âMI1 XI - Circus
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Cirque Jules Verne
Plus grand cirque en dur de France, le Cirque Jules-Verne compte 1650 places en circulaire ou 1400 places en mode scène. Sa piste fait 13 m de diamètre, la distance réglementaire permettant à un cheval de courir au galop au bout d'une longe.
Construit en 1889 par l'architecte Émile Ricquier, il portait le nom de Cirque municipal d'Amiens jusqu'en 2003. Le Cirque Jules-Verne fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 29 octobre 1975 pour ses façades et toitures.
La tradition du cirque à Amiens remonte à 1845. À cette époque, on élève chaque année, pour la Foire de la Saint-Jean, un bâtiment éphémère en planches que l’on démonte ensuite. La Foire se tient sur l’ancien bastion de Longueville, que le démantèlement des fortifications a permis de transformer en esplanade.
En 1865, une Société du Cirque se constitue afin d’encourager la municipalité d’Amiens à construire un cirque en dur, comme vient alors de le faire la ville de Reims.
Le site de la place Longueville est définitivement retenu, mais la ville hésite devant l’ampleur de la dépense. Prudente, elle décide de construire en 1874 un cirque provisoire en bois qui se maintient péniblement jusqu'en 1888.
L’idée d’un cirque en dur se concrétise et aboutit en 1887. L’impulsion est donnée par le maire républicain d’Amiens, Frédéric Petit. Celui-ci se voit activement soutenu par Jules Verne, installé à Amiens depuis 1871 et futur conseiller municipal. On trouve une trace de l’amour de l’illustre écrivain pour le cirque dans deux romans qu’il écrit à Amiens : Mathias Sandorf, en 1883, et César Cascabel, en 1889.
Les plans sont confiés à Émile Ricquier, architecte du département de la Somme et ancien élève de Gustave Eiffel. L’objectif est de livrer le nouveau cirque pour la Foire de la Saint-Jean de juin 1889, soit pour le centenaire de la Révolution Française, ainsi que le rappelle Jules Verne dans son discours d’inauguration. Il l'appelle ainsi, aussi en l'honneur de Jules Verne sans quoi il n'aurai pas était possible de réaliser se projet. Il a abouti grâce à sa participation et sa détermination.
Les dépenses engagées pour la construction du cirque se révèlent colossales. Le coût de l’édifice est de 815 630 francs de l’époque. L’importance des dépenses est principalement liée à l’échelle monumentale du projet et aux coûteux travaux de fondations, rendus nécessaires par la présence des vestiges de l’ancien bastion et le passage d’un tunnel ferroviaire sous la place. À cela s’ajoute la volonté de doter le cirque d’un éclairage électrique et d’un chauffage central, alimentés tous deux par une machine à vapeur.
Le dimanche 23 juin 1889, le Cirque est inauguré par le maire Frédéric Petit et Jules Verne, qui, en tant que vice-président de la 4e commission chargée des affaires culturelles, prononce le discours d’usage.
« Le nouveau cirque est une œuvre d'art que votre administration municipale a voulu doter de tous les perfectionnements de l'industrie moderne. C'est le plus beau, sans conteste, c'est aussi le plus complet par ses aménagements et son outillage qui a été édifié en France et à l'étranger. » — Jules Verne (Extrait du discours d'inauguration)
Alors que de nombreux cirques en dur disparaissent tout au long du XXe siècle en France, celui d’Amiens survit aux risques de démolition et aux désastres des guerres. Seul un obus, en 1916, endommage la toiture et les buvettes, et fait disparaître l’une des deux marquises de fer forgé qu’Émile Ricquier avait tendues au-dessus des guichets. En 1958, la cheminée de 35 mètres de haut est raccourcie de 10 mètres au prétexte de la sécurité.
Son enveloppe d’origine ainsi préservée, le Cirque va accueillir les multiples activités pour lesquelles il a été conçu. À la fois cirque, palais des congrès, salle de spectacle polyvalente, il accueille les meetings, les fêtes, les séances de cinéma, les compétitions de boxe ou de catch, ainsi que les spectacles de variété. Les plus grands noms de la piste et de la scène s'y produisent. De 1946 à 1951 la société Parisienne de spectacles créé par Emile Audiffred et Roger Audiffred. Ils proposèrent des programmes de qualités, ont pouvaient applaudir Les Clowns François et Albert Fratellini, Boulicot et Recordier, Grock, Lu et Tonio, Rhum... et le Radio Circus. En outre, la qualité de son architecture et son charme authentique attirent de grands noms du cinéma qui viennent y tourner plusieurs scènes de leurs films. C’est le cas de Federico Fellini pour Les Clowns en 1972, de Jean-Jacques Beineix pour Roselyne et les Lions en 1989, ou de Nico Papatakis pour Les Équilibristes en 1991.
Les années 1980 voient la création de l'École de Cirque d’Amiens, avec le soutien d’Annie Fratellini.
Consciente de la valeur patrimoniale et culturelle de son cirque municipal, la communauté d'agglomération d'Amiens Métropole décide de procéder en 2002-2003 à la rénovation complète de l'édifice. Aux travaux de restauration et de nettoyage des façades, effectués en 1992, succède un vaste programme de restauration des espaces intérieurs sous la conduite des architectes Eric Dubosc, Marc Landowski et Michel Lefort, pour un montant de 3,04 millions d’euros (dont 0,6 M€ pour Amiens Métropole et autant pour la région).
Le Cirque est mis aux normes de confort, d'espace et de sécurité modernes, tout en cherchant à respecter l’esprit initial du lieu. Si le nombre de places assises passent de 3 100 à 1 700 à l'issue des travaux, les nouveaux sièges plus spacieux "sic" restent tendus de velours de mohair rouge comme à l'origine. Les vitraux du lanterneau sont restaurés. Réalisée dans le cadre d'une commande publique, une composition picturale de l’artiste autrichien Ernst Caramelle trace désormais sur la coupole une étoile à huit pointes qui rappelle délibérément la toile des chapiteaux itinérants.
En novembre 2003, le Cirque ouvre à nouveau après un an et demi de travaux de rénovation. À cette occasion, l'édifice inauguré par Jules Verne porte désormais officiellement le nom de l'écrivain. Le Pôle Régional des Arts du Cirque est inauguré et l’équipe chargée de son développement s’installe dans le bâtiment. Le Cirque Arlette Gruss est associé très directement à cette réouverture puisqu’il y présente alors son tout nouveau spectacle et transfère son siège social à Amiens.
Depuis 2011, le Cirque Jules-Verne pour les arts du cirque, le Hangar pour les arts de la rue et l'École de Cirque pour la formation sont réunies au sein d'un Pôle national cirque.
(Source : Wikipédia)
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Plus grand cirque en dur de France, le Cirque Jules-Verne compte 1650 places en circulaire ou 1400 places en mode scène. Sa piste fait 13 m de diamètre, la distance réglementaire permettant à un cheval de courir au galop au bout d'une longe.
Construit en 1889 par l'architecte Émile Ricquier, il portait le nom de Cirque municipal d'Amiens jusqu'en 2003. Le Cirque Jules-Verne fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 29 octobre 1975 pour ses façades et toitures.
La tradition du cirque à Amiens remonte à 1845. À cette époque, on élève chaque année, pour la Foire de la Saint-Jean, un bâtiment éphémère en planches que l’on démonte ensuite. La Foire se tient sur l’ancien bastion de Longueville, que le démantèlement des fortifications a permis de transformer en esplanade.
En 1865, une Société du Cirque se constitue afin d’encourager la municipalité d’Amiens à construire un cirque en dur, comme vient alors de le faire la ville de Reims.
Le site de la place Longueville est définitivement retenu, mais la ville hésite devant l’ampleur de la dépense. Prudente, elle décide de construire en 1874 un cirque provisoire en bois qui se maintient péniblement jusqu'en 1888.
L’idée d’un cirque en dur se concrétise et aboutit en 1887. L’impulsion est donnée par le maire républicain d’Amiens, Frédéric Petit. Celui-ci se voit activement soutenu par Jules Verne, installé à Amiens depuis 1871 et futur conseiller municipal. On trouve une trace de l’amour de l’illustre écrivain pour le cirque dans deux romans qu’il écrit à Amiens : Mathias Sandorf, en 1883, et César Cascabel, en 1889.
Les plans sont confiés à Émile Ricquier, architecte du département de la Somme et ancien élève de Gustave Eiffel. L’objectif est de livrer le nouveau cirque pour la Foire de la Saint-Jean de juin 1889, soit pour le centenaire de la Révolution Française, ainsi que le rappelle Jules Verne dans son discours d’inauguration. Il l'appelle ainsi, aussi en l'honneur de Jules Verne sans quoi il n'aurai pas était possible de réaliser se projet. Il a abouti grâce à sa participation et sa détermination.
Les dépenses engagées pour la construction du cirque se révèlent colossales. Le coût de l’édifice est de 815 630 francs de l’époque. L’importance des dépenses est principalement liée à l’échelle monumentale du projet et aux coûteux travaux de fondations, rendus nécessaires par la présence des vestiges de l’ancien bastion et le passage d’un tunnel ferroviaire sous la place. À cela s’ajoute la volonté de doter le cirque d’un éclairage électrique et d’un chauffage central, alimentés tous deux par une machine à vapeur.
Le dimanche 23 juin 1889, le Cirque est inauguré par le maire Frédéric Petit et Jules Verne, qui, en tant que vice-président de la 4e commission chargée des affaires culturelles, prononce le discours d’usage.
« Le nouveau cirque est une œuvre d'art que votre administration municipale a voulu doter de tous les perfectionnements de l'industrie moderne. C'est le plus beau, sans conteste, c'est aussi le plus complet par ses aménagements et son outillage qui a été édifié en France et à l'étranger. » — Jules Verne (Extrait du discours d'inauguration)
Alors que de nombreux cirques en dur disparaissent tout au long du XXe siècle en France, celui d’Amiens survit aux risques de démolition et aux désastres des guerres. Seul un obus, en 1916, endommage la toiture et les buvettes, et fait disparaître l’une des deux marquises de fer forgé qu’Émile Ricquier avait tendues au-dessus des guichets. En 1958, la cheminée de 35 mètres de haut est raccourcie de 10 mètres au prétexte de la sécurité.
Son enveloppe d’origine ainsi préservée, le Cirque va accueillir les multiples activités pour lesquelles il a été conçu. À la fois cirque, palais des congrès, salle de spectacle polyvalente, il accueille les meetings, les fêtes, les séances de cinéma, les compétitions de boxe ou de catch, ainsi que les spectacles de variété. Les plus grands noms de la piste et de la scène s'y produisent. De 1946 à 1951 la société Parisienne de spectacles créé par Emile Audiffred et Roger Audiffred. Ils proposèrent des programmes de qualités, ont pouvaient applaudir Les Clowns François et Albert Fratellini, Boulicot et Recordier, Grock, Lu et Tonio, Rhum... et le Radio Circus. En outre, la qualité de son architecture et son charme authentique attirent de grands noms du cinéma qui viennent y tourner plusieurs scènes de leurs films. C’est le cas de Federico Fellini pour Les Clowns en 1972, de Jean-Jacques Beineix pour Roselyne et les Lions en 1989, ou de Nico Papatakis pour Les Équilibristes en 1991.
Les années 1980 voient la création de l'École de Cirque d’Amiens, avec le soutien d’Annie Fratellini.
Consciente de la valeur patrimoniale et culturelle de son cirque municipal, la communauté d'agglomération d'Amiens Métropole décide de procéder en 2002-2003 à la rénovation complète de l'édifice. Aux travaux de restauration et de nettoyage des façades, effectués en 1992, succède un vaste programme de restauration des espaces intérieurs sous la conduite des architectes Eric Dubosc, Marc Landowski et Michel Lefort, pour un montant de 3,04 millions d’euros (dont 0,6 M€ pour Amiens Métropole et autant pour la région).
Le Cirque est mis aux normes de confort, d'espace et de sécurité modernes, tout en cherchant à respecter l’esprit initial du lieu. Si le nombre de places assises passent de 3 100 à 1 700 à l'issue des travaux, les nouveaux sièges plus spacieux "sic" restent tendus de velours de mohair rouge comme à l'origine. Les vitraux du lanterneau sont restaurés. Réalisée dans le cadre d'une commande publique, une composition picturale de l’artiste autrichien Ernst Caramelle trace désormais sur la coupole une étoile à huit pointes qui rappelle délibérément la toile des chapiteaux itinérants.
En novembre 2003, le Cirque ouvre à nouveau après un an et demi de travaux de rénovation. À cette occasion, l'édifice inauguré par Jules Verne porte désormais officiellement le nom de l'écrivain. Le Pôle Régional des Arts du Cirque est inauguré et l’équipe chargée de son développement s’installe dans le bâtiment. Le Cirque Arlette Gruss est associé très directement à cette réouverture puisqu’il y présente alors son tout nouveau spectacle et transfère son siège social à Amiens.
Depuis 2011, le Cirque Jules-Verne pour les arts du cirque, le Hangar pour les arts de la rue et l'École de Cirque pour la formation sont réunies au sein d'un Pôle national cirque.
(Source : Wikipédia)
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