Apollon, du type de "l'Apollon lycien'' Oeuvre romaine d'époque impériale (2e quart du IIe siècle après J.-C.) Découvert à Smyrne (Turquie actuelle) avant 1680 ? Marbre H. : 2,16 m.
Cette statue d'Apollon, le bras droit replié sur la tête, le gauche appuyé sur un tronc autour duquel s'enroule un serpent, appartient à une série de répliques antiques qui reproduiraient un original disparu décrit par Lucien, auteur grec du IIe siècle après J.-C., dans son Anacharsis (7). L'épithète "lycien'' donné à ce type statuaire serait à mettre en relation avec le lieu d'exposition de l'original, le Lycée (un gymnase d'Athènes) ; ou dériverait du mot grec lukè, c'est-à-dire lumière. Des monnaies attiques du IIIe et du IIe siècle avant J.-C. permettent de reconstituer l'attitude exacte de la statue : l'appui originel devait être un trépied sur une colonne.
Malgré l'absence de témoignage plus précis, on a voulu attribuer cette création à un sculpteur célèbre du IVe siècle avant J.-C., Praxitèle, par comparaison avec la fluidité des lignes et l'élégance de l'attitude de l'Apollon Sauroctone (voir Ma 441), ou encore Euphranor, pour le volume large de la tête.
Les doigts de la main droite sont des restaurations modernes.
Ancienne collection royale (château de Versailles)
Saisie révolutionnaire
Département des Antiquités grecques, étrusques et romaines
MR 79 (n° usuel Ma 928)
Apollon, du type de "l'Apollon lycien'' Oeuvre romaine d'époque impériale (2e quart du IIe siècle après J.-C.) Découvert à Smyrne (Turquie actuelle) avant 1680 ? Marbre H. : 2,16 m.
Cette statue d'Apollon, le bras droit replié sur la tête, le gauche appuyé sur un tronc autour duquel s'enroule un serpent, appartient à une série de répliques antiques qui reproduiraient un original disparu décrit par Lucien, auteur grec du IIe siècle après J.-C., dans son Anacharsis (7). L'épithète "lycien'' donné à ce type statuaire serait à mettre en relation avec le lieu d'exposition de l'original, le Lycée (un gymnase d'Athènes) ; ou dériverait du mot grec lukè, c'est-à-dire lumière. Des monnaies attiques du IIIe et du IIe siècle avant J.-C. permettent de reconstituer l'attitude exacte de la statue : l'appui originel devait être un trépied sur une colonne.
Malgré l'absence de témoignage plus précis, on a voulu attribuer cette création à un sculpteur célèbre du IVe siècle avant J.-C., Praxitèle, par comparaison avec la fluidité des lignes et l'élégance de l'attitude de l'Apollon Sauroctone (voir Ma 441), ou encore Euphranor, pour le volume large de la tête.
Les doigts de la main droite sont des restaurations modernes.
Ancienne collection royale (château de Versailles)
Saisie révolutionnaire
Département des Antiquités grecques, étrusques et romaines
MR 79 (n° usuel Ma 928)