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©2000 Gary L. Quay

 

In a graveyard in Portland. The caretaker said that I could take pictures as long as the names weren't readable.

 

Uploaded new edit 1/11/25. I think I finally have the color I was looking for.

 

Camera: Hasselblad 500CM.

Lens: 80mm Zeiss Planar

Film: Kodak E100SW

 

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Eastern Columbia Gorge

Old School Film Photography

and Mosier, Oreogn

Cheltenham Spa 21/7/00

New2/00.

Lovely Little Lady & Ealing Guy at High Priest Safroman Democrat Republic of Congo DRC Soukous Cultural Group at The Limpopo Club The Africa Centre Covent Garden London B&W October 2000

Albert Nyathi Zimbabwean African Cultural Poet and Musician Performing with Sbusi and His Talented Group at The Africa Centre Covent Garden London with Jessie Laughing August 2000

A new Falcon for Serbia lines up.

2000 bronze by Gunther Stilling

Vaduz, Liechtenstein

The Principality of Liechtenstein is bordered by Switzerland to the west and south and by Austria to the east. Its area is just over 160 square kilometres (62 sq mi), and it has an estimated population of 35,000. Liechtenstein has the second highest gross domestic product per person in the world and has the world's lowest external debt. It is known as a principality as it is a constitutional monarchy headed by a prince. (Wikipedia)

 

Before Josh Hamilton took a walk on the wild side.

Sonti Mndebele South African Singer in Orange Ladies Suit Performing at The Coin Street African Music Festival Southbank London 30th July 2000

Grands ensembles d’habitat social : quelles relations entre dĆ©molition et patrimonialisation ? Ā« patrimoines encombrants Ā» ProblĆ©matique @ Alors que l’histoire nous enseigne que la

logique de conservation des hĆ©ritages architecturaux procĆØde de mouvements de destructions (RĆ©volution franƧaise), nous cherchons Ć  vĆ©rifier si le mouvement de dĆ©molition dans les grands ensembles, engagĆ© il y a environ une dĆ©cennie, suscite un changement de regard sur ce type d’hĆ©ritage et induit un processus de patrimonialisation. Deux processus concomitants Ć  la fin des annĆ©es 1990 ?

1.1 Evolution de la rƩglementation

1994 : date de la première étude sur le sujet (Groupe

d’étude et de recherche en urbanisme)

Les circulaires qui conduisent Ơ la dƩmolition :

• 1ĆØre circulaire adressĆ©e en 1996 aux prĆ©fets de RĆ©gion,

aux prƩfets de dƩpartement et aux directeurs

dĆ©partementaux de l’équipement (DDE) : (circulaire n°96-

46 du 8 juillet 1996).

 La démolition est « une étape, un moyen, un levier du

projet urbain Ā»

 Prévoit les principes de leur financement

1.1 Evolution de la rƩglementation

• circulaire du 26 juillet 2000 (n°2000-56) :

 entérine ce changement de politique

 permet de passer à la vitesse supérieure, en organisant la prise de décision dans le cadre de la décentralisation.

1.1 Evolution de la rƩglementation

Une augmentation des chiffres de la dƩmolition

On passe de 5000 Ơ 6000 dƩmolitions par an entre 1988 et 1994 (15% des constructions)

 En 2000 : la donne a changé : 10000 démolitions par an.

1.1 Evolution de la rƩglementation

• Changement de gouvernement en 2002

• La loi du 1er aoĆ»t 2003, dite loi Borloo, du nom du ministre de l’emploi, de la cohĆ©sion sociale et du logement : dans la pĆ©riode 2004-2008, 200000 logements devraient ĆŖtre dĆ©molis, ce qui reviendrait Ć  supprimer environ un quart de la production totale des grands ensembles.

 CrĆ©ation de l’ANRU (agence nationale de la rĆ©novation

urbaine) : le terme « rénovation » remplace « renouvellement » dans les intitulés officiels.

1. Deux processus concomitants Ơ la fin des annƩes 1990 ?

1.2 : des signes de reconnaissance patrimoniale

• PremiĆØre Ć©tude sur 80000 photos du ministĆØre du

logement (VayssiĆØre, 1988).

• Il prĆ“ne une Ā« patrimonialisation Ā» dĆ©libĆ©rĆ©e, considĆ©rant que Ā« les grands ensembles (…) constituent le plus gros patrimoine architectural existant en France, hormis les forĆŖts ou le territoire lui-mĆŖme Ā» et que : Ā« l’on ne peut donc pas le jeter Ć  la poubelle en bloc Ā» (VayssiĆØre, 2002, p. 77).

1.2 : des signes de reconnaissance patrimoniale

• A la demande de F. BarrĆ©, une liste indicative d’édifices du XXe siĆØcle dressĆ©e en septembre 2000 où figurent 407 Ć©lĆ©ments Ā« prĆ©sentant un intĆ©rĆŖt architectural ou urbain majeur pouvant

justifier une protection au titre des monuments historiques ou des Zones de protection du patrimoine architectural et paysager Ā».

• Une quinzaine d’immeubles (logiques du MH), de citĆ©s ou de grands ensembles d’habitat social (logiques de la ZPPAUP) postĆ©rieurs Ć  1950.

1.2 : des signes de reconnaissance patrimoniale

• Mise en place en 1999 du label patrimoine XXe siĆØcle :

liste arrĆŖtĆ©e par les Commissions rĆ©gionales de protection des sites (CRPS), comme pour les inscriptions Ć  l’inventaire supplĆ©mentaire.

• Dans un premier temps, ce label a Ć©tĆ© attribuĆ© Ć  400

bâtiments, dont une quarantaine des années 60, autant des années 70 et quatre des années 80.

• liste publiĆ©e en juillet 2005 dans la RĆ©gion RhĆ“ne-Alpes

: sur 226 Ć©lĆ©ments figurent 16 ensembles (citĆ©s, ZUP, ZAC…) et 8 immeubles (tout type de statut confondu), soit un peu plus de 10% des Ć©lĆ©ments labellisĆ©s.

Un changement de regard au cours

des annƩes 2000 ?

2.1 Quelques rƩactions mƩdiatisƩes :

• Projet : 2004, un projet de dĆ©molition d’un ensemble d’immeubles signĆ©s Jean Renaudie Ć  Villetaneuse, appartenant Ć  deux sociĆ©tĆ©s HLM.

 rĆ©actions particuliĆØrement vives d’architectes , autour notamment de son fils Serge Renaudie

 Dans le prolongement de cette mobilisation, des architectes, des professionnels de la politique de la ville, des élus ont lancé un appel intitulé :« que démolit-on ? Et qui démolit-on ? » pour dénoncer les risques de la « prime à la destruction » (Vincendon, 2005).

Un changement de regard au cours des annƩes 2000 ?

2.1 Quelques rƩactions mƩdiatisƩes :

• Projet CourtilliĆØres (2004)

Réaction : 2 mai 2006, Gérard Monnier, animateur de l'association DOCOMOMO, demande au Ministre de la Culture et de la Communication de "prononcer une instance de classement du Serpentin de la Cité des Courtillières à Pantin dans sa totalité ».

 Un rapport de 2007 conclut au rejet de la proposition de classement monument historique.

2.2 Du cƓtƩ des institutions

Constat d’un nombre de dĆ©molitions moins important que prĆ©vu

Rapport ANRU 2009

Ā« Le retard des engagements par rapport Ć  une

programmation 2006 à 2009 très élevée tend à

se rƩduire. La dƩmolition de 57 860 logements est

effective, dont 11 580 en 2009 et 44% de l’ensemble

des démolitions attendue ».

2.2 Du cƓtƩ des institutions

MinistĆØre de la Culture manifeste un intĆ©rĆŖt pour l’objet Ā« logement social Ā» : Ā« Dans le champ de la rĆ©habilitation, le ministĆØre de la culture et de la communication dĆ©veloppe notamment son action par deux approches complĆ©mentaires : une rĆ©flexion prospective sur le devenir des logements sociaux du XXe siĆØcle et la promotion de cet important secteur d'activitĆ© de la construction par l'organisation des TrophĆ©es de la rĆ©habilitation Ā». Ā« Il s'agit de renouveler le regard portĆ© sur la ville contemporaine et de

favoriser une appréhension plus actuelle de la notion de patrimoine » Francis Falala, Le Moniteur, N°5267 du 05/11/2004.

• Une mission d'Ć©tude sur la requalification des logements sociaux est confiĆ©e Ć  FrĆ©dĆ©ric Druot, Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal.

Le rapport publiƩ sous le titre Plus (2007) conteste radicalement la

dĆ©molition pour s’appuyer sur la potentialitĆ© des grands ensembles.

2.2 Du cƓtƩ des institutions

ANRU : une fenĆŖtre s’ouvre pour les architectes des

bâtiments de France : « Dans le cadre des opérations de rénovation urbaine, il faut favoriser le processus de concertation associant au

projet les services de l'Etat, et notamment les SDAP. En

effet, le rƓle des Services DƩpartementaux de l'Architecture

et du Patrimoine est lƩgitime et souhaitable dans la mesure

où il intervient en amont du projet, dans un rÓle de conseil

et de contrÓle, et non en sanction d'un projet ».

Oliver Namias, Le Moniteur, N°5353 du 30/06/2006

Conclusion

• Echec de la logique monument historique pour

protƩgerez les ensembles les plus remarquƩs par les

historiens de l’architecture :

Cf. conclusions du rapport sur les CourtiliĆØres de Pantin

(2007) Ā« Il n’est donc pas apparu possible de bloquer le

processus ANRU en proposant une instance de

classement, ni mĆŖme une forte remise en cause des

orientations du projet".

 Manque de reconnaissance par « le haut » et de

mobilisation Ā« par le bas Ā» pour ce type d’hĆ©ritage

encombrant : l’impact des dĆ©molitions n’entraine pas de

mouvement de patrimonialisation significatif.

• Firminy-Vert : l’exception qui confirme la rĆØgle.

Seul cas de zonage de protection.

Que l’on envisage d’y dĆ©molir laisse entendre que

mĆŖme reconnu ce type d’hĆ©ritage n’est pas tout Ć 

fait aussi Ā« sacrĆ© Ā» que d’autres plus

Ā« classiques Ā».

• Si elle ne suscite pas de processus de patrimonialisation, la dĆ©molition inflĆ©chit le regard de certains acteurs : le grand ensemble envisagĆ© comme Ā« existant Ā» mĆ©ritant d’être adaptĆ©, dans une logique de durabilitĆ©.

42 SAINT ETIENNE MONTCHOVET ANRU1 IMPLOSION FOUDROYAGE DYNAMITAGE DE LA MURAILLE DE CHINE LA PLUS GRANDE BARRE HLM D EUROPE EN 1964 FLEURON DU LOGEMENT SOCIAL APRES 36 ANS D EXISTENCE SES 540 LOGEMENTS SES 15 ALLEES SES 270 M DE LONG 48M DE LARGE 19 ETAGES SUR 4 BLOCS SITUEE PASSAGE CLAUDE MONNET PLACE ROINAT S EFFONDRAIENT LE 27 MAI 2000 A 13H..FOREZINNE D ENTREPRISE MELCHIORRE SA ARNAUD DEMOLITION BAILLEUR EST METROPOLE HABITAT ANCIENNEMENT L OPAC @ Architectes M GOUYON M HUR M CLEMENT M MAUHAUDIER - La fin des Grands Ensembles HLM @ On l appelait la soeur de la Muraille car c etait la 2eme barre la plus imposante du quartier Constr 1961 1965 @ Un grand-Ensemble qui rappelle combien la politique d'urbanisme des années 1960 et suivantes a été conduite en dépit du bon sens la video içi www.google.fr/search?q=montchovet+ina&oq=montchovet+i... et là www.ina.fr/video/CAC00029801 , mais aussi içi www.ina.fr/video/CAC00029801 - avec Claude BARTOLONE içi avec la Visite à Saint Etienne du ministre délégué à la ville le jour de la démolition de la muraille de Chine. Rencontre avec des associations pr discuter du futur du quartier Montchovet. www.ina.fr/video/LY00001263573 - fresques.ina.fr/rhone-alpes/fiche-media/Rhonal00046/demol... - et les differentes videos de la demolition la encore : La démolition de la "muraille de Chine" de Saint Etienne www.youtube.com/watch?v=aq1uOc6Gtd0, www.youtube.com/watch?v=YB3z_Z6DTdc terrible ^^ l interview de Michel Thiolliere Le Grisou.fr a interviewé Michel Thiollière, ancien maire de Saint-Etienne et sénateur de la Loire, membre du Parti radical et actuel vice-président de la Commission de régulation de l'énergie. Il livre son analyse sur les prochaines échéances politiques, notamment la campagne des municipales en cours à Saint-Etienne, les alliances de la droite et du centre, mais aussi le mandat de Maurice Vincent. Michel Thiollière s'attarde également sur les besoins de l'agglomération stéphanoise et évoque les enjeux énergétiques en France.

(Interview : Maxime Petit -- RƩalisation : Studios Bouquet) www.youtube.com/watch?v=AJAylpe8G48,

"François Mitterrand, après la visite de deux quartiers -

l'un Ơ Saint Etienne et l'autre Ơ VƩnissieux, inscrits sur la liste de ceux Ơ rƩhabiliter -, parle du plan de rƩhabilitation pour de meilleures conditions de logement.

Type de mƩdia : VidƩo - Journal tƩlƩvisƩ

Date de diffusion : 10 aoƻt 1983

Source : FR3 (Collection: JT FR3 RhƓne Alpes )

Georgina Dufoix / Gilbert Trigano / FranƧois Dubanchet / Marcel Houƫl Le PrƩsident

Depuis la fin des années 1970, la région lyonnaise apparaît comme l'épicentre des violences urbaines qui se déroulent en France. Durant l'été 1981, des violences urbaines ont conduit le gouvernement à engager le plus tÓt possible une nouvelle politique en faveur des quartiers dégradés. Malgré les premières opérations de réhabilitation engagées par la Commission nationale pour le développement social des quartiers, la situation demeure extrêmement tendue dans un certain nombres de quartiers populaires. L'assassinat d'un jeune de la Cité des 4 000 par un habitant en juillet 1983 a ravivé les débats autour du thème du "mal des grands ensembles" selon l'expression de l'époque. D'autre part, le contexte politique conduit également le pouvoir à s'intéresser encore davantage à la question de la dégradation urbaine dans la mesure où de très nombreux quartiers populaires n'ont pas cette fois-ci apporté leurs suffrages aux candidats de la gaucheLa visite de François Mitterrand dans deux quartiers dégradés de la région lyonnaise constitue donc un signal fort à l'égard des populations qui y vivent. Ce déplacement fait également écho à celui réalisé quelques jours plus tÓt au sein de la Cité des 4 000 à La Courneuve en Seine Saint Denis (voir Visite de François Mitterrand à La Courneuve). Le principe est d'ailleurs le même et il est exprimé par le président de la République : voir par lui-même l'état réel de ses quartiers. Le fait qu'il soit mentionné dans le reportage que "ces visites surprises" se soient faites dans la "plus grande discrétion" (notamment sans les élus locaux concernés) marque effectivement la volonté du président de la République d'établir une sorte de lien direct avec les habitants qui vivent dans ces quartiers. Il ne s'agit pas de faire l'annonce de nouvelles mesures mais "de voir les choses par moi-même" selon l'expression utilisée par François Mitterrand lors de son allocution à la Préfecture à Lyon. Au moment où la Commission nationale pour le développement social des quartiers établit la liste définitive des 22 quartiers qui bénéficieront d'un programme de réhabilitation, la visite du président de la République sur le terrain suggère une forme de "présidentialisation" du thème de la réhabilitation des grands ensembles.La création au même moment de Banlieue 89 suscitée par deux architectes proches de François Mitterrand, Roland Castro et Michel Cantal-Duparc, suggère également l'intérêt du président de la République pour les questions urbaines (voir Inauguration de l'exposition organisée par Banlieue 89)."http://fresques.ina.fr/.../visite-de-francois-mitterrand... Journaliste

Visites surprises qui se sont dĆ©roulĆ©es dans la plus grande discrĆ©tion, seule Madame Georgina Dufoix, SecrĆ©taire d’Etat Ć  la Famille et aux ImmigrĆ©s, Monsieur Gilbert Trigano, le PDG du Club MĆ©diterranĆ©e qui participe Ć  la Commission Dubedout, et deux collaborateurs du Chef de l’État Ć©taient prĆ©sents. Ni Ć  Saint-Ɖtienne, ni Ć  VĆ©nissieux, les autoritĆ©s locales n’y ont participĆ©s. Peu avant midi, le PrĆ©sident est arrivĆ© Ć  la PrĆ©fecture du RhĆ“ne Ć  Lyon où s’est dĆ©roulĆ©e pendant 45 minutes une sĆ©ance de travail avec les Ć©lus locaux et notamment Messieurs Dubanchet, Maire de Saint-Ɖtienne et HouĆ«l, Maire de VĆ©nissieux. RĆ©union qui a donnĆ© l’occasion d’aborder les problĆØmes de fond, devait souligner FranƧois Mitterrand.(Bruit)FranƧois Mitterrand

Les deux quartiers que je viens de visiter, celui de Montchovet Ć  Saint-Ɖtienne et celui de Monmousseau Ć  l’intĆ©rieur des Minguettes sur la commune de VĆ©nissieux, sont inscrits sur la liste des 22 quartiers Ć  rĆ©habiliter, retenus, proposĆ©s par la Commission Dubedout devenue la Commission Pesce, et retenus par le Gouvernement. Et je compte appliquer nos efforts pour qu’effectivement, ces quartiers soient rĆ©habilitĆ©s, c’est-Ć -dire, soient habitables. Qu’on y trouve, pour ceux qui y vivent, euh, suffisamment de convivialitĆ©, de capacitĆ© de dĆ©velopper une famille et, euh, revenant de son travail quand on en a, de pouvoir vivre avec les autres. Les conditions de logement, la construction de ces ensembles, les liaisons avec l’extĆ©rieur, l’école, le sport, les espaces verts, bref, l’espace tout court, contribuent, vous le comprenez bien Ć , au futur Ć©quilibre, ou contribueront au futur Ć©quilibre de ces quartiers. Alors, je prĆ©fĆØre voir les choses par moi-mĆŖme. Il faut bien se dire que Ć  l’origine de nombreux dĆ©sordres sociaux se trouvent ces fĆ¢cheuses, ces dĆ©plorables conditions de vie. Et moi, je veux lutter contre ces dĆ©sordres et pour cela, il faut que je m’attaque avec le Gouvernement et ceux qui ont la charge auprĆØs de moi, je veux absolument m’attaquer aux sources d’un malaise et d’un dĆ©sĆ©quilibre social qui sont d’une immense ampleur. Raison de plus pour commencer par un bout avec Ć©nergie et continuitĆ©. Et de ce point de vue, je compte bien, au cours des semaines et des mois Ć  venir, persĆ©vĆ©rer dans cette enquĆŖte personnelle qui me permet ensuite de donner des instructions prĆ©cises Ć  ceux qui participent Ć  la gestion de l’État.(Silence), Ć  Saint-Ɖtienne comme dans les communes de sa proche banlieue. Une sorte de grand monument Ć  la gloire des HLM, comme si on avait fait exprĆØs de la faire aussi Ć©norme pour montrer comme les gens Ć©taient fiers de ce quartier. Autour on construit tout ce qu'il faut pour les habitants : une Ć©cole, Montchovet, qui donne sur le grand prĆ© derriĆØre, une MJC, une piscine, un centre commercial, avec la Poste, plus tard le bureau de police. En 1978, comme les enfants des habitants grandissent, on ouvre un deuxiĆØme collĆØge dans la ZUP. Il prendra le nom de Jean DastĆ©, qui a crƩƩ la ComĆ©die de Saint-Etienne, le plus grand thĆ©atre de province en France, et son Ć©cole de comĆ©diens. AprĆØs 1984 les loyers des HLM ont augmentĆ©, beaucoup d'habitants sont partis. La population de Saint-Etienne diminue surtout dans les quartiers sud : beaucoup de gens dĆ©mĆ©nagent vers la plaine du Forez, moins froide, où il y a la place de batir des maisons. On a rĆ©novĆ© beaucoup d'appartements anciens en ville : la crise du logement est finie. On ne sait mĆŖme plus qu'elle a existĆ©. Les ZUP ont vieilli et la plupart des gens prĆ©fĆØrent se loger dans des appartements rĆ©cents. Alors on ferme : le collĆØge de Beaulieu, l'Ć©cole de la MarandiniĆØre, la Poste. La Muraille coute trĆØs cher Ć  entretenir : il n'y a plus asssez d'habitants pour payer les frais. Les HLM ont dĆ©cidĆ© de la dĆ©truire: c'est le plus gros projet de dĆ©molition jamais rĆ©alisĆ© en Europe. Les familles qui restaient ont du dĆ©mĆ©nager. On va faire exploser la Muraille de Chine au printemps de l'an 2000. Peut ĆŖtre qu'il fallait le faire, mais pour les gens du quartier c'est un gros morceau de notre Histoire qu'on nous dĆ©truit.

1954: les premiers travaux Ć  Beaulieu : la campagne devient une ville Ć  grands coups de bulldozer..

Le projet est de construire en grande quantitƩ des logements de bonne qualitƩ, avec tout le confort, des chambres pour les enfants, l'eau, le chauffage central, des sanitaires, des arbres et des pelouses, et surtout .... des loyers accessibles pour tous. Ce seront les Habitations Ơ Loyers ModƩrƩs, les HLM.

Il faudra les construires en dehors des villes, pour en finir avec le mélange des industries et des logements, qui amène le bruit et la pollution. Y prévoir tous les équipements : commerces, écoles, collèges, lycées, transports, parcs, équipements sportifs, police, pompiers, Postes. Construire des villes entières où tout le monde aura accès à ce qui n'était encore que le luxe de quelques gens très riches.

Cinq villes sont choisies pour être prioritaires : Paris ( Pantin ) et Lyon ( Bron-Parilly) à cause de leur taille, Angers et Rouen détruites dans les bombardements de 1944, Saint-Etienne, la ville la plus sinistrée de France pour le logement. C'est là que naissent les cinq premières Zone à Urbaniser en Priorité, les ZUP, modèles de l'urbanisme pour toute une génération. Elles ne s'appellent pas encore comme ça : on les construites avant que l'expression de ZUP existe, c'est de leur réussite que naitra le modèle repris partout pour lequel on inventera le mot plus tard.

Beaulieu I: le projet d'urbanisme

Maquette de 1953 - Projet des architectes Gouyon-ClƩment

Une architecture géométrique, de grands espaces, des arbres, des formes qui soulignent le relief. Un modèle de l'urbanisme des années 1950.

Beaulieu-Montchovet:

La ville choisit de construire un immense quartier neuf de plus de 4.600 logements, prƩvu pour loger 30.000 habitants, sur les basses pentes du Pilat, Ơ la sortie sud-est de Saint-Etienne.

Entre les forêts, qui seront classées parc naturel quelques années plus tard, et les quartiers chics du cours Fauriel, c'est un des endroits les mieux situés de la ville.

C'est aussi le seul grand emplacement proche du centre où il n'y aie pas eu de mines, parce que les couches de charbon s'arrêtent juste avant : le terrain est assez solide pour supporter de gros immeubles.

La ZUP de Beaulieu est construite en quatre tranches:

- Beaulieu I ( Beaulieu ) de 1953 Ć  1955

- Beaulieu II ( La MarandiniĆØre ) en 1959

- Beaulieu III ( Montchovet ) en 1964, dont fait partie la Muraille de Chine, le grand immeuble le long du boulevard Ć  gauche.

- Beaulieu IV ( La Palle ) en 1971

Le quartier:

Au premier plan, en bas Ć  droite Beaulieu, la MarandiniĆØre est Ć  droite derriĆØre l'autoroute, Montplaisir Ć  gauche, Monchovet au milieu, le long du boulevard de la Palle.

A gauche des tennis, les batiments du collège de Beaulieu. C'était l'autre collège de la ZEP, le seul collège "sensible" de France a avoir été fermé, en 1995.

Nouvelles techniques, nouveaux matƩriaux :

Construire vite pour un prix raisonnable oblige Ơ inventer de nouvelles techniques, d'autant que l'on manque de travailleurs qualifiƩs.

La construction s'industrialise: immeubles à structure porteuse ( des poteaux en béton armé tiennent les dalles, ce ne sont plus les murs qui soutiennent les immeubles ), murs rideaux ( les murs sont fait de morceaux préfabriqués accrochés aux dalles ), éléments standardisés ( les éléments: murs, tuyauterie, portes et fenêtres, sanitaires, etc... sont tous identiques, fabriqués en usine en grande série, installés de la même façon dans tous les immeubles ), nouveaux matériaux ( matières plastiques, béton armé, acier ) qui ne s'utilisaient pas dans la construction traditionnelle.

Cela permet de diminuer les prix, en automatisant les fabrications, mais aussi parce qu'on peut utiliser des ouvriers beaucoup moins qualifiƩs, qui ne font que du montage et que l'on paye moins cher.

Bien après les gens se plaindront de ces appartements tous identiques, de ces matériaux peu agréables, de la taille inhumaine des batiments.

Mais à l'époque il faut compter deux à trois ans d'attente pour obtenir un appartement dans le quartier. Les familles sont si contentes de leur quartier tout neuf que les collègiens qui prennent le bus emportent une paire de bottes en plus de leur chaussures pour aller des immeubles à l'arrêt de bus : pas question de ramener de la boue dans les bus ou dans les escaliers.

La crise du logement:

1950 : la France connait la pire crise du logement de son Histoire. La crise économique de 1929 puis la guerre de 1939-1945 ont arrêté la construction de logements, déja insuffisante avant 1930, pendant plus de vingt ans.

La France est au maximum du "baby-boom" ( période de très forte natalité qui commence à la fin de la guerre ) : les 40 millions de français de 1950 font deux fois plus de bébés que les 60 millions d'aujourd'hui. La très forte croissance économique relance l'immigration. Plus de la moitié des familles sont mal logées alors que la France commence la plus forte croissance démographique de son Histoire.

La IV° République, héritière du programme de la Résistance donne la priorité aux besoins sociaux : école, santé, logement, sur la rentabilité financière. L'Etat, les villes, sont décidés à investir dans le logement, qui est déclaré prioritaire dans le Plan d'organisation de l'économie.

Entre les annĆ©es 50 et 60, et suite Ć  la seconde guerre mondiale, la municipalitĆ© stĆ©phanoise a vu sa population passĆ©e d’un peu moins de 180 000 habitants en 1950 Ć  plus de 200 000 habitants dix ans plus tard en 1960. Cette forte augmentation de la population pouvait s’expliquer par le fort taux de natalitĆ© de cette Ć©poque (baby-boom), mais aussi par l’afflux de travailleurs de la classe ouvriĆØre venus dans la grande citĆ© stĆ©phanoise pour trouver un travail. De ce fait, la construction d’un logement sain pour chaque ouvrier Ć©tait devenue une prioritĆ© absolue pour les Ć©lus qui considĆ©raient Ć  raison que cela Ć©tait une condition vitale dans le cadre de ce grand dĆ©veloppement. Pour ce faire, la ville a lancĆ© dans les annĆ©es 50 une vaste opĆ©ration de construction de barres d’habitation dans la zone de Beaulieu, destinĆ©e Ć  fournir un logement Ć  une population grandissante.

Une barre d’habitation innovante

A l’époque, avec une majoritĆ© d’architectes, les appartements modernes construits possĆ©daient des cloisons lourdes empĆŖchant toute modification interne ainsi que des espaces de renvoi sombres et non ventilĆ©s ressemblant Ć  des alcĆ“ves.

Mais Ć  l’inverse, pour certains architectes prĆ©curseurs de la rĆ©gion Ć  l’image d’Yves et Henri Gouyon, la modernitĆ© reflĆ©tait le gout de la clartĆ©, de l’air, et du soleil, avec de larges horizons. Ainsi, ces derniers donnaient la prioritĆ© non pas aux faƧades qu’ils considĆ©raient comme de simples Ć©lĆ©vations du plan, mais aux cellules d’habitations et Ć  leur orientation. Dans cette optique, le bĆ¢timent proposĆ© par Henri Gouyon, qui Ć©tait donc un partisan de l’espace ouvert moderne, supprimait les circulations et profitait de ce gain de place pour amĆ©nager de nouveaux espaces de vie communes. De plus, dans ces cellules d’habitations, les architectes ont tirĆ©s profit au maximum de la double orientation des appartements (ces derniers Ć©taient traversant) avec par exemple l’accolement de balcons.

Conception et rĆ©alisation d’un quartier entier

Pour le projet de Beaulieu, l’on confia la conception ainsi que la rĆ©alisation des interventions aux agences Henri et Yves Gouyon puis Yves Gouyon et associĆ©s. Ainsi, dĆ©s le milieu des annĆ©es 50, des Ć©tudes concernant Beaulieu II – La MarandiniĆØre furent conduites, suivis de la construction du bĆ¢timent entre 1957 et 1959. S’en suivit Beaulieu III – Montchovet entre 1962 et 1964, surnommĆ© la Ā« Muraille de Chine Ā», qui comprenait entre autres, une barre de type HLM haute de 10 Ć  17 mĆØtres et longue de 270 mĆØtres, avec 560 logements. Suites Ć  ces constructions, l’urbanisation des vallĆ©es et collines du sud-est de Saint-Etienne continua jusque dans les annĆ©es 70 avec les sĆ©ries de la MĆ©tare I, II, et III. Au total, ce sont plus de 8 000 logements, pour l’essentiel de type HLM, qui ont Ć©tĆ© construits durant cette pĆ©riode.

Ces constructions ont Ć©galement contribuĆ© Ć  la crĆ©ation du parc de l’Europe et d’un boulevard circulaire qui servait de jonction entre les diffĆ©rents Ć©difices et le centre-ville de la citĆ© stĆ©phanoise.

Un projet pharaonique

Le centre commercial fut un projet d’une dimension sans prĆ©cĆ©dent pour la ville, plus grand centre commercial intra-urbain de la rĆ©gion Loire-Auvergne, avec 100 magasins, 1500 places de stationnement, 90 000 m² de surface, et sur 3 niveaux (4 niveaux avec la terrasse). Le 2 octobre 1979, CENTRE DEUX ouvre ses portes pour la premiĆØre fois, et constitue une renaissance et un vĆ©ritable tournant pour la ville.

L’avis de l’architecte

De toutes les constructions de cette Ć©poque, Beaulieu est un des ensembles construits qui se porte le mieux si l’on en croit les nombreuses enquĆŖtes menĆ©es auprĆØs de la population de ces logements, dont certains l’occupe pratiquement depuis le dĆ©but. Les arbres atteignent dĆ©sormais le haut des immeubles, et la rue Le Corbusier adjacente a pris les allures Ā« d’une banlieue des annĆ©es 30 Ā» avec un niveau d’urbanisme parfaitement acceptable. En conclusion, on peut parler pour cette construction d’un vĆ©ritable savoir faire architectural et en quelques sortes d’art urbain. Ce projet a Ć©tĆ© rĆ©compensĆ© par un prix d’urbanisme, mettant en valeur le travail en amont du projet. St-Etienne Cimaise Architectes -

- Entretien avec François Tomas, géographe, spécialiste de l'aménagement urbain, et enseignant à l'université et à l'école d'architecture de Saint-Etienne. Il est notamment l'auteur des Grands Ensembles, une histoire qui continue (Publications de l'université de Saint-Etienne, 2003). Cet intellectuel a également mis la main à la pâte. Entre 1977 et 1983, il fut adjoint à l'urbanisme du maire communiste de l'époque, Joseph Sanguedolce. Engagé au PC de 1974 à 1985, il a, depuis, rejoint le Parti socialiste «comme militant de base»

Quelle est l'ampleur des destructions provoquƩes par la Seconde Guerre mondiale Ơ Saint-Etienne?

La ville subit un important bombardement des Alliés le 26 mai 1944. Celui-ci vise les usines qu'utilisaient les Allemands dans la région pour leur effort de guerre et les noeuds de communication ferroviaire. Comme prévu, la gare de Châteaucreux, les usines de Marais et le tunnel de Tardy sont touchés. Mais les bombes, larguées trop rapidement, atteignent aussi les quartiers du Soleil et de Tardy - notamment les écoles - ainsi que l'église Saint-François, emplie de fidèles. Au total, le bilan est lourd: un millier de morts, 1 500 blessés, 22 000 sinistrés; 800 immeubles ont été plus ou moins détruits.

Que prƩvoit-on pour la reconstruction?

Pas grand-chose. A la différence de la refonte spectaculaire du Havre, par exemple, on se contente ici de bâtir de petits immeubles, plus modernes bien sûr, mais sans réelle innovation architecturale ou urbanistique.

Est-il vrai que Saint-Etienne, après guerre, traîne une réputation de «capitale des taudis»?

C'est exact, et celle-ci n'est pas usurpée. En 1946, 7% seulement des logements sont jugés «confortables», et 17%, «acceptables»; 56% sont médiocres, et 20% peuvent véritablement être qualifiés de taudis: 1 logement sur 5 n'a pas d'eau à l'évier, les deux tiers ne disposent pas de WC, et 95%, de salle d'eau. Mais le problème n'a pas été créé par la guerre. Depuis la fin du XIXe siècle, Saint-Etienne a beaucoup grandi, mais très peu construit. Résultat: la ville a vieilli sur elle-même et se trouve après guerre dans une situation désastreuse, que les bombardements ont simplement aggravée.

C'est alors qu'Alexandre de Fraissinette, maire Ʃlu en 1947, fixe le logement comme l'une de ses prioritƩs.

Oui. Et ce ne sera pas un vain mot. Rendez-vous compte: on passe de 114 logements construits en 1948 à 531 en 1951, 1 085 en 1954, 1 694 en 1957 et même 2 932 en 1959! L'effort est gigantesque. Mais le changement est aussi qualitatif. A la fin des années 1940 et au début des années 1950, la France va connaître une rupture architecturale avec l'apparition des premiers grands ensembles. Saint-Etienne sera l'une des villes symboles de cette rupture.

Comment cette nouvelle architecture est-elle accueillie?

TrĆØs favorablement par les classes moyennes, beaucoup moins par les classes populaires.

Cela paraƮt paradoxal, pour du logement social!

Le paradoxe n'est qu'apparent. On l'a oublié aujourd'hui, mais les premiers grands ensembles sont réservés aux familles de moins de trois enfants ayant des revenus corrects, autrement dit aux classes moyennes. Alors que, depuis la guerre, celles-ci devaient se contenter d'une ou de deux pièces mal équipées, elles se voient soudain proposer des logements spacieux, avec de la verdure, de la lumière, une salle d'eau, des WC, le chauffage central. Cela leur paraît merveilleux! Les pauvres, eux, continuent de s'entasser dans de petits appartements sans confort, quand ce ne sont pas des taudis, en particulier à Tarentaize et à Beaubrun, ou des bidonvilles, du cÓté de Méons, près des puits de mine et des usines sidérurgiques. Ce n'est que plus tard, à partir des années 1970, que les grands ensembles seront prioritairement réservés aux pauvres et aux familles immigrées. Mais, dans les années 1950, les grands ensembles sont encore synonymes de progrès social. Et même au-delà. On est persuadé que ce nouvel habitat va entraîner le recul de la maladie, de la délinquance, voire de la mésentente entre les époux! Il existe ainsi une «commission du bonheur ou des grands ensembles»!

On croit rĆŖver...

C'était l'ambiance de l'époque, avec ses utopies et ses excès. Pour les architectes, si l'un des repoussoirs est le taudis de centre-ville, l'autre est le petit pavillon de banlieue, symbole à leurs yeux de l'individualisme petit-bourgeois, avec ses gaspillages de terrain, son absence d'horizon et son coût pour la communauté...

Quels sont les quartiers typiques de cette pƩriode, Ơ Saint-Etienne?

Le premier est constitué par le très bel ensemble de la place du Maréchal-Foch. Il s'agit d'une étape intermédiaire entre l'îlot traditionnel (des immeubles accolés, formant un pâté de maisons) et sa suppression totale. Du cÓté de la Grand-Rue, plusieurs immeubles constituent encore des semi-îlots. Mais, à l'ouest, deux immeubles sont déjà totalement indépendants: ils sont construits au milieu de la verdure. Et cela, c'est très nouveau. Jusqu'à présent, tous les immeubles érigés à Saint-Etienne, y compris les plus hauts, étaient accolés à d'autres édifices. Cela reste encore, cinquante ans plus tard, l'un des quartiers chics de Saint-Etienne.

L'autre grande opƩration de l'Ʃpoque, c'est Beaulieu I.

Evidemment. On est, cette fois, face à un grand ensemble «pur». Le chantier commence en 1953 - il y a juste cinquante ans - et s'achève en 1955. Ce nouveau quartier de 1 264 logements est remarquablement conçu. Non seulement il respecte la topographie des lieux, mais aussi il joue avec elle: les bâtiments sont implantés soit parallèlement, soit perpendiculairement aux courbes de niveau, ce qui met en valeur la colline tout en préservant son sommet. Pour rompre l'anonymat, les entrées, les façades et les balcons sont individualisés. Les logements sont de qualité, et les espaces verts, confiés aux services de la ville, tout simplement magnifiques. Beaulieu produit d'ailleurs un effet prodigieux sur ses premiers habitants.

Son implantation n'est pas non plus le fait du hasard...

En effet. Compte tenu des préoccupations hygiénistes de l'époque, le conseil municipal a choisi ce site «loin des zones minières et industrielles, à l'abri des poussières et des fumées, au climat salubre». Il souligne qu'il ne sera «jamais exploité par les houillères, car son sous-sol est stérile» et qu'il est également «bien relié à Saint-Etienne par le cours Fauriel, la seule avenue large de la ville». C'est véritablement le contre-modèle du taudis. Il a d'ailleurs, lui également, remarquablement bien vieilli.

Etes-vous aussi enthousiaste pour les projets qui ont suivi Beaulieu I?

Hélas!... Beaulieu II-La Marandinière (1957-1959), Beaulieu III-Montchovet (1962-1964), avec la fameuse «muraille de Chine», Beaulieu IV-la Palle (1967-1970) et la Métare (1962-1974), représentant à eux tous quelque 6 000 logements, constituent - à l'exception de la Métare, qui ne comprend que des appartements en copropriété - des échecs complets. Et tragiques.

Pourquoi cette diffƩrence?

Beaulieu I a bénéficié d'une accumulation de partis pris judicieux qui n'ont pas été appliqués par la suite. Outre la qualité de son architecture et de ses espaces verts, on a évité le zonage bête et méchant, qui allait s'imposer plus tard: les zones commerciales, d'un cÓté; les tours et les barres d'habitation, d'un deuxième; les emplois, d'un troisième. Enfin, Beaulieu I, réservé presque exclusivement aux classes moyennes, n'a pas connu le processus de dégradation que l'on constatera ailleurs, et dont la destruction de la «muraille de Chine» constituera le symbole.

Qui ont ƩtƩ les grands amƩnageurs de cette Ʃpoque?

Parmi les politiques: le maire, Alexandre de Fraissinette (modéré), et son premier adjoint, qui lui succédera à sa mort, le radical Michel Durafour. Parmi les architectes: Edouard Hur et Henri Gouyon, concepteurs de Beaulieu I. Et, bien sûr, l'Etat, qui reste très présent. C'est lui qui, de manière générale, garde la haute main sur l'urbanisme. Beaulieu constitue une opération nationale, décidée de Paris. Cependant, ce qui est remarquable, c'est que, pour Beaulieu I, l'Etat va accepter de composer.

Dans quels domaines?

Le ministère de la Reconstruction souhaitait, ici comme ailleurs, que l'opération fût entièrement industrialisée. Autrement dit, que l'on adaptât au bâtiment les méthodes de l'automobile. Les constructions devaient se faire en préfabriqué, et l'on devait se contenter de les monter sur place. Mais, à Saint-Etienne, les architectes, soutenus par le maire, s'opposent à cette directive. Parce qu'ils sont expérimentés, et reconnus, ils vont obtenir gain de cause. Et heureusement.

Y a-t-il eu des projets, conçus à cette époque, qui n'ont pas vu le jour? A la fin des années 1950, l'Etat fait appel à de grands architectes pour remodeler les villes. A Saint-Etienne, c'est Dufau, distingué par le prix de Rome, qui est choisi. Il présente un projet radical: raser les 70 îlots qui se trouvent à l'est de la Grand-Rue, entre la place du Peuple et Bellevue, et les remplacer par autant de tours et de barres! Son projet, finalement, ne sera appliqué qu'en partie. Au sud, jusqu'à Bellevue, presque tout est démoli, beaucoup de tours et de barres sont construites. Au nord, les démolitions sont également presque systématiques, mais, cette fois, les nouveaux immeubles reproduisent la forme traditionnelle de l'îlot. On détruit également une partie du quartier derrière la grande poste, ainsi que l'ancienne caserne de Tréfilerie et la prison de Bizillon.

Le futur Centre-Deux...

C'est cela. Au départ, l'opération se nomme «prison-Tréfilerie», mais les promoteurs, qui ont le sens du commerce, préfèrent la rebaptiser. Ce quartier est conçu comme un centre d'affaires à l'américaine, type la Défense, à Paris, ou la Part-Dieu, à Lyon. On explique aux élus que, s'ils veulent que Saint-Etienne devienne une grande ville, ils doivent la doter d'un centre d'affaires, avec des immeubles atteignant 100 ou 150 mètres de hauteur, comme aux Etats-Unis! Le projet est lancé (en 1969), mais il sera peu à peu amendé, pour tenir compte de la réalité économique, de la montée des oppositions et de l'évolution des mentalités.

Comment l'Ʃconomie stƩphanoise se porte-t-elle alors?

La ville croit encore à l'avenir de la mine et des industries traditionnelles. Cela se comprend: le plan Monnet pour la relance de l'économie française s'appuie sur l'énergie, les transports, les industries lourdes... Bref, tous les points forts de Saint-Etienne, mais ce sera un cadeau empoisonné, car, bercée par cette illusion, la cité s'endort. Quand elle se décidera à moderniser ses structures industrielles, ce sera toujours avec quelques années de retard. Au fond, c'est dans les années 1950 que l'on commet les erreurs qui conduiront, plus tard, au démantèlement des industries locales.

Le secteur tertiaire a-t-il dƩjƠ commencƩ son essor?

Pas encore. Dans les années 1950, Saint-Etienne reste une ville très fortement industrielle. La tertiarisation, avec l'enseignement supérieur, la transformation de l'hÓpital en centre hospitalier régional et universitaire et l'essor de Casino, avec les supermarchés et les hypermarchés, ne commencera véritablement que dans les années 1960.

Culturellement, la ville est aussi trĆØs active...

Elle est même, à ce moment-là, l'un des hauts lieux de la création culturelle en France, notamment dans les domaines théâtral et artistique. Maurice Allemand fait du musée de Saint-Etienne l'un des plus grands musées d'art moderne en France. Et Jean Dasté propose au public le théâtre moderne. Ce bouillonnement est dû, notamment, à Alexandre de Fraissinette. Comme, après lui, Michel Durafour, il est persuadé que l'avenir de la cité est dans la modernité. Il considère donc qu'elle doit être déclinée dans tous ses aspects: économique, urbanistique et culturel.

La population comprend-elle cette volontƩ?

Oui et non. Dans les années 1950, il existe un certain consensus, car tout le monde partage la vision d'un avenir meilleur. Mais, en réalité, Fraissinette, et surtout Durafour, sont très décalés. Dans leur obsession d'une ville «blanche», ils refusent en bloc le passé, dont on a heureusement découvert depuis lors les richesses. Ils rêvent d'une ville qui n'existe pas, peuplée d'habitants qui ne ressemblent pas aux Stéphanois réels... C'est d'ailleurs ce qui, plus tard, provoquera la chute de Michel Durafour. le Logement Collectif* dans tous ses états..Histoire & Mémoire de l'Habitat / Archives ANRU / Rétro Banlieue / Renouvellement Urbain / Urbanisme / HLM twitter.com/Memoire2cite

In 2000 I designed a tattoo for a friend of mine that was comprised of his astrological birth sign, Cancer, and his rising sign, which was Leo. Cancer, the crab, is seen with the glyph for the sign as part of its back colouring, reaching up to the sign of Leo, above it. The sun disc of Leo surrounds the lion but also contains a crescent moon, the ruling 'planet' for Cancer.

 

Done as a shoulder piece, the tattoo went from Phillippe's shoulder down almost to his elbow. It won First Prize, Medium Colour, at the 2000 Northern Ink Exposure in Toronto. The Tattoo artist was multi award winning Jamie Izumi of Tora Tattoo in Waterloo, ON, Canada.

 

Later that year I dropped the design into Photoshop and made an art piece out of it for my portfolio. Phillippe had a framed copy of it in his home until he died in 2008.

 

The original tattoo design and this art variation, are, of course, copyright and are not to be used without my expresss written permission.

 

Phillippe was an incredibly dedicated Madonna fan. He had one of the largest and most extensive collections of Madonna posters, picture discs and memorabilia in the world. His collection was documented and Phillippe was interviewed on television not long before he died, talking about his collection. This song is for him, as he really was a "Ray of Light".

Music Link: Madonna - "Ray of Light".

www.youtube.com/watch?v=CL4y1J0yv4g

 

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Dassault M.2000-5EG 555 331 Mira HAF

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Temporada 2000/2001.

 

CD Toledo B: Chano, Pepelu, David, Butra, Ismael, Juli, MitĆ­n...

 

www.eltoledo.com

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en.wikipedia.org/wiki/Osibisa

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Wilfrid James Mannion (16 May 1918 – 14 April 2000) was an English professional footballer who played as an inside forward, making over 350 senior appearances for Middlesbrough. He also played international football for England. With his blonde hair, he was nicknamed "The Golden Boy".

 

Mannion was born on 16 May 1918 in South Bank, the son of Irish immigrants Tommy and Mary Mannion, and one of ten children.

 

Mannion joined his local team Middlesbrough F.C. in 1936 and went on to make 341 Football League appearances for them, scoring 99 goals in the First and Second Divisions, over the next 18 years. However, his career was disrupted by World War II. He scored 110 goals in all competitions for Middlesbrough.

 

Mannion fought in France and Italy during World War II, and in Italy his commanding officer was the England cricketer Hedley Verity.

 

At the end of the 1947–48 season he wanted a transfer, but Middlesbrough refused. In protest he did not play for them for much of the following season but he eventually backed down and started playing for Middlesbrough again.

 

After initially retiring as a player in 1954, Mannion subsequently joined Hull City. However, the Football League suspended him for articles he had written, He then played non-league football with Poole Town and Cambridge United.

 

Mannion was capped on 26 occasions by the England national team between 1946 and 1951, and his final appearance came on 3 October 1951. He was a member of the England squad for the 1950 FIFA World Cup. Along with Middlesbrough and England teammate George Hardwick, he was also part of the Great Britain football team that beat the Rest of Europe 6–1 in 1947.

 

He remains the only Middlesbrough player to score for England at the World Cup.

 

Mannion was eventually awarded a testimonial match by Middlesbrough in 1983, alongside former Boro and England colleague George Hardwick.

 

Mannion died on 14 April 2000 at the age of 81. After his death, Middlesbrough FC erected a statue of Mannion outside the Riverside Stadium.

 

In 2004, he was inducted into the English Football Hall of Fame at the National Football Museum.

 

Middlesbrough is a town in the Middlesbrough unitary authority borough of North Yorkshire, England. The town lies near the mouth of the River Tees and north of the North York Moors National Park. The built-up area had a population of 148,215 at the 2021 UK census. It is the largest town of the wider Teesside area, which had a population of 376,633 in 2011.

 

Until the early 1800s, the area was rural farmland in the historic county of Yorkshire. The town was a planned development which started in 1830, based around a new port with coal and later ironworks added. Steel production and ship building began in the late 1800s, remaining associated with the town until the post-industrial decline of the late twentieth century. Trade (notably through ports) and digital enterprise sectors contemporarily contribute to the local economy, Teesside University and Middlesbrough College to local education.

 

Middlesbrough was made a municipal borough in 1853. When elected county councils were created in 1889, Middlesbrough was considered large enough to provide its own county-level services and so it became a county borough, independent from North Riding County Council. The borough of Middlesbrough was abolished in 1968 when the area was absorbed into the larger County Borough of Teesside. Six years later in 1974 Middlesbrough was re-established as a borough within the new county of Cleveland. Cleveland was abolished in 1996, since when Middlesbrough has been a unitary authority within the ceremonial county of North Yorkshire.

 

Middlesbrough started as a Benedictine priory on the south bank of the River Tees, its name possibly derived from it being midway between the holy sites of Durham and Whitby. The earliest recorded form of Middlesbrough's name is "Mydilsburgh", containing the term burgh.

 

In 686, a monastic cell was consecrated by St. Cuthbert at the request of St. Hilda, Abbess of Whitby. The manor of Middlesburgh belonged to Whitby Abbey and Guisborough Priory.[1] Robert Bruce, Lord of Cleveland and Annandale, granted and confirmed, in 1119, the church of St. Hilda of Middleburg to Whitby. Up until its closure on the Dissolution of the Monasteries by Henry VIII in 1537, the church was maintained by 12 Benedictine monks, many of whom became vicars, or rectors, of various places in Cleveland.

 

After the Angles, the area became home to Viking settlers. Names of Viking origin (with the suffix by meaning village) are abundant in the area; for example, Ormesby, Stainsby and Tollesby were once separate villages that belonged to Vikings called Orm, Steinn and Toll that are now areas of Middlesbrough were recorded in the Domesday Book of 1086. Other names around Middlesbrough include the village of Maltby (of Malti) along with the towns of Ingleby Barwick (Anglo-place and barley-wick) and Thornaby (of Thormod).

 

Links persist in the area, often through school or road names, to now-outgrown or abandoned local settlements, such as the medieval settlement of Stainsby, deserted by 1757, which amounts to little more today than a series of grassy mounds near the A19 road.

 

In 1801, Middlesbrough was a small farm with a population of just 25; however, during the latter half of the 19th century, it experienced rapid growth. In 1828 the influential Quaker banker, coal mine owner and Stockton and Darlington Railway (S&DR) shareholder Joseph Pease sailed up the River Tees to find a suitable new site downriver of Stockton on which to place new coal staithes. As a result, in 1829 he and a group of Quaker businessmen bought the Middlesbrough farmstead and associated estate, some 527 acres (213 ha) of land, and established the Middlesbrough Estate Company.

 

Through the company, the investors set about a new coal port development (designed by John Harris) on the southern banks of the Tees. The first coal shipping staithes at the port (known as "Port Darlington") were constructed with a settlement to the east established on the site of Middlesbrough farm as labour for the port, taking on the farm's name as it developed into a village. The small farmstead became a village of streets such as North Street, South Street, West Street, East Street, Commercial Street, Stockton Street and Cleveland Street, laid out in a grid-iron pattern around a market square, with the first house being built on West Street in April 1830. New businesses bought premises and plots of land in the new town including: shippers, merchants, butchers, innkeepers, joiners, blacksmiths, tailors, builders and painters.

 

The first coal shipping staithes at the port (known as "Port Darlington") were constructed just to the west of the site earmarked for the location of Middlesbrough. The port was linked to the S&DR on 27 December 1830 via a branch that extended to an area just north of the current Middlesbrough railway station, helping secure the town's future.

 

The success of the port meant it soon became overwhelmed by the volume of imports and exports, and in 1839 work started on Middlesbrough Dock. Laid out by Sir William Cubitt, the whole infrastructure was built by resident civil engineer George Turnbull. After three years and an expenditure of £122,000 (equivalent to £9.65 million at 2011 prices), first water was let in on 19 March 1842, and the formal opening took place on 12 May 1842. On completion, the docks were bought by the S&DR.

 

Iron and steel have dominated the Tees area since 1841 when Henry Bolckow in partnership with John Vaughan, founded the Vulcan iron foundry and rolling mill. Vaughan, who had worked his way up through the Iron industry in South Wales, used his technical expertise to find a more abundant supply of Ironstone in the Eston Hills in 1850, and introduced the new "Bell Hopper" system of closed blast furnaces developed at the Ebbw Vale works. These factors made the works an unprecedented success with Teesside becoming known as the "Iron-smelting centre of the world" and Bolckow, Vaughan & Co., Ltd became the largest company in existence.

 

By 1851 Middlesbrough's population had grown from 40 people in 1829 to 7,600. Pig iron production rose tenfold between 1851 and 1856 and by the mid-1870s Middlesbrough was producing one third of the entire nations Pig Iron output. It was during this time Middlesbrough earned the nickname "Ironopolis".

 

On 21 January 1853, Middlesbrough received its Royal Charter of Incorporation, giving the town the right to have a mayor, aldermen and councillors. Henry Bolckow became mayor, in 1853.

 

A Welsh community was established in Middlesbrough sometime before the 1840s, with mining being the main form of employment. These migrants included figures who would become important leaders in the commercial, political and cultural life of the town:

 

John Vaughan established Teesside's first ironworks in 1841, The Vulcan Works at Middlesbrough. Vaughan had worked his way up through the industry at the Dowlais Ironworks in south Wales and encouraged hundreds of the skilled Welsh workers to follow him to Teesside.

Edward Williams (iron-master), although he was the grandson of the famous Welsh Bard Iolo Morganwg, Edward had started as a mere clerk at Dowlais. His move to the Tees saw him rise to ironmaster, alderman, magistrate and Mayor of Middlesbrough. Edward was also the father of Aneurin and Penry, who both became Liberal MPs for the area.

E.T. John arrived from Pontypridd as a junior clerk in Williams' office. John became the director of several industrial enterprises and a radical politician.

Windsor Richards, an Engineer and manager, oversaw the town's transition from iron to steel production.

Much like the contemporary Welsh migration to America, the Welsh of Middlesbrough came almost exclusively from the iron-smelting and coal districts of South Wales. By 1861 42% of the town's ironworkers identified as Welsh and one in twenty of the total population. Place names such as "Welch Cottages" and "Welch Place" appeared around the Vulcan works, and Middlesbrough became a centre for the Welsh communities at Witton Park, Spennymoor, Consett and Stockton on Tees (especially Portrack). David Williams also recorded that a number of the Welsh workers at the Hughesovka Ironworks in 1869 had migrated from Middlesbrough.

 

A Welsh Baptist chapel was active in the town as early as 1858, and St Hilda's Anglican church began providing services in the Welsh language. Churches and chapels were the centres of Welsh culture, supporting choirs, Sunday Schools, social societies, adult education, lectures and literary meetings. By the 1870s, many more Welsh chapels were built (one reputed to seat 500 people), and the first Eisteddfodau were held.

 

By the 1880s, a "Welsh cultural revival" was underway, with the Eisteddfodau attracting competitors and spectators from outside the Welsh communities. In 1890 the Middlesbrough Town Hall hosted the first Cleveland and Durham Eisteddfod, an event notable for its non-denominational inclusivity, with Irish Catholic choirs and the bishop of the newly created Roman Catholic Diocese of Middlesbrough as honoured guests.

 

In the early twentieth century this Eisteddfod had become the biggest annual event in the town and the largest annual Eisteddfod outside Wales. The Eisteddfod had a clear impact on the culture of the town, especially through its literary and music events, by 1911 the Eisteddfod had twenty-two classes of musical competition only two of which were for Welsh language content. By 1914, thirty choirs from across the area were competing in 284 entries. A choral tradition remained part of the town's culture long after the eisteddfod and chapels had gone. In 2012 an exhibition at the Dorman Museum marked the Apollo Male Voice Choir's 125 years as an active choir in the town.

 

Industrial Wales was noted for its "radical Liberal-Labour" politics, and the rhetoric of these politicians clearly won favour with the urban population of the North East. Penry Williams and Jonathan Samuel won the seats of Middlesbrough and Stockton-on-Tees for the Liberal Party and Penry's brother, Aneurin would also win the newly created Consett seat in 1918.

 

Sir Horace Davey stressed his Welsh lineage and stated that "it was scarcely an exaggeration to say that Welshmen had founded Middlesbrough", courting the Welsh vote that saw him elected MP for Stockton. However, others complained that local Conservative candidates were losing to "Fenians and Welshers" (Irish and Welsh people).

 

These sentiments had grown by 1900 when Samuel lost his seat after a Unionist complained publicly that the town had been "forced to submit to the indignity of being trailed ignominiously through the mire by Welsh constituents". Samuel lost the seat but regained it in 1910 with a campaign that made few, if any, references to his Welsh background.

 

From 1861 to 1871, the census of England & Wales showed that Middlesbrough consistently had the second highest percentage of Irish born people in England after Liverpool. The Irish population in 1861 accounted for 15.6% of the total population of Middlesbrough. In 1871 the amount had dropped to 9.2% yet this still placed Middlesbrough's Irish population second in England behind Liverpool. Due to the rapid development of the town and its industrialisation there was much need for people to work in the many blast furnaces and steel works along the banks of the Tees. This attracted many people from Ireland, who were in much need of work. As well as people from Ireland, the Scottish, Welsh and overseas inhabitants made up 16% of Middlesbrough's population in 1871. A second influx of Irish migration was observed in the early 1900s as Middlesbrough's steel industry boomed producing 1/3 of Britain's total steel output. This second influx lasted through to the 1950s after which Irish migration to Middlesbrough saw a drastic decline. Middlesbrough no longer has a strong Irish presence, with Irish born residents making up around 2% of the current population, however there is still a strong cultural and historical connection with Ireland mainly through the heritage and ancestry of many families within Middlesbrough.

 

The town's rapid expansion continued throughout the second half of the 19th century, fuelled by the iron and steel industry. In 1864 the North Riding Infirmary (an ear, nose and mouth hospital) opened in Newport Road; this was demolished in 2006.

 

On 15 August 1867, a Reform Bill was passed, making Middlesbrough a new parliamentary borough, Bolckow was elected member for Middlesbrough the following year. In 1875, Bolckow, Vaughan & Co opened the Cleveland Steelworks in Middlesbrough beginning the transition from Iron production to Steel and by the turn of the century. Henry Bolckow died in 1878 and left an endowment of £5,000 for the infirmary.

 

In the latter third of the 19th century, Old Middlesbrough was starting to decline and was overshadowed by developments built around the new town hall, south of the original town hall, the town's population reaching 90,000 by the dawn of the 20th century.[9] In 1900, Bolckow, Vaughan & Co had become the largest producer of steel in Great Britain and possibly came to be one of the major steel centres in the world.

 

In 1914, Dorman Long, another major steel producer from Middlesbrough, became the largest company in Britain. It employed a workforce of over 20,000 and by 1929 and gained enough to take over from Bolckow, Vaughan & Co's dominance and to acquire their assets. The steel components of the Sydney Harbour Bridge (1932) were engineered and fabricated by Dorman Long of Middlesbrough. The company was also responsible for the New Tyne Bridge in Newcastle.

 

Several large shipyards also lined the Tees, including the Sir Raylton Dixon & Company, Smith's Dock Company of South Bank and Furness Shipbuilding Company of Haverton Hill.

 

Middlesbrough was the first major British town and industrial target to be bombed during the Second World War. The Luftwaffe first attacked the town on 25 May 1940 when a lone bomber dropped 13 bombs between South Bank Road and the South Steel Plant. One of the bombs fell on the South Bank football ground making a large crater in the pitch. The bomber was forced to leave after RAF night fighters were scrambled to intercept. Two months after the first bombing Prime Minister Winston Churchill visited the town to meet the public and inspect coastal defences.

 

German bombers often flew over the Eston Hills while heading for targets further inland, such as Manchester. On 30 March 1941 a Junkers Ju 88 was shot down by two Spitfires of No. 41 Squadron, piloted by Tony Lovell and Archie Winskill, over Middlesbrough. The aircraft dived into the ground at Barnaby Moor, Eston; the engines and most of the airframe were entirely buried upon impact.

 

On 5 December 1941 a Spitfire of No. 122 Squadron, piloted by Sgt Hutton, crashed into rising ground near Mill Farm, Upsall, on the lower slopes of Eston Hills. Poor visibility due to bad weather and low cloud is believed to have been the cause of the crash.

 

On 15 January 1942, minutes after being hit by gunfire from a merchant ship anchored off Hartlepool, a Dornier Do 217 collided with the cable of a barrage balloon over the River Tees. The blazing bomber plummeted onto the railway sidings in South Bank leaving a crater twelve feet deep. In 1997 the remains of the Dornier were unearthed by a group of workers clearing land for redevelopment; the remains were put on display for a short while at Kirkleatham museum.

 

On 4 August 1942 a lone Dornier Do 217 picked its way through the barrage balloons and dropped a stick of bombs onto the railway station. One bomb caused serious damage to the Victorian glass and steel roof. A train in the station was also badly damaged although there were no passengers aboard. The station was put out action for two weeks.

 

The Green Howards was a British Army infantry regiment very strongly associated with Middlesbrough and the area south of the River Tees. Originally formed at Dunster Castle, Somerset in 1688 to serve King William of Orange, later King William III, this regiment became affiliated to the North Riding of Yorkshire in 1782. As Middlesbrough grew, its population of men came to be a group most targeted by the recruiters. The Green Howards were part of the King's Division. On 6 June 2006, this famous regiment was merged into the new Yorkshire Regiment and are now known as 2 Yorks, The 2nd Battalion The Yorkshire Regiment (Green Howards). There is also a Territorial Army (TA) company at Stockton Road in Middlesbrough, part of 4 Yorks which is wholly reserve.

 

Post Second World War to contemporary era

By the end of the war over 200 buildings had been destroyed within the Middlesbrough area. The borough lost 99 civilians as a result of enemy action.

 

Areas of early and mid-Victorian housing were demolished and much of central Middlesbrough was redeveloped. Heavy industry was relocated to areas of land better suited to the needs of modern technology. Middlesbrough itself began to take on a completely different look.

 

Middlesbrough's 1903 Gaumont cinema, originally an opera house until the 1930s, was demolished in 1971. The Cleveland Centre opened in the same year. In 1974, Middlesbrough and other areas around the Tees, became part of the county of Cleveland. This was to create a county within a single NUTS region of England, with the UK joining the European Union predecessor (European Communities) a year earlier.

 

Middlesbrough's Royal Exchange building was demolished, to make way for the road. A multi-storey the Star and Garter Hotel built in the 1890s near to the exchange on the site of a former Welsh Congregational Church, was also demolished. The Victorian era North Riding Infirmary was demolished in 2006 and replaced by a hotel and supermarket.

 

The Cleveland Centre opened in 1971, Hill Street shopping centre opened in 1981 and Captain Cook Square opened in 1999.

 

Middlesbrough F.C.'s modern Riverside Stadium opened on 26 August 1995 next to Middlesbrough Dock. The club moved from Ayresome Park their previous home in the town for 92 years.

 

With the abolition of Cleveland County in 1996, Middlesbrough again became part of North Yorkshire.

 

The original St.Hilda's area of Middlesbrough, after decades of decline and clearance, was given a new name of Middlehaven in 1986 on investment proposals to build on the land. Middlehaven has since had new buildings built there including Middlesbrough College and Middlesbrough FC's Riverside Stadium amongst others. Also situated at Middlehaven is the "Boho" zone, offering office space to the area's business and to attract new companies, and also "Bohouse", housing. Some of the street names from the original grid-iron street plan of the town still exist in the area today.

 

The expansion of Middlesbrough southwards, eastwards and westwards continued throughout the 20th century absorbing villages such as Linthorpe, Acklam, Ormesby, Marton and Nunthorpe[9] and continues to the present day.

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Lucius Banda RIP and His Zembani Band from Malawi was a Malawian Musician and Member of Parliament Performing Live at The Kokonut Groove Club Waterden Road Hackney Wick London February 2000

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