Château de Montceaux lès Meaux
À Montceaux-les-Meaux,
parc et ruines du château
De l’ancien domaine, acheté en 1547 par Catherine de
Médicis, il ne reste rien : tout fut rasé pour faire place nette et
composer un ensemble dans l’esprit du temps. C’est le caractère très spectaculaire du site, sa position dominante et les
vues immenses qu’il permet sur la vallée de la Marne qui ont
motivé l’achat. La construction du nouveau château prit à
peu près dix ans. Lorsque Marie de Médicis hérite du domaine dans les premières années du XVIIe
siècle, elle s’adresse à
Salomon de Brosse pour des agrandissements, réalisés entre
1615 et 1619.
L’organisation du domaine, telle qu’elle est évoquée dans
une gravure de 1673, est relativement simple : d’abord
une avant-cour de forme rectangulaire fermée sur deux
côtés par des communs. Cette cour donne accès au châ-
teau, situé au centre d’une vaste plate-forme entourée de
douves sèches sur trois côtés. Trois ponts avec portes et
pavillons enjambent les douves. Quatre autres pavillons
marquent les angles de la cour. En traversant ou en
contournant le château,on accède au jardin, divisé en deux
parties, mais à des niveaux différents. Ces terrasses sont de
surface égale. Des allées, situées sur les axes de symétrie,
divisent les parterres. Deux bassins ronds sont disposés au
point de croisement des allées, alignés sur l’axe de composition de la façade du château.Cette organisation des jardins, très linéaire, avec une juxtaposition d’espaces le long
d’un même axe de composition, appartient très clairement à la Renaissance et reste en retrait en termes de nouveauté par rapport aux jardins de Fontainebleau.
Le domaine sera déserté presque immédiatement après la
mort de Marie de Médicis. Aujourd’hui, cette belle ruine
romantique évoque encore cet âge d’or, son ardente volonté
de bonheur, d’ambition, de culture. Il faut imaginer d’immenses parterres de fleurs à la place des pelouses, se souvenir des vingt mille arbres fruitiers, trois cents lauriers que
Catherine de Médicis avait apportés de Touraine... De ce
luxe il reste un terrassement, quelques gravures. Il reste surtout une vue immense : ce parc est devenu un site d’exception, après avoir été une œuvre d’art. B. D.
Château de Montceaux lès Meaux
À Montceaux-les-Meaux,
parc et ruines du château
De l’ancien domaine, acheté en 1547 par Catherine de
Médicis, il ne reste rien : tout fut rasé pour faire place nette et
composer un ensemble dans l’esprit du temps. C’est le caractère très spectaculaire du site, sa position dominante et les
vues immenses qu’il permet sur la vallée de la Marne qui ont
motivé l’achat. La construction du nouveau château prit à
peu près dix ans. Lorsque Marie de Médicis hérite du domaine dans les premières années du XVIIe
siècle, elle s’adresse à
Salomon de Brosse pour des agrandissements, réalisés entre
1615 et 1619.
L’organisation du domaine, telle qu’elle est évoquée dans
une gravure de 1673, est relativement simple : d’abord
une avant-cour de forme rectangulaire fermée sur deux
côtés par des communs. Cette cour donne accès au châ-
teau, situé au centre d’une vaste plate-forme entourée de
douves sèches sur trois côtés. Trois ponts avec portes et
pavillons enjambent les douves. Quatre autres pavillons
marquent les angles de la cour. En traversant ou en
contournant le château,on accède au jardin, divisé en deux
parties, mais à des niveaux différents. Ces terrasses sont de
surface égale. Des allées, situées sur les axes de symétrie,
divisent les parterres. Deux bassins ronds sont disposés au
point de croisement des allées, alignés sur l’axe de composition de la façade du château.Cette organisation des jardins, très linéaire, avec une juxtaposition d’espaces le long
d’un même axe de composition, appartient très clairement à la Renaissance et reste en retrait en termes de nouveauté par rapport aux jardins de Fontainebleau.
Le domaine sera déserté presque immédiatement après la
mort de Marie de Médicis. Aujourd’hui, cette belle ruine
romantique évoque encore cet âge d’or, son ardente volonté
de bonheur, d’ambition, de culture. Il faut imaginer d’immenses parterres de fleurs à la place des pelouses, se souvenir des vingt mille arbres fruitiers, trois cents lauriers que
Catherine de Médicis avait apportés de Touraine... De ce
luxe il reste un terrassement, quelques gravures. Il reste surtout une vue immense : ce parc est devenu un site d’exception, après avoir été une œuvre d’art. B. D.