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Automnale d'été

Ce petit fruit lové dans une délicate cage orne régulièrement les plus belles pâtisseries. Et l'on se demande toujours : est-ce qu'il se mange ? Oui, bien sûr, on peut le consommer, et en plus il cache sous son calice de véritables bienfaits nutritionnels.

 

Baie des Incas », « amour en cage », « coqueret du Pérou », « cerise de terre », « cerise d'hiver », « lanterne chinoise »... : les surnoms du physalis sont presque aussi nombreux que les variétés qui poussent de par le monde : en Afrique du Sud, à Madagascar, en France ou dans les Andes, sa région de prédilection. Bien qu'il ressemble à une cerise ou à une baie, le physalis est en réalité un cousin de la tomate, appartenant comme elle à la famille des solanacées. Sur les étals, on trouve celui du -Pérou, de couleur dorée ; le physalis à goût de prune, un peu plus petit ; et le mexicain ou « tomatillo », dont le fruit violet veiné de vert est acidulé. Ils affichent un faible apport calorique (53 Cal/100 g en moyenne, soit 2 à 3 Cal par fruit), pour un maximum de saveur.

 

Dans la pharmacopée traditionnelle, le physalis est surtout reconnu pour ses propriétés diurétiques, qu'il doit à ses alcaloïdes et à sa teneur en potassium (155 mg/100 g). « En thérapeutique, il est principalement utilisé pour son action diurétique et dépurative. En favorisant l'élimination de l'acide urique, il peut être intéressant en cas de rhumatismes, de goutte, de calculs rénaux, de rétention d'eau. On peut alors le prendre seul, frais ou en décoction de baies séchées », explique Frédérique Laurent, naturopathe. Quelques physalis frais ou une petite poignée de fruits séchés (« aguaymanto ») après une séance de sport aident, avec une bonne hydratation, à éliminer les déchets produits par les muscles pendant l'effort.

 

En association avec différentes plantes, il peut être recommandé pour ses autres propriétés : « Pour stimuler la vésicule biliaire avec l'artichaut ou le radis noir ; contre les spasmes intestinaux, avec la mélisse, le romarin ou l'angélique ; pour renforcer l'immunité, en duo avec la spiruline ou la propolis », précise la naturopathe. Il renferme également du bêtacarotène, ou provitamine A (432 µg/100 g), un antioxydant bénéfique pour la peau, la vue et les os. Enfin, « l'un de ses composés, la physaline, aurait des propriétés anti-inflammatoires », ajoute l'expert. Les recherches doivent toutefois se poursuivre pour percer les secrets de ce fruit méconnu.

 

 

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www.flickr.com/photos/145414276@N08/49128079886

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Uploaded on August 20, 2020
Taken on August 20, 2020