Michel Le Querrec
La Maison du Prisonnier juillet 1943
La Maison du Prisonnier, une par chef lieu de département, est crée par le Commissariat au reclassement des prisonniers. Organisme vichyste du 2 septembre 1941 est confié à Maurice Pinot, un officier libéré, ancien collaborateur du président de la Confédération générale du patronat français.
fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Pinot
Merci à franavia pour le document
La « Maison du prisonnier » était administrée par un ancien PG, ancien combattant de 1914-1918, Georges Lesage. Située rue Guilbert, elle comprenait, au rez-de-chaussée, un Comité central d'assistance aux PG, qui s'occupait principalement de la distribution de vivres pour la confection des colis individuels par des comités locaux. Huit mille colis par mois, entreposés rue des Cordeliers. Le directeur en était M. Corret, le secrétaire administratif, M. Watterwald.
Au premier étage, la Maison du prisonnier abritait le secrétariat du « Prisonnier libéré », dont l'objet principal était de renseigner les rapatriés, de les orienter et faciliter leurs démarches administratives ou juridiques. L'antenne de Caen était assurée par deux ex-PG, MM. Baudouin et Liévens, dont les compétences au service de ceux qui rentraient, dans des conditions parfois dramatiques, furent particulièrement précieuses.
Autre service particulièrement important : « La famille du prisonnier », organisme spécifique issu du Secours national dont l'objet était d'aider les épouses, les enfants ou les parents de PG. Elle était dirigée par Mme de Saint Germain, Mlle Morice, Mme Bladé.
La Maison du prisonnier abritait aussi la Croix-Rouge française. Cet organisme, vivant de ses propres ressources, ouvert aux familles des PG et aux rapatriés était animé par Mme de Vieil-Castel, Mlle Thomine-Desmazures.
Au second étage de la Maison du prisonnier se trouvait le secrétariat des Centres d'entraide, dirigé par M. Branquart, et la Direction générale.
Enfin, le Service du reclassement professionnel avait pour mission de régler le problème de la réintégration professionnelle. Problèmes délicats s'il en fut, en raison du manque de législation adaptée à l'époque.
MM. Schmitt et Blondel, de l'Inspection du Travail, dirigeaient ce service dont toutes les responsabilités, comme pour l'ensemble des autres services, étaient assumées par des rapatriés.
Source :
www.flickr.com/photos/mlq/3247126726/in/pool-918002@N24
Localisation:
www.flickr.com/photos/mlq/4901313122/
La Maison du Prisonnier juillet 1943
La Maison du Prisonnier, une par chef lieu de département, est crée par le Commissariat au reclassement des prisonniers. Organisme vichyste du 2 septembre 1941 est confié à Maurice Pinot, un officier libéré, ancien collaborateur du président de la Confédération générale du patronat français.
fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Pinot
Merci à franavia pour le document
La « Maison du prisonnier » était administrée par un ancien PG, ancien combattant de 1914-1918, Georges Lesage. Située rue Guilbert, elle comprenait, au rez-de-chaussée, un Comité central d'assistance aux PG, qui s'occupait principalement de la distribution de vivres pour la confection des colis individuels par des comités locaux. Huit mille colis par mois, entreposés rue des Cordeliers. Le directeur en était M. Corret, le secrétaire administratif, M. Watterwald.
Au premier étage, la Maison du prisonnier abritait le secrétariat du « Prisonnier libéré », dont l'objet principal était de renseigner les rapatriés, de les orienter et faciliter leurs démarches administratives ou juridiques. L'antenne de Caen était assurée par deux ex-PG, MM. Baudouin et Liévens, dont les compétences au service de ceux qui rentraient, dans des conditions parfois dramatiques, furent particulièrement précieuses.
Autre service particulièrement important : « La famille du prisonnier », organisme spécifique issu du Secours national dont l'objet était d'aider les épouses, les enfants ou les parents de PG. Elle était dirigée par Mme de Saint Germain, Mlle Morice, Mme Bladé.
La Maison du prisonnier abritait aussi la Croix-Rouge française. Cet organisme, vivant de ses propres ressources, ouvert aux familles des PG et aux rapatriés était animé par Mme de Vieil-Castel, Mlle Thomine-Desmazures.
Au second étage de la Maison du prisonnier se trouvait le secrétariat des Centres d'entraide, dirigé par M. Branquart, et la Direction générale.
Enfin, le Service du reclassement professionnel avait pour mission de régler le problème de la réintégration professionnelle. Problèmes délicats s'il en fut, en raison du manque de législation adaptée à l'époque.
MM. Schmitt et Blondel, de l'Inspection du Travail, dirigeaient ce service dont toutes les responsabilités, comme pour l'ensemble des autres services, étaient assumées par des rapatriés.
Source :
www.flickr.com/photos/mlq/3247126726/in/pool-918002@N24
Localisation:
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