Alain Bachellier
Manif anti CPE du 18 mars à Paris
Il y a quelque chose de totalement surréaliste dans les heurts qui se produisent à la fin des manifestations. Ici, à paris le 18 mars, les gendarmes mobiles affrontent des jeunes qui les harcèlent avec toutes sortes de projectiles après avoir brûlé une voiture. Ce qui est extraordinaire c'est que tout ceci se passe sous l'oeil d'une foule de spectateurs et d'une quantité incroyable de journalistes, photographes et télé qui se promène au coeur de l'action. Le face à face est long et émaillé de charges régulières pour repousser les jeunes plus loin sur la place. Chaque charge rapporte son lot d'arrestations et ceux qu se font prendre sont ramenés à l'arrière et "pris en charge" par des policiers en civil qui distribuent coup de pied et de poing avant de passer les menottes, le tout sous le crépitement des flashs et les remarques des badauds. Ainsi, alors que je photographiais une arrestation (à 50 cm de l'opération), un jeune qui regardait la scène à côté de moi, s'est adressé à celui qui se faisait malmener par la police en lui disant "un petit sourire t'es filmé" !! Surréaliste également, tous les photographes et caméraman casqués qui passent d'un côté à l'autre du cordon de police et qui se font régulièrement gazés ou prennent les projectiles qui ne leur sont pas destinés. Quelqu’un parmi les manifestants a envoyé un… ballon de foot en direction des gendarmes ! Spectateurs et manifestants ont applaudi… Un peu plus on avait droit à une « Holla » !
Manif anti CPE du 18 mars à Paris
Il y a quelque chose de totalement surréaliste dans les heurts qui se produisent à la fin des manifestations. Ici, à paris le 18 mars, les gendarmes mobiles affrontent des jeunes qui les harcèlent avec toutes sortes de projectiles après avoir brûlé une voiture. Ce qui est extraordinaire c'est que tout ceci se passe sous l'oeil d'une foule de spectateurs et d'une quantité incroyable de journalistes, photographes et télé qui se promène au coeur de l'action. Le face à face est long et émaillé de charges régulières pour repousser les jeunes plus loin sur la place. Chaque charge rapporte son lot d'arrestations et ceux qu se font prendre sont ramenés à l'arrière et "pris en charge" par des policiers en civil qui distribuent coup de pied et de poing avant de passer les menottes, le tout sous le crépitement des flashs et les remarques des badauds. Ainsi, alors que je photographiais une arrestation (à 50 cm de l'opération), un jeune qui regardait la scène à côté de moi, s'est adressé à celui qui se faisait malmener par la police en lui disant "un petit sourire t'es filmé" !! Surréaliste également, tous les photographes et caméraman casqués qui passent d'un côté à l'autre du cordon de police et qui se font régulièrement gazés ou prennent les projectiles qui ne leur sont pas destinés. Quelqu’un parmi les manifestants a envoyé un… ballon de foot en direction des gendarmes ! Spectateurs et manifestants ont applaudi… Un peu plus on avait droit à une « Holla » !