Le bronze Brückenaffe (Singe du pont) à Heidelberg en Allemagne!
La sculpture Brückenaffe (Singe du pont) est située à l’extrémité sud de l’Alte Brücke à Heidelberg, Land de Bade-Wurtemberg, en Allemagne.
Dès le 15e siècle, un singe fut vaguement mentionné comme emblème de la ville. Il est toutefois certain qu’au 17e siècle, il s’en trouvait un à l’extrémité nord de l’Alte Brücke. Ce singe se tenait avec un miroir dans sa main mais fut détruit au cours de la Guerre de Succession du Palatin (1689 à 1693). Il est aussi mentionné dans un poème moqueur de Martin Zeiller de 1632. Aujourd'hui, ce poème est inscrit sur une page de bronze adjacente à la nouvelle sculpture installée depuis 1979.
Le nouveau singe a aussi un miroir dans sa main. L'autre main forme avec les doigts le symbole qui devrait lutter contre le mauvais œil. La tête du singe est creuse de telle sorte qu'elle peut être utilisée comme un masque. Le singe semble tendre son miroir au passant pour qu’il y voit son propre visage. Il semble se moquer de lui à la façon du poème de Zeiller qui s’écrit : "Was thustu mich hie angaffen?/ Hastu nicht gesehen den alten Affen zu Heydelberg/ Sich dich Hin unnd her/ Da findestu wol meines gleichen mehr ". Voici une traduction approximative: Que faites-vous bouche bée devant moi? /Vous ne voyez le vieux singe de Heidelberg? Regardez autour de vous/ Peut-être alors, vous trouverez d’autres comme moi.
De nombreux poètes ont chanté des louanges de la ville Heidelberg et d’innombrables peintres (dont J. M. W. Turner) ont immortalisé sur leurs tableaux la célèbre vue du Chemin des Philosophes (Philosophenweg) sur le Neckar, la vieille ville et le château séduits par la beauté naturelle du site et les ruines de son château dont les remparts de grès rouge se découpent sur le vert de la forêt. Tous ces artistes ont fait de la ville un haut lieu du Romantisme allemand.
L'électeur Ruprech 1er y fonda en 1386 la première université d'Allemagne qui deviendra, au 16e siècle, aussi un haut-lieu de la Réforme protestante. La ville resta pendant des siècles la capitale politique de L'état du Palatinat mais elle ne put résister aux troupes françaises qui la dévastèrent entièrement pendant la guerre d'Orléans (1688-1697). Sa reconstruction au 18e siècle lui donna un visage baroque. Aujourd'hui, cette perle du Neckar, loin d’être une ville-musée, est aujourd’hui une cité universitaire animée, qui vibre d’une intense vie culturelle.
Le bronze Brückenaffe (Singe du pont) à Heidelberg en Allemagne!
La sculpture Brückenaffe (Singe du pont) est située à l’extrémité sud de l’Alte Brücke à Heidelberg, Land de Bade-Wurtemberg, en Allemagne.
Dès le 15e siècle, un singe fut vaguement mentionné comme emblème de la ville. Il est toutefois certain qu’au 17e siècle, il s’en trouvait un à l’extrémité nord de l’Alte Brücke. Ce singe se tenait avec un miroir dans sa main mais fut détruit au cours de la Guerre de Succession du Palatin (1689 à 1693). Il est aussi mentionné dans un poème moqueur de Martin Zeiller de 1632. Aujourd'hui, ce poème est inscrit sur une page de bronze adjacente à la nouvelle sculpture installée depuis 1979.
Le nouveau singe a aussi un miroir dans sa main. L'autre main forme avec les doigts le symbole qui devrait lutter contre le mauvais œil. La tête du singe est creuse de telle sorte qu'elle peut être utilisée comme un masque. Le singe semble tendre son miroir au passant pour qu’il y voit son propre visage. Il semble se moquer de lui à la façon du poème de Zeiller qui s’écrit : "Was thustu mich hie angaffen?/ Hastu nicht gesehen den alten Affen zu Heydelberg/ Sich dich Hin unnd her/ Da findestu wol meines gleichen mehr ". Voici une traduction approximative: Que faites-vous bouche bée devant moi? /Vous ne voyez le vieux singe de Heidelberg? Regardez autour de vous/ Peut-être alors, vous trouverez d’autres comme moi.
De nombreux poètes ont chanté des louanges de la ville Heidelberg et d’innombrables peintres (dont J. M. W. Turner) ont immortalisé sur leurs tableaux la célèbre vue du Chemin des Philosophes (Philosophenweg) sur le Neckar, la vieille ville et le château séduits par la beauté naturelle du site et les ruines de son château dont les remparts de grès rouge se découpent sur le vert de la forêt. Tous ces artistes ont fait de la ville un haut lieu du Romantisme allemand.
L'électeur Ruprech 1er y fonda en 1386 la première université d'Allemagne qui deviendra, au 16e siècle, aussi un haut-lieu de la Réforme protestante. La ville resta pendant des siècles la capitale politique de L'état du Palatinat mais elle ne put résister aux troupes françaises qui la dévastèrent entièrement pendant la guerre d'Orléans (1688-1697). Sa reconstruction au 18e siècle lui donna un visage baroque. Aujourd'hui, cette perle du Neckar, loin d’être une ville-musée, est aujourd’hui une cité universitaire animée, qui vibre d’une intense vie culturelle.