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C

Le sais-tu, que nous ne vivons

que sous les toits de nos propres passions

la tête au vent, nous pressons

le cœur qui tutoie la cédille,

la sœur qui protège de la pluie,

de sous son grand manteau,

ou sous les larmes de Pompéi

Miroirs des cuivres brisés

fantômes parcourant les maisons

le sais-tu que nous oublions, souvent,

de croire que le C n'englobe que le fusil

prêt à briser la tempe, ou la majuscule futile

Grande farce à attraper

saxophones fracassés

les pavés essuient déjà tout à minuit

Mais le sais-tu, que c'est sur le visage

que le sang dégouline, et que des ossements

la fleur de l'âge pousse, presque trop lentement

A découvert, je lève les mains au ciel

inspirant chaque seconde, cette brume éternelle

se collant aux parois de mes songes,

ou de mes alvéoles pulmonaires,

Le savais-tu, qu'il n'y a pas une once

de sagesse en les mots, qui prennent leur aise

et sortent de cette salive, des frasques antiques

Si je ne savais pas, oserais-je une parcelle,

un pan de mon cerveau, qui se décroche las

de ce magma hurlant, ou des moqueries acides

Attraper le C, et le coller au cœur

déjà peu accroché, du reste de mon corps

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Uploaded on June 4, 2012
Taken on November 19, 2011