Statue d’Athéna, copie romaine d’une œuvre grecque du Ve siècle av. J.-C., Marbre blanc. Poitiers (Vienne), Ier – IIe siècle ap. J.-C (marbre blanc, sans doute de Carrare).
Ces statues de marbre ou de bronze sont conformes aux types consacrés depuis
Périclès dans les écoles helléniques, et conservés servilement par leurs adeptes
de l'époque latine. De loin en loin cependant, dans cette galerie un peu
monotone de beautés régulières, une œuvre nous surprend par son allure
archaïque : telle, cette Minerve de Poitiers au corps allongé comme dans une
gaine, à la tunique collante, aux plis du vêtement raides et presque
géométriques, qu'on dirait une image sainte adorée jadis par les Athéniens
d'Aristide. Mais elle ne provient pas de si long temps, il s'en faut ; elle n'est pas
plus ancienne que les Césars de Rome : c'est l'œuvre d'un artiste qui s'est plu à
copier les primitifs, ou c'est la commande d'un amateur épris des vieux styles7.
Car plus d'un Gaulois préférait ces types discrédités aux beautés contemporaines
Ces statues de marbre ou de bronze sont conformes aux types consacrés depuis
Périclès dans les écoles helléniques, et conservés servilement par leurs adeptes
de l'époque latine. De loin en loin cependant, dans cette galerie un peu
monotone de beautés régulières, une œuvre nous surprend par son allure
archaïque : telle, cette Minerve de Poitiers au corps allongé comme dans une
gaine, à la tunique collante, aux plis du vêtement raides et presque
géométriques, qu'on dirait une image sainte adorée jadis par les Athéniens
d'Aristide. Mais elle ne provient pas de si long temps, il s'en faut ; elle n'est pas
plus ancienne que les Césars de Rome : c'est l'œuvre d'un artiste qui s'est plu à
copier les primitifs, ou c'est la commande d'un amateur épris des vieux styles7.
Car plus d'un Gaulois préférait ces types discrédités aux beautés contemporaines
: Jupiters antiques, Vénus démodées, figures vieillottes des dieux répondaient
mieux aux idées religieuses du pays que les produits des ateliers classiques ; il y
eut, à ce goût d'archaïsme, un motif plus sérieux que le caprice d'un jour1.
Cette arrivée de statues grecques fut une très grande nouveauté pour la Gaule :
les difficultés du transport, les rites de la religion nationale ne l'avaient point
permise autrefois.
Statue d’Athéna, copie romaine d’une œuvre grecque du Ve siècle av. J.-C., Marbre blanc. Poitiers (Vienne), Ier – IIe siècle ap. J.-C (marbre blanc, sans doute de Carrare).
Ces statues de marbre ou de bronze sont conformes aux types consacrés depuis
Périclès dans les écoles helléniques, et conservés servilement par leurs adeptes
de l'époque latine. De loin en loin cependant, dans cette galerie un peu
monotone de beautés régulières, une œuvre nous surprend par son allure
archaïque : telle, cette Minerve de Poitiers au corps allongé comme dans une
gaine, à la tunique collante, aux plis du vêtement raides et presque
géométriques, qu'on dirait une image sainte adorée jadis par les Athéniens
d'Aristide. Mais elle ne provient pas de si long temps, il s'en faut ; elle n'est pas
plus ancienne que les Césars de Rome : c'est l'œuvre d'un artiste qui s'est plu à
copier les primitifs, ou c'est la commande d'un amateur épris des vieux styles7.
Car plus d'un Gaulois préférait ces types discrédités aux beautés contemporaines
Ces statues de marbre ou de bronze sont conformes aux types consacrés depuis
Périclès dans les écoles helléniques, et conservés servilement par leurs adeptes
de l'époque latine. De loin en loin cependant, dans cette galerie un peu
monotone de beautés régulières, une œuvre nous surprend par son allure
archaïque : telle, cette Minerve de Poitiers au corps allongé comme dans une
gaine, à la tunique collante, aux plis du vêtement raides et presque
géométriques, qu'on dirait une image sainte adorée jadis par les Athéniens
d'Aristide. Mais elle ne provient pas de si long temps, il s'en faut ; elle n'est pas
plus ancienne que les Césars de Rome : c'est l'œuvre d'un artiste qui s'est plu à
copier les primitifs, ou c'est la commande d'un amateur épris des vieux styles7.
Car plus d'un Gaulois préférait ces types discrédités aux beautés contemporaines
: Jupiters antiques, Vénus démodées, figures vieillottes des dieux répondaient
mieux aux idées religieuses du pays que les produits des ateliers classiques ; il y
eut, à ce goût d'archaïsme, un motif plus sérieux que le caprice d'un jour1.
Cette arrivée de statues grecques fut une très grande nouveauté pour la Gaule :
les difficultés du transport, les rites de la religion nationale ne l'avaient point
permise autrefois.