Lagny sur Marne
C'est une tranche oubliée de l'histoire que les associations de Lagny-sur-Marne veulent réhabiliter. A l'occasion du 600e anniversaire de la naissance de Jeanne d'Arc, deux expositions*, présentées par l'association des Amis de l'abbatiale et les Amis du musée Gatien-Bonnet, retracent, l'une au cÅ?ur de l'église et l'autre sur les bords de la Marne, les passages remarqués de la Pucelle d'Orléans sur les terres de Lagny-sur-Marne. Des épisodes encore empreints de mystères, mais qui inscriront la ville dans l'histoire de France et ses légendes.
La découverte de la ville. En 1429, le pays, plongé en pleine guerre de Cent Ans contre les Anglais, n'est plus que l'ombre de lui-même. Jeanne d'Arc, guidée par des voix, veut aider Charles VII à retrouver la couronne de France. Du haut de ses 17 ans, elle obtient une petite armée, parvient à libérer Orléans et fait sacrer Charles VII à Reims. Dans l'euphorie, elle lance l'assaut sur Paris mais butte sur de vaillants combattants. Elle bat en retraite et trouve refuge, avec le roi et l'armée, à Lagny-sur-Marne. Cette bourgade commerçante était l'une des plus proches de Paris favorable au roi. La commune disposait de remparts pour assurer leur protection pendant la nuit. Les troupes auraient trouvé refuge dans l'ancienne abbaye Saint-Pierre de Lagny, aujourd'hui disparue.
Le miracle de l'église. A la suite de cet échec, Jeanne d'Arc sombre dans l'inaction. Elle réapparaît en septembre 1430 à Lagny-sur-Marne. Informée d'un complot à Paris, elle se rapproche de la capitale et trouve refuge à l'intérieur des remparts une dizaine de jours. Un matin, elle est sollicitée par de jeunes femmes qui la supplient de prier, à l'église Notre-Dame-des-Ardents, pour un nouveau-né mort sans avoir été baptisé. Alors que Jeanne d'Arc joint les mains, l'enfant baille trois fois. Il ne ressuscita que le temps de recevoir l'onction d'un curé. Aujourd'hui, une pierre de l'église indique l'endroit où le miracle se serait produit.
La légende de l'épée. Après cet épisode, la guerrière quitte Lagny pour Melun. Puis revient quelques jours plus tard pour protéger la ville d'une attaque d'une troupe de mercenaires. Jeanne parvient à capturer leur chef, le capitaine Franquet d'Arras, et lui prend son épée, symbole de la victoire d'un combattant sur un autre. Selon la légende, elle aurait alors laissé sa propre épée, avec d'autres affaires, à Lagny. Une arme pleine de magie puisqu'elle l'avait découverte grâce aux voix dans l'autel de l'église de Fierbois. Elle l'aurait ensuite brisée sur le dos de l'une des filles de petites vertus qui suivaient les militaires de l'armée. Des siècles plus tard, l'abbé de l'époque a mis à contribution radiesthésistes et sourciers pour la retrouver. En vain.
Lagny sur Marne
C'est une tranche oubliée de l'histoire que les associations de Lagny-sur-Marne veulent réhabiliter. A l'occasion du 600e anniversaire de la naissance de Jeanne d'Arc, deux expositions*, présentées par l'association des Amis de l'abbatiale et les Amis du musée Gatien-Bonnet, retracent, l'une au cÅ?ur de l'église et l'autre sur les bords de la Marne, les passages remarqués de la Pucelle d'Orléans sur les terres de Lagny-sur-Marne. Des épisodes encore empreints de mystères, mais qui inscriront la ville dans l'histoire de France et ses légendes.
La découverte de la ville. En 1429, le pays, plongé en pleine guerre de Cent Ans contre les Anglais, n'est plus que l'ombre de lui-même. Jeanne d'Arc, guidée par des voix, veut aider Charles VII à retrouver la couronne de France. Du haut de ses 17 ans, elle obtient une petite armée, parvient à libérer Orléans et fait sacrer Charles VII à Reims. Dans l'euphorie, elle lance l'assaut sur Paris mais butte sur de vaillants combattants. Elle bat en retraite et trouve refuge, avec le roi et l'armée, à Lagny-sur-Marne. Cette bourgade commerçante était l'une des plus proches de Paris favorable au roi. La commune disposait de remparts pour assurer leur protection pendant la nuit. Les troupes auraient trouvé refuge dans l'ancienne abbaye Saint-Pierre de Lagny, aujourd'hui disparue.
Le miracle de l'église. A la suite de cet échec, Jeanne d'Arc sombre dans l'inaction. Elle réapparaît en septembre 1430 à Lagny-sur-Marne. Informée d'un complot à Paris, elle se rapproche de la capitale et trouve refuge à l'intérieur des remparts une dizaine de jours. Un matin, elle est sollicitée par de jeunes femmes qui la supplient de prier, à l'église Notre-Dame-des-Ardents, pour un nouveau-né mort sans avoir été baptisé. Alors que Jeanne d'Arc joint les mains, l'enfant baille trois fois. Il ne ressuscita que le temps de recevoir l'onction d'un curé. Aujourd'hui, une pierre de l'église indique l'endroit où le miracle se serait produit.
La légende de l'épée. Après cet épisode, la guerrière quitte Lagny pour Melun. Puis revient quelques jours plus tard pour protéger la ville d'une attaque d'une troupe de mercenaires. Jeanne parvient à capturer leur chef, le capitaine Franquet d'Arras, et lui prend son épée, symbole de la victoire d'un combattant sur un autre. Selon la légende, elle aurait alors laissé sa propre épée, avec d'autres affaires, à Lagny. Une arme pleine de magie puisqu'elle l'avait découverte grâce aux voix dans l'autel de l'église de Fierbois. Elle l'aurait ensuite brisée sur le dos de l'une des filles de petites vertus qui suivaient les militaires de l'armée. Des siècles plus tard, l'abbé de l'époque a mis à contribution radiesthésistes et sourciers pour la retrouver. En vain.