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Con una buena herramienta y mucha paciencia, Deivitoff y yo nos dispusimos a destripar el objetivo averiado sin saber lo que dentro nos encontraríamos. Resultado final: Sigue funcionando igual pero nos dimos cuenta de que le sobraban unas cuantas piezas y algún que otro cable.

La vie quotidienne s'invite devant l'objectif...

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La gare, ainsi que sa verrière métallique couvrant les voies, fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 12 décembre 1984.

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Con el objetivo de fortalecer y actualizar conocimientos y en virtud de la vigencia de la nueva normativa en materia penal en el país , el Colegio de Abogados de Pichincha, organizó el Seminario teórico - práctico sobre el Código Orgánico Integral Penal (COIP), que se desarrolló desde el 8 de septiembre hasta el 3 de octubre del 2014.

A este importante evento académico, asistió el Fiscal General del Estado, Dr. Galo Chiriboga Zambrano, invitado por el Colegio de Abogados de Pichincha para dictar la conferencia: “Misión de la Fiscalía con el nuevo Código Orgánico Integral Penal”, ponencia que se desarrolló con gran expectativa, el pasado 24 de septiembre de 2014, en el Paraninfo "Che Guevara" de la Universidad Central del Ecuador. Los avances en la legislación penal con la aplicación del COIP, el rol y competencias de la Fiscalía, la prueba y la reparación integral, el sistema de protección y asistencia de víctimas, testigos, sujetos procesales, el sistema especializado integral de investigación, de medicina legal y ciencias forenses, fueron parte de los temas de la conferencia magistral del Fiscal General, ante un auditorio de 500 profesionales del Derecho.

Además, el Dr. Galo Chiriboga, informó que la Fiscalía se encuentra ejecutando la estandarización y optimización de procesos de investigación científica del delito, en conjunto con la Policía Nacional. “Ecuador ya cuenta con nuevas unidades especializadas en criminalística, denominados Centros de Investigación de Ciencias Forenses, que cuentan con equipamiento, infraestructura y herramientas con tecnología de punta, los más modernos de América Latina”.

 

Reconocimiento:

 

Al finalizar su ponencia, el Fiscal General del Estado, Dr. Galo Chiriboga Zambrano, recibió un justo reconocimiento, de parte del Directorio del Colegio de Abogados de Pichincha, por su intachable trayectoria profesional, su gran aporte académico para los profesionales del Derecho y por la reciente condecoración de la Logos International University, que le otorgó el Doctorado Honoris Causa en Derecho Internacional Humanitario.

 

· Année du scandale : 1863

· Epoque : règne de Napoléon III

· Objet du scandale : à un bal costumé donné par l'impératrice Eugénie, elle apparut dans une robe de bal quasiment nue ; elle devait récidiver par la suite, plusieurs fois, dans des costumes mettant en valeur sa beauté slave. Napoléon III ne résista pas et fit d'elle, pour un temps, sa maîtresse.

 

Barbara Dimitrievna Mergassov, comtesse Rimsky Korsakov, naquit le 1er février 1833 à Varsovie, à 300 km au nord-est de Moscou. Son père, Dimitri Vassilievitch Mergassov, était un riche marchand de Kostroma (à 300 km à l'est de Moscou).

 

Sa beauté et la fortune de son père lui permirent d'épouser, à Moscou, le 20 mai 1850, le jeune Nicolai Sergueevitch Rimsky Korsakov, fils du comte Serguei Alexandrovitch Rimsky Korsakov, et de son épouse Sophia Alexeevena Griboedov.

 

La jeune mariée avait seize ans, l’époux en avait vingt-et-un. Les jeunes gens s'établirent à Saint Petersbourg où le beau-père de Barbara donnait des bals dont toute l'aristocratie russe se régalait : il était connu pour organiser les plus beaux bals masqués. Le mari de Barbara n'en ratait pas un, Tolstoï le prendra d'ailleurs comme modèle pour décrire l'un de ses personnages dans «Anna Karenine» : il le rebaptisa Yegorushka Korsunky. Tolstoï le décrivait comme étant «un fantastique danseur, marié, très beau et puissamment bâti».

 

Avec un tel mari, Barbara prit bientôt le goût des bals costumés. D'autant qu'en plus d'être très séduisant, son époux, malgré sa jeunesse, était un homme intelligent : il était diplômé de l'université de Moscou et fut élu, l'année de son mariage, maréchal de la noblesse de Viazma. Le jeune couple, tous deux beaux, riches et brillants, fit sensation dans la capitale moscovite aussi bien qu'à Saint Petersbourg. Barbara ne tarda pas à donner trois fils à son époux : Serge (qui mourra jeune), Nicolas (né le 2 octobre 1853) et Dimitri (né le 10 février 1855).

 

A la naissance du second, la guerre de Crimée éclata et son mari abandonna soudainement la vie facile de Moscou pour se jeter au plus fort des combats, à Sébastopol, où il défia plusieurs fois la mort en manifestant un courage surprenant, pour lequel il reçut la croix Géorgievsky.

 

En 1855, Barbara donna naissance à son troisième et dernier enfant, un fils nommé Dimitri en l'honneur du père de la jeune femme. Mais après cinq ans de mariage, l'harmonie du couple Rimsky Korsakov fut brisée. Les combats avaient profondément marqué son époux, et Barbara ne reconnut plus l'homme des plaisirs faciles d'avant la guerre de Crimée.

 

En 1858, elle posa pour la première fois pour le peintre Winterhalter, qui la représenta dans une robe rose qui soulignait ses belles épaules et sa beauté slave. Elle avait alors vingt-quatre ans. En 1861, la rupture entre les deux époux était consommée et Barbara prit un amant parmi la noblesse de Moscou.

 

Un jour, une violente dispute les sépara à tout jamais. Barbara demanda le divorce, l'obtint, et décida de partir vivre en France où le règne de Napoléon III battait son plein, accompagnée de son amant. La jeune femme parlait le russe, mais aussi le français qui était la langue utilisée à la cour du Tsar à Saint Petersbourg.

 

Elle s'installa à Passy, près de Paris, en 1862 et entreprit d’entrer dans le monde parisien. Par la plus grande des coïncidences, l'une de ses voisines était une belle italienne, la comtesse Castiglione, qui fit également parler d'elle à l'époque par ses moeurs très libres. Elle venait elle aussi d'arriver en France, et ne tarderait pas à devenir l'une des maîtresses de Napoléon III.

 

La beauté de la comtesse russe ne passait pas inaperçue, pas plus que sa fâcheuse tendance à porter des vêtements trop révélateurs, trait qu'elle partageait avec la Castiglione. Les deux femmes eurent bientôt leurs entrées aux Tuileries, où résidait l'empereur Napoléon III. Ce dernier ne savait pas résister à une jolie femme, et la belle russe devint bientôt l’une de ses maîtresses éphémères.

 

En effet, passés les premiers temps de son mariage avec Eugénie de Montijo, l'empereur se révèla volage, et il n'était pas toujours très discret. L'impératrice réagira avec un orgueil de femme blessée : elle partira faire une croisière autour de la péninsule ibérique, fera une cure dans la ville d'eau de Schwalbach en Allemagne, ou entreprendra un voyage en Ecosse qui étonnera tout le monde. L'impératrice Eugénie, lorsqu'elle était en France, organisait souvent des bals magnifiques, où toute la noblesse était conviée.

 

Bien évidemment, la comtesse Rimsky Korsakov ne ratait aucun de ces bals. Au cours de l'hiver 1863, elle arriva à un bal impérial portant le costume de la prêtresse Tanit (le roman de Flaubert «Salammbô» était alors à la mode) : ce vêtement se résumait à un châle en tissu transparent, qui mettait en valeur son opulente silhouette. Evidemment, sa tenue choqua les invités, mais la belle Barbara avait atteint son but : elle devenait célèbre par le scandale. Ce qui n'empêcha pas le chambellan de l'impératrice de la reconduire discrètement vers la sortie.

 

Elle n'était pas la seule à avoir des tenues extravagantes lors de ces bals costumés : Mme de Persigny fut aperçue figurant un moulin à vent (déguisée en meunière), au bal de Mme de Moskova, Mme Poniatowski était apparue déguisée en abbé du 18ème siècle et, au bal de Mme de Metternich, la comtesse Rimsky Korsakov portait une robe si décolletée qu'elle lui tombait sur les coudes (un masque s'approcha d'elle et lui dit «veux-tu que je te prête mes bretelles ?») : son costume était censé représenter la mer (il s'agissait d'une robe verte, transparente, parsemée de poissons et de coquillages).

 

Barbara Dimitrievna Mergassov - Scandaleuse

 

lafouine77 - 20/09/2013

 

Comtesse Rimsky Korsakov (1833-1878)

 

· Année du scandale : 1863

· Epoque : règne de Napoléon III

· Objet du scandale : à un bal costumé donné par l'impératrice Eugénie, elle apparut dans une robe de bal quasiment nue ; elle devait récidiver par la suite, plusieurs fois, dans des costumes mettant en valeur sa beauté slave. Napoléon III ne résista pas et fit d'elle, pour un temps, sa maîtresse.

 

Barbara Dimitrievna Mergassov, comtesse Rimsky Korsakov, naquit le 1er février 1833 à Varsovie, à 300 km au nord-est de Moscou. Son père, Dimitri Vassilievitch Mergassov, était un riche marchand de Kostroma (à 300 km à l'est de Moscou).

 

Sa beauté et la fortune de son père lui permirent d'épouser, à Moscou, le 20 mai 1850, le jeune Nicolai Sergueevitch Rimsky Korsakov, fils du comte Serguei Alexandrovitch Rimsky Korsakov, et de son épouse Sophia Alexeevena Griboedov.

 

La jeune mariée avait seize ans, l’époux en avait vingt-et-un. Les jeunes gens s'établirent à Saint Petersbourg où le beau-père de Barbara donnait des bals dont toute l'aristocratie russe se régalait : il était connu pour organiser les plus beaux bals masqués. Le mari de Barbara n'en ratait pas un, Tolstoï le prendra d'ailleurs comme modèle pour décrire l'un de ses personnages dans «Anna Karenine» : il le rebaptisa Yegorushka Korsunky. Tolstoï le décrivait comme étant «un fantastique danseur, marié, très beau et puissamment bâti».

 

Avec un tel mari, Barbara prit bientôt le goût des bals costumés. D'autant qu'en plus d'être très séduisant, son époux, malgré sa jeunesse, était un homme intelligent : il était diplômé de l'université de Moscou et fut élu, l'année de son mariage, maréchal de la noblesse de Viazma. Le jeune couple, tous deux beaux, riches et brillants, fit sensation dans la capitale moscovite aussi bien qu'à Saint Petersbourg. Barbara ne tarda pas à donner trois fils à son époux : Serge (qui mourra jeune), Nicolas (né le 2 octobre 1853) et Dimitri (né le 10 février 1855).

 

A la naissance du second, la guerre de Crimée éclata et son mari abandonna soudainement la vie facile de Moscou pour se jeter au plus fort des combats, à Sébastopol, où il défia plusieurs fois la mort en manifestant un courage surprenant, pour lequel il reçut la croix Géorgievsky.

 

En 1855, Barbara donna naissance à son troisième et dernier enfant, un fils nommé Dimitri en l'honneur du père de la jeune femme. Mais après cinq ans de mariage, l'harmonie du couple Rimsky Korsakov fut brisée. Les combats avaient profondément marqué son époux, et Barbara ne reconnut plus l'homme des plaisirs faciles d'avant la guerre de Crimée.

 

En 1858, elle posa pour la première fois pour le peintre Winterhalter, qui la représenta dans une robe rose qui soulignait ses belles épaules et sa beauté slave. Elle avait alors vingt-quatre ans. En 1861, la rupture entre les deux époux était consommée et Barbara prit un amant parmi la noblesse de Moscou.

 

Un jour, une violente dispute les sépara à tout jamais. Barbara demanda le divorce, l'obtint, et décida de partir vivre en France où le règne de Napoléon III battait son plein, accompagnée de son amant. La jeune femme parlait le russe, mais aussi le français qui était la langue utilisée à la cour du Tsar à Saint Petersbourg.

 

Elle s'installa à Passy, près de Paris, en 1862 et entreprit d’entrer dans le monde parisien. Par la plus grande des coïncidences, l'une de ses voisines était une belle italienne, la comtesse Castiglione, qui fit également parler d'elle à l'époque par ses moeurs très libres. Elle venait elle aussi d'arriver en France, et ne tarderait pas à devenir l'une des maîtresses de Napoléon III.

 

La beauté de la comtesse russe ne passait pas inaperçue, pas plus que sa fâcheuse tendance à porter des vêtements trop révélateurs, trait qu'elle partageait avec la Castiglione. Les deux femmes eurent bientôt leurs entrées aux Tuileries, où résidait l'empereur Napoléon III. Ce dernier ne savait pas résister à une jolie femme, et la belle russe devint bientôt l’une de ses maîtresses éphémères.

 

En effet, passés les premiers temps de son mariage avec Eugénie de Montijo, l'empereur se révèla volage, et il n'était pas toujours très discret. L'impératrice réagira avec un orgueil de femme blessée : elle partira faire une croisière autour de la péninsule ibérique, fera une cure dans la ville d'eau de Schwalbach en Allemagne, ou entreprendra un voyage en Ecosse qui étonnera tout le monde. L'impératrice Eugénie, lorsqu'elle était en France, organisait souvent des bals magnifiques, où toute la noblesse était conviée.

 

Bien évidemment, la comtesse Rimsky Korsakov ne ratait aucun de ces bals. Au cours de l'hiver 1863, elle arriva à un bal impérial portant le costume de la prêtresse Tanit (le roman de Flaubert «Salammbô» était alors à la mode) : ce vêtement se résumait à un châle en tissu transparent, qui mettait en valeur son opulente silhouette. Evidemment, sa tenue choqua les invités, mais la belle Barbara avait atteint son but : elle devenait célèbre par le scandale. Ce qui n'empêcha pas le chambellan de l'impératrice de la reconduire discrètement vers la sortie.

 

Elle n'était pas la seule à avoir des tenues extravagantes lors de ces bals costumés : Mme de Persigny fut aperçue figurant un moulin à vent (déguisée en meunière), au bal de Mme de Moskova, Mme Poniatowski était apparue déguisée en abbé du 18ème siècle et, au bal de Mme de Metternich, la comtesse Rimsky Korsakov portait une robe si décolletée qu'elle lui tombait sur les coudes (un masque s'approcha d'elle et lui dit «veux-tu que je te prête mes bretelles ?») : son costume était censé représenter la mer (il s'agissait d'une robe verte, transparente, parsemée de poissons et de coquillages).

 

En 1862 Waldteuffel, un compositeur de valses (aussi connu que Strauss à l'époque), dédia sa valse intitulée «Souvenirs de Biarritz» à la belle comtesse Rimsky Korsakov. Elle avait pris l'habitude d'aller en été à Biarritz, où l'empereur et l'impératrice se retiraient dès la fin du printemps. Lors d'un bal, elle y apparut comme si elle sortait d'un bain, tellement son vêtement laissait paraître son corps de Vénus. C'est d'ailleurs à cette occasion qu'on ne tarda pas à la surnommer «la Vénus Tatare».

 

Lors du bal donné par le ministre de la Marine (le marquis Prosper de Chasseloup Laubat) à Paris, en février 1866, elle fit une entrée remarquée dans son carrosse, déguisée comme une reine barbare, avec des plumes multicolores qui couvraient son corps et permirent à la bonne société parisienne d'apercevoir «les plus jolies jambes de Paris». Son cocher, lui, était déguisé en crocodile !

 

En 1864, elle commandera un deuxième portrait à Winterhalter, devenu le peintre favori des cours européennes (ce tableau peut actuellement être contemplé au Musée d'Orsay) : elle ne porte aucun bijou et est drapée d'un voile semi transparent. On se rend compte qu'elle n'a pas une beauté classique : les pommettes sont trop hautes, les joues rondes, les paupières lourdes... On perçoit facilement la trace de ses ancêtres Tatares et Slaves.

 

Elle apparaît les cheveux dénoués (dans une pose très similaire, Winterhalter peindra aussi l'impératrice Elisabeth d'Autriche). La pose de Barbara est très langoureuse, voire sexy, et on peut entrevoir ses belles épaules. Elle avait alors trente-et-un ans. On prétend que Winterhalter était fou amoureux d'elle, mais qu'elle refusa ses avances et ses propositions de mariage.

Elle enchaînait les amants… notamment dans les villes d'eau à la mode comme Ostende, qu'elle affectionnait. Elle refusa de se remarier, préférant demeurer seule et indépendante. Elle déclarait d'ailleurs à qui voulait l'entendre : “Je suis libre et indépendante. Mes fautes sont mes fautes. Mon succès est mon succès. Je crois en moi et dans ce que j'entreprends. Si j'ai fait des erreurs, je n'en fais pas de tragédie.”

 

Quand l'Empire de Napoléon III s'effondra en 1870, Barbara quitta Passy sans regret pour aller vivre à Nice, où une importante communauté russe s'était établie. Elle y mourut brusquement à l'âge de quarante-cinq ans le 18 décembre 1878 (peut-être de phtisie).

 

Son ex-mari était, lui, mort trois ans auparavant, sans s'être jamais remarié. A sa disparition son fils Nicolai s'empressera de vendre les terres que sa mère avait acquises en France, mais ne rapatriera pas son corps. C'est ainsi que la tombe de la belle Barbara fait partie des neuf cents du cimetière russe de Nice.

O objetivo geral desse Fórum Regional, realizado nos dias 12 e 13 de dezembro de 2019 em São Paulo (Brasil), foi promover conscientização e reflexões sobre as oportunidades e os desafios que a IA e tecnologias correlatas representam para sociedades, governos, organizações e cidadãos. A conferência também visou explorar o potencial da IA em relação aos ODS, especialmente, no que tange ao papel da UNESCO em aprimorar evoluções em campos nos quais a Organização opera, dentro do ecossistema mais amplo da ONU e da sociedade.

 

(Fotos: Flavio França / Divulgação: NIC.br)

mémoire2cité - offrir une nouvelle « manière d’habiter » député de la circonscription et Ministre de la reconstruction et de l’Urbanisme de 1948 à 1952, qu’une négation de l’urbanisme, une cité industrieuse où la désagrégation du principal matériel de construction, le grès houiller, « donnait aux façades , à l’ensemble des objets et même des gens une teinte grisâtre et triste » (3) et pour laquelle il fait ce constat : « Partout où le regard se posait, l’indispensable effort apparaissait avec la même urgence : les travaux utiles n’avaient pas été faits en leur temps et leur ampleur ne manquait pas d’impressionner » (4).

 

En avril 1953, il se présente aux élections municipales dans un contexte politique local confus qui lui est favorable car la gauche est divisée. Son programme électoral axé sur le logement et l’éducation pour tous plaît même s’il envisage des augmentations d’impôts. Il convient donc d’envisager l’action de Claudius-Petit à Firminy, de se demander quelles relations ses concitoyens ont tissées avec lui et au-delà avec sa mémoire, de mesurer son empreinte.

 

Dès son arrivée, il met en place les structures pour agir : en 1954 un service communal du logement et une association Propagande et Actions contre les taudis sont créés. Parallèlement, souhaitant avoir une maîtrise d’ouvrage pleine et entière il devient président de l’Office HLM municipal. Il aspire à mettre en place l’idée énoncée lors du congrès de l’Unitec (Union des Ingénieurs et des Techniciens Combattants) auquel il a assisté en 1944 : l’habitation peut et doit devenir un service public. Rapidement il réunit autour d’un plan de la ville des architectes rencontrés lors de cette manifestation : Marcel Roux et André Sive. Il apprécie particulièrement de travailler avec eux mais, ami de Le Corbusier, il voudrait offrir à celui-ci un lieu pour une réalisation vaste, globale et libre de ses idées. Il est en effet convaincu de la justesse de l’architecture moderne et en 1952 il a inauguré l’unité d’habitation de Marseille en ces mots :

 

« C’est, au milieu de toute une série d’immeubles expérimentaux que l’Etat a lancée dans les années qui ont suivi la libération, vraisemblablement la seule qui mérite pleinement et totalement son nom d’expérience : la conception de l’immeuble en lui-même, la conception du logement, l’équipement du logement et j’allais presque dire jusqu’à la manière d’habiter »Or c’est justement une nouvelle manière d’habiter que le maire cherche à instaurer. En 1956, l’état de la ville reste désastreux @ Firminy et St-Etienne et tous le Gier , toute l'Ondaine, tout le 42 la Loire le Forez. Eugène Claudius-Petit souhaite la faire visiter au président de la Haute-Autorité du Charbon et de l’Acier, commission de laquelle il a obtenu une aide substantielle deux ans auparavant pour la modernisation des ateliers et forges de la Loire employeur de plusieurs milliers de personnes dans l’agglomération stéphanoise. Il prévient Delouvrier que parcourir Firminy c’est « suivre (…) [un périple] au milieu d’un habitat qu’on ne sait plus comment nommer et qui constitue l’essentiel de la ville (…) ». Dans cette lettre Claudius-Petit expose aussi une partie de son programme en ajoutant :

 

« (…) il me paraît beaucoup plus facile d’assurer correctement le financement des prolongements du logis, des abords des immeubles, de l’environnement (…), salles de réunion (…), maison des jeunes c’est à dire ce qui rend la vie plus aimable et les relations plus humaines en un mot tout ce qui manifeste d’une manière tangible la solidarité d’une communauté (…) ces équipements que notre pauvre pays bêtement utilitaire, considère comme un luxe alors qu’ils sont l’indispensable dans une société qui se veut en progrès ; l’ennui c’est qu’elle croit l’être ! » .

 

Eugène Claudius-Petit reste fidèle aux grands principes sur lesquels a reposé son action au Ministère de la Reconstruction et de l’urbanisme : il est donc clair pour lui qu’il faut œuvrer dans deux directions : reconstruire la ville sur elle-même, en son centre en éradiquant les taudis, et construire un nouveau quartier, par le biais d'une opération du secteur industrialisé, d'environ mille logements HLM. Sa participation à une opération de ce type à Saint-Etienne (Beaulieu-le-Rond-Point) lui facilite la tâche car un collectif d'entreprises et d'architectes est déjà constitué et prêt à renouveler l'expérience. Son objectif est donc d’appliquer à une ville moyenne, à échelle humaine les grands principes qu’il a prônés étant ministre. Firminy peut donc être envisagée comme un modèle qu’Eugène Claudius-Petit souhaite voir s’accomplir. Mais comme il l’écrit, « au plan local, on n’a pas le droit de se tromper, au plan national, on peut raconter n’importe quoi, ça s’arrange » (7). Il a beaucoup d’ambition pour cette ville et a la volonté clairement affirmée de changer le logement et par lui la ville et ainsi peut-être la vie de ses administrés.

 

Eugène Claudius-Petit profite de sa position d’ancien ministre pour faire avancer les dossiers de Firminy dans les différents ministères. Ainsi, dès septembre 1953, il présente ses projets au ministre de la Reconstruction et demande également un spécialiste de l'habitat défectueux pour évaluer les besoins dans le détail. Surtout il connaît très bien les dossiers, les financements possibles, les emprunts et les subventions susceptibles d'être accordés et son expérience offre à son action efficacité et rapidité. En effet les premières réalisations sortent de terre. Un premier immeuble de relogement s'élève déjà, tandis qu'au centre de la ville un terrain acquis par la municipalité précédente permet de construire une centaine de logements, des boutiques, une école et un bâtiment regroupant deux administrations. Le programme des constructions scolaires est frappant par son ampleur tant la ville est sous-équipée. Outre la rénovation des collèges et la construction d'un internat, le maire tient à doter la ville d'écoles maternelles et primaires de qualité, disséminées dans la ville, au centre comme dans le nouveau quartier. Par souci d'efficacité, il envisage de grouper ces chantiers et d'en faire des prototypes mis à l'étude par Sive et Roux.

 

En mai 1954, un plan d'urbanisme directeur est à l'étude. L'urbaniste Charles Delfante, diligenté par le MRU, a été choisi par Claudius-Petit. Son travail est à la hauteur de la tâche : de grande ampleur. La ville a été analysée par une équipe pluridisciplinaire de géographes, démographes, sociologues et géologues. Eugène Claudius-Petit, Sive et Roux avaient déjà réfléchi à quelques options que Charles Delfante reprend comme le déplacement vers la périphérie de la route nationale 88 (traversant la cité pour relier Saint-Étienne au Puy-en-Velay) et des usines installées au cœur de la ville. La délimitation des îlots insalubres par les enquêteurs du ministère constitue une autre donnée, divisant le centre ville en secteurs à rénover, mais aussi à acquérir. Enfin, après une discrète visite de Le Corbusier les 20 et 21 juin 1954, Delfante prend acte du site choisi pour développer le nouveau quartier puis se lance dans un vaste travail de synthèse. Situé au sud-sud-ouest, cet espace a été quasiment laissé libre de toute construction du fait de sa longue exploitation minière ; en son centre se trouve une carrière devenue décharge entourée d'un cirque naturel de collines.

 

Le maire est persuadé « qu’un pays qui reconstruit dans les formes du passé est un pays qui démissionne » (8). S’il veut renouveler la ville, il souhaite aussi construire une nouvelle organisation de la société et réactiver l’engagement de ses administrés. Il décide donc d’impliquer la population dans le projet afin que la greffe prenne car il est persuadé, comme il l’écrit à Maurice Thorez en 1946 « des difficultés que rencontrent les défenseurs des idées nouvelles d’urbanisme auprès de ceux qui pourtant, étaient les bénéficiaires de ces idées ; je veux parler des travailleurs, qui, mal informés, se dressent quelquefois contre les méthodes nouvelles de construction » .

 

A l'automne 1954, l'avant-projet du plan d'aménagement et d'urbanisme de la ville établi par Charles Delfante est pris en considération par le conseil municipal et il est parallèlement présenté aux habitants. Le 18 janvier 1955, il est examiné à Paris par le Comité national d'urbanisme où il reçoit un bon accueil. Ce projet cohérent, bientôt nommé Firminy-Vert, est volontairement emblématique du profond changement en cours pour extirper « Firminy-la-Noire ». Le maire a souhaité un projet global pour la cité, une nouvelle ville dans la ville. Il veut « opposer la ville fonctionnaliste à la ville industrielle, la ville de la modernité à la ville de la révolution industrielle ». Il entend en effet « bâtir la ville de l’hygiène, la ville de la lumière par rapport à la ville de l’ombre », bâtir aussi la ville des hommes et non plus celle de l’industrie .

 

Le nouveau quartier est désormais bien défini. Chiffrée à mille logements, l'opération du secteur industrialisé se compose exclusivement d'HLM de normes ordinaires, obtenues par le maire, malgré la nouvelle politique du ministère de la Reconstruction et du Logement qui privilégie les logements « à normes réduites » et délaisse le secteur industrialisé. S'y adjoint cependant un programme de cent logements dit Million, de moindre qualité.

 

Les architectes-urbanistes présentent un projet original avec de nombreux bâtiments aux formes diverses mais s’intégrant véritablement dans un schéma d’urbanisme réfléchi et volontaire. Une grande surface est allouée aux espaces verts, les piétons ne rencontrent que très rarement les rues et la circulation interne privilégie leurs déplacements. La répartition des types de logements s'échelonne du studio au F6, évitant ainsi toute ségrégation. Le plan prévoit un aménagement paysager et des plantations nouvelles respectant la végétation existante. Huit bâtiments bas de quatre étages s'adossent à la pente dans une composition axée sur un cours piétonnier et étagée de la Corniche aux abords du futur stade. Quatre autres immeubles bas se mêlent aux précédents, mais s'appuient, eux, contre la pente. Deux autres, une tour et un bâtiment haut de 17 étages chacun, placés au point le plus bas, se distinguent par leur hauteur et leur forme. On remarque aujourd’hui surtout la Tour Sive aux multiples facettes ouvertes sur l’extérieur. Deux groupes scolaires et deux centres commerciaux, répartis en haut et en bas de la colline, sont prévus dans une deuxième tranche de travaux. Eugène Claudius-Petit s’intéresse à tout ce qui va changer la manière d’habiter cette ville, ce quartier et ce de l’école maternelle au cimetière puisqu’il demande à Robert Auzelle, spécialiste du cimetière paysager, de réfléchir à un aménagement et à une extension du cimetière. Il donne son avis sur tout, du gros œuvre au mobilier, et tient à réaliser une opération à la fois exemplaire et remarquable ; il négocie ainsi avec EDF pour que soient enterrés les différents circuits électriques, il s’intéresse au chauffage urbain, système alors peu répandu, étudie le concept et fait voter son installation pour le nouveau quartier dans un objectif de confort, de service mais aussi de contrôle des fumées, nuisances rappelant trop Firminy-noir. Alimenté par le charbon de médiocre qualité qui n'intéresse pas les houillères, cet équipement va limiter la pollution atmosphérique et préserver la blancheur des futurs édifices.

 

Le maire veut changer sa ville et peut-être au-delà, en faire un exemple, le lieu d’une expérience très particulière. Dans le livret édité par les services municipaux, on rappelle aux nouveaux habitants de Firminy-Vert certaines règles de vie en commun ainsi que certaines spécificités du logement qu’ils ont « la chance » d’habiter.

 

Des conseils d’aménagements sont donnés. Le maire rejoint par sa volonté une des idées fortes de Le Corbusier : la fusion et la coexistence parfaite entre trois grandes activités de l’homme : le travail, la vie culturelle et les loisirs sportifs auxquelles ici s’ajoute la vie spirituelle.

 

En effet, début 1955, le maire veut confier un « stade des loisirs » et une maison des jeunes à Le Corbusier. Claudius-Petit pressent que l'architecte n'effraie plus ses concitoyens, les inaugurations récentes de Rezé et de Ronchamp ayant fait oublier la polémique entourant la « maison du fada ». Depuis sa visite de juin 1954, Le Corbusier a envisagé de placer le stade dans l'ancienne carrière ; il reprend cette première idée à l'été 1955 et projette d'y associer la maison des jeunes. L'ensemble réunit sports, culture et nature, et assure le lien entre la ville ancienne et Firminy-Vert. Ainsi se construisent peu à peu 1000 logements, deux écoles, un centre social ainsi qu’une maison de la culture. Elle est, comme ses consœurs, issue d’un mouvement lié notamment à la décentralisation culturelle prônée par Jean Dasté qu’Eugène Claudius-Petit rencontre plusieurs fois en 1956-1957. Elle est inaugurée le 18 septembre 1965 soit une dizaine d’années après la commande et un mois après la mort de son concepteur. Elle présente une architecture originale et une toiture unique « supportée par des câbles reliés aux deux façades latérales et sur lesquelles sont posés des panneaux de béton cellulaire revêtus d’une membrane d’étanchéité » (11). Ce système de câbles, très esthétique, a l’inconvénient d’être tributaire du poids exercé sur les dalles. Il fallait que le maire croit en cette architecture pour en accepter la construction alors que l’entrepreneur et le bureau technique s’y opposent car « les techniciens sont d’accord pour dire que l’étanchéité parfaite de la toiture ne pourrait être assurée » (12) . Eugène Claudius-Petit, ébéniste dans l’âme s’intéresse aux moindres détails et accorde une très grande importance au mobilier. Après la mort de Le Corbusier, il demande donc à Pierre Guariche, un architecte parisien de s’occuper de l’ameublement de la maison. Celui-ci semble suivre en partie les croquis laissés par Le Corbusier. Le gouvernement cherche par le biais du logement social, à revitaliser l’idéal républicain et faire entrer le maximum de personnes dans ce consensus. Le logement social fait partie intégrante de l’aménagement du territoire naissant dont Claudius-Petit fut un des promoteurs. Il peut être envisagé comme l’instrument d’un traitement républicain c’est-à-dire égalitaire du territoire : après le remembrement agricole (premier Plan) devait venir le temps du remembrement urbain (13). Mais les politiques souhaitent aussi faire entrer les Français dans une nouvelle ère, faite de croissance et de modernité. A l’échelle de la cité, Firminy-Vert se devait d’être le symbole de cette modernité et de ce volontarisme politique dans une région où la crise se faisait jour. Dans le second Plan (appliqué à partir de 1954) le logement social est inscrit comme un objectif prioritaire de modernisation du pays. Il devait, après les matières premières stratégiques et l’agriculture, être modernisé c’est-à-dire que la productivité de la construction devait être améliorée.

   

Claudius-Petit inclue donc la reconstruction urbaine dans une politique plus globale : à l’amont, l’aménagement du territoire et à l’aval l’abaissement des coûts de construction. Ces deux pôles sont bien liés dans une de ses notes personnelles : « L’aménagement du territoire n’est que technocratie si la rentabilité est seulement considérée ; il n’est qu’illusion et romantisme si la rentabilité est complètement méconnue ; c’est l’homme qui commande sa vie, ses besoins » (14).

   

La rentabilité exigeait un abaissement des coûts des travaux de bâtiment possible grâce à l’industrialisation du bâtiment c’est à dire le passage de la construction traditionnelle à l’utilisation d’éléments préfabriqués voire standards mais agencés de différentes manières. Et c’est notamment ce qu’espère mettre en place Claudius-Petit lorsqu’il fait de nouveau appel à Le Corbusier pour pallier les problèmes de logements présents encore à la fin des années 1950.

 

En effet, malgré les nouvelles constructions, la commune n’arrive pas à répondre à la pénurie de logements. Ainsi, 1100 demandes sont enregistrées en 1959 à l’Office Municipal d’HLM. Cette même année, le maire contacte Le Corbusier qui répond par l’unité d’habitation. Elle s’intègre à un plan d’extension de Firminy-Vert prévoyant la construction de 3500 logements et de leurs équipements scolaires, commerciaux, sportifs. Trois unités d’habitation de grandeur conforme sont alors envisagées. Le permis de construire de la première est délivré le 18 septembre 1964 ; Il prévoit 414 logements contre 337 à Marseille répartis en six grands types standardisés par l’utilisation du Modulor, le tout pour une surface de 27 859 m². La première spécificité de cette unité par rapport à ses consœurs est son mode de financement unique, celui des crédits de type HLM. Ceci conduit à des choix draconiens. La rue commerçante, les garages, les équipements annexes sont supprimés ; de même l’isolation phonique est très inférieure à celle de la Cité radieuse notamment, l’isolation thermique est rudimentaire… Le jour de l’inauguration de la Maison de la Culture, Le Corbusier pose avec Eugène Claudius-Petit la première pierre. A la mort de l’architecte, on fait appel à André Wogenscky pour assurer l’achèvement de l’édifice. Claudius-Petit insiste sur les fonctions sociales de l’unité d’habitation ; il l’avait déjà fait pour les autres bâtiments dans lesquels des aménagements à usage collectif sont insérés : la laverie automatique a ainsi fait la une de France-Soir. Mais là il insiste encore davantage : vingt-sept locaux collectifs sont prévus et c’est surtout l’ampleur de l’espace réservé à l’école maternelle, les trois derniers niveaux, qui impressionne. Le maire insiste aussi auprès de l’Education Nationale pour obtenir la nomination de personnels motivés. La lutte pour la non-fermeture de l’école ces dernières années et le combat aujourd’hui mené pour sa réouverture sont des moments très particuliers dans l’histoire de l’unité d’habitation.

 

Dès les premières années les habitants se divisent en deux clans : les mécontents et les militants. Parmi ces derniers certains ont eu un « coup de cœur » et sont parfois restés jusqu’à aujourd’hui. « Le contexte historique et culturel de l’après 1968 joue […] son rôle ; Il fournit de façon inattendue une population en partie « engagée » , dont le projet se coule parfaitement dans le cadre de l’ « utopie construite » de l’unité » (15) . A Firminy, si le cheminement pédestre est possible à l’échelle de cette portion de territoire urbain que constitue le quartier, l’automobile est souvent nécessaire pour se rendre au travail. C’est une des grandes critiques qui perdure depuis les premières années d’existence du projet à aujourd’hui. Si une grande part de la vie y est possible avec des commerces, des écoles, une maison de la culture… à proximité, les emplois sont peu nombreux aux abords immédiats. Dès les premières années de peuplement, le quartier divise ainsi ses habitants. Les détracteurs, souvent issus de Firminy, critiquent l’éloignement du centre ville et la disposition peu commune des appartements. Les enthousiastes, jeunes souvent, venus de toute l’agglomération stéphanoise et généralement motorisés trouvent un « terrain favorable aux expériences politiques, sociales, collectives et personnelles qui doivent « changer la vie » (16). A Firminy, comme ailleurs, le vide historiographique engendre l’enracinement d’idées préconçues, d’oppositions formelles souvent plus politiques et conjoncturelles que réfléchies et argumentées. Elles sont doublées d’évaluations partiales et partielles qui sont portées à leur encontre par des anciens habitants ou des habitants actuels. Ces derniers diffusent dans leurs récits écrits ou oraux une image idyllique ou au contraire cauchemardesque de ces logements, qui, là encore, est en bonne partie informée par leur situation actuelle.

 

Certains habitants ne quitteraient ce quartier pour rien au monde, leurs déménagements n’ont fait que suivre leurs évolution familiales passant d’un appartement à l’autre souvent dans le même bâtiment. Pour beaucoup en effet, Firminy fut au départ comme la révélation de ce que le maire recherchait, une nouvelle manière d’habiter. Certains parlent toujours de leur découverte de l’eau courante, de la cuisine équipée voire ouverte sur la pièce principale, de la beauté des façades recouvertes de panneaux de verre et de bois… Mais ce que les adeptes mentionnent par dessus tout, c’est la vie sociale du quartier, les enfants qui grandissent ensemble, la convivialité qu’ils ne pensent pas retrouver ailleurs. A Firminy comme ce fut le cas en de nombreux autres lieux, cette innovation urbaine fut critiquée et ce, très rapidement. Elle cristallisa les oppositions, les clivages d’une société en crise. Certains firent de ce quartier leur cheval de bataille, le présentant comme une erreur pour cette cité et cherchant à tout prix à en gommer les traces. Pourtant, ici comme ailleurs, il ne faut pas chercher à isoler ce quartier, à l’envisager comme un phénomène étranger à son contexte géographique et historique mais bien plutôt l’appréhender comme un « mode d’habitat inséré dans la logique des évolutions sociales et des politiques publiques » (17) à plus ou moins long terme.

 

Tous les habitants n’adhèrent donc pas et les oppositions perdurent, se cristallisent. D’ailleurs dans sa majorité même, Eugène Claudius-Petit ne fait pas l’unanimité. Fort de son expérience, il est sûr des pistes à suivre et dès 1956, son équipe lui fait sentir qu’il est peut-être trop décideur. Ainsi en décembre 1956 la situation est si difficile que dans un de ses courriers, le maire n’hésite pas à dire « le jour où Budapest reprend la lutte notre majorité limitée se divise sous les yeux amusés des communistes » (18). La situation ne semble pas s’améliorer puisque que quelques mois plus tard, Eugène Claudius-Petit doit écrire à son 1er adjoint qui refuse de le voir.

 

L’ensemble urbain devient plus que jamais objet politique en 1971 lors du changement d’équipe municipale et l’arrivée du communiste Théo Vial-Massat qui a d’ailleurs probablement trouvé un soutien chez les commerçants et petits propriétaires du centre-ville. Claudius-Petit essaye de montrer les changements dans son dernier bulletin municipal (19) mais le nouveau maire inscrit Firminy-Vert et le complexe Le Corbusier comme néfastes. Le projet de deux unités d’habitation supplémentaires est stoppé car la croissance de la population ne s’avérait plus celle escomptée ; la maison de la culture est fermée, le chantier de l’église abandonné. Cette politique de l’effacement et de l’oubli vise en premier lieu le commanditaire, Eugène Claudius-Petit dont le nom même est encore parfois tabou dans la cité. Il s’en faut de peu en 1983 pour qu’un gymnase ne soit construit à la place du chantier de l’église coupant le quartier et ôtant au centre civique, pivot entre le centre-ville et Firminy-Vert, sa lisibilité. Mais le projet établi par la municipalité n’avait pas pris en compte l’investissement et l’attachement d’Eugène Claudius-Petit à la ville, à ses idées et au projet de Le Corbusier. Il n’hésite pas à demander au Président de la République, François Mitterrand de classer le site. En 2005, après un arrêt de 30 ans, le chantier à repris et la présence d’Eugène Claudius-Petit n’est pas loin. Enterré à Firminy, sa tombe est orientée de façon à regarder la cité et son fils veille aujourd’hui à la réalisation de l’église avec enthousiasme. L’ensemble du site est aujourd’hui l’objet d’une remise en valeur avec une actuellement volonté de patrimonialisation bien en phase avec la politique de Saint-Etienne Métropole. La mairie actuelle joue cette carte et réhabilite donc peu à peu Eugène Claudius-Petit et c’est son successeur qui est aujourd’hui dénigré.

 

Eugène Claudius-Petit a voulu doter la ville d’un nouveau visage, en faire un modèle et une réalisation réussie de son expérience, des idées auxquelles il adhère. Il a une ambition qui semble dépasser la petite cité mais dont certains aspects se révèlent aujourd’hui. Il y a une volonté certaine de créer un nouveau paysage, un nouveau visage à cette ville, celui de la modernité. Il est frappant de constater l’esprit visionnaire du maire. Aux entrepreneurs qui lui font constater que le coffrage du bas-relief apposé sur le pignon sud de la Maison de la Culture n’est toujours pas fait et qui émettent la possibilité de couler le mur sans, il répond : « Je tiens d’une manière toute particulière à ce que cette sculpture soit faite car sa valeur sera plus tard inestimable surtout dans une ville où il n’existe pas grand chose de cet ordre » (20).

 

L’action globale, le bouleversement du paysage tant réel que mental que promeut Eugène Claudius-Petit à Firminy fait en tout cas écho au discours qu’il avait prononcé lors de l’inauguration de l’unité d'habitation de Marseille : « (…) cette unité d’habitation qui a tant fait parler d’elle, autour de laquelle les hommes ont tant discuté, qui a tant agité de passions, mais qui finalement, précisément peut-être à cause de cela, n’est indifférente à personne » ..., une construction de 1953 à 1956 avec la Thinet et beaucoups d(autres artisans locaux (des artisans du btp qui feront tous, jusqu'à la Métare, pour içi), la 1ere tranche étant l'espaçe Blachon... - 42 LOIRE.

 

Après la seconde guerre mondiale, un immense chantier s'ouvre en France dans le but de loger massivement une population démunie. Jusqu'au milieu des années 1970, cette période dite des « Trente Glorieuses » fut le terrain de nombreuses expérimentations architecturales et urbanistiques, fondées notamment sur les idées émises plus tôt dans le siècle par le Mouvement moderne.

 

Aujourd'hui, ces ensembles bâtis sont au cœur d'une autre actualité, liée à leur adaptation à l'évolution des modes de vie de notre société contemporaine. Cette question qui se posa dès la fin des années 1970 apparaît sous un jour nouveau, avec les premières démolitions dans les années 1980 et, plus récemment, le vaste programme de réhabilitation mis en place dans le cadre de la loi Solidarité et Renouvellement Urbain.

 

Après Les Grands Ensembles. Une histoire qui continue…, ce nouvel ouvrage, fruit de la collaboration entre l'École Nationale Supérieure d'Architecture de Saint-Étienne et l'Université Jean Monnet, apporte un éclairage nouveau sur cet héritage bâti, mettant au jour simultanément la question de son vécu et celle des acteurs engagés dans son édification. En réunissant quinze auteurs spécialistes de ce domaine, il s'agit de regrouper autant de points de vue, pour comprendre la diversité et la complexité des enjeux liés à la postérité de ce bâti. -

 

«St-Etienne, la place des grands ensembles dans l’histoire de l’habitat social français »

 

Saint-Étienne/Beaulieu, au sud-est de l’agglomération, sur le versant sud de la colline de Beaulieu, en forte pente et d’aspect semi-rural, la cité de Beaulieu est mise à l’étude dès 1950. Elle débute en 1953 et comprend 1 221 logements, un groupe scolaire et 35 boutiques. Des parrains prestigieux et l’élite de l’architecture sté- phanoise sont mobilisés pour ce premier grand ensemble local.

 

Tantôt les bâtiments suivent le dessin de la courbe de niveau 600, devenue rue Le Corbusier, tantôt ils s’installent perpendi-culairement à la pente, reliés à la rue par des passerelles ou de grands escaliers. A l’implantation exemplaire des bâtiments répond une maîtrise raffinée du végétal d’accompagnement, décliné selon les modes habituels aux squares urbains, avec une virtuosité étonnante dus aux talents de l’ingénieur des Services techniques de la ville, Jean Marc, associé à l’équipe de concep-tion dès l’origine de l’opération.

 

Le vocabulaire de l’art des jardins s’adapte au grand ensemble : les espaces sont découpés à partir des courbes de niveau et des allées, et caractérisés par un système de haies et de contre-haies (haies étagées doubles ou triples) constituées de troènes com-muns ou dorés, prunus, berbéris et buffets de laurier, et sont plantés d arbres rythmés et colorés (érables négundo et acacias), ou parfois fastigiés (la gamme d’arbres est d’ailleurs peu riche), selon un dessin géométrique et des alternances de couleurs. Ces espaces verts ne sont réalisés qu’à partir de 1964, après avoir été longtemps laissés en prairies fauchées. Cet état de fait, dû au départ à l’étirement des financements des projets d’espaces exté-rieurs, s’inscrivait aussi dans la logique de conception de notre ingénieur, qui pensait « qu’il était nécessaire de laisser vivre un groupe d’habitations avant de planter » – afin de reprendre notamment les chemins tracés par l’usage.

 

Cette réalisation révèle le décalage entre les réflexions et les savoir-faire architecturaux et paysagers et exprime quelques traits caractéristiques de la pratique paysagiste. Le festonnage des haies qui jalonne les espaces extérieurs rejoint celui des collines boca- gères surplombant les bâtiments. Il rappelle le site environnant et inspirera plus tard l’AUA et Alexandre Chemetoff pour la réhabilitation du quartier de Montreynaud.

 

Relevons que, sans l’action concertée des services de la ville et de l’office d’HLM, qui finança entièrement la réalisation des espaces verts, rien n’aurait été fait à cette époque, compte tenu du désintérêt pour cet aspect du projet des principaux responsables du chantier. « D’ailleurs, à cette époque, les architectes ne jouaient pas au paysagiste… ».

   

Beaulieu par son constructeur la Cimaise :" Entre les années 50 et 60, et suite à la seconde guerre mondiale, la municipalité stéphanoise a vu sa population passée d’un peu moins de 180 000 habitants en 1950 à plus de 200 000 habitants dix ans plus tard en 1960. Cette forte augmentation de la population pouvait s’expliquer par le fort taux de natalité de cette époque (baby-boom), mais aussi par l’afflux de travailleurs de la classe ouvrière venus dans la grande cité stéphanoise pour trouver un travail. De ce fait, la construction d’un logement sain pour chaque ouvrier était devenue une priorité absolue pour les élus qui considéraient à raison que cela était une condition vitale dans le cadre de ce grand développement. Pour ce faire, la ville a lancé dans les années 50 une vaste opération de construction de barres d’habitation dans la zone de Beaulieu, destinée à fournir un logement à une population grandissante.

   

Une barre d’habitation innovante

 

A l’époque, avec une majorité d’architectes, les appartements modernes construits possédaient des cloisons lourdes empêchant toute modification interne ainsi que des espaces de renvoi sombres et non ventilés ressemblant à des alcôves.

 

Mais à l’inverse, pour certains architectes précurseurs de la région à l’image d’Yves et Henri Gouyon, la modernité reflétait le gout de la clarté, de l’air, et du soleil, avec de larges horizons. Ainsi, ces derniers donnaient la priorité non pas aux façades qu’ils considéraient comme de simples élévations du plan, mais aux cellules d’habitations et à leur orientation. Dans cette optique, le bâtiment proposé par Henri Gouyon, qui était donc un partisan de l’espace ouvert moderne, supprimait les circulations et profitait de ce gain de place pour aménager de nouveaux espaces de vie communes. De plus, dans ces cellules d’habitations, les architectes ont tirés profit au maximum de la double orientation des appartements (ces derniers étaient traversant) avec par exemple l’accolement de balcons.

 

Conception et réalisation d’un quartier entier

 

Pour le projet de Beaulieu, l’on confia la conception ainsi que la réalisation des interventions aux agences Henri et Yves Gouyon puis Yves Gouyon et associés. Ainsi, dés le milieu des années 50, des études concernant Beaulieu II – La Marandinière furent conduites, suivis de la construction du bâtiment entre 1957 et 1959. S’en suivit Beaulieu III – Montchovet entre 1962 et 1964, surnommé la « Muraille de Chine », qui comprenait entre autres, une barre de type HLM haute de 10 à 17 mètres et longue de 270 mètres, avec 560 logements. Suites à ces constructions, l’urbanisation des vallées et collines du sud-est de Saint-Etienne continua jusque dans les années 70 avec les séries de la Métare I, II, et III. Au total, ce sont plus de 8 000 logements, pour l’essentiel de type HLM, qui ont été construits durant cette période.

 

Ces constructions ont également contribué à la création du parc de l’Europe et d’un boulevard circulaire qui servait de jonction entre les différents édifices et le centre-ville de la cité stéphanoise.

 

Ce film de commande a pour but de présenter les récentes réalisations des HLM en France. Comment faire face à la crise du logement en 1958 ? Sous forme d'une petite fiction, le propos est illustré par un jeune couple dont les activités illustrent de manière emblématique le problème de la pénurie de logement. Françoise assistante sociale ne peut se résoudre à cet état de fait...

 

Année : 1958 réalisation : Jean-Claude Sée, musique : Georges Van Parys.

 

Film présenté lors de l'exposition au Jeu de Paume "Photographies à l'œuvre, la reconstruction des villes françaises (1945-1958) " du 27/11/2011 au 20/05/2012 Château de Tours 25 avenue Malraux, 37000 Tours

 

Tous les films du fonds ancien, sont regroupés sur la Cinémathèque METL

 

www.dailymotion.com/group/fonds-ancien

 

Consulter la playlist des films du fonds ancien classés par dates

 

www.dailymotion.com/playlist/x34ije_territoiresgouv_cinem...

 

- Panorama de la reconstruction de la France dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, ce film de commande évoque les villes et villages français détruits puis reconstruits dans un style respectant la tradition : Saint-Malo, Gien, Thionville, Ammerschwihr, etc. ainsi que la reconstruction en rupture avec l'architecture traditionnelle à Châtenay-Malabry, Arles, Saint Étienne, Évreux, Chambéry, Villeneuve-Saint-Georges, Abbeville, Le Havre, Marseille, Boulogne-sur-Mer, Dunkerque.

 

Le documentaire explique par exemple la manière dont a été réalisée la reconstruction de Saint-Malo à l'intérieur des rempart de la vieille ville : "c'est la fidélité à l'histoire et la force du souvenir qui a guidé l'architecte". Dans le même esprit à Gien, au trois quart détruite en 1940, seul le château construit en 1494 pour Anne de Beaujeu, fille aînée de Louis XI, fut épargné par les bombardements. La ville fut reconstruite dans le style des rares immeubles restant. Gien est relevé de ses ruines et le nouvel ensemble harmonieux est appelé « Joyau de la Reconstruction française ».

 

Dans un deuxième temps est abordé le chapitre de la construction des cités et des grands ensembles, de l’architecture du renouveau qualifiée de "grandiose incontestablement". S’il est précisé "on peut aimer ou de ne pas aimer ce style", l’emporte au final l’argument suivant : les grands ensembles, c'est la campagne à la ville, un urbanisme plus aéré, plus vert."

   

Année : 1956

 

Production : les films Caravelle

 

Réalisateur : Jack Pinoteau (connu pour être le metteur en scène du film Le Triporteur 1957 qui fit découvrir Darry Cowl)

 

Scénario Alain Allioux

 

Musique : Henri Verdun

 

Images : Albert Militon

 

Montage : Edouard Berne

   

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mémoire2cité - offrir une nouvelle « manière d’habiter » député de la circonscription et Ministre de la reconstruction et de l’Urbanisme de 1948 à 1952, qu’une négation de l’urbanisme, une cité industrieuse où la désagrégation du principal matériel de construction, le grès houiller, « donnait aux façades , à l’ensemble des objets et même des gens une teinte grisâtre et triste » (3) et pour laquelle il fait ce constat : « Partout où le regard se posait, l’indispensable effort apparaissait avec la même urgence : les travaux utiles n’avaient pas été faits en leur temps et leur ampleur ne manquait pas d’impressionner » (4).

 

En avril 1953, il se présente aux élections municipales dans un contexte politique local confus qui lui est favorable car la gauche est divisée. Son programme électoral axé sur le logement et l’éducation pour tous plaît même s’il envisage des augmentations d’impôts. Il convient donc d’envisager l’action de Claudius-Petit à Firminy, de se demander quelles relations ses concitoyens ont tissées avec lui et au-delà avec sa mémoire, de mesurer son empreinte.

 

Dès son arrivée, il met en place les structures pour agir : en 1954 un service communal du logement et une association Propagande et Actions contre les taudis sont créés. Parallèlement, souhaitant avoir une maîtrise d’ouvrage pleine et entière il devient président de l’Office HLM municipal. Il aspire à mettre en place l’idée énoncée lors du congrès de l’Unitec (Union des Ingénieurs et des Techniciens Combattants) auquel il a assisté en 1944 : l’habitation peut et doit devenir un service public. Rapidement il réunit autour d’un plan de la ville des architectes rencontrés lors de cette manifestation : Marcel Roux et André Sive. Il apprécie particulièrement de travailler avec eux mais, ami de Le Corbusier, il voudrait offrir à celui-ci un lieu pour une réalisation vaste, globale et libre de ses idées. Il est en effet convaincu de la justesse de l’architecture moderne et en 1952 il a inauguré l’unité d’habitation de Marseille en ces mots :

 

« C’est, au milieu de toute une série d’immeubles expérimentaux que l’Etat a lancée dans les années qui ont suivi la libération, vraisemblablement la seule qui mérite pleinement et totalement son nom d’expérience : la conception de l’immeuble en lui-même, la conception du logement, l’équipement du logement et j’allais presque dire jusqu’à la manière d’habiter »Or c’est justement une nouvelle manière d’habiter que le maire cherche à instaurer. En 1956, l’état de la ville reste désastreux @ Firminy et St-Etienne et tous le Gier , toute l'Ondaine, tout le 42 la Loire le Forez. Eugène Claudius-Petit souhaite la faire visiter au président de la Haute-Autorité du Charbon et de l’Acier, commission de laquelle il a obtenu une aide substantielle deux ans auparavant pour la modernisation des ateliers et forges de la Loire employeur de plusieurs milliers de personnes dans l’agglomération stéphanoise. Il prévient Delouvrier que parcourir Firminy c’est « suivre (…) [un périple] au milieu d’un habitat qu’on ne sait plus comment nommer et qui constitue l’essentiel de la ville (…) ». Dans cette lettre Claudius-Petit expose aussi une partie de son programme en ajoutant :

 

« (…) il me paraît beaucoup plus facile d’assurer correctement le financement des prolongements du logis, des abords des immeubles, de l’environnement (…), salles de réunion (…), maison des jeunes c’est à dire ce qui rend la vie plus aimable et les relations plus humaines en un mot tout ce qui manifeste d’une manière tangible la solidarité d’une communauté (…) ces équipements que notre pauvre pays bêtement utilitaire, considère comme un luxe alors qu’ils sont l’indispensable dans une société qui se veut en progrès ; l’ennui c’est qu’elle croit l’être ! » .

 

Eugène Claudius-Petit reste fidèle aux grands principes sur lesquels a reposé son action au Ministère de la Reconstruction et de l’urbanisme : il est donc clair pour lui qu’il faut œuvrer dans deux directions : reconstruire la ville sur elle-même, en son centre en éradiquant les taudis, et construire un nouveau quartier, par le biais d'une opération du secteur industrialisé, d'environ mille logements HLM. Sa participation à une opération de ce type à Saint-Etienne (Beaulieu-le-Rond-Point) lui facilite la tâche car un collectif d'entreprises et d'architectes est déjà constitué et prêt à renouveler l'expérience. Son objectif est donc d’appliquer à une ville moyenne, à échelle humaine les grands principes qu’il a prônés étant ministre. Firminy peut donc être envisagée comme un modèle qu’Eugène Claudius-Petit souhaite voir s’accomplir. Mais comme il l’écrit, « au plan local, on n’a pas le droit de se tromper, au plan national, on peut raconter n’importe quoi, ça s’arrange » (7). Il a beaucoup d’ambition pour cette ville et a la volonté clairement affirmée de changer le logement et par lui la ville et ainsi peut-être la vie de ses administrés.

 

Eugène Claudius-Petit profite de sa position d’ancien ministre pour faire avancer les dossiers de Firminy dans les différents ministères. Ainsi, dès septembre 1953, il présente ses projets au ministre de la Reconstruction et demande également un spécialiste de l'habitat défectueux pour évaluer les besoins dans le détail. Surtout il connaît très bien les dossiers, les financements possibles, les emprunts et les subventions susceptibles d'être accordés et son expérience offre à son action efficacité et rapidité. En effet les premières réalisations sortent de terre. Un premier immeuble de relogement s'élève déjà, tandis qu'au centre de la ville un terrain acquis par la municipalité précédente permet de construire une centaine de logements, des boutiques, une école et un bâtiment regroupant deux administrations. Le programme des constructions scolaires est frappant par son ampleur tant la ville est sous-équipée. Outre la rénovation des collèges et la construction d'un internat, le maire tient à doter la ville d'écoles maternelles et primaires de qualité, disséminées dans la ville, au centre comme dans le nouveau quartier. Par souci d'efficacité, il envisage de grouper ces chantiers et d'en faire des prototypes mis à l'étude par Sive et Roux.

 

En mai 1954, un plan d'urbanisme directeur est à l'étude. L'urbaniste Charles Delfante, diligenté par le MRU, a été choisi par Claudius-Petit. Son travail est à la hauteur de la tâche : de grande ampleur. La ville a été analysée par une équipe pluridisciplinaire de géographes, démographes, sociologues et géologues. Eugène Claudius-Petit, Sive et Roux avaient déjà réfléchi à quelques options que Charles Delfante reprend comme le déplacement vers la périphérie de la route nationale 88 (traversant la cité pour relier Saint-Étienne au Puy-en-Velay) et des usines installées au cœur de la ville. La délimitation des îlots insalubres par les enquêteurs du ministère constitue une autre donnée, divisant le centre ville en secteurs à rénover, mais aussi à acquérir. Enfin, après une discrète visite de Le Corbusier les 20 et 21 juin 1954, Delfante prend acte du site choisi pour développer le nouveau quartier puis se lance dans un vaste travail de synthèse. Situé au sud-sud-ouest, cet espace a été quasiment laissé libre de toute construction du fait de sa longue exploitation minière ; en son centre se trouve une carrière devenue décharge entourée d'un cirque naturel de collines.

 

Le maire est persuadé « qu’un pays qui reconstruit dans les formes du passé est un pays qui démissionne » (8). S’il veut renouveler la ville, il souhaite aussi construire une nouvelle organisation de la société et réactiver l’engagement de ses administrés. Il décide donc d’impliquer la population dans le projet afin que la greffe prenne car il est persuadé, comme il l’écrit à Maurice Thorez en 1946 « des difficultés que rencontrent les défenseurs des idées nouvelles d’urbanisme auprès de ceux qui pourtant, étaient les bénéficiaires de ces idées ; je veux parler des travailleurs, qui, mal informés, se dressent quelquefois contre les méthodes nouvelles de construction » .

 

A l'automne 1954, l'avant-projet du plan d'aménagement et d'urbanisme de la ville établi par Charles Delfante est pris en considération par le conseil municipal et il est parallèlement présenté aux habitants. Le 18 janvier 1955, il est examiné à Paris par le Comité national d'urbanisme où il reçoit un bon accueil. Ce projet cohérent, bientôt nommé Firminy-Vert, est volontairement emblématique du profond changement en cours pour extirper « Firminy-la-Noire ». Le maire a souhaité un projet global pour la cité, une nouvelle ville dans la ville. Il veut « opposer la ville fonctionnaliste à la ville industrielle, la ville de la modernité à la ville de la révolution industrielle ». Il entend en effet « bâtir la ville de l’hygiène, la ville de la lumière par rapport à la ville de l’ombre », bâtir aussi la ville des hommes et non plus celle de l’industrie .

 

Le nouveau quartier est désormais bien défini. Chiffrée à mille logements, l'opération du secteur industrialisé se compose exclusivement d'HLM de normes ordinaires, obtenues par le maire, malgré la nouvelle politique du ministère de la Reconstruction et du Logement qui privilégie les logements « à normes réduites » et délaisse le secteur industrialisé. S'y adjoint cependant un programme de cent logements dit Million, de moindre qualité.

 

Les architectes-urbanistes présentent un projet original avec de nombreux bâtiments aux formes diverses mais s’intégrant véritablement dans un schéma d’urbanisme réfléchi et volontaire. Une grande surface est allouée aux espaces verts, les piétons ne rencontrent que très rarement les rues et la circulation interne privilégie leurs déplacements. La répartition des types de logements s'échelonne du studio au F6, évitant ainsi toute ségrégation. Le plan prévoit un aménagement paysager et des plantations nouvelles respectant la végétation existante. Huit bâtiments bas de quatre étages s'adossent à la pente dans une composition axée sur un cours piétonnier et étagée de la Corniche aux abords du futur stade. Quatre autres immeubles bas se mêlent aux précédents, mais s'appuient, eux, contre la pente. Deux autres, une tour et un bâtiment haut de 17 étages chacun, placés au point le plus bas, se distinguent par leur hauteur et leur forme. On remarque aujourd’hui surtout la Tour Sive aux multiples facettes ouvertes sur l’extérieur. Deux groupes scolaires et deux centres commerciaux, répartis en haut et en bas de la colline, sont prévus dans une deuxième tranche de travaux. Eugène Claudius-Petit s’intéresse à tout ce qui va changer la manière d’habiter cette ville, ce quartier et ce de l’école maternelle au cimetière puisqu’il demande à Robert Auzelle, spécialiste du cimetière paysager, de réfléchir à un aménagement et à une extension du cimetière. Il donne son avis sur tout, du gros œuvre au mobilier, et tient à réaliser une opération à la fois exemplaire et remarquable ; il négocie ainsi avec EDF pour que soient enterrés les différents circuits électriques, il s’intéresse au chauffage urbain, système alors peu répandu, étudie le concept et fait voter son installation pour le nouveau quartier dans un objectif de confort, de service mais aussi de contrôle des fumées, nuisances rappelant trop Firminy-noir. Alimenté par le charbon de médiocre qualité qui n'intéresse pas les houillères, cet équipement va limiter la pollution atmosphérique et préserver la blancheur des futurs édifices.

 

Le maire veut changer sa ville et peut-être au-delà, en faire un exemple, le lieu d’une expérience très particulière. Dans le livret édité par les services municipaux, on rappelle aux nouveaux habitants de Firminy-Vert certaines règles de vie en commun ainsi que certaines spécificités du logement qu’ils ont « la chance » d’habiter.

 

Des conseils d’aménagements sont donnés. Le maire rejoint par sa volonté une des idées fortes de Le Corbusier : la fusion et la coexistence parfaite entre trois grandes activités de l’homme : le travail, la vie culturelle et les loisirs sportifs auxquelles ici s’ajoute la vie spirituelle.

 

En effet, début 1955, le maire veut confier un « stade des loisirs » et une maison des jeunes à Le Corbusier. Claudius-Petit pressent que l'architecte n'effraie plus ses concitoyens, les inaugurations récentes de Rezé et de Ronchamp ayant fait oublier la polémique entourant la « maison du fada ». Depuis sa visite de juin 1954, Le Corbusier a envisagé de placer le stade dans l'ancienne carrière ; il reprend cette première idée à l'été 1955 et projette d'y associer la maison des jeunes. L'ensemble réunit sports, culture et nature, et assure le lien entre la ville ancienne et Firminy-Vert. Ainsi se construisent peu à peu 1000 logements, deux écoles, un centre social ainsi qu’une maison de la culture. Elle est, comme ses consœurs, issue d’un mouvement lié notamment à la décentralisation culturelle prônée par Jean Dasté qu’Eugène Claudius-Petit rencontre plusieurs fois en 1956-1957. Elle est inaugurée le 18 septembre 1965 soit une dizaine d’années après la commande et un mois après la mort de son concepteur. Elle présente une architecture originale et une toiture unique « supportée par des câbles reliés aux deux façades latérales et sur lesquelles sont posés des panneaux de béton cellulaire revêtus d’une membrane d’étanchéité » (11). Ce système de câbles, très esthétique, a l’inconvénient d’être tributaire du poids exercé sur les dalles. Il fallait que le maire croit en cette architecture pour en accepter la construction alors que l’entrepreneur et le bureau technique s’y opposent car « les techniciens sont d’accord pour dire que l’étanchéité parfaite de la toiture ne pourrait être assurée » (12) . Eugène Claudius-Petit, ébéniste dans l’âme s’intéresse aux moindres détails et accorde une très grande importance au mobilier. Après la mort de Le Corbusier, il demande donc à Pierre Guariche, un architecte parisien de s’occuper de l’ameublement de la maison. Celui-ci semble suivre en partie les croquis laissés par Le Corbusier. Le gouvernement cherche par le biais du logement social, à revitaliser l’idéal républicain et faire entrer le maximum de personnes dans ce consensus. Le logement social fait partie intégrante de l’aménagement du territoire naissant dont Claudius-Petit fut un des promoteurs. Il peut être envisagé comme l’instrument d’un traitement républicain c’est-à-dire égalitaire du territoire : après le remembrement agricole (premier Plan) devait venir le temps du remembrement urbain (13). Mais les politiques souhaitent aussi faire entrer les Français dans une nouvelle ère, faite de croissance et de modernité. A l’échelle de la cité, Firminy-Vert se devait d’être le symbole de cette modernité et de ce volontarisme politique dans une région où la crise se faisait jour. Dans le second Plan (appliqué à partir de 1954) le logement social est inscrit comme un objectif prioritaire de modernisation du pays. Il devait, après les matières premières stratégiques et l’agriculture, être modernisé c’est-à-dire que la productivité de la construction devait être améliorée.

   

Claudius-Petit inclue donc la reconstruction urbaine dans une politique plus globale : à l’amont, l’aménagement du territoire et à l’aval l’abaissement des coûts de construction. Ces deux pôles sont bien liés dans une de ses notes personnelles : « L’aménagement du territoire n’est que technocratie si la rentabilité est seulement considérée ; il n’est qu’illusion et romantisme si la rentabilité est complètement méconnue ; c’est l’homme qui commande sa vie, ses besoins » (14).

   

La rentabilité exigeait un abaissement des coûts des travaux de bâtiment possible grâce à l’industrialisation du bâtiment c’est à dire le passage de la construction traditionnelle à l’utilisation d’éléments préfabriqués voire standards mais agencés de différentes manières. Et c’est notamment ce qu’espère mettre en place Claudius-Petit lorsqu’il fait de nouveau appel à Le Corbusier pour pallier les problèmes de logements présents encore à la fin des années 1950.

 

En effet, malgré les nouvelles constructions, la commune n’arrive pas à répondre à la pénurie de logements. Ainsi, 1100 demandes sont enregistrées en 1959 à l’Office Municipal d’HLM. Cette même année, le maire contacte Le Corbusier qui répond par l’unité d’habitation. Elle s’intègre à un plan d’extension de Firminy-Vert prévoyant la construction de 3500 logements et de leurs équipements scolaires, commerciaux, sportifs. Trois unités d’habitation de grandeur conforme sont alors envisagées. Le permis de construire de la première est délivré le 18 septembre 1964 ; Il prévoit 414 logements contre 337 à Marseille répartis en six grands types standardisés par l’utilisation du Modulor, le tout pour une surface de 27 859 m². La première spécificité de cette unité par rapport à ses consœurs est son mode de financement unique, celui des crédits de type HLM. Ceci conduit à des choix draconiens. La rue commerçante, les garages, les équipements annexes sont supprimés ; de même l’isolation phonique est très inférieure à celle de la Cité radieuse notamment, l’isolation thermique est rudimentaire… Le jour de l’inauguration de la Maison de la Culture, Le Corbusier pose avec Eugène Claudius-Petit la première pierre. A la mort de l’architecte, on fait appel à André Wogenscky pour assurer l’achèvement de l’édifice. Claudius-Petit insiste sur les fonctions sociales de l’unité d’habitation ; il l’avait déjà fait pour les autres bâtiments dans lesquels des aménagements à usage collectif sont insérés : la laverie automatique a ainsi fait la une de France-Soir. Mais là il insiste encore davantage : vingt-sept locaux collectifs sont prévus et c’est surtout l’ampleur de l’espace réservé à l’école maternelle, les trois derniers niveaux, qui impressionne. Le maire insiste aussi auprès de l’Education Nationale pour obtenir la nomination de personnels motivés. La lutte pour la non-fermeture de l’école ces dernières années et le combat aujourd’hui mené pour sa réouverture sont des moments très particuliers dans l’histoire de l’unité d’habitation.

 

Dès les premières années les habitants se divisent en deux clans : les mécontents et les militants. Parmi ces derniers certains ont eu un « coup de cœur » et sont parfois restés jusqu’à aujourd’hui. « Le contexte historique et culturel de l’après 1968 joue […] son rôle ; Il fournit de façon inattendue une population en partie « engagée » , dont le projet se coule parfaitement dans le cadre de l’ « utopie construite » de l’unité » (15) . A Firminy, si le cheminement pédestre est possible à l’échelle de cette portion de territoire urbain que constitue le quartier, l’automobile est souvent nécessaire pour se rendre au travail. C’est une des grandes critiques qui perdure depuis les premières années d’existence du projet à aujourd’hui. Si une grande part de la vie y est possible avec des commerces, des écoles, une maison de la culture… à proximité, les emplois sont peu nombreux aux abords immédiats. Dès les premières années de peuplement, le quartier divise ainsi ses habitants. Les détracteurs, souvent issus de Firminy, critiquent l’éloignement du centre ville et la disposition peu commune des appartements. Les enthousiastes, jeunes souvent, venus de toute l’agglomération stéphanoise et généralement motorisés trouvent un « terrain favorable aux expériences politiques, sociales, collectives et personnelles qui doivent « changer la vie » (16). A Firminy, comme ailleurs, le vide historiographique engendre l’enracinement d’idées préconçues, d’oppositions formelles souvent plus politiques et conjoncturelles que réfléchies et argumentées. Elles sont doublées d’évaluations partiales et partielles qui sont portées à leur encontre par des anciens habitants ou des habitants actuels. Ces derniers diffusent dans leurs récits écrits ou oraux une image idyllique ou au contraire cauchemardesque de ces logements, qui, là encore, est en bonne partie informée par leur situation actuelle.

 

Certains habitants ne quitteraient ce quartier pour rien au monde, leurs déménagements n’ont fait que suivre leurs évolution familiales passant d’un appartement à l’autre souvent dans le même bâtiment. Pour beaucoup en effet, Firminy fut au départ comme la révélation de ce que le maire recherchait, une nouvelle manière d’habiter. Certains parlent toujours de leur découverte de l’eau courante, de la cuisine équipée voire ouverte sur la pièce principale, de la beauté des façades recouvertes de panneaux de verre et de bois… Mais ce que les adeptes mentionnent par dessus tout, c’est la vie sociale du quartier, les enfants qui grandissent ensemble, la convivialité qu’ils ne pensent pas retrouver ailleurs. A Firminy comme ce fut le cas en de nombreux autres lieux, cette innovation urbaine fut critiquée et ce, très rapidement. Elle cristallisa les oppositions, les clivages d’une société en crise. Certains firent de ce quartier leur cheval de bataille, le présentant comme une erreur pour cette cité et cherchant à tout prix à en gommer les traces. Pourtant, ici comme ailleurs, il ne faut pas chercher à isoler ce quartier, à l’envisager comme un phénomène étranger à son contexte géographique et historique mais bien plutôt l’appréhender comme un « mode d’habitat inséré dans la logique des évolutions sociales et des politiques publiques » (17) à plus ou moins long terme.

 

Tous les habitants n’adhèrent donc pas et les oppositions perdurent, se cristallisent. D’ailleurs dans sa majorité même, Eugène Claudius-Petit ne fait pas l’unanimité. Fort de son expérience, il est sûr des pistes à suivre et dès 1956, son équipe lui fait sentir qu’il est peut-être trop décideur. Ainsi en décembre 1956 la situation est si difficile que dans un de ses courriers, le maire n’hésite pas à dire « le jour où Budapest reprend la lutte notre majorité limitée se divise sous les yeux amusés des communistes » (18). La situation ne semble pas s’améliorer puisque que quelques mois plus tard, Eugène Claudius-Petit doit écrire à son 1er adjoint qui refuse de le voir.

 

L’ensemble urbain devient plus que jamais objet politique en 1971 lors du changement d’équipe municipale et l’arrivée du communiste Théo Vial-Massat qui a d’ailleurs probablement trouvé un soutien chez les commerçants et petits propriétaires du centre-ville. Claudius-Petit essaye de montrer les changements dans son dernier bulletin municipal (19) mais le nouveau maire inscrit Firminy-Vert et le complexe Le Corbusier comme néfastes. Le projet de deux unités d’habitation supplémentaires est stoppé car la croissance de la population ne s’avérait plus celle escomptée ; la maison de la culture est fermée, le chantier de l’église abandonné. Cette politique de l’effacement et de l’oubli vise en premier lieu le commanditaire, Eugène Claudius-Petit dont le nom même est encore parfois tabou dans la cité. Il s’en faut de peu en 1983 pour qu’un gymnase ne soit construit à la place du chantier de l’église coupant le quartier et ôtant au centre civique, pivot entre le centre-ville et Firminy-Vert, sa lisibilité. Mais le projet établi par la municipalité n’avait pas pris en compte l’investissement et l’attachement d’Eugène Claudius-Petit à la ville, à ses idées et au projet de Le Corbusier. Il n’hésite pas à demander au Président de la République, François Mitterrand de classer le site. En 2005, après un arrêt de 30 ans, le chantier à repris et la présence d’Eugène Claudius-Petit n’est pas loin. Enterré à Firminy, sa tombe est orientée de façon à regarder la cité et son fils veille aujourd’hui à la réalisation de l’église avec enthousiasme. L’ensemble du site est aujourd’hui l’objet d’une remise en valeur avec une actuellement volonté de patrimonialisation bien en phase avec la politique de Saint-Etienne Métropole. La mairie actuelle joue cette carte et réhabilite donc peu à peu Eugène Claudius-Petit et c’est son successeur qui est aujourd’hui dénigré.

 

Eugène Claudius-Petit a voulu doter la ville d’un nouveau visage, en faire un modèle et une réalisation réussie de son expérience, des idées auxquelles il adhère. Il a une ambition qui semble dépasser la petite cité mais dont certains aspects se révèlent aujourd’hui. Il y a une volonté certaine de créer un nouveau paysage, un nouveau visage à cette ville, celui de la modernité. Il est frappant de constater l’esprit visionnaire du maire. Aux entrepreneurs qui lui font constater que le coffrage du bas-relief apposé sur le pignon sud de la Maison de la Culture n’est toujours pas fait et qui émettent la possibilité de couler le mur sans, il répond : « Je tiens d’une manière toute particulière à ce que cette sculpture soit faite car sa valeur sera plus tard inestimable surtout dans une ville où il n’existe pas grand chose de cet ordre » (20).

 

L’action globale, le bouleversement du paysage tant réel que mental que promeut Eugène Claudius-Petit à Firminy fait en tout cas écho au discours qu’il avait prononcé lors de l’inauguration de l’unité d'habitation de Marseille : « (…) cette unité d’habitation qui a tant fait parler d’elle, autour de laquelle les hommes ont tant discuté, qui a tant agité de passions, mais qui finalement, précisément peut-être à cause de cela, n’est indifférente à personne » ..., une construction de 1953 à 1956 avec la Thinet et beaucoups d(autres artisans locaux (des artisans du btp qui feront tous, jusqu'à la Métare, pour içi), la 1ere tranche étant l'espaçe Blachon... - 42 LOIRE.

 

Après la seconde guerre mondiale, un immense chantier s'ouvre en France dans le but de loger massivement une population démunie. Jusqu'au milieu des années 1970, cette période dite des « Trente Glorieuses » fut le terrain de nombreuses expérimentations architecturales et urbanistiques, fondées notamment sur les idées émises plus tôt dans le siècle par le Mouvement moderne.

 

Aujourd'hui, ces ensembles bâtis sont au cœur d'une autre actualité, liée à leur adaptation à l'évolution des modes de vie de notre société contemporaine. Cette question qui se posa dès la fin des années 1970 apparaît sous un jour nouveau, avec les premières démolitions dans les années 1980 et, plus récemment, le vaste programme de réhabilitation mis en place dans le cadre de la loi Solidarité et Renouvellement Urbain.

 

Après Les Grands Ensembles. Une histoire qui continue…, ce nouvel ouvrage, fruit de la collaboration entre l'École Nationale Supérieure d'Architecture de Saint-Étienne et l'Université Jean Monnet, apporte un éclairage nouveau sur cet héritage bâti, mettant au jour simultanément la question de son vécu et celle des acteurs engagés dans son édification. En réunissant quinze auteurs spécialistes de ce domaine, il s'agit de regrouper autant de points de vue, pour comprendre la diversité et la complexité des enjeux liés à la postérité de ce bâti. -

 

«St-Etienne, la place des grands ensembles dans l’histoire de l’habitat social français »

 

Saint-Étienne/Beaulieu, au sud-est de l’agglomération, sur le versant sud de la colline de Beaulieu, en forte pente et d’aspect semi-rural, la cité de Beaulieu est mise à l’étude dès 1950. Elle débute en 1953 et comprend 1 221 logements, un groupe scolaire et 35 boutiques. Des parrains prestigieux et l’élite de l’architecture sté- phanoise sont mobilisés pour ce premier grand ensemble local.

 

Tantôt les bâtiments suivent le dessin de la courbe de niveau 600, devenue rue Le Corbusier, tantôt ils s’installent perpendi-culairement à la pente, reliés à la rue par des passerelles ou de grands escaliers. A l’implantation exemplaire des bâtiments répond une maîtrise raffinée du végétal d’accompagnement, décliné selon les modes habituels aux squares urbains, avec une virtuosité étonnante dus aux talents de l’ingénieur des Services techniques de la ville, Jean Marc, associé à l’équipe de concep-tion dès l’origine de l’opération.

 

Le vocabulaire de l’art des jardins s’adapte au grand ensemble : les espaces sont découpés à partir des courbes de niveau et des allées, et caractérisés par un système de haies et de contre-haies (haies étagées doubles ou triples) constituées de troènes com-muns ou dorés, prunus, berbéris et buffets de laurier, et sont plantés d arbres rythmés et colorés (érables négundo et acacias), ou parfois fastigiés (la gamme d’arbres est d’ailleurs peu riche), selon un dessin géométrique et des alternances de couleurs. Ces espaces verts ne sont réalisés qu’à partir de 1964, après avoir été longtemps laissés en prairies fauchées. Cet état de fait, dû au départ à l’étirement des financements des projets d’espaces exté-rieurs, s’inscrivait aussi dans la logique de conception de notre ingénieur, qui pensait « qu’il était nécessaire de laisser vivre un groupe d’habitations avant de planter » – afin de reprendre notamment les chemins tracés par l’usage.

 

Cette réalisation révèle le décalage entre les réflexions et les savoir-faire architecturaux et paysagers et exprime quelques traits caractéristiques de la pratique paysagiste. Le festonnage des haies qui jalonne les espaces extérieurs rejoint celui des collines boca- gères surplombant les bâtiments. Il rappelle le site environnant et inspirera plus tard l’AUA et Alexandre Chemetoff pour la réhabilitation du quartier de Montreynaud.

 

Relevons que, sans l’action concertée des services de la ville et de l’office d’HLM, qui finança entièrement la réalisation des espaces verts, rien n’aurait été fait à cette époque, compte tenu du désintérêt pour cet aspect du projet des principaux responsables du chantier. « D’ailleurs, à cette époque, les architectes ne jouaient pas au paysagiste… ».

   

Beaulieu par son constructeur la Cimaise :" Entre les années 50 et 60, et suite à la seconde guerre mondiale, la municipalité stéphanoise a vu sa population passée d’un peu moins de 180 000 habitants en 1950 à plus de 200 000 habitants dix ans plus tard en 1960. Cette forte augmentation de la population pouvait s’expliquer par le fort taux de natalité de cette époque (baby-boom), mais aussi par l’afflux de travailleurs de la classe ouvrière venus dans la grande cité stéphanoise pour trouver un travail. De ce fait, la construction d’un logement sain pour chaque ouvrier était devenue une priorité absolue pour les élus qui considéraient à raison que cela était une condition vitale dans le cadre de ce grand développement. Pour ce faire, la ville a lancé dans les années 50 une vaste opération de construction de barres d’habitation dans la zone de Beaulieu, destinée à fournir un logement à une population grandissante.

   

Une barre d’habitation innovante

 

A l’époque, avec une majorité d’architectes, les appartements modernes construits possédaient des cloisons lourdes empêchant toute modification interne ainsi que des espaces de renvoi sombres et non ventilés ressemblant à des alcôves.

 

Mais à l’inverse, pour certains architectes précurseurs de la région à l’image d’Yves et Henri Gouyon, la modernité reflétait le gout de la clarté, de l’air, et du soleil, avec de larges horizons. Ainsi, ces derniers donnaient la priorité non pas aux façades qu’ils considéraient comme de simples élévations du plan, mais aux cellules d’habitations et à leur orientation. Dans cette optique, le bâtiment proposé par Henri Gouyon, qui était donc un partisan de l’espace ouvert moderne, supprimait les circulations et profitait de ce gain de place pour aménager de nouveaux espaces de vie communes. De plus, dans ces cellules d’habitations, les architectes ont tirés profit au maximum de la double orientation des appartements (ces derniers étaient traversant) avec par exemple l’accolement de balcons.

 

Conception et réalisation d’un quartier entier

 

Pour le projet de Beaulieu, l’on confia la conception ainsi que la réalisation des interventions aux agences Henri et Yves Gouyon puis Yves Gouyon et associés. Ainsi, dés le milieu des années 50, des études concernant Beaulieu II – La Marandinière furent conduites, suivis de la construction du bâtiment entre 1957 et 1959. S’en suivit Beaulieu III – Montchovet entre 1962 et 1964, surnommé la « Muraille de Chine », qui comprenait entre autres, une barre de type HLM haute de 10 à 17 mètres et longue de 270 mètres, avec 560 logements. Suites à ces constructions, l’urbanisation des vallées et collines du sud-est de Saint-Etienne continua jusque dans les années 70 avec les séries de la Métare I, II, et III. Au total, ce sont plus de 8 000 logements, pour l’essentiel de type HLM, qui ont été construits durant cette période.

 

Ces constructions ont également contribué à la création du parc de l’Europe et d’un boulevard circulaire qui servait de jonction entre les différents édifices et le centre-ville de la cité stéphanoise.

 

Ce film de commande a pour but de présenter les récentes réalisations des HLM en France. Comment faire face à la crise du logement en 1958 ? Sous forme d'une petite fiction, le propos est illustré par un jeune couple dont les activités illustrent de manière emblématique le problème de la pénurie de logement. Françoise assistante sociale ne peut se résoudre à cet état de fait...

 

Année : 1958 réalisation : Jean-Claude Sée, musique : Georges Van Parys.

 

Film présenté lors de l'exposition au Jeu de Paume "Photographies à l'œuvre, la reconstruction des villes françaises (1945-1958) " du 27/11/2011 au 20/05/2012 Château de Tours 25 avenue Malraux, 37000 Tours

 

Tous les films du fonds ancien, sont regroupés sur la Cinémathèque METL

 

www.dailymotion.com/group/fonds-ancien

 

Consulter la playlist des films du fonds ancien classés par dates

 

www.dailymotion.com/playlist/x34ije_territoiresgouv_cinem...

 

- Panorama de la reconstruction de la France dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, ce film de commande évoque les villes et villages français détruits puis reconstruits dans un style respectant la tradition : Saint-Malo, Gien, Thionville, Ammerschwihr, etc. ainsi que la reconstruction en rupture avec l'architecture traditionnelle à Châtenay-Malabry, Arles, Saint Étienne, Évreux, Chambéry, Villeneuve-Saint-Georges, Abbeville, Le Havre, Marseille, Boulogne-sur-Mer, Dunkerque.

 

Le documentaire explique par exemple la manière dont a été réalisée la reconstruction de Saint-Malo à l'intérieur des rempart de la vieille ville : "c'est la fidélité à l'histoire et la force du souvenir qui a guidé l'architecte". Dans le même esprit à Gien, au trois quart détruite en 1940, seul le château construit en 1494 pour Anne de Beaujeu, fille aînée de Louis XI, fut épargné par les bombardements. La ville fut reconstruite dans le style des rares immeubles restant. Gien est relevé de ses ruines et le nouvel ensemble harmonieux est appelé « Joyau de la Reconstruction française ».

 

Dans un deuxième temps est abordé le chapitre de la construction des cités et des grands ensembles, de l’architecture du renouveau qualifiée de "grandiose incontestablement". S’il est précisé "on peut aimer ou de ne pas aimer ce style", l’emporte au final l’argument suivant : les grands ensembles, c'est la campagne à la ville, un urbanisme plus aéré, plus vert."

   

Année : 1956

 

Production : les films Caravelle

 

Réalisateur : Jack Pinoteau (connu pour être le metteur en scène du film Le Triporteur 1957 qui fit découvrir Darry Cowl)

 

Scénario Alain Allioux

 

Musique : Henri Verdun

 

Images : Albert Militon

 

Montage : Edouard Berne

   

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Canon 450D Objetivo: EF-S18-55mm f/3.5-5.6 IS

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Historia del Convento de las Cuevas, San Jerónimo de Guisando 1375:

 

“Convento de las Cuevas, San Jerónimo de Guisando, 1375”: así reza una lápida a la entrada de unas dependencias que, por las trazas, no han oído misa desde las desamortizaciones. El templo, destechado; el claustro, selvático: sólo la yedra habita allí donde Felipe II pasaba las semanas santas y donde hubiera querido, si no es por “la aspereza del sitio”, que se edificase el monasterio de San Lorenzo de El Escorial.

 

Corre el año 1353 cuando llegan al cerro de Guisando cuatro ermitaños italianos que ocuparon algunas de las cuevas. En ellas vivieron varios años, haciendo vida de oración y alimentándose de frutos silvestres. Las primeras noticias que de ellos se tuvieron llegaron a través de pastores y caminantes. Las gentes de los alrededores les tenían por holgazanes, sin duda por no entender el tipo de vida que llevaban, lo que hizo que decidieran abandonar el lugar. Cuenta la leyenda que les costó emprender la partida y que las primeras horas, hasta perder de vista el Cerro, caminaban con lentitud y en silencio. Cuando ya se encontraban bastante alejados, el agotamiento se apoderó de ellos y quedaron profundamente dormidos. Al despertarse se contaron sus sueños: la Virgen María les recriminaba su poca fe y les ordenaba volver a las cuevas, prometiéndoles que no tardarían en ver construido un monasterio digno. Sin dudarlo se dieron la vuelta y regresaron.

 

A partir de entonces su vida cambió. Los vecinos de los lugares próximos les ayudaban con limosnas y les proporcionaban trabajo, y ellos correspondían cuidando de sus enfermos. Su fama se extendió de tal manera que llegó a oídos de personas tan influyentes como la reina Juana Manuel de la Cerda, de Jimena Blázquez... que les donaron parte des sus heredades del amplio territorio de Guisando. En 1375 los sueños se convierten en realidad: ven construido el primer monasterio, pequeño; pero que cubría sus necesidades. Crecen en número y son conocidos en todas las tierras del reino como los “Beatos de Guisando”.

 

Los frailes jerónimos gozaron de protección real y de todos los reyes, desde Juan I a Felipe II, recibieron favores, e incluso los monarcas pasaron largas temporadas en el monasterio.

 

En 1546 el primitivo monasterio fue pasto de las llamas. Se reconstruyó y amplió en estilo renacentista con algunos recuerdos del gótico.

 

El templo, dedicado a san Jerónimo, tiene forma de cruz latina, con cabecera semioctogonal. Cuenta con tres pequeñas naves y un coro. El aparejo es de granito con pilastras toscanas. La cúpula y la bóveda, derruidas, de ladrillo tabicado.

 

La construcción situada a mayor altura es la ermita de San Miguel, debida al segundo Marqués de Villena, Diego López Pacheco, a la que se accede por una hermosa escalinata cuyos peldaños están labrados en la misma roca.

 

En 1979, el monasterio sufrió un nuevo incendio quedando el edificio muy dañado.

 

De las cuevas naturales del Cerro, destaca la de San Patricio por sus dimensiones. Los primeros ermitaños la utilizaron como templo y su bóveda es un enorme peñasco cuya sustentación parece romper las leyes de la gravedad.

 

El monasterio, con sus jardines y cuevas, fue declarado “Paraje Pintoresco” el cinco de febrero de mil novecientos cincuenta y cuatro.

 

Con el objetivo de salvaguardar la integridad física de las personas y su patrimonio, el secretario general de Gobierno, Gerardo Vargas Landeros, instaló formalmente el Consejo Estatal de Protección Civil, integrado por los tres niveles de gobierno, sociedad civil y organismos no gubernamentales.

 

El funcionario estatal señaló que con esta media se permitirá hacerle frente con oportunidad y eficacia a la concurrencia de desastres naturales y humanos de carácter geológico, hidrometereológico, químico tecnológico y socio organizativos, que amenazan a la población, sus bienes, su entorno natural, la planta productiva y los servicios públicos.

 

El Consejo Estatal de Protección Civil quedó instalado de la siguiente manera: como presidente el gobernador Mario López Valdez; secretario ejecutivo, Gerardo Vargas Landeros; secretario técnico, Francisco Manuel Córdova Celaya, titular de la Secretaría de Seguridad Pública; teniendo como vocales a los titulares de la administración pública estatal, representantes de las dependencias, organismos e instituciones locales, federales y estatales, sector privado y académico, grupos de auxilios, medios de comunicación, entre otros.

 

Vargas Landeros destacó el rol preponderante que juegan los entes públicos, sociales y privados, por lo que debe mantener una estrecha coordinación a fin de alcanzar las metas establecidas en los programas de prevención, auxilio y recuperación de la población en casos de emergencias.

 

Dijo que estrategias como ésta vienen a elevar la capacidad de respuestas ante cualquier situación de emergencia que vulnere a la sociedad sinaloense.

 

Por su parte, la presidenta del Sistema DIF Sinaloa, Sofía Carlón de López, ratificó su compromiso de impulsar acciones estratégicas para prevenir y atender situaciones de emergencias que competen al Desarrollo Integral de la Familia.

 

En su mensaje, el secretario de Educación Pública y Cultura, Francisco Cuauhtémoc Frías Castro, exhortó a los alcaldes de los 18 municipios del estado, a que emprendan acciones preventivas, sobre todo en la limpieza de drenajes y canales, ya que la mayoría de las inundaciones o encharcamientos que dan, se deben a que no se encuentran limpios o en óptimas condiciones.

      

Además, llamó a los alcaldes a que a través de los Consejos Municipales de Protección Civil detecten las zonas de alto riesgo, para que se pueda actuar de manera más eficaz cuando así se requiera.

 

A su vez, el secretario de Desarrollo Urbano y Obras Públicas, José Luis Sevilla Suárez, informó que se trabaja de manera coordinada con la Cámara Mexicana de la Industria de la Construcción (CMIC), para la actuación inmediata en la rehabilitación de caminos u otras acciones que se requieran en caso de emergencias.

 

Durante su intervención, el director del Organismo de la Cuenca Pacífico Norte de la CONAGUA, Javier de la Rocha Zazueta, destacó la inversión en el estado de 450 millones de pesos, para la habilitación del Centro Regional de Atención a Emergencias, que cuenta con más de 100 equipos entre plantas de luz, equipos de bombeos, plantas potabilizadoras de agua, tractocamión, torre de iluminación, mismos que están disponibles ante cualquier eventualidad.

 

Durante la instalación de este consejo, se contó con la presencia del director de Protección Civil en Sinaloa, Ismael Checa Landeros; el secretario de Salud, Ernesto Echeverría Aispuro; el secretario de Innovación Gubernamental, Karim Pechir Espinosa de los Monteros; el procurador de Justicia en el Estado, Marco Antonio Higuera Gómez; el vocal ejecutivo del CEAPAS, José Antonio Pérez Quésner; el subsecretario de Gobierno, Jesús Antonio Marcial Liparoli; presidentes municipales; representantes de organismos no gubernamentales; entre otras personalidades.

El Parque Nacional de Goreme (Göreme Milli Parklar), conocido también como Museo al aire libre de Goreme. Este parque nacional es quizás el territorio más famoso de todos los paisajes de Capadocia. El parque fue listado por la Unesco como Patrimonio de la Humanidad en el año 1985.

Los asentamientos en el área comenzaron en los siglos III y IV, cuando los cristianos del período romano fundaron varios monasterios. Como la mayoría de las construcciones en Capadocia, no se trataba de edificios, sino de sitios excavados en la roca, en forma de cuevas artificiales. Aún existen restos de monumentos, capillas, alcobas, almacenes e iglesias, muchos de ellos decorados con frescos de los siglos XI y XII.

(Wikipedia)

Cabe objetar a los gestores del Parque, que no permitan tomar fotos de las pinturas más coloristas y de iconografías más ricas. Es como si El Museo del Prado permitiese fotografiar sus obras, pero excluyendo a Velázquez, Murillo, El Bosco, Rubens o Can der Weyden, etc.

 

Objetos que han quedado allí, quien sabe hace cuanto. Sin ningún objetivo más que el de permanecer.

Solos.

Me gustó ver como todavía tienen algo de su color original, que todavía el tiempo no les robó.

Dentro de las instalaciones de los Talleres Ferroviarios de Liniers.

El escalón avanzado de una operación #paracaidista salta a alta cota y puede emplear equipos de oxigeno, y está integrado por equipos que obtienen información sobre objetivos de asalto, zonas de lanzamiento, así como de equipos de tiradores de precisión, desactivadores de explosivos, zapadores y artillería. #BRIPAC #SomostuEjército 🇪🇸

 

mémoire2cité Projets de Marc Chopy sur la Tour Plein-Ciel à Saint-Etienne en 2009, pour la transformer en sculpture Utopique, avant qu'elle ne soit détruite en 2011. Pour mémoire içi www.youtube.com/watch?v=OoIP7yLHOQM - www.youtube.com/watch?v=Sid7X1qA9j0 -

 

le 24 novembre 2011, à 10h45, le célèbre immeuble "Plein Ciel" de Montreynaud, qualifié tour à tour de tour-signal, phare de Saint-Etienne, tour de Babel et tour infernale a été foudroyé. Trois points d'observation étaient proposés pour ne rien manquer du "pestacle": rue Gounod, rue Bizet et sur le parking du centre commercial où une foule considérable s'était pressée, armée de portables et d'appareils photos pour immortaliser cet événement "exceptionnel".

 

De nombreux policiers, pompiers, CRS et volontaires de la Sécurité Civile avaient été déployés pour sécuriser le périmètre. Au total, environ 300 personnes. Un hélicoptère survolait la colline. Un premier coup de sirène, à 10 minutes du tir, a retenti puis trois autres, brefs, et enfin le compte à rebours de cinq secondes suivi d'un grand "boom" et d'un nuage de poussière. Le chantier de démolition, confié au groupement GINGER CEBTP Démolition / Arnaud Démolition, avait débuté en juin 2010. Après la phase de désamiantage, les matériaux de l'immeuble (bois, béton, ferraille...) avaient été recyclés puis les murs porteurs affaiblis et percés pour accueillir les charges explosives. Le jour du tir, des bâches de protection avaient été disposées, ainsi que des boudins remplis d'eau pour atténuer la dispersion des poussières. A l'espace Gounod, qui accueillait les personnes évacuées dès 8h du périmètre de sécurité, la régie de quartier, l'AGEF, le collège Marc Seguin proposaient des expositions et diverses animations. L'ambiance était folklorique. Maurice Vincent, accompagné de la préfète de la Loire, Fabienne Buccio, et Pascal Martin-Gousset, Directeur Général Adjoint de l'ANRU, s'est exprimé devant un mur de graffitis haut en couleur sur lequel on pouvait lire "Morice tu vas trop loin" (sic), "Moreno en force" (sic) ou encore "Morice tu nous enlève une partie de notre enfance (sic)".

 

" Je suis parfaitement conscient que cette destruction renvoie à l'enfance, à la jeunesse pour certains des habitants et que ce n'est pas forcément un moment gai", a déclaré le sénateur-maire. Mais de souligner: "C'est de la responsabilité politique que j'assume que d'indiquer la direction de ce qui nous paraît être l'intérêt général." voir cette video www.youtube.com/watch?v=6afw_e4s1-Y ,

 

A la place, il est prévu un espace vert avec des jeux pour enfants et un belvédère. Les premières esquisses du projet doivent être présentées au premier semestre 2012. Rappelons que les habitants du quartier - et seulement eux - avaient été invités le 27 juin 2009 à se prononcer sur le devenir de la tour. L'option de la démolition avait été retenue par 73% des 319 votants. " L'espace public à créer le sera avec la participation des usagers", soulignaient à l'époque M. Vincent et F. Pigeon, son adjoint à l'urbanisme. Ce vieux sage venu en bus, qui regrettait d'avoir manqué la démolition de la Muraille de Chine, nous avait dit simplement: " Il vaut mieux voir ça qu'un tremblement de terre." Et une jeune fille du quartier, inénarrable : " La vérité ! ça fait un trou maintenant. On dirait qu'ils nous ont enlevé une dent !"

 

L' architecte de l'immeuble "Plein Ciel" fut Raymond Martin, également architecte en chef de la Zone à Urbaniser en Priorité de Montreynaud/Nord-Est. Celle-ci avait été créée par un arrêté ministériel le 11 mars 1966. Sur 138 hectares, afin de rééquilibrer la ville au nord et prendre le relais du grand ensemble Beaulieu-La Métare, il était prévu initialement d'y accueillir de 13 à 15 000 habitants. Le programme portait sur la création de 3300 logements dont 300 à 500 maisons individuelles. Les logements restants, collectifs, étant composés d'immeubles en copropriété et, pour les deux tiers, d'HLM.

 

L'aménagement fut concédé fin 1967 à la Société d'Economie Mixte d'Aménagement de Saint-Etienne (SEMASET), initiée en 1963 (municipalité Fraissinette) et constituée en 1965 (municipalité Durafour). En 1970, la SEMSET ajoutait d'abord 600 logements supplémentaires. Peu à peu, le programme de la ZUP fut porté à 4400 logements. Il prévoit aussi de nombreux équipements tels que crèche et halte-garderies, gymnases, centre social et centres commerciaux, deux collèges, huit groupes scolaires. Dans un entretien accordé au Dauphiné Libéré (7 août 1967), Martin expliquait vouloir créer à Montreynaud "une sorte de petite ville agréable à habiter, plutôt qu'un quartier excentré sans âme", avec des "magasins littéralement noyés dans la verdure" et des "voitures qui rouleront sur des rampes souterraines" ! Il indiquait que les travaux allaient débuter en 68 et durer 6 six ans. " Nous commencerons par le plateau central qui comportera 1800 logements répartis dans des immeubles relativement peu élevés, la plupart de 5 ou 6 étages, et une tour pour donner la ligne verticale."

 

S'agit-il de LA tour ou de cet autre immeuble, baptisé "Les Héllènes" sur un prospectus de l'époque, futur "Le Palatin", près d'un forum digne de l'Atlantide ? Les travaux, en tout cas, ne débutèrent vraiment, semble-t-il, qu'en 1970 d'après un mémoire consultable aux archives municipales (fonds de l'association "Vitrine du quartier" de Montreynaud). On y lit aussi, à travers le témoignage d'un ouvrier qui travailla sur les premiers immeubles, que le premier en date aurait été la tour "Plein Ciel" elle -même. Ce qui lui vaudrait bien son appellation de "tour-signal" qu'on retrouve dans divers documents. Mais qui interroge. D'après la brochure publiée par la Ville de Saint-Etienne à l'occasion de la démolition, sa construction n'aurait démarré qu'en 1972. Le problème, c'est que s'il existe une masse considérable de documentation sur la ZUP, on a trouvé à ce jour peu de choses sur la tour elle-même, à moins d'avoir mal cherché. Elle aurait été inaugurée en 1974 par la CIVSE, le promoteur, mais sans avoir la date exacte, nos recherches dans la presse locale, au hasard, n'ont rien donné. Il y a peut-être une explication. Le château d'eau aurait été construit d'abord et les habitations ensuite...

 

Le mémoire en question précise que Montreynaud devait bénéficier d'une "révolution technologique", à savoir la construction par éléments, le préfabriqué, plus rapide et rentable, les éléments d'immeuble étant désormais construits en usine à Andrézieux... Reste que d'après François Tomas, fin 1972, 1897 logements seulement, pour n'en rester qu'aux logements, avaient été construits, et 2839 en 1977 (La création de la ZUP de Montreynaud, chronique d'un échec, in Les grands ensembles, une histoire qui continue, PUSE 2003). On renvoie le lecteur qui voudrait en savoir plus sur l'histoire de la ZUP, ses déboires, la crise économique, l'aménagement de Saint-Saens et Chabrier (1981), à cet ouvrage, à André Vant (La politique urbaine stéphanoise), aux archives, de la SEMASET notamment, et à la presse, de l'année 74 en particulier.

 

Ce qui nous intéresse, c'est la tour, photographiée un nombre incalculable de fois. Le mémoire, toujours (le nom de l'auteur et l'année de rédaction nous sont inconnus), évoque des rumeurs, à son sujet, dès ses premières années : "On sait que le côté spectaculaire des travaux de Montreynaud alimente les rumeurs, voire les peurs collectives.... La Tour Arc-en-Ciel (sic) s'enfonce... La vasque fuit et inonde les habitants... Face à ces bruits, certains disent que ce n'est vrai, d'autres que c'est faux et qu'il ne faut pas y croire. Mais il y a parfois des vérités intermédiaires, du moins des indices réels qui donnent à penser... Ainsi, il y a bien eu des infiltrations mais seulement à proximité des réservoirs intermédiaires à édifiés au pied de la tour. De l'eau de ruissellement risquait d'atteindre les conteneurs d'eau potable et les transformateurs électriques. La Ville assigne les entreprises en malfaçon devant le tribunal administratif de Lyon en octobre 1975. Des experts sont désignés et l'affaire se termine par un procès-verbal de conciliation prévoyant le partage des travaux de remise en état, qui s'élèvent à 66000 francs, entre l'entreprise générale et l'entreprise de maçonnerie."

 

Un article de 1978, paru dans La Tribune-Le Progrès, évoque le château d'eau, "cette belle oeuvre de la technique humaine (...) objet depuis sa naissance de la risée des gens". " Soixante-cinq mètres, 1000 m3 de contenance, le château d'eau de Montreynaud coiffant la tour de son dôme renversé s'élance orgueilleusement tout en haut de la colline, superbe perspective des temps modernes. Il rassemble à ses pieds, aux quatre points cardinaux le vaste océan de béton de toute la ZUP dont il est devenu un symbole face à l'agglomération stéphanoise. Le soir, illuminé, il brille tel un phare dans la nuit, accrochant les regards à plusieurs km à la ronde."

 

L'article se fait l'écho des rumeurs. On dit qu'il oscille par grand vent, géant aux pieds d'argile, que son réservoir fuit. Et l'article d'expliquer que l'oscillation (qui pour certains prendrait des allures inquiétantes) "est tout à fait normale en raison de la hauteur de l'édifice" mais que son pied est fiché à huit mètres dans un sol rocheux. Quant au réservoir, il ne fuit pas. "Si l'eau en coule parfois, c'est tout simplement de l'eau de pluie qui s'écoule paisiblement par des gargouillis". L'alimentation de la ZUP provient d'un réservoir de 10 000 m3 situé au Jardin des plantes et dont l'eau est amenée, par une conduite de 600 mm, dans des réservoirs de 2000 m3 au pied de la colline. Une station de pompage refoule ensuite l'eau au château de la tour qui alimente à son tour la ZUP. Ce château, en béton armé, n'est pas collé à la tour mais en est désolidarisé. Son fût a 3,50 mètres de tour de taille et la vasque, à laquelle on peut accéder aussi par une échelle de 300 barreaux, 21 mètres de diamètre. Par la suite, une antenne, l'antenne de M'Radio, y sera plantée. Haute d'une dizaine de mètres, elle était fixée par des haubans. Différents émetteurs d'entreprises de télécommunication viendront la rejoindre.

 

Concernant les appartements, dès 1974, évoquant une "psychose de la tour", Loire Matin écrit que seulement 20 logements ont trouvé preneur. " Avec les difficultés sociales qui apparaissent dans les grands ensembles au début des années 80, la commercialisation devient difficile: 40 logements restent invendus", indique la Ville de Saint-Etienne. Loire Matin encore, dans un article de 1987 - la CIVSE ayant depuis déposé le bilan - revient sur le cas de cette "tour infernale (...) droite comme un i (...) symbole de tout un quartier" et l' "une des premières visions que l'on a de Saint-Etienne". Les prix sont certes attractifs mais "de plus en plus de gens désirent, s'ils doivent acheter, posséder une maison bien à eux". Ils fuient les grands ensembles. Qui plus est au coeur d'un quartier qui jouit d'une mauvaise réputation.

 

voir cette vidéo : www.youtube.com/watch?v=OoIP7yLHOQM ,"Comme pour les oeuvres conçues à Beyrouth, Marc Chopy a imaginé comment habiter avec l'art une tour désaffectée" (Projet de Marc Chopy) .

 

Un autre article, de 1995, indique qu'une dizaine d'appartements sont en vente et qu'un F3 coûte moins de 100 000 francs. Quelques années auparavant, un nombre important d'appartements inoccupés avaient été rachetés et transformés en studios. Gérés par une SCI, ils furent loués à des personnes âgées, accompagnée par une association, "Age France", à une population en proie à des problèmes sociaux ou de santé mais dont l'état ne nécessitait pas d'hospitalisation totale. " La présence de ces locataires ne semble pas du meilleur goût aux yeux de certains copropriétaires", relevait le journaliste. On retrouve ces locataires cinq ans plus tard dans un article intitulé "Les oubliés de la tour". Une soixantaine d'hommes et de femmes "de tous âges, soit handicapés mentaux, soit physique (...) certains placés ici par l'hôpital de Saint-Jean-Bonnefonds" et secourus par le Secours catholique, vivent alors dans la tour. C'est aussi à cette époque que l'artiste Albert-Louis Chanut avait son atelier au pied de l'immeuble.

 

Le sort de la tour se joua dans les années 2000. A l'aube du XXIe siècle, le 30 décembre 2000, un incendie se déclare dans un de ses étages, mettant en évidence des problèmes de sécurité. De 2001 à 2003, une commission de plan de sauvegarde valide le scénario de démolition, inscrit dans la convention ANRU en avril 2005. Le rachat des logements et le relogement des locataires débute cette même année, pour s'achever en 2009. Il restait deux familles en 2008.

 

En février 2009, lors d'un conseil municipal, l'adjoint à l'urbanisme déclarait: " La destruction de la fonction d'habitation de la tour est un point acté sur lequel nous ne reviendrons pas. Cette tour n'a plus vocation à être habitée. Cela passe donc forcément par une démolition au moins partielle. Ce principe étant posé, faut-il détruire la structure de la tour ou, au contraire, essayer de trouver une solution pour intégrer sa silhouette dans le paysage urbain ? J'ai déjà abordé la question à l'occasion d'un conseil municipal au mois de juin. Nous avions précisé que la tour de Montreynaud constitue un édifice marquant dans le paysage urbain de Saint-Etienne. C'est un point de repère pour celles et ceux qui habitent Montreynaud, mais aussi pour celles et ceux qui passent à Saint-Etienne. Elle est donc remarquée et remarquable par l'ensemble des personnes que nous côtoyons, qu'il s'agisse de simples passants, d'habitants de Saint-Etienne ou d'urbanistes de renom. Il est important de préciser que nous ne prendrons pas seuls la décision. Nous allons sans doute aboutir à deux possibilités : une destruction totale de cet édifice ou une destruction partielle. Dans tous les cas, il sera mené un travail de concertation par M. Messad, en qualité d'élu référent du quartier, et par Mme Perroux, en qualité d'adjointe sur les questions de démocratie participative. C'est donc par une consultation des habitants de Montreynaud que nous trancherons sur la base de deux projets qui seront présentés et chiffrées.Toutes ces questions seront tranchées à l'été 2009. Par ailleurs, puisque vous citez mes propos, je voudrais les contextualiser et citer M. le Maire qui était intervenu au même moment et qui disait : « Nous pensons qu'il faut imaginer, à la place de la tour, un espace qui fasse le plus grand consensus avec les habitants, qui marque une évolution, un renouvellement du quartier ». C'est là un point extrêmement important. Il n'est pas contradictoire d'envisager une mutation du quartier et que cette tour ne soit plus habitée, avec l'idée consistant à en conserver une trace sous une forme ou sous une autre, en conservant sa silhouette ou en envisageant un oeuvre d'art se substituant à cet édifice..." Forez-Infos.

  

El enorme objetivo Leica Vario-Summicron 28-90 (equivalente), f/2-2.4 Asph. es el elemento sobre el cual se ha construido el resto de la cámara.

 

Foto tomada con una cámara Fuji F40Fd.

 

Especificaciones técnicas y características en Steve's Digicams

Objet : Tenue pour sd (c'était pour ma supia small bust, mais vu que c'est un corset, une poitrine plus forte pourra la porter aussi je pense ^^)

Prix : 50 euros (frais de port compris pour la france)

 

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Subject: Dress for SD (this was for my Supia small bust, but since it is a corset, a stronger chest can wear so I think ^^)

Price: 50 euros (postage included for france)

La vie quotidienne s'invite devant l'objectif...

Fotografía: Ángel Cantero // La Fundación Banco de Alimentos de Valladolid realizó un balance de sus actuaciones durante todo el año 2012 y de las necesidades y objetivos a alcanzar durante el 2013

© Sandra Ro Photography - www.sandraro.com

 

Katarina Blom y Stella Fernandez, Modelos.

 

María de Rentería, Estilismo y Make up

Laura Muñoz Muro, Estilismo y Make up

Cordelia Vintage (Irene Rubio), Estilismo

 

Localización: Depovintage, Objetos con Experiencia - PI Európolis (Las Rozas)

Acapulco de Juárez, Guerrero, a 22 días del mes de Octubre de 2010.- El Diputado Carlos Álvarez acompañó al gobernador Zeferino Torreblanca Galindo a inaugurar obras que tienen el objetivo de mejorar la infraestructura educativa de Acapulco, en las que se invirtieron cerca siete millones de pesos.

 

Acompañados también del presidente municipal de Acapulco, José Luis Ávila Sánchez, el Ejecutivo estatal entregó el edificio B del Jardín de Niños 2 de Febrero en la colonia Los Periodistas, cuyo costo en dos etapas fue de cinco millones de pesos.

 

El inmueble cuenta con cinco aulas didácticas, baños, explanada, barda perimetral, cubo de escalera, red eléctrica, cocina y pintura, en beneficio de 40 infantes.

 

En su mensaje ante maestros y padres de familia, Zeferino Torreblanca enfatizó que en el gobierno que encabeza el tema de la educación es prioritario, en el que se cuenta con una inversión de mil 400 millones de pesos para mejorar la infraestructura de dos mil 75 planteles de la entidad.

 

Explicó que de los 36 mil millones de pesos del presupuesto estatal, 16 mil millones se destinan de forma directa a la educación y el 85 por ciento de los gastos se ocupan en pagar los sueldos de más de 75 mil maestros.

 

Enseguida Zeferino Torreblanca inauguró el edificio B de la Escuela Primaria Apolonio Castillo en la colonia Hogar Moderno, que cuenta con dos aulas didácticas, dirección, bodega, cooperativa, red eléctrica y sanitaria.

 

También se mejoró el edificio C con la reparación de la red eléctrica, colocación de ventiladores, lámparas, barandal, pintura y remodelación de aulas de enciclopedia con costo de un millón 162 mil pesos.

 

En la gira acompañaron al gobernador la Diputada María Antonieta Guzmán Visairo; el director del Instituto Guerrerense de la Infraestructura Física Educativa (IGIFE), José Salvador Sevilla Romero; el coordinador general de Finanzas de la SEG, Abel Ponce Torres y los directores de los planteles, Eva Rueda Padilla, Minerva Gómez Serrano y Serafín López del Moral.

quando eu vi na vitrine me apaixonei *-*

Rosenborg Castle was once the home of the Danish Royal family, and is now a museum of valuable objets d'art from the last several centuries. Its grounds are magnificent.

AVILA-PINTURA-ESPAÑA-MONUMENTOS-SANTA TERESA-PUERTA--ALCAZAR-MURALLAS-PLAZA-FOTOS-PINTOR-ERNEST DESCALS-

Mis deseoa formaban parte del objetivo artístico e histórico de poder Pintar uno de los Monumentos que la ciudad de AVILA mantienen con el recuerdo de la Santa y Mística Teresa de Avila, pero inmerso en la planice de la Palza Del Grande también creí oportuno el recoger en el Cuadro la Puerta del Alcázar que se mantiene a lo largo de los años como uno de los recuerdos físicos de las Murallas que tanta fama han dado a esta ciudad de Castilla y León en España y en todo el mundo. A los Pintores, por lo menos a mí, les siguen gustando más las imágenes antiguas que nos muestran el tipismo de estas ciudades, ahora existe un duro y rectilíneo edificio de lineas rectas que delimitan con su fantasmal presencia uno de los lados de la Plaza del Mercado Grande, son los tributos de la Modernidad y su culto a los conocidos arquitectos actuales, creo que he podio integrarlo con plasticidad en la Pintura, Este Centro urbano abulense aún es capaz de emocionar a los visitantes por su grandiosidad paisajista y arquitectónica, pese a los cambios que el Tiempo ha dispuesto. Para mí sentir y pensar la Plaza de El Grande resume los valores de lo antiguo con todo esplendor. fotos del artista Pintor ERNEST DESCALS pintando el Monumento junto al total de la escenografía urbana que nos motiva por su Historia y Arquitectura. Son Pinturas que captan el Alma de los habitantes de Avila., Cuadros con Pintura al óleo que forman las Postales Castellanas y Españolas a través del embrujo y la Magia del arte que los Artistas gozan de elaborar al Pintar al Aire Libre.

www.facebook.com/pages/ERNEST-DESCALS-ARTISTA-PINTOR/8132...

ernestdescals.blogspot.com/

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pintura-cuadros-ernestdescals.blogspot.com/

 

Jean Noel Marc Paget, manager of a clean energy store in Les Anglais, in Haiti's rural south-west.

 

Enèji Pwòp - a clean energy retail program run by US not-for-profit Earthspark International and supported by UNEP since 2011 - provides a product line of small-scale, clean and energy-efficient products for families who would otherwise rely on kerosene and candles to light their homes and businesses.

 

Solar desk lamps offer over 5 times as much light output as a kerosene lamps, and can pay for themselves out of fuel savings in less than 6 months. Solar lights are much safer - the exposed flame of a kerosene lamp or candle is responsible for burning hundreds of children every year, and occasionally burns homes down.

 

The solar products are sold through a growing network of about 75 local entrepreneurs - in shops and market stalls (including roving sellers) - including 40 in the South Department.

 

Since the start of the initiative, about 12,000 solar products have been sold - about half of those in the South Department.

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Boutique d'objets alimentés en énergie propre, Les Anglais, Département du Sud, Haïti

 

Jean Noel Marc Paget, directeur d'un magasin d'objets fonctionnant grâce aux énergies renouvelables situé aux Anglais, dans le sud ouest rural d'Haïti.

 

Enèji Pwòp est un programme de marché de détail pour l'énergie, dirigé par l'organisation américaine non lucrative Earthpark International, avec l'appui du PNUE et le soutien financier du gouvernement norvégien depuis 2011. Il offre une gamme de produits à des familles qui sans cela s'éclaireraient à la bougie ou au kérosène.

 

Les lampes de bureau solaires fournissent 5 fois plus de lumière que les lampes à kérosène et leur achat est rentabilisé en moins de 6 mois. Les lampes solaires sont bien plus sûres que les lampes à kérosène et les bougies qui brûlent des centaines d'enfants chaque année et provoquent parfois des incendies ravageant les habitations.

 

Le réseau d'entrepreneurs s'accroît et compte environ 75 membres, qui assurent la vente des produits solaires dans les boutiques et sur les marchés, dont 40 sont situés dans le Département du Sud.

 

Depuis le lancement du projet, 12000 produits ont été vendus, dont la moitié dans le Département du Sud.

 

2014 © UNEP/Marc Lee Steed

For further information go to www.unep.org/disastersandconflicts

Objetivos:

 

•Conocer las evidencias globales, regionales y en el país sobre el aporte de la nutrición y alimentación Escolar en la consolidación de los avances alcanzados en la nutrición materno-infantil y su rol en la protección y desarrollo social y sostenible.

 

•Analizar las implicancias de estas evidencias en el fortalecimiento de las políticas del país en el campo de la nutrición y alimentación escolar y su impacto en el desarrollo social y económico del país.

 

Ciudad de Puebla

 

Casa de los Hermanos Serdán

6 Oriente 206

   

MUSEO DE LA REVOLUCIÓN CASA DE LOS HERMANOS SERDAN

 

Esta es la única casa en donde se gestó el grito de libertad. Actualmente se ha convertido en el Museo de la Revolución, en el que en cada espacio se presentan detalles que muestran la tragedia familiar, las huellas de los balazos en el exterior de la fachada, en sus muros, en sus objetos y en sus habitaciones. El museo está distribuido sin alterar los espacios originales: la portería, la sala, el comedor, la cocina, el despacho y el sótano en donde fue asesinado Aquiles Serdán. Los cuartos de esta antigua vecindad se han adaptado para exponer: los retratos de la familia Serdán, del licenciado y genera¡ Don Cástulo Alatriste, padre de Doña Carmen Vda. de Serdán al principio del movimiento revolucionario, pero valiente como sus cuatro hijos: Carmen, Natalia, Máximo y Aquiles. La casa es austera en su mobiliario y decoración.

 

Desde 1910 cuando el pueblo estaba cansado de la opresión y la dictadura de Porfirio Díaz, saltó a la luz un hombre que a la postre sería considerado como un mártir y un héroe al unirse a la causa literaria de Francisco I. Madero.

Aquiles Serdán es encomendado por Madero, encabezar la revuelta en el estado de Puebla el día 20 de noviembre de 1910.

 

El 17 de noviembre de 1910, el gobernador de Puebla recibe informes de que Madero ha llamado a sus seguidores para que inicien la revuelta el próximo día 20. Ordena que a la mañana siguiente se realice un nuevo cateo para detener a los Serdán.

 

Avisado de que el levantamiento corre peligro, ese mismo día Aquiles Serdán reúne a sus seguidores y propone adelantarse a la fecha establecida.

 

En la mañana del 18 de noviembre, treinta policías al mando de el general Cabrera, pretenden penetrar por fuerza a la casa de los Serdán.

 

Éstos inician las hostilidades, una de las primeras víctimas fue el general Cabrera, el mayor Fregoso entrega sus armas. Al lugar acude el gobernador con más de mil hombres que buscan terminar con los revolucionarios.

 

El fin es inminente, los soldados penetran a la casa, por lo que Aquiles se refugia en un pequeño sótano. Los soldados buscan afanosamente al dirigente de los rebeldes. A las dos de la madrugada del día siguiente, Aquiles Serdán levanta la piedra que disimula su escondite, apenas asoma la cabeza, el oficial de la policía montada le asesta varios tiros, incluido el de gracia.

Outil de travail en terrasse de café ou un jeune homme participe à la grandeur du Gabon en cirant les chaussures de concitoyens important.

jcigara.blogspot.com/

www.decorobra.com/ornamentos-que-definen-estilos.html

  

La ornamentación de un ambiente va a ayudar a definir su estilo, aunque también revelará nuestra tendencia y necesidad anímicas. Los objetos que elijamos para adornar los espacios que a diario nos albergan, tendrán, junto con los colores, los muebles, la iluminación y demás, una estrecha relación con nuestra búsqueda de bienestar, en las diversas etapas de nuestra vida.

Lámparas, candelabros, jarrones, cuadros, cojines, tapices, alfombras,...innumerables alternativas que van a aliarse en un contexto para brindarnos agradables e inspiradores momentos en la intimidad de nuestro hogar.

El estilo Zen propicia una ambientación relajada y sutil. Los elementos son funcionales y las líneas, simples. Se utilizan tonalidades neutras, blanco y negro, sobre todo, y la gama de los ocres a los beiges. Las paredes pueden dejarse limpias o a lo sumo, con algún cuadro de marco fino.

Respecto a los materiales, la tendencia es la madera natural. Los muebles deben tener la máxima simplicidad en sus líneas.

Lámparas de papel, jarrones de líneas rectas con ramas de bambú, esterillas, piedra en lugar de cerámica, adornos de inspiración budista de madera o piedra, son los elementos que ornamentarán sutilmente nuestro ambiente zen. Velas y sahumerios con aromas suaves son los mejores aliados, no se necesita gran cantidad de objetos a la hora de decorar, si elegimos este sobrio estilo.

  

La mejor opción para lograr una ambientación exótica son los objetos étnicos, típicos de otras culturas. Suelen ser de maderas talladas, fibras tejidas, colores en la gama de los marrones, verdes, amarillos y anaranjados, terracotas, es decir, los predominantes en ambientes selváticos. Las máscaras de madera son una de las clásicas artesanías africanas.

Para marcar este estilo se utilizan también muebles de mimbre, alfombras, jarrones, objetos totémicos, piezas de cerámica, cestas e instrumentos musicales exóticos; los diseños pueden geométricos o imitando pieles de animales, tejidos artesanales o telas murales. Los colores, cálidos y la iluminación, tenue: velas, fanales rústicos o lamparas de papel, son elementos acordes.

Los estilos africano, asiático, oriental, tailandés, hindú, marroquí, son los que definen esta tendencia.

El mobiliario puede ser contemporáneo, aunque deben combinarse armónicamente con este estilo de ornamentos.

   

 

 

Algo innovador y divertido para adornar? Los diseños de vinilo. De acuerdo al estilo que hallamos escogido en la decoración, elegiremos un motivo que vaya acorde al ambiente.

Existen pliegos de vinilos de todos los colores. También podemos decorar nuestros artefactos, muebles y demás.

   

 

 

Los almohadones son ideales para crear ambientes acogedores. Deben armonizar con el estilo del ambiente. Los podemos colocar en sofás, camas, sillas y hasta en el piso, lo cual da un toque de estilo libre, desestructurado.

La variedad de colores, formas, materiales y tamaños es tan ilimitada, ... que siempre va a haber un diseño que dé con nuestro estilo de ambientación!

   

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Ante el incremento de los casos de violencia contra niños y adolescentes del país, el Estado peruano decidió sumarse a la campaña internacional que impulsa la organización no gubernamental World Vision (WV) con el objetivo de promover la educación con ternura y respeto en los hogares y escuelas.

 

De ese modo, el Ministerio de Educación (Minedu) también se sumó a la iniciativa denominada “Necesitamos a todo el mundo para eliminar la violencia contra la niñez”, que plantea a las familias peruanas adoptar la ternura como la única forma de educación de niños y adolescentes y desechar el castigo físico de sus prácticas de crianza.

 

Foto: Luis Ruiz / Prensa Minedu

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