Cortinarius pallidostriatus Rob. Henry (B) / Cortinaire à base pointue
Note:
Auparavant identifié «Cortinarius duracinus».
YL3015 (CMMF).
Contrecoeur (Montérégie) 7 octobre 1996.
Sur sol rocailleux et sablonneux à humus mince, dans une vieille pinède blanche, avec quelques chênes rouges et peupliers à grandes dents.
Basidiomes ayant commencé à sécher, puis la pluie les a quelque peu arrosés, d’où l’étrange aspect du pied du basidiome entier de gauche dans l’image.
Sp. 8,3-9,7 x 5-5,5 µm, finement verruqueuses.
Cette photo illustre l’aspect de l’espèce au sec (ayant perdu son hygrophanéité).
Celle-ci a d’abord été publiée dans le cédérom du CMM à basse résolution.
Le pied peut se prolonger en une longue "racine".
Voyez les commentaires accompagnant la photo ci-dessous.
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ADDENDUM, 5 JUILLET 2018
L'analyse phylogénétique des cortinaires du Québec, entreprise par Jacques Landry en 2017, a révélé que nous aurions au moins trois espèces de la section Duracini. Jusqu’ici, aucune ne correspond au néotype de C. duracinus. C. oxytoneus a toujours été une espèce mal comprise, son auteur Robert Henry le voyant comme un Saturnini à pied radicant (comme les Duracini), et y voyant du violet (sans doute absent), et des spores de différentes tailles... Mais qu’importe: un holotype a été désigné parmi ses spécimens et la séquence ITS est maintenant connue (Liimatainen et al., 2017). Ces auteurs clarifient ainsi le statut de l’espèce, le plaçant sans hésitation dans les Duracini. Cela dit, la majorité des notes d’Henry (1981) sur son espèce doivent donc être interprétées avec la plus grande prudence.
Il est donc impossible pour le moment de faire une description bien précise de cette espèce. Le plus logique serait de prendre celle de la CFP pour C. duracinus, qui convient à nos récoltes (celle de Renée et les miennes), et d’indiquer des mensurations sporales de (8) 8,5-9,5 x 4,8-5,5 µm.
L'épithète latine «oxytoneus» signifie «terminé en pointe», selon R. Henry lui-même.
Cortinarius pallidostriatus Rob. Henry serait un synonyme prioritaire.
OUVRAGES CONSULTÉS
BRANDRUD, T. E., H. LINDSTRÖM, H. MARKLUND, J. MELOT & S. MUSKOS, 1990-2012. «Cortinarius, flora photographica (version française), parties 1-5.» Publié par les auteurs.
CONSIGLIO, G., D. ANTONINI & M. ANTONINI , 2003-12. «Il genere Cortinarius in Italia, Parte 1-6». A. M. B., Trento.
HENRY, R., 1981. «Les Cortinaires». Bull. Soc. Mycol. Fr., 97: 157-279.
LIIMATAINEN, K., X. CARTERET, B. DIMA, I. KYTÖVUORI, A. BIDAUD, P. REUMAUX, T. NISKANEN, J. F. AMMIRATI & J.-M. BELLANGER, 2017. «Cortinarius section Bicolores and section Saturnini (Basidiomycota, Agaricales), a morphogenetic overview of European and North American species.» Persoonia, 39: 175-200.
(doi: 10.3767/persoonia.2017.39.08)
SOOP, K., 2017 (15e Éd.). «Cortinarius in Sweden.» Scientrix, Mora, 112 p.
YL
Cortinarius pallidostriatus Rob. Henry (B) / Cortinaire à base pointue
Note:
Auparavant identifié «Cortinarius duracinus».
YL3015 (CMMF).
Contrecoeur (Montérégie) 7 octobre 1996.
Sur sol rocailleux et sablonneux à humus mince, dans une vieille pinède blanche, avec quelques chênes rouges et peupliers à grandes dents.
Basidiomes ayant commencé à sécher, puis la pluie les a quelque peu arrosés, d’où l’étrange aspect du pied du basidiome entier de gauche dans l’image.
Sp. 8,3-9,7 x 5-5,5 µm, finement verruqueuses.
Cette photo illustre l’aspect de l’espèce au sec (ayant perdu son hygrophanéité).
Celle-ci a d’abord été publiée dans le cédérom du CMM à basse résolution.
Le pied peut se prolonger en une longue "racine".
Voyez les commentaires accompagnant la photo ci-dessous.
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ADDENDUM, 5 JUILLET 2018
L'analyse phylogénétique des cortinaires du Québec, entreprise par Jacques Landry en 2017, a révélé que nous aurions au moins trois espèces de la section Duracini. Jusqu’ici, aucune ne correspond au néotype de C. duracinus. C. oxytoneus a toujours été une espèce mal comprise, son auteur Robert Henry le voyant comme un Saturnini à pied radicant (comme les Duracini), et y voyant du violet (sans doute absent), et des spores de différentes tailles... Mais qu’importe: un holotype a été désigné parmi ses spécimens et la séquence ITS est maintenant connue (Liimatainen et al., 2017). Ces auteurs clarifient ainsi le statut de l’espèce, le plaçant sans hésitation dans les Duracini. Cela dit, la majorité des notes d’Henry (1981) sur son espèce doivent donc être interprétées avec la plus grande prudence.
Il est donc impossible pour le moment de faire une description bien précise de cette espèce. Le plus logique serait de prendre celle de la CFP pour C. duracinus, qui convient à nos récoltes (celle de Renée et les miennes), et d’indiquer des mensurations sporales de (8) 8,5-9,5 x 4,8-5,5 µm.
L'épithète latine «oxytoneus» signifie «terminé en pointe», selon R. Henry lui-même.
Cortinarius pallidostriatus Rob. Henry serait un synonyme prioritaire.
OUVRAGES CONSULTÉS
BRANDRUD, T. E., H. LINDSTRÖM, H. MARKLUND, J. MELOT & S. MUSKOS, 1990-2012. «Cortinarius, flora photographica (version française), parties 1-5.» Publié par les auteurs.
CONSIGLIO, G., D. ANTONINI & M. ANTONINI , 2003-12. «Il genere Cortinarius in Italia, Parte 1-6». A. M. B., Trento.
HENRY, R., 1981. «Les Cortinaires». Bull. Soc. Mycol. Fr., 97: 157-279.
LIIMATAINEN, K., X. CARTERET, B. DIMA, I. KYTÖVUORI, A. BIDAUD, P. REUMAUX, T. NISKANEN, J. F. AMMIRATI & J.-M. BELLANGER, 2017. «Cortinarius section Bicolores and section Saturnini (Basidiomycota, Agaricales), a morphogenetic overview of European and North American species.» Persoonia, 39: 175-200.
(doi: 10.3767/persoonia.2017.39.08)
SOOP, K., 2017 (15e Éd.). «Cortinarius in Sweden.» Scientrix, Mora, 112 p.
YL