Eponge fossile silicifiée (Falaises de la Seine à La Roche-Guyon)
La craie s'est formée par accumulation de squelettes de microorganismes marins, notamment des coccolithes, en particulier à l'époque géologique du Crétacé auquel elle a donné son nom. Elle fait partie à ce titre des puits de carbone géologiques et joue un rôle important dans le cycle du calcium. Au cours du Crétacé supérieur, il y a environ 80 millions d'années à La Roche-Guyon, d'importantes couches de craie se sont déposées sur l'actuel Bassin parisien et constituent depuis son socle.
Cette craie contient fréquemment, comme ici, des niveaux de silex formant des accidents siliceux sous forme de nodules ou "rognons" groupés en lignes parallèles à la stratification. Le silex est une roche généralement formée à partir d'eau de mer saturée en silice. Ce phénomène s'est notamment produit ici par la décomposition d'exosquelettes siliceux provenant d'organismes marins, tests ou "oeufs" d'oursin et surtout d'éponges contribuant à enclencher la cristallisation siliceuse.
Ces nodules en se formant - au cours d'une réaction autocatalytique lente - épigénise la craie environnante, c'est-à-dire que les molécules de carbonate de calcium sont remplacées une à une par des molécules de silice sans changer la structure originelle de la roche, le silex croissant aux dépens de la craie. Le phénomène de formation d'un nodule de silex s'arrête lorsque les dépôts de craie l'ensevelissent et le privent de l'apport en silice dissoute dans l'eau. Ces nodules sont enveloppés d'une gangue (ou "cortex") composée d'impuretés (dépôts organiques, etc.) repoussées vers l'extérieur lors de leur croissance (cf. wikipédia).
Eponge fossile silicifiée (Falaises de la Seine à La Roche-Guyon)
La craie s'est formée par accumulation de squelettes de microorganismes marins, notamment des coccolithes, en particulier à l'époque géologique du Crétacé auquel elle a donné son nom. Elle fait partie à ce titre des puits de carbone géologiques et joue un rôle important dans le cycle du calcium. Au cours du Crétacé supérieur, il y a environ 80 millions d'années à La Roche-Guyon, d'importantes couches de craie se sont déposées sur l'actuel Bassin parisien et constituent depuis son socle.
Cette craie contient fréquemment, comme ici, des niveaux de silex formant des accidents siliceux sous forme de nodules ou "rognons" groupés en lignes parallèles à la stratification. Le silex est une roche généralement formée à partir d'eau de mer saturée en silice. Ce phénomène s'est notamment produit ici par la décomposition d'exosquelettes siliceux provenant d'organismes marins, tests ou "oeufs" d'oursin et surtout d'éponges contribuant à enclencher la cristallisation siliceuse.
Ces nodules en se formant - au cours d'une réaction autocatalytique lente - épigénise la craie environnante, c'est-à-dire que les molécules de carbonate de calcium sont remplacées une à une par des molécules de silice sans changer la structure originelle de la roche, le silex croissant aux dépens de la craie. Le phénomène de formation d'un nodule de silex s'arrête lorsque les dépôts de craie l'ensevelissent et le privent de l'apport en silice dissoute dans l'eau. Ces nodules sont enveloppés d'une gangue (ou "cortex") composée d'impuretés (dépôts organiques, etc.) repoussées vers l'extérieur lors de leur croissance (cf. wikipédia).