Le Déjeuner (Vélasquez)
Huile sur toile, 108 x 102 cm, 1618, musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg.
A une période où les partisans de la peinture religieuse affirmaient, dédaigneux, que les œuvres de genre tenaient du cabaret, Vélasquez se tournait volontiers, et il l'a fait dès ses débuts, vers ce type de tableaux. Il en est ainsi du Déjeuner. Peinte d’après nature, voici une scène quotidienne: de simples gens réunis autour d’une table et s’apprêtant à déjeuner. Chacun a son comportement propre, selon son âge. A côté d’un vieillard tranquille et concentré, un adolescent, une bouteille de vin à la main, rit joyeusement, tout à la joie de pouvoir boire avec les adultes. Un jeune homme sourit ironiquement et nous invite du geste à prêter attention à l’enthousiasme excessif de l’adolescent. La simplicité du sujet, l’expressivité des visages, la maîtrise avec laquelle les objets sont rendus (la table couverte d’une nappe froissée, la nature morte, le vêtement et l’arme accrochés au mur du fond) disent assez cette perception vivante de la réalité et le réalisme propre au talent de Vélasquez.
Nulle surprise, par conséquent, si nous voyons dans sa peinture d’alors une certaine influence du réaliste italien le Caravage (peinture un peu lourde et dense, fonds sombres, clairs-obscurs, etc.). Vélasquez restera toujours très attaché à la représentation véridique des scènes de la vie du peuple, même une fois devenu peintre attitré de la cour du roi Philippe IV (cf. musée de l'Ermitage).
Le Déjeuner (Vélasquez)
Huile sur toile, 108 x 102 cm, 1618, musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg.
A une période où les partisans de la peinture religieuse affirmaient, dédaigneux, que les œuvres de genre tenaient du cabaret, Vélasquez se tournait volontiers, et il l'a fait dès ses débuts, vers ce type de tableaux. Il en est ainsi du Déjeuner. Peinte d’après nature, voici une scène quotidienne: de simples gens réunis autour d’une table et s’apprêtant à déjeuner. Chacun a son comportement propre, selon son âge. A côté d’un vieillard tranquille et concentré, un adolescent, une bouteille de vin à la main, rit joyeusement, tout à la joie de pouvoir boire avec les adultes. Un jeune homme sourit ironiquement et nous invite du geste à prêter attention à l’enthousiasme excessif de l’adolescent. La simplicité du sujet, l’expressivité des visages, la maîtrise avec laquelle les objets sont rendus (la table couverte d’une nappe froissée, la nature morte, le vêtement et l’arme accrochés au mur du fond) disent assez cette perception vivante de la réalité et le réalisme propre au talent de Vélasquez.
Nulle surprise, par conséquent, si nous voyons dans sa peinture d’alors une certaine influence du réaliste italien le Caravage (peinture un peu lourde et dense, fonds sombres, clairs-obscurs, etc.). Vélasquez restera toujours très attaché à la représentation véridique des scènes de la vie du peuple, même une fois devenu peintre attitré de la cour du roi Philippe IV (cf. musée de l'Ermitage).