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El programa constará de tres conciertos a realizarse los días cinco, seis y 13 de diciembre, en la explanada municipal de Santa Cruz Xoxocotlán y en el teatro Macedonio Alcalá de la ciudad de Oaxaca.
Oaxaca de Juárez. 3 de diciembre de 2014
Valparaíso, 7 de noviembre del 2019
Proyecto de ley, iniciado en moción, que modifica el Código del Trabajo con el objeto de reducir la jornada laboral. PRIMER TRÁMITE CONSTITUCIONAL. Segundo Informe de la Comisión de Trabajo y Seguridad Social. Diputada informante, la señora Karol Cariola. Boletín No 11179-13.
Foto: Christel Andler Celedón
www.twitter.com/Memoire2cite une cité moderne HLM Une architecture typique des années 70 @ Certains batiments sont encore ds leurs jus.. en témoigne la mosaique ..d'autres ont étés résidentialisés ... c est une belle cité qui rappel un peu celles de Marseille ...Mémoire2cité Mémoire2ville au coeur de l architecture sociale... LES GRANDS ENSEMBLES avec SAINT ETIENNE ... la Cotonne une cité moderne HLM des années 70 @ Avec içi le groupe le PEYRARD @ les tours Peyrard en 2021 la tour A la tour B sont vouées à la démolition...138 lgts vont être détruit pr laisser place un projet qui vise à déployer l’agriculture urbaine au cœur des quartiers prioritaires de la ville.. d ici a 2022 via l'ANRU2 @ "Habiter au dernier étage côté nord ouest c’etait les super couchés de soleil assurés...Souvent la tour rougeoyait en fin de journée...Retour sur l histoire de cette cité "Sur la colline il y a d’abord eu Logirel..Puis au sud, de l’autre côté de l’avenue La Cotonne et à l’ouest Les Peyrards... Même cité pour les passants, mais en réalité, à l’époque 2 mondes : Montferré le haut, ses vieilles maisons et sa cité Logirel son école en préfabriqué et aucun commerce ni transport en commun avec les Peyrards qui s’y raccrochent... Puis ensuite, la construction de La Cotonne et ses infrastructures..Et longtemps, de part et d’autre du boulevard, chacune ses écoles, et ses centres sociaux …" www.twitter.com/Memoire2cite LES GRANDS ENSEMBLES @ Bien qu’ils échappent à une définition unique, les grands ensembles sont ty-piquement des ensembles de logement collectif, souvent en nombre impor-tant (plusieurs centaines à plusieurs milliers de logements), construits entre le milieu des années 1950 et le milieu des années 1970, marqués par un urba-nisme de barres et de tours inspiré des préceptes de l’architecture moderne.
Ces grands ensembles, dont plusieurs centaines ont été construits en France, ont permis un large accès au confort moderne (eau courante chaude et froide, chauffage central, équipements sanitaires, ascenseur…) pour les ouvriers des banlieues ouvrières, les habitants des habitats insalubres, les rapatriés d’Algérie et la main-d’oeuvre des grandes industries.
Ils se retrouvent fréquemment en crise sociale profonde à partir des années 1980, et sont, en France, l’une des raisons de la mise en place de ce qu’on appelle la politique de la Ville.
Définition
Il n’y a pas de consensus pour définir un grand ensemble.
On peut toutefois en distinguer deux :
• Selon le service de l’Inventaire du ministère de la Culture français, un grand ensemble est un «aménagement urbain comportant plusieurs bâtiments isolés pouvant être sous la forme de barres et de tours, construit sur un plan masse constituant une unité de conception. Il peut être à l’usage d’activité et d’habitation et, dans ce cas, comporter plusieurs centaines ou milliers de logements. Son foncier ne fait pas nécessairement l’objet d’un remembrement, il n’est pas divisé par lots ce qui le différencie du lotissement concerté».
• Selon le «géopolitologue» Yves Lacoste, un grand ensemble est une «masse de logements organisée en un ensemble. Cette organisation n’est pas seulement la conséquence d’un plan masse; elle repose sur la présence d’équipement collectifs (écoles, commerces, centre social, etc.) […]. Le grand ensemble apparaît donc comme une unité d’habitat relativement autonome formée de bâtiments collectifs, édifiée en un assez bref laps de temps, en fonction d’un plan global qui comprend plus de 1000 logements».
Le géographe Hervé Vieillard-Baron apporte des précisions : c’est, selon lui, un aménagement en rupture avec le tissu urbain existant, sous la forme de barres et de tours, conçu de manière globale et introduisant des équipements règlementaires, comportant un financement de l’État et/ou des établissements publics. Toujours selon lui, un grand ensemble comporte un minimum de 500 logements (limite fixée pour les Zone à urbaniser en priorité (ZUP) en 1959). Enfin, un grand ensemble n’est pas nécessairement situé en périphérie d’une ag-glomération.
Comme on le voit ci-dessus, la détermination d’un seuil de logements peut être débattue. Les formes du grand ensemble sont assez récurrentes, inspirées (ou légitimées) par des préceptes de l’architecture moderne et en particulier des CIAM : ils se veulent une application de la Charte d’Athènes4. Pour autant, on ne peut pas dire qu’il s’agisse d’une application directe des principes de Le Corbusier. Ils sont aussi le fruit d’une industriali-sation progressive du secteur du bâtiment et, notamment en France, des procédés de préfabrication en béton.
Histoire
La Cité de la Muette à Drancy, construite par Eugène Beaudouin, Marcel Lods et Jean Prouvé entre 1931 et 1934 pour l’Office public HBM de la Seine, est traditionnellement considérée comme le premier grand en-semble en France. Elle est même à l’origine du terme de «grand ensemble» puisque c’est ainsi que la désigne pour la première fois Marcel Rotival dans un article de l’époque6. Cette cité, initialement conçue comme une cité-jardin, se transforme en cours d’étude en un projet totalement inédit en France, avec ses 5 tours de 15 étages et son habitat totalement collectif. Cependant, cette initiative reste sans lendemain du moins dans l’immédiat.
Après la Seconde Guerre mondiale, le temps est à la reconstruction et la priorité n’est pas donnée à l’habitat. Le premier plan quinquennal de Jean Monnet (1947-1952) a avant tout pour objectif la reconstruction des infrastructures de transport et le recouvrement des moyens de production. Par ailleurs, le secteur du bâtiment en France est alors incapable de construire des logements en grande quantité et rapidement : ce sont encore de petites entreprises artisanales aux méthodes de constructions traditionnelles.
Les besoins sont pourtant considérables : sur 14,5 millions de logements, la moitié n’a pas l’eau courante, les 3/4 n’ont pas de WC, 90 % pas de salle de bain. On dénombre 350 000 taudis, 3 millions de logements surpeu-plés et un déficit constaté de 3 millions d’habitations. Le blocage des loyers depuis 19147, très partiellement atténué par la Loi de 1948, ne favorise pas les investissements privés.
L’État tente de changer la situation en impulsant à l’industrialisation des entreprises du bâtiment : en 1950, Eugène Claudius-Petit, ministre de la reconstruction, lance le concours de la Cité Rotterdam à Strasbourg. Ce programme doit comporter 800 logements, mais le concours, ouvert à un architecte associé à une entreprise de BTP, prend en compte des critères de coût et de rapidité d’exécution. Le projet est gagné par Eugène Beau-douin qui réalise un des premiers grands ensembles d’après guerre en 1953. En 1953 toujours, Pierre Courant, Ministre de la Reconstruction et du Logement, fait voter une loi qui met en place une série d’interventions (appelée «Plan Courant») facilitant la construction de logements tant du point de vue foncier que du point de vue du financement (primes à la construction, prêts à taux réduit, etc.) : la priorité est donnée clairement par le ministère aux logements collectifs et à la solution des grands ensembles.
La même année, la création de la contribution obligatoire des entreprises à l’effort de construction (1 % de la masse des salaires pour les entreprises de plus de 10 salariés) introduit des ressources supplémentaires pour la réalisation de logements sociaux : c’est le fameux «1 % patronal». Ces fonds sont réunis par l’Office Central Interprofessionnel du Logement (OCIL), à l’origine de la construction d’un certain nombre de grands ensembles.
Mais le véritable choc psychologique intervient en 1954 : le terrible hiver et l’action de l’Abbé Pierre engage le gouvernement à lancer une politique de logement volontariste. Un programme de «Logements économiques de première nécessité» (LEPN) est lancé en juillet 1955 : il s’agit de petites cités d’urgence sous la forme de pavillons en bandes. En réalité, ces réalisations précaires s’avèrent catastrophiques et se transforment en tau-dis insalubres dès l’année suivante. La priorité est donnée alors résolument à l’habitat collectif de grande taille et à la préfabrication en béton, comme seule solution au manque de logements en France.
Une multitude de procédures administratives
Grands ensembles du quartier Villejean à Rennes par l’architecte Louis Arretche.
Il n’existe pas une procédure type de construction d’un grand ensemble pendant cette période. En effet, de très nombreuses procédures techniques ou financières sont utilisées. Elles servent souvent d’ailleurs à désigner les bâtiments ou quartiers construits à l’époque : Secteur industrialisé, LOPOFA (LOgements POpulaires FAmiliaux), Logecos (LOGements ÉCOnomiques et familiaux), LEN (Logements économiques normalisés), l’opération Million, l’opération «Économie de main d’oeuvre». L’unique objectif de toutes ces procédures est de construire vite et en très grande quantité. Le cadre de la Zone à urbaniser en priorité intervient en 1959, avec des constructions qui ne commencent réellement qu’en 1961-1962.
Les contextes de constructions
Le quartier de La Rouvière (9ème arrondissement) à Marseille construit par Xavier Arsène-Henry.
On peut distinguer 3 contextes de construction de ces grands ensembles à la fin des années 1950 et début des années 1960 :
• de nouveaux quartiers périphériques de villes anciennes ayant pour objectif de reloger des populations ins-tallées dans des logements insalubres en centre-ville ou pour accueillir des populations venues des campagnes environnantes (cas les plus fréquents).
• des villes nouvelles liées à l’implantation d’industries nouvelles ou à la politique d’aménagement du ter-ritoire : c’est le cas de Mourenx (avec le Gaz de Lacq), Bagnols-sur-Cèze ou Pierrelatte (liées à l’industrie nucléaire). On voit aussi des cas hybrides avec la première situation, avec des implantations proches de villes satellites de Paris, dans le but de contrebalancer l’influence de cette dernière : c’est le cas de la politique des «3M» dans le département de Seine-et-Marne avec la construction de grands ensembles liés à des zones in-dustrielles à Meaux, Melun, Montereau-Fault-Yonne.
• des opérations de rénovation de quartiers anciens : le quartier de la Porte de Bâle à Mulhouse, l’îlot Bièvre dans le 13e arrondissement de Paris, le centre-ville ancien de Chelles.
Il est à noter qu’un grand ensemble n’est pas forcément un ensemble de logements sociaux : il peut s’agir aussi de logements de standing, comme le quartier de la Rouvière à Marseille.
Les modes de constructions
Le Haut du Lièvre (3000 logements, construits à partir de 1954), deux des plus longues barres de France, construite par Bernard Zehrfuss sur une crête surplombant Nancy.
Tout est mis en oeuvre pour qu’un maximum d’économies soient réalisées sur le chantier :
• la préfabrication : de nombreux procédés de préfabrications sont mis en oeuvre sur les chantiers permettant un gain de temps et d’argent. Expérimentés au cours des chantiers de la Reconstruction après la Seconde Guerre mondiale, ces procédés permettent la construction en série de panneaux de bétons, d’escaliers, d’huisseries mais aussi d’éléments de salles de bains à l’intérieur même du logements. Ces procédés ont pour nom : Camus (expérimenté au Havre et exporté jusqu’en URSS), Estiot (au Haut-du-Lièvre à Nancy) ou Tracoba (à la Pierre Collinet à Meaux). Les formes simples (barres, tours) sont privilégiées le long du chemin de grue (grue posée sur des rails) avec des usines à béton installées à proximité du chantier, toujours dans une recherche de gain de temps.
• une économie de main d’oeuvre : la préfabrication permet de faire appel à une main d’oeuvre peu qualifiée, souvent d’origine immigrée. De grands groupes de BTP bénéficient de contrats pour des chantiers de construc-tion gigantesques, favorisés par l’État.
• les maîtres d’ouvrages sont eux aussi très concentrés et favorise les grandes opérations. La Caisse des dépôts et consignations est ainsi l’un des financeurs incontournables de ce mouvement de construction avec notam-ment sa filiale, la SCIC (Société Civile immobilière de la Caisse des dépôts et consignations), créée en 1954. Elle fait appel à des architectes majeurs des années 1950 et 1960, tels que Jean Dubuisson, Marcel Lods, Jacques Henri Labourdette, Bernard Zehrfuss, Raymond Lopez, Charles-Gustave Stoskopf et elle est à l’ori-gine de nombreux grands ensembles situés en région parisienne, tels que Sarcelles (le plus grand programme en France avec 10 000 logements), Créteil, Massy-Antony.
Les désignations de ces grands ensembles sont à cette époque très diverses : unité de voisinage, unité d’habitation, ville nouvelle (sans aucun rapport avec les villes nouvelles de Paul Delouvrier), villes satellites, ou encore cités nouvelles, etc.Pendant 20 ans, on estime à 300 000 le nombre de logements construits ainsi par an, alors qu’au début des années 1950, on ne produisait que 10 000 logements chaque année. 6 millions de logements sont ainsi construits au total. 90 % de ces constructions sont aidées par l’État.
En 1965, le programme des villes nouvelles est lancé, se voulant en rupture avec l’urbanisme des grands ensembles. En 1969, les zones à urbaniser en priorité sont abandonnées au profit des zones d’aménagement concerté, créées deux ans auparavant. Enfin, le 21 mars 1973, une circulaire ministérielle signée par Olivier Guichard, ministre de l’Équipement, du Logement et des Transports, «visant à prévenir la réalisation des formes d’urbanisation dites « grands ensembles » et à lutter contre la ségrégation sociale par l’habitat», interdit toute construction d’ensembles de logements de plus de 500 unités. La construction des grands ensembles est définitivement abandonnée. La loi Barre de 1977 fait passer la priorité de l’aide gouvernementale de la construction collective à l’aide aux ménages : c’est le retour du pavillonnaire et du logement.
Les guerres jouent un rôle majeur dans l'histoire architecturale d'un pays. Alors que les commémorations orchestrées par la mission Centenaire 1914-1918 battent leur plein, il paraît intéressant de revenir sur ce que la Grande Guerre a représenté pour les architectes, au-delà des destructions et du traumatisme. Ce premier épisode de « mobilisation totale » - suivant les termes utilisés par Ernst Jünger en 1930 -, a notamment entraîné une industrialisation accéléré des processus de production, qui a marqué les esprits. Certains architectes comme Félix Dumail et Marcel Lods se sont alors engagés dans la définition d'un cadre urbanistique nouveau pour le logement social : au sein de l'Office public d'habitations à bon marché du département de la Seine, ils ont largement contribué à l'invention du « grand ensemble ».
La reconstruction de l'après Première Guerre mondiale a souvent été présentée comme une occasion manquée. Cette antienne a même servi de repoussoir après la Seconde. C'est pourtant un bilan à tempérer, puisqu'au sortir de l'une et l'autre, on est parvenu à reconstruire un nombre de logements comparable en valeur relative, dans à peu près le même laps de temps. Plus généralement, les vicissitudes des chantiers de l'entre-deux-guerres tiennent au contexte économique et politique, au problème du moratoire des loyers, aux effets de la crise de 1929, etc., plutôt qu'à une défaillance des savoir-faire des entreprises et des architectes. Dans cette période ouverte cohabitent, au contraire, des procédés constructifs aussi nombreux qu'efficaces. L'élaboration des programmes modernes - logement social, équipements sportifs, sociaux et éducatifs, grande distribution, etc. - est l'objet d'un éventail de recherches d'une grande pluralité. On aura rarement inventé autant de types architecturaux. Ainsi, pour paraphraser ce que Jean-Louis Cohen écrit de la Seconde Guerre (1), on peut suggérer que la Première ne représente pas seulement quatre années de « page blanche », ni même une répétition de la suivante, mais bien, elle aussi, un temps de condensation « technologique, typologique et esthétique ». Si la Seconde Guerre coïncide avec la « victoire » et la « suprématie » de la modernité architecturale, la Premièren'est pas en reste, qui pose les conditions de diffusion du fordisme, de la préfabrication des bâtiments et dessine les contours urbanistiques de la construction de masse.
Certes, le XIXe siècle, avec le Paris d'Haussmann et les expositions universelles, avait largement plus que défricher les champs de la rapidité, de l'étendue et de la quantité, mais, spécifiquement, l'entre-deux-guerres est marqué par le perfectionnement de la répétition (2). Un des effets de la Grande Guerre réside dans l'accélération de la mise en place d'un cadre de production pour le logement collectif et dans la définition progressive du « grand ensemble ». Ce concept, apparu en juin 1935 sous la plume de Maurice Rotival dans L'Architecture d'aujourd'hui, ressortit à la tentative « d'un urbanisme contemporain : un urbanisme des habitations » (3). Son héraut est l'Office public d'habitations à bon marché du département de la Seine (OPHBMS) d'Henri Sellier, futur ministre de la Santé publique du Front populaire. Imaginé en 1913, organisé pendant la guerre, l'OPHBMS sera, avant 1939, le maître d'ouvrage de plus de 17 000 logements répartis en une vingtaine d'opérations banlieusardes.
Dans une perspective de généalogie du logement de masse français, il y a grand intérêt à suivre les parcours des architectes de l'OPHBMS pendant la Grande Guerre. Parmi la vingtaine de protagonistes concernés, seuls deux étaient trop âgés pour participer au conflit : Raphaël Loiseau (1856-1925), architecte-conseil, et Alexandre Maistrasse (1860-1951), qui s'applique dès avant l'armistice au projet de la « cité-jardins » de Suresnes, dont Sellier sera maire de 1919 à 1940. Il y livrera près de 2 500 logements. Bien que plus jeune, Maurice Payret-Dortail (1874-1929) n'est pas mobilisé et participe à la mise en place de l'Office durant la guerre, avant de travailler jusqu'à son décès prématuré à une autre grande cité-jardins, celle du Plessis-Robinson. Nés entre 1868 et 1900, les autres architectes correspondent exactement aux classes d'âge appelées au front.
Les figures de Marcel Lods et de Felix Dumail
Deux d'entre eux (4) ont laissé des archives significatives sur ces années : Félix Dumail (1883-1955), un des plus fidèles compagnons de Sellier, et Marcel Lods (1891-1978), brillant cadet entré dans un second temps à l'OPHBMS avec son associé Eugène Beaudouin (1898-1983). Dumail est diplômé de l'Atelier Bernier en 1908 et lorsqu'il est mobilisé, il figure déjà parmi les pionniers du logement social. Lods, quant à lui, est admis dans le même atelier en 1911, mais, conscrit l'année suivante, il ne quitte l'uniforme qu'une fois la guerre terminée. Il obtient son diplôme en 1923, tout en collaborant dès 1921 sur d'importantes opérations HBM avec Albert Beaudouin, architecte de la Société des logements économiques pour familles nombreuses depuis 1907. Celui-ci lui cédera son agence en 1929, ainsi qu'à son neveu Eugène.
Vers des logements sociaux en grande série
Il faut rappeler qu'à l'approche de la guerre, ce que l'on nomme le logement ouvrier se situe à un tournant : fin 1912, la loi Bonnevay a affirmé son caractère public. Elle autorise alors les collectivités locales à constituer des offices d'habitations à bon marché, domaine jusque-là réservé des sociétés anonymes et des fondations philanthropiques. Peu avant, la Ville de Paris a obtenu la possibilité de produire elle-même des logements sociaux. Si les résultats du concours qu'elle lance en 1912 sont suspendus, du fait de ses terrains petits et irrégulier ayant inspiré des propositions peu généralisables, quelques architectes se sont d'ores et déjà essayés à décliner des plans en immeubles libres et cours ouvertes. C'est le cas de Payret-Dortail, lauréat sur le site de l'avenue Émile-Zola, et du jeune groupement Dumail, Jean Hébrard et Antonin Trévelas. Au concours de 1913, ce trio peut développer ses principes à l'échelle plus favorable de vastes terrains. Il se retrouve lauréat de 600 logements rue Marcadet, avec un projet désigné dix ans plus tard comme un des plus avancés des « standards d'avant-guerre » (5). Ce deuxième concours, qui porte l'ambition d'entamer un processus de construction en grande série sur la base de plans-modèles, suscite l'engouement, puisque près de 700 châssis ont été adressés et que, comme l'affirme L'Architecture : « On sent qu'il y a maintenant une génération d'architectes s'intéressant à la question des habitations à bon marché, et qui l'ont comprise. » (6) Sellier ne s'y trompe pas, qui forme, entre 1916 et 1921, la première équipe d'architectes-directeurs de l'OPHBMS en puisant parmi les lauréats des concours parisiens : Albenque et Gonnot ; Arfvidson, Bassompierre et de Rutté ; Hébrard et Dumail, Maistrasse, Payret-Dortail, Pelletier, Teisseire.
L'entrée en guerre, dans un premier temps, coupe net l'élan de cette génération, avant de la décimer. Ainsi, Trévelas aura son nom gravé sur le monument aux morts de la cour du mûrier, au cœur de l'École des beaux-arts. Mobilisé dans l'infanterie, Dumail décrit dans ses courriers et dans son journal, le manque d'organisation, la faim, la fatigue, les douleurs corporelles, l'ampleur des destructions et les atrocités : blessures par obus, barricades élevées avec des couches de cadavres, etc. Si l'épisode napoléonien avait déjà provoqué des tueries de masse, celles-ci se singularisent. Leur mécanisation et l'annihilation du territoire représenteront une source inextinguible de réflexions pour les architectes, faisant écho à une sensibilité récente : les théories premières de Prosper Mérimée ou Viollet-le-Duc - suite au « vandalisme » de la révolution et aux effets de l'industrialisation - venaient justement d'accoucher le 31 décembre 1913 de l'actuelle loi sur les monuments historiques. Après guerre, les architectes se passionneront du sort des monuments endommagés - la cathédrale de Reims notamment - et du statut des ruines, quasi sacralisées par un Auguste Perret. Simultanément les avant-gardes mettront en avant l'idée de la table rase. Le spectacle des manœuvres de nuit sous le feu des projecteurs procure ainsi à Dumail un sentiment ambigu de fascination-répulsion, évoquant la sidération exprimée par un Apollinaire.
Dumail manifeste des capacités d'observation hors du commun, qui lui vaudront la légion d'honneur. Sous les bombardements, il exécute des plans et des panoramas des positions ennemies, permettant de mieux diriger les tirs. Nommé sous-lieutenant en octobre 1915, il entame des démarches pour être affecté à l'aviation. À l'appui de sa demande, il mentionne sa passion pour les sports mécaniques, sa pratique assidue de la moto et souligne son succès en 1912 au concours Chenavard consacré à une école d'aviation militaire. C'est pourtant un projet dans lequel l'aéroport représentait surtout un emblème. À l'instar, du reste, de l'aéroport de la cité-jardins du Grand Paris imaginée par l'OHBMS en 1919 en marge des projets du Plessis-Robinson et de la Butte-Rouge (Châtenay-Malabry), ou encore, à partir de 1922, de celui qu'associe Le Corbusier à une autoroute sur la rive droite de Paris, dans son fameux Plan Voisin soutenu par le fabricant automobile et aéronautique éponyme. Bien que Dumail juge plus aisé de piloter un avion qu'une auto et malgré le soutien de ses officiers, ses démarches n'aboutissent pas. Pas plus que ses tentatives d'entrer au Génie puis au service technique de Peugeot ou encore, en 1917, ses propositions d'adaptation d'une mitrailleuse Hotchkiss auprès du sous-secrétariat d'État des inventions. Comme beaucoup d'appelés, Dumail attendra sa démobilisation quasiment jusqu'au traité de Versailles, en 1919. Durant ces années incertaines, alors que ne se concrétisent ni le chantier de la rue Marcadet ni sa nomination définitive par l'OPHBMS - il y est inscrit avec Hébrard sur la liste d'architectes depuis 1917 -, il voyage dans les régions dévastées. Dumail et Hébrard sont agréés pour la reconstruction des Ardennes en 1921, au moment où les études de la rue Marcadet reprennent et celles de la cité-jardins de Gennevilliers deviennent opérationnelles.
Cette concentration de commandes explique que leur activité de reconstruction se limite au seul village d'Attigny (Ardennes), d'autant que leurs aspirations vont bientôt dépasser l'horizon hexagonal. En effet, lorsque Dumail retrouve Hébrard, celui-ci enseigne l'architecture dans le cadre de l'American Expeditionary Forces University, prolongeant son expérience à l'université Cornell-Ithaca entre 1906 et 1911. Leurs deux frères, eux aussi architectes, sont à l'étranger : GabrielDumail, fait prisonnier en 1915, est parti pour la Chine ; quant à ErnestHébrard, Grand Prix de Rome 1904, il a aussi été fait prisonnier avant de se voir confier, en 1918, la reconstruction de Salonique, puis de devenir architecte en chef d'Indochine. Pionnier de l'urbanisme - néologisme de 1910 -, il est membre fondateur de la Société française des architectes urbanistes en 1911, et l'une des premières figures de l'architecture internationale, voire « mondialisée ». Il avait entraîné, peu avant la guerre, son frère et les Dumail dans l'aventure de l'International World Centre : un essai de capitale pour les États-Unis du monde, précurseur de la Société des Nations, dans lequel La Construction moderne voyait en janvier 1914 « une école mondiale de la paix »... arrivée trop tard ! De cette tentation de l'ailleurs, Dumail tire quelques réalisations en Indochine entre 1924 et 1928. Jean Hébrard, lui, s'expatrie en 1925 pour devenir un des théoriciens du City Planning dans les universités de Pennsylvanie puis du Michigan.
Des chantiers d'expérience
Dumail consacrera dès lors l'essentiel de sa carrière à l'OPHBMS, en tant qu'architecte-directeur des cités-jardins de Gennevilliers, du Pré-Saint-Gervais, de Dugny, de l'achèvement de Suresnes, et d'un ensemble HBM pour militaires à Saint-Mandé, immédiatement reconnus pour la qualité de leurs logements et de leur greffe urbaine. Comme pour la cité de la rue Marcadet, il y conçoit « des bâtiments isolés, absolument entourés d'air et de lumière » (7). Ces « chantiers d'expériences », suivant une expression des années 1920 qui deviendra emblématique à la Libération, sont souvent mis en œuvre par des entreprises ayant fourbi leurs premières armes avec les troupes américaines pour des constructions de baraquements préfabriqués. Ils permettront à Dumail de figurer parmi les rares architectes français à avoir édifié plus de 2 000 logements avant la Seconde Guerre, dans lesquels il étrennera les chemins de grue et les principes de coffrage des Trente Glorieuses.On ne peut que faire le lien entre ses aspirations pendant la guerre, sa culture technique, son goût pour la mécanique, et ceux d'autres acteurs de la modernité architecturale. Quelques années avant lui, en 1904, son associé Hébrard brille lui aussi au concours Chenavard, avec pour sujet un Palais de l'automobile. En 1908, le Salon de l'automobile accueille à Paris ses premiers exposants aéronautiques et c'est justement un architecte de la même génération, AndréGranet (1881-1974), futur gendre d'Eiffel, qui contribue l'année suivante à lancer au Grand Palais la première exposition internationale de la locomotion aérienne, ancêtre du salon du Bourget. Plus précisément, le passage de l'observation militaire à l'aviation renvoie à WalterGropius (1883-1969). Comme Dumail ou encore André Lurçat, mais dans le camp d'en face, le fondateur du Bauhaus dessine d'abord ses repérages de ligne de front à pied, avant d'être affecté à l'aviation et d'y connaître une révélation, déterminante pour sa carrière (😎. Cette passion de la photographie aérienne sera partagée par son alter ego français dans l'expérimentation de la préfabrication, Marcel Lods, en pleine résonance avec une attention voulue « scientifique » au territoire et à sa documentation - une des constantes des équipes de l'OPHBMS. Si Lods s'engage comme aviateur en 1939, il est vingt-cinq ans plus tôt affecté comme instructeur d'artillerie. Et il ne lui échappe pas qu'avec presque 900 millions d'obus tirés, son arme représente l'instrument par excellence de l'industrialisation de la guerre. Puis, il suit l'arrivée des troupes américaines et de leurs engins et se passionne pour le développement spectaculaire des industries automobile et aéronautique aux États-Unis. Pays où était née, dès 1908, la fameuse Ford T, premier véhicule de série. Du début des années 1920 jusqu'à la fin de sa carrière, aux côtés de grands ingénieurs, Lods tente d'exporter ce modèle à celui du bâtiment et de ses composants. Ce seront notamment les chantiers de la Cité du Champ des Oiseaux, à Bagneux (1927-1933), et de La Muette, à Drancy (1931-1934). Puis, après guerre, les Grandes Terres de Marly-le-Roi (1952-1960) et surtout la Grand'Mare de Rouen (1960-1977). C'est aussi une myriade de petites réalisations prototypiques, à commencer par l'aéroclub de Buc abordé au moment où Lods obtient son brevet de pilote, en 1932.
Ses chantiers qui se veulent de pur montage, rêvés en gants blanc, ne sont pas dénués d'utopie. Ils participent au sentiment qui sourd au début du XXe siècle, selon lequel l'homme s'apprête à faire quasi corps avec la machine. Charlie Chaplin a génialement montré dans Les Temps modernes en 1936 la part tragique de cette nouvelle condition. Elle apparaît comme un des effets les plus paradoxaux de la guerre, dans laquelle toute une génération a été confrontée aux corps mutilés en masse, soumis aux éléments et à la putréfaction en plein champ, mais aussi possiblement transcendés par la mécanisation et la science. Alfred Jarry en avait eu l'intuition dès 1902 avec Le Surmâle : roman moderne dans lequel il dressait le récit de la course - en forme d'hécatombe - d'un train à vapeur et de cyclistes dopés à la « perpetual-motion food ». Le Corbusier est l'architecte qui, au contact des Planistes et du théoricien eugéniste Alexis Carrel, captera le mieux ce nouveau rapport au corps, avec ses recherches sur l'immeuble-villa puis sur l'« unité d'habitation de grandeur conforme », instruments d'une « fabrique de l'homme nouveau » liant sport, biologie et habitation. Intégré à la fondation Carrel entre 1943 à 1945 (9), Dumail n'échappera pas à ce programme « d'hygiène sociale et de prophylaxie » énoncé par Sellier lui-même au moins dès 1921.Ces proches de Sellier que sont Dumail et Lods ont vu leurs réalisations de l'OPHBMS données en 1935 comme modèles du programme du grand ensemble du futur, dans cette période accidentée où s'élaborait une culture politique de gestion de la croissance des périphéries urbaines. À la Libération, ils affirment ensemble le logement comme la grande « affaire » du XXe siècle dans un livret du comité Henri-Sellier (10). En 1951, ils s'engagent presque simultanément dans les chantiers respectifs des deux SHAPE Villages : Dumail à Saint-Germain-en-Laye, aux côtés de Jean Dubuisson, et Lods à Fontainebleau. Les logements qu'ils bâtissent, chacun à sa façon mais tous deux en un temps record, pour les sous-officiers et officiers du quartier général des forces alliées en Europe, constituent un des moments fondateurs de la politique de construction à venir : les grands ensembles français ne sont décidément pas tombés du ciel avec la croissance et le baby-boom. * Architecte, Hubert Lempereur a consacré de nombreux articles à la généalogie et à l'histoire matérielle et culturelle des premiers grands ensembles français et à la construction de masse. À paraître, Félix Dumail, architecte de la « cité-jardins », aux éditions du patrimoine et La Samaritaine, Paris, aux éditions Picard, ouvrage codirigé avec Jean-François Cabestan. 1. J.-L. Cohen, Architecture en uniforme. Projeter et construire pour la Seconde Guerre mondiale, Hazan/Centre Canadien d'Architecture, 2011. 2. Voir P. Chemetov et B. Marrey, Architectures. Paris 1848-1914, Dunod, 1980. 3. M. Rotival, « Urbanisme des H.B.M. - Formes de la cité », L'Architecture d'aujourd'hui, n° 6, juin 1935. 4. Leurs archives sont conservées au centre d'archives d'architecture du XXe siècle. La famille Dumail conserve de son côté ses correspondances de guerre. 5. J. Posener, « Historique des H.B.M. - Naissance du problème, premières solutions », L'Architecture d'aujourd'hui, n° 6, juin 1935. 6. G. Ernest, « Concours pour la construction par la Ville de Paris d'immeubles collectifs à bon marché », L'Architecture, 28 fév. 1914. 7. A. Gaillardin, « Les derniers concours de la Ville de Paris pour la construction d'habitations à bon marché », La Construction moderne, 28 juin 1914. 8. J. Gubler, « L'aérostation, prélude à l'aviation ? Notes sur la découverte architecturale du paysage aérien », Matières, 1998. 9. H. Lempereur, « La fondation Carrel (1941-1945), Le Corbusier et Félix Dumail : portraits d'architectes en bio-sociologues », fabricA, 2009. 10. F. Dumail, P. Grünebaum-Ballin, R. Hummel, M. Lods, P. Pelletier et P. Sirvin, L'affaire du logement social, préface de Léon Blum, Éditions de la Liberté, 1947. TEXTE DU MONITEUR @ les #Constructions #Modernes #BANLIEUE @ l' #Urbanisme & l es #Chantiers d'#ApresGuerre ici #Mémoire2ville le #Logement Collectif* dans tous ses états..#Histoire & #Mémoire de l'#Habitat / Département territoire terroir region ville souvenirs du temps passé d une époque revolue #Archives ANRU / #Rétro #Banlieue / Renouvellement #Urbain / #Urbanisme / #HLM #postwar #postcard #cartepostale twitter.com/Memoire2cite Villes et rénovation urbaine..Tout savoir tout connaitre sur le sujet ici via le PDF de l'UNION SOCIALE POUR L HABITAT (l'USH)... des textes à savoir, à apprendre, des techniques de demolition jusqu a la securisation..& bien plus encore.. union-habitat.org/.../files/articles/documents/...
www.dailymotion.com/video/xk6xui Quatre murs et un toit 1953 - Le Corbusier, l'architecte du bonheur 1957 conceptions architecturales le modulor, l'architecture de la ville radieuse, Chandigarh, Marseille, Nantes www.dailymotion.com/video/xw8prl Un documentaire consacré aux conceptions architecturales et urbanistiques de Le Corbusier.Exposées par l'architecte lui-même et étayées par des plans, dessins et images de ses réalisations en France et à l'étranger, ces théories témoignent d'une réflexion approfondie et originale sur la ville et sa nécessaire adaptation à la vie moderne, notamment Paris dont l'aménagement révolutionnaire rêvé par Le Corbusier est ici exposé. Un classique du documentaire.Les premiers projets de Le Corbusier resteront à l'état de maquette : le plan de modernisation de la ville d'Alger. Certains seront réalisés par d'autres architectes : ministère de l'éducation à Rio de Janeiro, Palais de l'ONU à New York. Dès l'après-guerre en moins de 10 ans, Le Corbusier réalise de grandes unités d'habitation à Marseille, Nantes une chapelle à Ronchamps, une usine à Saint-Dié, une ville Chandigarh en Inde. Par des schémas, l'architecte présente sa théorie de la "ville radieuse", le modulor clef mathématique de son œuvre ainsi que son projet de réorganisation de la campagne, des cités industrielles et urbaine en un regroupement autour d'un système coopératif. Le film expose les conceptions architecturales de Le Corbusier, dans la ligne des précurseurs de l'architecture moderne comme Claude-Nicolas Ledoux. Paris et le désert français 1957 réalisation : Roger Leenhardt et Sydney Jezequel, résoudre le déséquilibre démographique ville campagne www.dailymotion.com/video/x177lrp Film réalisé par Roger Leenhardt et Sydney Jezequel en 1957, d'après le livre de Jean-François Gravier. Document d'information général proposant les solutions de l'époque pour éviter la désertification des campagnes et la folie concentrationnaire des villes. Dès 1957, la désertification des campagnes prend des proportions tragiques. L'exemple est donné pour le village de Gourdon dans le Quercy.
Quelles évolutions proposer pour éviter l'exode rural et le développement anarchique, qui s'amorce, des villes champignons, construites en plein champ sans urbanisme et sans âme ? Le commentaire propose les solutions de l'époque : modernisation de l'agriculture, adaptation de l'artisanat, implantations d'industries dans les provinces. Gazoducs dans le sud-ouest, barrage en Haute-Savoie, polder en Bretagne semblaient à l'époque pouvoir résoudre le déséquilibre ville campagne. Visages de la France 1957 Production - réalisation Atlantic-Film Marcel de Hubsch www.dailymotion.com/video/x19g59p Le film commence avec des vues de villages et d'architecture traditionnelle du Pays Basque, des Landes, de la Touraine, de la Normandie, de la Bretagne, d'Alsace. La voix off s'interroge : faut il transformer la France en un musée de ses vieilles demeures ? et poursuit : pourquoi des maisons de 10 à 15 mètres de hauteur à Honfleur n'ont elles que 3 à 5 mètres de large ? Le commentaire se pose la question du nombre de maisons individuelles dans les villes qui entrainent l'étalement urbain. Lorsque les villes ont bâtit des immeubles, le commentaire se demande que cachent ces façades ? Des coures étroites que le soleil ne visite jamais, un enchevêtrement inouï de constructions hétéroclites. L'époque de grande prospérité de la troisième république n'a rien su construire de grand poursuit la voix off. Ce document nous propose ensuite une animation de maquette pour l'aménagement d'une friche. Dans un premier temps à la façon d'avant avec la maison individuelle. La voix off s'exclame : ce n'est pas autrement que d'affreuses banlieues naquirent que tant de villes furent à jamais enlaidies, essayons autre chose. L'animation se met à empiler les maisons individuelles et propose des bâtiments collectifs dans des jardins. Le commentaire poursuit : maintenant c'est l'heure de l'urbaniste à lui de répartir les constructions dans la cité. Plusieurs organisation de logements collectifs sont proposées en maquettes. La voix off pointe les défauts d'un urbanisme des grands ensemble trop ennuyeux. Puis une solution émerge de l'animation : pour que la cité vive il faut mettre au place d'honneur école, dispensaire, bibliothèque, salle de réunion, puis viennent les deux pièces maîtresse deux grands immeubles puis les rues se glissent dans la composition et enfin les pelouse et les jardins apparaissent et voila conclue le commentaire. Le film montre ensuite de réalisation de grands ensemble et on entre dans un immeuble au sein d'une famille : air et lumière sont au rendes-vous. On voit des enfants faire du patin à roulette dans le parc de l'immeuble la voix off annonce : finit l'individualisme renfrogné de l'échoppe d'antan : la cité tout entière est un jardin, les jeux d'enfants se mêlent aux fleurs. Le film se termine sur des vues de réalisation de grands ensemble sur toute la France (vue entre autre de la cité radieuse de Le Corbusier à Marseille). Production Films Caravelle MRU (ministère de la reconstruction et de l'urbanisme) Scenario et réalisation : Pierre JaLLAUDSur les routes de France les ponts renaissent 1945 reconstruction de la France après la Seconde Guerre mondiale www.dailymotion.com/video/xuxrii?playlist=x34ije , www.twitter.com/Memoire2cite Les 30 Glorieuses . com et la carte postale.. Il existe de nos jours, de nombreux photographes qui privilégient la qualité artistique de leurs travaux cartophiles. A vous de découvrir ces artistes inconnus aujourd’hui, mais qui seront peut-être les grands noms de demain. 69 BRON PARILLY LA VILLE NOUVELLE LES UC, UNE CITÉ DU FUTUR @ UN TOUR DE VILLE AUTOUR DU TEMPS
Le quartier des UC à Parilly, a été la première des grandes cités construites en France, au milieu du 20e siècle, et fut en son temps un modèle. 1950. La Seconde guerre mondiale a laissé derrière elle un champ de ruines. En France, plus de 800.000 habitations ont été détruites. Partout on manque de logements : sur la côte atlantique, où des villes entières ont été rasées, mais aussi à Paris et en région lyonnaise. Pour couronner le tout, les Français se mettent à faire des bébés à tour de berceaux - le baby boom commence ! Du coup, les jeunes mariés ne peuvent dénicher un toit et restent chez leurs parents. Les mieux lotis s’entassent à 4 ou 5 dans une seule pièce, avec WC à l’étage et un évier en guise de salle de bains. Les personnes sans le sou, elles, peuplent les bidonvilles qui cernent Lyon comme à Bombay ou à Rio. Souvenez-vous de l’abbé Pierre, et de son appel de l’hiver 1954. Reloger la population constitue pourtant une priorité du gouvernement. On a nommé ministre de la Reconstruction et de l’Urbanisme un héros de la Libération, pétri des idéaux sociaux de la Résistance : le député de la Loire, Eugène Claudius-Petit (1907-1989). Monsieur le Ministre veut non seulement redonner un toit aux Français, mais les doter du nec plus ultra en matière de logement, une architecture moderne et colorée, entourée de verdure et d’espace. Dès 1951, Claudius-Petit programme la construction de six grands ensembles : à Angers (677 logements), Boulogne-Billancourt (800), Le Havre (1400), Pantin (800), Saint-Etienne (1262) et enfin à Bron, où doit naître la plus imposante de toutes ces cités, avec 2608 logements. Il en confie la réalisation à l’Office des HLM du Rhône, alors dirigé par Laurent Bonnevay, tandis que sa conception revient à de jeunes architectes Lyonnais disciples de Le Corbusier, dont René Gagès et Franck Grimal.
L’emplacement de la future cité est vite trouvé : dans la partie nord du parc de Parilly, sur 27 hectares de terrains appartenant au Conseil général. Ainsi, les immeubles se glisseront entre les arbres et les pelouses, en un mariage heureux de la nature et du béton. La desserte du quartier sera assurée par le boulevard de Ceinture et par l’avenue Jean-Mermoz, deux belles avenues où il fait bon se promener, à pieds ou à vélo, au milieu de quelques autos - l'une et l'autre n'ont pas encore été transformées en voies autoroutières… Cinq ans à peine, de 1951 à 1956, suffisent pour faire sortir de terre une douzaine de grands immeubles, l’équivalent d’une ville : les quatre tours et les deux barres en S des "Unités de Construction" (UC) 5 et 7 le long du boulevard Laurent-Bonnevay ; l’UC 1 à l’angle du boulevard et de l’autoroute A43 ; enfin les quatre immeubles en L des UC 2 à 5, le long de l’A43, à l'endroit où vous vous trouvez. Leur construction utilise des procédés révolutionnaires pour l’époque : chaque appartement, qu’il s’agisse d’un T2 ou d’un T6 en duplex, reproduit un plan type aux dimensions standardisées de 5 mètres de large, 11 mètres de long et 2,5 mètres de haut, dont les éléments sont fabriqués en usine et seulement assemblés sur le chantier, ce qui permet d’énormes gains de temps. Les premiers habitants découvrent leurs appartements, ébahis. Un F3 par exemple, leur offre une salle de séjour de 18 m2, deux chambres de 10 m2, une cuisine équipée de placards et plans de travail, des WC, une salle de bains, d’immenses baies vitrées et, luxe inouï, un grand balcon peint en jaune, en rouge ou en bleu vif, transformant leur immeuble en une mosaïque multicolore. Les Brondillants passent d’un coup du taudis à l’Amérique, et de Zola au 20e siècle. Telles étaient les UC, il y a une soixantaine d'années. Une cité modèle, dont les photos couvraient les cartes-postales locales, et les magazines du monde entier. Après les UC, d'autres grands ensembles voient le jour à Bron au cours des années 1950 à 1970 : les immeubles du quartier des Essarts, près des Galeries Lafayette ; les copropriétés de la route de Genas, à côté de l'ancienne caserne Raby, et surtout les immeubles du quartier du Terraillon, au nord-est de Bron. Ces nouveaux logements, tous très prisés au moment de leur construction, font bondir la population de Bron de 12.500 habitants en 1946, à 42.000 habitants en 1968. Les experts de l'époque prédisent même que le seuil des 100.000 habitants serait atteint vers l'an 2000 ! Le temps du village était révolu. Bron devenait une ville importante de la banlieue lyonnaise.
@ LES GRANDS ENSEMBLES @ Bien qu’ils échappent à une définition unique, les grands ensembles sont ty-piquement des ensembles de logement collectif, souvent en nombre impor-tant (plusieurs centaines à plusieurs milliers de logements), construits entre le milieu des années 1950 et le milieu des années 1970, marqués par un urba-nisme de barres et de tours inspiré des préceptes de l’architecture moderne.
Ces grands ensembles, dont plusieurs centaines ont été construits en France, ont permis un large accès au confort moderne (eau courante chaude et froide, chauffage central, équipements sanitaires, ascenseur…) pour les ouvriers des banlieues ouvrières, les habitants des habitats insalubres, les rapatriés d’Algérie et la main-d’oeuvre des grandes industries.
Ils se retrouvent fréquemment en crise sociale profonde à partir des années 1980, et sont, en France, l’une des raisons de la mise en place de ce qu’on appelle la politique de la Ville.
Définition
Il n’y a pas de consensus pour définir un grand ensemble.
On peut toutefois en distinguer deux :
• Selon le service de l’Inventaire du ministère de la Culture français, un grand ensemble est un «aménagement urbain comportant plusieurs bâtiments isolés pouvant être sous la forme de barres et de tours, construit sur un plan masse constituant une unité de conception. Il peut être à l’usage d’activité et d’habitation et, dans ce cas, comporter plusieurs centaines ou milliers de logements. Son foncier ne fait pas nécessairement l’objet d’un remembrement, il n’est pas divisé par lots ce qui le différencie du lotissement concerté».
• Selon le «géopolitologue» Yves Lacoste, un grand ensemble est une «masse de logements organisée en un ensemble. Cette organisation n’est pas seulement la conséquence d’un plan masse; elle repose sur la présence d’équipement collectifs (écoles, commerces, centre social, etc.) […]. Le grand ensemble apparaît donc comme une unité d’habitat relativement autonome formée de bâtiments collectifs, édifiée en un assez bref laps de temps, en fonction d’un plan global qui comprend plus de 1000 logements».
Le géographe Hervé Vieillard-Baron apporte des précisions : c’est, selon lui, un aménagement en rupture avec le tissu urbain existant, sous la forme de barres et de tours, conçu de manière globale et introduisant des équipements règlementaires, comportant un financement de l’État et/ou des établissements publics. Toujours selon lui, un grand ensemble comporte un minimum de 500 logements (limite fixée pour les Zone à urbaniser en priorité (ZUP) en 1959). Enfin, un grand ensemble n’est pas nécessairement situé en périphérie d’une ag-glomération.
Comme on le voit ci-dessus, la détermination d’un seuil de logements peut être débattue. Les formes du grand ensemble sont assez récurrentes, inspirées (ou légitimées) par des préceptes de l’architecture moderne et en particulier des CIAM : ils se veulent une application de la Charte d’Athènes4. Pour autant, on ne peut pas dire qu’il s’agisse d’une application directe des principes de Le Corbusier. Ils sont aussi le fruit d’une industriali-sation progressive du secteur du bâtiment et, notamment en France, des procédés de préfabrication en béton.
Histoire
La Cité de la Muette à Drancy, construite par Eugène Beaudouin, Marcel Lods et Jean Prouvé entre 1931 et 1934 pour l’Office public HBM de la Seine, est traditionnellement considérée comme le premier grand en-semble en France. Elle est même à l’origine du terme de «grand ensemble» puisque c’est ainsi que la désigne pour la première fois Marcel Rotival dans un article de l’époque6. Cette cité, initialement conçue comme une cité-jardin, se transforme en cours d’étude en un projet totalement inédit en France, avec ses 5 tours de 15 étages et son habitat totalement collectif. Cependant, cette initiative reste sans lendemain du moins dans l’immédiat.
Après la Seconde Guerre mondiale, le temps est à la reconstruction et la priorité n’est pas donnée à l’habitat. Le premier plan quinquennal de Jean Monnet (1947-1952) a avant tout pour objectif la reconstruction des infrastructures de transport et le recouvrement des moyens de production. Par ailleurs, le secteur du bâtiment en France est alors incapable de construire des logements en grande quantité et rapidement : ce sont encore de petites entreprises artisanales aux méthodes de constructions traditionnelles.
Les besoins sont pourtant considérables : sur 14,5 millions de logements, la moitié n’a pas l’eau courante, les 3/4 n’ont pas de WC, 90 % pas de salle de bain. On dénombre 350 000 taudis, 3 millions de logements surpeu-plés et un déficit constaté de 3 millions d’habitations. Le blocage des loyers depuis 19147, très partiellement atténué par la Loi de 1948, ne favorise pas les investissements privés.
L’État tente de changer la situation en impulsant à l’industrialisation des entreprises du bâtiment : en 1950, Eugène Claudius-Petit, ministre de la reconstruction, lance le concours de la Cité Rotterdam à Strasbourg. Ce programme doit comporter 800 logements, mais le concours, ouvert à un architecte associé à une entreprise de BTP, prend en compte des critères de coût et de rapidité d’exécution. Le projet est gagné par Eugène Beau-douin qui réalise un des premiers grands ensembles d’après guerre en 1953. En 1953 toujours, Pierre Courant, Ministre de la Reconstruction et du Logement, fait voter une loi qui met en place une série d’interventions (appelée «Plan Courant») facilitant la construction de logements tant du point de vue foncier que du point de vue du financement (primes à la construction, prêts à taux réduit, etc.) : la priorité est donnée clairement par le ministère aux logements collectifs et à la solution des grands ensembles.
La même année, la création de la contribution obligatoire des entreprises à l’effort de construction (1 % de la masse des salaires pour les entreprises de plus de 10 salariés) introduit des ressources supplémentaires pour la réalisation de logements sociaux : c’est le fameux «1 % patronal». Ces fonds sont réunis par l’Office Central Interprofessionnel du Logement (OCIL), à l’origine de la construction d’un certain nombre de grands ensembles.
Mais le véritable choc psychologique intervient en 1954 : le terrible hiver et l’action de l’Abbé Pierre engage le gouvernement à lancer une politique de logement volontariste. Un programme de «Logements économiques de première nécessité» (LEPN) est lancé en juillet 1955 : il s’agit de petites cités d’urgence sous la forme de pavillons en bandes. En réalité, ces réalisations précaires s’avèrent catastrophiques et se transforment en tau-dis insalubres dès l’année suivante. La priorité est donnée alors résolument à l’habitat collectif de grande taille et à la préfabrication en béton, comme seule solution au manque de logements en France.
Une multitude de procédures administratives
Grands ensembles du quartier Villejean à Rennes par l’architecte Louis Arretche.
Il n’existe pas une procédure type de construction d’un grand ensemble pendant cette période. En effet, de très nombreuses procédures techniques ou financières sont utilisées. Elles servent souvent d’ailleurs à désigner les bâtiments ou quartiers construits à l’époque : Secteur industrialisé, LOPOFA (LOgements POpulaires FAmiliaux), Logecos (LOGements ÉCOnomiques et familiaux), LEN (Logements économiques normalisés), l’opération Million, l’opération «Économie de main d’oeuvre». L’unique objectif de toutes ces procédures est de construire vite et en très grande quantité. Le cadre de la Zone à urbaniser en priorité intervient en 1959, avec des constructions qui ne commencent réellement qu’en 1961-1962.
Les contextes de constructions
Le quartier de La Rouvière (9ème arrondissement) à Marseille construit par Xavier Arsène-Henry.
On peut distinguer 3 contextes de construction de ces grands ensembles à la fin des années 1950 et début des années 1960 :
• de nouveaux quartiers périphériques de villes anciennes ayant pour objectif de reloger des populations ins-tallées dans des logements insalubres en centre-ville ou pour accueillir des populations venues des campagnes environnantes (cas les plus fréquents).
• des villes nouvelles liées à l’implantation d’industries nouvelles ou à la politique d’aménagement du ter-ritoire : c’est le cas de Mourenx (avec le Gaz de Lacq), Bagnols-sur-Cèze ou Pierrelatte (liées à l’industrie nucléaire). On voit aussi des cas hybrides avec la première situation, avec des implantations proches de villes satellites de Paris, dans le but de contrebalancer l’influence de cette dernière : c’est le cas de la politique des «3M» dans le département de Seine-et-Marne avec la construction de grands ensembles liés à des zones in-dustrielles à Meaux, Melun, Montereau-Fault-Yonne.
• des opérations de rénovation de quartiers anciens : le quartier de la Porte de Bâle à Mulhouse, l’îlot Bièvre dans le 13e arrondissement de Paris, le centre-ville ancien de Chelles.
Il est à noter qu’un grand ensemble n’est pas forcément un ensemble de logements sociaux : il peut s’agir aussi de logements de standing, comme le quartier de la Rouvière à Marseille.
Les modes de constructions
Le Haut du Lièvre (3000 logements, construits à partir de 1954), deux des plus longues barres de France, construite par Bernard Zehrfuss sur une crête surplombant Nancy.
Tout est mis en oeuvre pour qu’un maximum d’économies soient réalisées sur le chantier :
• la préfabrication : de nombreux procédés de préfabrications sont mis en oeuvre sur les chantiers permettant un gain de temps et d’argent. Expérimentés au cours des chantiers de la Reconstruction après la Seconde Guerre mondiale, ces procédés permettent la construction en série de panneaux de bétons, d’escaliers, d’huisseries mais aussi d’éléments de salles de bains à l’intérieur même du logements. Ces procédés ont pour nom : Camus (expérimenté au Havre et exporté jusqu’en URSS), Estiot (au Haut-du-Lièvre à Nancy) ou Tracoba (à la Pierre Collinet à Meaux). Les formes simples (barres, tours) sont privilégiées le long du chemin de grue (grue posée sur des rails) avec des usines à béton installées à proximité du chantier, toujours dans une recherche de gain de temps.
• une économie de main d’oeuvre : la préfabrication permet de faire appel à une main d’oeuvre peu qualifiée, souvent d’origine immigrée. De grands groupes de BTP bénéficient de contrats pour des chantiers de construc-tion gigantesques, favorisés par l’État.
• les maîtres d’ouvrages sont eux aussi très concentrés et favorise les grandes opérations. La Caisse des dépôts et consignations est ainsi l’un des financeurs incontournables de ce mouvement de construction avec notam-ment sa filiale, la SCIC (Société Civile immobilière de la Caisse des dépôts et consignations), créée en 1954. Elle fait appel à des architectes majeurs des années 1950 et 1960, tels que Jean Dubuisson, Marcel Lods, Jacques Henri Labourdette, Bernard Zehrfuss, Raymond Lopez, Charles-Gustave Stoskopf et elle est à l’ori-gine de nombreux grands ensembles situés en région parisienne, tels que Sarcelles (le plus grand programme en France avec 10 000 logements), Créteil, Massy-Antony.
Les désignations de ces grands ensembles sont à cette époque très diverses : unité de voisinage, unité d’habitation, ville nouvelle (sans aucun rapport avec les villes nouvelles de Paul Delouvrier), villes satellites, ou encore cités nouvelles, etc.
Pendant 20 ans, on estime à 300 000 le nombre de logements construits ainsi par an, alors qu’au début des années 1950, on ne produisait que 10 000 logements chaque année. 6 millions de logements sont ainsi construits au total. 90 % de ces constructions sont aidées par l’État.
En 1965, le programme des villes nouvelles est lancé, se voulant en rupture avec l’urbanisme des grands ensembles. En 1969, les zones à urbaniser en priorité sont abandonnées au profit des zones d’aménagement concerté, créées deux ans auparavant. Enfin, le 21 mars 1973, une circulaire ministérielle signée par Olivier Guichard, ministre de l’Équipement, du Logement et des Transports, «visant à prévenir la réalisation des formes d’urbanisation dites « grands ensembles » et à lutter contre la ségrégation sociale par l’habitat», interdit toute construction d’ensembles de logements de plus de 500 unités. La construction des grands ensembles est définitivement abandonnée. La loi Barre de 1977 fait passer la priorité de l’aide gouvernementale de la construction collective à l’aide aux ménages : c’est le retour du pavillonnaire et du logement. Les banlieues populaires apparaissent dans les médias à travers le prisme de la délinquance et des émeutes. Pourtant, leur histoire doit s’analyser dans la moyenne durée des deux siècles d’urbanisation et d’industrialisation, puis de disparition de la société industrielle. Les banlieues françaises, à la différence des suburbs anglo-saxonnes qui logent les classes moyennes blanches, ont été créées dès la fin du XIX e siècle pour loger les classes populaires. Les besoins de logement expliquent les strates des paysages urbains : petits immeubles de rapport de la Belle Époque, pavillons des lotissements défectueux de l’entre-deux-guerres, barres et tours de logement social et villes nouvelles des Trente Glorieuses. Trois moments de la constitution des banlieues populaires se superposent, encore visibles dans les paysages-palimpsestes : l’âge des faubourgs industriels, devenus peu à peu friches avec la désindustrialisation qui débute dans les années 50 ; le temps des banlieues rouges et du socialisme municipal ; la construction des grands ensembles et l’entrée en crise du modèle à partir de 1970. Des faubourgs industriels à la désindustrialisation
La banlieue contemporaine naît de l’entreprise de modernisation de la capitale et des grandes métropoles sous le Second Empire. Le modèle haussmannien, bien connu, régularise la ville ancienne par l’imposition de percées dans le tissu urbain existant, l’équipement en réseaux divers, la construction d’immeubles neufs le long des nouvelles percées et l’exode partiel des anciens habitants du centre vers les arrondissements annexés ou vers les faubourgs. L’agrandissement de Paris complète les ambitions d’Haussmann et de Napoléon III : au premier janvier 1860, en application de la loi du 3 novembre 1859, 5100 hectares sont ajoutés aux 3402 hectares de la capitale, qui trouve ainsi sa taille définitive et passe de 12 à 20 arrondissements. L’annexion des communes suburbaines s’accompagne d’une vision, en creux, de la nouvelle banlieue au-delà des murailles. Le projet est d’homogénéiser la nouvelle ville-capitale en généralisant les équipements urbains, notamment le métro à partir de 1900, de desserrer la pression démographique du centre vers l’extérieur, de transférer l’industrie au-delà des Fortifications. Dans ces « cayennes », les salaires sont plus bas qu’à Paris, la discipline plus rude, la taylorisation plus précoce que dans les ateliers parisiens ou lyonnais. La banlieue est livrée à elle-même, ignorée par la puissance publique. Ses espaces libres accueillent les entrepôts, la grande industrie et les fonctions que la ville transformée rejette : cimetières, hôpitaux, champs d’épandage, logements sociaux 1. Les décrets sur les établissements classés, datant du Premier Empire et repris sous la Restauration, sont à l’origine des zones d’industries polluantes en proche banlieue, notamment autour de la chimie organique. Aubervilliers est célèbre par la concentration d’industries chimiques (Saint-Gobain…). Les derniers de ces établissements classés ont cessé leur activité il y a peu de temps, sous l’impact des revendications des associations écologistes : à Saint-Denis, la Saria, entreprise d’incinération de carcasses animales, a dû fermer. L’industrialisation, comme l’avait envisagé Haussmann, se fait par le transfert des grandes usines de la capitale vers la périphérie. Après la crise économique de la fin du XIXe siècle, l’implantation de nouvelles technologies – automobile, aviation, constructions électriques – transforme des communes (Boulogne-Billancourt, Puteaux, Suresnes, Vénissieux) en technopoles de pointe. Dans ces « cayennes », les salaires sont plus bas qu’à Paris, la discipline plus rude, la taylorisation plus précoce que dans les ateliers parisiens ou lyonnais. Sans unité administrative, la banlieue constitue un domaine fragmenté en espaces socialement très différenciés : villégiature et résidence bourgeoise souvent à l’Ouest, banlieue « noire », celle des faubourgs industriels limitrophes, friches dues à la déprise agricole et maraîchère, que lotissent de petits spéculateurs. La Première Guerre mondiale renforce l’industrialisation des métropoles situées loin du front, Paris, Lyon ou Toulouse. Puis une volonté de décentralisation transfère les usines en grande banlieue : Simca glisse de Nanterre à Poissy au milieu des années 50 ; une usine Citroën de 6500 salariés, dont 4300 OS, s’ouvre à Aulnay-sous-bois en 1973. Cependant, en région parisienne, cette politique précoce et continue de désindustrialisation conduit à une diminution des emplois industriels dès les années 60, avec la politique de délocalisation menée à partir de 1955, amplifiée par la Datar. En Plaine Saint-Denis, en 1960, le secteur industriel représente 46 % des emplois contre 44 % au tertiaire ; en 1990, le secteur industriel représente 21 % des emplois et le tertiaire 72 %. Des secteurs entiers disparaissent – métallurgie, machine-outil, chimie – dont la présence structurait les sociétés ouvrières. La crise économique qui commence à partir de 1973, la division planétaire du travail et un demi-siècle de volonté décentralisatrice entraînent la disparition des banlieues industrielles, malgré des combats défensifs : l’usine Chaix de Saint-Ouen ferme après cinq ans d’occupation et de luttes à contre-courant. L’invention politique socialisme municipal et banlieue rouge Dans l’entre-deux-guerres, les banlieues populaires se couvrent d’une marée pavillonnaire de lotissements médiocres.
Le trocart est ben forme de poinçon et servait autrefois à la ferme à évacuer les gaz contenus dans la panse des bovins lors de fermentations anormales.
Inspirations / trend area at Maison et Objet trade show, Jan 2013. Overall theme: Vivant. Focus: Renaiscience. www.maison-objet.com/en/inspirations/#renaiscience
Le travail de deux designers qui travaillent autour des interactions en lien avec les objets électroniques du quotidien.
Lien vers leur Facebook :
Valparaíso, 12 de junio de 2018
La presente sesión tiene por objeto la siguiente tabla:
1. Proyecto que modifica la ley N° 18.290, de Tránsito, para agravar las penas y sanciones cuando la infracción se cometiere conduciendo a exceso de velocidad. Boletín N°10.109.
2. Escuchar al Ministro de Obras Públicas, Juan Andrés Fontaine, quien expondrá sobre la agenda legislativa contemplada para el presente periodo y atender los requerimientos que hagan los diputados en materia de su interés.
3. Proyecto que crea un Sistema de Tratamiento Automatizado de Infracciones del Tránsito y modifica las leyes N° 18.287 y N° 18.290. Boletín N° 9252.
4. Proyecto que modifica la Ley General de Telecomunicaciones, para imponer a los concesionarios, la entrega de información a Carabineros de Chile y otros servicios de emergencia en los casos que indica y, sancionar el uso indebido de llamadas a dichos servicios. Boletín N° 9597.
5. Recibir en audiencia a Jenny Carreño, representante del Consejo Coordinador de Organizaciones Sociales de Forestal (Codefo).
Fotos: Christel Andler C.
Implantado próximo à Represa Billings, o parque fica dentro da Área de Proteção Ambiental Bororé-Colônia. O projeto tem como objetivo preservar o patrimônio ambiental da cidade a partir da aquisição de áreas verdes potenciais e estratégicas, preservar e enriquecer a biodiversidade da cidade e proteger a represa, implantando um sistema de gestão adequado, dentro da Operação Defesa das Águas.
Apresenta vegetação composta por áreas ajardinadas e eucaliptal com sub-bosque onde foi realizado plantio de mudas de árvores. Destacam-se aroeira-mansa, caá-açu, cabuçu, camboatá, cedro, cuvitinga, embaúba-vermelha, guaçatonga, jerivá e tapiá-guaçu.
Sua fauna é bastante heterogênea com 109 espécies, sendo uma de aranha, 16 de borboletas (incluindo exemplares cujas asas lembram pedaços de veludo preto), além de sapo-cururu, lagarto-teiú, gambá-de-orelha-preta e 90 espécies de aves. Ressalta-se a presença de frugívoros de grande porte como jacuaçu e tucano-de-bico-preto, que consistem em importantes dispersores de sementes. Garças, socozinhos, biguás e mergulhão-caçador alocam-se nas margens da Represa Billings em busca de peixes e larvas. É também nesse ambiente que vive o escandaloso carão e o cauteloso gavião-caramujeiro, que se alimentam basicamente de caramujos do gênero Pomacea. Os brejos oferecem refúgio para saracuras, jaçanãs, ananaís e aos passarinhos piá-cobra, curutié e joão-botina-do-brejo. Na mata ocorrem espécies como pula-pula, bico-chato-de-orelha-preta, caneleiro-preto e as endêmicas de Mata Atlântica: pica-pauzinho-verde-carijó, arredio-pálido, tiriba-de-testa-vermelha e saracura-do-mato. Dentre os rapinantes, destaca-se o acauã, que tem o hábito singular de emitir seu canto onomatopéico noite adentro.
Oferece também atividades regulares de educação ambiental e trilhas monitoradas e é um dos parques que fazem parte do Programa de incentivo permanente à arborização.
ÔNIBUS:
5362-10 – Pq. Res. Cocais – Pça da Sé
5362-22 – Jd. Eliana – Pça da Sé
5362-23 – Pq. Res. Cocaia – Borba Gato
5362-41 – Pq. Res. Cocaia – Detran
6032-10 – Jd. Eliana – Term. Sto. Amaro
6034-10 – Pq. Res. Cocaia – Term. Sto Amaro
6053-10 – Jd. Ellus – Terminal Grajaú
6064-10 – Jd. Gaivotas – Santo Amaro
6074-10 – Jd. Gaivotas – Estação Jurubatuba
Quels seront les objets de demain ? Venez découvrir de surprenantes réponses à l’exposition « Objet(s) du numérique : design d’un nouveau monde industriel » au Lieu du Design, passage de l’Innovation 74 rue du Faubourg St Antoine.
Conçue par le designer Jean-Louis Frechin, l’exposition rassemble grandes entreprises, StartUps, designers, écoles de design et laboratoires de recherche, tous acteurs d’un nouveau monde industriel créatif et innovant.
©Benjamin Boccas pour Futur en Seine 2011.
Con el objetivo de fortalecer y consolidar los programas de atención a las poblanas y a los recién nacidos, se entregó un donativo de equipo médico y material didáctico de reanimación neonatal en el Hospital de la Mujer, para mejorar la capacidad de atención que brinda el hospital. Servicios Caritativos Sud A.C y Estaca Puebla Mayorazgo entregó y donó el equipo médico que consta de 50 kits básicos que incluyen maniquíes, resucitadores, estetoscopios además de 10 maniquíes avanzados. La entrega coincidió con la clausura del Curso de capacitación en técnicas de reanimación neonatal en la que participaron 100 médicos, enfermeras y parteas que colaboran con los Servicios de Salud del Estado de Puebla.
Con el objetivo de crear lazos y compartir experiencias en función del llamado “deporte rey”, las Escuelas de Fútbol de la Casa del Deporte realizaron la mañana del pasado sábado 5 de octubre un encuentro para selecciones sub 12 en el Complejo Funcionarios Municipales de Reñaca Alto.
En la actividad, participaron cerca de 250 alumnos entre 11 y 12 años inscritos en nuestras 16 escuelas, que se realizan de forma gratuita en todos los recintos deportivos de los sectores altos de Viña del Mar. El primer lugar del encuentro lo obtuvo el taller de Atlético Agua Santa, a cargo de los profesores Freddy Irribarra y Nicolás Cerda, mientras que el segundo lugar quedó para la escuela de Complejo Funcionarios de Reñaca Alto, de Claudio Álvarez y Luis Lufi, y el tercer puesto para El Olivar de la instrucción de Juan Carlos Ceballos y Oscar Aranciabia.
Si le pones al objetivo una cartulina negra, con un agujerito recortado puedes hacer formas. Aquí puse dos con el agujero en forma de estrella. Tendrían que haberme salido las luces con esa forma pero salieron así. Saludos.
Congreso Nacional .26-11-2013. Santo Domingo. República Dominicana. Se reúne con conferencista Nick Vujicic.
El programa de Bonos de Impacto Social en Colombia – SIBs.CO, financiado con recursos del BID LAB, el laboratorio de Innovación del Banco Interamericano de Desarrollo; SECO, la Cooperación Económica y Desarrollo de la confederación suiza, y ejecutado por Prosperidad Social y Fundación Corona, y cuyo objetivo es la promoción de Pagos por Resultados en Colombia, realizó el primer Congreso Internacional de Pagos por Resultados.
Durante las dos jornadas, se dieron a conocer los mecanismos de pagos por resultados que tienen como base la gestión por desempeño o resultados para implementar soluciones a problemáticas sociales complejas, asegurando resultados verificables. La representación de la entidad en el evento estuvo a cargo de Jairo León Vargas, director de Oferta Social. Expresó: “El uso de esquemas de pago por resultados en el diseño e implementación de programas sociales contribuye a promover la innovación pública y a generar aprendizajes orientados a la escalabilidad de las intervenciones realizadas.
Colombia ha querido apostar por los nuevos modelos de Pago por Resultados. Hasta el momento en Colombia se han implementado cuatro (4) Bonos de Impacto Social y dos (2) contratos basados en desempeño, en materia de empleo inclusivo. Colombia también ha creado un vehículo financiero denominado Fideicomiso -Fondo de Pago por Resultados, primero en América Latina.
“Con los esfuerzos que estamos haciendo, llevamos empleo de calidad y mejoramos la calidad de vida de miles de personas, y con una posibilidad económica que pueda mejorar su entorno y calidad de vida”, dijo León. La implementación de los diferentes proyectos sociales, han logrado impactar a cerca de 6 mil personas con nuevos puestos de trabajo digno, de los cuales las mujeres y los jóvenes han sido los principales protagonistas. Esta cifra seguirá creciendo, porque varios de estos proyectos se encuentran aún en curso, tanto a nivel nacional a través de Prosperidad Socialy de la Alcaldía de Bogotá.
En el evento se convocó a policy makers, inversionistas, empresarios y especialistas en Pago por Resultados de la región y del mundo, un espacio en el que se discutió y se compartieron experiencias que permitieron identificar los factores de éxito determinantes en el camino hacia la consolidación de estos mecanismos y al ecosistema de innovación financiera de impacto.
“Los mecanismos de Pago por Resultados son una solución innovadora para fomentar la eficiencia del gasto público y la inversión de más actores para el financiamiento de proyectos en donde paga contra resultados verificables. Este mecanismo es utilizado con éxito en países de todo el mundo y se ha convertido en una herramienta clave en las discusiones de programas de empleo en Colombia”, comentó María Paulina Gómez, Líder del programa SIBs.CO.
Algunos temas principales que marcaron la agenda internacional fueron, visión global sobre Pago por Resultados, 10 años acumulando experiencias y lecciones aprendidas en pago por resultados, aprendizajes en materia de empleo inclusivo a través del uso de mecanismos de pagos por resultados, sesiones de networking para dinamizar el, ecosistemas de Pago por Resultado en la región, entre otros.
1er Congreso Pago por Resultados / Noviembre 11, 2022. (Fotografía Oficial Prosperidad Social / Juan Cuellar).
Esta fotografía oficial del Departamento Administrativo para la Prosperidad Social está disponible sólo para ser publicada por las organizaciones de noticias, medios nacionales e internacionales y/o para uso personal de impresión por el sujeto de la fotografía. La fotografía no puede ser alterada digitalmente o manipularse de ninguna manera, y tampoco puede usarse en materiales comerciales o políticos, anuncios, correos electrónicos, productos o promociones que de cualquier manera sugieran aprobación por parte del Departamento Administrativo para la Prosperidad Social.
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Por meio da Educação, o Movimento dos Trabalhadores Rurais Sem Terra (MST) reforça a luta por um novo projeto de agricultura, que respeite a natureza e todas as formas de vida. Esse objetivo se fortalece com a formatura de 44 jovens camponeses, oriundos de dez estados, no Curso Superior de Agronomia com Ênfase em Agroecologia. A colação de grau dos trabalhadores Sem Terra e Atingidos por Barragens foi realizada na noite do último sábado (15) no Assentamento Novo Sarandi, em Sarandi, no Norte do Rio Grande do Sul.
As aulas de Bacharelado em Agronomia acontecem desde 2014 no Instituto Educar, uma escola de ensino superior e técnico construída pelo MST na antiga Fazenda Annoni, em Pontão, também na região Norte gaúcha. Essa é a primeira turma de engenheiros agrônomos formada na instituição. A segunda conclui seus estudos em 2020 e a terceira deve ingressar em fevereiro de 2019. O curso, que possui cinco anos de duração e ocorre em regime de alternância, é viabilizado através do Programa Nacional de Educação na Reforma Agrária (Pronera), em parceria com a Universidade Federal da Fronteira Sul (UFFS) – Campus Erechim.
Colação de grau
O ato de colação de grau lembrou o papel histórico das mulheres camponesas na descoberta e no desenvolvimento da agricultura, por meio do cultivo e da preservação de sementes crioulas. Também criticou a ofensiva do modelo capitalista de produção, que destrói a natureza com o uso abusivo de insumos químicos, agrotóxicos e sementes transgênicas. O novo projeto de agricultura, defendido pelo MST para o campo brasileiro, foi representado pelos 44 jovens formandos, que simbolizaram o sonho de milhares de famílias Sem Terra de transformar a sociedade com a agroecologia.
Nesse sentido, a assentada Irene Manfio ressaltou que esse novo projeto deve incluir “as famílias camponesas como sujeitos de uma transformação histórica no campo e na cidade” e ser capaz de produzir alimentos saudáveis e de interpretar a natureza como aliada e não como inimiga. “Queremos relações mais humanas e não de interesses econômicos. Assim, se faz necessário formar agrônomos militantes que construam junto com o campesinato a agroecologia”, disse.
O juramento dos formandos complementou o tom das declarações de Irene. Eles se comprometeram a trabalhar pelo bem da humanidade, a respeitar a natureza e os saberes camponeses, a buscar a sustentabilidade ambiental, uma agricultura socialmente justa, economicamente viável e ecologicamente sustentável, além de compartilhar seus conhecimentos, honrar o legado de luta herdado de seus pais e educadores e sempre seguir, na execução das atividades de Agronomia, os princípios da agroecologia.
Desafios e superações
Os oradores Tatiana Lopes e Lucas da Silva, representando todos os integrantes da turma, compartilharam com os participantes da formatura os momentos mais marcantes durante os cinco anos de curso. Lembraram que a ocupação do espaço universitário ainda é um privilégio no país e uma barreira colocada principalmente aos filhos de camponeses, historicamente privados do direito de estudar. Diante dessa realidade, destacaram a luta do MST desde 2012 para tornar possível o Curso Superior de Agronomia com Ênfase em Agroecologia no Instituto Educar. “O processo inicial não foi fácil. Houve intensas negociações com representantes da universidade, apresentando o projeto, os objetivos do curso, a importância da formação para a juventude camponesa e do desenvolvimento da produção agroecológica nos assentamento de Reforma Agrária”, resgataram.
Segundo os recém-formados, lutas em torno de objetivos coletivos se fizeram necessárias para garantir a continuidade dos seus estudos, em função do desmonte do Pronera após o golpe político, midiático e parlamentar de 2016. Recordaram a maturidade que tiveram para enfrentar aquele momento, com a decisão de destinar recursos que estavam sendo guardados à formatura para apoiar financeiramente o Instituto Educar, garantir a infraestrutura básica e impedir a paralisação das aulas.
Para a turma, que recebeu o nome de Ênio Guterres — em homenagem e memória ao engenheiro agrônomo e militante da agroecologia falecido em 2005 —, a elaboração teórica e a pesquisa acadêmica também foram grandes desafios, pois vinham acompanhadas da tarefa de estudar e pesquisar costumes, técnicas, culturas e problemáticas que envolveriam a base Sem Terra. No entanto, os jovens se destacaram pela qualidade dos trabalhos de conclusão de curso e o resultado das avaliações, feitas por doutores — as notas mais baixas foram oito, 15 jovens receberam nota 10 e 15 já estão publicando artigos.
Além disso, o único trabalho brasileiro premiado na Conferência Internacional sobre Agricultura e Alimentação em uma Sociedade Urbanizada, evento que envolveu este ano mais de 400 elaborações de acadêmicos, mestres e doutores de 32 países em Porto Alegre, é de autoria da primeira turma de Agronomia do Instituto Educar. Conforme a educadora Salete Campigotto, os recém-formados possuem alta qualidade e contribuirão com o desenvolvimento sustentável dos assentamentos da Reforma Agrária. “Muitos já estão inseridos em cooperativas e no Setor de Produção do MST em várias regiões do Brasil, e alguns jovens ajudarão camponeses a aplicarem a agroecologia na Venezuela e no Haiti”, contou.
Motivos de orgulho
O engenheiro agrônomo Adalberto Martins foi escolhido para ser paraninfo da turma Ênio Guterres, juntamente com a educadora Salete Campigotto. Durante o ato de colação de grau, eles demonstraram o orgulho que sentem pela formação dos pioneiros em Agronomia do Instituto Educar e elogiaram a trajetória trilhada pelos 44 formandos durante as etapas do curso. “Vocês amadureceram e se transformaram. Se tornaram seres humanos melhores e comprometidos com os camponeses e as mudanças necessárias ao país. Essa turma nos orgulha, porque é a maior formada pela UFFS no Campus de Erechim, porque alguns de vocês nós vimos crianças, vimos seus pais em acampamentos e em assentamentos se sacrificando para organizar o MST. Sem vocês aqui hoje, isso tudo não faria sentido. Agora é a hora de nos responsabilizarmos, de darmos sequência a essa dedicação pela causa popular”, apontou Martins.
Já Mário Lill, coordenador geral do Instituto Educar, agradeceu a todos que, de uma forma ou outra, contribuíram para que o curso se tornasse realidade. Ele destacou que a instituição é resultado da luta do MST, que traz como frutos a Reforma Agrária, a reorganização da produção, a socialização do conhecimento e condições melhores de vida. “O Educar fez tudo o que pôde para que os formandos saíssem daqui os mais humanos possíveis e com o máximo de conhecimento para transformar a produção em nossos assentamentos”, finalizou.
Texto: Catiana de Medeiros
Fotos: Leandro Molina
[Entrenamiento CL2017] Rafael Puente del Río: “objetivo que es estar en la liguilla” Lobos BUAP | Ascenso Mx
Redacción Jefatura de Prensa Club Lobos BUAP | LAE Manuel Vela Flickr – Fotografías Manuel Vela / Lobos BUAP para Mv Fotografía Profesional / Edición y retoque www.pueblaexpres.com / en Twitter @Mv_ManuelVela
Puebla., Puebla a 01 de Marzo 2017
Fotografías Manuel Vela #PueblaExpres / Lobos BUAP
Los universitarios efectuaron una sesión física enfocada a la resistencia, mientras que en el aspecto futbolístico desarrollaron espacios reducidos, y ejercicios específicos por posición.
Al final de la sesión Rafael Puente del Río explicó que el equipo está trabajando a tope, para mantener la racha positiva, “el grupo está contento, pero consciente de que el compromiso, la humildad, la seriedad y la deuda que seguimos teniendo, nos obliga a seguir teniendo ese nivel de concentración, ese nivel de trabajo y ese nivel de intensidad en el día a día, para mantener una línea ascendente en cuanto al rendimiento y a la cosecha de puntos que necesitamos para cumplir nuestro primer objetivo que es estar en la liguilla”.
Aseveró que el duelo ante Zacatepec es fundamental para las aspiraciones en el torneo, “es una linda oportunidad para confirmar que realmente vamos en una línea ascendente, tenemos que ser muy humildes, tenemos que tener un profundo respeto al rival, porque no en vano ocupa el puesto más alto entre la tabla, es un partido al que podría ponerle una etiqueta de liguilla, esto nos va permitir para medirnos, tenemos que hacer valer la condición de local contra un rival que hecho muy bien las cosas”.
Explicó que para el próximo cotejo Lobos deberá mantener la fortalezas que ha mostrado, “primero tenemos que apelar a esos valores que como equipo nos han distinguido en los últimos partidos, los cuales son la solidaridad, el estar compactos, el imponer nuestro ritmo de juego vía la intensidad, el tener mucho el balón, el controlar mucho el juego, asumir el rol protagónico del partido vía la tenencia de la pelota, el ganar prácticamente todas las segundas jugadas, todos esos detalles en conjunto, ya que terminan por convertirse en el modelo de juego al cual debemos apelar para mantener la línea ascendente”.
El estratega licántropo concluyó que Zacatepec un rival muy fuerte, “es un equipo muy experimentado, que difícilmente rompe su estructura que tiene, su esquema está muy definido, suele ser paciente, trabaja bien los partidos, es ordenado en defensa, al final nosotros estamos diseñando un plan de juego con base en las fortalezas y debilidades del rival”.
LA OPINIÓN EXPRESADA EN ESTA COLUMNA ES RESPONSABILIDAD DE QUIEN LA ESCRIBE Y NO BUSCA GENERAR CONFLICTOS ENTRE LOS INVOLUCRADOS, SI NO GENERAR CONCIENCIA EN CADA LECTOR.
[Manuel Vela Photography Copyright©] This image is protected under International Copyright laws and may not be downloaded, reproduced, copied, transmitted or manipulated without written permission. / Esta imagen se protege conforme a leyes de Derechos de Autor internacionales y no se puede transferir, reproducir, copiar, transmitir o manipular sin el permiso de escritura.
Jueves Santo 2014 - Semana Santa de Madridejos
OTRAS SEMANAS SANTAS EN www.josemariamorenogarcia.es/semanasanta
Autor: José-María Moreno García. Fotógrafo humanista y documentalista. Cronista Oficial de la Villa de Madridejos.
Una de las mejores formas de conocer la historia de un pueblo es a través de sus imágenes; en ellas se conserva no sólo su realidad tangible, calles, plazas, monumentos, sino también sus costumbres, fiestas, tradiciones, lenguaje, indumentaria, gestos y miradas, que nos dicen sin palabras como se vivía, cuales eran sus esperanzas y temores, qué había en su pasado, qué esperaban del futuro. Uno de los objetivos más ambiciosos es recuperar y catalogar todo el material gráfico existente en nuestra familia desde 1.915, para después ponerlo a disposición de vosotros, que la historia volviera a sus protagonistas, y los que aún siguen con nosotros pudieran disfrutar con ello. VISITA La colección "CIEN AÑOS DE FOTOGRAFÍA FAMILIA MORENO (1915-2015)" en www.josemariamorenogarcia.es y www.madridejos.net
SI ALGUIEN NO DESEA APARECER EN EL ÁLBUM POR FAVOR COMUNÍCALO A josemariamorenogarcia@gmail.com
SAN SEBASTIÁN Patrón de Madridejos 20-1-2013 = Revista de Tropas e izado de banderas
SE PUEDEN VER VIDEOS EN www.youtube.com/playlist?list=PL9F5427F05D1C5EB5
LA FIESTA DE OTROS AÑOS EN
www.madridejos.net/ssebastian.htm
SI ALGUIEN NO DESEA APARECER EN EL ÁLBUM POR FAVOR COMUNICALO A josemariamorenogarcia@gmail.com
Autor: José-María Moreno García. Fotógrafo humanista y documentalista. Una de las mejores formas de conocer la historia de un pueblo es a través de sus imágenes; en ellas se conserva no sólo su realidad tangible, calles, plazas, monumentos, sino también sus costumbres, fiestas, tradiciones, lenguaje, indumentaria, gestos y miradas, que nos dicen sin palabras como se vivía, cuales eran sus esperanzas y temores, qué había en su pasado, qué esperaban del futuro. Uno de los objetivos más ambiciosos es recuperar y catalogar todo el material gráfico existente en nuestra familia desde 1.915, para después ponerlo a disposición de vosotros, que la historia volviera a sus protagonistas, y los que aún siguen con nosotros pudieran disfrutar con ello. VISITA La colección "CIEN AÑOS DE FOTOGRAFÍA FAMILIA MORENO (1915-2015)" en www.josemariamorenogarcia.es y www.madridejos.net
Center za kreativnost je v sklopu skupinske razstave Odprti smo!, na sejmu Maison et Objet v Parizu od 6. do 10. septembra 2019, predstavil izbor pohištva iz novejše produkcije slovenskih oblikovalcev in neodvisnih proizvajalcev pohištva.
Foto: Lisa Cappellen
Presentados los objetivos de ABQ en la entrega de Premios Fin de Carrera del Colegio Oficial de Biólogos de la Comunidad Autónoma de Madrid (COBCM)
“El estudio del medio y la tecnología empleada serán nuestros mejores aliados”
El acto se ha llevado a cabo en CEIM y han participado los responsables del Colegio de Biólogos de la Comunidad Autónoma de Madrid, ABQ y Red Innova & Crea
•Luis de la Fuente Ramírez, presidente de ABQ, ha resaltado “la importancia de realizar a corto, medio y largo plazo de análisis continuos para mejorar la calidad de las personas en la sociedad actual, con especial hincapié en las próximas amenazas en materia de bioseguridad”.
•El Colegio de Biólogos de la Comunidad Autónoma de Madrid (COBCM) y ABQ firmaron un acuerdo en diciembre de 2010.
•Eugenio García de Arellano, presidente de Red Innova & Crea, ha destacado “un acuerdo pronto con ABQ, para coordinar proyectos de formación en materia TIC y la dinamización de los próximos eventos de esta institución a nivel nacional e internacional”.
Madrid, 21 de enero de 2011. Los responsables de ABQ han participado en la exposición y entrega de los Premios Fin de Carrera del Colegio de Biólogos de la Comunidad Autónoma de Madrid (COBCM), con la participación de Luis de la Fuente Ramírez, presidente de ABQ, y los concursantes, que han mostrado por medio de sus proyectos, las innovaciones en el sector biológico.
ABQ, entidad sin ánimo de lucro que se dedica a la búsqueda de soluciones para todas las actividades profesionales y colectivos de la sociedad en materia de bioseguridad, ha diseñado un conjunto de medidas preventivas, que han tenido su presentación oficial en el acto organizado por el Colegio de Biólogos de la Comunidad Autónoma de Madrid (COBCM), con motivo de la entrega de Premios Fin de Carrera de este institución en la sede de CEIM.
Por su parte, Luis de la Fuente Ramírez, presidente de ABQ, ha matizado “la importancia de estar al lado de la ciencia en los proyectos de investigación, y la urgente motivación de analizar, localizar y buscar soluciones urgentes en materia de bioseguridad en los próximos años”.
En otro orden de cosas, Eugenio García de Arellano, presidente de Red Innova & Crea, institución mercantil que se dedica al asesoramiento empresarial en materia de Tecnologías de la Información y la Comunicación (TIC) y energías alternativas, ha manifestado “un interés creciente en la firma de un convenio de colaboración con ABQ para llevar a cabo la internacionalización de algunos de sus servicios en materia medio ambiental y protección de la salud de los ciudadanos ante posibles amenazas químicas”.
De esta manera, a lo largo del mes de febrero de 2011, se realizará un acto por el cual se enunciarán todos los puntos del acuerdo que explicará las acciones de sensibilización y formación en materia de tecnología, comunicación e implementación de sistemas informáticos en aquellas entidades afines que han firmado convenios con ABQ.
Sobre ABQ:
www.asociacionabq.org/index.php/es/inicio/61-convenio-con...
ABQ, entidad sin ánimo de lucro que se encargará de buscar soluciones para todos los sectores de la actividad profesional, es una asociación que propone y busca, por medio del debate, la transmisión del conocimiento e información precisa sobre determinadas amenazas para el sector humano, sobre todo con las nuevas bacterias y el tratamiento y análisis de casos concretos, con más de dos décadas de experiencia en los sectores químico, medio ambiental y sanitario.
Luis de la Fuente Ramírez, presidente, reconoce que “el esfuerzo no ha hecho más que empezar”. En la actualidad, representará los intereses de los colectivos allegados por la firma de Convenios de Colaboración en materia de divulgación, formación y colaboración en la redacción de estudios e informes especializados. Asimismo, ABQ es una de las instituciones que cuenta con el apoyo de Red Innova & Crea en la dinamización y puesta en marcha de sus proyectos en el ámbito del asesoramiento tecnológico, comunicación y planes de formación a medida.
Objetivos ABQ:
1º.- Concienciar a la sociedad sobre los riesgos que les afectan en materia de bioseguridad en su contexto universal. Riesgos que afectan a todos los espacios públicos donde la gente interacciona físicamente entre sí y la necesidad, por ello, de generar “Espacios Bioseguros” donde estos riesgos sean minimizados.
2º.- Encontrar, evaluar y difundir a la sociedad las mejores técnicas y/o tecnologías disponibles para minimizar dichos riesgos. Dichas técnicas y/o tecnologías una vez encontradas deberán ser evaluadas por los comités científico-técnicos formados expertos de la comunidad científica.
Para más información:
Association for the Benefit and Quality of the Envioronment (ABQ)
Departamento de Comunicación y Prensa
Jorge Hierro Álvarez
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Orientados por los Objetivos de la Agenda de Desarrollo Sostenible (ODS 12, indicador 12.3) y el Plan SAN CELAC (Línea de Acción 3, Pilar 1), el Programa Estratégico de Sistemas Alimentarios Eficientes e Inclusivos de la Oficina Regional de la FAO en apoyo a la Iniciativa Regional Hambre Cero, apoya a los países de la región para fortalecer sus capacidades en la prevención y reducción de las Pérdidas y Desperdicios de Alimentos (PDA).
Concretamente, se ha brindado apoyo a los Comités Nacionales PDA para su consolidación y desarrollo en tres países de la región (República Dominicana, Colombia y Jamaica), poniendo en marcha a inicios del segundo trimestre de 2017, un proyecto para el establecimiento de planes de acción nacionales, líneas de base para el seguimiento del indicador 12.3 y casos de estudio para el abordaje de soluciones para la prevención y reducción.
Para República Dominicana esta agenda es relevante dado que ha permitido la consolidación de un Comité dominicano de Pérdidas y Desperdicios de alimentos, constituido por diversos actores como el Ministerio de Agricultura, La Vicepresidencia de la República, La FAO, Pro Consumidor, Grupo Ramos, El Banco de Alimentos, Nestlé, entre otros. En ese aspecto se ha buscado destacar el involucramiento de las autoridades gubernamentales en el Comité, con el objetivo de que su gestión pueda influir en la formulación de políticas públicas y planes de acción encaminados a prevenir las pérdidas y desperdicios que se dan en el país. En este sentido, con el apoyo de la FAO, se ha avanzado en la elaboración de un Reglamento Interno de Funcionamiento, la revisión del anteproyecto de ley nacional de PDA que cursa en el Congreso actualmente, entre otros aspectos determinantes. Por otro lado, la participación del sector privado, la academia y la sociedad civil ha sido permanente, quienes apuntan a dirigir sus esfuerzos de manera coordinada para la reducción de las PDA en diversos frentes relacionados con la SAN.
En el marco de acción del Comité Nacional, los mercados metropolitanos de abasto se han visualizado como puntos estratégicos para la gestión de las PDA; estimaciones recientes arrojan que se desperdician semanalmente 24,026 libras de frutas y vegetales en la fase de comercialización. El Mercado de Abasto de Santo Domingo - Mercadom, el segundo mercado más importante del país, abarca la zona metropolitana del Gran Santo Domingo, donde se concentra el 40% de la población del país que son alrededor de 4 millones de habitantes, estima pérdidas de alrededor los 1,249,352 unidades de alimentos, principalmente frutas y vegetales al año. (Mercadom, 2017)
Buscando soluciones frente a esta problemática, el Comité Nacional de PDA en alianza con FAO, la Universidad INTEC de Santo Domingo y el Programa Solidaridad de la Vicepresidencia de la República trabajan en el diseño y desarrollo de una iniciativa de emprendimiento socio productivo que involucrará 5 regiones dentro de Santo Domingo Oeste y 23 comunidades o barrios, entre las cuales podemos resaltar Los Alcarrizos, La Piña, Los cocos, La cuaba, Batey Palamara, La Guayiga que son aledañas al Merca Santo Domingo para la reutilización de los desperdicios de alimentos, los cuales, aun estando en condiciones óptimas, son descartados por los productores en dicho mercado. El aprovechamiento de estos excedentes, la posibilidad de transformarlos en nuevos productos, ofrece una oportunidad para la vinculación de diversos grupos, abriendo oportunidades laborales y de generación de ingresos, además de rescatar/proteger/innovar a partir de tradiciones locales, pasando de las pérdidas a las soluciones.
Para avanzar en una propuesta de emprendimiento social como la planteada, y buscando que logre ampliarse de lo territorial a lo nacional, el Comité Nacional y sus aliados han identificado la necesidad de iniciar con una actividad de intercambio de experiencias, que permita armonizar conceptos, donde a partir de prácticas exitosas en reducción de PDA y de los conocimientos y saberes locales, se pueda ir construyendo un entorno favorable para la formación de políticas ligadas a la innovación social y la sostenibilidad del sistema alimentario.
En ese sentido, buscando fortalecer las acciones nacionales se plantea la realización de este seminario, el cual contará con la participación y conducción del movimiento Gastromotiva, además de actores ligados a los equipos nacionales de PDA de Colombia y Jamaica.
OBJETIVOS
Proporcionar herramientas para la promoción e implementación de iniciativas de innovación social ligadas con la reutilización de PDAs, a partir de la experiencia del movimiento Gastromotiva en Brasil.
Facilitar el intercambio de experiencias y conocimientos entre líderes comunitarios de República Dominicana, Colombia y Jamaica, así como de los comités nacionales y otros sectores públicos y privados.
RESULTADOS ESPERADOS
Fortalecidas las capacidades de líderes comunitarios y equipos de trabajo de los programas sociales de la Vicepresidencia de la República Dominicana, así como personal nacional del Ministerio de Agricultura de RD, y miembros de los Comités Nacionales de PDA de RD, Colombia y Jamaica respecto a la promoción de modelos de innovación social, agregación de valor y trasformación de alimentos a partir de la reutilización de excedentes de producción y comercialización, tomando como referencia la experiencia de Gastromotiva en Brasil.
Espacio de encuentro y cooperación establecido entre los comités nacionales de los países del proyecto.
METODOLOGÍA
El seminario se realizará en tres sesiones:
Sesión I: “Pasando de las pérdidas a las soluciones”, el cual contará con presentaciones y charlas (Davos style) de los miembros del comité nacional de PDA, invitados de Colombia, y Jamaica, y otros invitados de diversos sectores sobre experiencias internacionales, conceptos generales y avances nacionales en innovación social y la prevención y reducción de las PDA, finalizando con un conversatorio abierto sobre oportunidades y desafíos para la prevención de las PDA. Duración: media jornada y será abierto al público general.
Sesión II: “Aprovechando excedentes, abriendo oportunidades”, será conducido por 2 entrenadores de Gastromotiva y los chefs vinculados al Comité Nacional de PDA. Está sesión está dirigida a líderes comunitarios y técnicos del programa social de la Vicepresidencia de la República, estudiantes y miembros del Comité PDA. Cupo máx: 35 personas.
Esta actividad se divide en:
Componente teórico (2 horas) con charlas sobre contenidos básicos en transformación de alimentos, higiene, inocuidad, logística. Se realizará un ejercicio de puntos críticos a partir de los conceptos desarrollados.
Componente práctico (4 horas) de preparación de recetas, utilización de alimentos recuperados, consejos prácticos. 2 grupos de máx 30 personas. 2 horas c/u
Sesión III: Gira de campo a las instalaciones del Mercado de Abasto de Santo Domingo – MERCADOM, el Banco de Alimentos y a las comunidades Los Alcarrizos, El Higuero, Batey Yacot, La cuaba,Batey Palamara, La Guayiga vinculadas con la iniciativa del Comité Nacional de PDA. Duración: 6horas)
SOBRE LOS EXPOSITORES
Gastromotiva
¿A QUIÉNES ESTÁ DIRIGIDO?
Miembros de los Comités Nacionales de PDA de RD, Colombia y Jamaica, líderes comunitarios y equipos de trabajo de los programas sociales de la Vicepresidencia de la República Dominicana y público en general.
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©Benjamin Boccas pour Futur en Seine 2011.