Cour du Corbeau à Strasbourg
En 1528, la Cour du Corbeau abritait un hôtel sous le nom Zum Rappen. Elle est l’un des rares ensembles architecturaux qui, dès son origine, fut édifié pour devenir un hôtel. Exploité durant plus de trois siècles en tant que tel, il ne ferma ses portes qu’en 1854. Durant cette longue période, l’auberge Zum Rappen accueillit des voyageurs célèbres, dont le Duc de Bavière en 1570, le Général suédois Gustav Horn en 1632 et le Maréchal de Turenne en 1647.
Au cours des différentes époques traversées, certains y laissèrent des écrits, comme en 1664, le Duc de Chevreuse, accompagné de Balthasar de Monconys, qui fut ébloui par la beauté des seaux en cuivre ciselés, servant à puiser l’eau des puits et des fontaines publiques. D’autres ont préféré y séjourner incognito, comme l’Empereur d’Allemagne Joseph II ou le Roi de Prusse Frédéric le Grand.
En 1852, peu avant la fermeture de l’hostellerie, une partie des bâtiments fut occupée par la Verrerie Ott Frères qui préserva la magie de ce lieu durant près de 130 ans. En 1871, un passementier dénommé Seitz s’y installa, avec notamment le Shah d’Iran comme client. Certaines parties de la Cour du Corbeau tinrent alors lieu de logement aux ouvriers qui y travaillaient. Après le départ de la Verrerie OTT en 1982, la Cour fut laissée à l’abandon jusqu'en 2009 avec un nouvel hôtel renouant avec son passé (cf. Hôtel de la Cour du Corbeau).
Cour du Corbeau à Strasbourg
En 1528, la Cour du Corbeau abritait un hôtel sous le nom Zum Rappen. Elle est l’un des rares ensembles architecturaux qui, dès son origine, fut édifié pour devenir un hôtel. Exploité durant plus de trois siècles en tant que tel, il ne ferma ses portes qu’en 1854. Durant cette longue période, l’auberge Zum Rappen accueillit des voyageurs célèbres, dont le Duc de Bavière en 1570, le Général suédois Gustav Horn en 1632 et le Maréchal de Turenne en 1647.
Au cours des différentes époques traversées, certains y laissèrent des écrits, comme en 1664, le Duc de Chevreuse, accompagné de Balthasar de Monconys, qui fut ébloui par la beauté des seaux en cuivre ciselés, servant à puiser l’eau des puits et des fontaines publiques. D’autres ont préféré y séjourner incognito, comme l’Empereur d’Allemagne Joseph II ou le Roi de Prusse Frédéric le Grand.
En 1852, peu avant la fermeture de l’hostellerie, une partie des bâtiments fut occupée par la Verrerie Ott Frères qui préserva la magie de ce lieu durant près de 130 ans. En 1871, un passementier dénommé Seitz s’y installa, avec notamment le Shah d’Iran comme client. Certaines parties de la Cour du Corbeau tinrent alors lieu de logement aux ouvriers qui y travaillaient. Après le départ de la Verrerie OTT en 1982, la Cour fut laissée à l’abandon jusqu'en 2009 avec un nouvel hôtel renouant avec son passé (cf. Hôtel de la Cour du Corbeau).