La science est la plus récente, la plus agressive, et la plus dogmatique des institutions religieuses. Paul Feyerabend. (voir commentaire étendu)

L’un des penseurs les plus lucides du XXᵉ siècle, Paul Feyerabend, dans Contre la Méthode, écrivait aussi: « La science est devenue une religion. Elle a ses dogmes, ses prêtres et ses inquisiteurs. »

Son message était révolutionnaire: la science ne décrit pas ce qu’est la réalité, elle invente un langage cohérent pour la rendre manipulable. Mais comme tout système de pensée, elle s’enferme dans sa propre cohérence, et exclut ce qui ne cadre pas avec ses axiomes.

 

La “religion” de la science moderne, Feyerabend la voyait comme une religion sans transcendance. Ses temples: les laboratoires et universités, ses prêtres: les chercheurs académiques, son dieu: la mesure, son péché: la subjectivité, son enfer: l’irrationnel. Elle s’est ainsi érigée en orthodoxie méthodologique, refusant toute connaissance qui n’entre pas dans le paradigme expérimental et reproductible.

Dans une vision ransfordienne ou dzogchénienne, la science n’est pas à rejeter, mais à réintégrer dans une compréhension plus vaste. Elle représente la polarité phy de la conscience, c’est-à-dire la manifestation objectivée, mesurable, dualiste. Mais si elle s’ouvre à son paral, alors elle redevient un mode de contemplation du réel, et non un dogme sur la vérité.

En un aphorisme: la science mesure les ombres de la lumière, la mystique reconnaît la lumière elle-même. L’une parle du monde, l’autre écoute le silence qui le porte.

 

 

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Uploaded on October 23, 2025