Lactarius affinis Peck (B) / Lactaire affine
= Lactarius trivialis var. viridilactis Kauffman
= Lactarius affinis var. viridilactis (Kauffman) A.H. Sm. & Thiers
YL2897 (CMMF).
Saint-Jean-des-Piles (Mauricie), 21 septembre 1996.
Habitat : au sol, dans une sapinière à bouleau.
Trouvé par Raymond Archambault.
Cette espèce commune au Québec semble strictement associée au sapin.
Lorsque Charles H. Peck a décrit Lactarius affinis, il le considérait affine à Lactarius insulsus, espèce européenne à chapeau distinctement zoné et venant sous les chênes. Mais Peck ne le comparaissait pas à L. trivialis. Le point de Peck était que le chapeau de L. affinis n'était pas zoné, contrairement à celui de L. insulsus (maintenant nommé L. zonarius en Europe).
Quant à nous, la difficulté est plutôt de distinguer L. trivialis de L. affinis. À maturité, ces deux lactaires peuvent être de parfaits sosies. Les deux possèdent de plus la même écologie et les mêmes caractères microscopiques.
L. affinis pourrait donc être une simple forme de couleur de L. trivialis. Le seul caractère discriminant demeure la pigmentation pourprée-violacée des jeunes L. trivialis, les jeunes L. affinis étant plutôt d’une belle couleur chaude, beige orangé.
Par ailleurs, après avoir étudié le type de Lactarius trivialis var. viridilactis Kauffman, les auteurs Smith et Thiers (1979) ont transféré la variété décrite par Kauffman de L. trivialis à L. affinis. Tout comme moi, Smith & Thiers n’ont pas vu de différence significative entre les deux entités. Une fois les basidiomes séchés, il n'est pas possible de distinguer la forme jaunâtre (affinis) de la forme violacée (trivialis).
Enfin, le lait devient toujours plus ou moins olive en séchant sur les lames: c'est pour cette raison que la variété viridilactis n'a pas sa raison d'être… peu importe qu'on la considère comme une "variété" d'affinis ou de trivialis.
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RÉFÉRENCES
DESPRÉS, J., Y. LAMOUREUX, R. BOYER, R. ARCHAMBAULT & A. JEAN, 2002. «Mille et un champignons du Québec.» (Cédérom). Cercle des mycologues de Montréal, Montréal. 1 disque au laser d'ordinateur; 4 3/4 po.
HEILMANN-CLAUSEN, J., A. VERBEKEN & J. VESTERHOLT, 1998. «The genus Lactarius.» Fungi of Northern Europe — Vol. 2. Svampetryk, Mundelstrup, 287 p.
HESLER, L. R. & A. H. SMITH, 1979. «The North American species of Lactarius.» Univ. Michigan Press, Ann Arbor, 841 p.
YL
Lactarius affinis Peck (B) / Lactaire affine
= Lactarius trivialis var. viridilactis Kauffman
= Lactarius affinis var. viridilactis (Kauffman) A.H. Sm. & Thiers
YL2897 (CMMF).
Saint-Jean-des-Piles (Mauricie), 21 septembre 1996.
Habitat : au sol, dans une sapinière à bouleau.
Trouvé par Raymond Archambault.
Cette espèce commune au Québec semble strictement associée au sapin.
Lorsque Charles H. Peck a décrit Lactarius affinis, il le considérait affine à Lactarius insulsus, espèce européenne à chapeau distinctement zoné et venant sous les chênes. Mais Peck ne le comparaissait pas à L. trivialis. Le point de Peck était que le chapeau de L. affinis n'était pas zoné, contrairement à celui de L. insulsus (maintenant nommé L. zonarius en Europe).
Quant à nous, la difficulté est plutôt de distinguer L. trivialis de L. affinis. À maturité, ces deux lactaires peuvent être de parfaits sosies. Les deux possèdent de plus la même écologie et les mêmes caractères microscopiques.
L. affinis pourrait donc être une simple forme de couleur de L. trivialis. Le seul caractère discriminant demeure la pigmentation pourprée-violacée des jeunes L. trivialis, les jeunes L. affinis étant plutôt d’une belle couleur chaude, beige orangé.
Par ailleurs, après avoir étudié le type de Lactarius trivialis var. viridilactis Kauffman, les auteurs Smith et Thiers (1979) ont transféré la variété décrite par Kauffman de L. trivialis à L. affinis. Tout comme moi, Smith & Thiers n’ont pas vu de différence significative entre les deux entités. Une fois les basidiomes séchés, il n'est pas possible de distinguer la forme jaunâtre (affinis) de la forme violacée (trivialis).
Enfin, le lait devient toujours plus ou moins olive en séchant sur les lames: c'est pour cette raison que la variété viridilactis n'a pas sa raison d'être… peu importe qu'on la considère comme une "variété" d'affinis ou de trivialis.
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RÉFÉRENCES
DESPRÉS, J., Y. LAMOUREUX, R. BOYER, R. ARCHAMBAULT & A. JEAN, 2002. «Mille et un champignons du Québec.» (Cédérom). Cercle des mycologues de Montréal, Montréal. 1 disque au laser d'ordinateur; 4 3/4 po.
HEILMANN-CLAUSEN, J., A. VERBEKEN & J. VESTERHOLT, 1998. «The genus Lactarius.» Fungi of Northern Europe — Vol. 2. Svampetryk, Mundelstrup, 287 p.
HESLER, L. R. & A. H. SMITH, 1979. «The North American species of Lactarius.» Univ. Michigan Press, Ann Arbor, 841 p.
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