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Le 7 février 2016 - Rassemblement pour la sauvegarde des CPE
«Les centres de la petite enfance se mobilisent contre les compressions budgétaires
Craignant devoir faire face à de nouvelles compressions dans les CPE, des milliers de parents, d’enfants et de professionnels de la petite enfance ont envahi la place Émilie-Gamelin dimanche matin à Montréal pour demander au gouvernement Couillard de reculer.
«On est déjà à la cent près, on demande même aux parents de nous amener des jeux usagés et [du matériel] pour les bricolages», lance Laurence Calixte, maman de Raphael, 5 ans et membre du conseil d’administration du CPE La Bottine Filante, dans l’arrondissement de Ville-Marie à Montréal.
Si les compressions budgétaires se confirment, l’établissement pourrait devoir réduire les heures consacrées à la préparation des repas en plus de se procurer des aliments de moins bonne qualité.
Comme cette mère de famille, des milliers de parents, éducateurs et responsables de centres de la petite enfance arborant des pancartes «CPE en péril», des sifflets et des pièces de casse-tête, symbole de la mobilisation, étaient venus clamer leur mécontentement à la place Émilie-Gamelin dimanche, rapidement devenue noire de monde. Des manifestations similaires avaient aussi lieu dans 17 autres villes du Québec.
«Il faut arrêter d’attaquer les familles, a affirmé Louis Sénécal, président de l’Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE). Les CPE, c’est extraordinaire. Ça aide au développement des enfants. C’est un joyau, il faut les garder.»
Depuis 2006, l’AQCPE estime que 400 millions $ ont déjà été retranchés du financement des CPE, ce qui mettrait en péril la mission éducative et la qualité des services.
Soutien de l’opposition
Pour les partis d’opposition, le gouvernement Couillard ne doit pas considérer les CPE comme de simple commerce.
«Les CPE sont une réussite québécoise, des institutions essentielles qui permettent d’accélérer la socialisation, l’intégration et de lutter contre le décrochage scolaire», a lancé Pierre Karl Péladeau, chef du Parti québécois.
Françoise David de Québec Solidaire a demandé au premier ministre de renoncer aux coupes dans les CPE, ces maillons essentiels «qui participent à l’égalité des chances».
L’ancien député libéral et ex-bâtonnier du Québec, Gilles Ouimet s'est aussi joint à la mobilisation. «J'ai quitté l'Assemblée nationale pour m'occuper de mes bébés qui vont au CPE», a-t-il écrit sur Twitter.
Possible retour aux négociations
Alors qu'une entente de principe a été obtenue avec trois des quatre associations de services de garde éducatifs, le ministère de la Famille demande la collaboration de l'AQCPE, l’association qui regroupe plus des deux-tiers des CPE de la province.
«Le ministre invite dès maintenant l’AQCPE à s’asseoir afin de reprendre un dialogue constructif, au bénéfice des enfants, des parents, des familles et des CPE», a indiqué Anne-Catherine Couture, attachée de presse du ministre Sébastien Proulx.
À l'AQCPE, on confirme qu'un retour à la table des négociations sera présenté cette semaine au conseil d'administration de l'organisme.
Rappelons que l'effort demandé aux réseaux des CPE et des garderies subventionnées était de 74 millions $ en 2015-2016 et de 46 millions $ en 2016-2017 pour un total de 120 millions $.
Au-delà de Montréal, des manifestations étaient organisées dans 17 autres villes au Québec, dont Sherbrooke, Gatineau, Rouyn-Noranda, Drummondville, Rimouski, Matane, Baie-Comeau, Sept-Îles et Havre-Saint-Pierre.»
TVA Nouvelles - 7 février 2016
www.tvanouvelles.ca/2016/02/07/les-cpe-en-guerre-contre-l...
Le 7 février 2016 - Rassemblement pour la sauvegarde des CPE
«Les centres de la petite enfance se mobilisent contre les compressions budgétaires
Craignant devoir faire face à de nouvelles compressions dans les CPE, des milliers de parents, d’enfants et de professionnels de la petite enfance ont envahi la place Émilie-Gamelin dimanche matin à Montréal pour demander au gouvernement Couillard de reculer.
«On est déjà à la cent près, on demande même aux parents de nous amener des jeux usagés et [du matériel] pour les bricolages», lance Laurence Calixte, maman de Raphael, 5 ans et membre du conseil d’administration du CPE La Bottine Filante, dans l’arrondissement de Ville-Marie à Montréal.
Si les compressions budgétaires se confirment, l’établissement pourrait devoir réduire les heures consacrées à la préparation des repas en plus de se procurer des aliments de moins bonne qualité.
Comme cette mère de famille, des milliers de parents, éducateurs et responsables de centres de la petite enfance arborant des pancartes «CPE en péril», des sifflets et des pièces de casse-tête, symbole de la mobilisation, étaient venus clamer leur mécontentement à la place Émilie-Gamelin dimanche, rapidement devenue noire de monde. Des manifestations similaires avaient aussi lieu dans 17 autres villes du Québec.
«Il faut arrêter d’attaquer les familles, a affirmé Louis Sénécal, président de l’Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE). Les CPE, c’est extraordinaire. Ça aide au développement des enfants. C’est un joyau, il faut les garder.»
Depuis 2006, l’AQCPE estime que 400 millions $ ont déjà été retranchés du financement des CPE, ce qui mettrait en péril la mission éducative et la qualité des services.
Soutien de l’opposition
Pour les partis d’opposition, le gouvernement Couillard ne doit pas considérer les CPE comme de simple commerce.
«Les CPE sont une réussite québécoise, des institutions essentielles qui permettent d’accélérer la socialisation, l’intégration et de lutter contre le décrochage scolaire», a lancé Pierre Karl Péladeau, chef du Parti québécois.
Françoise David de Québec Solidaire a demandé au premier ministre de renoncer aux coupes dans les CPE, ces maillons essentiels «qui participent à l’égalité des chances».
L’ancien député libéral et ex-bâtonnier du Québec, Gilles Ouimet s'est aussi joint à la mobilisation. «J'ai quitté l'Assemblée nationale pour m'occuper de mes bébés qui vont au CPE», a-t-il écrit sur Twitter.
Possible retour aux négociations
Alors qu'une entente de principe a été obtenue avec trois des quatre associations de services de garde éducatifs, le ministère de la Famille demande la collaboration de l'AQCPE, l’association qui regroupe plus des deux-tiers des CPE de la province.
«Le ministre invite dès maintenant l’AQCPE à s’asseoir afin de reprendre un dialogue constructif, au bénéfice des enfants, des parents, des familles et des CPE», a indiqué Anne-Catherine Couture, attachée de presse du ministre Sébastien Proulx.
À l'AQCPE, on confirme qu'un retour à la table des négociations sera présenté cette semaine au conseil d'administration de l'organisme.
Rappelons que l'effort demandé aux réseaux des CPE et des garderies subventionnées était de 74 millions $ en 2015-2016 et de 46 millions $ en 2016-2017 pour un total de 120 millions $.
Au-delà de Montréal, des manifestations étaient organisées dans 17 autres villes au Québec, dont Sherbrooke, Gatineau, Rouyn-Noranda, Drummondville, Rimouski, Matane, Baie-Comeau, Sept-Îles et Havre-Saint-Pierre.»
TVA Nouvelles - 7 février 2016
www.tvanouvelles.ca/2016/02/07/les-cpe-en-guerre-contre-l...
Le texte de Josée Boileau dans le journal Le Devoir:
«Vingt-cinq ans plus tard, nous n’oublions pas. C’est une obligation morale, une nécessité. Quatorze jeunes femmes assassinées en bloc, dans un lieu où par leur seule présence, elles battaient en brèche mille ans d’histoire, sont devenues le symbole exceptionnel d’une réalité terriblement ordinaire : celle de la violence faite aux femmes et de la misogynie.
Pour celles et ceux qui y étaient, ces 25 ans se vivent toujours à fleur de peau. La liste est longue de qui a au coeur une blessure qui ne s’est pas refermée. Les familles, les amis, l’entourage de Geneviève, Hélène, Nathalie, Maud, Sonia, Michèle, les deux Barbara, les deux Anne-Marie, les deux Maryse, les deux Annie… Les étudiantes et les étudiants blessés, ceux qui, au fil du temps, se sont eux-mêmes enlevé la vie. Et leur famille, leurs amis, leur entourage. Ils sont le premier cercle de la douleur vive.
Il y a encore les étudiantes et les étudiants de décembre 1989 à Polytechnique, qui ont croisé ou pas le tireur ; les professeurs, la direction de l’époque, ceux qui y travaillaient, ceux qui y travaillent encore. Les étudiantes qui ont décidé d’y poursuivre leurs études, qui s’y sont inscrites tout de suite l’année d’après, puis les années suivantes. Il y a les policiers en fonction ce soir-là ou appelés en renfort, les ambulanciers, les journalistes (dont la soussignée, jeune journaliste employée au Devoir depuis seulement trois semaines), les équipes médicales dans les hôpitaux de la ville. Des gens aux premières loges de la tragédie, qui la découvraient pas à pas.
Il faut ajouter, car on les oublie souvent, les femmes qui faisaient partie de la liste bâtie par Marc Lépine avant d’aller tuer à Poly, personnalités publiques qu’il rêvait de faire taire.
Et il y a toutes celles, tous ceux qui, abasourdis, ont suivi ce soir-là, sur les petits écrans d’avant les réseaux d’information continue, une histoire si inimaginable qu’on ne savait trop comment la raconter — il a d’ailleurs fallu du temps pour que la lecture féministe des événements, pourtant flagrante, ait droit de cité. Mais en ce froid soir de décembre, les auditeurs, les auditrices étaient bien trop touchés, surpris, bouleversés pour être de simples spectateurs : pour eux et elles aussi, 25 ans plus tard, les lieux, les émotions, les pensées reviennent comme si le 6 décembre 1989 et les jours qui ont suivi, c’était hier.
Mais il y a aussi les autres qui en 1989 n’étaient pas nés, même pas pensés. Celles et ceux qui n’ont pas 25 ans et qui aujourd’hui sont aux études à Poly, dans les universités, au cégep. Ou au travail dans des milieux toujours plus mixtes. Que savent-ils au juste de la tuerie de Polytechnique ? Elle ne fait pas partie des manuels d’histoire, mais les commémorations tout comme la bataille des victimes et de leurs proches pour le contrôle des armes à feu (il fallait bien faire quelque chose) maintiennent le souvenir. Qu’en retiendront-ils ? La suite leur appartiendra, mais gageons que l’immensité des défis à relever dans l’incessante quête de l’égalité entre les hommes et les femmes contribuera à ce que le 6 décembre ne meure pas.
Pour le moment, ces 25 ans qui font une génération ne sont pas encore le temps de la froide distance. Vous le constaterez en lisant ce cahier — que nous avons voulu au regard large, y ajoutant un précieux échange de textes avec The Gazette, l’enrichissant de blocs d’information et d’éléments visuels dans nos éditions Internet et tablette — : sous l’analyse couvent les sentiments. Comment faire autrement quand l’actualité rappelle si souvent que la place des femmes au travail, dans les lieux de pouvoir, sur la scène publique n’est toujours pas un acquis ; que la violence contre les femmes, camouflée sous des dehors de séduction ou s’affichant carrément comme agression, reste un fléau dont on ne mesure toujours pas l’ampleur.
Et pourtant, 25 ans plus tard, les femmes ne sont pas rentrées chez elles, et de nombreux hommes marchent à leurs côtés. Le féminisme crée un monde meilleur. Le 6 décembre doit aussi servir à le rappeler.»
Le Devoir, le 6 décembre 2014
20 juin 2014 - Gaillon (27) – Devoir de mémoire au collège Georges Ambroise - Présentation des travaux réalisés par les élèves lauréats au Concours de la Résistance et de la Déportation. Notre association et nos amis du MVCG participent à cet évènement. Monsieur Jean-Pierre Chapeau de l'UDIAC et le Commandant Georges Van Ryssel remettent le "Diplôme d'Honneur pour Acte de Civisme" aux jeunes lauréats et au professeur d’histoire. Merci à ces jeunes élèves pour le travail réalisé.
Le texte de Josée Boileau dans le journal Le Devoir:
«Vingt-cinq ans plus tard, nous n’oublions pas. C’est une obligation morale, une nécessité. Quatorze jeunes femmes assassinées en bloc, dans un lieu où par leur seule présence, elles battaient en brèche mille ans d’histoire, sont devenues le symbole exceptionnel d’une réalité terriblement ordinaire : celle de la violence faite aux femmes et de la misogynie.
Pour celles et ceux qui y étaient, ces 25 ans se vivent toujours à fleur de peau. La liste est longue de qui a au coeur une blessure qui ne s’est pas refermée. Les familles, les amis, l’entourage de Geneviève, Hélène, Nathalie, Maud, Sonia, Michèle, les deux Barbara, les deux Anne-Marie, les deux Maryse, les deux Annie… Les étudiantes et les étudiants blessés, ceux qui, au fil du temps, se sont eux-mêmes enlevé la vie. Et leur famille, leurs amis, leur entourage. Ils sont le premier cercle de la douleur vive.
Il y a encore les étudiantes et les étudiants de décembre 1989 à Polytechnique, qui ont croisé ou pas le tireur ; les professeurs, la direction de l’époque, ceux qui y travaillaient, ceux qui y travaillent encore. Les étudiantes qui ont décidé d’y poursuivre leurs études, qui s’y sont inscrites tout de suite l’année d’après, puis les années suivantes. Il y a les policiers en fonction ce soir-là ou appelés en renfort, les ambulanciers, les journalistes (dont la soussignée, jeune journaliste employée au Devoir depuis seulement trois semaines), les équipes médicales dans les hôpitaux de la ville. Des gens aux premières loges de la tragédie, qui la découvraient pas à pas.
Il faut ajouter, car on les oublie souvent, les femmes qui faisaient partie de la liste bâtie par Marc Lépine avant d’aller tuer à Poly, personnalités publiques qu’il rêvait de faire taire.
Et il y a toutes celles, tous ceux qui, abasourdis, ont suivi ce soir-là, sur les petits écrans d’avant les réseaux d’information continue, une histoire si inimaginable qu’on ne savait trop comment la raconter — il a d’ailleurs fallu du temps pour que la lecture féministe des événements, pourtant flagrante, ait droit de cité. Mais en ce froid soir de décembre, les auditeurs, les auditrices étaient bien trop touchés, surpris, bouleversés pour être de simples spectateurs : pour eux et elles aussi, 25 ans plus tard, les lieux, les émotions, les pensées reviennent comme si le 6 décembre 1989 et les jours qui ont suivi, c’était hier.
Mais il y a aussi les autres qui en 1989 n’étaient pas nés, même pas pensés. Celles et ceux qui n’ont pas 25 ans et qui aujourd’hui sont aux études à Poly, dans les universités, au cégep. Ou au travail dans des milieux toujours plus mixtes. Que savent-ils au juste de la tuerie de Polytechnique ? Elle ne fait pas partie des manuels d’histoire, mais les commémorations tout comme la bataille des victimes et de leurs proches pour le contrôle des armes à feu (il fallait bien faire quelque chose) maintiennent le souvenir. Qu’en retiendront-ils ? La suite leur appartiendra, mais gageons que l’immensité des défis à relever dans l’incessante quête de l’égalité entre les hommes et les femmes contribuera à ce que le 6 décembre ne meure pas.
Pour le moment, ces 25 ans qui font une génération ne sont pas encore le temps de la froide distance. Vous le constaterez en lisant ce cahier — que nous avons voulu au regard large, y ajoutant un précieux échange de textes avec The Gazette, l’enrichissant de blocs d’information et d’éléments visuels dans nos éditions Internet et tablette — : sous l’analyse couvent les sentiments. Comment faire autrement quand l’actualité rappelle si souvent que la place des femmes au travail, dans les lieux de pouvoir, sur la scène publique n’est toujours pas un acquis ; que la violence contre les femmes, camouflée sous des dehors de séduction ou s’affichant carrément comme agression, reste un fléau dont on ne mesure toujours pas l’ampleur.
Et pourtant, 25 ans plus tard, les femmes ne sont pas rentrées chez elles, et de nombreux hommes marchent à leurs côtés. Le féminisme crée un monde meilleur. Le 6 décembre doit aussi servir à le rappeler.»
Le Devoir, le 6 décembre 2014
20 juin 2014 - Gaillon (27) – Devoir de mémoire au collège Georges Ambroise - Présentation des travaux réalisés par les élèves lauréats au Concours de la Résistance et de la Déportation. Notre association et nos amis du MVCG participent à cet évènement. Monsieur Jean-Pierre Chapeau de l'UDIAC et le Commandant Georges Van Ryssel remettent le "Diplôme d'Honneur pour Acte de Civisme" aux jeunes lauréats et au professeur d’histoire. Merci à ces jeunes élèves pour le travail réalisé.
20 juin 2014 - Gaillon (27) – Devoir de mémoire au collège Georges Ambroise - Présentation des travaux réalisés par les élèves lauréats au Concours de la Résistance et de la Déportation. Notre association et nos amis du MVCG participent à cet évènement. Monsieur Jean-Pierre Chapeau de l'UDIAC et le Commandant Georges Van Ryssel remettent le "Diplôme d'Honneur pour Acte de Civisme" aux jeunes lauréats et au professeur d’histoire. Merci à ces jeunes élèves pour le travail réalisé.
20 juin 2014 - Gaillon (27) – Devoir de mémoire au collège Georges Ambroise - Présentation des travaux réalisés par les élèves lauréats au Concours de la Résistance et de la Déportation. Notre association et nos amis du MVCG participent à cet évènement. Monsieur Jean-Pierre Chapeau de l'UDIAC et le Commandant Georges Van Ryssel remettent le "Diplôme d'Honneur pour Acte de Civisme" aux jeunes lauréats et au professeur d’histoire. Merci à ces jeunes élèves pour le travail réalisé.
Le 7 février 2016 - Rassemblement pour la sauvegarde des CPE
«Les centres de la petite enfance se mobilisent contre les compressions budgétaires
Craignant devoir faire face à de nouvelles compressions dans les CPE, des milliers de parents, d’enfants et de professionnels de la petite enfance ont envahi la place Émilie-Gamelin dimanche matin à Montréal pour demander au gouvernement Couillard de reculer.
«On est déjà à la cent près, on demande même aux parents de nous amener des jeux usagés et [du matériel] pour les bricolages», lance Laurence Calixte, maman de Raphael, 5 ans et membre du conseil d’administration du CPE La Bottine Filante, dans l’arrondissement de Ville-Marie à Montréal.
Si les compressions budgétaires se confirment, l’établissement pourrait devoir réduire les heures consacrées à la préparation des repas en plus de se procurer des aliments de moins bonne qualité.
Comme cette mère de famille, des milliers de parents, éducateurs et responsables de centres de la petite enfance arborant des pancartes «CPE en péril», des sifflets et des pièces de casse-tête, symbole de la mobilisation, étaient venus clamer leur mécontentement à la place Émilie-Gamelin dimanche, rapidement devenue noire de monde. Des manifestations similaires avaient aussi lieu dans 17 autres villes du Québec.
«Il faut arrêter d’attaquer les familles, a affirmé Louis Sénécal, président de l’Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE). Les CPE, c’est extraordinaire. Ça aide au développement des enfants. C’est un joyau, il faut les garder.»
Depuis 2006, l’AQCPE estime que 400 millions $ ont déjà été retranchés du financement des CPE, ce qui mettrait en péril la mission éducative et la qualité des services.
Soutien de l’opposition
Pour les partis d’opposition, le gouvernement Couillard ne doit pas considérer les CPE comme de simple commerce.
«Les CPE sont une réussite québécoise, des institutions essentielles qui permettent d’accélérer la socialisation, l’intégration et de lutter contre le décrochage scolaire», a lancé Pierre Karl Péladeau, chef du Parti québécois.
Françoise David de Québec Solidaire a demandé au premier ministre de renoncer aux coupes dans les CPE, ces maillons essentiels «qui participent à l’égalité des chances».
L’ancien député libéral et ex-bâtonnier du Québec, Gilles Ouimet s'est aussi joint à la mobilisation. «J'ai quitté l'Assemblée nationale pour m'occuper de mes bébés qui vont au CPE», a-t-il écrit sur Twitter.
Possible retour aux négociations
Alors qu'une entente de principe a été obtenue avec trois des quatre associations de services de garde éducatifs, le ministère de la Famille demande la collaboration de l'AQCPE, l’association qui regroupe plus des deux-tiers des CPE de la province.
«Le ministre invite dès maintenant l’AQCPE à s’asseoir afin de reprendre un dialogue constructif, au bénéfice des enfants, des parents, des familles et des CPE», a indiqué Anne-Catherine Couture, attachée de presse du ministre Sébastien Proulx.
À l'AQCPE, on confirme qu'un retour à la table des négociations sera présenté cette semaine au conseil d'administration de l'organisme.
Rappelons que l'effort demandé aux réseaux des CPE et des garderies subventionnées était de 74 millions $ en 2015-2016 et de 46 millions $ en 2016-2017 pour un total de 120 millions $.
Au-delà de Montréal, des manifestations étaient organisées dans 17 autres villes au Québec, dont Sherbrooke, Gatineau, Rouyn-Noranda, Drummondville, Rimouski, Matane, Baie-Comeau, Sept-Îles et Havre-Saint-Pierre.»
TVA Nouvelles - 7 février 2016
www.tvanouvelles.ca/2016/02/07/les-cpe-en-guerre-contre-l...
Le texte de Josée Boileau dans le journal Le Devoir:
«Vingt-cinq ans plus tard, nous n’oublions pas. C’est une obligation morale, une nécessité. Quatorze jeunes femmes assassinées en bloc, dans un lieu où par leur seule présence, elles battaient en brèche mille ans d’histoire, sont devenues le symbole exceptionnel d’une réalité terriblement ordinaire : celle de la violence faite aux femmes et de la misogynie.
Pour celles et ceux qui y étaient, ces 25 ans se vivent toujours à fleur de peau. La liste est longue de qui a au coeur une blessure qui ne s’est pas refermée. Les familles, les amis, l’entourage de Geneviève, Hélène, Nathalie, Maud, Sonia, Michèle, les deux Barbara, les deux Anne-Marie, les deux Maryse, les deux Annie… Les étudiantes et les étudiants blessés, ceux qui, au fil du temps, se sont eux-mêmes enlevé la vie. Et leur famille, leurs amis, leur entourage. Ils sont le premier cercle de la douleur vive.
Il y a encore les étudiantes et les étudiants de décembre 1989 à Polytechnique, qui ont croisé ou pas le tireur ; les professeurs, la direction de l’époque, ceux qui y travaillaient, ceux qui y travaillent encore. Les étudiantes qui ont décidé d’y poursuivre leurs études, qui s’y sont inscrites tout de suite l’année d’après, puis les années suivantes. Il y a les policiers en fonction ce soir-là ou appelés en renfort, les ambulanciers, les journalistes (dont la soussignée, jeune journaliste employée au Devoir depuis seulement trois semaines), les équipes médicales dans les hôpitaux de la ville. Des gens aux premières loges de la tragédie, qui la découvraient pas à pas.
Il faut ajouter, car on les oublie souvent, les femmes qui faisaient partie de la liste bâtie par Marc Lépine avant d’aller tuer à Poly, personnalités publiques qu’il rêvait de faire taire.
Et il y a toutes celles, tous ceux qui, abasourdis, ont suivi ce soir-là, sur les petits écrans d’avant les réseaux d’information continue, une histoire si inimaginable qu’on ne savait trop comment la raconter — il a d’ailleurs fallu du temps pour que la lecture féministe des événements, pourtant flagrante, ait droit de cité. Mais en ce froid soir de décembre, les auditeurs, les auditrices étaient bien trop touchés, surpris, bouleversés pour être de simples spectateurs : pour eux et elles aussi, 25 ans plus tard, les lieux, les émotions, les pensées reviennent comme si le 6 décembre 1989 et les jours qui ont suivi, c’était hier.
Mais il y a aussi les autres qui en 1989 n’étaient pas nés, même pas pensés. Celles et ceux qui n’ont pas 25 ans et qui aujourd’hui sont aux études à Poly, dans les universités, au cégep. Ou au travail dans des milieux toujours plus mixtes. Que savent-ils au juste de la tuerie de Polytechnique ? Elle ne fait pas partie des manuels d’histoire, mais les commémorations tout comme la bataille des victimes et de leurs proches pour le contrôle des armes à feu (il fallait bien faire quelque chose) maintiennent le souvenir. Qu’en retiendront-ils ? La suite leur appartiendra, mais gageons que l’immensité des défis à relever dans l’incessante quête de l’égalité entre les hommes et les femmes contribuera à ce que le 6 décembre ne meure pas.
Pour le moment, ces 25 ans qui font une génération ne sont pas encore le temps de la froide distance. Vous le constaterez en lisant ce cahier — que nous avons voulu au regard large, y ajoutant un précieux échange de textes avec The Gazette, l’enrichissant de blocs d’information et d’éléments visuels dans nos éditions Internet et tablette — : sous l’analyse couvent les sentiments. Comment faire autrement quand l’actualité rappelle si souvent que la place des femmes au travail, dans les lieux de pouvoir, sur la scène publique n’est toujours pas un acquis ; que la violence contre les femmes, camouflée sous des dehors de séduction ou s’affichant carrément comme agression, reste un fléau dont on ne mesure toujours pas l’ampleur.
Et pourtant, 25 ans plus tard, les femmes ne sont pas rentrées chez elles, et de nombreux hommes marchent à leurs côtés. Le féminisme crée un monde meilleur. Le 6 décembre doit aussi servir à le rappeler.»
Le Devoir, le 6 décembre 2014
Cette maison unique en son genre appartient à Lise Bissonnette, auteure, ancienne éditrice du quotidien Le Devoir et ancienne directrice générale de Bibliothèque et Archives nationales du Québec, et son conjoint Godefroy-M. Cardinal. Ceux-ci avaient d’abord acheté la petite maisonnette, qui leur servait de studio d’écriture.
La première idée du duo et de l’architecte fut de construire une rallonge à la maison qui aurait été dans le même style que la construction d’époque. Mais après avoir bien pris connaissance des lieux et du terrain avoisinant, l’architecte a plutôt choisi de construire une deuxième maison de style contemporaine, très ouverte sur la nature, qui serait reliée par un passage vitré, un «cordon ombilical» à la première maison
«Il y a donc deux maisons sur le site, chacune ayant sa spécificité propre, et qui sont en dialogue», explique M. Thibault. Dans la demeure ancestrale, les poutres de bois sont bien apparentes, les fenêtres sont plus petites et l’ambiance y est feutrée. Un escalier en colimaçon relie le rez-de-chaussée, servant de grande salle de lecture, à l’étage, où se trouve le studio d’écriture.
La maison contemporaine est quant à elle très lumineuse, étant abondamment fenêtrée. À la faveur du dénivelé du terrain, les fenêtres s’élèvent même, sur une face, du rez-de-jardin jusqu’au troisième étage. «À certains endroits dans la demeure, on a presque l’impression de marcher dehors, raconte Pierre Thibault, pour qui l’harmonie d’une maison avec la nature est primordiale. Il faut que la relation avec l’environnement soit la plus fructueuse possible», ajoute-t-il, racontant avoir intégré et orienté la Flouve vers le boisé adjacent et avoir tout fait pour préserver les arbres existants durant la construction.
Malgré le contraste entre les styles et les époques des deux bâtiments, c’est avec le souci de conférer une certaine uniformité à l’habitation que la maison contemporaine a été pensée. Une logique et des matériaux similaires à ceux de la maison ancestrale se retrouvent en effet dans la nouvelle construction.
Et à en croire le témoignage de Lise Bissonnette dans «Les maisons-natures», c’est mission accomplie pour Pierre Thibault. «Aucun endroit n’y est semblable à un autre», raconte Mme Bis-sonnette, ajoutant en conclusion qu’habiter la Flouve «est un privilège».
journalmetro.com/art-de-vivre/42106/la-flouve-une-maison-...
Lise Bissonnette voulait une manière de chalet en ville, un lieu où elle pourrait se retirer, faire venir les mots et les phrases.
«Cette maison aurait dû mourir. Au cours des grands massacres des années cinquante et soixante, quand le maire Jean Drapeau se fait fièrement le destructeur en chef des plus beaux bâtis de Montréal, quand la partie nord de l’île, dernière frontière, perd ses champs et chalets aux bungalows en rangée d’une génération d’enfants de locataires qui découvrent l’accès à la propriété, le quartier Bordeaux n’échappe pas aux tronçonneuses, niveleuses et autres machines. Les curés ouvrent eux-mêmes la marche, avec zèle.» (p.51)
Pour la fin, madame Bissonnette a imaginé une discussion entre Balzac et Théodore Banville. Une histoire d’amour et de parfum qui tourne autour de la flouve, ce foin d’odeur qui pousse comme du chiendent au Québec.
yvonpare.blogspot.com/2008/04/une-maison-livre-grands-et-...
Le texte de Josée Boileau dans le journal Le Devoir:
«Vingt-cinq ans plus tard, nous n’oublions pas. C’est une obligation morale, une nécessité. Quatorze jeunes femmes assassinées en bloc, dans un lieu où par leur seule présence, elles battaient en brèche mille ans d’histoire, sont devenues le symbole exceptionnel d’une réalité terriblement ordinaire : celle de la violence faite aux femmes et de la misogynie.
Pour celles et ceux qui y étaient, ces 25 ans se vivent toujours à fleur de peau. La liste est longue de qui a au coeur une blessure qui ne s’est pas refermée. Les familles, les amis, l’entourage de Geneviève, Hélène, Nathalie, Maud, Sonia, Michèle, les deux Barbara, les deux Anne-Marie, les deux Maryse, les deux Annie… Les étudiantes et les étudiants blessés, ceux qui, au fil du temps, se sont eux-mêmes enlevé la vie. Et leur famille, leurs amis, leur entourage. Ils sont le premier cercle de la douleur vive.
Il y a encore les étudiantes et les étudiants de décembre 1989 à Polytechnique, qui ont croisé ou pas le tireur ; les professeurs, la direction de l’époque, ceux qui y travaillaient, ceux qui y travaillent encore. Les étudiantes qui ont décidé d’y poursuivre leurs études, qui s’y sont inscrites tout de suite l’année d’après, puis les années suivantes. Il y a les policiers en fonction ce soir-là ou appelés en renfort, les ambulanciers, les journalistes (dont la soussignée, jeune journaliste employée au Devoir depuis seulement trois semaines), les équipes médicales dans les hôpitaux de la ville. Des gens aux premières loges de la tragédie, qui la découvraient pas à pas.
Il faut ajouter, car on les oublie souvent, les femmes qui faisaient partie de la liste bâtie par Marc Lépine avant d’aller tuer à Poly, personnalités publiques qu’il rêvait de faire taire.
Et il y a toutes celles, tous ceux qui, abasourdis, ont suivi ce soir-là, sur les petits écrans d’avant les réseaux d’information continue, une histoire si inimaginable qu’on ne savait trop comment la raconter — il a d’ailleurs fallu du temps pour que la lecture féministe des événements, pourtant flagrante, ait droit de cité. Mais en ce froid soir de décembre, les auditeurs, les auditrices étaient bien trop touchés, surpris, bouleversés pour être de simples spectateurs : pour eux et elles aussi, 25 ans plus tard, les lieux, les émotions, les pensées reviennent comme si le 6 décembre 1989 et les jours qui ont suivi, c’était hier.
Mais il y a aussi les autres qui en 1989 n’étaient pas nés, même pas pensés. Celles et ceux qui n’ont pas 25 ans et qui aujourd’hui sont aux études à Poly, dans les universités, au cégep. Ou au travail dans des milieux toujours plus mixtes. Que savent-ils au juste de la tuerie de Polytechnique ? Elle ne fait pas partie des manuels d’histoire, mais les commémorations tout comme la bataille des victimes et de leurs proches pour le contrôle des armes à feu (il fallait bien faire quelque chose) maintiennent le souvenir. Qu’en retiendront-ils ? La suite leur appartiendra, mais gageons que l’immensité des défis à relever dans l’incessante quête de l’égalité entre les hommes et les femmes contribuera à ce que le 6 décembre ne meure pas.
Pour le moment, ces 25 ans qui font une génération ne sont pas encore le temps de la froide distance. Vous le constaterez en lisant ce cahier — que nous avons voulu au regard large, y ajoutant un précieux échange de textes avec The Gazette, l’enrichissant de blocs d’information et d’éléments visuels dans nos éditions Internet et tablette — : sous l’analyse couvent les sentiments. Comment faire autrement quand l’actualité rappelle si souvent que la place des femmes au travail, dans les lieux de pouvoir, sur la scène publique n’est toujours pas un acquis ; que la violence contre les femmes, camouflée sous des dehors de séduction ou s’affichant carrément comme agression, reste un fléau dont on ne mesure toujours pas l’ampleur.
Et pourtant, 25 ans plus tard, les femmes ne sont pas rentrées chez elles, et de nombreux hommes marchent à leurs côtés. Le féminisme crée un monde meilleur. Le 6 décembre doit aussi servir à le rappeler.»
Le Devoir, le 6 décembre 2014
Avant de devoir répondre à des commentaires hors-sujet : il s'agit de course landaise, pas de corrida (aucun rapport).
Before anyone makes an irrelevant comment : this is "course landaise", NOT bullfighting. These are very special cows, they NEVER get killed. The men who have to dodge them or jump above them ("écarteurs" and "sauteurs") take risks.
«À Montréal, un millier de personnes ont célébré la fin du régime de Ben Ali cet après-midi.» Le Devoir, 15 janvier 2011.
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«Plus d'un millier de personnes, principalement d'origine tunisienne, ont marché au centre-ville de Montréal, samedi après-midi, pour exprimer leur appui au peuple tunisien. Sous les drapeaux rouges de la Tunisie, ils ont marché non seulement pour célébrer le départ du président Zine el-Abidine Ben Ali, mais aussi pour appeler au respect des libertés civiles.
«C'est non seulement une surprise, c'est un rêve, a affirmé Amel Elkorbi, une jeune Québécoise d'origine tunisienne à propos du départ de Ben Ali annoncé vendredi. J'ai pleuré quand j'ai vu ça.»
Appuyées de plusieurs organismes et partis politiques, dont le Bloc Québécois, Québec Solidaire, la FTQ, la CSN et Amnistie internationale, les communautés tunisiennes du Canada ont tenu des rassemblements à Montréal, Québec et Ottawa. Elles réclament que le gouvernement canadien exerce des pressions sur les autorités tunisiennes pour qu'elles mettent fin à la violation des droits humains. Le Collectif solidarité Canada aux luttes sociales en Tunisie, qui est à l'origine de la manifestation, s'oppose également à la nomination du premier ministre Mohamed Ghannouchi, qu'il dit être un allié de Ben Ali, comme président par intérim.
À Montréal, les manifestants ont marché, au son de l'hymne national tunisien, du Square Dorchester jusqu'au consulat de la Tunisie, situé sur la rue University. Peu après 15h, les voix se sont tues pour observer une minute de silence en mémoire des «martyrs de la liberté», notamment Mohamed Bouazizi, le jeune marchand de rue dont le décès en décembre dernier a mené au déclenchement de la révolution du jasmin.
«J'ai quitté la Tunisie à l'âge de sept ans et d'aussi longtemps que je me souvienne, Ben Ali était là, a souligné Soumaya Zrig, 25 ans. Aujourd'hui, je ne le réalise pas encore. Parce que pour moi Ben Ali a toujours été là. Et qu'il ne soit plus là, c'est vraiment révélateur. Ça fait du bien. Je suis vraiment fière.»
«Aujourd'hui le peuple tunisien s'est levé, s'est réjoui Anaam Taghouti, un Tunisien établi à Montréal depuis trois ans. On est parvenu à le faire. On est fier. On est heureux. Vive la Tunisie ! Espérons que la démocratie s'installe et que le peuple tunisien ait ce qu'il mérite comme un peuple ouvert qui veut voir son pays se développer.»
Même s'ils avaient le coeur à la fête, les participants à la marche ont tenu à rappeler que l'accession à la démocratie n'est pas gagnée. «En Tunisie actuellement, les gens ont peur, a constaté le porte-parole du Collectif solidarité Canada aux luttes sociales en Tunisie, Haroun Bouazzi. Il y a des milices organisées par les services secrets tunisiens et la garde présidentielle qui sont en train de semer la terreur. Il y a des prisons qui sont attaquées.
On essaie de semer la terreur pour que notre peuple n'accède pas à la démocratie.» Amel Elkorbi s'est d'ailleurs dite inquiète pour sa grand-mère et ses oncles qui, a-t-elle raconté, ont été menacés en Tunisie samedi par les milices.
Un vent d'optimiste soufflait néanmoins parmi les manifestants. «Le peuple est vigilant, a noté Anaam Taghouti. Il ne va pas lâcher prise. Il reste un long chemin à faire. Ce n'est pas évident qu'on va arriver à une vraie démocratie en un seul jour. C'est un long chemin, mais je crois que l'avenir va être meilleur.»
Valérie Simard, journal La Presse, 15 janvier 2011
www.lapresse.ca/international/dossiers/la-tunisie-apres-b...
Source:
ujfp.org/denoncer-un-genocide-nest-pas-de-lantisemitisme-...
Dénoncer un génocide n’est pas de l’antisémitisme, c’est un devoir
Coordination nationale de l’UJFP 11/11/24 Antisémitisme | Les communiqués de l'UJFP |
— thématiques : Génocide
Dans le cadre de plusieurs évènements récents, les soutiens « inconditionnels » de l’État israélien génocidaire crient sans vergogne à l’antisémitisme dès qu’une critique est formulée à l’encontre d’Israël ou qu’un soutien au peuple palestinien est exprimé.
Ces déclarations d’antisémitisme sont là pour détourner l’attention de ce qui est en train de se produire à Gaza et pour une fois de plus victimiser les agresseurs israéliens.
C’est toujours la même rhétorique, que ce soit à Paris, à Lyon ou à Amsterdam : ce sont celles et ceux qui défendent le droit et la justice qui sont traités d’antisémites !
Cela a été le cas à Lyon, lors de la visite de Yaël Braun Pivet à l’université de Lyon 3, le vendredi 8 novembre. Des slogans et graffitis contestaient sa venue. Que disaient-ils ? « Yaël casse-toi », « Génocidaires, hors de nos facs », « Free Gaza » ou « Free Palestine ». Ils ont été considérés comme antisémites par les politiques et les médias mainstream1.
Non, Free Gaza n’est pas antisémite. Non, Free Palestine n’est pas antisémite. Non, soutenir le peuple gazaoui aujourd’hui affamé, que le gouvernement sioniste tente de faire disparaître sous les bombes n’est pas antisémite.
Oui, soutenir inconditionnellement l’État d’Israël comme le fait Yaël Braun Pivet, c’est soutenir un génocide en cours et c’est contraire au Droit international.
Cela a été le cas au Parc des Princes, le 6 novembre dernier, lorsque des supporters ont déployé un tifo « Free Palestine ». Est-ce antisémite ?
Non : ce tifo n’attise pas la haine, lorsqu’il demande la liberté pour le peuple palestinien et la paix dans le monde. L’autodétermination du peuple palestinien est inscrite dans le Droit international. Mais le ministre de l’Intérieur est monté au créneau en demandant au PSG de « s’expliquer » et en envisageant des sanctions 2.
Cela a encore été le cas à Amsterdam, où des incidents entre supporters lors du match de foot Ajax Amsterdam-Maccabi Tel-Aviv ont eu lieu dans la nuit du jeudi 7 novembre 2024 et ont été dénoncés —au profit des supporters israéliens—, aussi bien par le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau que par le président Emmanuel Macron comme d’« odieux » actes antisémites3.
Certes des supporters ont été agressés, mais dans quelles circonstances ? Celles du hooliganisme habituellement dénoncé par nos ministres de l’Intérieur. La situation n’était donc absolument pas celle d’un pogrom. Les supporters ont scandé « Que Tsahal gagne et nique les Arabes » ! Et lors de la minute de silence pour les Espagnols décédés à Valence, les provocateurs israéliens sifflaient dans le stade, « les Espagnols, ces putains d’antisémites » parce que l’Espagne a reconnu l’État de Palestine. Ces supporters israéliens qui s’en prennent à l’Espagne en deuil ne sont pas des « Juifs persécutés » ! Le député NFP/LFI Raphaël Arnault, réputé connaisseur des milieux violents d’ultra-droite a déclaré : « Hier à Amsterdam, ils (n’étaient) pas venus cueillir des jonquilles » avant d’ajouter, vidéo à l’appui, que « ces fameux « supporters » sont restés mobilisés jusqu’à tard après le match pour pouvoir se battre (comme ils le font à quasiment chacun de leur déplacement), sur fond de provocation raciste ».
Les supporters du Maccabi Tel-Aviv n’ont pas été pris à partie parce que « juifs » mais parce qu’ils « supportent » avec fierté un génocide et qu’ils sont racistes 4.
NON, dénoncer un génocide n’est pas de l’antisémitisme, c’est un devoir.
OUI c’est l’idéologie sioniste qui amalgame les Juif.ves du monde entier à sa politique, les met en danger et doit être combattue. Cette idéologie instrumentalise l’antisémitisme.
L’UJFP dénonce les relations biaisées de ces évènements et ces amalgames mortifères du gouvernement français et des médias à sa solde. Le gouvernement français est bel et bien complice d’un génocide et devra rendre des comptes. Le gouvernement français et les médias mainstream attisent l’antisémitisme par leurs comportements.
NON, tous les Juifs ne « soutiennent » pas l’écrasement de la Palestine en cours.
Ces accusations d’antisémitisme sont une insulte à la mémoire des membres de nos familles disparues lors du judéocide.
La Coordination nationale de l’UJFP, le 11 novembre 2024
Note-s
Voir en particulier la réaction de BFMTV : www.bfmtv.com/replay-emissions/week-end-direct/braun-pive...)[↩]
Voir aussi la réaction du CRIF : www.linternaute.com/actualite/politique/6585347-banderole...[↩]
Voir : www.bfmtv.com/politique/elysee/supporters-israeliens-agre...[↩]
Voir : www.liberation.fr/sports/football/supporters-israeliens-a... ou www.youtube.com/watch?v=y-vheVW_O18 ou twitter.com/i/status/1854726431269700016[↩]
Avant de devoir répondre à des commentaires hors-sujet : il s'agit de course landaise, pas de corrida (aucun rapport).
Before anyone makes an irrelevant comment : this is "course landaise", NOT bullfighting. These are very special cows, they NEVER get killed. The men who have to dodge them or jump above them ("écarteurs" and "sauteurs") take risks.
20 juin 2014 - Gaillon (27) – Devoir de mémoire au collège Georges Ambroise - Présentation des travaux réalisés par les élèves lauréats au Concours de la Résistance et de la Déportation. Notre association et nos amis du MVCG participent à cet évènement. Monsieur Jean-Pierre Chapeau de l'UDIAC et le Commandant Georges Van Ryssel remettent le "Diplôme d'Honneur pour Acte de Civisme" aux jeunes lauréats et au professeur d’histoire. Merci à ces jeunes élèves pour le travail réalisé.
En tant que représentants du peuple, nous avons le devoir et, surtout, l'obligation de veiller à ce que les droits de l’homme soient strictement respectés et appliqués par les différentes institutions étatiques en charge de leur protection », c’est en ces termes que s’est exprimé ce jour le président de l’Assemblée nationale centrafricaine, Simplice Mathieu Sarandji, lors d’un atelier qui a réuni à Bangui des députés centrafricains autour d’un outil d’auto-évaluation des droits de l’homme. Le document est un Guide des droits de l’homme développé par l’Union interparlementaire et le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme à l’usage des parlementaires. Il expose la manière dont les parlements peuvent contribuer à une meilleure protection des droits de l’homme. Une initiative du Réseau des parlementaires centrafricains des droits de l’homme avec l’appui de la MINUSCA.
Photo : MINUSCA / Leonel GROTHE