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Loubersan

Astarac. Château de Loubersan (comm. Loubersan, Gers), octobre 2015.

 

« Sur vingt villages qu’il y a qui relèvent dud. conté appartenant à des particuliers, il n’y a de fermé que Orbessan et Ornezan qui appartiennent à un nommé Daignan, habitant de la ville d’Aux, et Boucagneres, appartenant au sieur de Giscaro ; Lasseran, aux sieurs de Garrané et de la Rivière, et Loubeyrsan, chasteau très fort, aux héritiers du sieur de Basordan. » (1626-1627, Verbal de la visitte des villes et chasteaux, éd. J. de Carsalade du Pont, « L’état des places fortes dressé au nom du roi par Jean de Chastenet, seigneur de Puységur », Revue de Gascogne, 1899, p. 461). La carte de Cassini indique un château ruiné en 1768 .« Le château de Loubersan est situé au SO du village, au sommet d’un promontoire (altitude : 276 m) orienté EO et offrant une vue particulièrement étendue. Le cartulaire de Berdoues mentionne plusieurs seigneurs de ce nom ; ils étaient d’une branche de la famille d’Astarac. Au XVIe s., le château et les terres en dépendant passèrent à Claude d’Espagne, seigneur de Panassac puis, en 1592, à Simon de Bajordan. En 1668, Loubersan fut saisi ; Marc d’Antras le possédait en 1690. Louis-Marie-Bretaigne-Dominique de Rohan-Chabot, duc de Rohan, prince de Léon et comte d’Astarac, l’acquit en 1779 ; il le céda à Jean-François Bourdonié, avocat au Parlement de Toulouse [et intendant du comté d’Astarac]. La famille de ce dernier le légua à Henri de Boursetty qui fit effectuer d’importants travaux de restauration. L’édifice a un plan rectangulaire. La façade actuelle, placée au N, est encadrée par deux grosses tours rondes offrant la particularité d’être carrées à l’intérieur. On leur aurait donné cette forme arrondie à l’extérieur au XVIe s., afin qu’elles soient moins vulnérables à l’artillerie. Leur partie haute crénelée a été refaite au siècle dernier à l’aide de matériaux de médiocre qualité qui furent dissimulés par un mortier sur lequel on traça un faux appareil […]. Un grand portail est percé au milieu de la courtine crénelée qui relie les tours ; son arc est surbaissé et il est surmonté d’un arc brisé déterminant un tympan sur lequel se détache un blason tenu par deux anges […]. Ce portail donne sur une cour d’honneur bordée à l’E et à l’O de bâtiment construits au XIXe s. […]. Placée au sud de cette dernière, l’aile d’habitation forme un rectangle orienté EO ; elle a fait l’objet d’importantes transformations, en particulier au siècle dernier par M. de Boursetty. Seuls ses murs E et O sont anciens et ils conservent quelques fenêtres à meneau transversal. Une meurtrière avec trou d’arquebuse s’observe sur la façade méridionale, près de l’angle SE. Des consoles à trois ressauts supportent l’avancée de la toiture. On pénètre dans le bâtiment par une porte à arc en accolade percée dans la façade nord ; elle a été réalisée au siècle dernier par un maçon de Mirande nommé Castex. À proximité de cette porte se trouve une tour cylindrique appliquée en hors-d’œuvre à la fin du XVe s. ou au début du siècle suivant ; elle abrite un escalier à vis dont les marches de pierre permettent d’accéder à l’étage. Un blason timbré d’une croix surmonte la porte à arc en accolade qui est placée à l’O. » (Jean-Michel Lassure, « Le patrimoine monumental et artistique du pays mirandais », dans Mirande et son pays, Auch, Impr. Bouquet, 1981, p. 150).

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Uploaded on May 20, 2019
Taken in October 2015