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Les chiens font l’ouverture de la boucherie

Ambalavao (Madagascar) - Il est 6h20, j’attends depuis 20 minutes l’ouverture des boucheries sur le marché d’Ambalavao.

 

J’ai remarqué que les chiens sont toujours à proximité de ce type de commerce. Ils dorment même la nuit devant les portes pour ne pas rater l’ouverture. Le boucher est amusé par ma présence.

Quand je lui dis je que suis venu très tôt pour photographier les chiens, il éclate de rire. A n’en pas douter il me prend pour un fou. Il me confie qu’il s’est demandé ce que je pouvais bien faire ? Il pensait que je photographiais les boutiques du marché. Il n’avait pas imaginé que je puisse m’intéresser aux chiens.

Après avoir fait quelques images des chiens, le regard plein d’espoir devant les saucisses accrochées à la fenêtre, je prends congé du boucher.

A ce moment, il me dit : « Si tu veux, je peux leur donner des bouts de viande ? Tu pourras faire une photo ». J’avais bien envisagé lui demander qu’il leur donne un ou deux os, mais je pensais qu’il trouverait ma demande incongrue.

Il a jeté un premier bout de viande -ou plutôt du gras- sur lequel les chiens se sont précipités. « Recommence lui dis-je, je n’étais pas bien placé ». Je renouvelle ce petit subterfuge pour que les trois chiens puisse avoir chacun une petite ration de viande. Je n’ai même pas fait de photo. J’avais juste l’oeil dans le viseur. Ça permettait aux chiens de se remplir une peu l’estomac.

Cette anecdote ne doit cependant pas faire oublier qu’à Madagascar, de nombreux enfants des villages de brousse ne mangent pas tous les jours à leur faim.

 

Ambalavao (Madagascar) - It is 6:20 am, I have been waiting for 20 minutes for the butcher shops to open in the Ambalavao market.

I have noticed that dogs are always around this type of business. They even sleep at night in front of the doors so as not to miss the opening. The butcher is amused by my presence.

When I tell him that I came very early to photograph the dogs, he bursts out laughing. No doubt he takes me for a fool.

He tells me he wondered what the hell I was doing ? He thought I was photographing the shops in the market. He hadn't imagined that I could be interested in dogs.

After taking a few pictures of the dogs, looking hopeful at the sausages hanging from the window, I take my leave of the butcher.

At that moment he said to me: "If you want, can I give them bits of meat ? You can take a photo ”. I had considered asking him to give them a bone or two, but I thought he would find my request incongruous.

He threw a first piece of meat - or rather fat - on which the dogs rushed. "Repeat I said to him, I was not well placed." I repeat this little subterfuge so that the three dogs can each have a small ration of meat. I didn't even take a picture. I just had my eye in the viewfinder. It allowed the dogs to fill their stomachs a bit.

This anecdote should not, however, make us forget that in Madagascar, many children from bush villages do not have enough food every day.

 

 

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Uploaded on December 19, 2020
Taken on February 27, 2020