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Abime's Sky

Philosophons mes amis et prenez place sous ce ciel entropique.

 

Avec l'âge, une certaine sagacité dû à l'expérience se fait nouvelle. J'approche la quarantaine et la plupart de mes contemporains sont soumis à de nombreuses névroses, fruit de l'ignorance de leurs souffrances. De celle-là même qui nous transforme en coffre-fort, empli de regrets et de blessures égotiques dû à des passés tumultueux. Nous sommes devenus de véritables boîte de Pandore et à défaut de nous ouvrir nous nous renfermons toujours un peu plus.

 

Nos vaines tentatives d'aller vers l'autre sont comme des clés faîtes d'épines pour des serrures aux cœurs rouillés. Nous blessons quand nous voulons aimer et nous aimons à en perdre raison bien souvent ceux qui nous blessent.

 

Nous arrachons quand nous voulons cueillir.

Maladroit de nos espoirs qui flétrissent et qui de nos âmes ternissent.

Nous ne savons pas comment aimer, nous ne savons que désirer.

Et cette rage qui nous détruit autant que l'autre.

Qui transforme les chuchotements en hurlements, les vents en ouragans.

 

Et cette maudite pudeur qui sous ses timides sourires nous empêche de...

Et cet Ego effroyable qui se préfère bourreau que victime,

Et ce mental paranoïaque qui ne pense qu'à mal car le bien le fait souffrir,

Et cette culpabilité invisible et pourtant omniprésente,

Et ce putain de temps qui passe, encore et encore et qui nous dépossède de tout nos atouts.

 

Puis cet amour qui tente de se frayer un chemin dans nos obscures dédales, encore une fois.

 

Comme toi avant, j'avais des rêves plein le cœur avant que ne crèvent ces derniers dans une amère rancœur.

Et pourtant on y croit encore, on y croit toujours.

Car nous sommes la terre d'où germe l'amour,

 

Ironiquement, nous avons peur d'être aimé.

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Uploaded on October 7, 2021