JA_FS
Une interview des Cahiers Marseillais
www.lapressegratuite.com/2010/05/une-interview-des-cahier...
[caption id="attachment_1561" align="alignleft" width="151" caption="Cahier Marseillais"] [/caption]
En fouillant un peu sur Internet, il est possible de trouver de vieux cahiers d’école dont celui-ci, par exemple, date de 1937. On peut également y apprendre que l’étymologie du mot cahier, en latin quaternio, désigne la réunion de quatre feuilles. Alors il est vrai que les Cahiers Marseillais n’ont pas 16 pages mais plutôt 80, et, vous l’aurez deviné, ressemblent à nos cahiers d’autrefois. Un clin d’œil à nos années d’écoliers et l’occasion de nous prendre par la main pour découvrir Marseille autrement. Trimestriel distribué à 20 000 exemplaires depuis 2008, « les Cahiers Marseillais » est d’abord un magazine local autant destiné à ceux qui vivent ou visitent la cité Phocéenne
Julie Mauduy, vous êtes à l’origine des Cahiers Marseillais dont vous avez lancé le premier numéro en 2008. Pourriez-vous nous raconter comment vous vous êtes lancée et avec qui ?
Ce magazine est né de ma rencontre avec Yann Lecat. Diplomé d’école de Commerce il cherchait à s'associer pour adapter un magazine Lyonnais à Marseille. Très rapidement nous avons abandonné cette idée : chaque ville a son caractère, son rythme. Pour moi il n’est pas envisageable de faire un magazine qui ne parle pas aux lecteurs, qui ne leur ressemble pas. On souffre suffisamment des media « nationaux » qui sont en réalité trop souvent des media parisiens. (La simple opposition Paris/Province m’horripile).
Nous avons travaillé le concept pendant de longs mois. Presqu’un an. Nous avions tellement d’idées très différentes, mais notre souci était de trouver un mode de financement viable sur le long terme. Et puis comme une révélation, nous avons pensé à réunir toutes nos idées dans un seul magazine, d’où le nom : Les Cahiers Marseillais, avec un contenu mouvant d’un numéro à l’autre.
Un magazine gratuit, distribué hors des presses classiques doit apporter son lot de surprises au lecteur. Si j’achète AutoPlus, je m’attends à des sujets précis. Idem pour les magazines de déco, de voile et autres. Mais face à un gratuit, les gens sont à la fois plus exigeants et plus rapidement lassés. Il faut exister, avoir une identité forte et fédératrice, et oser l’éclectisme. C’est ma vision de la chose.
Et puis nous voulions proposer un magazine qui plaise à tout le monde, ceux qui lisent, et ceux qui sont un peu moins attirés par les lettres, avec une mise en page qui sorte des codes habituels, une maquette qui change et surprenne le lecteur, des articles plus ou moins longs… Notre objectif était de parler à tout le monde, et ce que nous avons tous dans notre mémoire collective c’est l’école. C’est ce qui a renforcé notre idée de « Cahiers » et nous avons souhaité poussé le magazine dans ce sens visuellement aussi.
Au niveau du ton, nous avons souhaité faire un magazine convivial, avec des petits mots ajoutés à la main, comme un message qu’on laisserait à un ami… C’est à dire qu’on utilise régulièrement des mots provençaux ou bien du langage familier, pour affirmer notre proximité. D’ailleurs via Facebook ou bien notre site internet à présent, nous avons beaucoup de lecteurs qui nous écrivent et souvent ils nous tutoient !
A qui s’adresse exactement le magazine ?
Aux Marseillais (les expatriés sont très vite assimilés ici) principalement, mais également aux touristes, aux curieux, à ceux qui vivent loin mais veulent rester en lien avec la cité Phocéenne… Le principal trait de caractère de nos lecteurs, c’est peut-être la curiosité. L’envie de découvrir de nouveaux lieux, de rencontrer de nouvelles personnes… Je n’aime pas les cases, mais puisqu’il faut le définir, notre lectorat est principalement composé d’actifs de 25 à 55 ans, avec une légère prédominance féminine. Mais ça n’empêche pas les enfants de jouer avec, ni les étudiants de le lire, ni les retraités de l’utiliser !
[caption id="attachment_1562" align="alignright" width="176" caption="Cahier Marseillais"] [/caption]
Le magazine est une succession de cahiers intérieurs dont les thèmes sont aussi variés que la culture, l’urbanisme, figures libres etc. Comment choisissez-vous ces thèmes ?
Ça se fait en concertation avec Yann. Même s’il s’occupe des chiffres et moi des lettres, nous essayons de prendre les décisions ensemble. Il y a des Cahiers récurrents comme « Figures Libres » qui sont des portraits de Marseillais (chefs d’entreprises, passionnés… parfois connus, parfois débutants…) ; il y a le Cahier Culture qui est récurrent également ; et puis il y a le Cahier Général, c’est à dire l’entrée du magazine avec des rubriques fixes comme les recettes, la rencontre d’un Marseillais expatrié, les bonnes idées des blogueuses… Ensuite nous essayons d’articuler le magazine autour de thèmes que nous voulons aborder, qui sont dans l’air du temps ou la saison, en fonction des personnes que nous rencontrons aussi. Le plus difficile n’est pas de trouver, mais d’arbitrer entre toutes nos idées.
Tous les trimestres, vous imprimez le magazine à 20 000 exemplaires et le distribuez à travers 900 points de distribution ? Peut-on les retrouver sur Internet ?
Alors depuis le mois d’Avril 2010, notre site internet est en ligne sous forme de blog. Nous mettons les magazines en ligne bien sûr, bientôt il y aura la liste des points de distribution du magazine également, et puis nous publions des articles sur l’actualité marseillaise en complément du magazine, nous organisons des petits jeux-concours etc...
[caption id="attachment_1564" align="alignleft" width="166" caption="Cahier Marseillais "] [/caption]
Dès septembre, nous accélérons la cadence et le magazine devient un bimestriel. Ce changement de périodicité nous permettra encore plus de proximité avec nos lecteurs je pense et puis il y a tellement de paysages et de personnes à découvrir à Marseille que nous aurons largement de quoi remplir Les Cahiers Marseillais !
Quand paraît le prochain numéro ?
A chaque sortie (ou presque, parce que l’hiver on est moins enclins à sortir), nous organisons un apéro avec nos lecteurs dans un bar de la ville, un nouveau lieu à chaque fois, souvent en extérieur, pour rencontrer nos lecteurs, pour boire un verre ensemble, pour écouter du bon son… bref passer un moment agréable. Le prochain numéro/apéro est ainsi prévu le 10 juin prochain.
Merci à vous.
Propos recueillis par JAFS
Les Cahiers Marseillais en ligne
On peut également apprendre que l’étymologie du mot cahier, qui devait probablement s’écrire « quaier », désigne la réunion de quatre feuilles. Alors il est vrai que les Cahiers Marseillais n’ont pas 16 pages mais plutôt 80, et, vous l’aurez deviné, ressemblent à nos quaier d’autrefois. Un clin d’œil à nos années d’écoliers et l’occasion de nous prendre par la main pour découvrir Marseille autrement. Trimestriel distribué à 20 000 exemplaires depuis 2008, « les Cahiers Marseillais » est d’abord un magazine local autant destiné à ceux qui vivent ou visitent la cité Phocéenne.
Une interview des Cahiers Marseillais
www.lapressegratuite.com/2010/05/une-interview-des-cahier...
[caption id="attachment_1561" align="alignleft" width="151" caption="Cahier Marseillais"] [/caption]
En fouillant un peu sur Internet, il est possible de trouver de vieux cahiers d’école dont celui-ci, par exemple, date de 1937. On peut également y apprendre que l’étymologie du mot cahier, en latin quaternio, désigne la réunion de quatre feuilles. Alors il est vrai que les Cahiers Marseillais n’ont pas 16 pages mais plutôt 80, et, vous l’aurez deviné, ressemblent à nos cahiers d’autrefois. Un clin d’œil à nos années d’écoliers et l’occasion de nous prendre par la main pour découvrir Marseille autrement. Trimestriel distribué à 20 000 exemplaires depuis 2008, « les Cahiers Marseillais » est d’abord un magazine local autant destiné à ceux qui vivent ou visitent la cité Phocéenne
Julie Mauduy, vous êtes à l’origine des Cahiers Marseillais dont vous avez lancé le premier numéro en 2008. Pourriez-vous nous raconter comment vous vous êtes lancée et avec qui ?
Ce magazine est né de ma rencontre avec Yann Lecat. Diplomé d’école de Commerce il cherchait à s'associer pour adapter un magazine Lyonnais à Marseille. Très rapidement nous avons abandonné cette idée : chaque ville a son caractère, son rythme. Pour moi il n’est pas envisageable de faire un magazine qui ne parle pas aux lecteurs, qui ne leur ressemble pas. On souffre suffisamment des media « nationaux » qui sont en réalité trop souvent des media parisiens. (La simple opposition Paris/Province m’horripile).
Nous avons travaillé le concept pendant de longs mois. Presqu’un an. Nous avions tellement d’idées très différentes, mais notre souci était de trouver un mode de financement viable sur le long terme. Et puis comme une révélation, nous avons pensé à réunir toutes nos idées dans un seul magazine, d’où le nom : Les Cahiers Marseillais, avec un contenu mouvant d’un numéro à l’autre.
Un magazine gratuit, distribué hors des presses classiques doit apporter son lot de surprises au lecteur. Si j’achète AutoPlus, je m’attends à des sujets précis. Idem pour les magazines de déco, de voile et autres. Mais face à un gratuit, les gens sont à la fois plus exigeants et plus rapidement lassés. Il faut exister, avoir une identité forte et fédératrice, et oser l’éclectisme. C’est ma vision de la chose.
Et puis nous voulions proposer un magazine qui plaise à tout le monde, ceux qui lisent, et ceux qui sont un peu moins attirés par les lettres, avec une mise en page qui sorte des codes habituels, une maquette qui change et surprenne le lecteur, des articles plus ou moins longs… Notre objectif était de parler à tout le monde, et ce que nous avons tous dans notre mémoire collective c’est l’école. C’est ce qui a renforcé notre idée de « Cahiers » et nous avons souhaité poussé le magazine dans ce sens visuellement aussi.
Au niveau du ton, nous avons souhaité faire un magazine convivial, avec des petits mots ajoutés à la main, comme un message qu’on laisserait à un ami… C’est à dire qu’on utilise régulièrement des mots provençaux ou bien du langage familier, pour affirmer notre proximité. D’ailleurs via Facebook ou bien notre site internet à présent, nous avons beaucoup de lecteurs qui nous écrivent et souvent ils nous tutoient !
A qui s’adresse exactement le magazine ?
Aux Marseillais (les expatriés sont très vite assimilés ici) principalement, mais également aux touristes, aux curieux, à ceux qui vivent loin mais veulent rester en lien avec la cité Phocéenne… Le principal trait de caractère de nos lecteurs, c’est peut-être la curiosité. L’envie de découvrir de nouveaux lieux, de rencontrer de nouvelles personnes… Je n’aime pas les cases, mais puisqu’il faut le définir, notre lectorat est principalement composé d’actifs de 25 à 55 ans, avec une légère prédominance féminine. Mais ça n’empêche pas les enfants de jouer avec, ni les étudiants de le lire, ni les retraités de l’utiliser !
[caption id="attachment_1562" align="alignright" width="176" caption="Cahier Marseillais"] [/caption]
Le magazine est une succession de cahiers intérieurs dont les thèmes sont aussi variés que la culture, l’urbanisme, figures libres etc. Comment choisissez-vous ces thèmes ?
Ça se fait en concertation avec Yann. Même s’il s’occupe des chiffres et moi des lettres, nous essayons de prendre les décisions ensemble. Il y a des Cahiers récurrents comme « Figures Libres » qui sont des portraits de Marseillais (chefs d’entreprises, passionnés… parfois connus, parfois débutants…) ; il y a le Cahier Culture qui est récurrent également ; et puis il y a le Cahier Général, c’est à dire l’entrée du magazine avec des rubriques fixes comme les recettes, la rencontre d’un Marseillais expatrié, les bonnes idées des blogueuses… Ensuite nous essayons d’articuler le magazine autour de thèmes que nous voulons aborder, qui sont dans l’air du temps ou la saison, en fonction des personnes que nous rencontrons aussi. Le plus difficile n’est pas de trouver, mais d’arbitrer entre toutes nos idées.
Tous les trimestres, vous imprimez le magazine à 20 000 exemplaires et le distribuez à travers 900 points de distribution ? Peut-on les retrouver sur Internet ?
Alors depuis le mois d’Avril 2010, notre site internet est en ligne sous forme de blog. Nous mettons les magazines en ligne bien sûr, bientôt il y aura la liste des points de distribution du magazine également, et puis nous publions des articles sur l’actualité marseillaise en complément du magazine, nous organisons des petits jeux-concours etc...
[caption id="attachment_1564" align="alignleft" width="166" caption="Cahier Marseillais "] [/caption]
Dès septembre, nous accélérons la cadence et le magazine devient un bimestriel. Ce changement de périodicité nous permettra encore plus de proximité avec nos lecteurs je pense et puis il y a tellement de paysages et de personnes à découvrir à Marseille que nous aurons largement de quoi remplir Les Cahiers Marseillais !
Quand paraît le prochain numéro ?
A chaque sortie (ou presque, parce que l’hiver on est moins enclins à sortir), nous organisons un apéro avec nos lecteurs dans un bar de la ville, un nouveau lieu à chaque fois, souvent en extérieur, pour rencontrer nos lecteurs, pour boire un verre ensemble, pour écouter du bon son… bref passer un moment agréable. Le prochain numéro/apéro est ainsi prévu le 10 juin prochain.
Merci à vous.
Propos recueillis par JAFS
Les Cahiers Marseillais en ligne
On peut également apprendre que l’étymologie du mot cahier, qui devait probablement s’écrire « quaier », désigne la réunion de quatre feuilles. Alors il est vrai que les Cahiers Marseillais n’ont pas 16 pages mais plutôt 80, et, vous l’aurez deviné, ressemblent à nos quaier d’autrefois. Un clin d’œil à nos années d’écoliers et l’occasion de nous prendre par la main pour découvrir Marseille autrement. Trimestriel distribué à 20 000 exemplaires depuis 2008, « les Cahiers Marseillais » est d’abord un magazine local autant destiné à ceux qui vivent ou visitent la cité Phocéenne.