La colonne de Juillet Érigée entre 1833 et 1840, il s'agit d'une commande de Louis-Philippe pour rendre hommage aux insurgés qui renversèrent Charles X lors des Trois Glorieuses. Au sommet, le « Génie de la liberté
Le titre, «On ne peut vivre qu’à Paris», provient de réflexions de Cioran installé à Paris dès l’âge de 26 ans et qui, depuis, sauf à de rares exceptions, n’avait jamais quitté la capitale. Une ville qu’il considérait comme «l’endroit idéal pour rater sa vie» et «le seul endroit où il fasse bon désespérer». Si le penseur né en Transylvanie en 1911 n’a jamais demandé la nationalité française, il a en tout cas adopté avec passion la langue française. Le premier ouvrage directement écrit en français fut le «Précis de décomposition», chef-d’œuvre stylistique qui lui valut un prix, le seul qu’il ait jamais accepté.
Résumer sa pensée serait, comme toujours, la réduire, mais le simple titre de ses œuvres les plus connues suffit à la situer : «De l’inconvénient d’être né», «Syllogismes de l’amertume», «Sur les cimes du désespoir» ou encore «La tentation d’exister». Relativement importante, toute l’œuvre de Cioran pose la question : «Le néant ne vaut-il pas l’éternité ?»
Cioran qui signait E.M. (Emil Michel) en référence à l’écrivain britannique E.M. Forster, n’a jamais participé à la société du spectacle, et on ne connaît qu’une seule interview télévisée, réalisée par la Radio-télévision belge, en 1973. Cette absence médiatique ne l’empêcha pas d’avoir un nombre important de lecteurs, voire d’adeptes… et peut-être autant de détracteurs. Ces derniers lui reprochaient de ne pas être passé à l’acte plutôt que de passer son temps à dénoncer la vie, et finalement d’en vivre.
La colonne de Juillet Érigée entre 1833 et 1840, il s'agit d'une commande de Louis-Philippe pour rendre hommage aux insurgés qui renversèrent Charles X lors des Trois Glorieuses. Au sommet, le « Génie de la liberté
Le titre, «On ne peut vivre qu’à Paris», provient de réflexions de Cioran installé à Paris dès l’âge de 26 ans et qui, depuis, sauf à de rares exceptions, n’avait jamais quitté la capitale. Une ville qu’il considérait comme «l’endroit idéal pour rater sa vie» et «le seul endroit où il fasse bon désespérer». Si le penseur né en Transylvanie en 1911 n’a jamais demandé la nationalité française, il a en tout cas adopté avec passion la langue française. Le premier ouvrage directement écrit en français fut le «Précis de décomposition», chef-d’œuvre stylistique qui lui valut un prix, le seul qu’il ait jamais accepté.
Résumer sa pensée serait, comme toujours, la réduire, mais le simple titre de ses œuvres les plus connues suffit à la situer : «De l’inconvénient d’être né», «Syllogismes de l’amertume», «Sur les cimes du désespoir» ou encore «La tentation d’exister». Relativement importante, toute l’œuvre de Cioran pose la question : «Le néant ne vaut-il pas l’éternité ?»
Cioran qui signait E.M. (Emil Michel) en référence à l’écrivain britannique E.M. Forster, n’a jamais participé à la société du spectacle, et on ne connaît qu’une seule interview télévisée, réalisée par la Radio-télévision belge, en 1973. Cette absence médiatique ne l’empêcha pas d’avoir un nombre important de lecteurs, voire d’adeptes… et peut-être autant de détracteurs. Ces derniers lui reprochaient de ne pas être passé à l’acte plutôt que de passer son temps à dénoncer la vie, et finalement d’en vivre.