Sécheresse
Au départ d'Urtis, un hameau de Venterol, le chemin s'élève doucement en direction du sud-sud-ouest. À peine quelques courbes pour se glisser sur le flanc des nombreux ravins qui creusent leur profond sillon (Ravin du Riou, Ravin de la Grand-Combe, Torrent du Bas Villar). Après environ deux kilomètres, le chemin s'oriente à l'est, se ménageant un parcours presque plat à plus de 1200 mètres d'altitude, mais ici le passage des ravins qui convergent vers le Ravin de la Coueste Jalaye autour du Champ Chauvet (1328 m) donne un parcours quelque peu erratique, impressionnant aussi à cause des paysages traversés : profondes ravines des robines aux pentes noires, forêts de squelettes de pins morts de soif, éboulis de pierres concassées s'entassant comme copeaux taillés à la meule des gels et dégels, éclatés sous le soleil d'adret. Cette limaille s'écoule sur les pentes, ensevelit les cadavres de bois, ne tolère que de misérables genêts qui s'accrochent dans leurs dernières forces.
Sécheresse
Au départ d'Urtis, un hameau de Venterol, le chemin s'élève doucement en direction du sud-sud-ouest. À peine quelques courbes pour se glisser sur le flanc des nombreux ravins qui creusent leur profond sillon (Ravin du Riou, Ravin de la Grand-Combe, Torrent du Bas Villar). Après environ deux kilomètres, le chemin s'oriente à l'est, se ménageant un parcours presque plat à plus de 1200 mètres d'altitude, mais ici le passage des ravins qui convergent vers le Ravin de la Coueste Jalaye autour du Champ Chauvet (1328 m) donne un parcours quelque peu erratique, impressionnant aussi à cause des paysages traversés : profondes ravines des robines aux pentes noires, forêts de squelettes de pins morts de soif, éboulis de pierres concassées s'entassant comme copeaux taillés à la meule des gels et dégels, éclatés sous le soleil d'adret. Cette limaille s'écoule sur les pentes, ensevelit les cadavres de bois, ne tolère que de misérables genêts qui s'accrochent dans leurs dernières forces.