Jardin Albert Kahn Hanami (花見 / はなみ, littéralement, « regarder les fleurs
Hanami serait apparu durant l’ère Nara (710-794), mais à l’époque, ce qu’on contemplait, c’étaient les fleurs de prunier. Accessoirement, celui qui contemplait, c’était seulement l’Empereur, et franchement, on n’a pas vraiment de preuve de ce qu’on avance. Peut-être que rien de tout cela n’est vrai. C’est durant l’ère Heian (794-1185) qu’on est passé aux cerisiers et à leurs fleurs, les fameuses sakura, sous l’impulsion de l’Empereur Saga (786-842) qui trouvait ça plus joli et aimait organiser de grandes fêtes à base de saké et de festins sous les branches en fleurs à la Cour Impériale de Kyoto.
Les poètes ont réellement transcendé les gueuletons de l’Empereur en comparant la vie éphémère de ces petites fleurs fragiles à celle des hommes : belle mais courte. Ils ont contribué à la ritualisation de la célébration, lui donnant un sens métaphysique et une caution artistique. Hanami, c’est devenu la contemplation du temps qui passe, et puis, comme nos Vanités, cette contemplation nous rappelle à notre condition de mortels.
Le rituel a pu se développer dans tout l’archipel à plus grande échelle et toucher l’ensemble de la population, alors qu’elle était autrefois réservée à l’élite, durant l’ère Edo (1600-1867), époque à laquelle on s’est mis à planter des cerisiers partout à la demande de Takugawa Yoshimune. Dès lors, c’est devenu un rassemblement populaire, toujours avec de l’alcool et des festins, enfin, plutôt des pique-niques.
Jardin Albert Kahn Hanami (花見 / はなみ, littéralement, « regarder les fleurs
Hanami serait apparu durant l’ère Nara (710-794), mais à l’époque, ce qu’on contemplait, c’étaient les fleurs de prunier. Accessoirement, celui qui contemplait, c’était seulement l’Empereur, et franchement, on n’a pas vraiment de preuve de ce qu’on avance. Peut-être que rien de tout cela n’est vrai. C’est durant l’ère Heian (794-1185) qu’on est passé aux cerisiers et à leurs fleurs, les fameuses sakura, sous l’impulsion de l’Empereur Saga (786-842) qui trouvait ça plus joli et aimait organiser de grandes fêtes à base de saké et de festins sous les branches en fleurs à la Cour Impériale de Kyoto.
Les poètes ont réellement transcendé les gueuletons de l’Empereur en comparant la vie éphémère de ces petites fleurs fragiles à celle des hommes : belle mais courte. Ils ont contribué à la ritualisation de la célébration, lui donnant un sens métaphysique et une caution artistique. Hanami, c’est devenu la contemplation du temps qui passe, et puis, comme nos Vanités, cette contemplation nous rappelle à notre condition de mortels.
Le rituel a pu se développer dans tout l’archipel à plus grande échelle et toucher l’ensemble de la population, alors qu’elle était autrefois réservée à l’élite, durant l’ère Edo (1600-1867), époque à laquelle on s’est mis à planter des cerisiers partout à la demande de Takugawa Yoshimune. Dès lors, c’est devenu un rassemblement populaire, toujours avec de l’alcool et des festins, enfin, plutôt des pique-niques.