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Muhammad (PBUH) "His father died before he was born, and his mother died when he was only six. But sheltered by a powerful uncle, he made a good start in life, established himself in a profitable business and married well. And then, at the age of 40, he was transformed. A man who could not read or write, he announced that he was the prophet of God. His name was Muhammad, and in the next 23 years he would bring peace to the warring pagan tribes of Arabia and establish the new religion of Islam, which today has 1.4 billion followers."

 

Rana Mujahid Ali

rmujahidali@yahoo.com

L’ère des Omeyyades à al-Andalus

  

Le faucon des Qouraysh

  

Le calife abbasside Abou Ja’far al-Mansour demanda un jour à ses compagnons :

  

- « Qui est le faucon des Qouraysh ? » Ils dirent :

  

- « L’émir des croyants ! » (Voulant dire lui-même Abou Ja’far al-Mansour)

  

- « Celui qui voulut la royauté, fit taire les tremblements de terre (étouffa les révoltes) et mit fin aux rivalités ». Il répondit :

  

- « Ce n’est pas la bonne réponse ! » Ils demandèrent :

  

- « Mou’awiyyah ? »

  

- « Non même pas celui-là ! »

  

- « ‘Abdel Malik Ibn Marwan ? »

  

- « Non ! »

  

- « Alors qui est-il, émir des croyants, » demandèrent-ils ? Il répondit :

  

- « ‘AbderRahmane Ibn Mou’awiyyah, celui qui, grâce à sa ruse, échappa aux pointes des lances et aux lames des épées, qui après avoir erré en solitaire dans les déserts d’Asie et d’Afrique eut l’audace de chercher fortune sans armée, dans des terres qui lui étaient inconnues au-delà de la mer. N’ayant rien sur qui compter excepté son intelligence et sa persévérance. Malgré cela, Il humilia ses fiers ennemis, extermina les rebelles, organisa les villes, mobilisa les armées, sécurisa ses frontières, fonda un grand empire et réunit sous son sceptre un royaume qui semblait déjà parcellé entre ses chefs insignifiants. Nul homme avant lui n’a accompli seul de telles actions. ‘AbderRahmane fit tout cela seul, avec le soutien de nul autre que son propre jugement, ne dépendant de rien d’autre que de sa propre résolution. Puis par la force de sa volonté, rebâtit une royauté après en avoir été chassé ! »

  

Un homme expulsé, aux abois, sa tête mise à prix, recherché dans tout l’empire islamique, seul sans armée construisit une royauté qui contrôla l’Andalousie dans sa totalité. Il déjoua vingt-cinq révoltes sous son règne. Quelle puissante volonté animait ‘AbderRahmane Ibn Mou’awiyyah !

  

Ibn Hayyan, l’historien renommé dit de lui : « L’Imam ‘AbderRahmane ad-Dakhil était d’une intelligence redoutable, indulgent, très instruit, une énorme volonté, nulle armée se leva contre lui sans qu’il l’anéantit et nul pays ne put lui résister. Brave et courageux, toujours premier et présent, sans ambition pour ce monde, vivant sobrement et ne chargeait d’ordre que lui-même. Très hospitalier, fantastique politicien, toujours habillé en blanc même son turban, visitait toujours les malades, présent aux funérailles, guidait les gens dans la prière les jours de vendredi et de fêtes et orateur de sermons ces mêmes jours. Il enrôla les soldats, désigna les étendards et son armée s’éleva à 100.000 cavaliers ».

  

Par sa volonté, il bâtit un puissant état Omeyyade en Andalousie après la chute de celui-ci de l’est. Il y a une excellente leçon à suivre à travers l’histoire de cet homme qui partit de rien, bâtit une forte nation. Lorsque la foi et le puissant désir d’accomplissement se trouve chez un homme rien ne peut l’arrêter et même si sa foi n’est pas au summum, son inébranlable volonté fera de lui un homme victorieux.

  

De même si un homme s’accroche au Seigneur, la victoire viendra de Lui. Aujourd’hui, les savants disent que si les gens s’accrochent fermement à l’Islam alors la victoire sera pour eux mais s’ils abandonnent l’Islam, la victoire reviendra au plus fort car le Seigneur laisse les gens à leurs propres affaires, c’est donc pourquoi le plus fort gagnera.

  

‘AbderRahmane prit appui sur son Seigneur et armé de sa puissante volonté, il donna tout ce qu’il avait en lui et il fut vainqueur.

  

Aujourd'hui, nous avons laissé tomber les deux. Notre foi et la volonté pour la faiblesse. Le remède est donc de relever notre foi, notre volonté et notre sacrifice. Nous devons abandonner le défaitisme psychologique, la soumission à nos ennemis peu importe le seuil qu’atteint notre faiblesse. Nous devons avoir la volonté de réussir, même si nous ne verrons pas les fruits de nos efforts, le courage, la bravoure, l’honneur et le désir intense de sacrifice. Un sacrifice qui bénéficiera aux générations futures comme nous avons bénéficié du sacrifice de nos ancêtres.

  

Et quels beaux exemples à travers l’histoire de ‘Abderrahmane ad-Dakhil.

  

‘AbderRahmane Ibn Mou’awiyyah Ibn Hisham Ibn ‘Abdel Malik surnommé ‘AbderRahmane ad-Dakhil

  

‘AbderRahmane ad-Dakhil alias ‘AbderRahmane Ibn Mou’awiyyah Ibn Hisham Ibn ‘Abdel Malik naquit en Syrie en l’an 113 de l’Hégire (731) ou il grandit, fut élevé et reçut une éducation adéquate dans une maison de gouvernant.

  

Il apprit à monter les chevaux et les arts de la guerre. Il reçut une éducation purement arabo-islamique basée sur la loyauté, la bravoure, l’honneur la langue arabe et la poésie. Il devint lui-même un poète lorsque plus tard, il devint calife.

  

Un jour, alors qu’il était calife d’Andalousie, ayant vu une caravane prendre la direction de la Syrie, il se rappela sa terre natale, sa vie et sa famille en Syrie et dit alors : « O chamelier qui te dirige vers ma terre, donne mon salut à une partie de moi, comme tu vois mon corps est dans un pays différent de celui de mon cœur, la séparation fut décrétée entre nous et peut être nous nous reverrons de nouveau ».

  

Puis une autre fois voyant un palmier dans la cour de son château de Rassaffah (rappelons qu’en Andalousie il n’y avait pas de palmiers et que c’est lui qui ordonné l’importation et l’implantation), il dit : « Au milieu du château, un palmier éloigné de son pays natal dans un pays sans palmier. Comme moi éloigné de ma famille et de mes proches, tu pousses dans un pays qui t’es étranger ».

  

L’amour de son pays est naturel et n’a rien à voir avec la religion et l’Islam. Même à l’époque du Prophète (Saluts et Bénédictions d'Allah sur lui), les Compagnons (sahaba) (qu’Allah soit satisfait d’eux) faisaient des poésies lorsqu’il se rappelait le lieu de leur naissance et où ils avaient vécu. Bien sûr cela ne doit pas pousser à un amour excessif plus fort que celui que l’on porte au Seigneur de l’Univers. Un amour normal voué à sa famille, ses proches et sa terre fait partie des qualités fines de l’Islam.

  

Le meurtre d’al-Walid Ibn Yazid

  

Al-Walid Ibn Yazid était un homme essentiellement préoccupé par ses désirs : la chasse, la musique, les servantes ce qui poussa les historiens à dire : « Le règne d’al-Walid fut le début de la chute des Omeyyades. C'est lui qui perdit la gloire de ces ancêtres ».

  

Al-Walid Ibn Yazid était le calife de tous les Musulmans de l’est à l’ouest. C’est à son époque que les Abbassides s’activèrent sous la directive d’Abou Mouslim al-Khorassani qui prépara la prise du pouvoir pour les Abbassides. Les Abbassides le reconnaissent unanimement comme celui qui les aida à pénétrer les terres d’Islam et à prendre la direction des Musulmans.

  

Abou Mouslim al-Khorassani commença à réunir tous les partisans des Abbassides au Khorasan. Nasr Ibn Sayyar le gouverneur (wali) du Khorasan informa al-Walid Ibn Yazid du grave danger qu’il représentait et demanda de l’aide. Mais al-Walid plongé dans ses béatitudes ne tint pas compte de l’avertissement.

  

Les Omeyyades ne se rendirent pleinement compte du danger qu’en l’an 125 de l’Hégire (742) lorsque Yazid Ibn ‘Abdel Malik se révolta et tua al-Walid Ibn Yazid. Suite à cela la division secoua les Omeyyades et leurs ennemis en profitèrent.

  

Souleyman Ibn Hisham s’enfuit et se réfugia à ‘Amman de même que Marwan Ibn ‘Abdillah Ibn ‘Abdel Malik à Homs (hims). Marwan Ibn Muhammad s’enfuit également en Arménie et chacun d’entre eux appelèrent à la vengeance du meurtre d’al-Walid et la capture de son meurtrier. Yazid, le meurtrier du calife mourut six mois après.

  

Le dernier calife omeyyade Marwan Ibn Muhammad

  

Entre temps Marwan Ibn Muhammad à la tête de son armée se dirigea sur Damas (dimashq). Mais apprenant la mort de Yazid et les Musulmans sans calife, il prit le pouvoir. Ibrahim Ibn al-Walid, le frère de Yazid Ibn al-Walid se révolta à son tour et Marwan le tua, soixante-dix jours après. Puis ‘Abdallah Ibn Mou’awiyyah Ibn ‘Abdillah Ibn Ja’far Ibn ‘Ali Ibn Abi Talib (qu’Allah soit satisfait de lui) se révolta mais Marwan eut le dessus. Puis Souleyman Ibn Hisham se révolta à son tour, aidé par beaucoup de partisans mais Marwan le tua aussi.

  

Abou Mouslim al-Khorassani à la tête d’une grande force commença à prendre le contrôle du Khorasan tandis que les Omeyyades étaient occupé par les révoltes successives. En l’an 130 de l’Hégire (747), il prit contrôle de la ville de Merv (marw). Nasr Ibn Sayyar s’opposa à lui et aida à reculer la fin des Omeyyades mais en l’an 131 de l’Hégire (748) il trouva la mort et la voie fut libre pour Abou Mouslim. Il confia le commandement de son armée à ‘Abdallah Ibn ‘Ali qui se rendit en Iraq.

  

La bataille entre les Omeyyades et les Abbassides eut lieu à Zab et ‘Abdallah victorieux se dirigea vers la Syrie.

  

Marwan Ibn Muhammad le calife, suivit de près par ‘Abdallah, s’enfuit d’abord à Harran puis à Qinassrine et Homs toujours poursuivit par l’armée de ‘Abdallah Ibn ‘Ali. Les gens de Homs voyant la faiblesse du calife et de sa faible armée voulurent en finir avec lui pour mettre fin aux troubles.

  

Marwan Ibn Muhammad doutant des gens de Homs leur prépara une embuscade et lorsqu’il sortit les gens de Homs le suivirent et ils tombèrent dans l’embuscade. Alors il se dirigea vers Damas ou il nomma al-Walid Ibn Mou’awiyyah Ibn Marwan gouverneur mais ‘Abdallah Ibn ‘Ali le suivit, mit le siège et tua al-Walid Ibn Mou’awiyyah.

  

Marwan Ibn Muhammad se réfugia en Jordanie ou le gouverneur prit position à ses côtés. De là, il s’enfuit en Palestine, puis en Egypte toujours poursuivit par l’armée de ‘Abdallah Ibn ‘Ali qui voulait en finit avec le calife pour mettre fin aux Omeyyades.

  

C’est à Boussir en Egypte qu’eut lieu la terrible bataille entre ‘Abdallah Ibn ‘Ali commandant de l’armée des Abbassides et Marwan Ibn Muhammad. La bataille dura plusieurs jours ou le dernier calife omeyyade Marwan Ibn Muhammad trouva la fin.

  

Ainsi prit fin la dynastie des Omeyyades qui fut remplacée par celle des Abbassides.

  

L’état des Omeyyade fut sans conteste basé sur le combat dans la voie d’Allah (jihad fis-sabilillah) et sous le règne du dixième calife Hisham Ibn ‘Abdel Malik, la superficie de l’empire islamique atteignit son apogée.

  

Voici ce qu’a rapporté l’Imam al-Hafiz Ibn Kathir ad-Dimashqi, puisse Allah Exalté lui faire miséricorde, dans son livre « al-bidayah wal nihayah » : « Ils (les Omeyyades) conduisaient le Jihad et cela était la seule occupation des Banou Oumayyah. La parole de l’Islam s’éleva à l’est et à l’ouest de la terre et sur les mers et ils humilièrent la mécréance et ses peuples. Le cœur des polythéistes s’emplit de crainte des Musulmans qui ne se dirigeaient pas vers une terre sans la conquérir. Il y avait dans toutes leurs (des Bani Oumayyah) casernes, leurs armées et leurs raids, des groupes de pieux (salihoun), des saints (awliyyah), des savants (‘oulama) des grands Tabi’in, grâce à qui Allah Exalté répandaient Sa religion (leur accordaient les victoires) ».

  

As-Safah Abou al-‘Abbas, le premier calife abbasside

  

As-Safah[1] Abou al-‘Abbas devint le premier calife abbasside et ordonna la mise à mort de tous les Omeyyades vivants. Souleyman Ibn ‘Ali, le gouverneur de Basra, ordonna aussi la capture et la mise à mort de tous les Omeyyades de la ville et ordonna de jeter leur dépouilles dans les rues afin que les chiens les mangent.

  

Les Omeyyades terrifiés se cachèrent y comprit ‘AbderRahmane Ibn Mou’awiyyah Ibn Hisham Ibn ‘Abdel Malik qui était le plus recherché et sa tête mise à prix. Cet homme n’était autre que ‘AbderRahmane ad-Dakhil qui allait devenir un des plus grands califes omeyyade.

  

En l’an 132 de l’Hégire (749), poursuivit par la répression, ‘AbderRahmane Ibn Mou’awiyyah se sauva avec sa famille, ses sœurs, ses biens et certains de ses servants vers une ville très éloignée sur l’Euphrate où il vécut un certain temps. Or un jour, il se passa un fait étrange. Laissons-le raconter l’histoire :

  

« Un jour, j’étais assis dans cette ville dans une pièce ombragée sans lumière à cause d’un problème de vue que j’avais dû à la poussière et la lumière du jour me rendait inconfortable.

  

Mon fils Souleyman âgé de quatre ans jouait devant moi. Il sortit dehors puis soudainement rentra effrayer et s’assit sur mes genoux et me dit ce que ne disent pas les enfants de son âge. Alors, je suis sorti m’informer pour trouver les gens paniqués et terriblement effrayés quand j’aperçu les bannières noires des Abbassides. Mon petit frère vient me voir et ne dit : « O frère, ils sont venus ! »

  

Je suis entré précipitamment dans la maison, prit une poignée d’argent et tirant mon frère derrière moi, nous nous sauvèrent. Les Abbassides ne recherchaient que les hommes des Omeyyades et ne s’attaquaient ni aux enfants, ni aux femmes. Laissant avec eux mon serviteur Badr, je dis à mes sœurs ou j’allais et leur demanda de me rejoindre plus tard avec le reste de ma famille. Lorsque je fus arrivé là-bas je me cachais.

  

Moins d’une heure après, la maison que je venais de quitter fut encerclée par la cavalerie. Puis Badr me rejoignit fuyant ses positions les unes après les autres.

  

Accompagné de mon frère, j’allais voir un de mes amis qui vivait sur les bords de l’Euphrate et lui demandait de me préparer deux montures avec tout le nécessaire pour mon voyage. Mais un de ses serviteurs informa le gouverneur de ma présence et nous ne tardèrent pas à entendre le bruit des cavaliers arrivant au galop, alors nous nous enfuîmes et nous entrèrent dans l’Euphrate pour rejoindre la berge opposée et les cavaliers sur nos talons entrèrent à leurs tours dans l’eau.

  

Puis ils nous dirent : « Revenez, vous ne craignez rien », mais je nageais de plus en plus vite car j’excellais dans la nage. Lorsque nous eûmes traversé la moitié de l’Euphrate mon jeune frère se retourna et hésita. Je le rappelais à la raison mais les cavaliers continuaient d’appeler et lui promirent la sécurité et il les crut.

  

Je lui dis : « O frère n'écoute pas ces paroles perfides et rejoint moi ! » Mais il ne m’écouta pas trompé par les paroles offrant la sécurité. Et craignant soudain la noyade, il fit demi-tour et s’empressa de les rejoindre. Quant à moi, j’accélérais la vitesse car un bon nageur était à ma poursuite mais il reçut l’ordre de ne pas aller plus loin.

  

Arrivé sur l’autre berge, je les vis décapiter sous mes yeux mon tout jeune frère âgé de 13 ans alors qu’ils lui avaient promis la sécurité. Je fus terrorisé et très touché par sa mort. Puis je me mis à courir si rapidement que je crus que je volais si bien je j’arrivai dans une forêt dense (ghaydah) ou je restais caché jusqu’à ce que je ne fusse plus recherché. Lorsque la forêt ne m’offrit plus aucune sécurité, je partis au Maghreb ».

  

L’arrivée de ‘AbderRahmane Ibn Mou’awiyyah Ibn Hisham Ibn ‘Abdel Malik Ibn al-Marwan au Maghreb

  

Lorsque ‘AbderRahmane s’établit, il envoya un message à ses sœurs qui lui envoyèrent son serviteur Badr ainsi que son fils Souleyman et les biens qu’il avait caché si bien que sa situation s’améliora.

  

‘AbderRahmane Ibn Habib al-Fihri qui s’était enfuit au Maghreb se révolta et il prit le pouvoir au Maghreb et bientôt en Afrique. ‘AbderRahmane Ibn Habib al-Fihri n’avait pas porté allégeance au nouveau calife abbasside et son affaire était en suspens. De ce fait, beaucoup d’Omeyyades se réfugièrent en Ifriqiyah et principalement à Kairouan (qayrawan). Leur nombre devient si élevé que ‘AbderRahmane Ibn Habib Al Fihri prit peur que ces gens du califat (des Qouraysh) ne revendiquent bientôt le pouvoir et il commença à se débarrasser d’eux.

  

‘AbderRahmane Ibn Mou’awiyyah dut s’enfuir et ‘AbderRahmane al-Fihri tua le fils d’al-Walid Ibn Yazid, puis saisit ses biens et ceux des Omeyyades avant de demander la tête de ‘AbderRahmane Ibn Mou’awiyyah qui se trouva aussi recherché au Maghreb.

  

‘AbderRahmane fuit de nouveau et se réfugia chez les Berbères chez un homme du nom de Abi Qouratah al-Barbari à Barqah (ou Bourqah) en Libye où il vécut caché durant un certain temps avant de se rendre chez ses oncles près de Tanger dans la tribu berbère de Nafzah et entre sa fuite de Syrie en l’an 130 de l’Hégire (747), il vécut dissimulé jusqu’en l’an 136 de l’Hégire (753).

  

Apres s’être rendu compte que le Maghreb n’était pas un pays où il pouvait vivre, ‘AbderRahmane réfléchit sur sa situation et sur la situation politique du monde islamique. Il était recherché tant à l’est qu’à l’ouest et l’Andalousie, gouvernée par Youssouf Ibn ‘AbderRahmane al-Fihri le vingt deuxième et dernier gouverneur, endurait une série de révoltes successives. Il pensa donc à traverser la mer pour se réfugier en Andalousie.

  

Il envoya en avant-garde son serviteur Badr ar-Roumi en lui demandant de contacter les partisans des Omeyyades et particulièrement Abou ‘Uthman ‘Oubaydillah Ibn ‘Uthman et ‘Abdallah Ibn Khalid. Badr les informa que ‘AbderRahmane Ibn Mou’awiyyah Ibn Hisham Ibn ‘Abdel Malik, cherchait à redonner le pouvoir aux Omeyyades. Ils acceptèrent et secrètement contactèrent d’autres partisans et l’affaire de ‘AbderRahmane ad-Dakhil prit de l’ampleur au sud de l’Andalousie.

  

Nous avons précédemment mentionné que Soumayl, le calife dans l’ombre, était le gouverneur de Saragosse (sarqasta) tandis que Youssouf Ibn ‘AbderRahmane Ibn Habib Ibn Abi ‘Abdah Ibn ‘Ouqbah Ibn Nafi’ al-Fihri était le gouverneur officiel de l’Andalousie à Cordoue (qortoba) mais il avait une mésentente entre eux car Youssouf avait refusé d’apporter son aide à Soumayl.

  

Lorsque les gens furent prêts à accepter ad-Dakhil en Andalousie, son homme de main lui envoya un messager et un navire pour l’informer qu’il pouvait maintenant débarquer. Ad-Dakhil se postait chaque jour devant la mer et attendait l’arrivée des nouvelles. Lorsque le messager arriva, il trouva ad-Dakhil entrain de prier demandant à Allah de l’aider et de faciliter son entreprise. Lorsqu’il finit sa prière, il se tourna vers l’homme et lui demanda :

  

- « Qui es-tu ? » L’homme répondit :

  

- « Je suis Abou Ghalib Tammam (le père du victorieux juste) ». Alors ad-Dakhil lui dit : « Notre affaire est juste (tamma) et nous serons victorieux (ghalabna) si Allah le veut (insha a Allah) ».

  

Cet homme fut honoré tout au long de la vie de ‘AbderRahmane qui le rapprocha de lui jusqu'à sa mort à cause de la bonne augure de son nom.

  

‘AbderRahmane ad-Dakhil débarque en Andalousie

  

‘AbderRahmane ad-Dakhil qui était grand, imposant, les cheveux blonds, borgne et imposait le respect quitta le Maghreb pour l’Andalousie en l’an 133 de l’Hégire (750). Il arriva à Alvéra (alfira) ou l’accueillirent joyeusement ses partisans tandis que le différend entre Youssouf et Soumayl s’amplifiait.

  

De même, ‘Amir al-Badri et son fils de rebellèrent contre al-Fihri mais ils furent vaincus et ce dernier promit la paix et la sécurité aux deux protagonistes. Lorsqu’ils se rendirent, il les fit mettre à mort ce qui provoqua chez les gens un mouvement de révolte parce que les deux hommes avaient été tués alors qu’on leur avait promis la sécurité. Sur ce, une pluie diluvienne tomba sur l’armée d’al-Fihri et une bonne partie de sa troupe l’abandonna.

  

Soumayl, toujours très bien informé, passa en revue sa situation : au sud des problèmes en conséquences avec ad-Dakhil et les Omeyyades, au nord-ouest la menace d’Alfonsh et à l’est al-Fihri. L’Andalousie était secouée de problèmes et il pensa que le mieux était de s'arranger avec al-Fihri qui était le plus proche de lui. Lui et son armée aussitôt rejoignirent Cordoue la capitale. Alors qu’il était en mouvement, ses espions lui rapportèrent la mise en marche d’ad-Dakhil et de son armée. Il dit à al-Fihri :

  

- « Allons maintenant à sa rencontre ! Soit nous le tuerons, soit nous anéantirons son armée avant qu’il ne devienne plus puissant ». Mais al-Fihri refusa et lui dit :

  

- « Notre armée est trop petite. Le voyage est long et cette pluie nous a fatigués. Allons d’abord à Tolède (toleytela), reposons-nous, rebâtissons une nouvelle armée et attaquons-le ». Soumayl qui n’était pas le gouverneur officiel se rangea à l’avis de Youssouf.

  

Il est pourtant toujours préférable de mettre fin aux révoltes à leur début avant qu’elles ne débordent et deviennent incontrôlables.

  

Ad-Dakhil et son armée de 600 hommes seulement se dirigèrent vers Rayyah. Le gouverneur l’accueillit et lui offrit son aide. Puis successivement ad-Dakhil passa par les villes de Sidonie (shadonia), Moro, Malaga (maliqa), Randa et Shourayss qui restèrent neutres à son arrivée, il ne fut pas attaqué et il ne lui fut pas offert d’aide.

  

Lorsque Soumayl fut informé des mouvements d’ad-Dakhil, il conseilla à al-Fihri de tenter une approche pacifique. Ils lui envoyèrent donc des présents qu’ad-Dakhil accepta sans pour cela porter allégeance au gouverneur d’Andalousie ni même lui promettre une allégeance et l’affaire resta suspendue.

  

Ad-Dakhil de nouveau se mit en mouvement et se dirigea vers la capitale du sud Séville dirigée par un dur chauviniste Yéméni du nom d’Abou Sabbah qui pensa que s’il devait avoir un combat, il devrait avoir lieu entre al-Fihri et ad-Dakhil et non pas entre lui et ad-Dakhil et il se rangea aux côté d’ad-Dakhil. Ainsi la capitale du sud tomba entre les mains d’ad-Dakhil.

  

Lorsque la tranquillité et la paix revint au sud ad-Dakhil pensant à faire tomber la capitale Cordoue. Soumayl et al-Fihri informés des mouvements d’ad-Dakhil préparèrent une armée pour le recevoir.

  

Les deux armées se mirent en route en même temps. L’armée d’al-Fihri se dirigea vers Séville tandis que celle d’ad-Dakhil sur Cordoue. Lorsqu’elles furent l’une en face de l’autre, elles se trouvèrent séparées par un fleuve, Youssouf et Soumayl du côté nord et ad-Dakhil du côté sud.

  

Alors, ad-Dakhil se dit : Pourquoi devrais-je les rencontrer à cet endroit ? Il serait mieux pour moi d’aller attaquer directement la capitale absente de toute armée.

  

Sans qu’ils s’en rendent compte, ad-Dakhil fit demi-tour et mit le cap sur Cordoue mais les espions de Soumayl l’informèrent et il fit aussitôt demi-tour pour empêcher ad-Dakhil de parvenir à la capitale et comme il réussit à arriver avant lui, il attendit son arrivée dans la ville d’al-Massarah.

  

Ad-Dakhil informé s’arrêta à Babish et le 9 du mois de Dzoul Hijjah de l’année 133 de l’Hégire (745), eut lieu la mémorable bataille de Moussarah entre Youssouf al-Fihri, gouverneur de l’Andalousie et ad-Dakhil, partout recherché et sa tête mise à prix.

  

La bataille de Moussarah

  

Le jour de ‘Arafat de l’année 133 de l’Hégire, les deux armées se firent face, séparées une nouvelle fois par une large rivière :

  

- L’armée d’ad-Dakhil en petit nombre, faible, sans logistique, sans équipement, à court de vivres et comme seule nourriture des fèves vertes et,

  

- L’armée d’al-Fihri à l’apogée de sa puissance, supportée par toute l’Andalousie, qui ordonna que des chameaux soit abattus près du fleuve sous les yeux de l’armée d’en face, affamée.

  

Le niveau du fleuve à cet endroit était particulier bas et ad-Dakhil pensa qu’il ne devait pas laisser les choses durer et qu’il devait attaquer immédiatement. Comme il montait un cheval très rapide, les yéménites de son armée, montés sur des chameaux, se dirent : « Cet homme est monté sur un cheval et il se peut que dès le début de la bataille il s’enfuit et nous laisse tomber et alors nous serons tués de la pire des manières ».

  

Ils eurent alors peur de cet homme qui n’était pas des leurs, venu seul et personne avec lui qui n’hésiterait pas à les abandonner si un revers de fortune se présentait.

  

Ad-Dakhil était un homme très perspicace. Il devina exactement ce qu’ils pensaient et partit donc voir Abou Sabbah, et lui dit :

  

- « O Abou Sabbah, mon cheval est beaucoup trop fougueux et ne me permets pas de tirer des flèches. Si tu veux, j’échange mon cheval contre ta mule ». Et Abou Sabbah accepta. L’échange eut lieu et la nouvelle se transmit parmi les gens. Ils dirent : « Ceci n’est pas le fait de quelqu’un qui veut se sauver. Alors leurs cœurs se raffermirent et leur sympathie envers lui augmenta ».

  

Le jour de ‘Id arriva et alors que les gens festoyaient, ad-Dakhil ordonna à son armée de traverser le fleuve et de donner l’assaut contre l’armée adverse.

  

Al-Fihri et ceux qui étaient avec lui furent stupéfiés de le voir attaquer le jour de la fête. Et ainsi, ad-Dakhil réussit à écraser l’armée de Soumayl et d’al-Fihri en les prenant totalement par surprise, et alors que les gens fuyaient devant son armée, il ordonna de les laisser fuir. On lui dit :

  

- « Comment, si tu les laisses fuirent, ils vont se rassembler ailleurs et nous attaquer de nouveau ! » Mais il répondit :

  

- « Laissez les fuir ». Puis il dit :

  

- « C’est vrai, ceux-là sont nos ennemis, et c’est vrai que nous avons la possibilité d’en finir avec eux, et il vaut mieux que nous les utilisions dans la guerre contre un ennemi plus dangereux qu’eux (les Goths au nord) qui n’ont pas la même religion que nous tandis que vous acceptez les aumônes de ceux-là.

  

Juste après la bataille, les commandants yéménites de l’armée d’ad-Dakhil se réunirent entre eux, et se dirent : « Pourquoi ne tuons-nous pas maintenant ad-Dakhil ? Nous ferions d’une pierre deux coups ! Personne pour revendiquer une vengeance et nous prendrons le pouvoir ». Abou Sabbah dit : « Je revendique le pouvoir et je le tuerais ». Mais les gens qui étaient avec lui refusèrent.

  

Ad-Dakhil fut informé de leur complot et intelligemment, se rendant bien compte de sa faiblesse, il n’entreprit rien contre as-Sabbah pour éviter la rébellion de ses partisans et garda le secret pour lui-même, conscient du danger que pouvait représenter cet homme.

  

La prise de Cordoue

  

Lorsque l’armée d’ad-Dakhil arriva à Cordoue, il stationna devant ses portes et en interdit l’entrée à son armée. Il envoya un messager à l’intérieur qui annonça :

  

- « Que celui qui veut sortir de la ville sorte. Ceux des enfants de Youssouf al-Fihri qui veulent rester, qu’ils restent et ceux qui veulent sortir, qu’ils le fassent. Celui qui veut prendre ses biens, qu’il prenne ses biens. Nous ne sommes pas venus pour vous tuer mais pour restaurer le califat omeyyade et nous voulons que tous les gens prennent notre parti pacifiquement ».

  

Puis il entra dans la capitale et en devint le maître sans coup férir. Et ainsi, par cette politique, beaucoup de gens se rangèrent à ses côtés. C’est ici à Cordoue, qu’il devint le gouverneur officiel de l’Andalousie et qu’il prit le surnom d’ad-Dakhil (celui qui entre), ‘AbderRahmane ad-Dakhil.

  

‘AbderRahmane ad-Dakhil passa la majeure partie de son règne à lutter contre les révoltes qu’il réussit à mater, les unes après les autres.

  

Quant à Youssouf al-Fihri, il se réfugia dans la deuxième capitale majeure d’Andalousie, Tolède, d’où il réorganisa ses forces et Soumayl fuit à Jaén (jiyan), une autre ville majeure, ou il se prépara pour la bataille. Lorsqu’ils furent fin prêts, les deux armées fusionnèrent et ils marchèrent sur Cordoue à la tête d’une innombrable armée.

  

Ad-Dakhil informé de leur sortie, n’attendit pas qu’ils arrivent et l’assiègent mais il sortit à leur rencontre. Al-Fihri aussi avertit des mouvements d’ad-Dakhil, nomma à la tête d’une partie de son armée Abou Zayd Ibn Youssouf al-Fihri qu’il envoya discrètement prendre Cordoue vidée de sa garnison pendant que lui-même allait affronter l’armée d’ad-Dakhil. La ville fut prise sans combat et Abou ‘Uthman, le gouverneur nommé par ad-Dakhil fut fait prisonnier.

  

Ad-Dakhil fit demi-tour pour se rendre compte que la ville avait été conquise et que les portes étaient fermées. Deux solutions s’offraient à lui : mettre le siège sur la ville, ou repartir affronter l’armée. La raison principale de la bataille n’était pas la ville mais ses opposants al-Fihri et Soumayl qui voulait le prendre en étau entre leur armée et celle qui avait réussi à prendre Cordoue.

  

Ad-Dakhil choisit l’affrontement et arriva à Alvéra ou les deux armées s’affrontèrent. L’armée d’ad-Dakhil, après sa première et décisive victoire était devenue une armée forte. Soumayl se rendit alors compte qu’il ne viendrait jamais à bout d’ad-Dakhil, à cause de la faiblesse de sa propre armée, et il demanda des pourparlers. Il demanda donc la paix qui fut acceptée selon certaines conditions qu’ils approuvèrent et signèrent.

  

Ad-Dakhil accepta d’honorer al-Fihri et Soumayl et qu’ils gardent leurs biens à condition qu’ils restent à Cordoue et que chaque jour, ils viennent le saluer et que les deux enfants d’al-Fihri, Abou al-Aswad et ‘AbderRahmane, restent ses otages, pour garantir leurs promesses. Ce, afin de les avoir constamment sous les yeux et pour les empêcher de fuir pour aller fomenter ailleurs de nouvelles séditions et de lever une nouvelle armée.

  

'AbderRahmane ad-Dakhil et le retour du califat Omeyyade en Andalousie

  

Alors, dans toute l’Andalousie et le monde musulman se propagea les nouvelles du succès d’AbderRahmane ad-Dakhil et le retour du califat Omeyyade en Andalousie après sa chute à Damas. Tous les Omeyyades qui avaient fui en Afrique du nord vinrent se mettre sous sa protection.

  

Ce n’était pas pourtant pas encore la fin des difficultés avec al-Fihri et Soumayl. Les révoltes et les problèmes se succédèrent les uns aux autres mais ad-Dakhil déjoua toutes les tentatives de déstabilisations et resta le gouverneur d’Andalousie. Les historiens ont rapporté que si ad-Dakhil n’avait pas tenu ferme devant toutes ces tentatives de renversements cela aurait été la fin de l’Islam en Andalousie. Mais grâce à sa fermeté et sa ténacité, il réussit à unifier l’Andalousie et à protéger tous les Musulmans.

  

En l’an 141 de l’Hégire (758), les événements se stabilisèrent et un grand nombre d’Omeyyades qui vivaient dans la clandestinité, émigrèrent en Andalousie dont ‘Abdel Malik Ibn ‘Omar al-Marwani accompagné de dix hautes personnalités Omeyyades. Ad-Dakhil les honora et les rapprocha de lui tout en éloignant Abou Sabbah. Il nomma ‘Abdel Malik Ibn ‘Omar al-Marwani gouverneur de Séville et son fils Ibn ‘Omar gouverneur de Moro.

  

A cette époque, il était courant lors de la prière générale du vendredi (salatoul joumou’a), de faire des invocations en faveur du calife, l’émir des croyants, Aboul al-Ja’far al-Mansour, le calife abbasside. ‘Abdel Malik Ibn ‘Omar se dit alors : « Comment pouvons-nous faire des invocations en faveur de ceux qui nous ont massacrés ! » Il en informa ad-Dakhil qui refusa sa demande mais ‘Abdel Malik insista tellement qu’ad-Dakhil ordonna l’arrêt des invocations en faveur du calife abbasside.

  

‘AbderRahmane ad-Dakhil ne s’était pas nommé calife et ne se considérait pas comme un calife opposé au calife, il était simplement le gouverneur d’Andalousie et il considérait toujours Aboul al-Ja’far al-Mansour comme étant le seul calife de tous les Musulmans.

  

En l’an 141 de l’Hégire (758), il arriva un petit évènement qui conduisit à une affaire plus grave.

  

Il était convenu que Yousouf al-Fihri et Soumayl viennent le saluer chaque jour mais un jour Youssouf al-Fihri se cacha et se sauva à Mérida, la capitale de l’ouest.

  

Ad-Dakhil questionna Soumayl à son sujet mais il lui répondit qu’il n'avait aucune idée ou il pouvait être. Ad-Dakhil lui dit :

  

- « Tu mens ! Il ne peut être sortit qu’avec ton accord puisque c’est toi en vérité qui dirigeais. Ou est-il allé ? » Soumayl lui répondit durement :

  

- « Même si je savais ou il était je t’en informerais jamais, fait ce que tu veux ! »

  

Ad-Dakhil sentit le danger et ordonna son emprisonnement ainsi que des deux enfants de Youssouf al-Fihri mais leurs partisans réussirent à les faire sortir. Abou al-Aswad réussit à s’enfuir mais à cause de son embonpoint, ‘AbderRahmane Ibn Youssouf al-Fihri ne put aller très loin et capturé.

  

Quant à Soumayl, il se dit orgueilleusement : « Un tel homme que moi refuse de se sauver » et il préféra rester emprisonné.

  

Ad-Dakhil pensa à Youssouf et se dit : « Cet homme se rebelle pour la troisième fois et il a encore des partisans prêt à lui venir en aide ». Et effectivement Youssouf réunit rapidement une armée de 20.000 combattants mais ad-Dakhil se mit aussitôt en route, à la tête de son armée, vers Séville.

  

‘Abdel Malik Ibn ‘Omar al-Marwani lui fournit une armée dont il confia le commandement à son fils Oumayyah Ibn ‘Abdel Malik. Lorsque les deux armées furent sur le point de se rencontrer et que les nouvelles du nombre de l’armée adverse parvinrent à Oumayyah, il fut terrifié et avant que la bataille ne commence, il s’enfuit en abandonnant l’armée et retourna à Séville.

  

‘Abdel Malik Ibn ‘Omar al-Marwani fut stupéfait par le comportement de son fils : « Le commandant de l’armée s’enfuyant et abandonnant ses soldats ! Qu’est ce qui t’a pris à me tourner ainsi en dérision et à ramener l’ennemi sur nous ? » Lui demanda-t-il ? « Le commandant d’une armée qui abandonne ses troupes, mais que vont dire et penser les gens de nous et que va faire l’ennemi ? » Alors il lui dit : « Si c’est la mort que tu as fuis sache que tu es venue à elle et il ordonna aussitôt la mise à mort de son fils ». Afin que les gens sache que dans un tel cas, aucune relation ni aucun sentiment ne peut être d’un secours quelconque.

  

Il réunit alors les Bani Omeyyade et leur dit : « Nous avons été expulsés de l’est aux confins de cette terre. Nous étions dirigeants et nous sommes devenus indésirables recherchant piteusement de quoi nous rafraîchir la bouche. Alors, brisez le fourreau de vos épées car la mort nous est préférable que de vivre ainsi. Vous avez perdu le pouvoir à l’est et maintenant vous voulez le perdre à l’ouest ! »

  

Puis il rejoignit l’armée, prit son commandement et entra dans la bataille quand ad-Dakhil le rejoignit.

  

La bataille de Mérida

  

S’ensuivit une terrible bataille entre les deux armées, une bataille destructive qui anéantit pratiquement les deux armées et 30.000 hommes perdirent la vie.

  

Les deux commandants furent lourdement éprouvés mais au final l’armée de ‘Abdel Malik Ibn ‘Omar al-Marwani l’emporta bien qu’il perdit la vie tant il combattit avec force et acharnement et vu l’énorme quantité de sang qui le recouvrait. Lorsqu’il tomba mort, il fut par la suite, impossible de lui retirer son sabre des mains tellement il le serrait fort.

  

Quant à Youssouf al-Fihri lorsqu’il se sentit vaincu, il abandonna la bataille et se sauva. Lorsque ad-Dakhil arriva et vu le carnage de la bataille et le corps de ‘Abdel Malik Ibn Marwan, il pleura et descendit de son cheval, l’embrassa entre les deux yeux et le mentionna en bien.

  

Apres cela il maria son fils Hisham Ibn ‘AbderRahmane ad-Dakhil à la fille de ‘Abdel Malik Ibn Marwan. Il honora ses fils et leur attribua tous des postes d’importances.

  

Youssouf al-Fihri après sa fuite assembla pour la quatrième fois une armée et empêcha ad-Dakhil de gouverner en paix.

  

Après la bataille de Mérida, al-Fihri se dirigea vers Tolède. Alors qu’il était en vue de la ville, un homme du nom de ‘Abdallah Ibn ‘Omar al-Ansari le vit, le reconnut et le suivit. Il se dit : cet homme est Youssouf al-Fihri. Son assassinat sera la paix pour lui et la paix pour nous. Ce rebelle cause révolte après révolte et ne laisse jamais personne en paix ! Sa fin sera une bonne chose. Et à quelques kilomètres avant qu’il arrive à Tolède, ‘AbdAllah Ibn ‘Omar le tua et envoya sa tête à Ad-Dakhil.

  

Ad-Dakhil annonça la mort d’al-Fihri et sachant que Soumayl représentait toujours un danger certain, il ordonna sa mise à mort et de tous ceux qui avait participé au gouvernement précédent puisque sa politique de pardon ne fut pas respectée.

  

Ainsi, la paix revint et ‘AbderRahmane ad-Dakhil put enfin contrôler la totalité de l’Andalousie et asseoir son règne jusqu’en l’an 146 de l’Hégire (763) ou il dut faire face à l’un des plus graves événements de sa souveraineté.

  

L’envoyé du calife abbasside

  

Un homme du nom d’al-A’la Ibn Mou’ith al-Joudami venant du Maghreb traversa le détroit de Gibraltar et débarqua en Andalousie à Libaja.

  

Cet homme était envoyé par le calife abbasside Abou Ja’far al-Mansour pour réclamer l’Andalousie. Il révéla le noir étendard des Abbassides et commença à appeler les gens à porter allégeance au calife : « Les Musulmans n’ont qu’un seul calife, rejoignez-nous ! » Et effectivement les gens prirent son parti et la guerre entre les Abbassides et les Omeyyades reprit.

  

Tous les ennemis d’ad-Dakhil en profitèrent pour rejoindre les rangs des Abbassides. Lorsque al-A’la Ibn Mou’ith al-Joudami réunit assez de monde, il se dirigea vers Séville. Sur la route il s’arrêta à Sidonie ou les gens l’accueillirent chaleureusement et l’assistèrent.

  

Ad-Dakhil envoya une armée à sa rencontre mais elle arriva à Sidonie alors qu’al-A’la l’avait déjà quitté.

  

Badr, le commandant de l’armée d’ad-Dakhil, prit la ville de nouveau voulant ainsi détourner al-A’la de son but principal mais celui-ci arriva à Séville et prit la ville.

  

Beaucoup de gens prirent son parti, les ennemis des Omeyyades, les ennemis d’ad-Dakhil, les partisans des Abbassides et toux ceux qui avait occupé des fonctions principales avant l’arrivée d’ad-Dakhil en Andalousie.

  

Bientôt l'armée d’al-A’la dépassa largement en nombre celle d’ad-Dakhil qui prit la fuite et se réfugia à Carmona ou il se fortifia. L’armée d’al-A’la arriva à Carmona et mit le siège tandis qu’ad-Dakhil, le gouverneur Omeyyade d’Andalousie, se retrouva assiégé par les Abbassides. Le siège dura deux mois.

  

Un jour, ad-Dakhil organisa ses forces puis ordonna d’ouvrir les portes de la forteresse et d’un seul élan son armée de 700 hommes sortit et s’abattit sur l’armée d’al-A’la qui ne s’attendait nullement à une telle réaction de la part d’assiégés affamés. Son armée fut pulvérisée et après une sanglante bataille, il dut prendre la fuite. Mais il fut poursuivi jusqu’aux murs de Séville ou il fut rejoint et tué avec 7.000 de ses partisans.

  

Ad-Dakhil lui coupa la tête, qui fut remplit de sel et de camphre pour éviter sa dégradation et y donner une bonne odeur, puis accrocha un message à l’une de ses oreilles avant de mettre la tête dans un coffret qu’il fit envoyer au calife Abou Ja’far al-Mansour par les pèlerins qui allaient au pèlerinage. De même, il fit trancher la tête de tous les commandants qui avaient participé à cette révolte et après avoir écrit le nom de chacun sur une feuille accroché à leurs oreilles, il fit mettre leurs têtes dans des boites. Puis il ordonna que ces têtes soient jetées dans les rues de la Mecque ou le calife faisait son Pèlerinage et que la tête d’al-A’la soit placée en face de la tente du calife.

  

Lorsque le calife sortit il trouva le coffret qu’il ouvrit pour se rendre compte que c’était la tête de son envoyé en Andalousie, il fut pétrifié et dit sa célèbre parole : « Louange à Allah qui a mis entre nous et ce diable la mer ». C’est Abou Ja’far al-Mansour qui attribua après cela, le surnom de « Saqr Qouraysh » ou le Faucon des Qouraysh à ‘AbderRahmane Ibn Mou’awiyyah Ibn Hisham Ibn ‘Abdel Malik Ibn Marwan al-Amawi.

  

Ainsi ad-Dakhil mit fin à la révolte des Abbassides en l’an 146 de l’Hégire mais cela n’était qu’une révolte qui allait être suivit d’autres révoltes successives et finalement il n’allait jamais vivre en paix.

  

Les rebellions

  

En l’an 147 de l’Hégire (764) Hashim Ibn ‘Oudran al-Fihri se rebella à Tolède.

  

Ad-Dakhil ayant compris la leçon ne lui laissa pas le temps de s’organiser et l’attaqua aussitôt et lorsque Hashim sentit la défaite il demanda des pourparlers de paix. Ad-Dakhil accepta à condition que le fils de Hisham retourne avec lui et Hisham accepta. Avant qu’ad-Dakhil ne parvienne à Cordoue, Hisham se rebella de nouveau. Ad-Dakhil tua alors le fils de Hisham avant de faire demi-tour et de mettre le siège sur Tolède.

  

Mais d’autres événements ailleurs en Andalousie demandaient son attention. Il laissa son serviteur Badr à la tête de l’armée et celui-ci peut de temps après succédait dans la prise de la ville et de la capture du responsable de la révolte qui fut tué.

  

Au mois de Rabi’ Awwal de l’année 148 (765), Sa’id al-Ya’soubi al-Moutri se révolta à Labla et captura Séville. En même temps, Ghayatou al-Lakhmi se révolta à Sidonie et annonça son allégeance à al-Moutri renforçant ainsi sa position.

  

Ad-Dakhil leur envoya son serviteur Badr qui les encercla. Mais ce n’est qu’en 149 (766), qu’ad-Dakhil tua Sa’id al-Moutri. Les habitants de Séville excédés par ces révoltes successives demandèrent la vie sauve à ad-Dakhil en échange de la remise des fauteurs de troubles y compris le gouverneur. ad-Dakhil accepta et fit aussitôt mettre à mort Khalifah le gouverneur.

  

En l’an 149 de l’Hégire (766), ‘AbdAllah al-Ousdi se révolta mais fut vaincu par ad-Dakhil.

  

Puis, cette même année, Abou Sabbah al-Ya’soubi, qui fut l’allié d’ad-Dakhil se révolta aussi. Abou Sabbah était le gouverneur de Séville et il avait promis son aide et sa présence auprès d’ad-Dakhil lorsque celui-ci débarquerait en Andalousie.

  

Abou Sabbah avait pensé à tuer ad-Dakhil alors qu’il était encore faible mais ses compagnons avaient refusé. Suite à cela, ad-Dakhil se sépara de lui et l’isola. Après un certain temps, Abou Sabbah se révolta à cause de son isolation et c’était un homme très fort et courageux qui avait beaucoup de partisans. Ad-Dakhil réussit à le faire venir à Cordoue ou il le tua et se débarrassa de lui une fois pour toute.

  

Puis Rayyas al-Ousdi se révolta, lorsqu’il apprit la nouvelle de la mort d’as-Sabbah. Il appela les tribus yéménites et leur demanda de se joindre à lui. Ad-Dakhil lui envoya deux armées et il fut vaincu et pour la deuxième fois ad-Dakhil prit Séville.

  

Toutes ces révoltes successives entraînèrent un grand changement dans sa personnalité et il vit différemment ces gens qui ne voulaient pas le laisser en paix, qui se combattaient les uns les autres sans relâche, pour la recherche du pouvoir et des biens. Alors il changea la structure de son armée et laissa plus de place aux Berbères et aux Saqalibah mais cela n’arrêta pas les rebellions.

  

Après as-Sabbah, Haywatah al-Hadrami se révolta à Séville, ‘Abdel Ghafir al-Ya’soubi à Labla et ‘Amr Ibn Talout à Baja. Ad-Dakhil les attaqua et lorsque les rebelles se sentirent vaincus, ils demandèrent la paix que leur accorda ‘AbderRahmane ad-Dakhil avant de les laisser.

  

Et pendant ce temps, profitant des différents qui occupaient les Musulmans, Faruella (farouilla) le successeur d’Alfonsh et les Francs (al-franja) occupèrent tout le nord de l’Andalousie. Ad-Dakhil informé des mouvements de ses ennemis y vit un nouveau et pressant danger. Il envoya aussitôt son fidèle serviteur Badr qui parvint à Alba et réussit à stopper l’expansion des Francs.

  

En l’an 150 de l’Hégire (767), eut lieu une autre grave révolte. Un berbère nommé Shiqnah Ibn ‘Abdel Wahid al-Maknassi se fit passer pour un descendant d’al-Houssayn Ibn Fatima (qu’Allah soit satisfait d’eux) et il fut nommé Shiqnah al-Fatimi. Il se nomma lui-même ‘Abdallah Ibn Muhammad et les Berbères se réunirent autour de lui et le crurent. Et une très grande force armée se regroupa à l’extrême sud-ouest dans une nouvelle ville du nom de Sainte Marie que les Arabes appellent Shanta Mariyah.

  

Dès qu’ad-Dakhil eut vent de ces évènements, il prépara une armée en conséquence et l’attaqua. Lorsque Shiqnah se sentit vaincu, il s’enfuit et se réfugia dans les montagnes. ‘AbderRahmane ad-Dakhil se lança à sa poursuite mais il ne put le rattraper. Il revint donc dans la capitale de son royaume et y laissa Souleyman Ibn ‘Uthman Ibn Marwan Ibn Abban Ibn ‘Uthman Ibn ‘Affan (qu’Allah soit satisfait de lui qui finit par tuer Shiqnah. Cette rébellion de Berbères shiites dura 9 années

  

Les Abbassides envoient un nouvel envoyé

  

En 160 de l’Hégire (776), un homme du nom de ‘AbderRahmane Ibn Habib al-Fihri connut sous le nom d’as-Souqloubi arriva d’Afrique envoyé par le calife abbasside al-Mahdi Ibn al-Mansour.

  

Il appela les gens à lui porter allégeance au nom du calife abbasside. Il leur expliqua que dans toutes les terres musulmanes, le califat était aux mains des Abbassides excepté en Andalousie ou il était aux mains de ‘AbderRahmane ad-Dakhil qui n’était ni calife, ni émir des croyants.

  

Il est vrai qu’ad-Dakhil se faisait appeler émir d’Andalousie, une enclave indépendante du califat musulman.

  

‘AbderRahmane as-Souqloubi appela les gens à le suivre au nom de l’unification et au rattachement de l’Andalousie au reste de l’empire musulman et aux Abbasside.

  

Il envoya un messager au gouverneur Souleyman Ibn Yaqban al-Kalbi de Saragosse et lui demanda de se ranger à ses côtés et de lui remettre la ville et le poste de gouverneur. Mais Souleyman ne se laissa pas intimider et refusa.

  

A la place de s’occuper d’ad-Dakhil, as-Souqloubi attaqua Souleyman qui le vainquit tandis qu’ad-Dakhil en profita pour attaquer les arrières de l’armée de Souqloubi et pour l’empêcher de fuir, brûla tous ses navires.

  

Souqloubi s’enfuit alors dans les montagnes et ad-Dakhil promit une récompense de 1.000 dinars à celui qui le ramènerait mort ou vif. Un berbère le tua, ramena sa tête à ad-Dakhil et prit la récompense. Ainsi échoua la deuxième tentative des Abbassides de mettre la main sur l’Andalousie.

  

Enorgueillit par sa victoire sur Souqloubi, Souleyman Ibn Yaqban, réclama plus de pouvoir et se révolta suivit par al-Qahid as-Salmi à Tolède, entre 162 et 163, qui fut vaincu et Ibrahim al-Barlathi vaincu aussi par Badr le serviteur d’ad-Dakhil.

  

Un homme du nom de Doumia al-Ghassani se rebella aussi à Alvéra mais un commandant de l’armée d’ad-Dakhil du nom de Shahid Ibn ‘Issa le vainquit puis, ‘Abbas al-Barbari à Alvéra qui fut aussi vaincu.

  

Et pour la première fois, se révoltèrent certains Omeyyades à Alvéra.

  

Le premier d’entre eux fut Ibn Salam Ibn Yazid Ibn Hisham puis ‘Oubaydillah Ibn Abban Ibn Mou’awiyyah Ibn Hisham. Et les problèmes commencèrent entre les Omeyyades motivés uniquement par la recherche du pouvoir. Celui qui les incitait à la rébellion était Abou ‘Uthman qui aida ad-Dakhil et lui soumit la conquête de l’Andalousie.

  

Ad Dakhil, les attaqua et les tua. Puis il se tint devant la dépouille d’Abou ‘Uthman et lui dit : « Je t’ai laissé émir ici par respect pour toi et pour tes bienfaits envers moi ». Puis il dit en référence aux Abbassides : « Celui-là est Abou Mouslim (al-Khorassani, celui qui prépara le pouvoir pour l’accession des Abbassides. Les Abbassides le tuèrent de peur qu’il se retourne contre eux ou qu’il recherche le pouvoir) et après m’avoir offert son aide, il se retourne contre moi ? »

  

Ce fut le début des épreuves entre les Omeyyades.

  

‘AbderRahmane ad-Dakhil réussit à reconquérir Alvéra mais il échoua devant Saragosse. Il envoya une armée commandée par Tha’labah Ibn ‘Oubayd pour venir à bout de Souleyman Ibn Yaqban al-A‘rabi et Houssayn Ibn Yahya al-Ansari mais Tha’labah fut fait prisonnier après que son armée fut battue.

  

La traitrise de Souleyman Ibn Yaqban al-A’rabi et l’arrivée de Charlemagne à Saragosse

  

Et pour la première fois dans l’histoire de l’Andalousie Souleyman Ibn Yaqban al-A’rabi fit ce que personne d’autre avant lui ne fit : il demanda de l’aide à Charlemagne alors à la tête de l’Europe.

  

Pour la première fois, un apostat musulman fit appel aux ennemis de l’Islam pour l’aider contre les Musulmans. Et des messagers furent envoyés des deux côtés. Charlemagne demanda à Souleyman ce qu’il voulait. Souleyman lui répondit : « Je veux diriger l’Andalousie, expulser ad-Dakhil et prendre sa place ».

  

- « Et qu’est-ce qu’il y aura pour moi », lui demanda Charlemagne. Souleyman le traître (khahine) dit : « Je te donnerais Saragosse et le nord de l’Andalousie ».

  

Charlemagne fut enchanté par cette proposition. Si le nord et l’accès de l’Andalousie lui était offert, il n’aurait aucun mal à récupérer le reste. Et aussitôt à la tête d’une vaste armée, il se mit en route vers Saragosse pour venir à l’aide de Souleyman al-A’rabi et capturer le reste de l’Andalousie posant ainsi un nouveau danger au règne de ‘AbderRahmane ad-Dakhil.

  

Mais la prédestination du Tout Puissant en voulut autrement. Parmi les Musulmans, des savants et des gens de science de Saragosse se consultèrent et dirent aux gens : « Comment pouvez-vous accepter une telle trahison ? » Et ils fermèrent les portes de la ville au nez de Charlemagne.

  

Charlemagne fut surprit de voir les portes fermées devant lui et la ville en état de défense contre lui. Il chassa Souleyman tandis que Houssayn al-Ansari prit le commandement de la rébellion contre Charlemagne. Charlemagne qui était venu prendre la ville sans combat se voyait maintenant obligé de mettre le siège sur la ville.

  

La bataille entre Charlemagne et les gens de Saragosse commença et l’étau se renforça sur la ville. Et encore une fois la prédestination d’Allah intervint en faveur des Musulmans : une miséricorde da Sa part, comme pour les remercier de leur patience et d’avoir refusé la trahison. En effet de nouveaux événements surgirent en France près du Rhin ou les Saxons se rebellèrent contre Charlemagne. Charlemagne eut peur pour son règne, il abandonna donc Saragosse et se dirigea vers la France et les Saxons pour les éduquer.

  

Lorsqu’il voulut repasser les Pyrénées par un étroit chemin, il fut attaqué par les tribus locales, les Basques (al-bashkane). Ils laissèrent passer d’abord le corps principal de son armée et attaquèrent son arrière garde, tuant la plupart des soldats[1]. Charlemagne fit demi-tour et les attaqua mais voyant ses pertes s’aggraver, il se sauva avec le reste de son armée totalement décimée.

  

Puis craignant qu’ad-Dakhil en profite pour le poursuivre, il lui envoya une offre de paix soumise à condition que ni l’un ou l'autre n’attaque ce que promis ad-Dakhil.

  

Houssayn al-Ansari qui s’était rebellé avec Souleyman al-A’rabi et qui avait aidé à lever le blocus de Saragosse se révolta à son tour et voyant que ‘AbderRahmane ad-Dakhil était toujours occupé à lutter contre les rebelles, les Goths en profitèrent pour parachever la conquête du nord de l’Andalousie.

  

‘AbderRahmane ad-Dakhil envoya sur Saragosse une armée commandée par Thamamah Ibn al-‘Alqama. Thamamah réussit à vaincre Houssayn et à reconquérir une nouvelle fois la ville. Ad-Dakhil arriva alors que la ville était sur le point de tomber et lorsque la ville fut conquise, il tua Houssayn.

  

Les historiens ont rapporté un petit fait montrant le caractère d’Ad-Dakhil : « Lorsque ad-Dakhil eut mis la ville en règle et que les fautifs furent châtiés, un simple soldat rentra dans ses appartements sans permission et lui bénit la conquête et la victoire d’une voie forte et impolie. Ad-Dakhil fut stupéfait par cet homme effronté. Alors ‘AbderRahmane ad-Dakhil lui dit : « Je Jure par Allah, si ce n’était ce jour où Celui qui est au-dessus de moi (Allah le Très Haut) m’a comblé de Ses grâces et que je dois Lui être reconnaissant, qui que tu sois, je t’aurais éduqué et montré de quelle manière ont doit s’adresser à moi. Mais aujourd’hui est un jour de fête pour nous. Tu rentres chez nous comme un tapageur et tu brais sans avoir de respect pour ceux qui occupe ce poste, je t’aurais fait connaitre sa valeur afin que tu ne recommences jamais cela. T’adresses-tu à nous comme tu t’adresses à ton père ou à ton frère ? Aujourd’hui ton ignorance t’a sauvée et j’ai peur que ton ignorance te fait répéter ce même genre d’action ! Et alors tu ne trouveras pas une occasion comme celle-ci ou je t’ai sauvé de ta bêtise car je suis aujourd’hui vainqueur ». Le soldat lui répondit curieusement : « Insha a Allah, puisses-tu remporter victoires sur victoires ainsi tes victoires seront pour moi une intercession ». L’émir dont le visage rayonna fut vraiment abasourdi par cette réponse et dit : « Cette réponse n’est pas la réponse d’un homme ignorant et simple d’esprit mais celle d’un homme intelligent ! » Puis il dit : « Parlez-nous de vous si vous ne trouvez personne qui nous parle de vous. Il honora cet homme et le couvrit de cadeaux ».

  

Ainsi était le caractère de ‘AbderRahmane ad-Dakhil. Il prenait soin à tirer parti des qualités de tous les gens près de lui.

  

La rébellion des Omeyyades

  

En l’an 166 de l’Hégire (782), al-Moughirah Ibn Walid Ibn Mou’awiyyah Ibn Hisham Ibn ‘Abdel Malik, le fils du frère de ‘AbderRahmane ad-Dakhil, se rebella à Cordoue et réclama le pouvoir en s’alliant avec Foudayl Ibn Soumayl Ibn Hatim Ibn Shibr Ibn Jawsham mais il fut tué en 168 par ad-Dakhil qui s’étonna de son manque de reconnaissance envers lui alors qu’il l’avait honoré après l’avoir fait venir de Syrie.

  

‘AbderRahmane ad-Dakhil confisqua ses bien et les envoya, via un messager, à son père al-Walid et lui demanda de quitter l’Andalousie. Al-Walid fut extrêmement peiné et dit au messager qu’il n’avait absolument rien à voir avec son fils et se justifia longuement si bien que le messager revint. Non, dit ad-Dakhil, son fils s’est élevé contre moi et il est la plus proche personne après lui. Il ne peut rester en Andalousie, qu’il parte ! Je ne peux plus lui faire confiance.

  

Al-Walid quitta l’Andalousie et partit au Maghreb.

  

Quant à ‘AbderRahmane ad-Dakhil, il allait dorénavant ne plus faire confiance aux gens et il se retourna contre tous ses proches, même contre son serviteur Badr.

  

Après avoir longuement réfléchit et s’être préparé en conséquence, Abou al-Aswad Muhammad Ibn Youssouf al-Fihri, le fils du précédent gouverneur d’Andalousie qui était resté emprisonné de l’an 141 jusqu’en l’an 168 de l’Hégire (784) se révolta.

  

Vingt-sept années en prison ne l’empêchèrent pas de préparer des plans pour se révolter contre le gouverneur d’Andalousie. Il employa une audacieuse ruse en se faisant passer pour aveugle. Il résista aux tests que lui firent passer ses geôliers pour voir s’il était vraiment aveugle et effectivement, il fut pris pour aveugle si bien qu’on l’aidait à marcher, que l’on s’occupait de lui et il feignit longtemps la cécité.

  

La prison de Cordoue se trouvait près d’un fleuve et il était courant que les gardiens emmènent les prisonniers, tour à tour, se laver, laver leur linge près du fleuve avant de les ramener en cellule.

  

Un jour, alors que s’était son tour et qu’il était dans le fleuve, il s’éloigna petit à petit de la berge tandis qu’il avait convenu d’un rendez-vous avec son serviteur qui vint le chercher le jour convenu et ensemble ils s’éloignèrent à la nage, traversèrent le fleuve, montèrent sur des chevaux qui les attendaient et se dirigèrent vers Tolède.

  

Voyant la ville fermement dirigée, il se dirigea vers Castallane (qastalona) ou il mit sur pied une gigantesque armée d’anciens partisans d’al-Fihri et des ennemis d’ad-Dakhil. ‘AbderRahmane ad-Dakhil le suivit et eut lieu la bataille de Castallane ou Abou al-Aswad fut vaincu et où périrent 4.000 hommes de son armée.

  

Abou al-Aswad réussit à s’enfuir et réorganisa une nouvelle armée mais ad-Dakhil le suivit et le battit de nouveau, tuant une autre partie de son armée tandis qu’Abou al-Aswad s’enfuit à Tolède ou il rechercha de l’aide sans succès. Puis, il se réfugia près de Tolède ou il finit par mourir.

  

Son frère al-Qassim se rebella aussi mais fut aussi tué par ‘AbderRahmane ad-Dakhil.

  

Entre l’an 168 (784) et 172 de l’Hégire (788), ad-Dakhil fut uniquement préoccupé par toutes ces rebellions successives auxquelles il mit toute fin.

  

Pendant ce temps les Goths au nord se levèrent en même temps que Abou al-Aswad en 168 de l’Hégire (784) et conquirent Galice (jiliqiyah) mais ‘AbderRahmane ad-Dakhil et le gouverneur de Tolède les combattirent victorieusement, prirent la ville et collectèrent un immense butin avant de revenir.

  

En l’an 170 de l’Hégire (786), les Berbères se rebellèrent mais ad Dakhil leur envoya une armée qui les écrasa.

  

A cet époque, ‘AbderRahmane ad-Dakhil ne faisait plus confiance à personne après la trahison d’Abou ‘Uthman. Badr son serviteur éprouva de la fatigue suite à toutes les batailles qu’il commandé pour le compte d’ad-Dakhil. Il demanda à se retirer pour occuper un poste de dirigeant. Ad-Dakhil refusa de peur que le pouvoir lui monte à la tête et qu’il se rebelle à son tour. Badr lui demanda alors de l’argent mais ad-Dakhil refusa. Badr s’en alla vivre seul et mourut ainsi.

  

La mort de ‘AbderRahmane ad-Dakhil

  

Ad-Dakhil fut peiné par son propre comportement et il repensa à cette âme généreuse, indulgente et unificatrice qui l’animait au début de son pouvoir. Mais vingt-cinq rebellions successives altérèrent son comportement envers les gens et malgré son attachement à la bonté et à l’unification des cœurs, il finit par devenir un homme dur du fait que ses plus proches des Bani Omeyyades s’étaient eux même élevés contre lui.

  

Durant son règne, l’Andalousie fut coupée du reste de l’empire musulman qui était totalement sous le contrôle des Abbassides.

  

Et à cause de toutes ses révoltes, demandant son attention et sa présence permanente, les Musulmans furent chassés du sud de la France tandis que les Goths reprirent le nord de l’Andalousie. Il voulut mettre fin aux problèmes posés par les Goths mais du fait de son incessante activités à étouffer les rebellions, il ne put mener à bien sa mission.

  

C’est la recherche insatiable du pouvoir qui contribua à affaiblir les Musulmans. Et c’est la recherche des biens terrestres qui fit que les rivalités entre Musulmans s’aggravent et les poussent à s’entretuer. Et de ce fait, les Goths prirent de grands part de territoires sur le dos des Musulmans.

  

En l’an 172 de l’Hégire (788), le Faucon des Qouraysh, ‘AbderRahmane Ibn Mou’awiyyah Ibn Hisham Ibn ‘Abdel Malik Ibn al-Marwan dit ‘AbderRahmane ad-Dakhil trouva enfin la paix. Entré en l’an 138 de l’Hégire (755) en Andalousie et après avoir vaincu tous ses ennemis, il s’éteignit.

  

Une longue période de trente-quatre de règne durant lesquelles il ne resta pas un jour en paix. C’est grâce à sa résistance et sa patience que le règne Omeyyade continua de régner longtemps en Andalousie.

  

Lorsqu’il sentit sa mort, ‘AbderRahmane ad-Dakhil pensa à sa succession et il avait devant lui deux choix principaux.

  

Le premier, son fils célibataire, le plus âgé de ses fils, Souleyman Ibn ‘AbderRahmane ad-Dakhil, de son épouse Shamiyyah, qui à cette époque dirigeait Tolède. Mais Souleyman était moins sage et moins résistant que son autre frère Hisham gouverneur de Mérida dont la mère était une espagnole convertie.

  

Allait-il laissé à son poste d’émir le plus grand ou le plus jeune ?

  

S’il laissait le plus grand, il en résulterait la perte de l’Andalousie et s’il laissait le plus petit, son grand frère se révolterait contre lui. Et il resta indécis jusqu’à sa mort.

  

Peu avant sa mort, ‘AbderRahmane ad-Dakhil confia sa bague sceau d’état, avec laquelle il signait ses courrier, à son fils ‘AbdAllah en lui dit : « Le premier qui viendrait de tes frères remets lui le sceau ». Et lorsque la nouvelle du décès de leur père leur arriva le premier à se présenter fut Hisham le plus jeune frère. ‘AbdAllah lui remit le sceau et le salua comme nouvel émir.

  

Hisham était alors âgé de 30 ans lorsqu’il devint émir officiel d’Andalousie.

  

Puisse Allah pardonner et faire miséricorde à ‘AbderRahmane ad-Dakhil.

 

Receiving the 2012 Liberty Medal

National Constitution Center

Philadelphia, PA

9/13/12

 

my review -

www.phawker.com/2012/09/14/sidewalking-the-greatest/

  

He was Soft-Spoken and Full of Humor and Life as he attended our Informational Meeting as Guest of Honor.

A poster I am working on for the M. Ali license at work. It was originally just the text but needs commercial appeal so possibly alongside Ali will work! Approved to Pre-Production so far, keep your eyes peeled!

 

Various typefaces used, all available from www.fontsquirrel.com

 

Photo is by Michael Gaffney, a very great and fortunate photographer

 

Muhammad Ali™, quote and associated marks are trademarks and copyright of Muhammad Ali Enterprises, 2011. No infringement intended

Jamaica Street, Liverpool.

Muhammad Ali

5 Layers

Stencil on canvas

FamChinaski - FCK

Everything you want to ask about Boxing. History of boxing,Greatest Heavyweight Champions of past and present, Boxing equipment, Boxing styles, Boxing Rules, Boxing Videos from Important Fights.Muhammad Ali

boxingmemories.com

Jan Smets

(Muhammad, de jonge Syrische vluchteling uit Aleppo woont sinds enkele maanden in Mechelen. In de basisschool van de Ursulinen vertelt hij zijn verhaal...)

Damascus, Syria 706-715 AD...

The Ummayad Mosque, also known as the Grand Mosque of Damascus is one of the largest and oldest mosques in the world. Located in one of the holiest sites in the old city of Damascus, it is of great architectural importance.

After the Arab conquest of Damascus, the mosque was built on the Christian basilica dedicated to John the Baptist since the time of the Roman emperor Constantine I. The mosque holds a shrine which still today contains the head of John the Baptist (Yahya), honored as a prophet by both Christians and Muslims alike. There are also many important landmarks within the mosque for the Shī‘ah, among them is the place where the head of Husayn (the grandson of Muhammad) was kept on display by Yazīd I. There is also the tomb of Saladin, which stands in a small garden adjoining the north wall of the mosque.

Muhammad Ali fought Ernie Shavers at Madison Square Garden on September 29, 1977 defending his title. Ali took a unanimous decision although in the second round, Shavers hurt Ali badly with an overhand right. For more visit www.boxingmemories.com/

Imprint of seal stamped on letters attributed toProphet Muhammad(صلي الله عليه وسلم.) Reads الله (GOD), رسول (Apostle) and finally, محمد (Muhammad.)

 

According to the Muslim tradition, the seal was used by Prophet Muhammad(صلي الله عليه وسلم)on outgoing letters, for recipient to be able to verify the source

Tributes left at The Muhammad Ali Center to honor the life of Muhammad Ali.

Mural on the Fighters Shop store in Reseda.

www.fightersshop.com/

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Maulana Noor Muhammad Shaheed Wazir South Waziristan Wana

 

JAMIA DAR-UL-ULOOM WAZIRISTAN WANA SOUTH WAZIRISTAN AGENCY.

  

A UNIQUE DILUTION OF RELIGIOUS AND MODERN SCIENCES FOR MALE AND FEMALE.

   

Wana is the Head Quarter of South Waziristan Agency located at a distance of about 35 km in the east of Pak Afghan border, the Durand Line. It is a plan valley 20 km long and 13 km broad encircled by snowy mountains of Sarwar Gul, Momin in the west and Janimela and Kot Kor in the north with different heights from 7000 feet to about 10,000 feet. The elevation of the valley varies from 5780 to 4300 feet. A strong and fortificated cantonment was built by British Empire in the center of the valley in the first quarter of 20th century as a continuation of “The Forward Policy” to defend India against Russian’s aggression as they were the two main players of “The Great Game” at that time.

 

Jamia Dar-ul-Uloom Waziristan is located in front of this cantonment at a distance of about 500 feet in the defence area, obtained on lease in 1968. The main object of the establishment of this institution was to spread the light of knowledge in this far off mountainous backward area. It is situated in a shape of a belt 1000X120 feet along Kari Kot road.

 

WANA HISTORICAL BACK GROUND

 

Waziristan has always been remained very troublesome and sensitive area through administrative point of view in the whole tribal belt since the beginning of the great Mughal Empire up to the present age due to the warrior nature of inhabitants and specific geographical situation of the area. No foreign invader had entered Wana up to 1893. In 1893, the british army came to Wana for demarcation of Durand Line but it was severely over ran by Mahsud and Shakai Wazir Tribes under the leadership of Mullah Pawindah and Mullah Humzullah. Mullah Pawindah was called Badshah-e-Taliban (king of the seekers)at that time. Since then, Waziristan came in to the highlights of british media and remained till 1947. Olf Cairo called these people The King Makers” because they attacked Kabul on the request of Nadir Khan, conquered it, killed Baccha Saqqah and announced Nadir Khan as the new king of Afghanistan. After 9/11, Wana is considered one of the most focused and sensitive localities in the whole tribal area.

 

Waziristan was one of the most backward areas in educational and economical fields of life till up to the second half of the last century. Fertile lands were lying barren. Ignorance was common. Tribal internal clashes were in full swing. People were unaccustomed to the real Islamic teachings. Their life was based on national prejudice and tit for tat. Atmospheric peace and calm was phoenix in the whole region.

 

These were the circumstances when Maulana Noor Muhammad completed his religious education in Multan in 1955 and returned home as a first authenticated religious scholar in Wana. He held up the pulpit of his ill and aged father and used it in such an attractive, affective and positive manner that today the aforesaid circumstances seem a dreadful and unbelievable dream to the new generation of the area.

   

CENTRAL MOSQUE WANA AND ITS COMPREHANSIVE REFORMATIVE ROLE IN S.W.A

 

Muhammad got people’s confidence and it was decided to extend and reconstruct the mosque on strong and firm basis in 1962. It was an intricate task to get through but the vigorous tribe demonstrated an unexamplary endeavor and completed this historical mosque by their contributions with black marble in eight years despite of very poor economic conditions of the locality.

 

Now Maulana Noor Muhammad diverted his all capabilities for the splendid future of this distressed locals. Due to fascinative sermons on Friday’s prayer, he slowly and gradually succeeded to bring about revolutionary changes in the audience viewpoints.He endangered him self by delivering aggressive speeches against false beliefs and ill traditions of pleasures and sorrows. His sermons were focused on moral and social issues especially on women, their rights and their place in an islamic society. Physical cleanliness and its material benefits in the light of Quran and Hadith was also his stressed topicduring initial stages but later on, agriculture, gardening, forestry, trade and overseas labour also became his focussed topics enlightened in the teachings of Islam.Every year in the season of plantation, the people get due speeches on the benefits of forestry and gardening. In the spring season affective speeches are delivered against crane hunting. Well-reasoned and healing speeches on different occasions are delivered through out the year according to the situations.Today,affective speeches on current issues is distinction of this mosque. . Through these sermons, people of south waziristan have been engaged in regional, national and international burning issues. .In short, central mosque of wana has a unique role in the wholesome constructive revolution throughout South Waziristan Agency.

   

FEMALE EDUCATIONAL SECTION FOUNDED IN 2000

 

The foundation of female institution named MADRAS-TUL-BANAT JAMIA DAR-UL-ULOOM WAZIRISTAN WANA is the second revolutionary step to spread the light of knowledge in an area where the people are very far away of general awareness and education.It was Such kind of step, which has been taken in this backward area was a very difficult one. But by the grace of Allah, in this female educational section, the dilution of islamic and modern education has been made compulsory according to the religious rules and regulations. It is only education that brings about positive revolution in a back word area. It can be rightly hoped that surprising results will be seen in the near future throughout Waziristan. Government has set up girls schools in the area but due to lack of qualified local staff, they are unable to show faster fruitful results. But people are hopeful that this female institution will provide local staff to all girls schools in Waziristan. It is also under consideration to manage a nursing course for the students of this institution after completion of their education so that they may offer their useful services in their far-reaching villages in delivery cases and thus decrees child and mother mortal ratio in the area . Besides this, the government has provided a skill center for this institution and two groups of 20 students each have completed their skill course.It is hoped that these skilled girls will meet needs of the local skill centres in the area to some extent.

 

In 2008, the number of students have crossed the figure of 1675. Due to lack of hostel facilities, students live in their classrooms. Thirty eight teachers have been appointed for religious education out of wich twelve are male and twenty-Six are female teachers. Male teachers teach difficult subjects through loudspeakers. Some members of the female staff live in classrooms with their students and most of them come from the near by villages.This section of religious is affiliated with the federal board of Pakistan. School section is affiliated with D.I.Khan board up to F.A,F.Sc level.It is hoped that this institution will supply skilled and well educated mothers to this backward area in the near future.

 

AIMS AND OBJECTIVES OF THIS INSTUTIONS

 

1.To generelize the religious education for the awareness of more there half population about the real teachings of Islam.

2.To impart modern education in the limits of Islam so that the coming generations may get 100% education due to there educated mothers.

3.To functionalize all girls schools in S.W.A with the provision of local female staff and to solve other reluctant obstacles for educational department in this for off area.

4.To provide basic health education and nursing course to all those students who complete there education through the establishment of community health center so that they may be able to offer useful services in the far reaching areas in special cases for the decreasing of high mortal ratio of child and mother in such conditions.

5.To publicise handicraft, embroidery and seewing skill to the female section of the poor population by providing these facilities to the students in this institution.

At the beginning of the 21st century, admixture of religious and modern sciences has remained a topic of deep discussion. But thanks to Allah that this institution is providing both sciences in religious culture since 1972 and that is why religious scholars in Wana sub division are playing important role in every aspect of life very positively and moderately

 

MALE INSTITUTION OBJECTIVES

 

1.To educe distances between the view points of beares of religious and modern education.

2.To provide religious scholars capable of explanation islamic teachings keeping in mind the new age in its requirements.

3.To publicice knowledge among the inhabitants of this backward area.

4.To provide speaker capable of delivering sermons on burning issues of Muslim Ummah in the light of real teachings of islam.

  

MALE SECTION JAMIA DAR-UL-ULOOM WAZIRISTAN WANA

 

A UNIQUE DILUTION OF COMBINED RELIGIOUS AND MODERN EDUCATION

 

The construction of Central Mosque Wana was completed in 1968. One year later, this grand Institution was set up in 1969 and in a short period of time it turned over a new leaf of life. At that crucial time, the unawareness from the teachings of Islam was common in Waziristan. Ignorance and illiteracy was in a full swing and the society was in the grip of tribal ill traditions. These were the circustances when Maulana Noor Muhammad (EX-M.N.A) took a very right decision to impart education to the new generation of this backward area. He gave priority to the religious education for the reformation of this dragged society in the nick of time. After compromising with different man of letters and man of parts of Waziristan, he took up this great task. Within few years of its establishment, it made progress by leaps and bounds. Unfortunately, in May 1976, Maulana was arrested under the charge of opposing the government. These few years of imprisonment proved a belt from the blue for the ill fated Agency, the South Waziristan. Due to this obstacle, this institution presented a deserted look because of the boycott of wazir tribe. After ten years imprisonment tenure, Maulana Sahib released from the Jail. At that time the whole area was in hot water but Maulana Sahib regained this institution, organized it and with in a short period of time, it proved a source of far reaching results in the whole area. In 1988-89, a new double storages hostel comprising 52 rooms with latest facilities was constructed. In this hostel 300 students can be accommodated. This institution was affiliated with Wefaq-ul-Madaris Al-Arabia Pakistan in 1989. In 1990-91,the construction of a grand and attractive double storage Dar-ul-Thadris (teaching center) comprising 24 rooms was completed.

 

Dawra Hadith Sharif (final class of religious education) was started in 1993 successfully. In 1994 Public High School Jamia Dar-ul-Uloom Wana was registered so that the students may be given the modern education. In 1999 Dar-ul-Ifta was established for the solution of complex social and economical disputes from religious point of view. A computer lab with 21 computers was established in 2000 so that the students may be aware about modern education. In school section, the subjects of science were started in 9th and 10th classes in 2002 and a science laboratory was also set up. later on, higher secondary classes were also started.

 

Today students are getting modern education upto F.A, Fsc here and it has been decided to upgrade the modern education level upto graduation.

 

To day with the blessings of Allah in such a backward and far off area of Wana, this institution imparts education to 700 male students to spread the light of knowledge and bring about educational revolution. This institution holds a unique position in the country due to its exemplary combination of religious and modern education. It is also a matter of proud that three students out of five in all Pakistan have been selected for AL AZHAR UNIVERSITY in Egypt on scholarship from this Jamia in 2006. Besides this, students of this Madrassa obtained first positions in S.S.C, Intermediate and B.A in arts groups in Wana sub division.

  

ISLAMIC EDUCATION AFFILLIATED WITH WEFAQ-UL-MADARIS PAKISTAN

 

In this section twenty three teachers are serving. Full time teaching system is prevalent through out the year. Religious education is commenced after forty-five minutes after morning prayer according to the prevalent curriculum of wefaq-ul-madaris. Islamic books are taught in the morning. Each period has forty minutes duration. There is recess of 15 minutes after four periods. Total duration of Islamic books teaching is five hours daily. To keep the standard of islamic education, quarterly and midterm exams are held. Annual Exams are held under the control of Wefaq-ul-Madaris Pakistan.

 

Wefaq-ul-Madaris examination center is also held in this institution. The students of different islamic schools affiliated with islamic federal board attend the annual exams in this center. A lot of religious scholars have completed their islamic education from the said institution. The annual teaching duration of islamic education of this Jamia is also related with islamic federal board. Both modern and islamic education is compulsory for the students. Affiliated with Jmia Al-AZHAR University.

  

SECONDARY LEVEL REGISTERED PUBLIC SCHOOL.

 

In the initial stage government primary school for boys was set up in the said Madrassa in 1971. But it was up graded to secondary level in the form of Public School Jamia Dar ul Uloom Wana in 1994 and was affiliated with B.I.S.E Peshawar. Today with the blessing of Allah, F.A ,F.sc classes are running successfully and it has been decided to upgrade this section up to graduation level. Modern education is started after mid day prayer till Assar prayer.

 

Due to over crowding, the primary section as well as the middle section has been divided into double classes and that is why, 12 extra teachers have been appointed for teaching requirements.

   

SECTION FOR MEMORIZATION OF HOLY QURAN.

 

During 1940, the availability of any memorizer (Hafiz-ul-Quran) and correct reading of verses from the holy Quran in prayers was a very tough task in the South Waziristan Agency. Out side visitors would come to Maulana Sahib and complained about the weak reading of the Holy Quran in prayers. But by grace of Allah many memorizers have learnt the Holy Quran by hearts from this Jamia. Islamic schools for the memorization of Quran have been set up through out South Waziristan for holding up the wholesome defiance of Quran up to this doomsday. Due to the increasing number of Islamic schools for memorizing of Quran in different areas, the memorizing section in Jamia has been kept limited.

  

SECTION READING OF QURAN

 

In this section from the very beginning boys are taught Holy Quran correctly by learned teachers in the morning session. A big hall has been built for this purpose where three teachers teach the Holy Quran to 200 students of initial stage. In the after noon these little boys get school education so that they may be able to go ahead in both religious and modern ways of life easily.

   

COMPUTERS LAB

 

This section has been set up three years ago. In the present time, students from 6th class upto secondary classes are taught different programmes. Twenty-one computer sets are available but the number of computers hardly meet the needs due to increasing number of students. This block is also under consideration on priority basis to be equipped fully so that the lab meet the needs of students easily.

  

SCIENCE LABORATORY

 

A science laboratory was established for the initial requirements of scientific experiments. Necessary scientific equipments have been provided for experiments so for as possible. Yet a lat of work has to be done in this regard because scientific experiments are very important for the students of religious education.

  

LIBRARY

 

Library is considered a basic need of every educational organization. Therefor the set up of comprehensive library has been remained a preferable step for this institution. But due to lake of sources, this basic requirement has not been fulfilled so for. Yet a library containing 16000 books has been set up for the needs of students and staff. Free books are awarded to the students and staff from this library. At the beginning of the year, at least 500 male and 400 female students get books from this library and received again at the end of the year. To some extent, books for general study are also present in this library. It had been decided to establish the required modern and comprehensive library to fulfill the students study needs and to abroad their scope of knowledge if sources were available.

  

ISLAMIC JUDICIAL SECTION (DAR-UL-IFTA)

 

This section has been established to tale the locals islamic point of view about their local complicated social and economic disputes . Under the kind supervision of Maulana Noor Muhammad Sahib, this section has been played a vital role for the awareness of the locals about the teachings of Islam.

   

PUBLISHING AND PUBLICATIONING

 

It is very difficult to continue the process of writing and completion in such a backward and far off area of Waziristan but with the blessings of Allah, this institution has been successful in the continuity of this process too. Thirteen books of the mohtamim of this institution, Hazrat Maulan Noor Muhammad on local, national and international issues have been published so for.

 

1: Uloom-ul-Ambia, our Taskheer-e-Kayenat (Prophets teachings and captivation of universe)

 

2: Shajar kari Kay Fawayed Shariyat Aur Science Kay Ayenay May(Advantages of Plantation in the light of Religion and Science)

 

3: Jamhureeat Aqal Aur Naqal Kay Ayenay May(A Comparafive Intellectual and Religious study of Democracy)

 

4: Manshayat Key Tabah Karia(Distractions of intoxicating).

 

5: Jadid Fiqhi Massayel Wa Rasayel (Collection of magazines on Modern Issues and Islamic Point of view)

 

are very important books on burning issues and can prove a source of harmony the religious and modern points of view. Moreover the book of history “Wazir and Wazirstan” a book about the conditions of ten years imprisonment “Dyar-e-Ghair” and two and a half year in the parliament. Such interesting books are under compilation.

   

CONSTRUCTURAL STRUCTURE OF THE INSTITUTION

 

1.Central Mosque for the capability of 5000 people at a time.

2.Teaching center consisting of 24 rooms where 500 students get religious education to the morning to final year and school education in the afternoon up to higer secondary level.

3.Double storey hostel consisting of 52 rooms with the capacity of 300 students accommodation.

4.A separate kitchen comprising of six rooms is also functioning to 300 boarder male and 675 female boarder students where two times daily meal and tea is provided to sixty members staff of both male and female sections.

5.Male staff hostel comprising 11 rooms.

6.There are colony containing Ten quarters for teaching staff.

7.Guesthouse comprising of three rooms.

8.Teaching staff.

a. Three teachers for the Holy Quran memorization section.

 

b. 23 teachers staff for religious education.

 

c. 24 teachers staff for modern education section.

   

ADMINISTRATION

 

I.Manager (Muhtamim)

II.Voice Manager (Niab Muhtamim)

III.Principal Public High School Jamia Dar-ul-Uloom Waziristan Wana.

IV.Voice Principal Public High School Jamia Dar-ul-Uloom Waziristan Wana.

V.Secratery education(Nazim-e-Taleemat)

VI.Niab Nazim-e-Taleemat

VII.Controller of Examinations.

VIII.Vice Controller of Examinations.

IX.Nazim-e-Kutab Khana (Librarian).

X.Nazim-e-Hostel.(Warden)

XI.Nazim-e-Khurak (Food Administrator) (Kitchen Controller).

XII.Construction Manager.

XIII.Collectors (12 Persons)

XIV.Kitchen staff 14 persons.

XV.Moazzin.(The caller for prayers)

XVI.Mosque service staff 2 person.

XVII.Security staff for both male and female sections 6 person.

XVIII.Two sweepers.

    

THE CONSTRUCTION OF HOSTEL FOR FEMALE TEACHING STAFF

 

Due to increasing in the numbers of female students in Madrassa-tul-Banat day by day, the number of teaching staff has been increased. At that time female teaching staff consisting of 48 female for Religious and Modern education, is busy in the process of teaching and learning keeping in view the future necessities a peaceful and safe boarding construction for female students adjacent to female section is the prior of the administration of the institution.

 

The construction of a hostel for Male section teachers. The numbers of teachers and administrator have been increased due to increased in the number of students. At present for all the sections of this institution a staff for teaching and administration consist of more then 60 persons is present. There fore it has been under consideration that a separate hostel is hardly needed for the above-mentioned teaching staff so that the management of learning and teaching may be done in a better way. A redential colony for the teaching staff. Most of the male and female staff if non-local. There fore ten residential quarters have been constructed for them according our potential. In which five of ten quarters are made of mud, while others are made of bricks. Now the construction of the residential quarters and the expansion of residential colony according to a modern map are included in our priority.

 

The establishment of a dispensary and the arrangement of nursing course for the female students. Despite the unavailability of boarding facilities 410 girls are residing in the classrooms. The number of girls in more than 840 during the school time. Most of the school times the female students and teaching staff have problems of various diseases. To our come these problems there is neither proper arrangement for cure, nor it is easy to take them to their houses. There fore it is necessary to make a civil dispensary adjacent to the female section. It is also necessary to nominate cure facilities be provided to them, and the educational process may not be discontinued. Moreover the arrangement of a nursing course is needed for these girls so that after completing education they could serve the people of their localities in times of need because in tribal and particularly in the for off villages of Waziristan a lot of bodies and mothers are died during delivery cases. If these girls may get nursing training along with the completion of education, they can save the lives of many badies and mother in delivery cases and in various fatal diseases.

   

DETAIL OF THIS SECTION

 

One hundred and sixty (160) girl students read in the part of reading (Nazra). They have been divided into four classes. In spite of correct reading of Holy Quran, they are also taught six the confession of faith (Kalma), Prayer, Prayer of Masoora, the last ten chapters of Quran to be learnt by heart and calligraphy.

   

MODERN EDUCATION.

 

In this section the students are under F.A and F.Sc. Up to the Middle the girl are admitted in Govt Middle School far girls at Jamia. But upto the secondary level the students are admitted in Jamia Public School Waziristan. In the school section the students are reading in primary, middle and high section classes from Nursery to 7th, the students have been divided into two sections due to over crowding.

   

EMBROIDERY CENTRE, ON THE SPECIAL IN THE RECANT.

 

On the recommendation of the previous Governor of N.W.F.P Sed Iftikhar Hussain Shah the embroidery center has been came into being in this Dar-ul-Uloom for the better future of the girl. There is a due management for twenty girls, though it is not according

 

Waziristan can be trained in the field of Tailoring and embroidery.

      

FUTUR PLANNING

 

Madrasatul-Banat has unique and due place in South Waziristan Agency Wana. That is why; the numbers of female students are in creasing day by day. On the approval of Previous Governor, Iftikhar Hussain Shah the hostel for the accommodation of two hundred, girls is under construction. But due to the over crowed of students the side hostel. But in future, this number students stay in hostel. But in future, this number can be increased. Because through out waziritan Darul-Banat is the only institute where the girls can quench their thirst of knowledge.

  

Female Education Section 2009

 

Unique and Unexamplary full combined school and religious educational system through out Pakistan.

 

SCHOOL EDUCATION

 

RELGUOUS EDUCATION

 

Total Students

 

1675

 

Total Students

 

1675

 

Boarder

 

675

 

Boarders

 

675

 

None Boarder

 

1000

 

None Boarder

 

1000

 

Education From

 

1st upto 2nd year

 

Under Construction Hostel for

 

200 Students

 

Primary Section Building

 

Not approved

 

Teaching Rooms

 

19

 

Middle Section Building Constructed

 

Staff not available

 

Female Teaching Staff

 

28

 

High and Intermediate Section

 

Public School

 

Female Residential Quarter for married staff

 

10

 

Under Construction Hostel For

 

200 Students

 

Repaired Hostel for bachelor

 

20

 

Teaching Rooms

 

19

 

Required Quarter for married staff

 

40 Teachers

 

Female Teaching Staff

 

33

 

Male teaching staff through loud Speaker

 

12

 

Female Residential Quarter for Marred Staff

 

10

 

Administrative staff

 

6

 

Required Hostel for Bachelor

 

20

 

Coke

 

5

 

Male Teaching Staff through loud speaker

 

40 Teacher

 

Library

 

10000 Books

 

Administrative staff

 

6

 

Accommodation /Food/Books

 

Free

 

Computer Lab

 

6

 

Education from

 

Nazirah upto Al-Almia

 

Skill Centre one for

 

10 Computer

     

Accommodation \ food\books

 

20 Students

       

Free

       

Male Education Section

Unique and Unexamplary full combined school and religious educational system through out Pakistan.

 

SCHOOL EDUCATION

 

RELGUOUS EDUCATION

 

Total Students

 

700

 

Total Students

 

700

 

Boarder

 

307

 

Boarders

 

307

 

None Boarder

 

393

 

None Boarder

 

293

 

Education From

 

1st upto 2nd year

 

Mosque

 

For 5000 People

 

Primary Section Building

 

Not approved

 

Teaching Rooms

 

24

 

Middle Section

 

Public School

 

Male Teaching Staff

 

24

 

High and Intermediate Section

 

Public School

 

Male Residential Quarter for married staff

 

5

 

Constructed Double Story Hostel For

 

350 Students

 

Repaired Hostel for bachelor

 

20 Teacher

 

Teaching Rooms

 

24

 

Accommodation /Food/Books

 

free

 

Female Teaching Staff

 

23

 

Administrative staff

 

9

 

Male Residential Quarter for Marred Staff

 

5

 

Coke

 

4

 

Required Hostel for married staff

 

10

 

Library

 

16000 Books

 

Required Hostel for bachelor

 

20 Teacher

 

Education from

 

Nazirah upto Al-Almia

 

Science Laboratory

 

1

 

Public Bath Rooms

 

40

 

Administrative Staff

 

9

     

Computer Lab

 

24 Computer

     

Accommodation \ food\books

 

Free

                   

Future Planning

   

1): Female Bachelor Hostel for 40 Teachers.

   

2): Male Bachelor Hostel for 40 Teachers.

   

3): Residential Quarter for 15 families.

   

4):Double Story Library (Male/Female Students)

   

5): CHC Center

   

6): One Pick Up single cabin for routine Use.

   

7): Two Students Bus for Female

   

8): 50 Kanal Land for future Jmia University.

   

9): Scholar Ship for intelligent male and female students.

   

10): Two Generators 50 Kv.

   

11): Two Water Filtration Plants.

   

12): Monthly 20 Large LPG Gas Cylinder.

   

13): Up gradation of skill Center.

   

14): Up Gradation Girls Middle School to Higher Secondary Level .

   

15): 4 Day/ Night Security Gourd and one Security Officer.

   

16): One Electrician

   

17): One Plumber.

   

18): Ambulance

   

19): Annual Special Package

 

***

Jan Smets

(lees het aangrijpende maar hoopvolle verhaal van de in Mechelen neergestreken Syrische vluchteling Muhammad Jarkas op Mechelenblogt:

www.mechelenblogt.be/2016/02/verleden-verleden-nu-telt-to...

When Muhammad and Imman (left and right, respectively) arrived in Cox’s Bazar, Bangladesh, they had not eaten in days. They received high-energy biscuits, and later food to cook themselves provided by the UN World Food Program (WFP) and funded by USAID. Today, they carry food from a distribution site to the homes of people who need help such as orphans, the elderly and pregnant women. Both were farmers in Burma and hope to harvest rice, potatoes, tea and onions again in the future. Until then, their daily wages (350 Bangladeshi taka or $4 per day) help them supplement their own humanitarian food rations with vegetables, fish, spices such as turmeric and chili, and fuel to cook with. Maggie Moore, USAID

Just across the street from the famous al-Azhar Mosque in Islamic Cairo is probably the holiest site in the entire city: the al-Hussein Mosque, built in 1154 CE.

 

The mosque was named after Hussein [the second Ismaili imam, grandson of the Prophet Muhammad (saw) and son of Ali, the fourth caliph for Sunnis and the first imam for Shias].

 

Hussein was beheaded as a martyr in the Battle of Karbala in present-day Iraq on the 10th of Muharram, 680 CE. This date is known as Ashura (loosely translated to "ten" in Arabic) and its observance is one of the many aspects of Islam that separates the Sunnis from the Shias.

 

For Shias, the 10th of Muharram is a day of mourning as it is the day their first imam became a martyr. Sunnis however fast on the 10th of Muharram as it is said that the Prophet Moses fasted on this day to show gratitude to God for freeing the Israelites from Egypt.

 

However, Hussein became a martyr in 680 in Iraq, so why was there a mosque built in his honor in Egypt almost 500 years later?

 

Hussein's body and head was buried in Karbala near the place of his death after the battle, and a shrine / mosque was built in the space a few years later. It is known as the Hussein Mosque (similar to what became the name of the Cairene mosque). All the martyrs from the Battle of Karbala were also buried in a nearby mass grave. This site commonly known as the holiest site for Shias after Makkah/Medina.

 

But it is said that around the time that the 21st Shia Imam / Fatimid ruler, Tayyab, went into hiding, the head of Hussein was ordered to be transferred from the Hussein Mosque in Karbala to Cairo, and in 1154 they built a mausoleum for it, and a mosque around it: the al-Hussein Mosque. It is believed that this is the present location of Hussein's head, as well as a few other artifacts.

 

Next to Hussein's mausoleum is what is known to be the oldest and complete Qur'an existing today (seen here). It is written in much larger text than normally found in Qur’ans and it is blocked off by bars and glass, the same one's blocking off the mausoleum.

 

Also in the mosque (though the only confirmation I got of this is from two Egyptians in the mosque at the time), there is a closed off room that is said to house a few hairs from the Prophet Muhammad's (saw) beard, a sword and eyelashes. However, Topkapi Palace in Turkey claims to have the same artifacts and more -- perhaps both places have them. I have not yet been to Turkey so I cannot confirm the accuracy of this detail.

 

However there is something that I would like to write of al-Hussein's mosque that I found, as a Muslim, very disheartening.

 

In Islam, there is a term known as Shirk. Literally, "polytheism." Or to consider anyone a god other than God, or to associate partners with God (as in the Prophet Jesus being God's son). In Islam, shirk is known as one of the worst, if not the worst, sin. It is written in the Qur'an that God forgives any sin except for those who commit shirk.

 

Well, the reason I felt very disheartened in the al-Hussein Mosque is because I witnessed countless amounts of shirk. The acts of course could also be seen as paying respects, but there are tamer ways to pay respects, I feel.

 

I don't mean to offend anyone by writing this, because everyone has the right to believe and behave however they want, but as a Muslim, I was not happy with what I saw going on in the al-Hussein mosque.

 

In the mausoleum, the entire group was singing chants and prayers about Hussein (seen here). Many were rubbing their heads and hands against the railing that surrounded the mausoleum. Others kissed it. Weeping. Outside of the mausoleum in the prayer area, men were praying in groups facing the mausoleum. Almost as if they were prostrating before Hussein. These could all be seen as either signs of respect or simply praying toward Makkah (as Makkah is technically in the direction they were praying), but then why did they choose to pray directly in front of the mausoleum? The entire mosque was empty. To me, this is known as shirk, as they were dignifying Hussein to holy levels. Something very wrong in Islam.

 

The same thing was going on for the closed off room that housed Muhammad's (saw) beard / sword (pictured). Men lined up to kiss the door that supposedly housed such artifacts. Rubbed their heads and face against the door. To me, there are other ways to show respect than to kiss and bow your heads towards a person, or the idea of a person. Especially when the ways you choose to show respect is forbidden in Islam.

 

But what bothered me most about all of it was that no one was saying anything. It seemed common place.

 

Shias obviously hold Hussein in a much higher light than Sunnis do – and by connection they hold Ali in a much higher light. This form of paying respects is common place at the mosque in Karbala where the majority of people who go are Shia. But in Egypt, where it is said that Sunni is by and large the majority sect? Like figures that describe 99% Sunni? Why is there so much of this going on in a mosque, and on an Eid of all days!

 

(btw, there cannot be any absolute truth to the 99% figure of Sunnis. Cairo was in fact created by the Fatimid Empire, who was all Shia. There is a big anti-Shia sentiment in Cairo, or rather all of Egypt, but there is no way there are that few Shias in this country.)

 

A friend brought it to my attention that when she went for Umrah (like Hajj/pilgrimage) that security had to keep Muslims from the Prophet's (saw) tomb in Medina as they would perform the same type of shirk acts that I described to her there as well. Why was no one keeping these Muslims from doing the same thing here?

 

I really don’t mean to offend anyone in this writing, but I just can't understand why this was going on. So if anyone can enlighten me, please do so. I also posted up a video of the reverence inside the mausoleum here.

my beloved son 3 1/2 year old. cute and naughty.

INDIA, Mughal Empire. Nur al-Din Muhammad Jahangir. AH 1014-1037 / AD 1605-1627. AV Mohur (21mm, 10.89 g, 10h). Zodiac Type, Class B. Agra mint. Dated AH 1032 (5 November AD 1622-24 October AD 1623) and RY 17 (15/24 October AD 1621 – 14/23 October AD 1622). Constellation of Tarazuk/Tula (Libra the Scales): scales; radiate sun behind; set of four weights below / zar zewar dar Agra ruye yaft az Jahangir Shah Akbar Shah (Received ornament on gold at Agra from Jahangir Shah [son of] Akbar Shah) in Persian verse; RY and AH dates to left. BM 344 var. (RY date); Wright 580 var. (same); Hull 1396-7; KM 180.13; Friedberg 768. Near EF, lightly toned.

  

From the collection of Dr. Lawrence A. Adams. Ex Scweizerischer Bankverein 30 (15 September 1992), lot 2784; John Work Garrett Collection (Part I, Leu/Numismatic Fine Arts, 16 May 1984), lot 483 (purchased from Max Schulman, 8 November 1927); Prince Philipp von Sachsen-Coburg-Gotha Collection (not in the Hamburger sale).

  

Previously to this, the rule of the coinage was that on the face of the metal they stamped my name, and on the reverse the name of the place and the year of the reign. At this time it entered my mind that in place of the month they should substitute the figure of the constellation which belonged to that month...in each month that was struck, the figure of the constellation was to be on one face, as if the sun was emerging from it.

  

The Memoirs of Jahangir [Tuzk-e Jahangiri] (Entry for 20 March 1619)

  

In the 29th year of his reign, the Mughal emperor Akbar (1556-1605) established the Din-e Ilahi (literally faith of God), a syncretic belief system that incorporated elements of the different religious beliefs in his empire. Immediately thereafter, Akbar began counting his reign in accordance with the tenets this new belief system. Known as the Ilahi Era, dating was now based on a solar, rather than lunar, calendar with the year divided into twelve Ilahi months.

  

Akbar’s early successors continued to employ this dating system. Jahangir (1605-1628), Akbar’s son and immediate successor, used the Ilahi Era to great artistic effect by issuing two series of mohurs that incorporated Ilahi Era elements. The earliest series, known as the portrait series, since the coins show the emperor on the obverse, all show the constellation Leo superimposed over the sun – a reference to Jahangir’s birth in August. This series was struck within a three-year span early in Jahangir’s reign and are quite rare. The second series, known as the zodiac series, since each of the twelve constellations of the Zodiac is represented on the reverse, was a much larger series. Struck both in gold and silver, the zodiac series was issued from several mints (with Agra being the primary), and like the previous series, minted over three or four years. Since the Ilahi months were solar months and corresponded with the solar ecliptic (an imaginary line in the sky that marks the annual path of the sun), each month was represented by an appropriate sign of the Zodiac, recording its particular month of issue.

  

Because many of these coins had been recalled and melted by Jahangir’s successor, Shah Jahan, original strikes are very rare. Collector restrikes were periodically issued over the following century, and though they are more often encountered than the originals, are relatively rare themselves. Numismatists have divided the portrait and zodiac series mohurs into four classes:

  

Class A: undisputed original strikes, characterized by deep relief, somewhat uneven flans, and rounded calligraphy.

Class B: possibly original strikes, but more likely minted in the first decade or two following Jahangir’s death. The relief is shallower, of a more uniform appearance, and the calligraphy is more square.

Class C: mohurs of Class A or B that have had the zodiac type removed and re-engraved.

Class D: later imitations and forgeries.

 

CNGTritonXIX, 2404

Golden Allah Muhammad !

 

Created New Photoshop Style,GOLD with Diamond !

 

I hope you will like this Effect and the way its written.

 

I just love love love love love it. Beautiful Effect with Beautiful Names !

 

Let me know ur views,if you liked,then i will create Wallpapers using same style.

 

Muhammad Ali Center

 

BlackBox Visions Photography

Stone Mountain, GA

www.BlackBoxVisions.net

678-895-7574

Born and raised in Louisville, Ali was born Cassius Clay, having been named after his father, who in turn was named after a famous fighter for emancipation — Kentucky planter and politician Cassius Marcellus Clay.

 

Ali would go on to make a name for himself.

 

This was taken at a Louisville pumpkin festival a few days before Halloween. Ali had passed away in June.

Muhammad Ali Center

 

BlackBox Visions Photography

Stone Mountain, GA

www.BlackBoxVisions.net

678-895-7574

A Nobel Peace Prize winner and ‘world’s banker to the poor’ will urge young people to use business for social and community benefit at a unique summit at the University of Salford later this month.

 

Bangladeshi economist Muhammad Yunus has helped millions across the world lift themselves out of poverty by making small, unsecured loans available through his community-based Grameen Bank to people who would otherwise be unable to access credit or other financial services.

 

And now he is hoping to inspire a new generation to set up businesses with a social conscience at the Muhammad Yunus: Building Social Business event to be held at the University on Saturday 18 May.

 

Full story at: www.salford.ac.uk/news/nobel-peace-prize-winner-to-advoca....

Muhammad Ali rocks George Foreman with a hard right during their heavyweight title bout on October 29, 1974 in Kinshasa, Zaire. In the fight of the year, Ali knocked Foreman out in the 8th round to regain his heavyweight crown. (UPI Photo/Files)

Howayda Muhammad Ali

هويدا محمد على

Trips around the world

رحلات حول العالم

 

Pop Art von Muhammad Ali, Artwork

 

More / Mehr:

 

www.pop-art-world.de/galerie/

Nobel Peace Prize winner Muhammad Yunus championed his concept of social business as a way to release deprived people from the ‘prison’ of welfare at a special summit hosted by the University of Salford on Saturday 18 May.

 

The Bangladeshi economist and ‘world’s banker to the poor’ urged more than 600 people at the Building Social Business event to use business for social and community benefit, freeing people from a welfare system created by institutions and a society which locks people in to dependency.

 

Yunus also praised the University for announcing the creation of the Salford Centre for Social Business, a new body which will work in partnership with local, national and international groups and organisations to develop social business research, teaching and projects.

 

(Yunus is pictured with University Chancellor Dr Irene Khan)

 

Full story at bit.ly/14JxMdP.

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