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Le déambulatoire de la chapelle palatine (Pfalzkapelle) de la cathédrale à Aix-la-Chapelle (Aachen), Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Allemagne.
La chapelle palatine, la partie la plus ancienne de la cathédrale, fut bâtie par l'architecte Eudes de Metz de 796 à 805. Elle fut construite sur un plan octogonal à deux étages similaire à celui utilisé pour d’autres édifices byzantins de l’époque comme la basilique San Vitale de Ravenne et l'église Sainte Sophie de Constantinople. Son déambulatoire à seize côtés est voûté d'arêtes sans doubleaux, décoré de mosaïques et percé de fenêtres cintrées et ébrasées. La chapelle forme ainsi un octogone voûté entouré de deux galeries superposées soutenues par des colonnes antiques en marbre rouge et en porphyre du déambulatoire qui proviennent de Ravenne et de Rome et qui, avec les murs de marbre polychrome et les plafonds de mosaïques, firent de cet édifice le premier d'inspiration byzantine construit au Nord des Alpes.
De nombreuses mosaïques et panneaux de marbre d'origine de la chapelle palatine ont été remplacés à la fin des années 1800 et au début des années 1900, à l'époque prussienne. Il ne s'agissait pas de répliques exactes, mais leur style byzantin était conforme aux dessins originaux probablement inspirés par les exceptionnelles mosaïques du 5e siècle qui ornent le Mausolée de Galla Placidia à Ravenne.
Le chœur gothique, appelé « Glashaus von Aachen » (la verrière d'Aix-la-Chapelle), construite sur le modèle de la Sainte-Chapelle de Paris, prolonge la chapelle palatine vers l'est. Il abrite la châsse de Charlemagne du 13e siècle commandée peu après la canonisation de Charlemagne en 1165 pour y mettre les ossements de Charlemagne. Le maître-autel est décoré de la Pala d'Oro, plaque d'or (v. 1020) représentant des scènes de la Passion.
Cette cathédrale, une des plus vieilles d’Europe, fut construite pendant le règne de l’empereur Charlemagne qui y fut inhumé en 814. Elle formait à l’origine un des éléments du palais d’Aix-la-Chapelle, ensemble de bâtiments résidentiels, politiques et religieux qui devaient être le centre du pouvoir carolingien. De 936 à 1531, trente-et-un rois allemands et douze reines y furent couronnés. Depuis 1802, elle est l’église-mère du diocèse d’Aix-la-Chapelle et est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1978 (WHL-3bis).
Établie sur les contreforts Nord des Ardennes, Aachen ou Aix-la-Chapelle était déjà appréciée, sous le nom d'Aquae Granni, par les Romains pour ses abondantes sources chaudes. Elle séduisit aussi Charlemagne qui la choisit en 768 pour y installer de manière permanente la cour royale des Francs. Il commanda l'agrandissement de la résidence Aquis palatinum construit par les Francs en un immense palais dont la chapelle s'inspira des modèles des églises orientales de l'Antiquité tardive (celles de Ravenne, Constantinople et Jérusalem), d'où la présence de matériaux précieux tels le marbre, le porphyre et l'or et de mosaïques de style byzantin. En l'an 800, il y fut couronné empereur romain, augmentant le renom de la ville et en faisant la capitale de l'empire d'Occident. Il attira de grands savants à sa cour et les écoles religieuses favorisèrent le développement de la culture et de la christianisation.
De 936 à 1531, trente princes allemands furent sacrés rois de Germanie dans la cathédrale faisant de Aix-la-Chapelle la ville des sacres. Elle céda ensuite ce privilège à Francfort. Suite à l'incendie de 1656, qui fit disparaître 9/10 de la ville médiévale, la reconstruction à l'époque des travaux du médecin thermal François Blondel (1613-1703) transforma Aix-la-Chapelle en célèbre ville d’eaux.
Le 21 octobre 1944, Aix-la-Chapelle fut la première ville allemande occupée par les Américains. Le gouvernement militaire américain y expérimenta de nouvelles structures démocratiques. Le gouvernement militaire et l’administration civile allemande s’occupèrent du ravitaillement de la population et de la reconstruction. Le premier journal libre de l’Allemagne occupée, les « Aachener Nachrichten », fut publié dans ce cadre.
The Paris Métro (short for Métropolitain; French: Métro de Paris) is a rapid transit system in the Paris metropolitan area, France. A symbol of the city, it is known for its density within the city limits, uniform architecture and unique entrances influenced by Art Nouveau. It is mostly underground and 214 kilometres (133 mi) long. It has 302 stations, of which 62 have transfers between lines. There are 16 lines, numbered 1 to 14 with two lines, 3bis and 7bis, which are named because they started out as branches of lines 3 and 7; later they officially became separate lines, but the Metro is still numbered as if these lines were absent. Lines are identified on maps by number and colour, and direction of travel is indicated by the terminus.
This station is near the Centre Pompidou. As you can see, the streets were prepared for the Paris marathon.
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Cette mosaïque néo-byzantine orne le plafond voûté du déambulatoire de la chapelle palatine (Pfalzkapelle) de la cathédrale à Aix-la-Chapelle (Aachen), Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Allemagne.
La chapelle palatine, la partie la plus ancienne de la cathédrale, fut bâtie par l'architecte Eudes de Metz de 796 à 805. Elle fut construite sur un plan octogonal à deux étages similaire à celui utilisé pour d’autres édifices byzantins de l’époque comme la basilique San Vitale de Ravenne et l'église Sainte Sophie de Constantinople. Son déambulatoire à seize côtés est voûté d'arêtes sans doubleaux, décoré de mosaïques et percé de fenêtres cintrées et ébrasées. La chapelle forme ainsi un octogone voûté entouré de deux galeries superposées soutenues par des colonnes antiques en marbre rouge et en porphyre du déambulatoire qui proviennent de Ravenne et de Rome et qui, avec les murs de marbre polychrome et les plafonds de mosaïques, firent de cet édifice le premier d'inspiration byzantine construit au Nord des Alpes.
De nombreuses mosaïques et panneaux de marbre d'origine de la chapelle palatine ont été remplacés à la fin des années 1800 et au début des années 1900, à l'époque prussienne. Il ne s'agissait pas de répliques exactes, mais leur style byzantin était conforme aux dessins originaux probablement inspirés par les exceptionnelles mosaïques du 5e siècle qui ornent le Mausolée de Galla Placidia à Ravenne.
Le chœur gothique, appelé « Glashaus von Aachen » (la verrière d'Aix-la-Chapelle), construite sur le modèle de la Sainte-Chapelle de Paris, prolonge la chapelle palatine vers l'est. Il abrite la châsse de Charlemagne du 13e siècle commandée peu après la canonisation de Charlemagne en 1165 pour y mettre les ossements de Charlemagne.
Cette cathédrale, une des plus vieilles d’Europe, fut construite pendant le règne de l’empereur Charlemagne qui y fut inhumé en 814. Elle formait à l’origine un des éléments du palais d’Aix-la-Chapelle, ensemble de bâtiments résidentiels, politiques et religieux qui devaient être le centre du pouvoir carolingien. De 936 à 1531, trente-et-un rois allemands et douze reines y furent couronnés. Depuis 1802, elle est l’église-mère du diocèse d’Aix-la-Chapelle et est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1978 (WHL-3bis).
Établie sur les contreforts Nord des Ardennes, Aachen ou Aix-la-Chapelle était déjà appréciée, sous le nom d'Aquae Granni, par les Romains pour ses abondantes sources chaudes. Elle séduisit aussi Charlemagne qui la choisit en 768 pour y installer de manière permanente la cour royale des Francs. Il commanda l'agrandissement de la résidence Aquis palatinum construit par les Francs en un immense palais dont la chapelle s'inspira des modèles des églises orientales de l'Antiquité tardive (celles de Ravenne, Constantinople et Jérusalem), d'où la présence de matériaux précieux tels le marbre, le porphyre et l'or et de mosaïques de style byzantin. En l'an 800, il y fut couronné empereur romain, augmentant le renom de la ville et en faisant la capitale de l'empire d'Occident. Il attira de grands savants à sa cour et les écoles religieuses favorisèrent le développement de la culture et de la christianisation.
De 936 à 1531, trente princes allemands furent sacrés rois de Germanie dans la cathédrale faisant de Aix-la-Chapelle la ville des sacres. Elle céda ensuite ce privilège à Francfort. Suite à l'incendie de 1656, qui fit disparaître 9/10 de la ville médiévale, la reconstruction à l'époque des travaux du médecin thermal François Blondel (1613-1703) transforma Aix-la-Chapelle en célèbre ville d’eaux.
Le 21 octobre 1944, Aix-la-Chapelle fut la première ville allemande occupée par les Américains. Le gouvernement militaire américain y expérimenta de nouvelles structures démocratiques. Le gouvernement militaire et l’administration civile allemande s’occupèrent du ravitaillement de la population et de la reconstruction. Le premier journal libre de l’Allemagne occupée, les « Aachener Nachrichten », fut publié dans ce cadre.
La mosaïque néo-byzantine "Civitas Dei" se situe au plafond du déambulatoire, à l’entrée de la chapelle palatine (Pfalzkapelle) de la cathédrale à Aix-la-Chapelle (Aachen), Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Allemagne.
Cette Cité de Dieu est encadrée par 4 personnages personnalisant les 4 fleuves qui, selon le livre de la Genèse, irriguaient le Jardin d’Eden. Il s’agit du Tygris, de l’Euphrates, du Gehon et du Phison. Si les deux premiers sont sans ambiguïté les fleuves Tigre et Euphrate qui baignent le Moyen-Orient, l’identification des deux derniers est sujet à controverse. Selon certains il s’agirait du Nil et du Gange.
De nombreuses mosaïques et panneaux de marbre d'origine de la chapelle palatine ont été remplacés à la fin des années 1800 et au début des années 1900, à l'époque prussienne. Il ne s'agissait pas de répliques exactes, mais leur style byzantin était conforme aux dessins originaux probablement inspirés par les exceptionnelles mosaïques du 5e siècle qui ornent le Mausolée de Galla Placidia à Ravenne.
La chapelle palatine, la partie la plus ancienne de la cathédrale, fut bâtie par l'architecte Eudes de Metz de 796 à 805. Elle fut construite sur un plan octogonal à deux étages similaire à celui utilisé pour d’autres édifices byzantins de l’époque comme la basilique San Vitale de Ravenne et l'église Sainte Sophie de Constantinople.
Son déambulatoire à seize côtés est voûté d'arêtes sans doubleaux, décoré de mosaïques et percé de fenêtres cintrées et ébrasées. La chapelle forme ainsi un octogone voûté entouré de deux galeries superposées soutenues par des colonnes antiques en marbre rouge et en porphyre du déambulatoire qui proviennent de Ravenne et de Rome et qui, avec les murs de marbre polychrome et les plafonds de mosaïques, firent de cet édifice le premier d'inspiration byzantine construit au Nord des Alpes. Le chœur gothique, appelé « Glashaus von Aachen » (la verrière d'Aix-la-Chapelle), construite sur le modèle de la Sainte-Chapelle de Paris, prolonge la chapelle palatine vers l'est. Il abrite la châsse de Charlemagne du 13e siècle commandée peu après la canonisation de Charlemagne en 1165 pour y mettre les ossements de Charlemagne.
Cette cathédrale, une des plus vieilles d’Europe, fut construite pendant le règne de l’empereur Charlemagne qui y fut inhumé en 814. Elle formait à l’origine un des éléments du palais d’Aix-la-Chapelle, ensemble de bâtiments résidentiels, politiques et religieux qui devaient être le centre du pouvoir carolingien. De 936 à 1531, trente-et-un rois allemands et douze reines y furent couronnés. Depuis 1802, elle est l’église-mère du diocèse d’Aix-la-Chapelle et est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1978 (WHL-3bis).
Établie sur les contreforts Nord des Ardennes, Aachen ou Aix-la-Chapelle était déjà appréciée, sous le nom d'Aquae Granni, par les Romains pour ses abondantes sources chaudes. Elle séduisit aussi Charlemagne qui la choisit en 768 pour y installer de manière permanente la cour royale des Francs. Il commanda l'agrandissement de la résidence Aquis palatinum construit par les Francs en un immense palais dont la chapelle s'inspira des modèles des églises orientales de l'Antiquité tardive (celles de Ravenne, Constantinople et Jérusalem), d'où la présence de matériaux précieux tels le marbre, le porphyre et l'or et de mosaïques de style byzantin. En l'an 800, il y fut couronné empereur romain, augmentant le renom de la ville et en faisant la capitale de l'empire d'Occident. Il attira de grands savants à sa cour et les écoles religieuses favorisèrent le développement de la culture et de la christianisation.
De 936 à 1531, trente princes allemands furent sacrés rois de Germanie dans la cathédrale faisant de Aix-la-Chapelle la ville des sacres. Elle céda ensuite ce privilège à Francfort. Suite à l'incendie de 1656, qui fit disparaître 9/10 de la ville médiévale, la reconstruction à l'époque des travaux du médecin thermal François Blondel (1613-1703) transforma Aix-la-Chapelle en célèbre ville d’eaux.
Le 21 octobre 1944, Aix-la-Chapelle fut la première ville allemande occupée par les Américains. Le gouvernement militaire américain y expérimenta de nouvelles structures démocratiques. Le gouvernement militaire et l’administration civile allemande s’occupèrent du ravitaillement de la population et de la reconstruction. Le premier journal libre de l’Allemagne occupée, les « Aachener Nachrichten », fut publié dans ce cadre.
Un décor de mosaïque du plafond du déambulatoire de la chapelle palatine (Pfalzkapelle) de la cathédrale à Aix-la-Chapelle (Aachen), Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Allemagne.
La chapelle palatine, la partie la plus ancienne de la cathédrale, fut bâtie par l'architecte Eudes de Metz de 796 à 805. Elle fut construite sur un plan octogonal à deux étages similaire à celui utilisé pour d’autres édifices byzantins de l’époque comme la basilique San Vitale de Ravenne et l'église Sainte Sophie de Constantinople. Son déambulatoire à seize côtés est voûté d'arêtes sans doubleaux, décoré de mosaïques et percé de fenêtres cintrées et ébrasées. La chapelle forme ainsi un octogone voûté entouré de deux galeries superposées soutenues par des colonnes antiques en marbre rouge et en porphyre du déambulatoire qui proviennent de Ravenne et de Rome et qui, avec les murs de marbre polychrome et les plafonds de mosaïques, firent de cet édifice le premier d'inspiration byzantine construit au Nord des Alpes.
De nombreuses mosaïques et panneaux de marbre d'origine de la chapelle palatine ont été remplacés à la fin des années 1800 et au début des années 1900, à l'époque prussienne. Il ne s'agissait pas de répliques exactes, mais leur style byzantin était conforme aux dessins originaux probablement inspirés par les exceptionnelles mosaïques du 5e siècle qui ornent le Mausolée de Galla Placidia à Ravenne.
Le chœur gothique, appelé « Glashaus von Aachen » (la verrière d'Aix-la-Chapelle), construite sur le modèle de la Sainte-Chapelle de Paris, prolonge la chapelle palatine vers l'est. Il abrite la châsse de Charlemagne du 13e siècle commandée peu après la canonisation de Charlemagne en 1165 pour y mettre les ossements de Charlemagne.
Cette cathédrale, une des plus vieilles d’Europe, fut construite pendant le règne de l’empereur Charlemagne qui y fut inhumé en 814. Elle formait à l’origine un des éléments du palais d’Aix-la-Chapelle, ensemble de bâtiments résidentiels, politiques et religieux qui devaient être le centre du pouvoir carolingien. De 936 à 1531, trente-et-un rois allemands et douze reines y furent couronnés. Depuis 1802, elle est l’église-mère du diocèse d’Aix-la-Chapelle et est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1978 (WHL-3bis).
Établie sur les contreforts Nord des Ardennes, Aachen ou Aix-la-Chapelle était déjà appréciée, sous le nom d'Aquae Granni, par les Romains pour ses abondantes sources chaudes. Elle séduisit aussi Charlemagne qui la choisit en 768 pour y installer de manière permanente la cour royale des Francs. Il commanda l'agrandissement de la résidence Aquis palatinum construit par les Francs en un immense palais dont la chapelle s'inspira des modèles des églises orientales de l'Antiquité tardive (celles de Ravenne, Constantinople et Jérusalem), d'où la présence de matériaux précieux tels le marbre, le porphyre et l'or et de mosaïques de style byzantin. En l'an 800, il y fut couronné empereur romain, augmentant le renom de la ville et en faisant la capitale de l'empire d'Occident. Il attira de grands savants à sa cour et les écoles religieuses favorisèrent le développement de la culture et de la christianisation.
De 936 à 1531, trente princes allemands furent sacrés rois de Germanie dans la cathédrale faisant de Aix-la-Chapelle la ville des sacres. Elle céda ensuite ce privilège à Francfort. Suite à l'incendie de 1656, qui fit disparaître 9/10 de la ville médiévale, la reconstruction à l'époque des travaux du médecin thermal François Blondel (1613-1703) transforma Aix-la-Chapelle en célèbre ville d’eaux.
Le 21 octobre 1944, Aix-la-Chapelle fut la première ville allemande occupée par les Américains. Le gouvernement militaire américain y expérimenta de nouvelles structures démocratiques. Le gouvernement militaire et l’administration civile allemande s’occupèrent du ravitaillement de la population et de la reconstruction. Le premier journal libre de l’Allemagne occupée, les « Aachener Nachrichten », fut publié dans ce cadre.
La courte ligne 3bis du métro parisien, moins de 2 kilomètres entre les deux terminus assure la liaison entre la Porte des Lilas et la place Gambetta dans le 20ème arrondissement. Elle fût créée en 1971 et reprend un ancien tronçon de la ligne 3 quand cette dernière fut prolongée en proche banlieue jusqu’à Bagnolet Gallieni.
Ce prolongement de la ligne 3 a imposé une reconfiguration du plan de voies dans cette zone puisque la station Gambetta était à l’origine située sur une boucle avec une demi-station d’arrivée et une autre de départ. C’est l’ancienne station de départ qui sert aujourd’hui comme terminus à la 3bis.
Le service sur cette courte ligne est assuré à l’aide de rames MF67 de 3 voitures (M+R+M) qui devraient être remplacées très prochainement en 2026 par de nouvelles rames MF19 à 4 voitures.
Im April bin ich bereits die Kürzeste Metro Linie in Paris abgefahren. Seit dem hat sich auf der Linie ein wenig getan, So verlor der Haltepunkt Saint Fargeau große Teile der Wand und Decken Kacheln was die jetzt schon sehr verlassen aussehende Linie noch befremdlicher wirken lässt
Hier erreicht der MF67 142 den Haltepunkt Saint-Fargeau als 3bis nach Gambetta
Le maître-autel décoré de la Pala d'Oro se dresse à l'entrée du chœur de la chapelle palatine (Pfalzkapelle) de la cathédrale à Aix-la-Chapelle (Aachen), Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Allemagne.
Le chœur gothique, appelé « Glashaus von Aachen » (la verrière d'Aix-la-Chapelle), construite sur le modèle de la Sainte-Chapelle de Paris, prolonge la chapelle palatine vers l'est. Il abrite la châsse de Charlemagne du 13e siècle commandée peu après la canonisation de Charlemagne en 1165 pour y mettre les ossements de Charlemagne. Le maître-autel est décoré de la Pala d'Oro, plaque d'or (vers 1020) représentant des scènes de la Passion.
La chapelle palatine, la partie la plus ancienne de la cathédrale, fut bâtie par l'architecte Eudes de Metz de 796 à 805. Elle fut construite sur un plan octogonal à deux étages similaire à celui utilisé pour d’autres édifices byzantins de l’époque comme la basilique San Vitale de Ravenne et l'église Sainte Sophie de Constantinople. Elle forme donc un octogone voûté entouré de deux galeries superposées soutenues par des colonnes antiques en marbre rouge et en porphyre du déambulatoire qui proviennent de Ravenne et de Rome et qui, avec les murs de marbre polychrome et les plafonds de mosaïques, firent de cet édifice le premier d'inspiration byzantine construit au Nord des Alpes. Au plafond est suspendu un lustre roman offert à l'église en 1168 par l'empereur Frédéric Barberousse.
Cette cathédrale, une des plus vieilles d’Europe, fut construite pendant le règne de l’empereur Charlemagne qui y fut inhumé en 814. Elle formait à l’origine un des éléments du palais d’Aix-la-Chapelle, ensemble de bâtiments résidentiels, politiques et religieux qui devaient être le centre du pouvoir carolingien.
De 936 à 1531, trente-et-un rois allemands et douze reines y furent couronnés. Depuis 1802, elle est l’église-mère du diocèse d’Aix-la-Chapelle et est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1978 (WHL-3bis).
Établie sur les contreforts Nord des Ardennes, Aachen ou Aix-la-Chapelle était déjà appréciée, sous le nom d'Aquae Granni, par les Romains pour ses abondantes sources chaudes. Elle séduisit aussi Charlemagne qui la choisit en 768 pour y installer de manière permanente la cour royale des Francs. Il commanda l'agrandissement de la résidence Aquis palatinum construit par les Francs en un immense palais dont la chapelle s'inspira des modèles des églises orientales de l'Antiquité tardive (celles de Ravenne, Constantinople et Jérusalem), d'où la présence de matériaux précieux tels le marbre, le porphyre et l'or et de mosaïques de style byzantin. En l'an 800, il y fut couronné empereur romain, augmentant le renom de la ville et en faisant la capitale de l'empire d'Occident. Il attira de grands savants à sa cour et les écoles religieuses favorisèrent le développement de la culture et de la christianisation.
De 936 à 1531, trente princes allemands furent sacrés rois de Germanie dans la cathédrale faisant de Aix-la-Chapelle la ville des sacres. Elle céda ensuite ce privilège à Francfort. Suite à l'incendie de 1656, qui fit disparaître 9/10 de la ville médiévale, la reconstruction à l'époque des travaux du médecin thermal François Blondel (1613-1703) transforma Aix-la-Chapelle en célèbre ville d’eaux.
Le 21 octobre 1944, Aix-la-Chapelle fut la première ville allemande occupée par les Américains. Le gouvernement militaire américain y expérimenta de nouvelles structures démocratiques. Le gouvernement militaire et l’administration civile allemande s’occupèrent du ravitaillement de la population et de la reconstruction. Le premier journal libre de l’Allemagne occupée, les « Aachener Nachrichten », fut publié dans ce cadre.
Il se trouve sur une pente, adossé au coin sud-est du cimetière du Père-Lachaise et est accessible par le 165, rue des Pyrénées.
Ce site est desservi par les lignes (M) (3) (3bis) à la station Gambetta et par la ligne (M) (3) à la station Porte de Bagnolet.
Le square porte ce nom en honneur d'Henri Karcher (1849-1933), un homme politique, député en Égypte et ancien maire du 20e arrondissement de Paris de 1914 à 1933. Il fut le créateur de la Brasserie Karcher1, qu'il dirigea jusqu'à sa mort en 1933. Grande brasserie très connue des amateurs, située entre la rue de Bagnolet et la rue des Pyrénées, elle fut créée en 1890 et continua son activité après son décès. Alors qu'il était maire du 20e, il créa beaucoup d'œuvres sociales.
El Metro de ParÃs es una xarxa de ferrocarril metropolità (metro) coneguda com Chemin de Fer Métropolitain o simplement Métropolitain, abreviadament Métro. Pertany a la RATP (Régie Autonome des Transports Parisiens).
El sistema consta de 16 lÃnies, identificades amb els números de l'1 al 14, amb dos lÃnies menors, la 3bis i la 7bis. És la tercera xarxa de metro més gran d'Europa occidental, el primer és el de Londres i el segon el de Madrid.
La lÃnia 14 és la lÃnia més moderna, coneguda com la lÃnia "méteor", en francès. Els trens són automà tics, les estacions còmodes on hi ha unes portes de seguretat que s'obren nomès per pujar al tren.
Stereoscopic photography & digital handpainting from our own ©Vintage Workshop® original styling&artphoto taken in the real (not virtual) world.
Ref. 036 B&W rev.reduc. #PlanisphericArt N.3bis °°°16.09.2020°°°
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Die Linie 3bis von Gambetta nach Porte de Lilas ist mit nur 1.3 Kilometern Länge die kürzeste Metrolinie in Paris. Im März 1971 wurde sie eröffnet. Zum Einsatz kommen gekürzte MF67er zum Einsatz. Diese haben im vergleich zu den MF67 auf der Linie 3, 10 und 12 nur drei statt Fünf wagen.
Die Linie ist auch die am wenigsten benutze Linie in Paris und dadurch das sie keine Touristischen Ziele anfährt und außer von Einheimischen so gut wie gar nicht bekannt ist zeigen sich die Bahnhöfe auch eher verlassen.
Hier erreicht ein MF67 soeben den Bahnhof von St.-Frageu
Would you believe me if I said the Paris Metro entrances inspired John Wyndham when he wrote 'Day of the Triffids' ? Or maybe H.G.Wells and 'War of the Worlds'. Maybe rightly not but I wonder if that's something anyone has explored.........
Click here to see more of my best photos from Paris : www.flickr.com/photos/darrellg/albums/72157624233357900
From Wikipedia : "The Paris Métro, short for Métropolitain (French: Métro de Paris), is a rapid transit system in the Paris metropolitan area. A symbol of the city, it is noted for its density within the city limits and its uniform architecture, influenced by Art Nouveau. It is mostly underground and 214 kilometres (133 mi) long. It has 303 stations, of which 62 have transfers between lines. There are 16 lines, numbered 1 to 14 with two lines, 3bis and 7bis, which are named because they started out as branches of lines 3 and 7; later they officially became separate lines; the Metro is still numbered as if these lines were absent. Lines are identified on maps by number and colour, and direction of travel is indicated by the terminus.
It is the second busiest subway system in Europe, after the Moscow Metro, and the tenth-busiest in the world. It carried 1.520 billion passengers in 2015, 4.16 million passengers a day, which amounts to 20% of the overall traffic in Paris. It is one of the densest metro systems in the world, with 245 stations within the 86.9 km2 (34 sq mi) of the city of Paris. Châtelet – Les Halles, with 5 Métro lines and three RER commuter rail lines, is the world's largest metro (subway) station. In 2016, it has been ranked as the best public transport system in the world by the ITDP with 100 percent of people in the city of Paris having an easy access to rapid transportation, ahead of 26 other international cities (including London, New York City and Tokyo). However, the system has generally poor handicapped-accessibility, because most stations were built well before this became a consideration."
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Line 3bis is the shortest line of the Paris metro with a length of only 1.3km. Originally it was a branch of line 3 and only became it's own line in 1971. Today trains from the MF 67 series run here.
La chapelle palatine (Pfalzkapelle) est au centre de la cathédrale à Aix-la-Chapelle (Aachen), Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Allemagne.
Cette chapelle palatine, la partie la plus ancienne de la cathédrale, fut bâtie par l'architecte Eudes de Metz de 796 à 805. Elle fut construite sur un plan octogonal à deux étages similaire à celui utilisé pour d’autres édifices byzantins de l’époque comme la basilique San Vitale de Ravenne et l'église Sainte Sophie de Constantinople. Elle forme donc un octogone voûté entouré de deux galeries superposées soutenues par des colonnes antiques en marbre rouge et en porphyre du déambulatoire qui proviennent de Ravenne et de Rome et qui, avec les murs de marbre polychrome et les plafonds de mosaïques, firent de cet édifice le premier d'inspiration byzantine construit au Nord des Alpes. Au plafond est suspendu un lustre roman offert à l'église en 1168 par l'empereur Frédéric Barberousse.
Le chœur gothique, appelé « Glashaus von Aachen » (la verrière d'Aix-la-Chapelle), construite sur le modèle de la Sainte-Chapelle de Paris, prolonge la chapelle palatine vers l'est. Il abrite la châsse de Charlemagne du 13e siècle commandée peu après la canonisation de Charlemagne en 1165 pour y mettre les ossements de Charlemagne. Le maître-autel est décoré de la Pala d'Oro, plaque d'or (vers 1020) représentant des scènes de la Passion.
Cette cathédrale, une des plus vieilles d’Europe, fut construite pendant le règne de l’empereur Charlemagne qui y fut inhumé en 814. Elle formait à l’origine un des éléments du palais d’Aix-la-Chapelle, ensemble de bâtiments résidentiels, politiques et religieux qui devaient être le centre du pouvoir carolingien.
De 936 à 1531, trente-et-un rois allemands et douze reines y furent couronnés. Depuis 1802, elle est l’église-mère du diocèse d’Aix-la-Chapelle et est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1978 (WHL-3bis).
Établie sur les contreforts Nord des Ardennes, Aachen ou Aix-la-Chapelle était déjà appréciée, sous le nom d'Aquae Granni, par les Romains pour ses abondantes sources chaudes. Elle séduisit aussi Charlemagne qui la choisit en 768 pour y installer de manière permanente la cour royale des Francs. Il commanda l'agrandissement de la résidence Aquis palatinum construit par les Francs en un immense palais dont la chapelle s'inspira des modèles des églises orientales de l'Antiquité tardive (celles de Ravenne, Constantinople et Jérusalem), d'où la présence de matériaux précieux tels le marbre, le porphyre et l'or et de mosaïques de style byzantin. En l'an 800, il y fut couronné empereur romain, augmentant le renom de la ville et en faisant la capitale de l'empire d'Occident. Il attira de grands savants à sa cour et les écoles religieuses favorisèrent le développement de la culture et de la christianisation.
De 936 à 1531, trente princes allemands furent sacrés rois de Germanie dans la cathédrale faisant de Aix-la-Chapelle la ville des sacres. Elle céda ensuite ce privilège à Francfort. Suite à l'incendie de 1656, qui fit disparaître 9/10 de la ville médiévale, la reconstruction à l'époque des travaux du médecin thermal François Blondel (1613-1703) transforma Aix-la-Chapelle en célèbre ville d’eaux.
Le 21 octobre 1944, Aix-la-Chapelle fut la première ville allemande occupée par les Américains. Le gouvernement militaire américain y expérimenta de nouvelles structures démocratiques. Le gouvernement militaire et l’administration civile allemande s’occupèrent du ravitaillement de la population et de la reconstruction. Le premier journal libre de l’Allemagne occupée, les « Aachener Nachrichten », fut publié dans ce cadre.
(10) Gare d'Austerliz 30/10/2025 12h50
The MF67 metro trains in the autumn of their lives. At the time of the photo, an MF19 was already in service as a test, but I haven't seen it personally yet. So, let's just enjoy the squeaking, creaking, and hissing of the good old MF67, which has been in service on this metro line for 50 years.
Line 10 is a ligne secondaire of the Parisien network. The number of passengers is a bit more than one quarter of those of line 1 (busiest line of the network) and it's the line with the less number of passengers (line 3bis and 7bis not included).
MÉTRO LINE 10
Boulogne Pont de St-Cloud – Gare d’Austerlitz
Total length : 11,7 km (all underground)
Number of stations: 23
Date of opening: 13/07/1913
Number of trains during rush hours: 22 (1 train every 3 minutes)
Number of departures a day: 258
[2025]
L'estació de metro de Tuileries, la més maca -per diferent i curiosa- de les que he vist de la xarxa metropolitana parisenca. Està dividida en diversos espais que resumeixen diferents dècades, a la foto la de 1920.
El Metro de ParÃs es una xarxa de ferrocarril metropolità (metro) coneguda com Chemin de Fer Métropolitain o simplement Métropolitain, abreviadament Métro, i pertany a la RATP (Régie Autonome des Transports Parisiens). Fou inaugurat el 19 de juliol de 1900, amb motiu dels Jocs OlÃmpics, que es và ren celebrar aquell mateix any a ParÃs. El sistema consta de 16 lÃnies, identificades amb els números de l'1 al 14, amb dos lÃnies menors, la 3bis i la 7bis.
Aquesta foto ha jugat a Quel est ce lieu?.
Il existe à Tonnerre, petite ville de la Bourgogne, une source nommée la Fosse-Yonne(sic), située dans le quartier vieux de la ville; elle coule au pied d'une montagne effondrée, qui la domine à une hauteur de 60 m. Prise comme dans un fer à cheval, elle débouche sur une rue étroite qu'habitent les tonneliers de la localité. Quelques maisons, incrustées comme des nids d'hirondelles au flanc circulaire du mont, donnent à ce point de la ville une physionomie des plus originales. Les bords de la Fosse-Yonne sont habituellement fréquentés par les pauvres femmes de l'endroit qui viennent y laver leur linge.
Mais ce qui frappe les regards, mais ce qui confond l'esprit, c'est la couleur étrange de ses eaux, c'est leur profondeur. L'eau de la Fosse Yonne est positivement bleue, d'un bleu vulgaire-ment connu sous le nom de bleu de roi. Hiver comme été, elle est toujours la même; rien ne la trouble, rien ne la change, rien ne la détériore. On y jette vainement la sonde ; la sonde plonge et descend toujours, toujours sans jamais atteindre le fond, sans y rencontrer un obstacle, un point d'appui. Où va tomber la pierre que le passant curieux pousse du pied dans la Fosse Yonne ? C'est le secret du Diable.
Toutefois, voici ce que l'on raconte sur la couleur fantastique de ses eaux et sur sa profondeur mystérieuse.
II
Le 13 juillet, l'an sept centième de l'ère chrétienne, un cavalier noir, portant à son casque un panache rouge comme le foyer d'une forge, entrait, monté sur une cavale blanche, dans la petite ville de Tonnerre.
Il descendait au grand galop la gorge de la côte qui verse dans la ville ; le soleil brillait, les oiseaux chantaient. Les naseaux de l'animal flambaient comme une fournaise, ses prunelles luisaient comme des charbons ardents, et ses flancs fondaient en eau, déchirés par les larges éperons d'or du mystérieux cavalier.
Au galop impétueux de l'animal, un petit garçon nommé Pierre, s'était élancé curieusement sur le bord de la route ; il promenait ses grands yeux tout ébahis sur le beau cavalier, quand celui-ci lui cria:
- Enfant, ma jument a soif, indique-nous la source la plus voisine.
- Là -bas, sur la gauche, répondit aussitôt l'enfant, indiquant la Fosse-Yonne du doigt et du geste, vous trouverez là .
Le cavalier piqua sa cavale blanche et se dirigea vers la source ; à peine avait--il fait quelque pas, qu'une énorme valise qu'il portait en croupe se creva. Pierre, qui suivait le cavalier des yeux, vit tomber, rouler et s'éparpiller sur la route une quantité de jolis sous luisants et neufs. Pierre courut les ramasser, observant bien si personne ne le voyait emplir ses poches des sous que ce grand et beau seigneur perdait.
Personne ne le vit. L'enfant rentra chez lui riche comme un Crésus, inquiet et dissimulé comme un avare.
La peur du châtiment est la conscience des mauvais sujets, une fois certains qu'ils n'auront pas les oreilles tirées, ils s'endorment dessus avec la sérénité du juste. Par cette raison peu concluante que le village ignorait son larcin, Pierre crut ce bien acquis, bien acquis. Le petit drôle connaissait déjà ce dicton : « Péché caché est à moitié pardonné ». Il le corrigea même par TOUT A FAIT pardonné.
Quant au vigneron EVRAT, nul doute que s'il eût connu l'action peu délicate de monsieur son fils, suivant l'usage en vigueur dans le pays, une rude poignée de boulin emmanchée au bout du bras paternel aurait daubé d'importance sur le derrière compromis de notre jeune larron. Pierre échappa donc à la correction paternelle ; mais le Diable s'en mêlant, le malheureux fut bien autrement châtié.
III
Le lendemain, il devait y avoir grande fête à Tonnerre. Pierre se promet de tirer bon parti de sa fortune et de s'en donner à coeur joie. Le jour vint ; voilà notre gamin parti. La première rencontre qu'il fit fut celle d'un oiseleur qui revenait des champs, un nid de fauvette entre les mains :
- Oiseleur, combien ce nid ? dit l'enfant à cet homme, avec l'aplomb suffisant d'un gros capitaliste.
L'oiseleur dit son prix. L'enfant s'empara du nid et paya sans marchan-der ; la jeunesse est prodigue. A peine ces pauvres oiselets avaient-ils du duvet. Cependant, comme Pierre longeait la haie du chemin, une fauvette vint battre des ailes autour de lui, caquetant avec colère. C'était la mère malheureuse de la couvée orpheline que Pierre emportait tout triomphant. Aux cris de la fauvette, voilà toute la nitée, jusqu'au culot, qui prend sa volée par les airs à la suite de la mère qui les guide en chantant. L'acheteur resta confondu.
Les enfants ne réfléchissent pas sur la nature de leurs impressions. Ces oiseaux qui s'envolaient sans plumes ne lui parurent pas un motif suffisant pour attirer son attention. Il n'y avait là , selon lui, qu'une chose indifférente et peu miraculeuse. Il avait donc oublié les pauvres oiseaux, lorsque le jardinier de l'enclos voisin vint à passer. Cet homme allait offrir des fleurs aux dames du château.
- Combien ce bouquet, bonhomme ? lui cria l'enfant ; et de suite il en fit emplette. Ce gros bouquet va bellement contenter notre mère, pensait-il. Cette pensée était d'un gentil garçon, mais comme il passait sur la route, à la même place où il avait ramassé ses sous, voilà que pivoines, roses, pervenches, oeillets, lis, s'effeuillent et tombent fanés à ses pieds, roulant à tout vent, comme des feuilles sèches.
- Cet homme nous a volé, murmura l'enfant, jetant loin de lui les tiges brûlées entre ses mains.
Comment comprendre, en effet, qu'il en pût être autrement ? Assurément, s'il y avait là un fripon, ce ne pouvait être M. Pierre !
En ce moment, un aveugle allait, conduit par un caniche vieux et grave. L'homme chantait d'une voix lamentable un Noël du temps ; le chien implorait du regard la pitié des paysans.
M. Pierre jugea que c'était le moment d'user de sa fortune avec magnificence, en bon riche. Il étendit donc la main pour déposer quelques sous dans la sébile que le chien tenait entre ses dents.
L'animal détourna la tête, et l'aveugle s'écria :
- Enfant, le ciel ne nous permet pas d'accepter ton aumône.
- ces pauvres sont bien fiers, murmura notre jeune Crésus.
Et comme il continuait sa route, quelques pièces de monnaie tombèrent de sa poche à terre, sans qu'il s'en aperçût.
- Enfant ! lui cria l'aveugle, tu perds des sous.
A cet avertissement du pauvre homme, Pierre, un peu troublé, ramassa ses sous en silence. Son action de la veille lui traversa l'esprit, c'était une avant-garde du remords. Le pauvre continua son chemin. Cependant Pierre, voulant absolument faire partager sa fortune, car il avait bon coeur, courut assembler quelques camarades. I1 les conduisit dans la boutique d'un pâtissier pour les bien régaler. Les voilà à même les gâteaux, mangeant d'un appétit vorace, en vrais gloutons et comme gens peu habitués à se trouver à pareille fête. La friandise aiguisant la gourmandise, Dieu sait les biscuits, les croquets et les tartes qui y passèrent ! La bande vorace une fois rassasiée, M. Pierre paya la carte généreusement ; puis l'on s'éparpilla dans les herbes de la prairie voisine, le museau tout sucré et barbouillé de raisiné.
Mais pourquoi ces contorsions, ces grimaces, ces cris ? Les malheureux sont pris d'affreuses coliques, ils ont les entrailles en feu ; c'est comme un tison de l'enfer qui les dévore. Pierre les regarde d'un oeil étonné ; lui seul ne ressent rien de l'accident général ; heureux celui dont les bretelles ne sont pas fixées irrévocablement à la ceinture de la culotte ! heureux l'habile à s'en débarrasser ! Mais, hélas ! plus d'un le fut aussi de ses tourments secrets. Pierre qui, voyant souffrir ses petits amis, voulait pleurer, se mit à rire, à rire et tellement fort, que les autres le regardèrent avec colère, le soupçonnant de quelque mauvais tour. Ils s'éloignèrent de lui, remplis de terreur, en criant : « Au sorcier ! au sorcier ! Il nous a empoisonnés avec des gâteaux maudits, il aura vendu son âme au Diable !... »
- Voyez-vous les ingrats ! se disait Pierre en lui-même. Il s'éloigna avec mélanco-lie. Sur son chemin, il rencontra des jeunes gens qui jouaient à croix ou pile sur la place de l'Eglise. Ils jouaient de l'argent, le pire des enjeux. Pierre, faisant sonner ses sous, se proposa pour être de la partie. On l'admit au cercle de cette académie des rues. Ce fut prodigieux avec quel bonheur il gagna ! avec quelle rapidité il emplit ses poches ! Ce bonheur obstiné commença à devenir suspect à quelques joueurs, peu satisfaits de voir leur monnaie infidèle leur échapper si facilement. Voilà tout à coup qu'un grand bêta nasille, traînant la voix et tirant de l'oeil :
- Le gars nous a volés.
- Bah ! répondirent les malins, c'est le hasard qui l'a protégé.
On sait que le hasard est le patron des joueurs, mais le grand benêt aux cheveux plats et roux, et dont les bras pendaient collés le long du corps comme des manches de chemise au bout desquelles on aurait mis du plomb, se jeta sur l'enfant avec l'agilité d'une bête sauvage, lui arracha un sou des mains, et fit voir à ses camarades stupéfaits que les sous de M. Pierre étaient pile des deux côtés ; comme l'enfant jouait toujours sur la pile, toujours il gagnait.
Ce fut alors une véritable tempête de vociférations.
- Rends-nous notre argent, coquin !
- Tu seras pendu, scélérat ! hurlait la foule ameutée, les intéressés par dépit, les non intéressés pour donner dans le pays une bonne opinion de leur probité. On ne saurait douter de la probité de quiconque crie : au voleur ! Pierre avait donc à ses trousses l'hypocrisie et l'intérêt. Cepen-dant, il en fut quitte pour quelques mottes de terre au milieu des reins, suivies de plusieurs coups de gaule à travers les jambes. Pierre fit le tour de la ville, l'âme en proie aux plus vives terreurs.
Quand il fut seul, il se prit à trembler de tous ses membres, ses dents claquaient, il commençait à réfléchir sur les événements de la journée, sans toutefois s'en expliquer la cause.
Il était près de six heures, lors-qu'une faim terrible, une sorte de faimvalle s'empara de son estomac : la soif lui brûla la gorge, le sommeil lui sema du gravier plein les yeux. Il entra chez un boulanger. Quand il voulut mordre dans le morceau de pain qu'il venait d'acheter, il lui sembla qu'il mordait à même dans un morceau de craie. Il rejeta le pain avec dégoût. Apercevant une ferme, il y entra pour boire un peu de lait ; à peine l'eut-il porté à ses lèvres qu'il se prit à vomir. Il lui sembla qu'il buvait du vinaigre. Un soupir souleva sa poitrine. Quand il voulut s'étendre à terre pour y goûter un peu de sommeil, il ne put fermer la paupière ; il lui sembla qu'il était couché parmi des sous entassés sur champ ; il se leva avec tristesse.
Comme il longeait le buisson où, le matin, il avait rencontré l'oiseleur, il entendit des petites fauvettes qui chan-taient :
- Petit voleur ! petit voleur ! Fuyez vite ! vite ! vite !
Pierre courba la tête et passa rapidement.
Comme il regagnait la route où les fleurs du vieux jardinier s'étaient effeuil-lées, toutes leurs pétales s'étaient groupées sur la place où le cavalier noir avait laissé tomber ses sous, et formaient de leurs couleurs, vivifiées par le souffle du soir, ce mot terrible :
- Voleur !
Pierre se cacha le visage de ses deux mains. Il rencontra l'aveugle et son chien : à son aspect l'animal quitta la sébile et se mit à hurler.
- Enfant, dit l'aveugle à Pierre, il y a quelqu'un quelque part qui n'est pas content de toi...
Pierre comprit qu'une main mystérieuse le frappait. Il se prit à trem-bler. En ce moment deux archers, qui entraient au grand galop dans la ville de Tonnerre, le glaçaient d'épouvante.
- On sait tout, pensa l'enfant. Le monde lui parut trop petit pour le cacher aux regards des soldats. C'est alors qu'il se dirigea vers la Fosse-Yonne pour s'y précipiter.
IV
Au moment où Pierre arrivait à la source, deux personnages l'y avaient devancé : l'un était le cavalier de la veille, embusqué derrière un buisson avec sa cavale blanche. Qu'attendait-il ? Une victime : le malheureux Pierre.
Le second personnage était un vieil-lard à barbe blanche et vêtu d'une robe de laine blanche. Il était occupé à laver ses pieds poudreux dans l'eau claire de la fontaine, un long bâton d'apôtre était couché près de lui sur un manteau bleu déposé à terre.
Pierre arrivait, fondant en larmes. Il jeta dans la Fosse Yonne tous les sous qui lui restaient. Quels furent son étonnement et sa frayeur !
Les effigies de ces sous diaboliques se mirent à regarder l'enfant, en roulant sur lui des yeux énormes ; puis ces regards fascinateurs l'attiraient, l'atti-raient.
Il s'élançait dans les ondes de la source, quand le vieillard l'arrêta, lui disant :
- Que faites-vous, mon fils ?
Le vieillard regardait l'enfant avec bonté. Le pauvre petit se sentit sauvé. Il raconta tout. Ce vieillard était un de ceux qui pensent qu'il n'y a point de petites peines lorsque l'âme est troublée. Ce bon vieillard lui tendit les bras avec tendresse.
Pierre s'y précipita, plein de confiance : il avait trouvé un père miséri-cordieux.
Le cavalier noir frappait la terre du sol avec impatience.
- Dieu vous pardonne, mon enfant ! dit le vieillard ; il a vu votre repentir.
- Hélas, balbutia le malheureux Pierre, ces méchants sous, comme ils me regar-dent ! J'ai peur !
Et l'enfant cachait son visage dans ses mains. Ce que voyant, l'évêque Pallade, car c'était lui, le saint homme, courut à son manteau, et, comme un bon père qui cache les défauts de ses enfants, il le jeta dans la source, sur les sous accusateurs ; alors la source prit tout à coup la couleur bleu sombre du mante.m. qu'elle a conservée depuis.
L'enfant tomba à genoux. En moment l'horloge de l'église qui domine la côte compta six heures. L'Angélus sonna. L'évêque fit un signe de croix. A ce son de la cloche, à ce signe de croix de l'évêque, le cavalier s'élança de son embuscade, hurla d'affreux blasphèmes, plongea dans la source avec sa cavale blanche, et disparut. La source bouillonna longtemps.
Quand les flots furent calmés, la Fosse-Yonne n'avait plus de sable. Le fond de son bassin venait d'être emporté à tout jamais dans les abîmes de l'enfer.
Depuis, on y jette vainement la sonde.
- Mon enfant, dit alors le saint évêque au petit Pierre, les sous que vous avez ramassés hier, sur la grande route, étaient maudits : ces sous étaient les sous du Diable !
Gardez-en le souvenir, et rappelez- vous que dans toutes les occasions de la vie
« Bien mal acquis ne profite jamais ». Et que « Péché caché n'est jamais pardonné »
Savinien LAPOINTE
La légende des « Sous du Diable est issue d'un ouvrage de contes rédigé par le poète-cordonnier Savinien LAPOINTF. Nous en ignorons la provenance. Elle est peut être née tout simplement de l'inspiration du conteur sénonais. On ne peut que souscrire à la remarque exprimée par BÉRANGER dans la préface de l'ouvrage : « ... ces contes charmants auxquels je ne fais qu'un reproche, c'est de ne pas s'être produits en plus grand nombre » (46). Nous ignorons si le volume deuxième qui devait prolonger le précédent a été ou non publié. Savinien LAPOINTE est un poète-ouvrier né à Sens en 1812. Bien qu'éprouvé par une cruelle épreuve familiale dans sa jeunesse, le jeune Savinien embrasse l'état de son père : il sera cordonnier. Il traverse la Révolution de 1848, aux côtés des émeutiers et, pris les armes à la main, manque d'être passé par les armes. Après son mariage, il publie ses premiers essais poétiques dans la Ruche Populaire (47). Remarqué par LAMENNAIS, BÉRANGER et Eugène SUE, Savinien LAPOINTE publiera un volume d'odes poétiques : « Il était une fois », ainsi que des « Mémoires sur BÉRANGER » qu'il considérait comme son père spirituel, et un recueil de contes auquel nous avons emprunté le récit des « Sous du Diable ». Savinien LAPOINTE est décédé à Soucy le 29 décembre 1893 et repose dans le cimetière communal de cette localité sénonaise (48)
Source: "LES EAUX MERVEILLEUSES DU TONNERROIS"
Pierre MILLAT
Tiré à part du bulletin n°11; année 1997
édité par l'association des Amis de la Chapelle de Villeneuve-aux-Riches-Hommes
Notes:
(46) Savinien LAPOINTE - « II était une fois... » - Contes illustrés de 130 dessins de Henri PILLE - pp. 117-128 - Editions Alphonse LEMERRE, éditeur - Paris - 20 septembre 1886. Cette version a également été reprise dans une édition populaire.
d° - Jean PUISSANT, ouvrage cité, renvoi note 3bis, a reproduit cette légende en indiquant que « cette légende a été racontée aussi par Savinien LAPOINTE dans son livre: « i! était une fois... » - pp. 163-169:
(47) Eugène SUE - Préface de l'ouvrage de Savinien LAPOINTE : « Une voix d'en bas», rédigée le 22 août 1844 - pp. I-XXXVII. Paris - s.d. (1844 ?).
(48) Etienne DODET - « Rue Savinien-Lapointe ; la mémoire d'un poète-ouvrier » - L'Yonne Républicaine - Edition du 30 octobre 1986.
d° - Bernard LEGER, Professeur d'Histoire au Lycée Polyvalent Régional de Sens a présenté une communication sur Savinien LAPOINTE à la séance de la Société Archéologique de Sens du mardi 7 octobre 1986.