Hôtel Ciamberlani à Ixelles (Bruxelles)
L'Hôtel Ciamberlani, commandé par le peintre symboliste Albert Ciamberlani, a été conçu en 1897 par l’architecte Paul Hankar, et est situé au n° 48 de la rue Defacqz à Ixelles (Bruxelles). Il jouxte un autre immeuble de style Art nouveau aussi construit par Paul Hankar : l'hôtel René Janssens sis au n° 50. L'arrière de la parcelle communiquait avec les écuries de l'Hôtel José Ciamberlani dont la façade se trouve rue Paul-Émile Janson.
La symétrie prônée dans les bâtiments classiques est ici rompue, le rez-de-chaussée comptant quatre travées avec la porte rejetée à l’extrémité de la façade. La structure métallique est laissée apparente en façade et les fenêtres sont de formes particulières. Au premier étage, où se trouve le salon donnant sur le balcon, elles sont en arc outrepassé, avec des fins châssis en bois qui compartimentent la baie et dont le dessin ressemble à un dessin extrême oriental.
La taille et forme des percements sont elles aussi en rupture avec l'architecture classique. La façade est dictée par la nature des pièces à l’intérieur. Elle se doit d'être le reflet de la distribution intérieure de l'hôtel, conséquence directe de l’intérêt d'Hankar pour Viollet-Le-Duc et sa théorie sur le rationalisme, théorie qui énonce que l'ornementation doit être liée à la structure même de l'édifice et que la façade doit être pensée en fonction du plan et de l’organisation intérieure. Quant à la décoration, les sgraffites conçus par Ciamberlani lui-même pour orner la partie supérieure ainsi que la partie entre les deux fenêtres semi-circulaires du première étage ont été réalisés par Adolphe Crespin (cf. wikipédia, merci monument.heritage.brussels pour la photo).
Hôtel Ciamberlani à Ixelles (Bruxelles)
L'Hôtel Ciamberlani, commandé par le peintre symboliste Albert Ciamberlani, a été conçu en 1897 par l’architecte Paul Hankar, et est situé au n° 48 de la rue Defacqz à Ixelles (Bruxelles). Il jouxte un autre immeuble de style Art nouveau aussi construit par Paul Hankar : l'hôtel René Janssens sis au n° 50. L'arrière de la parcelle communiquait avec les écuries de l'Hôtel José Ciamberlani dont la façade se trouve rue Paul-Émile Janson.
La symétrie prônée dans les bâtiments classiques est ici rompue, le rez-de-chaussée comptant quatre travées avec la porte rejetée à l’extrémité de la façade. La structure métallique est laissée apparente en façade et les fenêtres sont de formes particulières. Au premier étage, où se trouve le salon donnant sur le balcon, elles sont en arc outrepassé, avec des fins châssis en bois qui compartimentent la baie et dont le dessin ressemble à un dessin extrême oriental.
La taille et forme des percements sont elles aussi en rupture avec l'architecture classique. La façade est dictée par la nature des pièces à l’intérieur. Elle se doit d'être le reflet de la distribution intérieure de l'hôtel, conséquence directe de l’intérêt d'Hankar pour Viollet-Le-Duc et sa théorie sur le rationalisme, théorie qui énonce que l'ornementation doit être liée à la structure même de l'édifice et que la façade doit être pensée en fonction du plan et de l’organisation intérieure. Quant à la décoration, les sgraffites conçus par Ciamberlani lui-même pour orner la partie supérieure ainsi que la partie entre les deux fenêtres semi-circulaires du première étage ont été réalisés par Adolphe Crespin (cf. wikipédia, merci monument.heritage.brussels pour la photo).