevage (de bovins et d’ovins), ainsi que la culture du blé, de la
pomme de terre, de la fraise, du haricot et de la betterave à sucre.
A partir de 1920, cet équilibre est bouleversé par la construction du lotissement de Mondétour, sur
la partie orcéenne du plateau. Cependant, ce dernier conserve un aspect agricole marqué, jusqu’à la
création de la ZUP Bures-Orsay, en 1960.
Vue générale de la ferme de Courtaboeuf. Située à l’intersection des trois communes d’Orsay, de
Villejust et de Villebon-sur-Yvette, elle se trouve aujourd’hui cernée par la Zone d’Activités de
Courtaboeuf, à laquelle elle a donné son nom.
Le fief de Courtaboeuf apparaît dans les sources écrites dès la fin du XIIe siècle, dans le cartulaire du prieuré
de Notre-Dame-de-Longpont. Le bâtiment le plus ancien de ce remarquable ensemble pourrait être la longue
aile située au nord de la cour (ci-dessus), datée du XVIIe siècle. De plan rectangulaire régulier, elle se distingue
par sa belle maçonnerie en moellons de meulière, calcaire et silex, partiellement enduite, et par ses trois
hautes portes charretières à linteau de bois. Possession des seigneurs d’Orsay durant tout le XVIIIe siècle, la
ferme est vendue comme bien national sous la Révolution. Une distillerie d’alcool de betterave y est
mentionnée en 1899, dans la Monographie de l’Instituteur. L’élevage et la culture céréalière sont les
principales activités de la ferme jusqu’en 1960 – date de son rachat par la Caisse des Dépôts et Consignations,
dans le cadre de l’opération de la ZUP Bures-Orsay. Elle abrite aujourd’hui différents équipements de la Zone
d’Activités : médecine du travail, restaurant, salle des fêtes, ateliers et bureaux de la SAMBOE.
Vue générale de la ferme du Grand Vivier.
Le ruisseau du Rouillon
prend sa source non loin
de la cour de la ferme
de Courtaboeuf, qui
était autrefois entourée
de douves – dont
subsistent quelques
vestiges (ci-contre).
Egalement cernée par la Zone d’Activités, la ferme du Grand Vivier abrite depuis 1970 un centre de
secours des sapeurs-pompiers. Son appellation aurait pour origine la présence d’un étang Ã
carpes. Dans les années 1950, de grandes serres dévolues à l’horticulture avaient été installées
dans la ferme. Elles ont été transférées dans le Parc Urbain des Ulis, pour continuer à concourir au
fleurissement des espaces verts de la ville.
3. LES ULIS, UNE ZUP DEVENUE VILLE
La création de la ZUP Bures-Orsay
En 1958, le Plan d’Aménagement et d’Organisation de la Région Parisienne (PADOG), élaboré sous
l’égide de Paul Delouvrier, prévoit la création d’une dizaine de Zones à Urbaniser en Priorité (ZUP).
L’une d’entre elles, d’une surface de 265 hectares, doit voir le jour sur le plateau de Mondétour, Ã
cheval sur les communes de Bures-sur-Yvette et d’Orsay. A la fin des années 1950, le développement
industriel et scientifique de la vallée de Chevreuse et de ses environs (grandes écoles, Commissariat Ã
l’Energie Atomique, implantation d’une annexe de la Faculté des Sciences de Paris) attire de
nombreux enseignants, chercheurs et étudiants à la recherche d’un travail. Conjugué à la nécessité
de soulager la pression démographique de la Petite Couronne, il réclame la construction d’un vaste
parc de logements. Dès 1959, la Société Foncière de la Région Parisienne (SFRP), filiale de la Caisse
des Dépôts et Consignations, acquiert 350 hectares de terrain sur le plateau de Mondétour, dans le
but de lancer cette colossale entreprise. Très vite le projet évolue, et il est décidé d’édifier une
véritable ville, compte-tenu de l’éloignement des bourgs de Bures et d’Orsay, ne pouvant accueillir
que 40 000 à 50 000 habitants. Ce choix est guidé par la volonté d’orienter la croissance urbaine vers
des formes harmonieuses, étalées, pensées de manière plus globale et sur un temps long, en
supprimant au maximum les nuisances sonores et environnementales. Durant cette période sort de
terre le grand ensemble de Massy-Antony, qui sera vite contesté et servira de repoussoir idéologique
aux projets concomitants.
Malgré quelques réticences initiales, les communes de Bures et Orsay acceptent qu’une ZUP soit
définie sur leur territoire, pour assurer au futur chantier une unité d’action et des financements. Le
30 novembre 1960, un arrêté ministériel instaure la ZUP de Bures-Orsay. La maîtrise d’oeuvre des
travaux est confiée à une société d’économie mixte spécialement créée le 4 décembre 1962 et
baptisée Société d’Aménagement de Bures-Orsay (SAMBO). En plus d’acheter, de viabiliser et de
vendre les terrains aux promoteurs, cette dernière doit réfléchir à l’incorporation de la nouvelle ZUP
dans le contexte régional et établir un planning pour les opérations. Le fait que la ZUP s’étende sur
deux communes pose rapidement des problèmes de gestion. Afin de les résoudre, les municipalités
instituent en parallèle le district urbain de Bures-Orsay (DUBO), le 13 mars 1964. Il est composé de
22 délégués issus des conseils municipaux de Bures et d’Orsay. La présidence alterne annuellement
entre les maires des deux villes.
Le plan-masse : le projet d’une « ville humaine »
Les communes de Bures et d’Orsay acceptent le plan-masse de la ZUP en 1964. Il est fourni par les
architectes Robert Camelot (1903-1992) et François Prieur (1921-2002), qui ont respectivement
participé aux premiers plans du quartier de la Défense6 et dirigé l’atelier d’urbanisme du Service
d’Aménagement de la Région Parisienne7. Il prévoit la construction d’environ 10 000 logements
(5950 en location, 3050 en accession à la propriété, 350 logements individuels et 4 000 chambres
6 Grand Prix de Rome en 1933, Robert Camelot est l’un des co-auteurs du CNIT (Centre des Nouvelles Industries
et Technologies) de La Défense.
7 Qui deviendra en 1976 l’IAURIF (Institut d’Aménagement et d’Urbanisme de la Région Île-de-France),
rebaptisé en 2008 IAU.
d’étudiants équivalent à 1000 logements HLM). Ce plan-masse délimite les voies de circulation, les
principaux quartiers et les emplacements réservés aux équipements. Inspiré par la charte d’Athènes
et les leçons du Corbusier, il repose sur la dissociation des fonctions résidentielles et de circulation.
Plan de zonage extrait de « Les Ulis, une ville nouvelle aux portes de Paris ». Brochure conservée dans
le fonds documentaire d’Île-de-France (Domaine de Sceaux, Parc et Musée de l’Île-de-France). Janvier
1969.
Ce plan présente plusieurs axes forts. Les voies piétonnes, bordées de commerces, et les voies
automobiles sont strictement séparées et réparties sur deux niveaux superposés, afin que les
habitants puissent traverser la ville sans jamais rencontrer une voiture. Les garages sont enterrés.
Schéma de circulation. Les voies réservées aux piétons sont en gris foncé. Annales de l’Institut
technique du bâtiment et des travaux publics n°264 (décembre 1969).
Des passerelles enjambant les routes permettent de relier les différents quartiers, qui sont conçus
comme des unités indépendantes, bâtis sur une dalle ou autour d’un espace planté.
La passerelle de l’esplanade de la République à la résidence Millepertuis.
Les bâtiments sont concentrés au nord de la ZUP pour « apparaître à la vallée comme une ligne de
crête à travers bois ». Leur hauteur diminue à mesure que l’on s’éloigne du centre. Ce système de
dégradé progressif permet d’incorporer en douceur la nouvelle commune aux zones pavillonnaires
périphériques et à la campagne. Chaque quartier est prévu pour recevoir une forme architecturale
propre - ce qui permet de les distinguer les uns des autres et de leur conférer une identité. Une place
de choix est réservée aux espaces verts, avec des essences sélectionnées en fonction de la nature des
terrains. A travers ce plan-masse, véritable utopie, le souhait de Camelot et Prieur est d’édifier une
ville en harmonie avec la population, qui concilie la vie résidentielle et familiale avec la vie active et
sociale. Les deux architectes rejettent toute distorsion brutale de l’existant – l’appellation des
résidences provient ainsi des noms de terroirs mentionnés sur le cadastre napoléonien.
La construction des logements
La construction de la ZUP commence en 1965 et s’achève à la fin des années 1970. Le gros-oeuvre
des différents immeubles est réalisé en béton et la préfabrication lourde est le principal procédé
engagé. Les premiers promoteurs sont imposés par l’Etat. Sur le territoire d’Orsay interviennent la
RIVP (Régie Immobilière de la Ville de Paris), l’Office HLM de Seine-et-Oise (opération de
Chanteraine) et l’OCIL (Office Central Interprofessionnel de Logement – programme de
Courdimanche). La LOGIREP et la SCIC (Société Civile Immobilière de la Caisse des Dépôts) agissent
sur la commune de Bures-sur-Yvette. La SAMBO ne parvient à faire entendre ses choix pour les
promoteurs que dans les années 1970.
Dès le début des travaux, des modifications majeures sont apportées au projet soumis par les
architectes en chef. Les communes de Bures et d’Orsay, plutôt que d’élever des tours au milieu des
champs, débutent la construction de la ZUP par ses extrémités, à partir de leur propre
agglomération, pour assurer une continuité avec les espaces bâtis existants. Ce parti pris conduit à la
mise en place bien involontaire, entre leurs périmètres d’intervention respectifs, d’une zone de « no
man’s land », figée dans la boue et perpétuellement en chantier. Camelot et Prieur souhaitaient au
contraire que l’urbanisation des Ulis se développe à partir d’un noyau primitif central, qui ferait
ensuite tâche d’huile, de manière à ce que des quartiers puissent être livrés au fur et à mesure de
l’opération aux habitants. D’autre part, des trottoirs sont établis le long des routes, au mépris de la
séparation des voies piétonnes et automobiles qui devait être instaurée.
Plan-masse du premier quartier réalisé. Au nord se trouve la résidence des Bathes, inaugurée en 1968
et au sud, celle de Courdimanche. Annales de l’Institut technique du bâtiment et des travaux publics
n°264 (décembre 1969).
Les premiers bâtiments sortis de terre, entre 1966 et 1970, dans le prolongement immédiat de Bures
et d’Orsay, sont de taille moyenne. Les résidences des Bathes et de Courdimanche en offrent
l’exemple.
La résidence des Bathes, réalisée par l’architecte Emile Aillaud, regroupe 213 logements. Elle forme
un ensemble de 14 unités tripodes de type RDC + 4, dont les murs sont recouverts de mosaïque
satinée. La forme architecturale des immeubles, ainsi que les cours et les passages ménageant des
effets de surprise, doivent permettre aux habitants de constamment redécouvrir leur environnement
quotidien.
Vue générale de la résidence des Bathes. Les unités de logements sont en arc de cercle ; elles se
rejoignent sur un mur-pignon aveugle.
L’environnement paysager est très travaillé. Quant aux façades, elles sont animées par des placages
de mosaïque alternant avec des bandeaux de fenêtres. Les passages couverts aménagés au rez-dechaussée
des immeubles, avec leur structure sur pilotis, laissent tout loisir à la vue de se promener
librement d’un ensemble à un autre, pour éviter toute sensation d’enfermement.
La résidence de Courdimanche, construite sur une dalle, met en application le principe de séparation
des voies de circulations piétonnes et automobiles. Dans le but de créer un espace animé et
convivial, les immeubles ne sont pas dispersés, mais regroupés autour d’une rue (l’avenue de
Bourgogne).
Vue générale de la résidence de Courdimanche, caractérisée par l’articulation de volumes simples et
géométriques. Ses immeubles, de plan rectangulaire régulier, sont de type RDC + 5, sous toit-terrasse.
La monotonie est contrecarrée par les loggias rentrantes et la projection d’éléments plastiques vers
l’extérieur : balcons, gaines d’ascenseurs…qui forment autant de reliefs.
Ces deux résidences des Bathes et de Courdimanche accueillent les premiers habitants des Ulis en
1968, alors que l’eau courante n’est pas encore installée dans tous les immeubles et qu’il n’existe pas
de commerces pour se ravitailler. Cette même année, la SAMBO et le DUBO attribuent un nom issu
de la toponymie locale à la ZUP de Bures-Orsay : Les Ulis. Très vite, les autorités renoncent à réserver
les logements aux seuls étudiants ; ils sont proposés à des familles de classe moyenne, plutôt jeunes,
avec souvent des enfants en bas âge. Pour répondre à leurs préoccupations et augmenter le nombre
de structures d’accueil scolaires et de l’enfance (crèches, écoles, cantines), est institué en 1968
l’OGESE (Office de Gestion des Equipements Socio-éducatifs).
A la fin des années 1960 et au début des années 1970, des résidences de hautes dimensions
succèdent aux premiers ensembles de taille moyenne. Elles correspondent à une seconde phase
d’urbanisation des Ulis, au cours de laquelle la ville « se bâtit sur la ville », à la verticale, en
conquérant les cieux pour se donner l’image d’une cité élevée grâce à la prouesse technique. Les
Hautes Bergères, La Daunière, les Avelines et les Hautes Plaines surgissent du sol.
Carte postale des années 1970. Vue générale de la résidence des Hautes Plaines.
La résidence des Hautes Plaines, comportant 400 logements, est ainsi réalisée par les architectes
Georges-Henri Pingusson et François Prieur. Ses appartements, de grande taille (F5, F6, F7), sont
conçus pour accueillir des familles nombreuses. Tous traversants, ils possèdent deux salles de séjour,
l’une pour les parents et l’autre pour les enfants. Mais cette partition reste flexible, grâce à un
système de cloisons intérieures amovibles. Les décrochements de façade garantissent une certaine
intimité aux habitants et préservent de la transmission des bruits de voisinage. Les espaces
extérieurs, agrémentés d’aires de jeux et de surfaces boisées, respectent la séparation des voies
piétonnes et automobiles et proposent différents lieux de sociabilité pour les plus jeunes – dont par
exemple un théâtre de plein air. Le plan des immeubles exploite au maximum les dispositions du site,
à la jonction entre le quartier pavillonnaire de Montjay et le centre, en offrant des vues sur trois ou
quatre points cardinaux à la fois.
Plan-masse de la résidence des Hautes Plaines. Annales de l’Institut technique du bâtiment et des
travaux publics n°264 (décembre 1969).
Carte postale des années 1970. Vues générales de la résidence des Hautes Plaines.
A partir de 1970, l’urbanisation de la commune entre dans une nouvelle phase. Le contexte a
changé : le gigantisme des grands ensembles est de plus en plus contesté et la relance de la
construction individuelle est au coeur des discussions. Pour offrir une alternative aux hautes tours
d’une quinzaine d’étages élevées dans le centre ville, les dernières résidences construites, telles le
Mas Laurent ou La Vaucouleur, sont constituées de petits bâtiments de deux ou trois étages.
Vue générale de la résidence de La Vaucouleur. Outre l’échelle plus humaine, le choix d’une
construction semi-artisanale, avec toitures de tuile et matériaux bon marché, contraste avec les
barres et les tours de la période précédente.
Les disparités de hauteur et de taille, les retraits et les décrochements, ainsi que les terrasses et
loggias, évitent la monumentalisation des bâtiments et contribuent à individualiser les logements qui
apparaissent comme de petites maisons regroupées autour d’une place de village. La densité est ainsi
atteinte, mais sans les désagréments de la promiscuité.
En 1972-1973, en raison de l’engouement croissant des ménages pour la maison individuelle
permettant l’accession à la propriété, le périmètre de la ZUP est étendu vers le sud : la zone
pavillonnaire de la Queue d’Oiseau voit le jour, sur des terrains qui, par bonheur, avaient déjà été
viabilisés grâce à l’implantation du centre commercial Ulis 2. En 1975, les différents logements de la
ZUP Bures-Orsay accueillent 20 283 habitants.
Vue générale de la zone pavillonnaire de la Queue d’Oiseau.
La création de la zone d’activités et du centre commercial
En plus des logements, la ZUP de Bures-Orsay voit la construction de deux autres éléments majeurs
durant les années 1960 et 1970 : la zone d’activités de Courtaboeuf et le centre commercial Ulis 2.
L’aménagement d’une zone d’activités, en annexe de la zone d’habitation, est posé, dès l’origine,
comme une condition préalable à la naissance de la ZUP. Les responsables du projet souhaitent
accentuer la vocation scientifique de la région en créant une zone industrielle réservée aux
laboratoires et aux industries de recherche. Il s’agit aussi de favoriser la naissance d’un bassin
d’emploi destiné à stabiliser les nouveaux habitants et de collecter les recettes fiscales
indispensables au financement des équipements de la ZUP. La réalisation de cette zone d’activités de
210 hectares (dont 80 compris dans le périmètre des communes voisines de Villejust et Villebon-sur-
Yvette) est confiée à la SAMBO en mai 1964. En juillet 1967, un arrêté de déclaration d’utilité
publique est pris par le préfet de l’Essonne pour l’acquisition des terrains complémentaires. La zone
d’activités est entièrement implantée sur le plateau plat et dénudé situé à l’est de la ville ; elle prend
le nom de la grande ferme sise sur son territoire. Rapidement desservie par les transports (A10, RN
118, Francilienne, RER B et proximité de l’aéroport d’Orly), elle attire de nombreuses sociétés dès la
fin des années 1960. En 1967, Atochem s’y installe, suivie en 1968 par Hewlett-Packard. En 1973, les
entreprises de la zone d’activités de Courtaboeuf emploient 1 200 personnes. Très vite, le parc
devient un lieu important de l’industrie de pointe, bien qu’il ne fournisse en fait du travail qu’à peu
d’habitants de la ZUP.
Plan de situation de la zone d’activités de Courtaboeuf. Septembre 1979. Archives Départementales de
l’Essonne. La zone est organisée sur le modèle des parcs industriels américains, avec de larges
avenues, des infrastructures collectives (caserne de pompiers, centre de tri postal, agences bancaires,
médecine du travail…) et un paysage arboré.
A la différence de la zone d’activités, le centre commercial Ulis 2 n’était pas présent dans les
premiers projets de la ZUP. Son aménagement a représenté une évolution de taille par rapport au
plan-masse initial. Pour les architectes en chef Robert Camelot et François Prieur, les commerces
devaient s’installer le long des rues piétonnes, pour les rendre plus animées et se répartir entre un
centre principal, rayonnant sur l’ensemble de la ZUP et de petits centres secondaires au sein de
chaque quartier, situés à moins de 500 mètres des habitations les plus éloignées. Les « boutiques »
de Courdimanche, édifiées sur les plans de François Prieur, constituent un exemple de ces centres
secondaires. Elles voient le jour en 1968, alors que la résidence de Courdimanche vient d’être livrée.
Au nombre de seize, elles sont conçues comme un lieu de promenade agréable, avec des accès
piétons dans toutes les directions. Chaque boutique présente une toiture à deux pans, laissant libre
un important volume à l’intérieur, avec une ossature et une superstructure légères en béton
Vue générale des boutiques de Courdimanche.
En complément de ces centres satellites, un centre commercial principal avait été prévu dans le planmasse
de 1964, dans la partie centrale de la ZUP, le long d’un axe nord-sud, les Champs Lasniers, qui
aurait incarné l’épine dorsale de la ville. Mais dans les années 1968-1969, la SAMBO reconsidère ce
choix, notamment face à l’évolution des habitudes de consommation. Elle décide de bâtir un centre
commercial à vocation pluricommunale au sud de la ZUP, au lieu-dit La Folie-Bessin. Diverses
propositions sont examinées : c’est celle du consortium De Balkany, également auteur du projet de la
ZAC de Chevry 2, sur la commune de Gif-sur-Yvette, qui est retenue. Dérivant des conceptions
américaines, elle suggère d’implanter le grand magasin sur un noeud routier, pour drainer les clients
désireux de faire leurs courses en voiture. Le centre commercial Ulis 2 ouvre ses portes en novembre
1973. D’une surface de 42 000 m², il contient alors 65 magasins, 3 restaurants et 4 cinémas et
dispose de 3 000 places de parking. De par son importance et sa position charnière, il a totalement
modifié l’activité des petits centres prévus par Robert Camelot et François Prieur.
Vue générale du centre commercial Ulis 2.
Le problème des transports
Dans le même temps, et alors que la ZUP est en pleine phase de concrétisation, se pose avec acuité
le problème des transports. Les conseils municipaux de Bures et d’Orsay s’inquiètent, face à l’arrivée
d’une population si nombreuse, de la desserte des résidences, dans un secteur déjà soumis Ã
d’importants pics de circulation, avec la proximité de la RN 188 Paris-Chartres, grande voie de transit
nord-sud et de la Faculté d’Orsay. Diverses réponses sont envisagées et en 1969, un projet de
téléphérique reliant la vallée au plateau est mis à l’étude. Le trajet comporte trois stations : une gare
de départ au centre des Ulis (aux Champs Lasniers), une étape au sein du Parc Nord, puis une arrivée
à Bures.
Ce mode de transport apparaît alors avantageux en termes de régularité, de ponctualité, de gain de
temps et de confort. Le travail de prospective sera poussé très loin, mais le téléphérique, malgré un
concours d’idées lancé par le préfet de l’Essonne en 1973, ne verra finalement pas le jour, faute de
crédits. En l’absence d’une solution privilégiée, la fréquence des trains de la ligne Paris-Sceaux est
augmentée et les rames sont rallongées aux heures de pointe. En 1968 est mis en circulation le
premier autobus reliant Les Ulis à Orsay ; d’autres suivront. L’ouverture de l’A 10, en 1972, avec une
bretelle spécifique desservant la ZUP, reporte sur le trafic routier la question du désenclavement de
ce qui est d’ores et déjà considéré comme une nouvelle ville – et va bientôt le devenir.
Une ZUP devenue ville
Au début des années 1970, l’entrée en vigueur de la réglementation des Zones d’Aménagement
Concerté (ZAC), qui remplacent les anciennes ZUP, complique la situation des Ulis. Ces ZAC,
instaurées par la loi d’orientation foncière du 30 décembre 1967, rendent obligatoire l’établissement
d’un plan d’urbanisme, dénommé Plan d’Aménagement de Zone (PAZ). Mais ce document intervient
Préfiguration du téléphérique extraite de « Les
Ulis, une ville nouvelle aux portes de Paris ».
Brochure conservée dans le fonds documentaire
d’Île-de-France (Domaine de Sceaux, Parc et
Musée de l’Île-de-France). Janvier 1969.
alors que toute la partie nord des Ulis, soit 40 % de la ZUP, est déjà construite et figée dans son
évolution. La prévision d’environ 10 000 logements est maintenue, mais la proportion des HLM ne
doit pas excéder le tiers de la commune – pour se conformer, notamment, à la circulaire Guichard,
dite « barres et tours », de 1973 qui met fin à la construction des grands ensembles. Ces nouvelles
contraintes, combinées à une situation administrative de plus en plus inextricable (une ZUP à cheval
sur deux communes), conduisent les élus à débattre de l’avenir des Ulis. Après de nombreux
atermoiements, les habitants de Bures-sur-Yvette et d’Orsay sont appelés à voter le 14 mars 1976. Ils
doivent faire le choix entre trois possibilités : le maintien d’un district urbain qui posséderait des
compétences élargies, une fusion de Bures et Orsay englobant la ZUP, ou la création d’une nouvelle
commune autonome. La majorité des habitants de Bures et Orsay se prononcent en faveur de la
naissance d’une nouvelle ville, tandis que la plupart des résidents de la ZUP souhaitent la fusion. Pour
certains, et avec le recul, ce vote n’était pas motivé par la volonté de clarifier une situation
administrative complexe, mais résultait au contraire d’une manoeuvre politique. La création d’une
troisième commune a permis aux municipalités de Bures et d’Orsay de rester à droite. Le vote des
habitants de la ZUP, essentiellement de gauche, les aurait certainement fait basculer dans le camp
opposé Suite à ce vote, la ville des Ulis est instituée le 17 février 1977, par arrêté préfectoral. 196ème
commune d’Essonne, elle s’étend alors sur 526 hectares et compte 21 021 habitants. Les premières
élections municipales ont lieu les 13 et 20 mars 1977. Paul Loridant devient le premier maire de cette
nouvelle commune. Son mandat coïncide avec une autre phase du développement des Ulis : celle de
la réalisation du centre-ville, enfin doté de ses commodités (poste, médiathèque, marché, mairie) et
de la diversification. Le mot d’ordre répond à l’impératif de « dé- densifier » les quartiers et de leur
injecter le supplément d’âme dont ils semblent encore dépourvus. Dans ce contexte, l’équipe
municipale annule ainsi la construction de logements dans les résidences de La Vaucouleur et des
Champs Lasniers. L’esplanade de la République est inaugurée le 4 octobre 1981 : nouveau coeur
battant des Ulis, elle doit permettre de regrouper des équipements publics d’importance, dont
l’hôtel de ville, et de relier le centre aux quartiers périphériques en complétant le réseau des dalles
piétonnes. Son aménagement fait l’objet d’un concours ouvert aux jeunes architectes ulissiens ou
ayant habité aux Ulis : c’est l’agence ACAUR d’Orsay qui le remporte et se distingue par sa
proposition, celle d’édifier un donjon en meulière qui lui confère une identité visuelle, tout en
évoquant l’architecture locale. En 1984, l’esplanade de la République accueille le centre culturel Boris
Vian, puis en 1987 la médiathèque François Mitterrand. Le marché y est transféré ; des boutiques en
bois y sont édifiées et on y trouve l’hôtel de ville, la nouvelle poste (1981) et le centre socio-éducatif
Jacques Prévert (1974-1976) transformé en cinéma.
Le centre culturel Boris Vian, la mairie et le donjon en meulière.
Vue générale de l’esplanade de la République. A gauche, la mairie des Ulis et à droite, le donjon en
meulière, lieu de vie associatif.
Le centre cultuel Jean XXIII, achevé en 1977 et bâti sur des plans de François Prieur, sur la dalle où se
trouvent concentrés les équipements publics du centre-ville. Il a été réalisé grâce à la constitution, dès
1968, d’une association pour l’équipement cultuel des Ulis, fondée sous l’impulsion du père Havar,
responsable des Chantiers Diocésains. Les murs, en béton banché, sont revêtus de briques dites de
Vaugirard, utilisées en parement.
Le renouvellement urbain des Ulis
Depuis le recensement de 1982, la population des Ulis ne cesse de diminuer (voir infra : diagramme
d’évolution de la population communale) et elle se paupérise. Le sentiment d’insécurité grandit. Une
convention ville-habitat est signée avec l’Etat en 1992, et en 1993 un protocole d’occupation du
patrimoine social est établi entre la commune, le préfet et les bailleurs afin d’enrayer ces problèmes.
Ces actions ne parviennent néanmoins pas à remplir leurs objectifs, surtout en ce qui concerne la
diversification des habitants. En 1996, la moitié ouest de la zone d’habitation principale des Ulis est
classée zone urbaine sensible (ZUS).
En 2000, la situation ne s’est hélas pas améliorée. Le constat demeure le même (une population en
net recul et un niveau de vie bas), et la ville doit faire face à d’autres problèmes. L’urbanisme de
dalle, ainsi que le parc de logements, trop spécialisé, vieillissent. La commune, mal desservie par les
transports en commun, possède une organisation peu lisible. Les commerces du centre-ville sont en
déclin face au centre commercial Ulis 2. Pour remédier à cette situation, la municipalité signe un
contrat de ville avec l’Etat en 2000, et s’engage dans une opération de renouvellement urbain (ORU)
en 2002. Cette opération concerne les quartiers ouest, est, et le centre-ville des Ulis. Elle a pour but
de revaloriser le parc de logement, tout en le diversifiant et en le développant (le pavillonnaire ne
représente que 500 logements). Elle s’assigne également pour ambition de renforcer la qualité
urbaine et paysagère de la ville, en créant une véritable centralité, et en requalifiant le niveau de la
rue et les espaces extérieurs. Le soutien de l’appareil commercial de proximité et l’amélioration des
services publics font aussi partie de ses objectifs. Les résidences de la Daunière et des Hautes Plaines
ont été réhabilitées entre 2007 et 2010. Différents immeubles ont été détruits pour laisser place à de
nouveaux équipements et à des ensembles à taille plus humaine. La phase de réaménagement du
centre-ville s’étale, elle, de 2007 à 2014. Cette opération comprend aussi d’importants travaux de
démolition et de reconstruction. L’un des principaux projets est d’agrandir et d’entourer la place du
marché de commerces, et de mettre en valeur les différents services et équipements publics
existants (médiathèque, centre culturel, cinéma).
Travaux de la place du marché en mars 2013. A l’arrière-plan, la résidence des Hautes Bergères.
4. LES ULIS : FOCUS SUR QUELQUES REALISATIONS EMBLEMATIQUES
Les Hautes Bergères (architectes C-B. ALLAIN et F. PRIEUR ; architecte d’opération MOLINS)
La résidence des Hautes Bergères, construite à la fin des années 1960 et au début des années 1970,
se trouve au centre des Ulis.
Construction des tours de la résidence des Hautes Bergères. Annales de l’Institut technique du
bâtiment et des travaux publics n°264 (décembre 1969).
Vue générale du quartier des Hautes Bergères. Il se distingue par sa forte densité.
Constituée de 13 tours trifides, de 11 à 16 niveaux et de 27 immeubles de 4 niveaux, elle témoigne
de la volonté des architectes en chef de la ZUP de placer les plus hauts bâtiments au coeur de la
commune. Leur objectif était de signaler le centre-ville dans le paysage, de le rendre immédiatement
perceptible et de conférer un caractère urbain très marqué au quartier. L’idée directrice de la
séparation des circulations piétonne et automobile y est respectée. Les accès aux différents
ensembles de logements et aux équipements collectifs s’effectuent à partir de la dalle.
Vue de deux tours des Hautes Bergères. Les hauts volumes sont très décrochés pour accentuer le
caractère d’élancement du quartier. Les différentes tailles des immeubles sont conçues pour offrir de
multiples points de vue « à l’homme qui marche dans la ville ».
Les 13 tours trifides sont de type RDC + 10 Ã RDC + 15, mais elles ont toutes des structures porteuses
analogues. Les pignons sont en béton banché ; dans certains cas, leur surface extérieure est cannelée
ou a été laissée brute de décoffrage. Les murs de refend et les planchers ont été réalisés en béton
armé. Les façades se classifient en deux groupes : murs-rideaux ou panneaux préfabriqués en béton,
selon le procédé TRACOBA. Cette diversité de traitement limite le sentiment de monotonie.
Le groupe scolaire de Courdimanche (architecte F. PRIEUR ; architecte d’opération PICARD)
Le groupe scolaire de Courdimanche a été bâti entre 1967 et 1968. Il offre des volumes morcelés,
organisés autour de deux cours arborées et d’un préau. Il est formé de plusieurs pavillons de
dimensions modestes et de plan carré, surmontés d’un petit toit à quatre pans couvert d’ardoises.
Vue générale du groupe scolaire de Courdimanche.
Cette forme architecturale confère au groupe scolaire l’aspect intimiste d’un village, pour faire
tomber la frontière entre « la vie à l’école » et « la vie de quartier ». En plus de traduire la vocation
des bâtiments (chaque unité contient une salle de classe), elle est censée contribuer à l’éducation,
par sa valeur pédagogique. A travers ce type de construction, l’architecte François Prieur a en effet
cherché à donner à l’enfant « un cadre à sa mesure », en retrouvant son échelle. Le relief du site a
été préservé et les classes ouvrent sur la nature, pour sensibiliser les élèves à leur environnement.
Par leur structure modulaire, elles permettent aux enfants de prendre conscience de l’espace. Le
groupe scolaire des Hautes Bergères, édifié sur le modèle de celui de Courdimanche, présente les
mêmes caractéristiques.
Pastiche of SideLong's photo www.flickr.com/photos/sidelong/31274979 with the same authors.
I reviewed The Fittest on my old web site:
The Fittest - J. T. McIntosh
(1955, UK Corgi 1961)
Quite a find, an English disaster novel in the Wells/Wyndham tradition. Experiments on animal intelligence produce the "Paggets": pamice, parats, pacats and padogs. The cunning little devils manage to destroy our fragile civilization almost overnight with their co-ordinated attacks, even though they also fight amongst themselves.
Reminiscent of Terry Nation's Survivors but with jarring fifties sexism in that every woman's appearance is minutely detailed, although to give the author his due most of the women turn out to be real characters. The hero is a visiting American, which makes me wonder whether this book was written for the US market or with a film in mind.
A good old-fashioned page-turner describing the breakdown of society well, with tense set-pieces.
SKA922
Stereobild, vy från Tennoji Padoga över Mikados största marknadsplatser, Osaka.
Stereo image. View from Tennoji Padoga over the market place of Mikados, Osaka.
Photo: Underwood & Underwood, 1904.
Enfin de retour avec quelques photos de mon dernier voyage au Cambodge, ne me demandez pas des exif de mes photos, ils n'existent pas pour le moment !
Je vais commencer ce petit tour par ce détail d'architecture.
La tête représentée au-dessus de l'édifice est celle de Brahma qui est un dieu de le cosmogonie khmère ( et donc bouddhiste), dieu hérité du...brahamisme.
Il y eut deux "palais royal". Le premier était situé à Oudong et construit en 1434 sous le règne du roi Ponhea Yat (1405-1467). Le second, celui qui nous intéresse fut construit en 1866 par le roi Norodom au bord du Tonle Chatomouk de Phnom Penh et s'appelait alors Preah Borane Reach Vang Chatomuk Mongkut. Son inauguration officielle eut lieu le 14 février 1870.
Les bâtiments dont la structure est inspirée par la sculpture khmère, sont orientés à l'est, selon les règles sacrées de la construction.
Parmi les plus visités la Padoge Royale ou Pagode du Bouddha d'Emeraude (wat preah Keo, plus connu sous le nom de Pagode d'Argent), est le sanctuaire des cendres royales. Depuis 1962 y scintillent 5329 carreaux d'argent de 1,125 k chacun. La pagode fut édifiée par le Roi Norodom de 1892 à 1902. On voit, dans la cour, sa statue équestre ou il est représenté habillé en général français. Il pourrait s'agir de la statue équestre de Napoléon III, dont la tête aurait été remplacée par celle du Roi Norodom.
A figure used in a lecture presented by Professor JR James of the Department of Town and Regional Planning at The University of Sheffield between 1967 and 1978.
Bob pythefnos mae criw o blant o ardal Ysbyty Ifan a Padog yn dod at ei gilydd ar fore Sul er mwyn cynnal ysgol Sul. Rydym yn cael llu o weithgareddau megis celf a chrefft, cynnal cyngerdd nadolig, gwasanaeth diolchgarwch, chwarae gemau a dysgu Cristnogaeth drwy ffurf cyfoes.
Bob pythefnos mae criw o blant o ardal Ysbyty Ifan a Padog yn dod at ei gilydd ar fore Sul er mwyn cynnal ysgol Sul. Rydym yn cael llu o weithgareddau megis celf a chrefft, cynnal cyngerdd nadolig, gwasanaeth diolchgarwch, chwarae gemau a dysgu Cristnogaeth drwy ffurf cyfoes.
Y llygod a’r côr yn cymryd rhan yn y gwasanaeth Nadolig: Dawel Nos. The mice and choir take part in the Christmas service: Silent Night.
Dysgu drwy chwarae: gwneud amlinelliad o’i hunain ac ysgrifennu pam eu bod yn parchu eu hunain y tu mewn. Learning through play: drawing outlines of ourselves and writing why we respect ourselves from the inside out.
Loïc Vadelorge, professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris-Est Marne-la-Vallée, en pleine intervention sur le sujet : "La genèse de la carte universitaire francilienne : du Padog aux villes nouvelles (1960-1974)".
LE PALAIS ROYAL
Parmi les plus visités la Padoge Royale ou Pagode du Bouddha d'Emeraude (wat preah Keo, plus connu sous le nom de Pagode d'Argent), est le sanctuaire des cendres royales. Depuis 1962 y scintillent 5329 carreaux d'argent de 1,125 k chacun. La pagode fut édifiée par le Roi Norodom de 1892 à 1902. On voit, dans la cour, sa statue équestre ou il est représenté habillé en général français. Il pourrait s'agir de la statue équestre de Napoléon III, dont la tête aurait été remplacée par celle du Roi Norodom.
Maha Ant Htoo Kan Thar Pagoda, ausserhalb von Pyin Oo Lwin nahe bei Pwe Gauk - Myanmar
(Relativ neue Padoge - bei einem Transport neuer Buddha-Statuen kippte das Fahrzeug und die Buddhas
liessen sich nicht mehr aufladen. Die Buddha-Statuen fühlten sich hier wohl.
Kurzerhand wurde für sie eine Pagode erstellt.)
A la demande spécial ,ne voulant dévoiler aucun cadeau éventuel pour chacun, de se matin , donc cette nuit pour vous :-) , voici donc moncchichi, aka notre Kiki national , version geisha s'il vous plait ! Face au temple Padoga au cœur du Senso ji ; plus classe t'as pas !Sous unique condition qu'il ne le quitte plus ;-) hien ?