33. Joe Hatchiban et le Bearpit Karaoké de Mauer Park, Prenzlauer Berg.
Comment donc suis-je arrivé dans cette arène du Bearpit Karaoké de Mauer Park ? Et comment se fait-il que moi, qui n’ai jamais été intéressé de toute ma vie par le karaoké, en suis-je venu à me désespérer de ne l’avoir découvert que ces deux derniers dimanches avant mon départ ?
J’ai appris son existence dans les pages de quelque guide touristique alors que je préparais ce voyage. Aussitôt lu, aussitôt oublié, ou relégué au statut de curiosité éventuelle à satisfaire si l’occasion se présentait. Ce qui m’attirait en premier lieu au Mauerpark, outre son passé tragique d’ancien « couloir de la mort » (lire Jour 6), c’était son marché aux puces et cette bande préservée du Mur tout là-haut où les jeunes graffeurs viennent s’exercer régulièrement. Pour aller de l’un à l’autre, il faut en traverser une partie en diagonale. C’est une prairie ponctuée de quelques arbres plantés ici et là à la création du parc. On ne peut pas parler ici de pelouse. Peut-être davantage encore que les autres parcs de Berlin, la vocation du Mauerpark est avant tout sociale et culturelle. Rassemblements, pique-niques, jeux de balles ou de raquettes, et musiques, avec un « s ». Beaucoup de musiques. Des DJ et leurs platines, des petites formations ou des chanteurs et chanteuses solo bien entouré·es de leurs fidèles et du public d’un jour. Et puis l’endroit réservé aux percussions africaines, que l’on entend de loin et qui attire. J’y reviendrai sans doute.
Il y a quelques années, une association de riverains a fait pression pour interdire ces expressions, arguant de leur droit à pouvoir jouir du calme attaché au repos dominical. Le rassemblement des djembés et la session de karaoké étaient principalement visés. 50 artistes de rues ont alors appelé à une manifestation pour défendre la vocation culturelle du parc. Je me souviens des propos de David et d’Edoardo dans le jardin communautaire de Templehofer Feld insistant sur la vigilance constante des Berliners pour préserver ces lieux publics, une des richesses de Berlin, des entrepreneurs rapaces (lire Jour 14).
Cette fin d’après-midi de dimanche est particulièrement pluvieuse. Le marché aux puces remballe précipitamment ses étals de vêtements et d’objets artisanaux. On déserte Mauerpark en se protégeant comme on peut, se recouvrant à plusieurs de la nappe du pique-nique plutôt que du parapluie qui n’était pas prévu. Me vient alors l’idée de rechercher l’emplacement du karaoké. Je traverse la prairie en direction du la colline couronnée de ce vestige du Mur et je ne tarde pas à le trouver. C’est un amphithéâtre en plein air constitué d’une arène circulaire d’une trentaine de mètres de diamètre que surplombent des gradins en maçonnerie rudimentaire appuyés sur le flanc de la colline. La séance de karaoké y a bien lieu et, malgré le vent et la pluie, des dizaines de personnes sont restées pour voir les vedettes du jour s’emparer du micro et incarner la chanson, leur chanson, avec une intensité et une sincérité qui, au fur et à mesure des passages auxquels j’assiste, touchent ma sensibilité. La sono est bonne, deux grosses enceintes orientées vers les gradins dégagent un son puissant et de bonne qualité qu’amplifie la configuration du lieu. Et puis le public. Même épars, dispersé par le gros temps, il fait totalement partie du spectacle. Dès les premières notes aussitôt reconnues, il communique son enthousiasme, par des cris, des applaudissements, la reprise en chœur des paroles, les bras levés. Il soutient véritablement celui ou celle qui, depuis l’arène, s’est lancé·e avec courage et appréhension dans la performance. Dès les premières secondes, moi, j’évalue la voix, son timbre, son intensité, sa capacité à me faire vibrer ou pas. Selon les interprètes, la qualité peut être très différente. Le public, lui, semble s’en moquer éperdument ! Il accompagne, soutient, encourage tant qu’il peut. Et c’est toujours une ovation lorsque la chanson est terminée et que son interprète regagne sa place dans les gradins. Il arrive souvent, lorsque le morceau est un tube, que des personnes accourent sur la scène pour danser. Quelques fois encore, et c’est le cas ce deuxième dimanche de grand soleil où les gradins sont remplis, qu’une ronde d’une cinquantaine de personnes, étroitement enlacées, entoure la chanteuse. C’est une fête à chaque morceau, une ferveur qui saisit et qui, bien vite, emporte. C’est qu’il n’y a aucun temps mort. Ce qui fait ciment, ce qui fait que ça fonctionne, c’est le dispositif et son pilote.
Le dispositif est pourtant des plus sommaires. Au centre de l’arène, à équidistance des deux enceintes, un vélo cargo aménagé abrité sous un parasol de couleur verte qui protège de la pluie qui mouille comme du soleil qui tape. Tout contre derrière, une silhouette anonyme penchée sur ce qui doit être une petite table de mixage. Les dernières notes de la chanson interprétée sont aussitôt relayées par une musique rythmée dont la fonction est de maintenir l’ambiance entre les prestations. Devant, un ordinateur portable posé à même le sol et deux micros au bout de long fils qui permettent aux interprètes de se produire à deux, de se déplacer librement sur scène, de sauter et de danser comme le font certain·es qui deviennent de véritables rock stars le temps d’une chanson. Se succèdent sur l’arène des personnes de toutes nationalités et de tous âges. Un village monde. Chaque participant·e est accueilli·e dès son entrée sur scène. Son prénom et sa nationalité sont déclinées. Le titre de la chanson est soufflé à l’oreille de l’animateur qui, penché sur son PC, trouve aussitôt la bande son et la lance. Le micro change de main, et c’est parti. C’est aussi simple et efficace que ça.
Mais surtout, ce qui a fait et qui fait la réputation et la force du karaoké du Mauerpark, c’est la présence charismatique de Joe Hatchiban, son créateur et animateur. Il intervient pourtant très peu, juste ce qu’il faut pour solliciter la participation des volontaires, faire les présentations et entretenir la flamme sous ce chaudron qu’est le Bearpit Karaoké. Casquette, habits de tous les jours, mine burinée et, sous l’ardent soleil solsticial de ce 22 juin, une large étoffe verte qui couvre dos et épaules et flotte au vent comme une cape. Mais ce qui frappe d’abord, et qui constitue peut-être le véritable catalyseur de cette fusion, c’est la voix. Une voix puissante, rugueuse, une voix de gorge qui donne du rythme et de la force à la moindre phrase, au moindre mot. Ces voix là, je ne les ai rencontrées qu’en Irlande. C’est la voix rauque du pub, des exilés du village natal et du cœur, qui fait que les balades irlandaises vous nouent la gorge et vous brûlent les yeux. C’est celle des Dubliners, des Pogues et des Wolf Tones.
Il y a quelque chose de magique dans la voix des hommes de ce pays d’exilé·es que je ne m’explique toujours pas. Ce secret serait-il contenu dans la Guiness ?! Toujours est-il que Joe Hatchiban est bien irlandais. Je l’aurais parié. De son vrai nom Garreth Lennon, il est né à Dublin en 1973. Il a donc 52 ans aujourd’hui lorsque je le découvre. Boxeur sans succès jusqu’à ses 25 ans, il étudie la langue et la littérature allemandes, puis quitte l’Irlande pour le Portugal où il travaille comme chef cuisinier. En 2003, il s’installe à Berlin en tant que livreur à vélo. Il ne cesse alors de pousser les gens à participer à des spectacles spontanés, notamment par la musique, et cherche un lieu fixe pour se produire. Ce n’est qu’en 2009 qu’il trouve son véritable repaire dans cet amphithéâtre de Mauerpark, qu’il nomme Bearpit, allusion sans doute à l’ours totémique de Berlin. Depuis, la notoriété du spectacle est telle qu’il faut venir en avance pour avoir une bonne place sur les gradins. Autour de 1000 personnes s’y rassemblent les dimanches d’été. Les réseaux sociaux, Youtube et les guides touristiques en ont fait une institution berlinoise.
Joe commence et termine chaque séance par une chanson qu’il interprète de sa voix incomparable. En introduction, il avertit brièvement : « le karaoké sera fou et libre, désinhibé et extraverti, sans préjugé mais pas sans talent. »
Pour moi, Joe Hatchiban et son Bearpit sont une nouvelle incarnation de cet esprit hérité des 90’ à Berlin, fait de partage, de gratuité et du plaisir d’être ensemble. Dispositif minimaliste ai-je souligné, simplicité et instantanéité des participations, communion immédiate et désintéressée. Une simple boîte de fer blanc avec une fente dans le couvercle recueille les dons pendant ou à la fin de chaque séance.
C’est cette même passion que j’ai trouvée chez Asger Doenst et Ole Kretschmann, les « inventeurs » des Photoautomaten berlinois (lire Jour 30).
Si je devais retourner à Berlin, ce serait à coup sûr la Philharmonie le mercredi (lire Jour 9) et le Bearpit Karaoké le dimanche !
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PS : Une nouvelle menace de restriction des expressions plane à nouveau sur le Mauerpark. En réaction, une pétition demandant la préservation de son identité sociale et culturelle, a été mise en ligne en février 2025. Elle dépasse actuellement les 4000 signatures. On peut y lire notamment ceci :
« Mauerpark n'est pas seulement un parc - c'est un symbole du progrès social, né de la chute du mur de Berlin et de la réunification allemande. Là où le mur séparait autrefois les familles et les amis, le parc unit maintenant des gens du monde entier. Des concerts spontanés en plein air et le fameux karaoké du dimanche à Berlin au cirque et au marché aux puces, Mauerpark représente la tolérance, la créativité et la connexion. »
33. Joe Hatchiban et le Bearpit Karaoké de Mauer Park, Prenzlauer Berg.
Comment donc suis-je arrivé dans cette arène du Bearpit Karaoké de Mauer Park ? Et comment se fait-il que moi, qui n’ai jamais été intéressé de toute ma vie par le karaoké, en suis-je venu à me désespérer de ne l’avoir découvert que ces deux derniers dimanches avant mon départ ?
J’ai appris son existence dans les pages de quelque guide touristique alors que je préparais ce voyage. Aussitôt lu, aussitôt oublié, ou relégué au statut de curiosité éventuelle à satisfaire si l’occasion se présentait. Ce qui m’attirait en premier lieu au Mauerpark, outre son passé tragique d’ancien « couloir de la mort » (lire Jour 6), c’était son marché aux puces et cette bande préservée du Mur tout là-haut où les jeunes graffeurs viennent s’exercer régulièrement. Pour aller de l’un à l’autre, il faut en traverser une partie en diagonale. C’est une prairie ponctuée de quelques arbres plantés ici et là à la création du parc. On ne peut pas parler ici de pelouse. Peut-être davantage encore que les autres parcs de Berlin, la vocation du Mauerpark est avant tout sociale et culturelle. Rassemblements, pique-niques, jeux de balles ou de raquettes, et musiques, avec un « s ». Beaucoup de musiques. Des DJ et leurs platines, des petites formations ou des chanteurs et chanteuses solo bien entouré·es de leurs fidèles et du public d’un jour. Et puis l’endroit réservé aux percussions africaines, que l’on entend de loin et qui attire. J’y reviendrai sans doute.
Il y a quelques années, une association de riverains a fait pression pour interdire ces expressions, arguant de leur droit à pouvoir jouir du calme attaché au repos dominical. Le rassemblement des djembés et la session de karaoké étaient principalement visés. 50 artistes de rues ont alors appelé à une manifestation pour défendre la vocation culturelle du parc. Je me souviens des propos de David et d’Edoardo dans le jardin communautaire de Templehofer Feld insistant sur la vigilance constante des Berliners pour préserver ces lieux publics, une des richesses de Berlin, des entrepreneurs rapaces (lire Jour 14).
Cette fin d’après-midi de dimanche est particulièrement pluvieuse. Le marché aux puces remballe précipitamment ses étals de vêtements et d’objets artisanaux. On déserte Mauerpark en se protégeant comme on peut, se recouvrant à plusieurs de la nappe du pique-nique plutôt que du parapluie qui n’était pas prévu. Me vient alors l’idée de rechercher l’emplacement du karaoké. Je traverse la prairie en direction du la colline couronnée de ce vestige du Mur et je ne tarde pas à le trouver. C’est un amphithéâtre en plein air constitué d’une arène circulaire d’une trentaine de mètres de diamètre que surplombent des gradins en maçonnerie rudimentaire appuyés sur le flanc de la colline. La séance de karaoké y a bien lieu et, malgré le vent et la pluie, des dizaines de personnes sont restées pour voir les vedettes du jour s’emparer du micro et incarner la chanson, leur chanson, avec une intensité et une sincérité qui, au fur et à mesure des passages auxquels j’assiste, touchent ma sensibilité. La sono est bonne, deux grosses enceintes orientées vers les gradins dégagent un son puissant et de bonne qualité qu’amplifie la configuration du lieu. Et puis le public. Même épars, dispersé par le gros temps, il fait totalement partie du spectacle. Dès les premières notes aussitôt reconnues, il communique son enthousiasme, par des cris, des applaudissements, la reprise en chœur des paroles, les bras levés. Il soutient véritablement celui ou celle qui, depuis l’arène, s’est lancé·e avec courage et appréhension dans la performance. Dès les premières secondes, moi, j’évalue la voix, son timbre, son intensité, sa capacité à me faire vibrer ou pas. Selon les interprètes, la qualité peut être très différente. Le public, lui, semble s’en moquer éperdument ! Il accompagne, soutient, encourage tant qu’il peut. Et c’est toujours une ovation lorsque la chanson est terminée et que son interprète regagne sa place dans les gradins. Il arrive souvent, lorsque le morceau est un tube, que des personnes accourent sur la scène pour danser. Quelques fois encore, et c’est le cas ce deuxième dimanche de grand soleil où les gradins sont remplis, qu’une ronde d’une cinquantaine de personnes, étroitement enlacées, entoure la chanteuse. C’est une fête à chaque morceau, une ferveur qui saisit et qui, bien vite, emporte. C’est qu’il n’y a aucun temps mort. Ce qui fait ciment, ce qui fait que ça fonctionne, c’est le dispositif et son pilote.
Le dispositif est pourtant des plus sommaires. Au centre de l’arène, à équidistance des deux enceintes, un vélo cargo aménagé abrité sous un parasol de couleur verte qui protège de la pluie qui mouille comme du soleil qui tape. Tout contre derrière, une silhouette anonyme penchée sur ce qui doit être une petite table de mixage. Les dernières notes de la chanson interprétée sont aussitôt relayées par une musique rythmée dont la fonction est de maintenir l’ambiance entre les prestations. Devant, un ordinateur portable posé à même le sol et deux micros au bout de long fils qui permettent aux interprètes de se produire à deux, de se déplacer librement sur scène, de sauter et de danser comme le font certain·es qui deviennent de véritables rock stars le temps d’une chanson. Se succèdent sur l’arène des personnes de toutes nationalités et de tous âges. Un village monde. Chaque participant·e est accueilli·e dès son entrée sur scène. Son prénom et sa nationalité sont déclinées. Le titre de la chanson est soufflé à l’oreille de l’animateur qui, penché sur son PC, trouve aussitôt la bande son et la lance. Le micro change de main, et c’est parti. C’est aussi simple et efficace que ça.
Mais surtout, ce qui a fait et qui fait la réputation et la force du karaoké du Mauerpark, c’est la présence charismatique de Joe Hatchiban, son créateur et animateur. Il intervient pourtant très peu, juste ce qu’il faut pour solliciter la participation des volontaires, faire les présentations et entretenir la flamme sous ce chaudron qu’est le Bearpit Karaoké. Casquette, habits de tous les jours, mine burinée et, sous l’ardent soleil solsticial de ce 22 juin, une large étoffe verte qui couvre dos et épaules et flotte au vent comme une cape. Mais ce qui frappe d’abord, et qui constitue peut-être le véritable catalyseur de cette fusion, c’est la voix. Une voix puissante, rugueuse, une voix de gorge qui donne du rythme et de la force à la moindre phrase, au moindre mot. Ces voix là, je ne les ai rencontrées qu’en Irlande. C’est la voix rauque du pub, des exilés du village natal et du cœur, qui fait que les balades irlandaises vous nouent la gorge et vous brûlent les yeux. C’est celle des Dubliners, des Pogues et des Wolf Tones.
Il y a quelque chose de magique dans la voix des hommes de ce pays d’exilé·es que je ne m’explique toujours pas. Ce secret serait-il contenu dans la Guiness ?! Toujours est-il que Joe Hatchiban est bien irlandais. Je l’aurais parié. De son vrai nom Garreth Lennon, il est né à Dublin en 1973. Il a donc 52 ans aujourd’hui lorsque je le découvre. Boxeur sans succès jusqu’à ses 25 ans, il étudie la langue et la littérature allemandes, puis quitte l’Irlande pour le Portugal où il travaille comme chef cuisinier. En 2003, il s’installe à Berlin en tant que livreur à vélo. Il ne cesse alors de pousser les gens à participer à des spectacles spontanés, notamment par la musique, et cherche un lieu fixe pour se produire. Ce n’est qu’en 2009 qu’il trouve son véritable repaire dans cet amphithéâtre de Mauerpark, qu’il nomme Bearpit, allusion sans doute à l’ours totémique de Berlin. Depuis, la notoriété du spectacle est telle qu’il faut venir en avance pour avoir une bonne place sur les gradins. Autour de 1000 personnes s’y rassemblent les dimanches d’été. Les réseaux sociaux, Youtube et les guides touristiques en ont fait une institution berlinoise.
Joe commence et termine chaque séance par une chanson qu’il interprète de sa voix incomparable. En introduction, il avertit brièvement : « le karaoké sera fou et libre, désinhibé et extraverti, sans préjugé mais pas sans talent. »
Pour moi, Joe Hatchiban et son Bearpit sont une nouvelle incarnation de cet esprit hérité des 90’ à Berlin, fait de partage, de gratuité et du plaisir d’être ensemble. Dispositif minimaliste ai-je souligné, simplicité et instantanéité des participations, communion immédiate et désintéressée. Une simple boîte de fer blanc avec une fente dans le couvercle recueille les dons pendant ou à la fin de chaque séance.
C’est cette même passion que j’ai trouvée chez Asger Doenst et Ole Kretschmann, les « inventeurs » des Photoautomaten berlinois (lire Jour 30).
Si je devais retourner à Berlin, ce serait à coup sûr la Philharmonie le mercredi (lire Jour 9) et le Bearpit Karaoké le dimanche !
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PS : Une nouvelle menace de restriction des expressions plane à nouveau sur le Mauerpark. En réaction, une pétition demandant la préservation de son identité sociale et culturelle, a été mise en ligne en février 2025. Elle dépasse actuellement les 4000 signatures. On peut y lire notamment ceci :
« Mauerpark n'est pas seulement un parc - c'est un symbole du progrès social, né de la chute du mur de Berlin et de la réunification allemande. Là où le mur séparait autrefois les familles et les amis, le parc unit maintenant des gens du monde entier. Des concerts spontanés en plein air et le fameux karaoké du dimanche à Berlin au cirque et au marché aux puces, Mauerpark représente la tolérance, la créativité et la connexion. »