Hélène G
Nice 2 Hôtel Negresco
L'Hôtel Negresco est un palace de la promenade des Anglais à Nice.
C'est l'un des rares survivants de l'hôtellerie du début du XXe siècle. Son style architectural est communément appelé le style Ritz.
Le 13 juin 2003, les façades et les toitures de l'ensemble des bâtiments donnant sur les quatre rues ainsi que le grand hall central dit salon royal avec sa verrière sont classés au titre des monuments historiques[1]. Il obtient le label « Patrimoine XXe siècle » le 1er mars 2001.
Il naît sous l’impulsion du roumain Henri Negresco. Durant de nombreuses années et dans les palaces de toute l’Europe, il est le maître d’hôtel irremplaçable auprès de clients richissimes.
Dans les années 1910, il caresse l’ambition d’édifier son propre hôtel de luxe, sur une parcelle de terrain de 6 500 m2 proche de la villa Masséna. À son projet, il intéresse l’industriel Alexandre Darracq, et confie la conception de l’édifice à l’architecte Édouard Niermans. Le plan adopté et corrigé par Negresco rappelle celui du Grand Hôtel de Madrid[2]. Le délicat montage financier lors de la création de la SICA (Société Immobilière Côte d’Azur) retarde son ouverture de quelques semaines.
Enfin, le 4 janvier 1913, le palace connaît une brillante inauguration où sont présentes plus de sept têtes couronnées. Chacun s’extasie devant le grand hall elliptique de style Louis XVI, la rotonde lumineuse, le tapis géant d’un coût de 300 000 francs de l’époque ou encore l’ameublement signé Paul Dumas dans les 450 chambres.
La modernité n’est pas en reste : les commutateurs électriques à portée de la main, le nettoyage par aspiration d’air, l'autoclave à vapeur et l’installation d'un service pneumatique de distribution de courrier par tube dans les chambres[3]. Jusqu'à la veille de la Grande guerre, l’hôtel accuse un bénéfice semestriel de 200 000 francs[4]. En 1914, ses installations toutes neuves souffrent de son usage comme hôpital militaire. Il est déréquisitionné en septembre 1918. Les procédures d’indemnisation pour le restaurer trop compliquées et le manque de clientèle poussent Henri Negresco à la ruine.
En 1920, une société d’hôtel belge rachète son bail. En 1957, ses nouveaux propriétaires, Jeanne et Paul Augier, commencent à l'enrichir avec de nombreuses oeuvres d'art comme celles de Niki de Saint Phalle, des portraits de monarques, de nombreux bustes dont celui de la reine Marie-Antoinette. Malgré le décès de son mari en 1995, elle continue toujours à s'occuper personnellement du palace. Celui-constitue aujourd'hui l'un des rares palaces indépendants de France.
PS Plus d'une trentaine de films ont été tournés au Negresco tels que La Cage aux folles 2
Nice 2 Hôtel Negresco
L'Hôtel Negresco est un palace de la promenade des Anglais à Nice.
C'est l'un des rares survivants de l'hôtellerie du début du XXe siècle. Son style architectural est communément appelé le style Ritz.
Le 13 juin 2003, les façades et les toitures de l'ensemble des bâtiments donnant sur les quatre rues ainsi que le grand hall central dit salon royal avec sa verrière sont classés au titre des monuments historiques[1]. Il obtient le label « Patrimoine XXe siècle » le 1er mars 2001.
Il naît sous l’impulsion du roumain Henri Negresco. Durant de nombreuses années et dans les palaces de toute l’Europe, il est le maître d’hôtel irremplaçable auprès de clients richissimes.
Dans les années 1910, il caresse l’ambition d’édifier son propre hôtel de luxe, sur une parcelle de terrain de 6 500 m2 proche de la villa Masséna. À son projet, il intéresse l’industriel Alexandre Darracq, et confie la conception de l’édifice à l’architecte Édouard Niermans. Le plan adopté et corrigé par Negresco rappelle celui du Grand Hôtel de Madrid[2]. Le délicat montage financier lors de la création de la SICA (Société Immobilière Côte d’Azur) retarde son ouverture de quelques semaines.
Enfin, le 4 janvier 1913, le palace connaît une brillante inauguration où sont présentes plus de sept têtes couronnées. Chacun s’extasie devant le grand hall elliptique de style Louis XVI, la rotonde lumineuse, le tapis géant d’un coût de 300 000 francs de l’époque ou encore l’ameublement signé Paul Dumas dans les 450 chambres.
La modernité n’est pas en reste : les commutateurs électriques à portée de la main, le nettoyage par aspiration d’air, l'autoclave à vapeur et l’installation d'un service pneumatique de distribution de courrier par tube dans les chambres[3]. Jusqu'à la veille de la Grande guerre, l’hôtel accuse un bénéfice semestriel de 200 000 francs[4]. En 1914, ses installations toutes neuves souffrent de son usage comme hôpital militaire. Il est déréquisitionné en septembre 1918. Les procédures d’indemnisation pour le restaurer trop compliquées et le manque de clientèle poussent Henri Negresco à la ruine.
En 1920, une société d’hôtel belge rachète son bail. En 1957, ses nouveaux propriétaires, Jeanne et Paul Augier, commencent à l'enrichir avec de nombreuses oeuvres d'art comme celles de Niki de Saint Phalle, des portraits de monarques, de nombreux bustes dont celui de la reine Marie-Antoinette. Malgré le décès de son mari en 1995, elle continue toujours à s'occuper personnellement du palace. Celui-constitue aujourd'hui l'un des rares palaces indépendants de France.
PS Plus d'une trentaine de films ont été tournés au Negresco tels que La Cage aux folles 2