Centre d'art Les Pénitents Noirs à Aubagne
Avant les chapelles, les confréries...
Les pénitents étaient des laïcs et plus simplement des habitants d'Aubagne souhaitant se regrouper au sein d'une confrérie, comme on le fait aujourd'hui dans une association, afin d'y accomplir des rites de dévotion (prier, chanter les offices divins, effectuer ou accompagner des processions) et des actions de charité (entraide entre pénitents lors de maladie ou de revers de fortune, lutte contre l'impiété et la misère). L'activité la plus manifeste consistait à accompagner les défunts en cortèges funèbres vers leur lieu d'inhumation. Les pénitents étaient revêtus d'une chape serrée à la taille par un cordon et portaient une capuche leur couvrant le visage. Ce costume, dissimulant les identités, leur assurait ainsi une parfaite égalité sociale.
Aubagne, avec trois confréries, regroupait au milieu du XVIIIe siècle près d'un millier de pénitents pour une population évaluée à près de six mille habitants. Les Noirs étaient les plus anciens, la création de la confrérie remontant à 1551, puis apparurent les Blancs en 1624 et les Gris en 1672.
Des soldats de la première guerre mondiale posent devant la chapelle des pénitents noirs - Agrandir l'image, .JPG 407 Ko (fenêtre modale)
La chapelle servait de cantonnement aux troupes du 141e régiment d'infanterie entre 1914 et 1918.
Le bas-relief qui représente la Colombe du Saint-Esprit dans un enroulement de nuages d'où partent les rayons du soleil. - Agrandir l'image, .JPG 259 Ko (fenêtre modale)
Le bas-relief qui représente la Colombe du Saint-Esprit dans un enroulement de nuages d'où partent les rayons du soleil.
Vue de l'arrière de la chapelle des pénitents gris. En arrière-plan, le campanile de la tour de l'horloge - Agrandir l'image, .JPG 272 Ko (fenêtre modale)
La chapelle des pénitents gris et son mur-clocher vus du boulevard Georges-Clémenceau
La construction des chapelles
La chapelle des Pénitents noirs
Les Pénitents noirs obtinrent donc, en 1551, l'autorisation provisoire de se réunir dans une partie de la chapelle Saint-Michel, située sur les Aires Saint-Michel, et ne servant plus au culte. Après de nombreuses demandes, la concession perpétuelle du lieu leur fut accordée quinze années plus tard. A partir de ce moment, ils agrandirent le bâti en le prolongeant vers l'ouest et ouvrirent une porte d'entrée sur le chemin des Aires Saint-Michel.
Le XVIIIe siècle fut la période de prospérité des confréries. Des travaux d'importance réalisés après la transformation de la chapelle en hôpital pendant la Peste de 1721, marquent avec éclat cette période faste. Ils construisirent à l'est, en 1728, la sacristie sur un terrain nouvellement acheté et en 1784, ils dotèrent l'édifice d'une avant-chapelle à l'ouest, agrémentée d'une façade de style néoclassique. Cette dernière se voulait une réponse réactionnaire à la façade baroque des Pénitents blancs.
Cette façade est un très bel exemple du travail de taille de la pierre réalisé par des artisans aubagnais. Ils étaient dirigés par le frère Richelme, docteur, passionné d'architecture, de sculpture et de mathématiques ; c'est lui qui dessina cette façade. L'élévation présente quatre colonnes d'ordre composite adossées et solidaires à quatre pilastres, donnant ainsi du relief à l'ensemble. La porte d'entrée était ornée à l'origine, dans sa parte supérieure, d'une statuette de Saint Jean-Baptiste, patron de la confrérie. Au centre du tympan, était également sculptée une représentation du Livre des sept sceaux de l'Apocalypse, surmonté de l'Agneau immolé, tandis que le fond était occupé par un soleil traduit en méplat. Les Aubagnais pouvaient encore voir les traces de ces décors au début du XXe siècle, comme l'attestent les cartes postales de cette époque. Ils ont aujourd'hui pour la plupart disparu.
Centre d'art Les Pénitents Noirs à Aubagne
Avant les chapelles, les confréries...
Les pénitents étaient des laïcs et plus simplement des habitants d'Aubagne souhaitant se regrouper au sein d'une confrérie, comme on le fait aujourd'hui dans une association, afin d'y accomplir des rites de dévotion (prier, chanter les offices divins, effectuer ou accompagner des processions) et des actions de charité (entraide entre pénitents lors de maladie ou de revers de fortune, lutte contre l'impiété et la misère). L'activité la plus manifeste consistait à accompagner les défunts en cortèges funèbres vers leur lieu d'inhumation. Les pénitents étaient revêtus d'une chape serrée à la taille par un cordon et portaient une capuche leur couvrant le visage. Ce costume, dissimulant les identités, leur assurait ainsi une parfaite égalité sociale.
Aubagne, avec trois confréries, regroupait au milieu du XVIIIe siècle près d'un millier de pénitents pour une population évaluée à près de six mille habitants. Les Noirs étaient les plus anciens, la création de la confrérie remontant à 1551, puis apparurent les Blancs en 1624 et les Gris en 1672.
Des soldats de la première guerre mondiale posent devant la chapelle des pénitents noirs - Agrandir l'image, .JPG 407 Ko (fenêtre modale)
La chapelle servait de cantonnement aux troupes du 141e régiment d'infanterie entre 1914 et 1918.
Le bas-relief qui représente la Colombe du Saint-Esprit dans un enroulement de nuages d'où partent les rayons du soleil. - Agrandir l'image, .JPG 259 Ko (fenêtre modale)
Le bas-relief qui représente la Colombe du Saint-Esprit dans un enroulement de nuages d'où partent les rayons du soleil.
Vue de l'arrière de la chapelle des pénitents gris. En arrière-plan, le campanile de la tour de l'horloge - Agrandir l'image, .JPG 272 Ko (fenêtre modale)
La chapelle des pénitents gris et son mur-clocher vus du boulevard Georges-Clémenceau
La construction des chapelles
La chapelle des Pénitents noirs
Les Pénitents noirs obtinrent donc, en 1551, l'autorisation provisoire de se réunir dans une partie de la chapelle Saint-Michel, située sur les Aires Saint-Michel, et ne servant plus au culte. Après de nombreuses demandes, la concession perpétuelle du lieu leur fut accordée quinze années plus tard. A partir de ce moment, ils agrandirent le bâti en le prolongeant vers l'ouest et ouvrirent une porte d'entrée sur le chemin des Aires Saint-Michel.
Le XVIIIe siècle fut la période de prospérité des confréries. Des travaux d'importance réalisés après la transformation de la chapelle en hôpital pendant la Peste de 1721, marquent avec éclat cette période faste. Ils construisirent à l'est, en 1728, la sacristie sur un terrain nouvellement acheté et en 1784, ils dotèrent l'édifice d'une avant-chapelle à l'ouest, agrémentée d'une façade de style néoclassique. Cette dernière se voulait une réponse réactionnaire à la façade baroque des Pénitents blancs.
Cette façade est un très bel exemple du travail de taille de la pierre réalisé par des artisans aubagnais. Ils étaient dirigés par le frère Richelme, docteur, passionné d'architecture, de sculpture et de mathématiques ; c'est lui qui dessina cette façade. L'élévation présente quatre colonnes d'ordre composite adossées et solidaires à quatre pilastres, donnant ainsi du relief à l'ensemble. La porte d'entrée était ornée à l'origine, dans sa parte supérieure, d'une statuette de Saint Jean-Baptiste, patron de la confrérie. Au centre du tympan, était également sculptée une représentation du Livre des sept sceaux de l'Apocalypse, surmonté de l'Agneau immolé, tandis que le fond était occupé par un soleil traduit en méplat. Les Aubagnais pouvaient encore voir les traces de ces décors au début du XXe siècle, comme l'attestent les cartes postales de cette époque. Ils ont aujourd'hui pour la plupart disparu.