Pluteus petasatus (Fr.) Gillet / Plutée en parasol
YL2429 (CMMF).
Mont-Saint-Hilaire (Montérégie), 31 juillet 1995.
Habitat: dans une forêt de chênes, de hêtres, d'érables, etc., sur une souche pourrie de hêtre, en milieu dégagé.
Ce Pluteus est bien caractérisé par ses caractères microscopiques: les basidiomes ci-dessus possèdent des pleurocystides abondantes et si variables qu'il est difficile de définir leur morphologie dominante. Elles sont fusiformes-pointues, voire coniques dans la partie supérieure (sans crochets), ou à deux, trois ou quatre crochets, presque toujours non bifides, et cela, un peu partout sur les lames. Plus près de l'arête lamellaire, les pleurocystides ("cystides intermédiaires") sont souvent fusiformes-coniques et munies d'un ou deux-trois crochets latéraux, ou ornée de spinules à l'apex.
Justo et al. (2014) écrivent ce que je considère être une contradiction dans leur description de l'espèce: "Lamellar edge sterile. Cheilocystidia … in most collections scarce and scattered, more rarely forming a well-developed strip". De plus, les auteurs utilisent le caractère des "cheilocystides le plus souvent peu abondantes et dispersées" dans leur clé des espèces, ce qui pourrait créer une confusion. Sur les basidiomes ci-dessus, les arêtes lamellaires sont entièrement constituées de cheilocystides formant une bande stérile. Elles ne sont pas localisées.
Aidant à bien identifier ce Pluteus, en plus du caractère très particulier des pleurocystides variables, s'ajoute le revêtement piléique souvent luisant, très pâle vers le pourtour et orné de squamules brun foncé sur le disque. Les spores ont en moyenne une taille de 6,5-7,5 x 4-5 µm. L'odeur de ces basidiomes était nulle. Elle serait parfois prononcée.
Dans la forme de coloration typique, comme ici, cette espèce est plutôt facile à nommer, même sur le terrain, surtout quand on la trouve parmi les copeaux de bois, dans les endroits rudéraux. Toutefois, son chapeau peut être nettement plus foncé; dans ce cas, il faut vérifier l'ensemble des caractères morphologiques pour s'assurer de son identité.
Par ailleurs, dans mes notes sur la collection, il est écrit que le chapeau retourné dans la photo ne possédaient pas de squamules discales. Toutefois, les deux basidiomes sont identiques après dessiccation.
Pluteus petasatus est à comparer avec P. leucoborealis: ce dernier diffère de P. petasatus par ses spores plus larges, de 6-8 x 5-6 µm.
J'ai longtemps hésité à utiliser ce taxon car il ne désignait pas toujours la même espèce selon les auteurs. La publication de Justo et al. (op. cit.) devrait régler ce problème définitivement.
Vous trouverez beaucoup d'autres commentaires sur les Pluteus à lamprocystides sous les photos de Pluteus rangifer et de P. americanus:
www.flickr.com/photos/27441280@N06/26185599790/
www.flickr.com/photos/27441280@N06/3868224577/
YL
Pluteus petasatus (Fr.) Gillet / Plutée en parasol
YL2429 (CMMF).
Mont-Saint-Hilaire (Montérégie), 31 juillet 1995.
Habitat: dans une forêt de chênes, de hêtres, d'érables, etc., sur une souche pourrie de hêtre, en milieu dégagé.
Ce Pluteus est bien caractérisé par ses caractères microscopiques: les basidiomes ci-dessus possèdent des pleurocystides abondantes et si variables qu'il est difficile de définir leur morphologie dominante. Elles sont fusiformes-pointues, voire coniques dans la partie supérieure (sans crochets), ou à deux, trois ou quatre crochets, presque toujours non bifides, et cela, un peu partout sur les lames. Plus près de l'arête lamellaire, les pleurocystides ("cystides intermédiaires") sont souvent fusiformes-coniques et munies d'un ou deux-trois crochets latéraux, ou ornée de spinules à l'apex.
Justo et al. (2014) écrivent ce que je considère être une contradiction dans leur description de l'espèce: "Lamellar edge sterile. Cheilocystidia … in most collections scarce and scattered, more rarely forming a well-developed strip". De plus, les auteurs utilisent le caractère des "cheilocystides le plus souvent peu abondantes et dispersées" dans leur clé des espèces, ce qui pourrait créer une confusion. Sur les basidiomes ci-dessus, les arêtes lamellaires sont entièrement constituées de cheilocystides formant une bande stérile. Elles ne sont pas localisées.
Aidant à bien identifier ce Pluteus, en plus du caractère très particulier des pleurocystides variables, s'ajoute le revêtement piléique souvent luisant, très pâle vers le pourtour et orné de squamules brun foncé sur le disque. Les spores ont en moyenne une taille de 6,5-7,5 x 4-5 µm. L'odeur de ces basidiomes était nulle. Elle serait parfois prononcée.
Dans la forme de coloration typique, comme ici, cette espèce est plutôt facile à nommer, même sur le terrain, surtout quand on la trouve parmi les copeaux de bois, dans les endroits rudéraux. Toutefois, son chapeau peut être nettement plus foncé; dans ce cas, il faut vérifier l'ensemble des caractères morphologiques pour s'assurer de son identité.
Par ailleurs, dans mes notes sur la collection, il est écrit que le chapeau retourné dans la photo ne possédaient pas de squamules discales. Toutefois, les deux basidiomes sont identiques après dessiccation.
Pluteus petasatus est à comparer avec P. leucoborealis: ce dernier diffère de P. petasatus par ses spores plus larges, de 6-8 x 5-6 µm.
J'ai longtemps hésité à utiliser ce taxon car il ne désignait pas toujours la même espèce selon les auteurs. La publication de Justo et al. (op. cit.) devrait régler ce problème définitivement.
Vous trouverez beaucoup d'autres commentaires sur les Pluteus à lamprocystides sous les photos de Pluteus rangifer et de P. americanus:
www.flickr.com/photos/27441280@N06/26185599790/
www.flickr.com/photos/27441280@N06/3868224577/
YL