Les oiseaux du marais Miller - Rosemère -8573
canard colvert - femelle
.
Le marais Miller à Rosemère.
Par Pierre André,
Ce très petit site d’observation (5,9 ha) a de quoi surprendre. Adjacent au Parc Charbonneau, il est délimité par le garage municipal et des habitations. Une gigantesque antenne attire l’attention. Le sentier principal s’étend sur à peine 300 mètres. Et pourtant, les amateurs d’ornithologie y ont observé plus de 135 espèces (eBird), dont le Bruant de Lincoln (photo à la Une). Qu’est-ce qui fait la particularité de ce lieu?
Une diversité d’habitats
La diversité d’habitats y est remarquable. Il y a d’abord le marais Miller à proprement parlé. Il s’agit d’un milieu abrité d’eau calme et peu profonde. Un herbier de roseau commun (Phragmites australis) est encore bien présent. En 2012, les experts estimaient la superficie occupée par cette espèce invasive à plus de 3000 mètres carrés avec des densités pouvant dépasser 50 tiges au mètre carré. L’exutoire, que l’on franchit par un petit pont, se déverse dans la rivière des Mille Îles. Puis, il y a cette grande baie herbeuse sur la rivière. L’eau y est peu profonde et les herbiers denses. On y retrouve quelques îles. Le sentier, parsemé d’arbres matures et d’arbustes sur toute sa longueur, se situe sur une langue de terre entre le marais et la baie. Une pointe boisée d’arbres matures réserve des surprises. Un sentier nous amène jusqu’à la rive d’où nous avons un large point de vue sur le cours de la rivière. Adjacent au garage municipal, des buttes de terre stabilisées offrent un milieu herbacé et arbustif propice aux passereaux. On y trouve également une plantation de jeunes arbres sur un géotextile dense, question de contrôler les roseaux. Une promenade sur la rue Isidore-Sicotte nous offre un autre point de vue sur la Baie, sur une rive arborescente ainsi que sur des aménagements paysagers et quelques mangeoires de particuliers.
Un projet social
En 2011-2012, l’École Alpha, Éco-Nature et la Ville de Rosemère ont collaboré à un projet novateur qui leur a valu des éloges. L’École avait pour objectif de faire un projet liant nature et culture au marécage Tylee, un autre milieu humide de la région. Dans ce projet d’éducation environnementale, les organisateurs visaient à surcompenser l’émission des gaz à effet de serre résultant de l’activité qui aura attirée au final des centaines de participants. Pour y parvenir, les élèves de 2 classes de 4e année ont planté quelque 140 arbres après que les roseaux exotiques aient été fauchés, le terrain bêché et recouvert d’une membrane géotextile. L’activité s’inscrivait dans le projet de restauration de ce milieu envahi par la Phragmite. Michel Leboeuf et ses collaborateurs, à la base de l’expérience, ont publié les résultats de cette remarquable expérience d’éducation environnementale. Une belle réussite!
Conclusion
Le marais Miller est un milieu hautement altéré. Éco-Nature et Ville de Rosemère ont consenti et consentent toujours beaucoup d’efforts à le restaurer. Quand vous irez vous y promener, vous penserez aux roseaux et aux écoliers. Portez attention à chacun de ses habitats dont l’accessibilité change au fil des saisons. Outre les bernaches, les canards barboteurs et plongeurs, les hirondelles, les pluviers et les chevaliers, les sternes et les goélands, les bruants, les parulines et les roitelets, les pics et les sittelles…, je vous promets des tortues et des grenouilles et, qui sait, un lapin et un renard.
Extrait du Webb
The Miller Marsh in Rosemère.
By Pierre André,
This very small observation site (5.9 ha) is surprising. Adjacent to Charbonneau Park, it is bounded by the municipal garage and housing. A gigantic antenna attracts attention. The main trail is barely 300 meters long. And yet, ornithology enthusiasts have observed more than 135 species there (eBird), including the Lincoln's Sparrow (photo on the front page). What makes this place special?
A diversity of habitats
The diversity of habitats is remarkable. First there is the Miller Marsh proper. It is a sheltered environment of calm and shallow water. A meadow of common reed (Phragmites australis) is still present. In 2012, experts estimated the area occupied by this invasive species at more than 3,000 square meters with densities that could exceed 50 stems per square meter. The outlet, which is crossed by a small bridge, empties into the Rivière des Mille Îles. Then there's this big grassy bay on the river. The water is shallow and the grass beds dense. There are a few islands there. The trail, dotted with mature trees and shrubs along its entire length, is located on a strip of land between the marsh and the bay. A wooded point of mature trees holds surprises. A path takes us to the bank from where we have a wide view of the course of the river. Adjacent to the municipal garage, stabilized mounds of earth provide a herbaceous and shrubby environment conducive to passerines. There is also a plantation of young trees on a dense geotextile, a question of controlling the reeds. A walk on rue Isidore-Sicotte offers us another point of view on the Bay, on a tree-lined bank as well as on landscaping and a few private feeders.
A social project
In 2011-2012, École Alpha, Éco-Nature and the Town of Rosemère collaborated on an innovative project that earned them accolades. The school's goal was to create a project linking nature and culture at the Tylee swamp, another wetland in the region. In this environmental education project, the organizers aimed to overcompensate for the emission of greenhouse gases resulting from the activity, which ultimately attracted hundreds of participants. To achieve this, the students of 2 classes of 4th grade planted some 140 trees after the exotic reeds had been mowed, the ground dug up and covered with a geotextile membrane. The activity was part of the project to restore this environment invaded by Phragmites. Michel Leboeuf and his collaborators, at the base of the experiment, have published the results of this remarkable experiment in environmental education. A great success!
Conclusion
The Miller Marsh is a highly altered environment. Éco-Nature and Ville de Rosemère have made and are still making great efforts to restore it. When you go for a walk there, you will think of reeds and schoolchildren. Pay attention to each of its habitats, whose accessibility changes with the seasons. Besides barnacles, dabbling and diving ducks, swallows, plovers and redshanks, terns and gulls, sparrows, warblers and kinglets, woodpeckers and nuthatches…, I promise you turtles and frogs and, who knows, a rabbit and a fox.
Excerpt from Webb
Google translation
Les oiseaux du marais Miller - Rosemère -8573
canard colvert - femelle
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Le marais Miller à Rosemère.
Par Pierre André,
Ce très petit site d’observation (5,9 ha) a de quoi surprendre. Adjacent au Parc Charbonneau, il est délimité par le garage municipal et des habitations. Une gigantesque antenne attire l’attention. Le sentier principal s’étend sur à peine 300 mètres. Et pourtant, les amateurs d’ornithologie y ont observé plus de 135 espèces (eBird), dont le Bruant de Lincoln (photo à la Une). Qu’est-ce qui fait la particularité de ce lieu?
Une diversité d’habitats
La diversité d’habitats y est remarquable. Il y a d’abord le marais Miller à proprement parlé. Il s’agit d’un milieu abrité d’eau calme et peu profonde. Un herbier de roseau commun (Phragmites australis) est encore bien présent. En 2012, les experts estimaient la superficie occupée par cette espèce invasive à plus de 3000 mètres carrés avec des densités pouvant dépasser 50 tiges au mètre carré. L’exutoire, que l’on franchit par un petit pont, se déverse dans la rivière des Mille Îles. Puis, il y a cette grande baie herbeuse sur la rivière. L’eau y est peu profonde et les herbiers denses. On y retrouve quelques îles. Le sentier, parsemé d’arbres matures et d’arbustes sur toute sa longueur, se situe sur une langue de terre entre le marais et la baie. Une pointe boisée d’arbres matures réserve des surprises. Un sentier nous amène jusqu’à la rive d’où nous avons un large point de vue sur le cours de la rivière. Adjacent au garage municipal, des buttes de terre stabilisées offrent un milieu herbacé et arbustif propice aux passereaux. On y trouve également une plantation de jeunes arbres sur un géotextile dense, question de contrôler les roseaux. Une promenade sur la rue Isidore-Sicotte nous offre un autre point de vue sur la Baie, sur une rive arborescente ainsi que sur des aménagements paysagers et quelques mangeoires de particuliers.
Un projet social
En 2011-2012, l’École Alpha, Éco-Nature et la Ville de Rosemère ont collaboré à un projet novateur qui leur a valu des éloges. L’École avait pour objectif de faire un projet liant nature et culture au marécage Tylee, un autre milieu humide de la région. Dans ce projet d’éducation environnementale, les organisateurs visaient à surcompenser l’émission des gaz à effet de serre résultant de l’activité qui aura attirée au final des centaines de participants. Pour y parvenir, les élèves de 2 classes de 4e année ont planté quelque 140 arbres après que les roseaux exotiques aient été fauchés, le terrain bêché et recouvert d’une membrane géotextile. L’activité s’inscrivait dans le projet de restauration de ce milieu envahi par la Phragmite. Michel Leboeuf et ses collaborateurs, à la base de l’expérience, ont publié les résultats de cette remarquable expérience d’éducation environnementale. Une belle réussite!
Conclusion
Le marais Miller est un milieu hautement altéré. Éco-Nature et Ville de Rosemère ont consenti et consentent toujours beaucoup d’efforts à le restaurer. Quand vous irez vous y promener, vous penserez aux roseaux et aux écoliers. Portez attention à chacun de ses habitats dont l’accessibilité change au fil des saisons. Outre les bernaches, les canards barboteurs et plongeurs, les hirondelles, les pluviers et les chevaliers, les sternes et les goélands, les bruants, les parulines et les roitelets, les pics et les sittelles…, je vous promets des tortues et des grenouilles et, qui sait, un lapin et un renard.
Extrait du Webb
The Miller Marsh in Rosemère.
By Pierre André,
This very small observation site (5.9 ha) is surprising. Adjacent to Charbonneau Park, it is bounded by the municipal garage and housing. A gigantic antenna attracts attention. The main trail is barely 300 meters long. And yet, ornithology enthusiasts have observed more than 135 species there (eBird), including the Lincoln's Sparrow (photo on the front page). What makes this place special?
A diversity of habitats
The diversity of habitats is remarkable. First there is the Miller Marsh proper. It is a sheltered environment of calm and shallow water. A meadow of common reed (Phragmites australis) is still present. In 2012, experts estimated the area occupied by this invasive species at more than 3,000 square meters with densities that could exceed 50 stems per square meter. The outlet, which is crossed by a small bridge, empties into the Rivière des Mille Îles. Then there's this big grassy bay on the river. The water is shallow and the grass beds dense. There are a few islands there. The trail, dotted with mature trees and shrubs along its entire length, is located on a strip of land between the marsh and the bay. A wooded point of mature trees holds surprises. A path takes us to the bank from where we have a wide view of the course of the river. Adjacent to the municipal garage, stabilized mounds of earth provide a herbaceous and shrubby environment conducive to passerines. There is also a plantation of young trees on a dense geotextile, a question of controlling the reeds. A walk on rue Isidore-Sicotte offers us another point of view on the Bay, on a tree-lined bank as well as on landscaping and a few private feeders.
A social project
In 2011-2012, École Alpha, Éco-Nature and the Town of Rosemère collaborated on an innovative project that earned them accolades. The school's goal was to create a project linking nature and culture at the Tylee swamp, another wetland in the region. In this environmental education project, the organizers aimed to overcompensate for the emission of greenhouse gases resulting from the activity, which ultimately attracted hundreds of participants. To achieve this, the students of 2 classes of 4th grade planted some 140 trees after the exotic reeds had been mowed, the ground dug up and covered with a geotextile membrane. The activity was part of the project to restore this environment invaded by Phragmites. Michel Leboeuf and his collaborators, at the base of the experiment, have published the results of this remarkable experiment in environmental education. A great success!
Conclusion
The Miller Marsh is a highly altered environment. Éco-Nature and Ville de Rosemère have made and are still making great efforts to restore it. When you go for a walk there, you will think of reeds and schoolchildren. Pay attention to each of its habitats, whose accessibility changes with the seasons. Besides barnacles, dabbling and diving ducks, swallows, plovers and redshanks, terns and gulls, sparrows, warblers and kinglets, woodpeckers and nuthatches…, I promise you turtles and frogs and, who knows, a rabbit and a fox.
Excerpt from Webb
Google translation