Chambre des Arts - château d'Ancy-le-Franc (Yonne, France)
Cette pièce fut une des premières pièces à recevoir son décor : c'était la Chambre du Maître,
Antoine III de Clermont. Décorée de très beau médaillons représentant les 7 Arts Libéraux :
- les trois matières littéraires qui constituent ce qu'on appelle le trivium : la logique, la rhétorique, la grammaire
- les quatre matières scientifiques qui constituent le quadrivium : la musique, la géométrie, l'arithmétique et l'astronomie
Les arts libéraux étaient les principales matières enseignées à l'école à l'Antiquité et au Moyen-âge.
Puis, on a rajouté un 8ème médaillon avec Apollon et les 9 muses, divinités qui inspiraient et
protégeaient les artistes dans la tradition gréco-romaine.
Ces médaillons sur enduit sec, sont attribués à l'école de Fontainebleau ; le fruit d'un travail
entre Le Primatice et son élève et exécuteur testamentaire Ruggiero de Ruggieri. Le huitième serait attribué au Maître de Flore, autre élève du Primatice.
Ces œuvres ont été peu restaurées et sont dans un état de conservation exemplaire, seuls les cadres et le fond du décor de grotesques ont été remaniés au 19ème siècle. Des perroquets ainsi qu'un singe ont été peints en sachant que la reine Catherine de Médicis, épouse d'Henri II, aimait s'entourer de ces animaux...
Le plafond du 16ème siècle est un damier de 9 caissons, il est sans doute un des plus beaux de ce château. Dans son état d'origine, il a certes souffert de quelques infiltrations mais il n'a pas été retouché. La richesse de la polychromie est typique de cette époque Renaissance, des éléments moulés ont été insérés pour accentuer l'effet de profondeur.
Enfin, Antoine III a fait rajouter des médaillons, plus précisément des cartouches en papier mâché, peints avec les 12 signes du zodiaque, le plus visible de tous étant celui du poisson au-dessus du lit ou le lion. Rares exemples de cartouches et rosaces en papier mâché datant du 16ème siècle qui sont actuellement répertoriés en France.
Avant de quitter la pièce, nous noterons la présence de cette importante cheminée à griffe de lion, dont le décor était à la mode au 16ème siècle. Sur sa face vous pouvez voir peinte une ruche enflammée que le feu ne parvient pas à consumer d'où l'inscription latine en dessous "URIT NON CONSUMIT" qui signifie elle brûle sans se consumer. Certain y voit une allusion à l'état du royaume déchiré par les guerres de religions, la référence au nouveau mode de gouvernement mis en place à partir de la régence de Catherine de Médicis, la reine des abeilles et son essaim ou tout simplement une allégorie pour dire la persévérance dans les épreuves...
Source :
Poursuivez votre visite, ce n'est pas terminé... Néanmoins, je vous invite à jeter un coup d'œil par la fenêtre, un agréable panorama sur les jardins à l'Anglaise vous y attend.
Chambre des Arts - château d'Ancy-le-Franc (Yonne, France)
Cette pièce fut une des premières pièces à recevoir son décor : c'était la Chambre du Maître,
Antoine III de Clermont. Décorée de très beau médaillons représentant les 7 Arts Libéraux :
- les trois matières littéraires qui constituent ce qu'on appelle le trivium : la logique, la rhétorique, la grammaire
- les quatre matières scientifiques qui constituent le quadrivium : la musique, la géométrie, l'arithmétique et l'astronomie
Les arts libéraux étaient les principales matières enseignées à l'école à l'Antiquité et au Moyen-âge.
Puis, on a rajouté un 8ème médaillon avec Apollon et les 9 muses, divinités qui inspiraient et
protégeaient les artistes dans la tradition gréco-romaine.
Ces médaillons sur enduit sec, sont attribués à l'école de Fontainebleau ; le fruit d'un travail
entre Le Primatice et son élève et exécuteur testamentaire Ruggiero de Ruggieri. Le huitième serait attribué au Maître de Flore, autre élève du Primatice.
Ces œuvres ont été peu restaurées et sont dans un état de conservation exemplaire, seuls les cadres et le fond du décor de grotesques ont été remaniés au 19ème siècle. Des perroquets ainsi qu'un singe ont été peints en sachant que la reine Catherine de Médicis, épouse d'Henri II, aimait s'entourer de ces animaux...
Le plafond du 16ème siècle est un damier de 9 caissons, il est sans doute un des plus beaux de ce château. Dans son état d'origine, il a certes souffert de quelques infiltrations mais il n'a pas été retouché. La richesse de la polychromie est typique de cette époque Renaissance, des éléments moulés ont été insérés pour accentuer l'effet de profondeur.
Enfin, Antoine III a fait rajouter des médaillons, plus précisément des cartouches en papier mâché, peints avec les 12 signes du zodiaque, le plus visible de tous étant celui du poisson au-dessus du lit ou le lion. Rares exemples de cartouches et rosaces en papier mâché datant du 16ème siècle qui sont actuellement répertoriés en France.
Avant de quitter la pièce, nous noterons la présence de cette importante cheminée à griffe de lion, dont le décor était à la mode au 16ème siècle. Sur sa face vous pouvez voir peinte une ruche enflammée que le feu ne parvient pas à consumer d'où l'inscription latine en dessous "URIT NON CONSUMIT" qui signifie elle brûle sans se consumer. Certain y voit une allusion à l'état du royaume déchiré par les guerres de religions, la référence au nouveau mode de gouvernement mis en place à partir de la régence de Catherine de Médicis, la reine des abeilles et son essaim ou tout simplement une allégorie pour dire la persévérance dans les épreuves...
Source :
Poursuivez votre visite, ce n'est pas terminé... Néanmoins, je vous invite à jeter un coup d'œil par la fenêtre, un agréable panorama sur les jardins à l'Anglaise vous y attend.