Il y a 150 ans les Héros de la commune Mur des Fédérés au cimetière du Père-Lachaise
Le 18 mars 1871 commençaient soixante-douze jours d’une expérience révolutionnaire sans précédent, que restitue avec une remarquable ampleur l’ouvrage coordonné par Michel Cordillot, La Commune de Paris. 1871, à la fois dictionnaire biographique et synthèse thématique, magnifiquement illustré. Les plus politisés des Parisiens, opposés à l’assemblée monarchiste installée à Versailles – qui, le 1er mars, avait ratifié le projet de traité actant la défaite face à la Prusse –, s’emparaient de la souveraineté, qu’ils s’empressaient de partager par des élections : la Commune de Paris était née et allait tenter d’associer démocratie directe, révolution sociale et lutte militaire contre les « versaillais ». Si la Commune fut vaincue, écrasée durant la « semaine sanglante » des 21-28 mai, sa mémoire est restée d’une extraordinaire intensité.
Mais la question de l’identité communarde est aussi à l’origine de débats politiques et historiographiques visant à saisir l’origine et l’ancrage idéologique de ses membres : le sens de l’événement, en somme, derrière le visage de ses acteurs. Selon le dosage des tendances – jacobine, socialiste, internationaliste, blanquiste, proudhonienne… – que l’on discerne parmi les 79 élus de la Commune, c’est le jugement même sur la révolution parisienne qui se trouve engagé, ainsi que les leçons à en tirer, enjeux d’autant plus forts que de multiples mouvements politiques n’ont cessé de s’en réclamer.
Il y a 150 ans les Héros de la commune Mur des Fédérés au cimetière du Père-Lachaise
Le 18 mars 1871 commençaient soixante-douze jours d’une expérience révolutionnaire sans précédent, que restitue avec une remarquable ampleur l’ouvrage coordonné par Michel Cordillot, La Commune de Paris. 1871, à la fois dictionnaire biographique et synthèse thématique, magnifiquement illustré. Les plus politisés des Parisiens, opposés à l’assemblée monarchiste installée à Versailles – qui, le 1er mars, avait ratifié le projet de traité actant la défaite face à la Prusse –, s’emparaient de la souveraineté, qu’ils s’empressaient de partager par des élections : la Commune de Paris était née et allait tenter d’associer démocratie directe, révolution sociale et lutte militaire contre les « versaillais ». Si la Commune fut vaincue, écrasée durant la « semaine sanglante » des 21-28 mai, sa mémoire est restée d’une extraordinaire intensité.
Mais la question de l’identité communarde est aussi à l’origine de débats politiques et historiographiques visant à saisir l’origine et l’ancrage idéologique de ses membres : le sens de l’événement, en somme, derrière le visage de ses acteurs. Selon le dosage des tendances – jacobine, socialiste, internationaliste, blanquiste, proudhonienne… – que l’on discerne parmi les 79 élus de la Commune, c’est le jugement même sur la révolution parisienne qui se trouve engagé, ainsi que les leçons à en tirer, enjeux d’autant plus forts que de multiples mouvements politiques n’ont cessé de s’en réclamer.