Iran, Shiraz, Cham et Yazd
Shirâz, ce paradis perdu datant d’avant la dynastie achéménide et dont Sir Thomas Herbert fait un tel éloge, fut construite, selon les mythes, par Tahmouress, deuxième roi de la dynastie Pishdâdiân.
Selon Djamshid Soroush Soroushyân [2], son nom est composé des deux mots persans shahr (la ville) et râz (le secret).
Il a ensuite changé au fil de l’évolution de la grammaire persane, de Shahr-e râz, à Shahrâz et enfin à Shirâz. Son nom apparaît sur les tablettes de Persépolis comme Ti-ra-is-ci-ish, Ti-ra-ci-ish, Shi-ra-is-si-ish, et Shir-is-is. Toujours selon Soroush, Shirâz signifie "le lieu où sont sauvegardés les documents royaux", alors que Dehkhodâ soutient l’idée que le nom de cette ville, composé de sher signifiant "bon" et râz - de la même racine que raz qui veut dire la vigne -, signifie "le bon raisin".
Du point de vue des traditions religieuses, la ville possédant un très bel héritage historique et culturel, elle est également supposée être évoquée dans l’un des hadiths du Prophète Mohammad comme étant le siège de l’un de ses peuples élus : il aurait ainsi dit qu’« il existe deux peuples élus : les Quraysh chez les Arabes (d’où est issu le prophète Mohammad), et les habitants du Fârs en Perse. »
(2) Ecrivain, historien et linguiste iranien. (1914-1998)
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Yazd - Créée il y a plus de 2500 ans sous l’empire achéménide, Yazd compte parmi les plus belles oasis du pays. Elle se situe au centre de l’Iran, à 700 kilomètres au sud-ouest de Téhéran. Entourée de hautes montagnes et de déserts, elle borde le sud du Dasht-e Kavir, désert de roches et de sable, à une altitude de 1240 mètres. Placée sur les anciennes routes caravanières qui reliaient les grandes villes de Perse à l’Asie Centrale, à l’Inde et à l’Irak, Yazd devint un carrefour commercial important du commerce de la soie et des tapis.
extraits de la revue de Téhéran