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L'avenir du prolétariat

Rue de Nazareth. Amen

 

Plaque sur un bel immeuble aux environs des Halles, Paris

 

L'avenir du Prolétariat était une espèce de société immobilière mutualiste dont les revenus locatifs servaient à financer la retraite de ses adhérents cotisants. Lors de son rachat - ou plutôt de sa disparition - en 1995, L'Avenir du prolétariat détenait une trentaine d'immeubles situés dans les arrondissements les plus huppés de la capitale, avec en prime quelques pied-à-terre spacieux à Lyon et Toulouse. Ce parc immobilier est passé sous le contrôle de la famille Catteau (et non Catho... pas de lien a priori avec la rue de Nazareth) fin 1994 pour environ 6.000 francs par mètre carré (soit bien moins de 1000 euros le m2) .

L'histoire de l'Avenir du Prolétariat remonte à 1893. Un receveur des Postes, Ferdinand Boire, créa un organisme, « L’Avenir du prolétariat » qui collectait des cotisations auprès des ouvriers, et investissait cet argent dans des "immeubles de rapport". Investissement locatif immobilier, donc. Au bout d’une période qui pouvait aller de quinze ans minimum à cinquante ans, les déposants, s'ils étaient encore en vie, et s'ils avaient pu payer toutes les mensualités sans interruption percevaient une retraite. Le système devait générer assez de bénéfices pour qu’on puisse financer une rente, mais il n’avait pas pour finalité le profit du capital comme dans une entreprise classique. Voir ce vieil article de Libération écrit lors du rachat de l'Avenir du Prolétariat" en novembre 1995 par une (très) riche famille: <a www.liberation.fr/futurs/1995/11/28/la-famille-catteau-se...

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Uploaded on November 28, 2016
Taken on October 29, 2016