La mixité à l'école par le sculpteur Henri Navarre : la fille de la bourgeoise croisera le fils d'ouvrier au Groupe scolaire Modigliani... 1932-1935
Henri Navarre, sociétaire du Salon d'Automne et de la Société des Artistes Décorateurs dont il est vice-président, est membre du Jury de l'École Supérieure Nationale des beaux-arts, du concours de Rome du Conseil supérieur de l'Enseignement des beaux-arts. Il est Officier de la Légion d'honneur depuis 47. Orfèvre, verrier, graveur en médailles et sculpteur Henri Navarre est, à sa manière un homme de la Renaissance : un artiste complet. Bien qu'il soit d'une culture peu commune et attiré par la Philosophie de l'art.
« Les entretiens chez le sculpteur, » d'Alain ont été écrits après les séances de pose, il y a chez cet artiste un goût artisanal pour la matière, pour le métier. « Tout part des mains », affirme-t-il.
A ses conceptions esthétiques il faut des moyens d'expression logiques obtenant du support : bronze, verre, pierre ou terre à briques, la concordance sensible avec l'idée et c'est en sculpteur qu'il signera les vases en verre dont s' honorent maintes collections.
C'est ainsi que médailleur il a renoncé à la réduction mécanique de la maquette en plâtre pour revenir à l'ancienne gravure directe en creux du « coin » d'acier et qu'il a imaginé ses sculptures en verre, non point taillées mais estampées, telles des céramiques dans le moule.
En jouant de toutes les incidences créées par la matière fluide, vivante, il obtient des zones brillantes, des éclats de transparence ou une matité rugueuse qui font de chacun de ses masques, de ses torses et en particulier du grand Christ de l'Ile de France une oeuvre dans laquelle la pâte du verre et le feu collaborent intimement avec la volonté créatrice de l'artiste.
Expérimentateur toujours en éveil, c'est à la suite de l'exécution d'une peinture murale, variation sur les Ballets de Diaghilev, qu'il adapte la couleur à la forme et reconnaîtra que la polychromie, renouant ainsi avec une tradition séculaire, est la Plus haute expression en cet art.
Qu'il travaille ou conçoive en verrier ou en sculpteur Henri Navarre affirme une étroite dépendance, conséquence de sa formation première, avec l'architecture : « Pas plus que le fruit ne peut naître loin de l'arbre, prendre forme et saveur hors des branches et du climat des feuillages, la sculpture ne peut être, avoir vie et esprit, sans venir de source de l'architecture ».
La mixité à l'école par le sculpteur Henri Navarre : la fille de la bourgeoise croisera le fils d'ouvrier au Groupe scolaire Modigliani... 1932-1935
Henri Navarre, sociétaire du Salon d'Automne et de la Société des Artistes Décorateurs dont il est vice-président, est membre du Jury de l'École Supérieure Nationale des beaux-arts, du concours de Rome du Conseil supérieur de l'Enseignement des beaux-arts. Il est Officier de la Légion d'honneur depuis 47. Orfèvre, verrier, graveur en médailles et sculpteur Henri Navarre est, à sa manière un homme de la Renaissance : un artiste complet. Bien qu'il soit d'une culture peu commune et attiré par la Philosophie de l'art.
« Les entretiens chez le sculpteur, » d'Alain ont été écrits après les séances de pose, il y a chez cet artiste un goût artisanal pour la matière, pour le métier. « Tout part des mains », affirme-t-il.
A ses conceptions esthétiques il faut des moyens d'expression logiques obtenant du support : bronze, verre, pierre ou terre à briques, la concordance sensible avec l'idée et c'est en sculpteur qu'il signera les vases en verre dont s' honorent maintes collections.
C'est ainsi que médailleur il a renoncé à la réduction mécanique de la maquette en plâtre pour revenir à l'ancienne gravure directe en creux du « coin » d'acier et qu'il a imaginé ses sculptures en verre, non point taillées mais estampées, telles des céramiques dans le moule.
En jouant de toutes les incidences créées par la matière fluide, vivante, il obtient des zones brillantes, des éclats de transparence ou une matité rugueuse qui font de chacun de ses masques, de ses torses et en particulier du grand Christ de l'Ile de France une oeuvre dans laquelle la pâte du verre et le feu collaborent intimement avec la volonté créatrice de l'artiste.
Expérimentateur toujours en éveil, c'est à la suite de l'exécution d'une peinture murale, variation sur les Ballets de Diaghilev, qu'il adapte la couleur à la forme et reconnaîtra que la polychromie, renouant ainsi avec une tradition séculaire, est la Plus haute expression en cet art.
Qu'il travaille ou conçoive en verrier ou en sculpteur Henri Navarre affirme une étroite dépendance, conséquence de sa formation première, avec l'architecture : « Pas plus que le fruit ne peut naître loin de l'arbre, prendre forme et saveur hors des branches et du climat des feuillages, la sculpture ne peut être, avoir vie et esprit, sans venir de source de l'architecture ».