Prx.01
L'assec ...
Dès le Moyen Age, les étangs de la Dombes se distinguent par leur mode d’exploitation, basé sur l’alternance de périodes d’évolage et d’assec, c’est-à-dire de périodes de mise en eau destinées à la pêche et de mise à sec, réservées à l’agriculture. Autrefois, l’avoine dominait la production céréalière pour nourrir les chevaux, supplantée en grande partie aujourd’hui par le maïs.
Ce système a connu des vicissitudes au 19e siècle. Les “dessécheurs”, considérant l’étang comme source d’insalubrité et de fièvres, s’opposent aux “carpiers” qui voient dans l’eau l’unique richesse du pays. Dix mille hectares d’étangs sont asséchés au profit d’une nouvelle agriculture d’agronomes érudits, se révélant finalement peu productive sur des terres dépourvues d’engrais naturels.
Depuis 1945, la période d’évolage s’est allongée sous l’influence croissante de la chasse en plein essor. La culture en assec reste néanmoins une tradition dombiste, favorisant la productivité de terres de faible rendement en facilitant la fertilisation naturelle. En comparaison, la région de la Brenne, dans le département de l’Indre, connaît très peu l’ensemencement des fonds d’étangs.
Source: Patrimoine(s) de l'Ain
L'assec ...
Dès le Moyen Age, les étangs de la Dombes se distinguent par leur mode d’exploitation, basé sur l’alternance de périodes d’évolage et d’assec, c’est-à-dire de périodes de mise en eau destinées à la pêche et de mise à sec, réservées à l’agriculture. Autrefois, l’avoine dominait la production céréalière pour nourrir les chevaux, supplantée en grande partie aujourd’hui par le maïs.
Ce système a connu des vicissitudes au 19e siècle. Les “dessécheurs”, considérant l’étang comme source d’insalubrité et de fièvres, s’opposent aux “carpiers” qui voient dans l’eau l’unique richesse du pays. Dix mille hectares d’étangs sont asséchés au profit d’une nouvelle agriculture d’agronomes érudits, se révélant finalement peu productive sur des terres dépourvues d’engrais naturels.
Depuis 1945, la période d’évolage s’est allongée sous l’influence croissante de la chasse en plein essor. La culture en assec reste néanmoins une tradition dombiste, favorisant la productivité de terres de faible rendement en facilitant la fertilisation naturelle. En comparaison, la région de la Brenne, dans le département de l’Indre, connaît très peu l’ensemencement des fonds d’étangs.
Source: Patrimoine(s) de l'Ain