Jérémy Davoine
Observation sur un Havre d'un autre âge III
Je suis dans mon poste d'observation. Je suis dans ma noble tour de guet. En effet, je ne suis pas dans n'importe quel lieu. Le clocher fortifié, mais depuis longtemps désarmé, de Notre-Dame, est mon point de vue. Mais où sont passés les galions et les frégates anglais, où sont bien passés les murs et la Tour de François Ier ? Les temps ont changé ! Depuis cette tour, nous avons vu passé les flottes et l'aviation anglaise ravager la ville à de multiple reprises, la vieille ville se moderniser, les immeubles de Perret pousser d'un champ de ruine, la Résidence de France remplacer l'immense atelier de chantier naval d'Augustin Normand. Nous avons vu du haut de ce clocher vu les navires apporter les morues, fruit de la pêche provenant de Terre-Neuve, les navires du Nouveau Monde apportant des épices et du coton récoltés par les esclaves, les baleiniers et l'âge d'or de la période des Transatlantiques.
Les choses ont bien changé, mais pas tout... Comme lors des pestes de 1563, de 1594 ou de 1920, comme lors des grandes épidémies de choléra et de dysenterie du XIXème siècle, une nouvelle épidémie plonge la ville et son port dans un mortel silence que seul le beffroi, qui se trouve à mes pieds, brise par ses merveilleuses sonneries.
Observation sur un Havre d'un autre âge III
Je suis dans mon poste d'observation. Je suis dans ma noble tour de guet. En effet, je ne suis pas dans n'importe quel lieu. Le clocher fortifié, mais depuis longtemps désarmé, de Notre-Dame, est mon point de vue. Mais où sont passés les galions et les frégates anglais, où sont bien passés les murs et la Tour de François Ier ? Les temps ont changé ! Depuis cette tour, nous avons vu passé les flottes et l'aviation anglaise ravager la ville à de multiple reprises, la vieille ville se moderniser, les immeubles de Perret pousser d'un champ de ruine, la Résidence de France remplacer l'immense atelier de chantier naval d'Augustin Normand. Nous avons vu du haut de ce clocher vu les navires apporter les morues, fruit de la pêche provenant de Terre-Neuve, les navires du Nouveau Monde apportant des épices et du coton récoltés par les esclaves, les baleiniers et l'âge d'or de la période des Transatlantiques.
Les choses ont bien changé, mais pas tout... Comme lors des pestes de 1563, de 1594 ou de 1920, comme lors des grandes épidémies de choléra et de dysenterie du XIXème siècle, une nouvelle épidémie plonge la ville et son port dans un mortel silence que seul le beffroi, qui se trouve à mes pieds, brise par ses merveilleuses sonneries.