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Coupe de France : les Diablesses sortent la tête haute devant 1238 spectateurs
Véritable place forte du football féminin français, le Paris FC a connu quelques sueurs
froides pour se sortir du guêpier tendu par les joueuses de Roland Jamelot (0-1).
L’US Saint-Malo (Seconde Ligue) et le Paris FC (Première Ligue) n’évoluent vraiment pas dans la même cour, c’est le moindre que l’on puisse dire. Et pourtant, sur la pelouse de Marville, lors de ce huitième de finale de la Coupe de France de football féminin, disputé le 25 janvier 2026, les Diablesses ont regardé les yeux dans les yeux la formation de Sandrine Soubeyrand durant toute rencontre.
Une prestation pleine de courage
Malgré une première mi-temps à sens unique, une possession du ballon largement parisienne et une domination territoriale, le Paris FC n’arrivait pas à mettre en difficulté Inès Arouaissa qui pouvait compter sur un bloc défensif appliqué et compact.
Dos à dos à la mi-temps (0-0), les Diablesses rentraient sous les applaudissements d’un public venu en nombre pour ce match de gala et sous le charme de la débauche d’énergie et de la ténacité des coéquipières de Pamela Babinga.
Après la pause, la physionomie de la rencontre allait changer quelque peu, les Diablesses sortaient plus de leur camp sous les vivats de la foule, qui accompagnait chaque attaque de leurs protégées. Sans pour autant se montrer dangereuses, l’attaque malouine à l’image d’Abigail Charpentier montrait de l’envie et des velléités pour piquer la défense parisienne.
Clara Matéo permet au Paris FC de passer en tête
Les minutes passaient, le tableau d’affichage n’évoluait pas. Physiquement, on sentait quelques éléments tirer un peu la langue, ce qui était largement compréhensible au regard de la débauche d’énergie, des efforts consentis et d’un terrain bien gras.
Malheureusement, les pensionnaires de Première Ligue allaient ouvrir le score à l’aube du dernier quart d’heure. Suite à une grosse occasion qui voyait la tentative d’une attaquante du Paris FC terminer sa course sur la barre transversale, le ballon restait dans la surface de réparation pour un cafouillage dont n’arrivait pas à sortir vainqueur l’arrière-garde malouine, à défaut de Clara Matéo qui parvenait à avoir le dernier mot dans cette lutte sans merci (0-1, 75′).
Une réaction admirable des Diablesses
Un gros coup de bambou pour les joueuses de Roland Jamelot qui n’abdiquaient pas, au contraire…
Poussées par l’envie de tout donner, avec un public acquis à leur cause, les Diablesses oubliaient littéralement la fatigue accumulée au fil du match, et se jetaient à l’assaut du but parisien, accumulant quelques corners et coups de pied arrêtés sans pour autant parvenir à faire trembler les filets adverses.
Les joueuses du Paris FC, pas forcément en confiance face aux vagues malouines, profitaient de leur expérience pour gagner du temps lorsqu’elles se retrouvaient au sol et prenaient leur temps pour jouer les touches ou six mètres. De bonne guerre à vrai dire mais cela prouve qu’elles ont souffert pour s’offrir leur ticket pour les quarts de finale de la coupe de France.
Les Malouines sortent la tête haute après une belle prestation contre le Paris FC en Coupe de France
SAINT-MALO - PARIS FC : 0-1 (0-0) - 1 238 spectateurs
0-1 Clara MATEO 75'
L’US Saint-Malo s’arrête au stade des huitièmes de finale de la Coupe de France féminine malgré une très belle prestation rendue, ce dimanche, contre le Paris FC.
Coupe de France féminine. Battues par Paris, les Diablesses « ont été courageuses sur tout le match »
Dimanche 25 janvier 2026, Saint-Malo recevait le Paris FC en huitième de finale de la Coupe de France féminine. L’équipe locale a été battue d’une courte tête en seconde mi-temps, au grand regret des supporters malouins.
Belle ambiance au stade de Marville, dimanche 25 janvier 2026. Saint-Malo recevait le Paris FC à l’occasion du huitième de finale de Coupe de France Féminine.
La tribune couverte était pleine. Mesdames et messieurs, vous pouvez vous applaudir, vous êtes 1 238 spectateurs ! annonce le speaker.
À la mi-temps, le score est toujours de 0 à 0. Jean-Luc Maurice, ancien joueur de foot en région parisienne, est venu avec sa petite-fille Lana, qui fait partie de l’équipe féminine de l’USSM (Union sportive de Saint-Malo), après avoir joué à Guingamp (Côtes-d’Armor). Blessée, elle ne participe pas au match. Les Diablesses sont un peu dominées par Paris, mais elles tiennent bien en défense, analyse Jean-Luc Maurice. Je crains que ce soit compliqué physiquement en deuxième mi-temps.
Belle ambiance au stade de Marville, dimanche 25 janvier 2026. Saint-Malo recevait le Paris FC à l’occasion du huitième de finale de Coupe de France Féminine.
La tribune couverte était pleine. Mesdames et messieurs, vous pouvez vous applaudir, vous êtes 1 238 spectateurs ! annonce le speaker.
À la mi-temps, le score est toujours de 0 à 0. Jean-Luc Maurice, ancien joueur de foot en région parisienne, est venu avec sa petite-fille Lana, qui fait partie de l’équipe féminine de l’USSM (Union sportive de Saint-Malo), après avoir joué à Guingamp (Côtes-d’Armor). Blessée, elle ne participe pas au match. Les Diablesses sont un peu dominées par Paris, mais elles tiennent bien en défense, analyse Jean-Luc Maurice. Je crains que ce soit compliqué physiquement en deuxième mi-temps.
Elles ont envie de gagner , appuie Lana. Elles sont solidaires mais elles ont manqué d’un peu de cardio en fin de mi-temps , renchérit Marine Flageul, de l’équipe de Guingamp, venue par amitié.
Issu d’une famille amoureuse du ballon rond, Jean-Luc Maurice, très fier de sa petite-fille, salue la politique du club malouin. Les Diablesses, c’est l’équipe phare de l’USSM, une référence dans le foot féminin. »
La seconde mi-temps sera fatale à Saint-Malo, qui s’incline après un but de Paris, malgré les encouragements nourris des supporters. Elles ont été un peu trop timides en première mi-temps. Elles avaient peur de prendre un but trop vite, parce qu’il y a quand même un bel écart de niveau , livre Xavier Georgelin, à l’issue de la rencontre.
Partenaire du club, il assiste à tous les matches à domicile de l’USSM. En deuxième mi-temps, on a vu la différence, elles ont été beaucoup plus entreprenantes et l’écart s’est réduit.
Cette supportrice habite près d’Avranches (Manche) et découvre le stade de Marville. Elle repart déçue pour l’équipe locale, je suis malouine d’origine , glisse-t-elle. En première mi-temps, les joueuses ont été un peu trop timorées , constate Nathalie Masloh. Mais en deuxième partie de la rencontre, elles ont montré d’autres valeurs. Elles ont été courageuses sur tout le match ».
Si les Diablesses n’ont pas créé l’exploit, elles ont régalé les supporters. C’était chouette , conclut Xavier Georgelin.
Football. Coupe de France féminine : contre le Paris FC, Saint-Malo peut presque avoir des regrets
L’US Saint-Malo (Seconde Ligue) a été éliminée de la Coupe de France après sa courte défaite (1-0) en huitième de finale contre le Paris FC (Première Ligue). Alors que la mission s’annonçait pratiquement impossible pour les Malouines, celles-ci ont tenu puis bousculé les Parisiennes, 3es de D1 et toujours en lice en Ligue des champions.
Saint-Malo pouvait-il espérer vraiment mieux ? Il paraît un brin exagéré de l’affirmer, lorsque l’on sait que les Malouines n’ont eu qu’une seule grosse occasion (le tir d’Elisa Aubert juste à côté à la 85’). Toujours est-il que les attitudes parisiennes, ne respirant pas la sérénité dans les dernières minutes, ne trompent pas. L’USSM est sortie la tête haute de la Coupe de France, contre un adversaire qu’elle était en droit de craindre.
Et si l’équipe de Roland Jamelot a rarement amené le danger vers la cage d’Inès Marques, le PFC n’en a pas fait beaucoup plus devant celle d’Inès Arouaissa. Le seul but du match est en plus venu après un gros cafouillage dans la défense malouine, qui a manqué plusieurs opportunités d’écarter le danger. Une erreur fatale quand Clara Mateo, l’attaquante de l’équipe de France, rôde dans les parages.
Saint-Malo, trouble-fête pour la Première Ligue
Mais en ayant causé quelques sueurs froides en fin de match au 3e de Première Ligue, la fierté va forcément prendre le pas sur la déception avec le temps, malgré les larmes de Morgane Ikene en rentrant aux vestiaires. On a réussi à tenir le plan de jeu jusqu’à la 75’, se félicite Roland Jamelot, l’entraîneur malouin, dont l’équipe a très peu passé le milieu de terrain en première mi-temps avant de se décomplexer peu à peu. 1-0, ce n’était pas non plus illogique au vu de la supériorité de l’adversaire. Après le but, on a essayé d’emmener tout le monde avec nous sur les dix dernières minutes. C’est intéressant d’avoir pu montrer ce visage.
D’autant plus intéressant qu’il ne s’agit pas d’un acte isolé pour les Malouines : avant le PFC, celles-ci avaient déjà bousculé Nantes, 2e de l’élite (2-2, défaite 5-3 aux tirs au but), puis Le Havre, 8e (défaite 3-1), en Coupe de la Ligue. Pour moi, le Paris FC, c’était encore un niveau au-dessus, juge Roland Jamelot, même si Nantes s’avère être l’équipe surprise de Première Ligue. Contre Nantes, Le Havre et maintenant le Paris FC, on a à chaque fois monté le curseur. On peut être fier.
De quoi donner des idées à un effectif actuellement 3e de Seconde Ligue, pour l’instant à deux points d’une montée ? Il faudra continuer ce que l’on fait sans parler de montée, puisque ce n’est pas l’objectif initial, modère l’entraîneur malouin. On verra dans le sprint final où l’on en est et si l’on peut jouer les trouble-fêtes.
SAINT-MALO - PARIS FC : 0-1 (0-0)
Arbitre : Morgane Chignard. 1238 spectateurs.
BUT. Mateo (75’).
AVERTISSEMENTS. Saint-Malo : Saint-Cricq (56’), Aubert (89’).
SAINT-MALO : Arouaissa - Boisneau, Umeugochukwu, Job - Leveau, Saint-Cricq, Babinga (cap, Dumets, 79’), Koné - Charpentier, Ikene (Aubert, 59’), Eninger (Pian, 79’).
PARIS FC : Marques - Liaigre, Ould Hocine, Davis (Greboval, 67’), Bogaert - Le Moguedec, Picard (Korosec, 59’), Scott - Jedlinska (Sangaré, 67’), Mateo (cap, Sylla, 79’), Garbino.
Football. Coupe de France féminine : Pamela Babinga satisfaite malgré l’élimination : « On a livré un gros match »
Un président fier de son équipe et des joueuses qui ont tout donné, ce dimanche 25 janvier 2026, en huitième de finale de Coupe de France féminine face au Paris FC. Malgré l’élimination (0-1), retour avec quelques acteurs de cette rencontre.
Yves Fantou (président de l’US Saint-Malo) : « Nous avons assisté à un excellent match. On ne passe pas loin d’emmener le Paris FC aux tirs au but, ce qui montre la qualité de la prestation des joueuses. Avec l’esprit de compétition qui nous anime, on peut même ressentir quelques regrets, mais bravo aux joueuses ainsi qu’au staff. La présence de 1 238 spectateurs est également un motif de satisfaction pour le football féminin. »
Pamela Babinga (Milieu de terrain et capitaine de l’US Saint-Malo) : « On a livré un gros match face au 3e de Première Ligue et qui est encore en lice en Ligue des Champions. Nous avons tenu le coup en première période, avant de sortir un peu plus après la mi-temps. On a même réussi à les mettre en difficulté. L’objectif maintenant est de se servir de cette rencontre pour la suite du championnat. Voir la tribune de Marville garnie à ce point est aussi une grande satisfaction, un vrai plaisir. Je pense que le public a apprécié, en tout cas, nous, on a adoré l’ambiance ainsi que les encouragements jusqu’à la fin de la rencontre. On espère désormais avoir plus de monde pour nos rencontres de championnat. »
Charlotte Boisneau (défenseuse de l’US Saint-Malo) : « Nous avons été courageuses et solidaires. Si j’ai un mot pour décrire mon sentiment à chaud, c’est « dommage » car nous avons été solides défensivement en nous créant quelques opportunités devant leur but. Nous pouvons être satisfaites de notre parcours. Nous ne sommes pas abattues après cette élimination, il y a plutôt de la fierté du visage affiché. Perdre seulement 1-0 contre ce Paris FC, c’est assez incroyable. »
Sandrine Soubeyrand (entraîneuse du Paris FC) : « On savait que cela allait être compliqué et ça l’a été. Nous avons préparé sérieusement cette rencontre en récupérant notamment quelques vidéos. Sur un match, on savait que ça pouvait mal tourner. Je suis satisfaite de la qualification, un peu moins du contenu, mais en coupe de France, l’objectif premier est de gagner. Saint-Malo a une équipe valeureuse qui a su jouer le coup à fond. »
Match de gala avec la réception du Paris FC à Saint-Malo : "Il faudra le soutien du public"
Les Diablesses reçoivent ce dimanche, pour le compte des huitièmes de finale de la coupe de France, le Paris FC (PL) qui est ni plus ni moins le tenant du titre de la compétition.
Pour la 3e fois de la saison, les joueuses de Roland Jamelot vont recevoir une formation de Première Ligue au stade de Marville à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), dimanche 25 janvier 2026. Après s’être inclinées face au FC Nantes (2-2, 4-5 aux TAB) et Le Havre (1-3) en coupe de la Ligue, la marche semble encore plus haute avec la réception du Paris FC, vainqueur de l’édition 2024-2025.
« Le Paris FC est une référence dans le football féminin français »
Un adversaire qui occupe après 13 journées la 3e place du championnat de Première Ligue (derrière Lyon et Nantes) et qui participe depuis plusieurs saisons à la Ligue des Champions (le Paris FC jouera en huitièmes de finale de la C1 face au Real Madrid les 11 et 18 février prochain).
Un très gros morceau donc sur la pelouse de Marville ce dimanche, comme le confirme l’entraîneur malouin, Roland Jamelot : « Le Paris FC est une référence dans le football féminin français. Elles sont tenantes du titre, elles ont tenu tête à Lyon sur leur dernière sortie en championnat. Elles jouent la ligue des champions et possèdent une équipe performante à tous les niveaux. C’est un gros calibre que nous aurons la chance d’affronter à Marville ».
« Nous aurons besoin de tout le soutien du public »
Dans une bonne dynamique en championnat, les Diablesses espèrent faire bonne figure face à l’équipe entraînée par Sandrine Soubeyrand : « Nous aborderons ce match comme nous avons abordé les matchs de coupe de la Ligue. Nous avons à cœur de jouer ce type de rencontre car elles nous obligent naturellement à élever nos curseurs. Nous savons qu’il faudra aussi tout le soutien du public et des personnes environnantes au club pour bénéficier d’une force supplémentaire », souligne l’entraîneur malouin.
À noter que le dernier huitième de finale de l’US Saint-Malo dans cette compétition avait été également disputé face au Paris FC de Gaëtane Thiney, le 27 janvier 2019, avec une élimination logique sur le score de 2-0. À l’époque, le Paris FC n’avait pas le statut qui est désormais le sien à l’échelle du football féminin français. Le gâteau est encore plus gros qu’il y a 7 ans, il faudra un appétit certain afin d’espérer d’en laisser le moins possible à l’issue de la rencontre.
US Saint-Malo (SL) – Paris FC (PL), dimanche à 14 h à Marville.