Mucem à Marseille
La féodalité rapporte tellement de bénéfices secondaires qu'il n'y a qu'un râleur pour se plaindre de la ploutocratie et de la gabegie régnantes et constitutives du biotope marseillais. Non, ici, tout ne s'achète pas, s'échange encore moins, mais est octroyé selon une configuration qui fait de l'obligé un complice et du premier servi un compagnon de bordée.
Le service rendu est érigé en carte de visite, il est le premier échelon de l'intégration. Celui qui ne profite pas de la recommandation est un mauvais coucheur aigri et austère. Ou qu'il n'a pas besoin des entraves pour mener sa barque.
L'occasion des élections municipales réactive le marché aux places. Après une année de fastes où, une fois de plus, ont été confondus art et culture, où la promotion des arts de la rue a occupé le terrain, le bilan de « Marseille ville européenne de la culture » est parlant : un effet de souffle a effectivement amené des centaines de milliers de personnes à circuler au J1, un immense hangar réaménagé à la Joliette, à se balader sur le Vieux-Port relooké ou à admirer le MuCem et visiter l'exposition ventripotente appelée pompeusement ''Le grand atelier du Midi''.
Des millions d'euros ont été flambés afin de se racheter une façade. Marseille, ville propre et ville d'avenir, doit faire oublier le vertigineux endettement de la ville, le troisième après Avignon et Nice. Et surtout effacer l'image d'une cité dangereuse, bordélique, ville du Maghreb aux soixante mosquées de fortune et aux 70 000 RMIstes.
Mucem à Marseille
La féodalité rapporte tellement de bénéfices secondaires qu'il n'y a qu'un râleur pour se plaindre de la ploutocratie et de la gabegie régnantes et constitutives du biotope marseillais. Non, ici, tout ne s'achète pas, s'échange encore moins, mais est octroyé selon une configuration qui fait de l'obligé un complice et du premier servi un compagnon de bordée.
Le service rendu est érigé en carte de visite, il est le premier échelon de l'intégration. Celui qui ne profite pas de la recommandation est un mauvais coucheur aigri et austère. Ou qu'il n'a pas besoin des entraves pour mener sa barque.
L'occasion des élections municipales réactive le marché aux places. Après une année de fastes où, une fois de plus, ont été confondus art et culture, où la promotion des arts de la rue a occupé le terrain, le bilan de « Marseille ville européenne de la culture » est parlant : un effet de souffle a effectivement amené des centaines de milliers de personnes à circuler au J1, un immense hangar réaménagé à la Joliette, à se balader sur le Vieux-Port relooké ou à admirer le MuCem et visiter l'exposition ventripotente appelée pompeusement ''Le grand atelier du Midi''.
Des millions d'euros ont été flambés afin de se racheter une façade. Marseille, ville propre et ville d'avenir, doit faire oublier le vertigineux endettement de la ville, le troisième après Avignon et Nice. Et surtout effacer l'image d'une cité dangereuse, bordélique, ville du Maghreb aux soixante mosquées de fortune et aux 70 000 RMIstes.